^ ^^ > I I o z _ > . > ^ ^ > V Z oi Z c/î * Z c/, wgn LIBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOIinitiSNI NVINOSHIIWS S3li - t/> i ^,_-^ ^ ^ ^ 5 „ ^ JTION"NOIiniilSNI~'NVINOSHimS SBiyV^GH LIBRARIES SMITHSONIAN~'lNST i»*i^ to z c/) • % _ co ■ _ co _ HOn LIBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOIiniIiSNI NVINOSHitWS S3I — '« z T co z f:2 o X %.^<>^ o [iC^ ^A ^ J W ■'"' ^ t/> " "2. ifi 'Z. JTION NOIinillSNI_NVINOSHillMS S3 I d Vd 8 n_LI B R AR I ES SMITHSONIAN INST '^ , z ■ _J Z _j z 'y an liprari es_smithsonian_institution NoiiniiiSNi nvimoshii^s s3i : \ en H^'^^'' 5 ^^ _ Cl ± • (/) V ± iiTiDN NoiiniiiSNi NViNOSHims S3iavdan libraries smithsonian insi ^^ ^ /Mfln^ LIBRARIES'^SMITHSONIAN INSTITUTION NOIiniliSNI NVlNOSHlIWs" S3 I uTtON"NOiiniiisNi~'NviNOSHims S3iavyan libraries smithsonian insi :2 f- . z r~ z o LU '^X^ /•' ^«an libraries smithsonian institution NoiiniiiSNi nvinoshiiins S3i z . (/) z » f/i z ^ X uTiON''NoiiniiiSNi^NviNOSHims'^s3 1 yvnan libraries smithsonian insi — £/) — CO ^ .\ W^ IBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOIinillSNI NVINOSHims S3iyVda co ^ t^ — . . in (/> ce CD *;i^r — Olini!lSNI~'NVINOSHimS S3iaVHan LIBRARIES SMITHSONIAN~INSTITUTlC n ., 2: .1- 2 r- to _ co _ co IBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOIiniIiSNI NVINOSHIIINS S31«vy9 co 2: c/> z ■ o co / se m ^ O '2 co ■'- 2 en z OlinillSNI_NVINOSHlllAJS S3iavyan_LIBRARIES SMITHS0NIAN_INSTITUTIC 2 — _ -_ IBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOIiniIiSNI NVINOSHimS S3iyVHa - t/' - — co . _ loiiniiiSNi NViNosHims S3iyvdan libraries smithsonian institutk ,./ ^ o /fie rX^\ X co l*5« 3^ co X V'ï->io »;v'^/ o _ _ £/î 2 i/) • ^ (/) ' IBRARIES SMITHS0NIAN_INSTITUTI0N NOIinillSNI_NVINOSHlll\S ssiiivaa -^ loiiniiiSNi NviNOSHims ssiHVèjan libraries SMITHSONIAN institutk z _ co ' ± co _ CT) IBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOIiniliSNI NVINOSHillNS S3iavya % i %# i :<# i . ■''■ r"' i 13 i.^- /• lOliniliSNI NVIN0SHilWS^S3IHVHa n LIBRARI Es'^SMITHSONlAN INSTITUTK en ANNALES SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE DÉPOSÉ AUX TERMES DE LA LOI. Les opinions émises dans les Annales de la Société sont propices à leurs auteurs. La Société n'en assume aucunement la responsabilité. BRUXELLES. TYP. DE J. NYS. AN NALES BELGIQUE, TOME ONZIÈME. BRUXELLES BRUXELLES PARIS GAND& LEIPZIG, ! E. DEYROLLE, FILS, C. MUQUARDT. | rue de la Monnaie, 19. 1867-1868 SUPPLÉMENT à la RÉVISION GÉNÉRALE DES GLIVINIDES par J. PUTZEYS avant-pSopos ^ A peine Timpression de mon dernier mémoire sur les Clivi- nides était elle terminée, que j'ai reçu la communication Jdes divines de la collection de M. le comte de Castelnau, consul général de France en Australie. Cette collection, formée pen- dant les longs voyages de ce savant entomologiste, renferme tant d'insectes nouveaux et intéressants, que j'ai cru devoir en faire l'objet d'un supplément à ma révision générale. Bien que je ne veuille traiter spécialement que des espèces ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XI. 1 6 SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES nouvelles^ le nombre, souvent considérable, des individus qui ont passé sous mes yeux, et la connaissance précise des localités où ils ont été trouvés, m'ont permis de rectifier plusieurs points qui, lors de mon premier travail, étaient restés douteux. Janvier 1868. SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES GLIVINIDES Genre Scolyptus, (R. G. p. 23). N» 7. S. procerus,Vniz. (Clivina), R. G. p. 180, n° 155. La collection de M. de Castelnau renferme des individus provenant de diverses parties de l'Australie. (Rockhampton, Riv. Darling, Riv. Parroo, Adélaïde). Leur examen m'a permis de constater que l'insecte appartient réellement au genre Scolyptus et que le seul individu sur lequel j'ai établi l'espèce est une femelle. Le mâle est remarquable par l'épine terminale interne des tibias antérieurs. Cette épine est de moitié plus longue que la digitation terminale externe, légèrement courbée vers l'extrémité; sa pointe est obtuse et presque tronquée. Toujours les stries deviennent beaucoup plus fines vers le bord extérieur, les dernières sont même parfois complètement indistinctes. Les dimensions de l'insecte ont été mal indiquées : voici les dimensions moyennes. Long. 16 — Long. El. 9 — Lat- 4 1;2 mill. SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES N" 8. S. prommetis, Putz. {Clivim), R. G. p. 182, n" 156. La collection de M. de Castelnau ne renferme aucun individu de cette espèce qui, vu son extrême analogie avec la précédente, présente sans aucun doute les mêmes différences sexuelles. Les dimensions réelles sont : Long. 13 1?2 — El. 7 — Lat. 3 mill N" 9. S. marginatiis, n. sp. Ater sub-œnescem nitidissimus ; anlennù grncilioribus, elytrorum marginc pedibusiiue testaceo-nifis. Mandibulœ longœ, apice ungxistœ, arcuatœ, aculce, dente mulico inferiore armalœ. Clypeus truncaliis^ nlis prominulis rotundnlis ; verlex convexii.s, la'visshnus. Prothorax convexus, trnnsvef'sus, in angulis posiicis Intior, anlice sesqin-angiistior, latenbiis fere rectis; margine antica truncala, angulis deflexis; basi lUrinque fossula linearilœvi, pariim profiinda impresm. Elytra elon- gato-oblonga, basi rotiindala ; striis ^ primis profundis, piinctiilatis, cœleris vix perspicitis,vHerslitio Z" i-punctato. Tibiœanticœ angusiœ, extiis bidenlatœ, apice cxliis digitalœ, intus vero spina duplo longiore crassa atque apice snblruncala armalœ. (q*) Long. 15 — El. 9 — Lat. 5 mill. Comme cet insecte est très voisin du S. procerus que j ai décrit lon- guement, je me bornerai à signaler les différences entre les deux espèces. La coloration est la même, sauf que les trois derniers intervalles et l'ex- trémité des élytres sont d'un testacé ferrugineux très nettement arrêté. Les palpes sont plus longs et plus minces, le dernier article est notablement plus court que le pénultième; les antennes sont beaucoup plus grêles et leurs articles sont presque cylindriques. Les mandibules sont plus longues, plus étroites, plus arquées. Le corselet est beaucoup plus court, plus con- vexe, plus dilaté vers les angles postérieurs, plus rétréci en avant. Les élytres sont plus convexes, plus courtes, moins cylindriques, plus éliirgies sur les côtés. Je n'ai vu dans la collection de M. de Castelnau, que trois individus de cette superbe espèce : 2 mâles et une femelle. Les deux sexes se distin- guent, (le même que chez le S. procerus, par l'épine terminale interne des tibias antérieurs, laquelle, chez les cf , est très longue et large même à SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 9 l'extrémité, tandis que chez la Ç , elle est un peu plus courte, plus droite et décroit de largeur jusqu'au bout où elle est très aiguè. Rockhampton. Genre Dyschirius. N° 94bis. D. zonatus, n. sp. Long. 3 122 — El. 2 — Lat. 1 mill. D'un brun clair ; palpes et antennes testacés ; élytres d'un testacé ferrugi- neux, avec une large bande centrale noire, de même que les trois premiers intervalles entre cette bande et l'écusson ; le dernier quart des élytres est également noir, mais d'une teinte un peu moins foncée. Les palpes ont leur dernier article de même forme que chez le I). thora- cicus, mais l'extrémité est très pointue. Les antennes sont épaisses, moni- liformes, sauf les articles 2 et 3 qui sont coniques-allongés et d'égale longueur. Les mandibules sont larges et planes à la base, aiguës à l'extré- mité, un peu plus longues que chez les autres Di/scMrius. L'épistome est tronqué au milieu ; ses deux extrémités sont relevées et assez aiguës. L'élévation antérieure est plane, triangulaire, mais sa pointe ne dépasse pas le premier sillon transversal qui est suivi d'un second sillon plus profond. Le vertex est lisse. Le corselet est assez longuement pédoncule, presque globuleux, très lisse ; le sillon longitudinal est à peine un peu distinct en avant ; les sillons latéraux n'atteignent pas les angles postérieurs. Les élyties sont oblongues, se rétrécissant de la base à l'extrémité; la base est arrondie ; on remarque une dépression au premier tiers, en dessous de l'écusson ; les épaules se terminent, en dessous, pai^ une petite dent saillante ; les stries sont profondes et fortement ponctuées ; elles deviennent moins distinctes vers l'extrémité ; les intervalles sont plus larges à la base qu'en arrière; les troisième, cinquième et septième portent chacun une rangée de gros points donnant naissance à de longs poils blanchâtres. Les tibias antérieurs sont lai'ges ; ils portent extérieurement deux fortes dents et une digitation terminale épaisse et arquée ; l'épine terminale interne est un peu plus longue que la digitation. Ce joli insecte qui, par sa coloration, s'éloigne de tous les Dyschirms connus, est noté dans la collection de Castelnau comme venant de Port Denison. Je n'en ai vu qu'un seul individu-. 10 SUPPLEMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES N" 97b'8. D. impunctatus, n. sp. Ce Dyschirms est absolument semblable au D. interpimctatîis, sauf qu'il n'existe, entre les stries, aucune trace de points pilifères. Siam (Bangkok) coll. de Castelnau. Genre Clivina. XIX* groupe. j\fo 82bi8. Q oxyomma, n. sp. Ce n'est que par la forme de son corselet que cette espèce diffère essen- tiellement de la C. urophthahna ; il est plus large, beaucoup plus court, plus large que long; il est également plus convexe, nullement ridé, et le sillon longitudinal est moins profond. L'épistouie est échancré moins angu- lairement. Bahia. 1 individu. (Coll. de Castelnau). XXTIle groupe. (1) N" 115. C. nyctosyloïdes, n. sp. Long. 12 1]2 — El, 7 Lat. 4 mili. L'unique espèce sur laquelle je constitue ce nouveau groupe s'éloigne beaucoup de tontes les autres de l'Australie; elle a assez l'aspect du Nycto- syles quadraticollis , mais c'est une véritable divine qui, si l'on ne tenait compte que de la forme générale, pourrait être placée après le neuvième groupe. L'insecte est d'un noir brillant avec les palpes, le labre et les tibias d'un brun assez clair. La dent du menton est large, triangulaire, aussi élevée que les lobes latéraux qui sont tronqués à leur sommet. La languette est large, légère- (1) Ce groupe est nouveau. Il contenait jadis deux espèces qui passent au Q. Scolyptui. SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 41 ment triangulaire, carénée au centre, égale en hauteur aux paraglosses qui se termine en pointe grêle. Les mâchoires sont arquées, mais non recourbées à la pointe. Le pénul- tième article des palpes maxillaires est presqu aussi long que le dernier ; celui-ci est presque tronqué à l'extrémité. Les mandibules sont assez courtes, larges ; leur pointe est peu arquée ; chacune d'elles porte une grosse dent arrondie au milieu du côté interne ; leur partie centrale est relevée en une carène qui s'arrête un peu avant l'extrémité; la surface est ponctuée. Le labre est large, arrondi aux angles, tronqué à sa partie antérieure (il paraît bi-sinué, par suite d'une double dépression), muni de sept points pilifères. Les antennes atteignent les angles postérieurs du corselet ; leurs deux premiers articles sont absolument glabres ; le troisième est un peu plus court que le deuxième ; les sept derniers sont cylindriques. L'épistome est très large, re bordé, tronqué au milieu ; les petites ailes sont avancées, arrondies et à peine séparées des grandes (rebords supra- oculaires) ; ces dernières ne dépassent pas les yeux qui sont gros, saillants et faiblement enchâssés en arrière. Le sommet de la tête est complètement lisse ; on y voit, à la hauteur des yeux, un sillon transversal très peu profond. Le corselet est, à la base, un peu plus large que long ; il se rétrécit for- tement jusqu'aux angles antérieurs qui sont très déprimés et où le rebord est plus large et plus épais. Le bord antérieur est faiblement échancré, longé intérieurement par le sillon transversal qui est complet à ses deux extrémités. La base du corselet est très convexe et prolongée obliquement depuis les angles postérieurs qui ne sont indiqués que par un gros point pilifère intérieur. L'écusson, situé sur le pédoncule du corselet, est cordiforme, finement ponctué. Les élytres sont oblongues-allongées; leurs épaules sont très arrondies; elles se rétrécissent un peu à partir du dernier quart ; les stries sont très profondes dans toute leur étendue; leur ponctuation est très forte jusqu'au dernier tiers ; les intervalles sont convexes ; le troisième porte 4 points contre la troisième strie; la quatrième strie se recourbe à sa naissance pour se réunir à l'intervalle marginal qui se prolonge un peu au-dessus des épaules. En dessous, le corselet est parfaitement lisse, à la différence de ce que l'on remarque dans les espèces du vingt-huitième groupe où le dessous du cor- selet porte des rides transversales ondulées. Le dessous du coi'ps est égale- ment imponctué. La carène centrale du prosternum est plus large que chez les autres espèces australiennes ; elle est canaliculée entre les hanches. 42 SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE UES CLIVINIDES Les tibias antérieurs sont sillonnés en dessus; la dent terminale est épaisse, arquée; l'épine terminale interne est aussi longue, de moitié plus mince; chez le mâle, elle ne diminue pas de largeur à l'extrémité où elle est tron- quée ; elle est acuminée chez la femelle. Les deux dents externes sont assez courtes ; le premier article des tarses est aussi long que les deux suivants réunis. Les tibias intermédiaires sont éperonnées et ciliés en dessus. Rockliampton. (Coll. de Castelnau). Un individu présente cette particularité que l'élytre gauche est entière- ment d'un testacé ferrugineux. XXTIII» groupe. N° lei^^i». C. (lilutipes, n. sp. Long. 7 — El. 3 1/2 — Lat. 1 3/4 mill. Elle se rapproche beaucoup de la C. lepida, mais elle est constamment plus petite, plus étroite; les élytressont plus allongées, plus cyhndriques; les épaules sont plus arrondies; le corselet est encore un peu plus long; toutes les pattes sont d'un brun testacé, un peu plus sombre aux cuisses antérieures; l'épistome est plus fortement échancré, un peu ondulé au milieu ; les dents externes des tibias antérieurs sont moins longues et plus obtuses ; les épisternes du prothorax portent des stries ondulées moins dis- tinctes que chez la C Aîistralasiœ. La collection de M. de Castelnau renferme des individus de Melbourne, Sandhurst, Riv. Parroo, Riv. Clarence. N" 161*". C. angustipes, n. sp. Long. 7 — El. 4 — Lat. 2 1/4 mill. Elle diffère de la C. Australasiœ par sa taille beaucoup plus petite, son épistome un peu moins échancré, son vertex absolument dépourvu de fos- sette centrale, ses sillons inter-oculaires moins marqués, et surtout par ses tibias antérieurs beaucoup plus étroits, moins distinctement sillonnés en dessus ; les dents externes sont de moitié plus courtes ; l'épine terminale interne est beaucoup plus arquée et l'épine située au-dessus de l'échancrure interne est moins divergente. Swan river. 1 iod. (Coll. de Castelnau). ^ SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVJNIDES 43 N° 162. C. cava, Putz. R. G. p. 184, n" 162. J'ai vu, dans la coll. de M. de Castelnau, un second individu de cette curieuse espèce ; il vient de Rockhampton. N» leS'»'^ C. rubiipes, n. sp. Long. 8 — El. 4 ■\ji — Lat. 1 3/4 mill. Un peu plus petite que la C. lepida. Bien distincte par ses pattes entière- ment d'un rouge testacé; son corselet plus large, plus plan, plus court, presque complètement carré, à peine un peu rétréci vers les angles anté- rieurs qui sont un peu plus arrondis; ses élytres plus longues et ses épaules plus marquées. Rockhampton. (Coll. de Castelnau). N" 163*«^ C. isogona, n. sp. Long. 8 — £1. 3 1/2 — Lat. 1 3/4 miU. Fusca, elylris pedibusque A, posticis fusco-testaceis. Clypeus vix emarginatus ; verlex in medio oblonge profunde foveolatus et antice parumpunclatus. Prothorax quadratiis parum convexiis, sulco medio profundo, iransverdm undiilatus neque piinclatus. Elytra cylindrica, basi truncata, humeris rotundatis, profunde punctato-striala. Tibiœ anticœ apice digitatœ, extus unidigi- taUe, denlicidoque superiore vix perspiciio annatœ. Par sa taille et sa forme générale, elle se rapproche de la C. riibripes, mais les élytres sont un peu plus longues et les épaules moins arrondies ; le corselet est plus court, encore moins rétréci en avant, un peu moins con- vexe; le sillon longitudinal est plus profond et la surface porte des stries ondulées beaucoup plus distinctes ; les deux impressions de la base sont moins marquées. Le vertex porte, au centre, une profonde fossette oblongue qui est pré- cédée de quelques gros points épars. L'épistorae est beaucoup moins échau- cré et plus fortement rebordé au milieu ; les antennes sont un peu moins épaisses. La collection de M. de Castelnau renferme un seul individu sans indi- cation précise de localité. Je présume qu'il vienne de Melbourne. ANNALES soc. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XI. 3 14 SUPPLÉHEM A LA BÉVISION GÉNÉRALE DES CLIYINIDES N» 163«cr. C. ferruginea, n. sp. Ferniginea. Caput in ver lice foveolatum, parce punclulalum. Prothorax sttbqiia- dralus, anlice leviler a7ignslatits, conve.nts,îttri)ique in média cl in foveis basalibus oblongis piinclulahis. Elyira mbcylindrica, basi Iruncala, humeris subrohnidalis ; slriis inlegrispunclalis, inlerslilio tertio quadriptinclato. Tibiœ ujilicœ apice longe digitatœ, exttis bidigilatœ denliculoque superiore armalœ. Long. G — El. 3 — Lat. 1 1;2 mill. Son épistome échancré en arc de cercle et intimement uni aux ailes qui sont arrondies, classe bien nettement cette espèce parmi celle du vingt- septième groupe. Elle a les plus grands rapports avec la C. flata, chez laquelle toutefois, lepistome est tout autrement conformé ; mais la coloration des élytres est la même que celle de la tête et du corselet; le corselet est moins carré, plus allongé, notablement plus convexe, ses cotés sont moins droits; le vertex est plus bombé, moins ponctué et l'élévation antérieure en est moins distincte- ment séparée par un sillon transversal. Les éjiisternes du prothorax sont à peine distinctement ciselées à leur partie interne. Rockhampton. (Coll. de Caçtelnau). N» 166^!". C. pectoral is, n. sp. - liufo-picea,prolhoracepiceo. Clypeus truncatiis alis promimdis rotundntis.Capul vage et obsoletissime punclidatum. Vertex obsolète foveolatus ibi atque pone oculos punctalns. Prothorax qiiadraius, stibplanns, undique pnnclis minulissimis adsper- sus. Elijlra oblonga, humeris roliindatis snbcrenatis. Prothorax subhis grosse alqne confertim punctatus. Abdomen ad lalera punclulatum. Tibiœ anticœin mcdio sid- catœ, extus bidentatœ. Long. 5 1?2 — El. 3 — Lat. 1 1?2 mill. L'insecte est d'un brun assez foncé, plus clair sur les élytres; les parties de la bouche, les antennes, les pattes et le bord latéral rétléchi des élytres sont d'un fauve ferrugineux. L'épistome est tronqué plus nettement que dans les autres espèces du groupe. L'élévation antérieure est assez marquée, déprimée en arrière. Au milieu du vertex se trouve une impression assez large, mais fort peu pro- SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 15 fonde, et munie de points beaucoup plus distincts que ceux de la partie antérieure de la tète. Le tubercule post-oculaire est assez saillant. Le cor- selet est un peu moins long que large, presque carré, peu convexe, très finement pointillé; les angles antérieurs sont presque droits, les angles pos- térieurs saillants ; le sillon longitudinal ne dépasse pas pas le sillon trans- versal antérieur qui est bien marqué. Les élytres sont oblongues, légèrement rétrécies à l'extrémité; la base est tronquée ; les épaules sont très arrondies; on distingue plusieurs créne- lures au premier tiers du bord externe ; les stries sont profondes dans toute leur étendue. En dessous, le corselet présente un caractère que l'on rencontre rarement chez les divines de l'Australie ; au lieu de rides ondulées, on y remarque une forte ponctuation. Les côtés des segments abdominaux sont également ponctués. Les tibias antérieurs sont très distinctement sillonnés en dessus; ils portent extérieurement deux fortes dents. La digitation terminale est épaisse, recourbée et un peu plus longue que l'épine terminale interne. Rockhampton. 1 ind. (Coll. de Castelnau). N» 269^'^ C, emarginata, n. sp. Nigra nitida, ore, antennis, pedibus, elytrorum basi apiceque externis testaceis. Chjpeus emarginattis, alis stibœqualis. Verlex antice profwide et dense punclatMs. ProLhorax subquadratiis, Iceuis. Etytra cyli7idrica, basi intus oblique truncata, humeris rotundatis. Femora anlica extus in medio inferiore dilatala. Long. 5 3/4 — El. 4— Lat. 1 1/4 mill. Cette espèce établit une transition entre le vingt-septième groupe oii les ailes de l'épistome, arrondies, dépassent notablement l'épistome lui-même qui est tronqué, et le vingt-huitième, où l'épistome, plus ou moins échancré, a ses angles saillants, dépassant les ailes qui sont ordinairement angu- leuses. Chez la C. emarginata, l'épistome est profondément échancré ; ses angles ne sont pas plus avancés que les ailes dont ils paraissent séparés par une dépression qui existe entre les uns et les autres. L'élévation antérieure, large mais peu saillante, est fortement ponctuée de même que toute la partie antérieure de la tête; la ponctuation disparait presque sur le vertex, qui est très convexe et dont la fossette est très peu profonde. Le corselet est presque carré, à peine un peu plus long que large ; ses côtés se rétrécissant légère- 16 SLPPLÉMEM A LA RÉVISION GÉNÉHALK DES CLIVINIUES ment au dernier tiers antérieur, mais reprenant ensuite sa largeur jusqu'aux angles antérieurs qui sont obtus et déprimés. La surface est lisse; le sillon longitudinal est très profond depuis la base jusqu'au sillon transversal antérieur ; à peine distingue-t-on une failjle trace des deux fossettes latérales. Les élytres sont cylindriques, tronquées obli- quement en dedans à la base ; leurs épaules sont arrondies ; les stries deviennent peu distinctes vers l'extrémité; elles sont fortement ponctuées. Les cuisses antérieures sont épaisses; leur surface externe inférieure se dilate au milieu de manière à former une saillie arrondie, mais le trochantei-, en se relevant à son extrémité, présente un angle saillant. Australie (Melbourne?) 1 ind. (Coll. de Castelnau). !lkXIX<> groupe. N" 17 L C. obliquata, Putz. K. G. p. 188. J'ai vu des individus provenant de Port-Lincoln et de Clarence river. XXX° groupe. L Corselet carré, cà peine aussi large que long Java. IL Corselet plus long que large, de même largeur à la base et à l'extrémité, a) Tète très fortement ponctuée à sa partie antérieure pimctaticeps. h) Tète entièrement et fortement ponctuée, cuisses an- térieures dentées en dessous odoniomera. c) Tète peu ou point ponctuée. 1. Corselet convexe, ■'" Elévation antérieure très marquée, presqu'en fer à cheval heterogcna. t+ Elévation antérieure moins marquée, plus droite angustnla. 2. Corselet aplani deplanata. IIL Corselet plus long que large, très rétréci en avant difformis. N" 171'''». C. \\am, n. sp. Tesldceo-flcvn, rnpiic protltomccqiic ohsrurioribiix. Cajiiit in verlicelnle uer pro- funde foveolalum, parce punctulatum. Prothorax brevis subquadratus, nngulis SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 17 anlicis deflexis, laieribus redis, lUrinque in medio prœsertini punclatus. Elylra subcylindrica, basi truncala, hiimeris rolundalis, striis integris piinctatis, inter- stilio 3" qtiadripunctato. Tibiœ anticœ latœ, apice longe digitatce, exlus bidigilatœ denliculoque superiore armatœ. Long. 5 Ifè — El. 2 3;4 — Lat. 1 1?3 mill. D'un roux testacé avec la tête, le corselet et l'extrémité des mandibules d'un brun clair. Le menton est concave et porte, au milieu de sa base, une espèce de bourrelet en fer à cheval dont la convexité est en dessus et se prolonge en carène jusqu'à la dent du milieu ; celle-ci est plus courte que les lobes latéraux qui sont obliquement arrondis. Le dernier article des palpes labiaux est atténué à ses deux extrémités, aussi long que le troisième. Le dernier article des palpes maxillaires est presque conique, à peine rétréci à son extrême base, trois fois plus long que le troisième, d'un tiers pins long que le deuxième qui est très renflé extérieurement. Les antennes atteignent exactement les angles postérieurs du corselet, elles grossissent distinctement du deuxième article à l'extrémité ; le deuxième article est d'un quart plus long et un peu plus étroit que le troisième. — Les mandibules sont assez larges à la base, planes, carénées au milieu. Le labre est étroit, transversal, tronqué en avant. — L'épistome est assez étroit, unpeuéchan- cré ; ses angles sont saillants et dépassent les petites ailes qui en sont très nettement séparées ; l'élévation antérieure est à peine marquée, glabre, séparée du vertex par un sillon profond, irrégulier et ponctué. Le vertex porte une fossette longitudinale dans le fond de laquelle on distingue quelques gros points ; l'occiput et les côtés de la tète portent également quelques points. Les yeux sont très saillants et dépassent nota- blement les grandes ailes; le rebord postérieur s'étend jusqu'à la moitié de leur largeur. Le corselet est presque carré, un peu plus large que long ; le bord anté- rieur n'est point échancré; les côtés sont droits; les angles antérieurs sont obtus, mais déprimés; le rebord se dilate un peu et forme une légère saillie aux angles postérieurs qui sont marqués par un gros point ; la surface est très peu convexe; le sillon longitudinal est plus large et plus profond anté- rieurement que vers la base ; chacun des côtés du corselet est parsemé de points qui sont surtout distincts au milieu et ne s'étendent point vers la base ; les deux fossettes latérales sont oblongues et très peu marquées. Les élytres sont uu peu plus larges que le corselet, cylindriques, tron- quées à la base; leurs épaules sont arrondies; elles sont munies de stries profondes et bien distinctes dans toute leur étendue, ponctuées presque jusqu'à l'extrémité; les intervalles sont légèrement convexes; le troisième 18 SUPPLÉMENT A LA UÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES porte quatre points pilifères près de la quatrième strie ; le huitième inter- valle atteint mais ne dépasse pas l'extrémité de l'épaule. En dessous, lu tète est fortement chagrinée, le corselet l'est beaucoup plus finement et ondulé transversalement; l'abdomen est lisse. Les trochanters antérieurs forment une faible saillie à la base des cuisses; les tibias sont larges, longuement digités extérieurement et sillonnés en dessus; les tibias intermédiaires portent au dessus de l'éperon trois ou quatre poils spiniformes. J'en ai examine plusieurs individus venant de Rockhampton. {Coll. de Castelnau). N" 171^". C. punctaticeps, n. sp. De même coloration et de mêmes dimensions que la C.Jlava, si ce n'est que les élj'tres sont un peu pins longues et plus étroites et que le corselet est plus allongé, plus large en avant et plus convexe. Le devant de la tête est fortement ponctué et la ponctuation est à peu près nulle en arrière. Les cuisses antérieures sont plus épaisses et subitement dilatées en dessous, à peu près comme chez la C. lobata. N" 17Pt". C. odontomera, n. sp. Diliiie brunnea. Capid U7idique grosse riigoso-punrlalum. Prolhorax latitiidinc lonyior, convexus, aniice parum angustaUis, parce punctidalm. b'iylra subcylin- drica, basi intus truncata, humeris rotundalis, striis inlegris punclalis, interstilio 3° i-ptiHClalo. Femora antica sublus aille apicem dentala; libiœ latœ, apice longe digilalœ, exUis digitalœ denliculoque superiore armalœ. Long, 5 — El. 3 1;i — Lat. 1 1;4 mill. Elle a l'aspect de la C. punctaticeps, cependant le corselet est plus con- vexe, plus étroit, surtout antérieurement ; il est ordinairement un peu plus distinctement ponctué. L'épistome est plus large, plus tronqué; la tète est couverte de points beaucoup plus nombreux et presque chagrinée. Les cuisses antérieures, moins larges et moins épaisses, ne portent pas en dessous de rendement analogue à celui de la C lobata, mais elles ont, un peu avant l'extrémité, une forte dent aiguë, et l'extrémité des trochanters se relève également en forme de dent. Kockhampton. (Coll de Castelnau). SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIUES 19 N» ]74bi8. c. difformis, n. sp. Castanea, capite elylroque singulo in medio piceo; palpis, antennis pedibiisque brunneo-testaceis. Prothorax elongatus, antice angicstattis obsolète yunctidatus. Elytra cylindrica, basi trimcata. Tibiœ antice exius bidentatœ. Long. 5 1/2 — El 3 1?2 — Lat. 1 1/4 mill. Le vertex est ponctué; il porte une fossette oblongue, large, mais peu profonde, où les points sont plus denses. Les antennes sont épaisses, moniliformes. Les yeux sont saillants, mais très recouverts en arrière par le tubercule post-oculaire. Le corselet est plus long que large, rétréci en avant, mais surtout en dessous des angles antérieurs ; ceux-ci sont légèrement avancés ; les angles postérieurs sont distincts; la surface, peu convexe, porte quelques rides et quelques petits points parsemés. Les élytres sont cylindriques; leur base est tronquée, mais les épaules sont un peu arrondies ; sous un fort grossissement, on voit que les inter- valles sont couverts de petites ondulations transversales peu serrées. Les élytres sont couleur de poix, avec tous leurs contours (y compris la suture) d'un brun assez clair. Les cuisses sont étroites. Les tibias antérieurs, sillonnés en dessus, ont extérieurement, deux très fortes dents. La digitation terminale est plus épaisse et de moitié plus longue que Tépine terminale interne. La collection de Castelnau ne renferme qu'un seul individu qui provient probablement du Noj-d-Ouest de l'Australie. XXXI» groupe. N» 175. C. biplagiata, Putz. R. G. p. 191. Cette espèce est originaire des environs de Melbourne. Les épisternes du prothorax portent des stries transversales plutôt que des rides ondulées. XXXII" groupe. La forme tronquée de la base des élytres et les épaules presqu'anguleuses de l'espèce qui va suivre, exigent la formation d'un nouveau groupe à placer 20 SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES après le trentième où les élytres ont à peu près la même forme, mais où répistome est tout différent. N" 170^'^ C. cribrosa, n. sp. Long. 6 1/2 — El. i 1/2 — Lat. I 1/2 mill. Couleur de poix ; les élytres sont brunes; les palpes, les antennes et les pattes sont d'un brun testacé. L'épistome est large, tronqué, finement rebordé; ses angles se relèvent et avancent en forme de dents; les ailes sont un peu reculées, très arrondies, fortement re])ordées. L'élévation antérieure a la forme d'un fer à cheval. Le sommet de la fête est assez inégal, muni de points inégaux qui sont sutout denses en arrière et sur l'impression centrale. Les yeux sont peu saillants. Le corselet est presque carré, convexe ; ses côtés sont très droits ; la base est arrondie à partir des angles postérieurs qui ne font aucune saillie. Le bord antérieur est tronqué ; les angles sont un peu avancés ; les sillons lon- gitudinal et transversal sont fins mais bien marqués; toute la surface est parsemée de gros points dont le nombre diminue vers la base et vers les angles antérieurs. Les élytres sont un peu plus larges que le corselet, cylindriques, un peu rétrécies en arrière ; leur base est très fortement trojiquée et les épaules sont presque anguleuses. Les stries sont médiocrement profondes et deviennent peu distinctes vers l'extrémité, surtout extérieurement et sur l'extrême base, toutes sont libres à la base ; elles sont très fortement ponctuées ; le troisième intervalle porte quatre gros points. Les épisternes du prothorax ne portent que quelques stries transversales ondulées, lesquelles ne sont bien distinctes que vers le bord externe. Les tibias antérieurs sont larges, uni-sillonnés ; au-dessus des deux dents externes, lesquelles sont longues et aiguës, on en remarque une troisième plus courte. La (ligitation terminale externe est de moitié plus longue que la dent inférieure, aussi épaisse et plus arquée. L'éperon des tibias intermédiaires est fort et aigu. Swan river. 1 ind. (Coll. de Castelnau). SUPPLÉMENT A LA RÉVLSION GÉNÉRALE DES CLIVlNHiES 21 Genre Ardistomis. A. paradoxa, n. sp. Picea, capite prothoraceque bnmneis; palpis, antennis pedibnsque brunneo-testa- ceis. Clypeus in medio subemarginalus. Vertex inter oculos bifurcahis ibique punclis conglomeratis nokUiis. Prothorax brevis, subrotundahis , anlice anguslatus, utrin- que in medio punctulatiis. Elytra oblongo-ovata, basi humerisque rotundata, infra hiimeros unidenticulala ; slriata, striis obsolète piinctatis, quatuor primis in basi liberis; interslitio 5° quadripunctalo ; feinora antica subglobosa; libice extus amie bidentatœ. Long. 3 3/i — El. 1 3/4 — Lat. 1 mill, Cet insecte, dont je n'ai vu qu'un seul individu dans la collection de Castelnau, oii il est indiqué comme venant de Siam (Bangkok), m'a beau- coup embarrassé. Il a toutes les allures et tous les caractères essentiels d'une Ardistomis (premier groupe), genre qui, jusqu'à ce jour, ne se com- pose que d'espèces américaines. Mais, d'un autre côté, la sculpture du vertex, la forme du corselet, la disposition des stries (dont les deux pre- mières seules sont libres à la base chez les Ardistomis), la forme des cuisses antérieures, le séparent nettement de tout ce que je connais. Tout en décrivant l'insecte comme une Ardistomis, je conserverai quel- que doute jusqu'à ce que j'aie vu un mâle. Le menton et les palpes sont conformés comme chez VA. vemcstula. Les antennes (dont il ne reste qu'une partie) ont leur deuxième article un peu plus long que le troisième. Les mandibules sont plus épaisses, bien qu'aussi étroites, plus arquées vers l'extrémité. Le labre est semblable L'épistome n'est pas arrondi, mais, au contraire, il parait un peu échancré par suite de la dépression de sa partie centrale. Entre les yeux, on remarque de chaque côté deux carènes qui se réunissent en avant, et au milieu du vertex se trouve un petit espace ponctué et très nettement circonscrit. Le corselet parait presque globuleux ; cependant, il se rétrécit vers sa partie antérieure; il est plus court, plus large, surtout à la base, que chez Y A. venustula; le sillon longitudinal est moins profond ; des deux côtés de ce sillon, la surface est distinctement ponctuée. Les élytres sont beaucoup plus étroites, moins arrondies sur les côtés, les épaules sont plus déprimées et leur rebord forme une petite dent dirigée en arrière; les stries sont également très marquées, peu distinctement ANNALES soc. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XI. 5 22 SUPPLÉMENT A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES ponctuées. A la différence des autres espèces, les quatre première stries sont libres à la base. Le troisième intervalle est quadri-ponctué. Les cuisses antérieures sont très courtes et très épaisses; les dents externes des tibias sont encore plus fortes (surtout la supérieure) et plus aiguës. ERRATA A LA RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES. Pag. 30, ligue 13, magis, lisez minus. » 18, » 18, striœ » striarum. » 116, » 21, Dumoulini » Dumolini. » 120, » l""*^, lisez, la ¥ strie se réunit, à la base, à la 5"; la strie préscutellaire, etc. » 187, » 8, an lieu de 28*= lisez 29*= groupe. » 189, » 11, M 29= » 30" » » 190, » 26, » 30" » 31" » L'épistome chez les divines, offre une si grande variété et, en même temps, une si grande constance de formes, que j'ai cru devoir en faire un usage fréquent dans l'établissement des groupes. Quelques figures au trait viendront en aide aux descriptions. Les n"' placés dans la planche indiquent les groupes auxquels appar- tiennent les espèces ligurées. (T. XI. PI. I.) ADDITIONS ET CORRECTIONS AU CATALOGUE RAISONNÉ DES ORTHOPTÈRES DE BELGIQUE par IVI. DE SELYS-LONGCHAMPS. 5 JANVIER IS Le Catalogue a paru à la fin de 1862. Je viens rendre compte des observations qui depuis 1863 jusqu'en 1867 ont amélioré la connaissance que nous avons des Orthoptères de notre pays. Je profiterai de la circonstance pour dire, en terminant, quelques mots des excursions orthoptérologiques que j'ai faites pendant ces mêmes années. Les espèces à ajouter à la faune indigène sont : Apterygida aliipetmis, Charp. — Chelidoura acantJiopygia, Gêné. — EpJii'ppigera vitimn, Serv. — Platycîeis brevipennis, Ch. — Stenobothrus Uneatus, L. — Stenobothrus hemorrhoidalis, Charp. — et Pachytylus cinerascens, Fab. Mon catalogue mentionnait en tout quarante deux espèces ; mais il y a lieu d'en éliminer trois : Blatta arenicola, — Tettix attenuata et Tettiœ obscura qui ne sont pas des espèces bien établies et peut-être Platycleis bicolor et /Stenobothrus dorsatus dontThabitaten Belgique n'est pas constaté d'une façon tout à fait irréfragable. Nous en restons donc à quarante trois espèces bien positives, et encore faudrait-il réduire ce nombre à quarante et un, si l'on écartait les deux Peripîaneta orientalis et ameri- m AUDITIONS ET CORRECTIONS AU CATALOGUE RAISONNÉ cana qui, bien qu'acclimatées dans les maisons ou dans les serres, n'ont pas un droit véritable à être admises comme appartenant réellement à notre faune indigène. Si on les y reçoit on sera porté à énuraérer encore d'autres espèces d'origine étrangère, qui sont ou seront apportées dans les serres avec les plantes exotiques, et qui peuvent vivre et s'y reproduire. Je citerai déjà la Periplaneta austmlasia, Fab. — le Gryllotalpa didactyla, Latr. — et les GrylUcs capensis, L. et Brunneri, Sélys, qui sont dans cette catégorie. Un de nos collègues hollandais, M. Snellen van VoUenhoven, a publié dans les Boî(WstoJ'en en 1859, la liste des Orthoptères de la Néerlande (le Duché de Limbourg non compris). Les espèces mentionnées, au nombre de trente trois semblent se trouver toutes en Belgique, car cet entomologiste ayant eu la bonté de me montrer la collection indigène, lors de mon passage à Leyde, à la fin de septembre 1864, j'ai pu rectifier ainsi qu'il suit la détermination de celles qui ne figurent pas au catalogue belge : 1. Forficula horealis est reconnue maintenant comme identique avec la \a.v'i(iic forcipata deVauricidaria. 2. Blatta pallida (de Stephens, qui manque à la collection) est sans doute la variété pâle de la lapponica. 3. tStenohothnis apricarms était établi d'après un mâle de viridulus. Il y a à ajouter, au contraire, les Stenolothrus licolor et w.fipes que j'ai vus dans la collection, et sans aucun doute le parallelus qu'on avait négligé de recueillir. Les espèces belges manquant jusqu'ici à la faune hollandaise seraient en conséquence : 1. Chelidoîira acanthopygia. 2. PJiolidoplera cinerea. 3. Platydeis bicoîor, (un peu douteux comme belge). 4. — brempennis. 5. Stenobothrus lineatus. 6. — hœmorrhoidalis. 7. — stigmatlcus. 8" — fuliginosa,L. 5° 1) nigra,L. 6» n emarginata, Latr. 70 » flava, Latr. 8° Ponera contracta, Latr. 9" Polyergus rufescens, Latr. 10" Myrmica ruir a, Curt. (Scabrinodis-Nyl. 11° » cœspitnm, Latr. » Si l'on compare cette nomenclature avec celle des formicides du dépar- tement du Nord, on remarquera : XIV » ^. Que celle-ci ne mentionne, ni le Pohjergus rufescens, m\d. Formica hercitleana, observés dans la province de Liège. » B. Que, sauf ces deux espèces, les autres que nous venons d'énumérer sont toutes citées par M, Lethierry. » C. Qu'il en indique 7 non encore observées en Belgique, savoir : » 1" Formica fusca.L., dont les ouvrières sont parfois difficiles à distin- guer des individus plus foncés de F. cimicularia (selon Nyl.); commune dans les bois et les champs du département du Nord. i> 2" Formica aliéna, Foerster, qui n'est peut-être qu'une variété de F, nigra (selon Nyl.), beaucoup moins commune que cette dernière. » Z" Formica f y gmœa, Latr., très- rare, dans une forêt du département; fort petite, agile et difficile à saisir. » 4" Myrmica levinodis, Nyl., et » 5'^ Myrmica niglnodis, Nyl., toutes deux communes, la première dans les champs et les prairies, la seconde dans les bois. ï 6° Myrmica Uppula., Nyl., et » 7» Myrmica Zatreillei, Nyl., peu communes, dans les bois; un exem- plaire de cette dernière a cependant été rencontré dans un jardin à Lille. » A l'occasion des observations qui précèdent, M. le baron de Sélys-Long- champs rappelle que feu M. Robert, de Liège, lui avait montré autrefois le dessin d'une formicide qui semblait appartenir à un genre nouveau, et engage la Société à rechercher si cet objet n'a pas donné lieu à une publication. Il ajoute avoir vu en L'iande des fourrais presque microscopiques , origi- naires d'Amérique, qui s'étaient acclimatées dans les habitations, et appelle l'attention de nos hyménoptéristes sur le point de savoir si cette espèce ne se rencontrerait point dans les serres du pays. M. Van Volxem croit avoir, en effet, remarqué dans les serres du Jardin Zoologique, une fourmi particulière, dont M. Colbeau a collecté un grand nombre d'individus. M. le baron deSélys communique un exemplaire du DeilepJiilaFsîilœ, B. que certains auteurs considèrent comme une espèce distincte , d'autres comme une variété de D. BwphorMœ, L., d'autres enfin comme un individu de cette dernière espèce, artificiellement coloré. L'exemplaire de M. de Sélys sera comparé avec celui qui fait partie de la collection de M. le baron de Thysebaert. Sur la proposition de M. Weyers, la Société autorise exceptionnellement le Conseil d'administration à remettre un exemplaire du tome IX des Annales à 17 membres effectifs, dont la plupart n'ont été reçus que posté- XV rieurement à l'année 1865, date que porte le volume, dont la publication a subi un retard. L'Assemblée remet à sa prochaine séance la lecture d'une note de M. Mors, concernant quelques chenilles de Ptérophorides. La séance est levée à 10 heures. Assemblée inensuelle du O avril ISO 7. PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès -verbal de la réunion précédente est adopté. M. Weyers donne lecture : 1" D'une lettre de la Faculté des Sciences de l'Université catholique de Louvain, remerciant la Société de l'envoi des comptes-rendus de ses séances. 2° D'une lettre du Président de la Société des Amis des Sciences natu- relles de Rouen, accompagnée du premier volume des annales de cette Société, et proposant l'échange des publications. 3" D'une lettre de M. le secrétaire de la Fédération des Sociétés d'horti- culture de Belgique, accusant réception des neuf volumes de nos Annales, envoyés à cette Société contre échange de ses publications. 4° D'une lettre de M. le secrétaire de la Société Malacologique de Bel- gique, accompagnant l'envoi du tome II des annales de cette Société et demandant l'échange des publications. 5° D'une lettre analogue de la Société impériale des naturalistes de Moscou. L'Assemblée décide ensuite : 1° Que les tomes IX et suivants des Annales seront envoyés à la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, contre échange de ses publications. 2" Que réchange à partir du dernier volume aura lieu également contre les publications de la Société malacologique. 3" Que la collection complète des Annales sera envoyée à la Société impériale des naturalistes de Moscou. M. Lambotte communique à la Société deux brochures sur la physiologie des insectes, de la part de M. Félix Plateau ; il veut bien se charger d'en faire l'analyse. La Société a reçu en outre les ouvrages suivants : 1" Bulletin de la Sociclé des Amis des Sciences naturelles de Rouen, t. I, avec pi. — Envoi de cette Société. (Rapporteur M. J. Colbeau.) XVI 2» Bulletin de la Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique. 1. 1. à VII. av. pi. — Envoi de la Fédération. 3" Congrès dliorticuUure, br. in-8". 4° Congrès de Pomologie, br. in-8°. (De la part de la Fédération.) 5" Verandlungen des Vereins filr Naturhunde zu Presburg, t. VIII et IX. — Envoi de la Société d'Histoire naturelle de Presbourg. (Rappor- teur, M. C. Van Volxera.) 6" Annales de la /Société malacologiqiie de Belgique, t. II. — Envoi de la Société raalacologique. 7» Charlier. Observation d' hydrocéphalie chronique, 2 ex. — Don de l'auteur. 8" Ballion. Liste des papllons trouvés pendant les armées 1860-1863, dans les environs de Gorki. — Don de M. de Borre. (Rapporteur M. Roelofs). 9" Berliner entomologische Zeitschrift, 10' année, 4" livr. — Envoi de la Société entomologique de Berlin. 10" Bulletin de l" Académie royale des Sciences de Belgique, t. XXIII, n" 2. — Envoi de l'Académie. M. We3'crs fait don à la Société des années 1841-1842-1843 du BericU iiber die Entomologie, par Erichson. Des remerciments sont votés aux donateurs. Il est donné lecture d'un rapport de MM. Colbeau et Mors, sur une notice de M. le baron de Sélys-Longchamps, relative à une espèce nouvelle de Nemo'ptera. Ce rapport étant favorable, l'Assemblée décide l'impression de la notice dans le prochain volume des Annales. Sur un rapport également favorable de MM. Mors et Weyers, l'Assem- blée décide l'impression d'un travail de M. Putzeys, intitulé : Révision géné- rale des Clivinides. M. de Séljs-Longchamps communique les observations suivantes sur le Deilcjihila esulœ : « Le docteur Boisduval dans ses Icônes (t. Il, p. 26, pi. 50, f. 1) a décrit et figuré cette espèce de Sphingide, d'uprès deux exemplaires qui lui ont été donnés par M. Lucien Buquet. Il déclare en avoir vu huit individus semblables, reçus du midi de l'Italie. » Duponchel (suppl, t. II, p. 18, pi. 2, lig. 2) décrit et figure le même insecte, d'après une communication faite également par M. Buquet ; mais il spécifie que sa patrie est la Toscane. » Freyer (tab. 291) le représente d'après un exemplaire rapporté de Calabre par M. Matthcei, et donné à M. Meyer. » Herrich SchccITer (tab. 1 des Spiugides) le puMie à son tour. » Heydenreich en 1851, (dans son Catalogus Methodicus, n»10Z'.) en xvu énuraérant Vesula, se demande si ce n'est pas une variété artificiellement peinte? » Le D"" Staudinger [Catalog. n» 10 h.) émet en 1861 le même doute en l'enregistrant comme aberration de la D. EwpliorMm. » Freyer avait déjà dit que la création de cette espèce avait été soup- çonnée n'être fondée que sur un objet peint ; mais il n'avait pas adopté cette opinion, parce que, selon lui, la forme des ailes est caractéristique (observa- tion, pour le dire en passant, que je ne trouve pas très-exacte). » Ayant l'avantage de posséder un exemplaire en très-bon état, que j'ai acquis en 1838 de M. Anderreg, à Brieg en Valais, qui en avait deux dans ses magasins, j'ai proposé à plusieurs de nos collègues de le comparer à un couple du même insecte qui existe dans la riche collection de M. le baron de Thysebaert. Ce dernier l'a acquis de la collection Pierret. » Nous nous sommes en conséquence réunis avec MM. de Thysebaert, Capronnier et Weyers, pour examiner de près les trois exemplaires, et chercher à reconnaître s'ils sont artificiellement peints. » Un examen minutieux, fait à la loupe, ne nous permet pas de croire à cette supercherie. Si on excluait la peinture il ne resterait à soupçonnai- que l'altération des couleurs naturelles obtenue par des procédés chimiques ; mais alors comment aurait-on pu borner cette altération à certaines parties restreintes de l'insecte, et obtenir la production d'un assez bon nombre d'exemplaires tous semblables? » D'un autre côté, comment une telle fabrication se serait-elle arrêtée en si beau chemin alors que l'insecte qui est aujourd'hui introuvable dans le commerce a une grande valeur? (J'ai payé le mien vingt francs en 1837). » Notre opinion est corroborée par l'avis de notre collègue M. Capron- nier, dont le concours nous a été des plus précieux à cause de ses connais- sances toutes spéciales en qualité d'artiste peintre. » Nous pensons, en conséquence que la DeiU'pMla esulcB n'est pas fondée sur des exemplaires peints de la D. Euphorlw. « Il me reste à effleurer les autres questions qui sont à résoudre : 1» Quelle est la patrie de la D. Esulœ? 2° Est-ce une aberration de la D. EuphorUœl 3° Est-ce une variété locale? 4» Est-ce un hybride? 5° Est-ce une espèce particulière ? » En ce qui concerne la patrie, nous voyons que Boisduval indique le midi de l'Italie et Duponchel la Toscane, d'après cependant les mêmes ren- seignements de M. Buquet. Freyer affirme que l'exemplaire de M. Meyer avait été rapporté de Calabre par M. Matthsei, Boisduval dans son Index * ANNALES, SOC. EMTOM. DE BELGIQUE, T. XI. C XVIII et Duponchel dans son catalogue (inal citent aussi la Calabre et non plus la Toscane, comme habitat. » Herrich SchœfTer pense que c'est une aberration (mélanisme) de \Eu- fhorbiœ; c'est possible, attendu que le dessin ne diffère pas ; mais on ne peut se prononcer définitivement tant que la chenille restera incon- nue. » Cette aberration aurait alors le caractère local, attendu qu'elle n'a pas été observée dans le reste de l'Europe et elle serait peut-être particulière aux régions purement alpines de la Calabre, puisque M. Boisduval dit qu'il a reçu de la Sicile et de la Calabre (probablement des plaines) des D. Eu- fliorbiœ qui ne différaient pas des exemplaires ordinaires. » Duponchel émet l'idée que XEsulcR pourrait être un hybride des D. EwphorbicB et Hippophaës, à cause de ses couleurs qui participent des deux espèces. » Je reconnais qu'il y a analogie dans la nuance ardoisée qui se présente au bord des secondes ailes, mais je n'aperçois aucune afiinité réelle entre VEsiilœ et VHi2)])0])haës. Je remarque d'un autre côté un caractère qui éloigne VEsîilœ de ses deux prétendus parents ainsi que des autres espèces européennes: c'est d'avoir la frange des quatre ailes d'un brun i:iresq2ie noii'âtre. » Les D. Hippophaës et Vespertilio sont les seules espèces de la section de la D. Enphorbiœ chez lesquelles les incisions des articulations des derniers segments ne sont pas blanches, mais concolores avec le fond de l'abdomen. Chez la D. Esuïœ elles sont blanches comme chez la D. Evphorbiœ. » Je ne crois pas d'ailleurs que la D. Hippophaës existe en Calabre. » Notre honorable Président, M. Sauveur, se demande si la coloration de VEsulœ ne serait pas le résultat d'une nourriture spéciale donnée à la chenille? Ces questions ne pourront être résolues, je le répète, que lorsque cette dernière aura été élevée et décrite. » M. Colbeau communique à l'Assemblée les fourmis dont il a été mention dans le précédent compte-rendu, et qui ont été prises par lui en 1846, dans les serres du Jardin Botanique de Louvain, et non au Jardin Zoolo- gique de Bruxelles comme on l'avait indiqué par erreur. M. J.de la Fontaine ajoute qu'une très- petite espèce de fourmis est très- commune dans les serres du Jardin Botanique de Gand , oii on la trouve surtout grimpîint le long du tronc des palmiers. M. Weyers informe l'Assemblée que parmi les divers coléoptères recueillis à Gand par notre collègue M. Puis, et rencontrés à peu près dans les mêmes conditions que Lebia fasciata, se trouve un exemplaire de Âdelocera XIX modesta. Boisa. (Candèzo. mon. des El. t. I. 76). Cet élatéride se trouve dans toutes les parties intertropicales des deux continents et même de la Polynésie. Il a été déterminé par notre collègue M. Candèze. M. Weyers donne lecture ensuite d'une note de M. Miedel, relative à des coléoptères nouveaux pour la faune belge ; ce sont : Camiïijlus rulens. Pill. et Mitt. En juin, dans les bois de Rotheux-Rimière, près de la Neuville-en- Condroz. Rare. Ragonyclia translucida. Krynk. Assez commune vers la fin de juin dans le Hertogenwald-Hestreux. Drossart. Ilaîachins scuteîlaris. Er. Engihoul (vallée de la Meuse). Mai et juin. Rare. Adimonia littoralis. Fabr. Poulseur (vallée de l'Ourte). En septembre et octobre. Rare. Chrysomela hamispharka. Germ. Engihoul. Un seul individu. La séance est levée à 10 1/2 heures. Assemblée lucnsuelle du 4 niai 1S07. PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès-verbal de la réunion précédente est approuvé. M. le président donne lecture de deux lettres, Tune de M. Gronier. do Paris, l'autre de M. Barbier-Lickens, de St-Quentin, par lesquelles ces Messieurs adressent leur démission de membres de la Société. L'assemblée renvoie la discussion de ces démissions au conseil d'adminis- tration. Monsieur Fologne, communique à la Société, de la part de Monsieur Stainton : 1" Histoire naturelle des Tinéides, T. X. 2° Entomologisfs mmualfor 1867. 3° Tinéides de Si/rie et d'Asie mineure. (Ouvrages du donateur). — Rapporteur M. Fologne. La Société a reçu pour sa bibliothèque les ouvrages suivants : Putzeys, Addition aux Amara, br. in 8". XX (Don de l'auteur). — Rapporteur M. Timmerraans. Bulletin de V Académie royale des sciences, lettres et leanx-arts de Bel- gique. 2""' série, T. XIII, n° 3, de la part de l'Académie. — M. Breyer est chargé de l'analyse de cette publication. M. Capronnier dépose la planche qui doit accompagner la notice de M. de Sélys-Longchamps, relative à une espèce nouvelle de Nemoptera, de l'Asie-Mincure. La discussion s'ouvre sur la détermination de l'époque de l'excursion annuelle de la Société, qui doit avoir lieu à Vielsalm et aux environs. M. Breyer propose le mois de juin; M. de la Fontaine, le 20 mai, en disant que c'est l'époque le plus favorable pour la chasse auy Coléoptères. M. Breyer insiste pour le mois de juin, prétendant que l'excursion doit avoir lieu avant la fenaison, si l'on veut qu'elle soit fructueuse; il ajoute que, cette année, la végétation, et par conséquent les insectes, sont en retard d'au moins quinze jours sur leur époque moyenne d'apparition. Après une discussion à laquelle prennent part MM. Breyer, Sauveur, J. de la Fontaine et Colbeau, l'Assemblée décide que l'excursion aura lieu le 9 juin, fête de la Pentecôte, et les jours suivants. Le rendez-vous est fixé à Vielsalm, le 9 juin, à l'hôtel de Belle-vue, à midi. M. Colbeau donne lecture d'une analyse des Annales de la Société des Amis des sciences naturelles de Rouen. M. Fologne fait passer sous les yeux des membres de la Société, une espèce nouvelle de micro-lépidoptère, découverte par lui en Belgique. Cette espèce appartient au genre Solenobia,ei est voisine de /S. inconspi- cuella et de la])idicella. M. Fologne propose pour cette espèce le nom de Staintoni;\\ en donnera la description détaillée dans une prochaine séance. M. Sauveur fait la communication suivante : « Dans un pays divisé comme le nôtre en régions si différentes, un ouvrage sur la géograpliie des insectes serait chose fort intéressante et nouvelle. Mais ce travail, pour être sérieux et sufliisamment complet, exige- rait la réunion de nombreuses observations préalables faites à différentes époques de l'année, sur différents points du territoire. « Ceux d'entre nous, à qui leurs loisirs permettent de faire de temps en temps au loin quelques explorations entomologiques, ne tiennent guère note des résultats de leur voyage; ils s'attachent surtout à enrichir leurs collec- tions d'espèces rares ou nouvelles, négligeant même parfois d'indiquer la date et le lieu de leurs captures; quant aux espèces plus ou moins vulgaires, elles paraissent aussi indignes d'être signalées que de prendre place dans la boîte du chasseur. XXI « Combien il serait aisé, cependant, lorsque l'on explore attentivement une localité, de mentionner rapidement au carnet tout insecte connu qui frappe le regard, et de recueillir au moins un exemplaire de ceux dont le nom échappe à la mémoire ou dont l'identité laisse quelque doute ! « C'est en procédant ainsi que certains de nos collègues, au retour d'excursions faites à Dinant, à Rochefort, à Ostende, à Postel, à Calmpt- hout ou ailleurs, ont doté déjà les Annales de la Société de quelques pages dont l'utilité se fera surtout sentir à l'époque oii l'on y puisera les matériaux nécessaires à l'élaboration d'une faune géographique. « Qu'il me soit permis d'appeler l'attention de tous sur ce point. « La saison d'été est peu favorable aux études de cabinet, et il est à prévoir que les communications scientifiques feront, jusqu'en automne, plus ou moins défaut, lors des assemblées mensuelles. Pourquoi ne pas y suppléer par la production des notes dont il est parlé ci-dessus? Elles sont à la portée de tous, elles occuperont une place intéressante dans nos bulletins, et facili- teront le travail à venir, « La marche que je viens d'indiquer devrait être suivie dans la prochaine excursion commune projetée à Vielsalm ; elle aurait dû l'être déjà l'année dernière pendant notre séjour à Remouchamps et aux bords de l'Amblève. « J'ai à cette époque (mi-juillet 1866) recueilli un assez grand nombre de Coléoptères, dont une partie, (les Carabiques), a été obligeamment détermi- née par notre honorable collègue M. Putzeys. « Voici rénumération de ces derniers : « A. Des environs de Sprimont (entre le Trooz et Remouchamps, par Andrimont, (n Âgomimpammpîinctat'um, F. — Omaseusmûgaris, h.[melanarius, 111.) Œ — Steropus madidus, F. — Bemdidium décorum, Panz. « B. Des environs de Remouchamps (vers les fonds de Quareux.) « Caralusconvexus, F. — CJilœniusvestitus, Payk . — Chlœnius nigricor- « nis, F. Var. melanocornis, Dej. — Broscus cephalotes, L. — Calathus « cisteîoïdes, 111. — Anchomenus aîMpcs, F. {palUpes, Dej.). — Agonum « marginatum, L. — Agonum parumpcnctatum, F. — OlistJiopiis rotun- « dat%s, Payk. — Pœcilns atpreus, L. — Pœcilus lepidiis, F. — Omaseus « vulgaris, L. {melanarins, 111.). — Omaseus nigrita, F. — Steropiis « concinnus. St. — Amara Ufrons, Gyll. — Amara rufocincta, Sahlb. — a Zdbrus giblus, F. — Anisodactylus nemorivagics, Duft. — Ophomis « azureus, F. — Harpalus rujlcornis, F. — Har palus griseus, Panz. — « Harpalus œ7ieus, F. — Harpalus lionestns, Duft. — Harpalus latics, L. « {fulripes, F.). — BemUdium libiale, Dnït. — BemUdium décorum, Vàwz. « — BemUdium pwictulatum, Drap. XXII « C. Des fagnes, entre Remouchamps et Stoumont. « Nelria hremcollis, F. — Calalhiisfuscus, F. — Calathus melanoce- « plialus, L. — Agonum fariimimnctatum, F. — OUsthoptis rohindatiis, '< Payk. — Pœcilus cupreus, L. — Pœcilus lejndus, F. — Omaseus tul- « garis, L. {meîanarius, 111.). — Omaseus nigrita, F. — PterosUchns n partimjmnctatus, Gerra. — Steropus madidus, F. — Steropus conciu- ii mis, St. — Abax omiis, Duft. — Amara apr icaria, Vayk. — Amara « aulica, Panz. (^|;m^65,Schi6(ite). — Amararufocincta, Sahlb. — Amara « patricia, Duft. — Amara trivialis, Gyll. ■ — Amara viontitaga, St. — « Zalrus gibbns, F. — Ophonus azureus, F. — Opiionus hrevicollis, Dej. « {? rvfiharlis, F.) — Harpalus ruficornis, F. — Harpalus ceueiis, F. — « Harpalus latus, L. {ftthipes, F.) « D. De Stoumont et La Gleize. « Notiophilus aqnatkîis, L. — NotiopMhs pahistris, Duft. — Clitina « fossor, L. — Broscus cephalotes, L. — Calathus cisteloïdes, 111. — Ca?a- « ^7i«5 meîanocephalus, L. — Agonum parumpunctatum, F. — Olistliopus « rotmidatus, Payk. — Pœcilus cupreus, L. — Pœcilus lepidus, F. — « Omaseus vuïgaris, L. — /Steropus madidus, F. — Amara Ttclgaris, F. « — Har2)alus rujlcornis, F. — Harpalus aeneus, F. — Harpalus latus, L. « Dans le cours de la même excursion, M. Candèze a rencontré à Re- mouchamps un exemplaire de Copris hcnaris, L. — le RMzotrogus solsti- tialis, L. commençait à paraître. « J'ai, de mon côté, pris à Sprimont, entrautres lépidoptères, Mania inaura, L. dans une habitation, et Noctua sigma, Wv. à Andrimont, contre un rocher. Cette dernière espèce n'avait encore été observée que très- rarement, en juin, aux environs de Liège. « Un hyménoptère fouisseur, offrant l'apparence d'une fourrai de très- grande taille, m'a paru être \a. Mutilla Jbrmicaria. « Parmi les lil)ellules qui volaient dans les fonds de Quareux, aux bords de l'Amblève, je ne puis me rappeler avec certitude que les Caloptergx virgo, L. et splendens, Harris. « A la suite de l'excursion précitée, nous avons, M. Colbeau et moi, passé une journée à Vielsalm, où nous devons nous réunir prochainement. « Les quelques carabiques que nous y avons observés sont : Carahis convcxus, F. — Pœcilus cupreus, L. — Pœcilus lepidus, F. — Omaseus vulgaris, L. — Pterostichus parumpunctatus , Germ. — Steropus madi- dus, F. — Amara montivaga. St. « Comme capture fort intéressante faite au même lieu, je citerai le longi- corne : Strangalia quadrifasciafa, L. (dans une habitation), eila. 3Iutilla Europœa que M. le pi'ofcsseur ^\'esmael n'avait point encore rencontrée en XXIII Belgique à l'époque de la publication de sa liste des fouisseurs, et qui, si je ne me trompe, n'a été rencontrée depuis qu'à Ostendo et aux environs de l'Escaut à Anvers. « Les Trickin s étaient fort communs à Vielsalm, au mois de juillet de l'année dernière, sur les ileurs des ombellifères. « Parmi les libellules qui y étaient les plus l'épandues, je citerai : Cordu- legaster annuîatus, Latr. — Calopteryx virgo, L, et sj^lendens, Harr., — et surtout Lihellula cœnUescens, F. « Un grand nombre de friganes voltigeait aux bords de la Salm. « De nombreux satyres G-aïathea parcouraient les prairies du village de Trois- ponts. Nous n'en avons plus aperçu un seul à Vielsalm. « La température, dans cette dernière commune, est ordinairement très- froide. La fenaison y était de quinze jours au moins en retard sur celle de Eemoucbamps. « Je me souviens avoir, il y a quelques années, rencontré à Vielsalm, en juillet, Polyommatus Chrysœîs, F. et Lycœna Arion, L. — à quelques lieues de là, vers Houffalize, la première de ces deux espèces volait en grand nombre avec VArgynnis Ino, Esp. dans les prairies en fleurs. » M. Capronnier confirme la découverte de Procrîs prmii en Belgique; il en a pris la chenille l'année dernière à Calmpthout (Campine anversoise.) M. de la Fontaine rend compte d'une chasse qu'il a faite à Zelzaete le 15 avril dernier, et dans laquelle il a trouvé aux bords des ruisseaux : Odacantha melamira, Lin. et j^tophorus imperialis, Germ. Il ajoute qu'il a trouvé à Gand, sur le quai, un individu mort, du Plo- chionus Bonfilsii, Dej. provenant probablement d'un navire arrivé d'Akyab, qui se trouvait dans le voisinage. La séance est levée à 9 heures. itssemblée mensuelle du 1^*^ Juin 1S67. PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès -verbal de la réunion précédente est approuvé. M. Weyers, secrétaire, donne lecture d'une lettre de M. Gobantz, de Gratz, (Styrie), remerciant de sa nomination de membre correspondant de la Société. M. le président donne lecture d'une lettre émanant du ministère de l'in- térieur concernant le local de la Société XXIV La Société a reçu les ouvrages suivants pour sa bibliothèque. 1° De la Société des sciences naturelles de Brème : Zweiter Jaliresbe- richt des naUirwissenschaftliclien VereineszuBremen. Année 1866. 2° Bulletin de la Société Suisse d'Btitomologie, vol. II, n° 5. Don de M. BischofT-Ehinger. 5° Mittheilungen des Naturwissenschaftlichen Vereines fur Steier- inark. — Les 4 premiers volumes, in-8" avec planches. De la part de la Sociétés des sciences naturelles de Styrie. M. C. Van Volxem est chargé de l'analyse de ces publications. 4" Annales de la Société Entomologique de France. Année 1866. 4" trimestre. De la part de la Société entomologique de France. 5» Tijdschrift voor entomologie, 2""' série, P vol. liv. 3, 4, 5, 6 et 2""" vol. liv. 1. MM. Pologne et Roelofs sont chargés de l'analyse de ces publications. 6" Snellen van Vollenhoven. Diagnosen tan eenige soorten van hemip- tera heteroptera. Broch, in-8°. Don de l'auteur. 7° Bulletin de l'Académie royale des scie7ices, lettres et leaux-arts de Belgique, 2""= série. T. XIII, n° 4. Delà part de l'Académie. S» V. de Motschulsky. — Etudes entomologiques, 10' et IP années. 2 br. in-8°. Don de M. Putzeys. 9° V. de Motschulsky. — Enumération des nouvelles espèces de Coléop- tères rapportés de ses toyages. 2"" et 3"' parties. 2 br. in-8° avec 1 PI. Don de M. Putzeys. 10° J. catalogue of Hemiptera in tlie collection of Rev. Hope- 2°" partie, in-8°. Don de M. Putzeys. 11° Hope. — Observations sur les Erotyles et description de plusieurs nouveaux genres et espèces. Broch. in-8°. Don de M. Putzeys. 12" Chaudoir. — Note sur le groupe des Stomides et description d'un nouveau g eiire de celui des Somoplatides . Broch. in-8°. Don de M. Putzeys. M. de Sélys-Longchamps, dépose une note à intercaler dans le supplé- ment au catalogue des Orthoptères de Belgique, destiné à être publié dans le prochain volume des Annales, sur la Forficula alMpennis, Charp. décou- verte pour la première fois en Belgique, par M. C. Van Volxem, le 12 mai 1867, à Calmpthout. (Campine Anversoise). M. Timmermans donne lectured'uneanalysedes» Additionsaux^wa^a, » par M. Putzeys. M. Pologne fait ensuite l'analyse du 10" volume de l'histoire naturelle des Tinéides, par M. Stainton, ainsi que du travail du même auteur inti- tulé : Tinéides de Syrie et d'Asie mineure. Ces ouvrages présentent un grand intérêt sous le rapport de l;i distribution géographique des espèces, XXV et de la facilité qu'il y a d'avoir, réunis en un même volume, tous les ren- seignements concernant l'histoire complète de cette série d'insectes. M. Fologne rend compte d'une excursion qu'il a fait à Ardenne, dans laquelle il a trouvé, entre autres espèces : 1° Meïanippe Jiydraria, Fr. Deux exemplaires trouvés, l'un à Ciergnon, l'autre à Ardenne, le 20 mai. Cette espèce figurait déjà, mais à tort, dans le catalogue des Géométrides de Belgique, mais il y avait eu confusion, et Alchemillata avait été prise pour Hy avaria. 2° Ldbo'pliora sexalaria, Bork. Un exemplaire l'encontré à Ardenne, le 19 mai. C'est le second trouvé en Belgique. 3° LithocoUetis rodons, Z. Peu rare dans la même localité. N'avait été trouvé qu'une fois à Namur, par M. De Fré. 4° Nepticula argentipedella, Z. N'avait encore été observée chez nous qu'à l'état de larve et était très commune dans le voisinage des bouleaux à Ardenne. M. C. Van Volxem, annonce qu'il a pris à Laeken, le 26 mai dernier un exemplaire d'une espèce de longicorne excessivement rare en Belgique, ou il n'en a encore été trouvé qu'un seul individu jusqu'à présent, à Seraing, (Liège), par M. Miedel. C'est iSteuostoIaferrea, 6'chr. {nigripes). Cette espèce existe également dans le Luxembourg cédé, o\x il en a pris un exemplaire à Rodenhof, près de Kopstal, au commencement de mai 1864, sur une haie de charme. M. Colbeau donne lecture de la note suivante : « Comme suite à la communication de M. Sauveur, sur l'excursion faite l'année dernière par la Société, je joins le résultat de mes recherches du 9 juillet 1866, dans la grotte de Remouchamps. Dès la veille nous avions fait amorcer avec de la viande crue, des débris d'écrevisses et de pois- sons, etc.; mais les amorces ayant été mal disposées, aucun insecte n'y était venu. Nous n'avons rien rencontré dans les longues galeries que nous avons parcourues, mais arrivés dans une salle profonde, et en soulevant quelques débris de paille et de vieux bois, nous avons découvert quelques espèces appartenant aux ordres des Podurelles, Arachnides et Myriapodes. Ce résultat, quoique en apparence assez maigre, ne laisse pas que d'être très intéressant, puisque M*" Simon, dans son ouvrage sur les Arachnides, dit avoir fait inutilement des recherches dans cette môme grotte, et pense qu'elle ne renferme pas d'Arachnides. Ces espèces étant encore, du reste, assez peu connues, il y a lieu d'espérer que les nôtres pourraient être nouvelles. » M. Colbeau soumet ensuite à l'examen de la Société, une vingtaine d'hyménoptères, appartenant à la section des Mellifères, sortis le 21 mai et jours suivants, de coquilles mortes de VHelix nemoralis provenant de ANNALES, SOC. tXTOM. IlK HELGIQLIl, T. XI. d XXVI Namur. La larve de cette espèce a-t-elle vécu aux dépens de Xllelix, à la manière de celle du Drihis Jlavescens, ou bien y a-t-elle ^simplement cherché un refuge pour se transformer, alors que la coquille était déjà vide? Ces hyménoptères seront remis à M. Puis avec prière de les déterminer et de donner quelques renseignements sur leurs mœurs. Il fait voir ensuite un insecte qu'il a trouvé assez fréquemment dans les gazons, le long des chemins du bois d'Héverlé, près de Louvain, dans la soirée du 15 octobre 1851. Cet insecte est phosphorescent et parait être une femelle de Lampyre, mais diffère notablement de celle de Lampyris nocti- liica. Sans cette phosphorescence qui seml)le indiquer l'insecte parfait, on les prendrait pour des larves. Monsieur Colbeau se demande si ce ne serait peut-être pas une autre espèce de lampyi'e, paraissant en automne, et nou- velle pour la faune belge. M. C. Van Volxem observe à ce sujet qu'il a pris plusieurs fois cet insecte, le plus souvent en automne, à Laeken, à Vilvorde, à Rochefort et au prin- temps dans le Luxembourg cédé. Il résulte d'un travail de M. Laboulbène, publié dans les Annales de la Société entomologique de France, que les larves de certains lampyres, sont douées de la phosphorescence aussi bien que les insectes parfaits, qu'en outre les larves des mâles sont différentes des larves de femelles, ce qui se remarque parfaitement sur les insectes apportés par M. Colbeau. Il croit donc que ces insectes sont simplement les larves du Lam2)yris noctiluca. M. Lambotte constate de plus que les œufs des lampyres sont phospho- rescents, fait qu'il a observé plusieurs fois. M. C. Van Volxem rend compte d'excursions faites avec M. Weyers à Calmpthout, (Campine Anversoise), les 12, 19 et 29 mai dernier. Les espèces d'Elatérides rencontrés dans ces chasses sont au nombre de 20. M. Candèze a eu l'obligeance de les déterminer, ce sont : Lacon murinns, L, — Elatej' halteatus, L. — Cryptohypmis 2)'ulchel- Ins, L. — Cardiophoriis agnatus, Cand. — Melanotus castanipes, Payk. — Limonhis nigrifes, Gyll. — L. cylindriciis, Payk. — Athous hœmor- rhoïdalis, F. — H. viltatus, F. — Corymhites tessellatus, L. — C. œneus, L. — C. holosericeiis, F. — Agriotes aterrimus, L. — A. pilosns, F. — A. paîlidulus, 111. — A. sobrinus, Kiesw. — A. Uneatus^ L, — Serico- somus marginatiis, L. — Adraslus piisillus, F. — Campyhis Unearis L. L'une de ces espèces, Cardiopliorus agnalus, Cand. n'est pas mentionné dans le catalogue des Elatérides publié dans le 3'"' volume des Annales, ni dans les suppléments qui ont paru dans les autres volumes. Elle constitue donc une espèce nouvelle poui- notre faune. XXVII Dans la même localité, le même membre, a trouvé en assez grande abon- dance, Melolontlia alhida, (Dej.) Casteln. Cette espèce ou variété n'est pas indiquée non plus dans le catalogue des espèces belges. MM. Fologne et Colbeau, ajoutent qu'ils ont trouvé le même insecte, l'un dans les dunes d'Ostende sur les Hippophae, l'autre dans les dunes de la Campine anversoise, à Esschen, dernière station belge sur le chemin de fer d'Anvers à Rotterdam sur les Mélèzes. M. Weyers revenant sur les excursions auxquelles M. Van Volxem a fait allusion plus haut, ajoute qu'ils y ont trouvé en assez grande quantité YAsemum striaUcm, L. avec la var. agreste, F. (en outre une variété avec les épaules rougeàtres) et le Rhagium bifasciatum, F. dans les vieilles souches de sapins. La variété Ecoffeti, Muls. de cette dernière espèce a été capturée par M. Mors, au printemps de l'année dernière, au même endroit. Dans les terrains cultivés aux abords de la station, \ePolyopsiapr£Busta,L. se rencontrait assez abondamment sur les haies. Les carabiques qui ont été trouvés dans les bruyères et sur les bords des mares tourbeuses, sont les suivants : Cicindela campestris, L. — Cicindeîa liylrida, L. — Cicindela mari- tima, Dej. — Omophron limlatum, Latr. — NotiopMlus aquaticus, L. — N. pahistris, Duft. — iV. ligiUtatus, F. — N. rufipes, Curt. — N. pimct'ulatuSy Wesm. — BletMsa omdtipunctata, L. — Cardbus ni- tens, L. — Carahus dathratus, L. — Carahis cancellatus, F. (Var. femo- rïbnsrvfis). — Carcibus arveusis, F. — Carahis nemoralis, 111. — Nelria hrevicoîlis, F. — Leistus ferrugineits, L. — Zeistns spinibarlis, F. — Clkina coUaris, Kerl)St. — DyscMrins thoracims, F. — D. gloiosîis, Herbst. — Dromius foveola, Gyll. — Broscus ccpJialotes, L. — Calathus fiihipes, Gyll. — Agonum marginatum, L. — /. 6-pîmctatum, F. — A. Tîdmcm, Panz. — A. versutum, Sturm. — Olistliopus rotmidatns, Payk. — Pœcilus cupreus, L. — P. lepidus, F. — Lagariis vernalis, Panz. — Omaseus nigrita, F, — Argutor dilige?is, Sturm. — Platysma ang7(stata, Duft. — Pterosticims niger, Schal. — Amara fuha, Degeer. — A. vulgaris, Panz. — A. spreta, Dej. — Harpalus neglectus, Dej. — Acicimlpiis dorsaïis, F. — A. mei'idiamis, L. — BemMdium lampros, Ilerbst. — B. femoratitm, Sturm. — B. Bruxellense, Wesm. — B. qua- drimaculatum, L. — B. obliquîcni^ Sturm. — B. varùmi, Oliv. — B. ar- genteolum, Ahr, — id. Var. azureiim, Gebl. — (id. Var. nigrnm). Il ajoute que, pendant le mois de mai, il a été assez heureux pour captu- rer une quinzaine d'exemplaires de la var. Putzeysîi, Mors, du Carahis aiironitens, F. dans la forêt de Soignes, (M. C. Van Volxem en a capturé XXVIII aussi un exemplaire). Il a rencontré la Mcsosa omlila, L. à Bruxelles, le 31 mai, sur un tas de bois de sapin. Enfin il signale la capture de Mdanàrya camloïdcs, L. et de Chjtns arictis, L. par M. Putzeys, à Mons. La séance est levée à 10 heures. AsjiicinMée uicnsnellc du O Juillet 1^67. PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès-verbal de l'assemblée précédente est adopté. Le Secrétaire annonce que la Société areçu une lettre de M. le chevalier de FrauenfoUl, Secrétaire de la Société impériale et royale de Zoologie et de Botanique de Vienne, laquelle demande à la Société Entomologique l'échange de ses publications. Dans la prévision d'un acquiescement, la Société de Vienne a déjà trans- mis à M. Lecomte une partie de ses travaux pour être ollérts à la Société Ijelge, et s'est engagée à en compléter la collection aussitôt que possible. L'Assemblée approuve la proposition dont il s'agit, et décide que la col- lection de ses annales sera envoyée à Vienne. Le Secrétaire annonce que la Bibliothèque a reçu les ouvrages suivants : 1° Minière. — Iconographie et description de chenilles et lépidoptères inédits. Vol. 2<-. Liv. 17, gr. in-S" avec pi. col. (Don de l'auteur). M. Breyer est chargé de l'analyse do cet ouvrage. 2" Lallemant. — Eevue critique et observations sur la brochure de M.le D'Amédée Maurin : Invasion des Sauterelles, etc., broch. in-8". (Don de M. Lallemant). M. de Sélys-Longchamps est chai'gé de l'analyse de cette brochure. 3° Vcrhandlungen der Kaiserlich-Kôniglichen-Zoologisch-Botanischen- GesellschaftinWien.Annéesl853, 1855,1856,1857,1858,1859,1860,1861 (Liv. 3 et 4), 1862, 1863, 1864 (Liv. 3 et 4), 1865 et 1866, in-8«, avec pi. BraucT, F. — Monographie der Q^]striden, in-8°. Niclreichs. — Flora von nieder Œsterreich, in-8°. Brusina. — Contribuzionepellafauna dei Molluschi Dalmati. 8". Personen, Orts und Sachs Register von 1851-1860, in-8". Literatur's Bericht, 8». (Envoi de la Société Imp. et Roy. de Zoologie et de Botanique de Vienne). M. Van Volxem est chargé de l'analyse de ces travaux. Des remerciements sont votés aux donateurs. XXIX M. le Président présente à l'Assemblée un compte-rendu sommaire de l'excursion qui a eu lieu au mois de juin dans les environs de Vielsalm. Grâce à lactivité de tous les entomologistes présents, bon nombre d'espèces ont été récoltées ; si tous les ordres n'y sont point représentés par de nom- breuses espèces et de nombreux individus, au moins les spécimens qui ont été capturés peuvent faire concevoir une idée très favorable de la richesse de cette partie du pays. Avant qu'il soit dressé des listes complètes et raison - nées du produit de cette chasse, M. le Président annonce que chaque classe d'insectes sera soumise, au moins pour ce qui regarde les espèces critiques, à l'appréciation des membres qui en ont fait une étude spéciale, et qui ont bien voulu s'engager à contrôler les déterminations. M. Weyers communique à la Société la note suivante de M. Putzeys, relative aux Carabiques qui ont été capturés pendant l'excursion de la Société: « On sait que le sol de la Belgique s'élève de l'ouest à l'est, et qu'au delà de la Meuse il forme des massifs d'une certaine élévation. « Le plus intéressant de ces massifs est celui qui est compris entre l'Ourthe et la Vesdre; c'est là que l'on trouve les points culminants du pays : la Baraque MicJiel (672 m.) et la Baraque de Fraifîcre (650 m.) « La Faune entoraologique de toute la région est très remarquable, ainsi que le prouveront les détails dans lesquels je vais entrer. Cependant une seule localité a été explorée d'une manière que l'on peut regarder comme complète ; pendant plusieurs années, la famille habitant la Baraque Michel a recueilli pour moi des Carabiques dans le rayon de deux lieues environ, que parcourait son bétail. Aywaille, Remouchamps et le fond de Quarreux n'ont été visités qu'à de rares intervalles ; la forêt de Hertogenwald vers Quarreux a été explorée pour moi, mais pendant une seule saison, par feu Auguste Donckier ; il en a été de même des environs de Sart et de Jalhay. Tout récemment la Société entomologique de Belgique a fait une excursion (8-18 juin) dans les envi- rons de Vielsalm. C'est à l'occasion de celte expédition que je vais donner un aperçu comparatif, en ce qui concerne les Carabiques, de la faune ento- mologique du pays entre la Vesdre et l'Ourthe. On comprend que cet aperçu ne pourra être que provisoire et qu'un travail définitif ne sei'a possible que lorsque d'autres explorations auront eu lieu. « LcsCarabiquesde Vielsalm qui ontété soumis à mon examen provenaient des chasses de MM. Sauveur, Colbeau, Roffiaen, Van Volxem et Weyers. XXX (Abréviations.) 0. Ourlhe. — V. Vesdrc — VS. Viclsalm. — H. Ilertogenwald. — B.M. Baraque-Michel. CICINDELIDES. Cicindela campestris L. (i)artout), M. RofTiaen a rapporté de Viclsalm une variété à él\ très très courtes. C. yermanica L. (Bords de l'O. M. Miedel). CARABIQUES. Omophron Umbalus F. (Bords de l'O. M. Miedel). Notiophilus aqualicus, L. (partout). N. palustris, Duft. (id.) N. biguUatus, F. (partout, sauf à VS.). N. rufipcs, Curt. (B.M.). Etaphrus cupreus, Duft. (V.-VS.). E. riparim, L. (B. M.-VS.). Loricera pilicornis, F. (V.-B. M.-VS.). La variété marginée de fauve est fréquente à la B.M. Cychrus roslralus, L. (V.-H.-VS.). Procrustes coriaceus, L. (abondant partout. — non rencontré à VS.). Carabus inlricatus, L. (V.-VS.) C. auralus, L. (partout). C. nilms, L. (B.M.). C. clathratus, L. (Mangombroux, près de Ver- viers). C. cancellatus, F. (partout). La variété à cuisses rouges est fréquente à la B.M.). C. (jranulalus. L. (partoutsauf VS.). C.monilis,Y. (V.-B. M.-VS.). —A la B.M. on trouve une var. d'un beau bleu, très petite ; C. reyularis, Wism. C. arvensis, F. (|)artout). La variété à pieds rouges : (C. Seileri, Heer. ) se trouve à la B.M. C. catenulalus, Scop. (partout). C. nenioralis, 111. (partout). C. convexus, F. (partout). C. vioîaceus. Lin. Le type ne se trouve point en Belgique, mais toutes les variétés, sauf le purpurascens se rencontrent abondam- ment à la B.M. M. Weyers a trouvé la var. (G. exaspérants, Dft.) entre Coo et Sta- velot. Calosoma sijcophaïUa, Lin. (Vesdre). Nebrta brerirollis, F. (partout). Leistus spi7)ibarbis,F. ([)artout, saufVS.). L. rufescens, F. (B.M.). Clivina fossor, Lin. (partout). C. collaris, Hbst. (seulement à Coo, et en très petits individus. Dijschirius (jlobosus, Hbst. (partout). llrachinus crepitaiis, L. (O.-V.). B. explodens, Duft. (0.). B. sclopela, F. (V.). Demetrias atricapillus, L. (B.M.). Dromius linearls, Oliv. (0.). D. listaceus, Er. (0.). D. IV.-maculalus, L. (O.-V.). D. IV-nolatus, Panz. (ib ). D. truneateUus, L. ,(VS.). D. foveola, Gyll. (0.). D. maurus, St. (ib.). D quadrillum, Dft. (ib.). Libia cyanocephahi, L. (ib ). L. chlorocephala, E. H. (ib.). L. ci-ux-minor, L. (ib.). Cyyni7idis humeralis, F. (O.-H.-VS.). C. raporariorum , L. [puiiclata Dej.) V.-Ay- waille-B.M. Panagœus crux-major, L. (0.). Callislus lunalus, F. (O.-V.). Chlœnius agrorum, 01. (O.-V.). C. vestitus, Payk. (O.-V.-H.-B.M.-Rcmou- champs). C. Schrankii, Duft. (O.-V.-B.M.). C. w'gricorms, F. (B.M.). Oodrs helopioldes. F. (O.-B.M.). Badister bipuslulatus, F. (O.-V.). B. humeralis, Bon. (O.-V ). Broscus cephiilotes, L. (Quarreux). Palrobus excavatus, Payk. (H.-B.M.). Prijstoniclius lerricola, IL (B.M.). Calathus cisteloidcs, 111. (partout). C. fulvipes, Gyll. (B.M.). C. fuscus, F. (0,-V.-H.-Ay\vaiIlc-Rcmou- champs). C. melonocephalus,L. (i)artout). XXXI Taphrianiralis, Panz. (partout). Anchomenus angusticollis, F. (partout). A. prasinus. Th. (O.-V.-B.M.) A. alpibes, F. (partout). A. oblongus, F. (VS.)- Agonum marginatuni, L. (0.). A. Vl-punclatum, F. (partout). A. ericeti, Panz. (B.M. Quarreux). Tous les inJ. de la Baraque-Michel sont d'une teinte sombre). A. parumpunctatum, F. (partout). A. gracilipes, Duft. (B.M). A. (var.) modestum, St. (0.). k.viduum, Panz. (partout). A. atralum, Duft. (V.), A. micans, Nie. (V.). k.piceum, L. (V.). A. fuliginosum, Panz. (V.). Olisthopus rotuiidatus, Payk. (partout). Sloviis pumicatus, Panz. (VS.). Pœcilus punclulalus, F. (0.). P. cupreus, L. (partout). V.dimidialus, 01. (O.-VS.). P. lepidus, F. (partout, sauf B.M. ). Lagarus vernalis, Panz. (partout). Lyperus aterrimus, Payk. (0.). Omaseus niger, Sch. (partout, sauf VS.). 0. vulgaris, L. (partout), 0. nigrita, F. (partout). 0. anthracinus, 111. (partout). 0. gracilis,D. (B.M.). Argutorstrenuus, Panz. (partout). Platysma oblongopunctata, F. (partout, saut VS.). P. ong'usfa/a, Duft. (B.M.). Steropus conciniius :St.et var.marfîrfMs,F.{part.) S. aelhiops, Panz. (B.M.). Pterostichus parumpunctatus, Germ. (partout). Abax striola, F. (partout). A, carinatus, Duft. (V.-Theux). A. ovalis, Duft. (partout). k. parallelus, Duft. (partout). Molops terricola, F. (H.-B. M.). Bradylus fulvus, D. G. (B.M.). B. apricarius, F. (partout). B. consularis, Duft. (B.M ). Curtonotus auliciis, Panz. (partout). Ce/i'a cursitans, Zimm. (Aywaille). C, &i7ron«, Gyll. (O.-V.-B.M.-VS.). C. rufocincta, Shlb. (partout, sauf VS.) Amara familiaris, Duft. (partout). A. tnï'»a/!«, Gyll. (partout). A. famclica, Zimm. (B.M.). A. vulgaris, Panz. (partout). A. communis. Panz. (partout). A. nitida, St. (B.M.). A. montivaga, St. (O.-VS.). A. ovata, F. (V.-B.M.). A. simiîata, Gyll. (B.M.-Remouchamps). A. plebeja, (Gyll. (B.M.-VS.). Zabrus gibbus, F. (partout, sauf VS.). Diachromus germanus, L. (G.) Anisodactylus signatus, Panz. (0.). A. binolatus, F. (partout). A. nemorivagus, Duft. (V.-B.M. -Quarreux. - VS.). Ophonus azureus, F. (O.-V.). 0. cordalus, Duft. (B.M.). 0. rupicola, St. (B.M.-VS.). 0. brevicollis, Dcj. (0.). Harpalus rufîcornis, F. (partout). H. griseus, Panz. (O.-Remouchamps). H. calceatus, Duft. (V.) H. laevicollis, Duft. (V.-B.M.-VS.). Var. miens, Heer. (B.M.). H. ignavus, Duft. (B.M.-VS.). Var. nitidus, St. (B.M.). H. dislinguendus, Duft. (B.M.). H. aeneMi, F. (partout). H. rubripes, Duft. (VS.). H. to(MS, L. (partout). H. luteicornis, Duft. (B.M.). H. /■««9!Jjo««s, Duft. (B.M.-VS.). H. «ardus, Panz. (O.-V.). H. caspius, Stev. (0.). H. anxius, Duft. (0.). Sienolophus teutonus, Schr. (V.-B.M.). S. vespertinus, Panz. (0.). Acupalpus flavicolUs, St. (0.). A. dorsalis, F. (0.). A. brunnipes, St. (V.). A. meridianus, L. (O.-V.). A. consputus, Duft. (0.). Bradycellus cognatus, Gyll. (B.M.). B. harpalinus, D. (partout, sauf VS.). B. coZ/ans, Payk. (B.M.). B. similis, D. (B.M.). Trechus discus, F. (0.). T. micros, H. (O.-V..) T. longicornis, St. (O.-V.) T. rubens, F. (paludosus, Gyll.) (B.M.). T. minulus, F. (partout). T. oblusus. Et. (0.). T. secalis, Payk. (partout). Pé-rileptus areolattis, Cr. (V.-O.-VS.). 7ac/ii/j /F-sisna Ces principes sont ceux qui doivent dicter le programme des études publiques. «Parcourons ensemble ce programme, Messieurs, à l'effet de nous assurer s'il attribue aux leçons d'histoire naturelle, une part suffisamment large, eu égard à leur importance. «Dans les écoles moyennes inférieures, plus judicieusement désignées autrefois sous le nom d'écoles primaires supérieures, l'enfant de 10 à 13 ans ANNALES, soc. EMTOM. DF. BELGIQUE, T. XI. f L XLXII reçoit, aux termes de la loi, « des notions des sciences naturelles appli- » cables aux usages de la vie. » ïSi Ton consulte la liste officielle des matières enseignées dans les écoles, on y constate que les notions dont il vient d'être parlé, sont les suivantes : « 2""= Année d'études: Zoologie. — Notions d'anatomie. — Classifi- » cation des animaux. — Élude particulière des espèces les phis utiles à » Vhomme. » 3""^ et dernière année d'études : Botanique : description sommaire des » principaux organes : racines, tiges, Jleurs et fruits; leurs modifications » et leurs fonctions. — Système de Linné. — Étude des végétaux les » plus en rapport avec Vhomme, soit par leur utilité, soit par leurs pro- » 2^^'i^t^s nuisibles. » sPeut-ètie eût-on pu introduire utilement dans ce programme quelques éléments de minéralogie et de géologie ; exiger, pour la zoologie, la connais- sance, au moins, des principaux animaux vertébrés de notre faune, et, pour la botanique, celle du système naturel de classification des plantes. îll me semble, toutefois, que, dans leur ensemble, et pour autant qu'un nombre d'heures convenable leur soit consacré, les études élémentaires qui viennent d'être indiquées suffisent à l'enseignement primaire: elles ont pour unique objet la connaissance de faits et de choses que nul, dans la société, ne peut ignorer. » Il y a quelques années, le Gouvernement a mis au concours la composi- tion d'un traité élémentaire sur les sciences naturelles, à l'usage des écoles ; espérons que ce concours, dont les résultats ne sont pas encore connus, produira un effet salutaire sur l'enseignement, dans les institutions auxquelles il est destiné. î Cependant, il est un point sur lequel je crois devoir insister ici : c'est sur la nécessité de mettre sous les yeux des élèves qui reçoivent les premières notions des classifications zoologique et botanique, quelques types des diffé- rentes classes, familles et genres, soit que l'instituteur les leur offre en nature, lorsque la chose est possible, soit, au moins, qu'il les leur repré- sente sous forme de dessins correctement tracés. Cette marche a toujours été suivie pour l'enseignement de la géographie, que les cartes apprennent mieux que les livres ; on l'applique, dans quelques écoles, à l'enseignement du système décimal des poids et mesures, des monnaies etc. ; on a tenté déjà de l'étendre à la connaissance de l'histoire elle-même. La mémoire des choses. Messieurs, est plus persistante que celle des mots; chez l'enfant surtout, l'œil, mieux que l'oreille, fixe les souvenirs. «Passons à l'enseignement moyen humanitaire. « Le programme des cours donnés dans la section des athénées et collèges, XLIII dite des humanités, renseigne bien les préceptes de la rhétorique et de la poésie, l'étude de la langue grecque, l'étude approfondie des langues latine et française, l'histoire, les mathématiques, les arts graphiques, la musique vocale même, mais nous y chercherions vainement l'étude de l'iiistoire naturelle. i)Elle y figurait cependant autrefois; quatre années entières lui étaient consacrées; mes condisciples d'alors, qui êtes aujourd'hui mes collègues, vous ne l'avez point oublié ! Vous n'avez point oublié plus que moi les savantes et instructives leçons de notre honoré maître Wesmael, que l'Académie et la Société entomologique comptent parmi leurs membres les plus illustres, leçons que nous trouvions toujours trop rares et trop courtes à notre gré, et dont le charme tempérait les rigueurs du vers grec et du thème latin ! ï Serait-ce pour cette cause que le législateur sévère a banni l'histoire naturelle du programme des études humanitaires? Connaissant l'attrait qu'elle présente, la passion qu'elle inspire parfois, en aurait-il redouté les effets ? Aurait-il voulu les prévenir en sapant l'arbre du mal à sa racine? «Je ne puis le croire. — Il faut. Messieurs, des distractions à la jeunesse; l'étude des langues mortes et des mathématiques est trop aride pour absor- ber toutes ses pensées; je dirai plus, il est un tige où certains entraîne- ments de l'imagination se manifestent fatalement chez l'adolescent. — A quoi bon les combattre, ils sont inévitables; mieux vaut les diriger. Or, est-il une passion plus pure, moins dangereuse que celle qu'inspire la lecture du grand livre de la nature? « Elle désennuie les moments de loisir, » a dit un de mes honorables prédécesseurs, M. le docteur Breyer, « elle préserve l'imagination, avant « l'âge de la maturité, de beaucoup de dangers, fruits du désœuvrement. » » Quelle peut être donc la cause du silence de la loi? » Dira-t-on que l'histoire naturelle, dans l'enseignement moyen humani- taire, ne présente aucune utilité pratique? »Mais, Messieurs, cet enseignement n'est-il pas préparatoire aux études universitaires, et n'est-ce pas de l'université que sortent, non-seulement les docteurs en médecine, mais les docteurs en sciences naturelles eux-mêmes ! » Il est vrai que, pour obtenir les diplômes qui confèrent ces titres, il faut avoir préalablement obtenu celui de candidat en sciences naturelles, et que ces dernières sciences sont enseignées dans le cours de candidature ; mais, Messieurs, est-ce en une année d'études, est-ce à l'université que l'on peut à la fois commencer et terminer l'étude de la zoologie, de la botanique, de la minéralogie et de la géologie? Autant dire que les langues latine et grecque seront exclusivement enseignées dans les cours de candidature en philosophie. XI.IV s II y a plus : le docteur en philosophie, ne reçoit pas même, lui, l'enseigne- ment sommaire dont je viens de vous entretenir. L'étude de la nature serait- ellc, par hasard, inutile au philosophe? i Au surplus, on dénaturerait étrangement la portée des études huma- nitaires, en n'y voyant d'autre but que la connaissance des matières indispensables à l'exercice des professions. Ce but, je le répète, est surtout de développer les facultés de l'esprit, or, entre toutes les sciences, l'histoire naturelle est peut-être la plus propre à produire ce résultat. I) Est-il un spectacle plus digne d'élever les idées dans le domaine du beau et du vrai, que celui de la nature, toujours grande, toujours parfaite! dOîi l'esprit d'observation trouvera-t-il une source d'activité plus féconde, plus inépuisable, que dans l'étude des insectes, par exemple, dans celle de leurs mœurs, de leur structure, do leurs transformations? » Le raisonnement, la méthode, ne sont-ils pas indispensables au natura- liste, pour lui permettre d'assigner sou rang systématique à chaque être organique ou inorganique, dans l'échelle du règne auquel il appartient? Est-il, enfin, une science qui emprunte plus à la mémoire que l'histoire naturelle, affectant un nom propre, non-seulement à chaque famille, à chaque genre, mais aux myriades d'espèces animales et végétales qui peuplent le monde? i)On le voit donc, tout concourt à assigner son rang à l'histoire naturelle parmi les matières de l'enseignement moyen humanitaire ; c'est là sa véri- table place, elle a le droit d'y figurer. » Je serais heureux. Messieurs, si ma faible voix, rendue plus forte par le concours des vôtres, était entendue au-delà de cette enceinte, et si le Gouvernement, reconnaissant l'utilité de modifier, dans le sens indiqué, le programme des matières de l'enseignement moyen supérieur, usait, à cet effet, des pouvoirs que lui attribue l'article 24 de la loi du 1" juin 1850, dont l'exposé des motifs indique clairement la portée, dans les termes suivants : « En proposant de régler par la loi les matières d'enseignement, le Gou- » vernement n'entend point les enfermer dans un cercle immualjle; il se » réserve d'en étendre ou d'en restreindre le programme selon les besoins » des localités, les progrès du temps, et les leçons de l'expérience. » » Avant d'abandonner ce sujet, permettez-moi. Messieurs, quelques réflexions, qui sont ici à leur place, à propos des cabinets et musées d'histoire naturelle. » Chacun de vous sait, par expérience, que les descriptions les plus détail- lées ne sont réellement complètes et ne se fixent bien dans la mémoire, que lorsqu'elles sont appuyées de planches figuratives, et, surtout, lorsqu'elles XLV peuvent être contrôlées par l'inspection même des sujets décrits, faite, soit , dans la nature, soit dans les collections. )>De là l'utilité des excursions entomologiques, botaniques, etc., et celle des cabinets d'histoire naturelle, comme corollaire des études. »I1 serait désirable, à mon avis, qu'une partie du temps consacré à l'his- toire naturelle dans les athénées, fût employé en promenades scientifiques dirigées par le professeur, et que celui-ci eût toujours à la disposition des élevés, une série de petites collections composées d'exemplaires empruntés aux genres essentiels des principales familles de chaque ordre, de chaque classe, dans les différents règnes : exemplaires choisis, de préférence, parmi les espèces propres à notre sol national. «Les cabinets d'histoire naturelle dans les universités de l'État, devraient être organisés d'après le même système, tout en étant, comme la raison l'indique, plus complets que les précédents, c'est-à-dire en réunissant le plus grand nombre possible d'espèces de chaque genre. — Ce qui importe surtout ici, c'est que l'ordre et la méthode président aux dispositions, que les déterminations soient rigoureusement exactes, et qu'à chaque exem- plaire soit annexée une étiquette apparente, renseignant ses noms, synony- mies et provenances. Aucune collection publique, quelque importante qu'elle soit, ne sera vraiment utile à la science, si elle ne réunit ces der- nières conditions. ^1) Quant aux musées d'histoire naturelle proprement dits, appartenant à l'Etat, on comprend que le Gouvernement y réunisse toutes les richesses de la nature qu'il a acquises à titre gratuit ou onéreux; mais ces établisse- ments, il importe de le constater, ne sont point de simples cabinets de curiosités, ce sont aussi des lieux d'étude pour les naturalistes, tant pour ceux qui ne seraient point admis à visiter les collections des universités réservées à l'usage des étudiants, que pour les étudiants eux-mêmes, dési- reux d'étendre le cercle de leurs connaissances. Les musées dont je m'occupe doivent donc être organisés sur le même pied que les cabinets d'histoire naturelle dépendant des universités, en tant qu'ils ne se confondent pas avec eux ; c'est là une conséquence nécessaire du principe de la liberté des études. » Ces dernières observations s'appliquent surtout au Musée Royal d'his- toire naturelle de Bruxelles, musée central qui doit servir de modèle aux autres, et qui, à ce titre, doit offrir, dans les trois règnes, non-seulement une série de collections plus complètes que celles des universités, mais encore, dans chacune de ces collections, un nombre considérable d'espèces et de variétés : je dirai plus, la presque totalité des animaux, végéiaux et minéraux qui appartiennent au sol belge. XLVI » Il y aurait encore bien des choses à dire à ce sujet, mais je m'arrête, de crainte quen disant trop, l'on ne m'accuse de ne rien dire. î Je suis heureux de pouvoir constater. Messieurs, sous tous les rapports, l'état prospère de notre association, qui compte aujourd'hui 105 membres, dont 77 effectifs, 12 honoraires et 16 correspondants. — Six de ces membres ont été reçus pendant le cours de l'année qui vient de s'écou- ler. «Les Sociétés scientifiques du pays et de l'étranger en relation d'échange de publications avec la nôtre, sont au nombre de 20 , savoir : En Bel- gique 4, en Hollande 2, dans le Grand-Duché de Luxembourg 1, en P'rance 3, en Allemagne 7, en Russie 1, en Amérique 2. ï Celles de ces Sociétés dont les relations avec nous datent de l'année sont : la Société impériale des naturalistes de Moscou, la Société impériale et royale de Zoologie et de Botanique de Vienne, la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, la Société de Steiermark de Graatz, la Société malacologique de Belgique, la Société des lettres, sciences et arts du Hainaut et la Fédération des Sociétés d'horticulture nationale. » Nos assemblées mensuelles ont été régulièrement tenues, avec plus d'assi- duité et plus de fruit que précédemment : ce résultat est dû, en partie, à la résolution que vous avez adoptée au mois d'octobre dernier, de publier le bulletin de nos séances périodiques. Ce bulletin est adressé, non-seule- ment à tous les membres effectifs qui habitent le pays, mais encore au ministère de l'Intérieur, à l'Académie royale des sciences et belles lettres, aux facultés des sciences de nos quatre universités, ainsi qu'à toutes les sociétés du royaume qui se livrent, comme nous, à l'étude des sciences naturelles. I) L'excursion entomologique annuelle a eu lieu à Vielsalm, vers la mi- juin; un nombre considérable d'insectes appartenant aux différents ordres y a été recueilli; leur énumération, déjà commencée, sera complétée cet hiver. Il a été convenu que dorénavant, à la suite de l'excursion ordinaire, il serait fait, et inséré aux Annales de la Société, un rapport détaillé de l'expédition, destiné, non-seulement à relater les résultats de celle-ci au point de vue des découvertes entomologiques, mais encore à donner un aperçu général de la localité explorée. «Parmi les travaux scientifiques les plus importants que la Société a reçus cette année, je citerai les suivants, dont une partie a déjà été insérée au tome IX de nos Annales, publié en décembre, dont une partie tigurc au tome X, qui est imprimé et va être distribué, dont une autre partie, enfin, est réservée au tome XI, qui paraîtra dans le cours de l'année sociale qui commence : XLVIl )^ 1° Une note de M. le baron de Sélys-Longchamps, relative au travail de M. Lallemant sur l'invasion des sauterelles en Algérie (tome IX). i>2° Un volumineux mémoire de M. Putseys, contenant la révision géné- rale des Clivinides (tome X). »3° Une notice de M. Roelofs, sur un nouveau genre de Curculionides, suivi d'un rapport de M. le professeur Lacordaire (tome X). «4° Une notice de M. le baron de Sélys, concernant une espèce nouvelle de Névroptère du genre Nemoptera, découverte dans l'Asie -Mineure (t.X). » 5" Additions et corrections, par le même, au Catalogue raisonné des Orthoptères de Belgique (tome XI). » Les travaux dont la présentation a été annoncée, sont les suivants : un supplément à la notice précitée de M. Roeloffs sur un genre nouveau de Curculionides. — un mémoire de M. Colbeau sur la tératologie entomologique. — un catalogue des Tenthrédines de la Belgique par M. Jules Delafontaine. » Quant aux notes, observations, communications et analyses, souvent fort intéressantes, qui ont été produites dans le cours des assemblées mensuelles, elles sont trop nombreuses pour qu'il me soit possible de les énumérer ici ; je me bornerai à renvoyer aux bulletins qui les reproduisent, et à citer les noms de leurs auteurs : MM. Breyer, Candèze, Capronnier, Colbeau, De Borre, J. Delafontaine, baron de Sélys-Longchamps, baron de Thy- sebaert, Fologne, Houzé, Lambotte, Miedel, Peteau, Puis, Putzeys, Roe- lofs, Sauveur, Timmermans, Van Volxem et Weyers. » Parmi les travaux auxquels je viens de faire allusion, je signalerai tout particulièrement ceux qui, préparatoires à la rédaction d'une faune ento- mologique sérieuse de la Belgique, consistent dans l'énumération des espèces qui ont été observées sur les différents points du pays, et dont la détermi- nation, faite par des spécialistes, ne peut laisser de doute sur l'identité des espèces indiquées, «Votre Conseil d'administration, Messieurs, s'est efforcé de remplir sa tâche d'une manière consciencieuse et utile. tDans l'intérêt des collections, dont le développement fera l'objet de ses soins dans le cours de l'année sociale qui prend date aujourd'hui, il s'est adjoint un conservateur, dont la présence au local de la Société, à jours et à heures fixes, permettra probablement de rendre ce local, ainsi que les collections qu'il renferme, accessibles aux membres de la Société deux fois par mois au moins, pendant une notable partie de la journée. » Différentes mesures d'ordre ont été prises et exécutées pour assurer la régularité de la tenue des registres, du dépôt des livres, des impressions, X LVllI de la distribution et de la vente des Annales, du recouvrement des coti- sations, ainsi que pour faciliter le contrôle. nUn catalogue nouveau de notre bibliothèque a été dressé et inséré au tome IX des Annales. » Quant aux nombreux ouvrages dont la Société a reçu l'hommage plus tard, et qui ont notablement enrichi sa bibliothèque, ils se trouvent insérés au tome X. ï Votre commission administrative. Messieurs, a dû faire face cette année à une dépense extraordinaire résultant de la publication de deux volumes dans le cours du même exercice social, mesure rendue nécessaire par le retard qu'avait éprouvé la publication de l'un des volumes précédents. »Je suis toutefois heureux de pouvoir vous informer que, malgré cette charge exceptionnelle, et malgré le surcroît de frais exigé par le travail de conservation de nos collections et par l'impression des procès-verbaux de nos séances mensuelles, la balance du compte des dépenses et recettes, toutes dépenses acquittées comme toutes recettes acquises, se soldera par un actif de près de 600 francs, réversible sur l'exercice prochain. » Je considère comme un devoir. Messieurs, en terminant cet exposé peut- être un peu long, de remercier sincèrement mes collègues du Conseil d'ad- ministration du concours actif et éclairé qu'ils ont bien voulu me prêter dans l'accomplissement de la tâche assez laborieuse que nous avons remplie ensemble cette année. » Sur la proposition de M. le docteur Breyer, l'Assemblée décide que le discours qui précède sera communiqué à M. le ministre de l'intérieur, et que l'attention toute spéciale de ce haut fonctionnaire sera appelée sur l'utilité des réformes que M. le Président de la Société a émis le vœu de voir introduire dans le système d'organisation actuel des études, en ce qui concerne l'enseignement de l'histoire naturelle. L'Assemblée décide également que le discours dont il s'agit, sera trans- mis à la Ligue de l'enseignement. M. A. Delafontaine, au nom delà Commission de vérification des comptes, signale l'état prospère de la Société au point de vue financier, et conclut à l'approbation des comptes et de l'inventaire pour l'exercice social 1866-1867. Ces conclusions sont adoptées. L'Assemblée adopte également le projet de budget qui lui est soumis par le Conseil d'Administration, pour l'exercice 1867-1868. Le taux de la rétribution annuelle des membres de la Société, pour ce dernier exercice, est maintenu au chiffre de 12 francs. Le prix commercial de chaque volume des Annales est fixé à 12 francs ; il XLIX est décidé, toutefois, que /es membres de la Société pourront obtenir tel nombre d'exemplaires de chaque volume qu'ils jugeront convenable, au prix de 8 francs. M. le Président donne lecture des modifications suivantes que le Conseil d'administration propose d'apporter aux Statuts : A. Le paragraphe suivant est ajouté à l'art. 27. « Aucun exemplaire desdites Annales ne pourra être délivré aux membres » effectifs qui n'auraient point acquitté la rétribution annuelle. » B. Le 2""' paragraphe de l'art. 29 est remplacé par la disposition suivante : « Les membres effectifs reçus, chaque année, depuis le jour de Tassem- » blée générale jusqu'au 30 juin suivant, sont tenus au payement de la » rétribution entière; ceux reçus depuis le l'"'' juillet jusqu'à la clôture de » l'exercice social, sont dispensés du paiement pour cet exercice, mais n'ont » point droit, pendant ladite période, aux publications de la Société. » C. L'art. 31 est abrogé et remplacé par la disposition suivante : « Le Conseil d'administration, sur l'avis conforme de la Commission de » vérification des comptes, est autorisé à rayer de la liste des membres de » la Société, le nom de tout membre effectif en retard, pendant deux ans » au moins, d'acquitter la rétribution annuelle. » Les modifications qui précèdent sont adoptées. L'Assemblée, après avoir pris connaissance de certaines observations écrites présentées par M. le baron de Sélys-Longchamps au sujet de l'excursion entomologique annuelle de 1868, ainsi que des propositions faites à ce sujet par Messieurs Colbeau, Van Voixem et J. Delafontaine, décide que cette excursion aura lieu aux environs d'Arlon. M. Breyer engage ceux de ses collègues qui habitent la province, à vouloir bien signaler avec soin à la Société les localités qui leur semble- raient offrir un intérêt particulier au point de vue de l'exploration entomologique. M. Weyers dépose un exemplaire du tome X des Annales, dont l'impres- sion est terminée. Il est entendu que, conformément h la disposition nou- velle ajoutée à l'art. 27 des statuts, ce volume ne sera distribué, pour le moment, qu'à ceux des membres effectifs qui ont acquitté leur rétribution annuelle pour l'exercice social 1866-1867. L'ordre du jour appelle l'élection de trois membres du Conseil d'adminis- tration en remplacement de MM. Capronnier, Houzé et Timmermans. Sont élus : MM. Capronnier, Houzé etRosart, MM. A. Delafontaine, Andries et Peteau sont réélus membres de la Commission de vérification des comptes. La séance est levée à 2 1/2 heures. ANNA1.es, soc. KNTOM. DC BELGIOCK, T. XI. Q Assemblée mensuelle du 5 Octobre 1807. PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé. M. le président informe l'Assemblée que le conseil d'administration, dans sa dernière séance, à nommé, pour cette année : Vice-Président : M. Capronnier; Secrétaire-bibliothécaire : M. Weyers; Secrétaire-archiviste : M. C. Van Volxem; Trésorier : M. Pologne. M. le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de l'Assemblée générale annuelle du 29 septembre 1867. Ce procès-verbal est adopté. La Société a reçu pour sa bibliothèque les ouvrages suivants : 1" Grenier, D"" A. Matériaux jwur servira la faune des CoIéo])tères de France, br. in-S". — (Don de l'auteur). M. Van Volxem est chargé de l'analyse de cet ouvrage. 2° Annales de la Société entom,ologique de France, 4""' série, T. Vil, 1867, P trimestre. — (Échange avec les Annales). 3" Proceedlngs ofthe Boston Society ofnatural historij, vol. 1, 2, 3, 10, 11, vol. in-8°. 4» Conditions and Doings of tlie Boston Society of natural Mstory, br. in-8". 5" Journal ofthe Boston Society of natural Jiistory, vol. 1, 2, 3, 4 et 5. Br. iu-S", avec planches. 6" Memolrs of the Boston Society of natural Mstory, vol. I, l""'" et 2'"" parties. Gr. in -4", avec planches. 7" Anmial report ofthe trustées of the Muséum of comparative Zoo- logy. 1866. — (Envois de la Société d'histoire naturelle de Boston, en échange avec les Annales). 8° Scudder, S. H. An inquiry into the zoological relations ofthe firsi discovered traces of fossil Nevropterons insects of North-AmeriJia, with remarks ofthe différence of structure on the icings ofliving Nevroptera, Br. in -4°, avec planches. « 9" Verrill. Description ofa species o/Samia, supposed to le new, from Norway. Br. in -8". 10° Packard. Notes on two Ichneumons parasitic on Samia Columbia. Br, in-8». — (Envoyés en don par M. S. Scudder, membre correspondant). 11« Animal report of the loard of régents oftlie Smithsonian Institu- tion. Année 1865. Un vol. rel. in-8". 12° Leconte. List oftlie Coleoptera of North-America. Part. I, m-S". 13° Leconte. New species of North-American Coleoptera. P. I, in-8°. 14° List of the works published hy the Smithsonian Institution. (En- voyés par la Smithsonian Institution de Washington). 15° Po'oceedings of the entomological Society of Philadelphia. Vol. IV, V et VI. l" partie, in-8°, avec planches. 16. The practical Entomologist. Vol. II, n"' 1 et 2. Gr. in-4", avec fig. — (Envois de la Société entomologique de Philadelphie). M. Weyers est chargé de l'analyse de ces publications. 17° Schrlften der Ko iiiglicheii i')hysikalisch-okonomischeii Gesellschaft zîi Kônigslerg. 6"" et 7'"' années 2 vol. gr. in-4". — (Échange avec les Annales). 18° Bulletin de V Académie royale des sciences, lettres et beaux- arts de Belgique. 36"^ année, 2"'" série, T. XXIV, n" 8, in-8°. — (Envoyé par l'Académie). 19° Berce. Faime entomologique française, [Papillons), l"" volume [Bhopalocères), in-S", avec atlas de 18 pi. coloriées. — (Don de M. Emile DeyroUe. M. Sauveur est chargé de l'analyse de cette publication. 20° Mitlheilungen der Schmeizerischen entomologischen Gesellschaft . Vol. II, n° 6, in-8°. — (Don de Bischoff-Ehinger). M. le Secrétaire communique une lettre de la Société entomologique de Philadelphie, accompagnant l'envoi de ses publications, et demandant réchange avec les Annales. L'Assemblée décide que cet échange aura lieu. M. le Secrétaire donne lecture d'une lettre par laquelle M. le docteur Huijvenaar, de Hong-Kong (Chine), remercie la Société de l'avoii- nommé membre correspondant. Il est donné lecture ensuite d'une lettre de M. Putzeys, proposant l'échange des Annales contre un ouvrage périodique de M. Andrew Murray. en cours de publication, intitulé : The Journal of travcl and Natural history. L'Assemblée décide que l'échange aura lieu à partir du X'" volume. M. Weyers demande à l'Assemblée de ratifier une décision prise par le Conseil d'administration, relative à l'échange des Annales, contre celles de Société de Styrie. LU L'Assemblée décide que la collection complète des Annales sera envoyée à ladite Société. Il est résolu également que cette même collection sera expédiée à la Société Entomologique de Saint-Pétersbourg, avec demande d'échange. M. Weyers dépose les deux planches qui doivent accompagner respec- tivement le travail de M. deSélys-Longchamps et une note de M. Roelofs. M. le Président donne lecture d'une lettre de M. de Sélys-Loiigchamps, annonçant le dépôt prochain du catalogue raisonné des Névroptères de Belgique. M. "Weyers annonce avoir pris le 16 septembre dernier à Groenendael, les Cardbus intricatus, arrensis et auronitens, var. Putzeysii. Ces insectes couraient, mais il était évident qu'ils venaient d'éclore, leurs téguments étant tellement mous, qu'on osait à peine les saisir. — Le Carabus cateuu- latus était excessivement commun. M. Mors retourna au même endroit quelques jours après, et trouva les mêmes insectes, plus le Caràbiis auroni- tens type, le Cychrus attamaUis et le Procrustes coriacens^ tous deux très communs. M. Colbeau confirme le fait. M. Breyer, par contre, fait remarquer, que si la saison actuelle est favorable à la chasse des Coléoptères, elle n'a jamais été aussi pauvre, pour autant qu'il s'en souvienne, en noctuides automnales. Les espèces les plus communes les années précédentes, ou bien sont rares, ou bien manquent tout-à-fait ; et les moyens de chasse qui donnent les autres années les plus beaux résul- tats, n'en donnent presque pas cette année. M. Colbeau donne lecture d'une note de M. Haunon, relative à la résis- tance vitale de VOri/des nasicornis. La séance est levée à 9 1/2 heures. yissemblée uiensucUe du 9 Hoveiubre lâ^07. PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé. M . le Président donne lecture d'une lettre de M. A. Joly, par laquelle ce dernier donne sa démission de membre de la Société. M. le Secrétaire donne lecture d'une lettre de la Société d'histoire natu- relle, de Boston, accompagnant l'envoi de ses publications, dont il a été fait mention dans le compte-rendu précédent. LUI La Société a reçu pour la bibliothèque : Anmles de la /Société phytologique et micrograpMque de Belgique. T. I, liv, IX et X. — Br. in-S». De Id part de cette société. L'ordre du jour appelle l'examen d'un système de classification pour les Coléoptères de la Société. Sur la proposition de M. le docteur Breyer, et après une discussion à laquelle prennent part MM, Sauveur, Breyer, Weyers, Colbeau et Van Volxem, l'Assemblée décide que la collection sera classée suivant l'ordre adopté par M. Schaum, dans la dernière édition (1862) de son Catalogus Coleopterorum Eurojpœ. M. Colbeau propose, qu'à l'avenir, dans la liste des ouvrages reçus i)ar la Société, qui est publiée chaque année à la fin du volume des Annales, l'on fasse suivre le titre des ouvrages périodiques reçus, d'un sommaire indi- quant autant que possil)le la nature des travaux entomologiques que ces ouvrages contiennent, afin que tous les membres de la Société puissent plus facilement rechercher les travaux qui les intéressent plus particulièrement. M. le docteur Breyer donne lecture de la note suivante : a Le Bulletin de l'Académie des Sciences contient un petit travail de M. Terby, candidat en sciences naturelles à l'Université de Louvain, sur le procédé qu'emploient les araignées pour relier par un fil des points éloignés. » L'auteur relate une série d'observations très-bien faites et très-con- cluantes, en partie neuves, et d'après lesquelles je crois pouvoir résumer la production des tissus ou toiles d'araignées de la manière suivante : » Tout le monde sait que le fil de l'araignée est composé d'un nombre fort considérable de fils beaucoup plus minces qui se réunissent en un ensemble dès leur sortie des glandes séricifères. Les glandes séricifères elles- mêmes constituent un organe glandulaire multiple posé près de l'ouver- ture anale de l'abdomen des araignées. Chacune de ces glandes a son canal excréteur aboutissant au dehors. Cette terminaison prend le nom de filière, et chaque filière produit un fil simple, tous ensemble, le fil d'araignée tel que nous le connaissons. Y a-t-il d'autres conduits interposés entre les con- duits filières, destinés à sécréter un produit subsidiaire lubrifiant ou modi- fiant d'une manière quelconque les fils simples ou le fil composé? Cela reste une question à résoudre. Quoi qu'il en soit de la production du fil, son appa- rition extérieure se fait par une espèce de tirage; c'est-à-dire que l'excré- tion se fait, non par une force expulsive interne, mais par une force externe de traction. Cette traction varie et montre trois ou quatre formes différentes si l'on veut : LIV » 1° Étirage par la marche de l'araignée. » Ce procédé appartient à toutes les espèces en commun et constitue évi- demment le procédé fondamental. » L'araignée touche, avec sa partie anale et, par là, avec ses filières, un corps quelconque ; que ce soit l'aspérité d'un mur, un grain de sable, une partie végétale, même une surface lisse, peu importe, elle y fixe, y colle un commencement de fil. Alors elle se met à marcher et, à mesure qu'elle avance, elle étire son fil, s'aidant pour cela du point d'attache et de l'élasti- cité du fil produit. A un point choisi par elle, l'araignée s'arrête, fixe le fil, change de direction et continue sa marche et l'extraction du fil. » Si l'observateur intervient pendant ce travail, s'il saisit ce fil sur un petit bâton, sur une partie quelconque de son parcours, l'araignée continuera à marcher tant que le bâton reste tranquille et maintient la tention du til ; mais dès que le bâton, tout en restant en place, fait un mouvement tour- nant pour enrouler le fil, l'araignée arrêtera sa marche. Elle se prêtera tran- quillement à cette extraction artificielle de son fil, et l'observateur pourra facilement enrouler des centimètres et des aunes du fil, sans que l'animal s'effarouche ou se fatigue. L'araignée cherche donc plutôt à être débarrassée du contenu des glandes séricifères, qu'elle n'est occupée à construire sa toile. » 2° Étirage far la cîmte. Fil parachute. » Peu d'araignées se laissent tomber sans s'attacher à la place qu'elles quittent par un commencement de fil. Ce fil se prolonge, amortit la rapi- dité de leur chute et leur sert à se tenir suspendues en l'air, en supprimant la continuation de l'étirage. » 3° Étirage du fil par le momement de Vair. » Certaines araignées réunissent des points fort éloignés et se servent de leur fil pour traverser des intervalles qu'elles ne veulent pas ou qu'elles ne peuvent pas franchir par la marche. C'est ce procédé que M. Terby a eu le mérite d'observer et d'élucider d'une manière fort heureuse. » Ses observations portent surtout sur le NuctoUe callophyle, VFpéire diadème et la Tétragnathe étendite. » Si on établit au milieu d'un bassin d'eau une petite île, et sur cette île une petite branche, l'araignée, placée dans cette espèce de prison, en fera le pourtour, se verra prisonnière et restera tranquille tant que l'air n'est pas agité. Mais dès qu'on établit un courant, soit en soufflant, soit en ouvrant les fenêtres, soit en expérimentant en plein air, elle se met en mouvement, monte sur la branche, se suspend à son fil parachute, remonte contre celui-ci, attache un nouveau fil à un point quelconque du lil para- chute, et retourne prendre sa position à la partie inférieure du fil paracimte. LV Elle se tient contre celui-ci par ses pattes, et lève sa partie anale exposée au vent, de manière à ce que le fil parachute se trouve tendu par son poids et que le nouveau fil reste libre entre un point d'attache et un point de naissance aux filières des canaux séricifères. Ce (il se trouve donc balloté par le vent, il s'étire peu à peu au point de sa naissance, il forme une espèce d'anse qui, d'un demi-cercle, se change en cylindre fort allongé jus- qu'à ce qu'il trouve à s'accrocher à un pied, à deux pieds, à vingt pieds de distance. Quand le fil est amarré, il cesse de tirer et l'araignée, avertie, essaie avec sa patte si son ancre a pris terre. Quand elle a acquis cette cer- titude, elle s'avance le long de son pont, le fortifiant probablement d'un fil supplémentaire. Le reste de son travail va de lui-même. » Ce travail présuppose l'araignée suspendue à son fil parachute. M. Terby s'est dit : « Si je ne mets pas d'éminence, si je ne place pas de branche dans mon île, si j'établis la terre ferme tout à niveau, le fil parachute devient impossible; comment se comportera alors ma prisonnière? » Dans ces con- ditions, comme dans l'autre, l'araignée est restée tranquille tant que l'at- mosphère ne présentait pas un mouvement suffisant pour entraîner le fil. Quand ce mouvement s'est fait sentir, l'animal a cherché d'abord à se sus- pendre; mais, de guerre lasse, dans une recherche île l'impossible, il a fini par se dresser tout haut, presque verticalement sur ses pattes, permet- tant au courant d'air de passer en-dessous de lui. Le fil simple sans anse a fini par être emporté par le vent et par s'accrocher au-delà de l'eau, de manière à servir de pont. j> M. Terby dit qu'il est difficile de s'expliquer, dans ce cas, la première formation du fil, et je suis parfaitement de son avis; autant que quelqu'un qui n'a pas observé peut affirmer, en histoire naturelle, j'afïirmerai impos- sible cette formation première ; je crois qu'il doit s'être passé un petit acte fort difficile à observer, mais fort naturel et fort simple. L'araignée doit avoir étiré la première partie du fil en fixant un bout par terre et en lais- sant se développer, pendant qu'elle est sur ses échasses, le fil qui va do la terre au conduit des glandes. Cette attache, peut-être pas solide, peut-être inaperçue, peut-être trop peu distante pour maintenir sa courbe, se sera détachée et aura été entraînée par simple flottaison. Peut-être aurait-elle présenté même une espèce de nœud qui, par sa résistance aura augmenté la force du courant étireur. » Après ces explications, il ne sera plus possible de reprocher au natura- liste de ne pas même savoir comment procède l'araignée pour tendre ses toiles. Pourtant quelques points restent à élucider, et il serait fort inté- ressant de pouvoir répondre à deux questions qui concernent l'art de tisser si admirable et si répandu parmi les insectes chez les uns à l'état parfait. LVl chez les autres à l'état de larves. Le premier point est une question chimique: celle de savoir par quelle influence le fluide sericogène, qui se trouve déposé en quantité dans le canal (!es glandes séciétrices, se solidifie d'une manière instantanée à sa sortie. Est-ce le contact d'une autre sécrétion qui sert de siccatif, ou est-ce l'influence de l'air atmosphérique? » Je vois à cette question non-seulement un intérêt scientifique, mais un intérêt industriel et commercial. Si c'est l'air atmosphérique qui est la cause du durcissement du fil, il doit y avoir des moyens de récolter la matière sericogène sur une quantité de chenilles qui en produisent, mais qui filent des cocons qui ne peuvent pas être dévidés et qui pourraient devenir cependant aussi utiles que les espèces à cocons dévidables. » La deuxième question est physiologique : le fil parachute ne se ren- contre pas seulement chez les araignées, il se rencontre chez le plus grand nombre des chenilles et surtout dans la première jeunesse. » La formation du fil étant donnée, surgit la question : quel est le méca- nisme qui rend possible la suspension à ce fil? L'araignée le saisit-elle par les pattes postérieures à une certaine distance de son développement, ou a-t-elle un organe de préhension particulier ajouté aux filières et qui jus- qu'à présent a échappé aux observateurs? Sont-ce les lèvres de la chenille qui fixent le corps entraîné par sa pesanteur contre le fil? Il est évident que la partie du fil qui est pincée par une pression organique, doit être déjà complètement solidifiée. » Les deux questions que je pose, ont donc un point commun. A quelle distance de la filière, en dehors ou en dedans, la soie est-elle solidifiée? » M. Van Volxem donne la liste des Téléphorides recueillis dans l'excursion annuelle de la Société, à Vielsalm, les 9, 10, 11 juin 1867 et jours suivants, par MM. De Borre, Sauveur, Weyers et Van Volxem. Ces espèces sont au nombre de quatorze, savoir : Telephorns [Ancystronychus) violacens, Payk. — T. fuscus, L. — T. rnsùicns, Fall. — T. obscurus, L. — T. nigricans, Miill. — T. pellu- cid'us, Fab. — T. lividus, L. — T. lividiis, var. dispar, Fab. — T. rufns,L. var. lituratiis, Fall. — T. hicoîor, Panz. — Rhagonychafus- cicomis, 01. — Jih. meimmra, L. — Eh. testacea, L. — Rh. alra, L. Le même membre ajoute à ce propos, qu'il a pris au commencement du mois d'avril, cette année, à Auderghem, Telcplionis sndeticiis, Letzner, espèce du midi de l'Europe, non mentionnée jusqu'à présent dans le cata- logue des espèces belges, ni dans les suppléments qui ont paru depuis sa pubUcation. M. de Sélys-Longchamps écrit qu'il vient d'ex;iminer trois exemplaires mâles et femelle d'une forficule que M. Van Volxem a prise le 23 sep- terabre| dernier, sur les hauteurs entre Theux et Pepinster, et quil a bien voulu lui communiquer. t Cette espèce appartient au sous-genre Clieïidoura, de Serville, qui n'avai pas encore de représentant en Belgique. Elle paraît être, selon M. de Sélys, la Forficula acanthopjgia, de Gêné, qui a été observée d'abord par Bon- nelli, près de Turin, et s'est retrouvée, depuis, à Saint-Maurice, à deux raille mètres d'élévation; puis, aux environs de Fribourg en Brisgau, de Francfort, de Bade et de Giessen. M. de Sélys félicite M. Van Volxem qui, en une année de recherches, a découvert, en Belgique la ForfimiJa {Apterygida) aîbi])en7iis et lu F. [Cheli- doura) acant/iopi/gia. Le nombre de nos forfîcules est ainsi doublé, car nous ne possédions encore que deux espèces : lai^. aimciUaria et la F. {Labia) minor. La séance est levée à 9 1/2 heures. jtsseniblée mensuelle du 7 Décembre 1$G7. PRESIDENCE DE M. SAUVEUR. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. Le procès-verbal de la séance précédente est aiiprouvé. M. le Secrétaire donne lecture d'une lettre du secrétaire de la Ligue de l'Enseignement, accusant réception du coraple-rendu de l'assemblée géné- rale du 29 septembre 1867, contenant le discours du président. La Société a reçu pour sa bibliothèque les ouvrages suivants : 1° iror(e societatis Entomologie^ Rossicœ. T. IV, liv. 3 et 4, T. V, liv. 1 et 2. — Delà part de la Société entomulogique de Riissie. 2" Aîiuaïes de la Société des sciences naturelles du Grand-Duché de Luxembourg . T. IX, 1866. 3" Observations météorologiques faites à Luxembourg, far F. Reutcr Br. in-S". — De la part de la Société des sciences naturelles du Grand- Duclié. 4" Bulletin des séances de la Société malacologique de Belgique, T. II, bull. 2, br, in-S". — De la part de cette Société, 5" Rapport sur Vexcursion faite à Vielsalm, par la Société malacolo- gique, au mois de juin 1867, par M. Jules Colbeau. Br. in-8". — Don de l'auteur. A.NNALE.S, soc. EMTOM. DE BELGIQUE, T. XI. '* LVIII 6" Ra'pfoH sur les coquilles du dépôt tufacé de Marche-les-Dames, pai- M. Jules Colbeau. Br. in-8''. — Don de l'auteur. L'Assemblée décide qu'une proposition d'échange de publications sera faite à la Société royale des sciences de Liège. M. de Sélys-Longchamps annonce le dépôt prochain du catalogue raisonné des Névroptères de Belgique. M. de Séï^'S-Longchamps donne lecture île la note suivante : « J'attire l'attention de la Société sur une notice publiée dans la Gazetta di Torino {n" 272, 277 et 280), sous le titre de Migrazione d'Inseiti, par le professeur Victor Ghiliani, en date du 25 septembre 1867. » Ce mémoire concerne une grande migration d'une espèce d'Eschnide {A7iax medAterraneus, de Sélys), qui a été observée en Piémont, de la mi- juillet à la rai-septembre. » Je décrivis cette espèce en 1839 dans les Bulletins de V Académie de Brnxelles, croyant qu'elle était nouvelle, mais, en réalité, elle est identique avec l'espèce nommée un peu auparavant par Burmeister jEscJina ephip- pigera, dont le nom ayant la priorité doit prévaloir sur celui que j'ai donné. » Peu de temps après ma publication, le D"" Rambui' décrivait l'espèce sous le nom à'Anax senegalensis, qui doit également disparaître. )■> La patrie attribuée hïAnax e])hippigerus a éprouvé autant de vicis- situdes que son nom. L'exemplaire unique, que je possédais en 1838, m'avait été donné par M. Barthélémy de la Pommeraie, qui me signalait cette espèce comme se trouvant abondamment sur les côtes de la Provence, paraissant de passage, et amenée par les vents du sud. Plus tard M. Eambur ])ensa que les jEschnes dont parlait M. Barthélémy, étaient plutôt V^schna affinis, et, d'un autre côté, un exemplaire du Musée de Turin, attiàbué à la Sardaigne, était reconnu provenir de Syrie, de sorte que j'étais comluit dans la Remie des Odonates d'Europe, (1850). à considérer jusqu'à nouvel ordre l'espèce comme exotique, attendu que les localités authentiques étaient le Sénégal, la Nubie et l'Hymalaya. Je reconnaissais en même temps l'iden- dité de mon espèce ai'ec la senegalensls de Rambur et XepMppigera de Burmeister, en regrettant d'avoir appliqué le nom de mediterraneus qui n'était pas convenable pour une espèce exotique. » Mais on a bientôt signalé [)0ur l'espèce des localités africaines et asia- tiques qui touchaient à la Méditerrannée; on l'a reçue de l'Egypte, de la Syrie ; M. Paul Gandolphe l'a prise à Bône (Algérie), enfin, elle est devenue légitimement européenne lorsque il y a peu d'années, M. Erber l'a prise en Macédoine dans le même voyage pendant lequel il captivait à Corfou, XyEsclma microstigma, Schneider, considérée jusque-là comme propre à l'Asie Mineure. LIX » Aujourd'hui la grande migration signalée par M. Ghiliani en Piémont, avec une direction provenant du S. 0., confirme singulièrement la première indication que m'avait donnée M. Barthélémy en 1838. » Le mémoire de M. Ghiliani est rédigé avec un soin tout particulier et ses observations sont marquées au coin de la conscience et de la sagacité que nous remarquons d'ailleurs en général dans celles que recueillent les naturalistes italiens. » Il reste une question à résoudre : l'Anax epMi^^igerus se reproduit-il régulièrement dans une partie quelconque de l'Europe, ou bien appartient-il à cette catégorie d'insectes africains [Sphinx iierii, celerio, Danais Chry- sippus, Acridium peregrimim) qui ne se voyent en Eui-ope qu'à titi-e de migrateurs accidentels et ne s'y reproduisent pas d'une manière régulière et continue? » M. De Borre annonce qu'il a pris au commencement de mai de cette année, à Calmpthout (Campine anversoise) Amara famelica, Zimm., espèce qui n y avait pas encore été signalée, et qui n'a été prise jusqu'à présent en Belgique qu'à la Baraque-Michel. M. Candèze donne la liste des Elatérides recueillies à Yielsalm pendant l'excursion annuelle du mois de juin 1867. Ce sont : Lacon muriuus, L. — Cryptohyimus quadriguttahis, Cand. — Limo- uius Bructeri, L. — Athoiis niger, L. — Ath. niger, yiir. scrutator^Yih^i. — A. niger, var. lœsus, Germ. — A. liœmorrhoïdalis, F. — A. rhom- ieus, 01. —A. sud/usais, Gyll. — A. rittatus, F. — CorymliUs pecti- nicornis, L. — C. castaneiis, L. — C. hœmatodes, F. — C. tesseUaiîis, L. — C. tesselïatus, var. assimilis, G-yll. — C. ^werm,Gyll. — C. œneus,Y. — C. latîts, F. — C. holosericeus, L. — Agriotes Uneatîis, L. — A. obscu- rus, L.—A. spntator, L.—A. piiosics, ¥. —A. aternmus, L. — A . pallidulns, lllig. — >Sericosonius marginatus, L. — Adrastwspallcns, F. M. Sauveur fait passer sous les yeux de la Société une phalénide nou- velle pour la faune belge : Bupithecia togata, H ; il a, capturé cette espèce en été à Montaigle, dans la vallée de la Meuse. M. Roelofs fait l'analyse de la 6™' livraison du l'"" volume, IP séi-ie du Tijdschrift voor Entomologie. M. Breyer fait don à la Société d'une boîte contenant des Lépidoptères du pays. M. Sauveur donne lecture de la note suivante : Note sur les lépidoptères recueillis a Vielsalm, AU MOIS DE juin 1867. « Aucun des membres de la Société entoraologique qui ont pris part a LX l'excursion générale de Vielsalm, au mois de juin dernier, ne s'est spéciale- ment livré H la recherche des lépidoptères. Nous nous sommes bornés, M. Colbeau et moi, à annoter ceux de ces insectes que nous observions, et dont l'identité ne pouvait faire de doute; j'en ai, de plus, pour ma part, recueilli une quarantaine. Tels sont les matériaux qui ont servi à dresser la liste ci-après. » Aucune espèce nouvelle pour notre faune n'a été rencontrée cette fois. » La découverte" la plus intéressante que nous ayions faite, est celle de YErebia niedîisa, SV, volant en assez grand nombre à une petite demi- lieue de Vielsalm. sur le penchant méridional d'une colline boisée située en aval du village, au confluent'de la Salm et du ruisseau venant d'Arbre- Fontaine. » M. de Sélys, dans la partie du catalogue des lépidoptères diurnes de la Belgique, insérée au tome I de nos Annales, rappelle que XEreMa medjisa a été découverte en 1838 par M. Putzeys, près d'Arlon; qu'il l'a retrouvée plus tard à Neufchàteau, à Chiny et à Ste-Marie, et il ajoute, à ce propos, qu'il est probable que cette espèce alpine se trouve dans une grande partie des po)-tions marécageuses de l'Ardeune, avec le Satyrus Davus et le Po- lyommatus Chri/sœis. Cette prédiction se trouve parfaitement réalisée en ce qui concerne Vielsalm, car, dans une prairie marécageuse située au pied de la même colline où, cette année, nous avons capturé une cinquantaine de médusa, j'ai pris, l'an dernier, avec M. Colbeau (en juillet) le Davus, et, il y a quelques années, avec M. Peteau (en aoîit), le Chrysœis. » Les autres espèces assez intéressantes qui figurent danslalistesuivante, dressée selon le catalogue de Staudinger et Wocke, sont : Agrotis cinerca, SV. prise par M. Colbeau, sijunalée comme très-rare, et dont je n'ai pris qu'un seul exemplaire, il y a quelques années, à Dinant. Botys fuscalis, SV. (Cineralis, H.). Hercyna jiollinaHs, SV. dont j'ai trouvé un individu à Bouillon. et A delà Snhella, SV. Rhopvlocera : Pieris co'atœgi, L. — Irassicœ, L. — rapœ, L. et napi, L. — Anthocharis cardamines, L. — Rhodocera rliamni, L. — Thecla riiU, L. — Polyommatvs phlœas, L. — Lycœna icarus, Rott. {alexis,^Y .). — Vanessa urticœ, L. et cardm,L. — Melitœa athalia, Esp. — Argyn- nis eîq)hrosine, Jj. etdia, L. — Erebia médusa, SV. — Parargainegœra, L. — Cœnonympha pampMlîis, L. — SyrichtJms malvœ, L. {alreolns. H.). — Erynnis tages^ L. — Hesperia thanmas, Hufn. {Unea, SV.) et syl- ranus, Esp. Heterocera. A. Sphinges : 'Sphinx pinastri, L. — Ino statices, L. LXl B. BoMBYCEs : Setma irrorella, L. [irrorea, SV.). et mesomeUa, L.— Gno2)hria riihrîcollis, L. — Euchelia jacoleœ, L. — Nemeophila riis- S'ula, L. et2)hntaffmis, L. (type et aberr. kospifa, ^y.) — Arctiacaja, L. (chenille). — SpUosoma ïudricipeda, SV. et menthastri, SV. — Boinbyx quermis, L. (chenille). — tSaturnia pavonia, L. (carpini, SV.) (coque). C. NocTUJï : Agrotis proimba, L. et cmerea, SV. — Mamestra den- tim, SV. — AmvUpyra pyramidea, L. [thtmWo). — Pïusia gamma. L. — Eudidia oni, L. et glyphica, L. — Madopa salicalis, SV. — .ffowo- /ocA« crassalis, F., plus une espèce indéterminée jusqu'ici. D. Geometr.^ : Rumia cratœgata, L. — Fenilia macidaria, L. — Fidonia Umharia, F. {conspicuaria, H.). — Bupalus imiarms, {pinia- ria, L.) — Zythria pnrpuraria, L. — OrtJiolUha phmiaria, F. {palnmha- ria, SV.). — Chesias oMiqiiata, SV.— Cidaria m,iata, L. [miaria, Bkh.) — onontanata, ^y . [montanaria, Tr.) — alhilata, '^\ . etjluidala, Ld. {i'ussaria, H-S.) — Ev.pithecia iianata, H. E. Crambina : Botys fitscalis, SV. {cineralis. H.). — Hercyna polli- nalis, SV. — Crambus dumetellns, H. — hortiiellus, H. et pratellns, L. — Pempelia formosa, {perJ/,ueUa, Zk). — Aphonia colonella, L. F. ToRTHiciNA : Grapholitha succedana, SV. G. TiNEiNA : Adeïa snheïïa, SV. — GelecJiia ericeteUa, H. — terrella, SV. — proximdla, H. et sohitella, Z. — Pleuvota bicostella, L. — jEchmia tTirasonella, Se. M. Sauveur fait une analyse critique du premier volume de la faune entomologique française (lépidoptères) de M. Berce, éditée par M. E. Doyrolle lils, (Paris. 1867). ' Il fait observer, notamment que l'auteur a signalé abusivement la Lime- nitis CamiUa, SV. comme ayant été rencontrée en Belgique. Cette espèce figurait, en elfet, dans le premier catalogue des papillons du pays, publié en 1837 piir M. le Baron deSélys-Longcham])s, mais cette inscription erro- née n'a point été reproduite dans les deux catalogues ultérieurs de notre collègue, l'un datant de 1845, inséré dans les Mémoires de la Société royale des sciences de Liège, l'autre de 1857, imprimé dans le tome I de nos Anna- les. M. de Sélys a même eu soin de signaler en note que c'est sur do fausses indications qu'il l'avait citée autrefois comme ayant été prise en Belgique. La séance est levée à 10 heures. LXII AiîiïteEublcc mensuelle du 4 Janvier 186S. Présidence de M. Rosart. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé. Il est donné lecture d'une lettre de M. Sauveur, jirésident, s'excusant do ne pouvoir assister à la séance. La Société a reçu pour sa bibliothèque : 1° Eïdomologische Zeitung de Stettin, T. XXVIIl, 1867.— Delà p:irt de la Société entomologique de Stettin. 2" Mittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gesellschaft . 1867, vol. II, n''7. — (Don de Bischoft-Ehinger). 3° Notice sur une maladie provenant d'un Diptère attaquant les navets et les choux de Bruxelles, et sur un genre de monstruosité, a])])elé rhizo- collésie, réunissant des racines de carottes et les modifiant far spiralisme. par Ch. Morreu. — Don de M. E. Morren, de Liège. 4" Note sur une émigration de demoiselles, par Ch. Morren. — Exti-ait du t. XX, n'' 7, des Bulletins de rAcadémie r03'ale de Belgique. — Don de M. E. Morren. 5° Rafport fait par M. Charles Morren sur un mémoire de M. Ver- loren, d' Utrecht, en réponse à la question suiranie, proposée pour le con- cours de 1844 : Eclaircir par des observations nouvelles le phénomène de la circulation dans les insectes, en recherchant si on peut la reconnaître dans les larves des différents ordies de ces animaux. (Extrait du t. XI, n° 5, des Bulletins de l'Académie royale de Bruxelles. — Don de M. E. Morren, de Liège. 6" Bulletin de V Académie o'oyale des sciences, lettres et beaux-arts de Belgique. 36""' année, 2""' série, 24, n" 11. — De la part de l'Académie. 7" The entomologist's AnnualforlSQS, 1 pi. vol. in-12. — De la part de M, Stainton. 8" Observation sur les époques d'hibernation et d'accouplement de quel- ques mollusques terrestres de Belgique, par M. Jules Colbeau. — Don de l'auteur. M. le docteur Breyei- donne lecture de la lettre suivante de M. F. Terby, contenant quelques rectitications à la note du dernier Bulletin, relative à la formation des toiles d'araignées. Louvaiii, le li décembre 18G7. « Monsieur, » Jedois à l'obligeance de M. Tennstedt, d'avoir pu pi'endi'e connaissance i-xm du bienveillant rapport que vous avez bien voulu faire ù la Société ento- niologique de Belgique, sur mon travail relatif au til flottant des araignées. Après vous avoir remercié pour cette bienveillance, je me permets d'abord d'appeler votre attention sur une légère erreur qui s'est glissée dans votre résumé : l'araignée ne remonte jamais le long de son fil de suspension pour y fixer le fil destiné à se développer; elle produit les deux fils à la fois en se laissant descendre. » Les réflexions que vous faites au sujet de la première formation du fil simple m'engagent ù vous faire une communication dont je vous prierai de bien vouloir donner connaissance à la Société. Ayant positivement constaté la présence d'un fil flottant simple et n'étant pas parvenu d'abord à en observer la première formation, je me suis borné à appeler l'attention sur sur la difïiculté que présentait l'explication de ce fait, m'abstenant de faire aucune conjecture qui n'aurait pas été vérifiée par l'observation directe. Aujourd'hui, je suis en mesure de confirmer pleinement l'hypothèse que vous faites à ce sujet. Des Théridions sisyphes, que j'avais mis dans l'im- possibilité de se suspendre et que je mettais en mouvement sous l'influence d'un souffle, ont fixé en un point un petit peloton de soie, s'en sont éloignés rapidement en laissant s'étirer un fil, puis se sont arrêtés en élevant leur abdomen. Le fil dont il vient d'être question était double et j'ai vu la seconde soie se développer en courbe. Mais, presque chaque fois, l'attache des deux fils se brisait et la soie flottante retenue du côté des filières seulement, por- tait au loin son extrémité libre. Souvent l'attache ne subsistait que le temps strictement nécessaire à la préparation du bout de fil, temps excessivement court à cause de l'habileté extraordinaire de ces admirables travailleuses. Cette observation est d'une extrême difficulté pour les Nuctobies et les Epeires. C'est seulement après plusieures heures dessais infructueux que je l'ai réussie pour ces araignées. » Il faut bien noter qu'en relevant l'abdomen eten s' éloignant un peu de leur position première, ces petits êtres étirent deux fils dont l'un conserve toujours sa longueur pendant que l'autre se développe. » Je serais heureux, M. le Docteur, si vous jugiez ces détails dignes d'être communiqués à la Société entomologique et je vous prie d'agréer mes salutations empressées, » F. Tehby. » Candidat en sciences b l'Universitc de Louvain. x M. E. Fologne donne lecture de la note suivante : L'Bntomologist's An7iualfOur 1868, contient, outre plusieurs travaux sur LXIV les Coléoptères, Névroptères, Lépidoptères, etc., un travail sur des Tinéides nouvelles pour la Grande-Bretagne, par M. H. T. Stainton. Ces Tinéides sont au nonabre de trois, dont les deux premières appar- tiennent aussi à notre faune. — Je traduis ici ce que M. Stainton écrit à leur sujet. « Solenobia conspurcatella, Zeller. (fig. 3, de l'Entomologist An- Dual). » Cette jolie espèce découverte en Toscane par M. Joseph Mann en 1846, (Voirie Stettin''""Ent'-Zeitung,1850, p. 59), fut rencontrée près de Bruxelles en 1861, par mon ami M. Pologne, qui m'écrivait ainsi le 15 mars 1861. — « J'ai élevé une espèce de Talaeporia distincte de Inconspiacella. J'ai trouvé les fourreaux contenant les chrysalides il y a trois semaines. Inconspicuella est maintenant encore à l'état de larve. Ces fourreaux se trouvaient sous l'écorce d'un arbre mort. » Le 28 du même mois il m'écrivait : « Je vous envoie cette Taîaejwria que je prends fréquemment au vol à la place où j'ai trouvé les fourreaux, tous les exemplaires sont très semblables à celui que j'envoie et l'espèce ne paraît pas sujette à varier beaucoup. » Eu passant quelques temps après à Bruxelles, M. Fologne me donna une série de beaux exemplaires mâles de l'espèce que je ne croyais pas décrite à cette époque. » En rentrant chez moi au commencement d'avril dernier, après mon voyage dans le Midi de la France, je trouvai une lettre d'un nouveau cor- respondant M. A. H. Svi^intun avec le croquis d'un papillon qu'il avait rencontré à la fin de mars 1867. A la demande que je fis d'en voir un spécimen, M Swinton m'en envoya plusieurs et je reconnus de suite l'in- secte pris par M. Fologne près de Bjuxelles en 1862. » J'ai été bien près de décrire cette espèce comme nouvelle, n'ayant pas songé à chercher à la reconnaître parmi les espèces de Toscane. Cependant en travaillant au premier volume des Tinéides de l'Europe méridionale et en arrivant à la description de JSolenoMa conspurcatella j'acquh de suite la certitude que c'était mon insecte de Southampton. » La description suivante est celle que j'avais écrite pour mon ami Fologne quand j'étais sous l'impression que l'insecte était nouveau. » Pour les dessins cette espèce est la plus voisine de S. Inconspicuella mais elle s'en distingue au premier coup d'œil par la couleur du fontl très- différente, par ses ailes inférieures plus opaques et par ses antennes dis- tinctement ciliées. Les deux autres espèces nouvellement découvertes en Angleterre sont Ypsoïophus marginellus et Opostega reUqneîla. En parlant de la première, M. Stainton rappelle qu'à son passage à LXV Bruxelles en 1862, M. Breyer lui donna plusieurs chenilles de Ypsolophus margineïhis. La conséquence de ce que M. Staintonvient d'écrire au sujetde la ;S'o?mo5i« coiispiircatelïa est que la note qui a paru dans un de nos derniers comptes- rendus des séances, note dans laquelle je proposais le nom de SoleaoUa Staintoni pour l'insecte qui est en réalité la SolenoUa conspurcatella, doit être considérée comme non avenue afin d'éviter une complication de plus avec les synonymes. » M. de Sélys-Longchamps dépose un travail intitulé : Additions et cor- rections au catalogue raisonné des Orthoptères de Belgique. L'Assemblée en décide l'impression dans le prochain volume des An- nales. L'Assemblée décide également l'impression dans le prochain volume, d'un travail de M. J. Putzeys, intitulé : Supplément à la révision générale des Clivinides. M. Capronnier fait part à l'Assemblée de la découverte faite par lui à Boitsfort, vers le milieu de juin, dedeux exemplaires femelles de Larentia Gemonaria, Bdv. Ces insectes se trouvaient au repos sur les troncs des grands hêtres. M. Mors fait parvenir à la Société quelques renseignements sur certaines espèces rares de Coléoptères, pris par lui en Belgique, ce sont : uEgialia rufa, Fab. Trois exemplaires pris à Nieuport, dans les dunes intérieures au sud du chenal, le 5 mai 1865. C'est dans la même localité et à la même place qu'ont été pris en abon- dance : Les Dyschirius obscurus, Gyll. » impunctipennis , Dawson. et le BemUdiu^m argenteolum, Ahrens, avec sa variété ac:ureum, Gebler ; le type très commun, la variété en une quinzaine d'exem- plaires. Le type était à cette époque d'un beau bronzé assez clair et brillant, plus tard dans le saison, la couleur devient plus foncée et plus terne. Le long du chenal de Nieuport, ont été pris à la même époque : Anisodactylus pseudo-aeneus, Dej. Dyschirius chalceus, Erichson, » saîinus, Schaum. Pogonus halophilus, Nicol., var. bleue. » luridipennis , Germ. (1 exemplaire). M. de Sélys-Longchamps communique au nom de M. Wesmael,une liste A.NNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XI. * LXVI manuscrite des Coléoptères des environs de Liège, rédigée par feuM. Charles Robert, probal)lement vers 1833, et s'engage à en déposer une copie dans les archives de la Société. M. le docteur Breyer fait une analyse verbale du Verzeickniss der Sclimetterlinge des Herzogthum Nassaîi, par le D'' Rôssler. La séance est levée à 10 heures. Assemblée niensnelle du fl" Février 186S. PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès verbal de la séance précédente est approuvé. Le Secrétaire fait part à la Société qu'il a reçu pour la bibliothèque : 1" Acta Unnersitatis Lundensis. Année 18(i5, 3 vol. in-é». — De la part de l'Université de Lund, 2° Annales de la Société Malacologique de Belgique. T. II, 1866-1867. — un vol. in-8'', avec planches. 3° Bulletin des séances de la Société Malacologique de Belgique. — 1867, br. in-8''. — De la part de la Société Malacologique. M, Roelofs dépose la continuation de son travail sur un nouveau genre de Curculionides de l'Australie, pour le prochain volume des Annales. Sur l'avis favorable de la commission chargée de l'examen de ce travail, l'Assemblée en décide l'impression. M. le D' Candèze annonce pour le même volume des Annales, un travail sur de nouvelles espèces d'Elatérides, et un autre sur les Lamelhcornes du Nouveau-Calabar. M. de Sélys-Longchamps fait la communication suivante sur quelques Odonates du Mexique : 1 En 1867, MM. Salle et Boucard ont bien voulu me communiquer cent cinquante Odonates du Mexique, provenant des environs de Cuernavaca et d'Orizaba. « J'en ai reçu quelques autres par l'entremise de M. le vicomte Henri de Bonvouloir. Le total des espèces s'élève à 38, parmi lesquelles neuf sem- blent nouvelles, et un certain nombre d'autres n'ont pas été signalées comme appartenant à la Faune du Mexique. « En général, je crois qu'il n'est pas désirable de voir publier des espèces nouvelles isolées dans des Proceedings ou ailleurs ; mais les diagnoses que je donne aujourd'hui ne me paraissent pas exposées à ce reproche, parce LXVII qu'elles constituent un supplément à un ouvrage complet, où sont décrites toutes les espèces de Névroptères de l'Amérique du nord : je veux parler du Synopsis ofthe Neuroptera of North- America, par le D'' Herm. Hagen, publié à Washington en 1864 sous les auspices de la Smithsoniaii Institution. € Je puis encore faire valoir comme un motif de publication, que sur neuf espèces nouvelles trois appartiennent aux sous-familles des (rOW^^Ar/ies et des Cahpterygines, dont j'ai publié les monographies en 1854 et 1858, avec la collaboration du docteur Hagen, (dans les Mémoires de la Société royale des sciences de Liège). SOUS-FAMILLE DES LIBELLULINES. 1. LiBELLULA CROCEIPENNIS, De Sél3'S. Très-voisine de la Z. saturata, Uhler, (Hagen, page 152). Elle en diffère principalement parce que l'espace basilaire et les triangles des secondes ailes ne sont pas colorés en brun ochracé ^)7«5 foncé que le reste de la base des ailes, et que cette couleur s'arrête au nodus au lieu de se prolonger le long de la côte jusqu'au ptérostigma (qui est en outre plus long que chez la saturata). La validité de l'espèce est prouvée par les détails des parties génitales du mâle, notamment par le prolongement final infé- rieur du deuxième segment qui est 'plus large que chez la saturata. D'Orizabaetdela Vera-Cruz. Egalement de Guatemala (et de Colombie?) 2. LiBELLULA MERIDA, Dc Sél^'S. Presque semblable à la L. a7igustipenms, Rambur, (Hagen, page 159). Elle s'en sépare facilement par les ailes beaucoup moins étroites à la base. L'abdomen chez le mâle adulte, est entièrement bleuâti-e pulvérulent. D'Orizaba. Je l'ai reçue également de Mérida dans la République de Venezuela. 3. LiBELLULA (S. G. Dythemis, Hagen), Sall^i, De Sélys. Voisine de la Zib. nudecula, Rambur, mais plus grande, (abdomen 35 à 42""". aile inférieure 40-44). Elle en diffère par le triangle discoidal des ailes supérieures divisé par une nervule et suivi immédiatement de trois cellules, puis de deux rangs; les ailes du mâle toujours incolores et celles de la femelle à peine salies. Comme chez les espèces voisines, le dessus du front est bleu métallique, et le septième segment marqué d'une grande tache jaunâtre en dessus Les cotés du thorax sont noirâtres, avec deux raies vertes comme chez la rapax de M. Hagen, dont notre espèce se sépare par le lobe médian de la lèvre inférieure et la base des latéraux noirs. LXVIII D'Orizaba. Dédiée à M. Aug. Salle connu par ses voyages scientifiques au Mexique et par son obligeance envers les naturalistes. SOUS-FAMILLE DES GOMPHINES. 4. Ebpetogomphus viperinus, De Sélys. Abdomen c5^ 35-37""", 9 35. —Aile inférieure cf 28-30; 9 33. Nervure costale et ptérostigma noircàtres. Occiput étroit, brun clair; sa crête finement noire subéchancrée au milieu, ciliée de noirâtre. Derrière des yeux brun. Thorax jaunâtre, le devant avec une bande juxta-humérale et une à la suture médiane noirâtres. Abdomen noirâtre, à taches dorsales lancéolées jaunes étroites, jusqu'au septième segment, où la tache est plus large. Fémurs d'un brun foncé passantau noir endehorsetau bout.Tibiaset tarses noirs. Parles appendices anals supérieurs fortement courbés en bas à leur extrémité, le mâle diffère tout à fait des autres Erpetogomphus connus. L'appendice inférieur est conformé comme chez YE. eïaps, et n'atteint que les trois-cinquièmes de la longueur des supérieurs, mais l'extrémité de ses deux branches recourbées en haut est noirâtre. Chez la femelle la tache jaune du septième segment n'est pas élargie. Elle diffère bien de celle de Vela])S par le ptérostigma et les appendices anals noirâtres. D'Orizaba. 5. CORDULEGASTER DIADEMA, Dc SélyS. Abdomen cf 57'""' ; 9 60. — Aile inférieure cf 43; 9 50. Occiput jaune à cils noirs. Lèvre supérieure jaune finement bordée de brun-roux au milieu et de côté. Rhinarium noir; nasus jaune. Front noir en avant, jaune en dessus où cette couleur est entièrement entourée de noir. Abdomen à demi-anneaux médians jaunes, non-interrompus par Tarète dorsale. Pieds noirs; fémurs bruns en dehors. Le mâle a deux dents en dessous aux appendices supérieurs (l'une basale, l'autre avant la moitié). La lame vulvaire de la femelle dépasse le bout de l'abdomen ; elle est brun foncé, jaune à la base. Cette espèce a la forme du C. bidentatus d'Europe, dont elle diffère par la lèvre supérieure no7i hordée de noir, le noir du dessus du front entourant le jaune et les fémurs Iruns. Elle se distingue du C. maculatns De Sélys, (Hagen, page 115), par rocciput jaune à cils noirs, la lèvre 01071 entourée de brun, les demi-anneaux jaunes de l'abdoraon non-dlnlsés en taches i)ar Varèie dorsale et celui du deuxièmo segment aicssl large sur les côtés que chez le hidentatus. D'Orizaba et Cuernavaca. LXIX SOUS-FAMILLE DES iESCHNINES. 6. Gynacantha mexicana, De Selys. Très-voisine de la G. hifida, Rambur, du Brésil. Les ailes semblables. Elle en diffère par ce qui suit : 1° La tache noire en T du dessus du front plus épaisse et beaucoup mieux marquée. 2" Les côtés du thorax avec une bande finale noir-luisant très-distincte. 3" Appendices anals de la femelle plus larges, en feuilles allongées noirâtres. Reçue du Mexique, par M. de Bonvouloir, qui me l'a communiquée. Je ne connais pas le mâle. SOUS-FAMILLE DES CALOPTERYGINES. 7. Cora marina. De Selys. Abdomen 36-38'"", aile inférieure 31-32. Ailes enfumées, lavées de brun-clair dans leur seconde moitié, surtout à leur milieu. 40 à 42 nervules antécubitales aux supérieures, 30 postcubi- tales aux quatre ailes. Trois secteurs supplémentaires courts, interposés entre les deux secteurs du triangle vers le bord postérieur. Quatre taches verdâtres rondes entre les yeux. D'Orizaba. La femelle est inconnue. Elle diffère de la Cora cyane (De Selys, monogr. des Caloptérygines) de la Guyane, par sa taille plus grande, les taches rondes du dessus de la tête, et surtout par la réticulation plus serrée et la présence de secteurs sup2^lémentaires entre le \" et le 2"" du triangle. Ce Sous-genre Cora et les deux autres constituant le grand genre Thore (Hagen) n'avaient été observés jusqu'ici que dans l'Amérique méridionale tropicale. SOUS-FAMILLE DES AGRIONINES. 8. ActRion heterodoxum, De Selys. Abdomen cf 25-"", Q 22-25. Aile inférieure cf 18; 9 19-20. Cf Lèvres et derrière des yeux en dessous jaunâtres; le reste de la tète noirâtre. Protliorax noirâtre presque trilobé en arrière, la lobe médian ar- rondi, un peu redressé. Devantdu thorax noiràtrejusqu'àlasuturc humérale, avec une ligne antéhuméi'ale jaunâtre. Les côtés ohvâtres, avec unegrande tache triangulaire inférieure post-humérale noire. Abdomen assez épais, noir en dessus, rougeâtre en dessous, surtout au bout; l'extrémité du dixième segment droite, un peu déprimée. Appendices supérieurs très- LXX extraordinaires, écartés ; vus de profil ils sont divisés presque jusqu'à la base en deux branches, l'échancrure entre elles formant un croissant; la branche supérieure (noire, rousse à la pointe) se dressant perpendiculaire- ment au bout de l'abdomen; l'inférieure plus épaisse (jaunâtre). Appen- dices inférieurs subconiques presque droits. Pieds jaunâtres à bande noire externe, ciliés de noir. Ptérostigma noir, blanchâtre en dehors, plus court que la cellule qu'il surmonte, plus étroit à la côte qu'en dessous. Dix à douze nervules postcubitales. 9 Le rougeâtre remplacé par de l'olivâtre, le noir par du noirâtre. Le dessus de la tête mélangé d'olivâtre. Lobe postérieur du prothorax subar- rondi. Une lamelle triangulaire élevée de chaque côté du bord de l'échan- crure mésothoracique près du prothorax (comme dans le genre Argia). Bord du neuvième segment roux; l'extrémité du dixième fendue. Appen- dices d'un brun-noir coniques. Une épine aiguë au bout du huitième segment en dessous. Ptérostigma brun. Ç Var. ? fiavesce7is^ De Selys. En entier d'un jaune olivâtre sans dessins. Par l'épine du neuvième segment de la femelle cette espèce ressemble aux groupes des Agrion elegans et cyatMgerum. Il est possible que la variété Jiatescens, décrite sur une femelle plus grande, forme une espèce distincte (i). 9. Telebasis Boucardi, De Selys. Abdomen 20-21'"", aile inférieure cf 13; ? 15. cf Rouge en dessus, passant au jaunâtre en dessous, une large bande noire sur la tète entre les ocelles et l'occiput, allant d'un œil à l'autre. Lobe postérieur du prothorax arrondi, noir, bordé de rouge. Une large bande noire sur le devant du thorax, divisée par une ligne rouge à l'arête méso- thoracique. Vestiges noirs aux sutures latérales. Dixième segment un peu échancré. Appendices supérieurs plus épais au bout qui est noiràti-e et comme tronqué. Les inférieurs plus longs, leur extrémité fine, noirâtre, relevée en haut. Ptérostigma un peu allongé, brun, plus foncé au centre. Huit à dix postcubitales. Cils des pieds assez longs. 9 Couleurs moins vives. Appendices très-courts. Valvules non den- telées. Des environs d'Orizaba, par MM. Boucard. M. de Bonvouloir l'a égale- ment reçue du Mexique. (1) L'Arjrion sauciinn, Burmeister, (Hagen, p. 85) est sans doute très voisin par l'épine du 8* seg- ment de la femelle et par la coloration, mais la forme des appendices du mâle et les marques noires de son abdomen sont différentes. L'Jty''^'"' ''t*'^''^'"'. Burm. (connu par une femelle) (Hagen, p. 79) est peut-être identique avec \a.\a.nétéJ!avesceHs. Ces deux espèces proviennent des États-Unis. LXXI Cette espèce que je dédie à l'infatigable et intelligent voyageur M. Bou- card, est voisine de VAgrion dominkamm (De Selys' dans Poey) et salvum (Hagen, page 85 ). J'ai établi le genre Telebasis pour classer les Agrionines dont les ailes sont pétiolées jusqu'à l'origine de la première nervule basale postcostale. » La séance est levée à 9 1/2 heures. Assemblée mensuelle du 7 mars ISGS. PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès-verbal de la réunion précédente est approuvé. M. Weyers donne lecture d'une lettre de M. Becquemont, de Paris, remerciant de sa nomination de membre effectif de la Société. La Société a reçu pour sa bibliothèque les ouvrages suivants : 1" Bîcïïetindel'Académieroyale des sciences, des lettres et des leatix-arts de Belgique. T. XXIV, n° 12 et T. XXV, n° L — De la part de l'Académie. 2" Bulletin de la Ligue de V Enseignement. 1866-1867, n" 6. — Envoi de la Ligue de l'Enseignement. 3" Mémoires de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut. 1" série, vol. 4, 5, 6, 7, 8 et 9, 2'°° série, vol. 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10, 3"" série, vol. 1. (Différentes brochures publiées par cette Société). — De la part de la Société des sciences, lettres et arts du Hainaut, en échange avec les Annales. 4* Sichel : Considérations zoologiques sur la détermination de Vesi)èce et sur la fixation des limites entre elle et la variété, tirées principalement de Vétude des Insectes Hyménoptères. Br. in-S". — Don de l'auteur. h° Sauveur : Du classement des variétés de /'Hélix nemoralis, L. et de Z'H. hortensis, Miill., d'après l'observation des landes de la coquille. (Extrait des Annales de la Société malacologique de Belgique, T. H, 1866-1867.) — Don de l'auteur. M. le Président informe l'Assemblée, que le conseil d'administration dans sa dernière séance, a reçu membre effectif de la Société, M. E. Allard, membre de la Société entomologiqne de France. Le Secrétaire dépose un travail de M. E. Allard, intitulé : Études sur les Bruchides, -pour le prochain volume des Annales. Ce travail est renvoyé à une commission composée de Mil. Th. Lacor- daire et Roelofs. LXXII Le Secrétaire annonce de plus que M. de Chaudoir a promis pour le même volume, un travail sur le groupe des Ozénides do la famille des Carabiques. Il donne ensuite des renseignements sur l'état et la composition du pro- chain volume des Annales. Il annonce enfin qu'il est parvenu à faire rentrer les derniers exemplaires des t. III et IV des Annales, qui manquaient pour compléter les séries. Ces volumes compris dans une faillite, ont été rachetés par lui en vente publique. L'Assemblée lui vote à l'unanimité des remerciements pour ses bons offices. M. de Sélys-Longchamps donne lecture de la note suivante, promettant un travail plus étendu sur le môme sujet, pour un volume prochain des Annales : DIAGNOSE D'UN NOUVEAU GENRE D'AGRIONINE. HEMIPHLEBIA, De Sélys. Pterostigma carré long, surmontant une cellule. Ailes étroites à la base, pétiolées presque jusqu'à la nervule basale postcostale. L'arculus aux ailes antérieures n'existant que dans sa moitié supérieure jusqu'à la naissance des secteurs principal et bref, de sorte que le quadrilatère est dépourvu de côté interne et se trouve réuni à l'espace basilaire; ses côtés supérieur et externe formant une veine penchée vers le bas où elle constitue un angle aigu avec le côté inférieur. Le quadrilatère des ailes postérieures régulier en trapèze à côté supérieur d'un tiers plus court que l'inférieur et l'interne le plus court. Coloration du corps vert métallique (comme chez les Lestes et les Nelia- lennia). Lèvre inférieure fendue dans sa moitié finale, à branches contigues non aiguës, les deux premiers articles des antennes épais presque égaux ; le troisième plus grêle égal aux deux premiers réunis; la soie très longue. Pieds médiocres à cils assez longs, divariqués. cf Appendices supérieurs semi-circulaires, de la longueur du dixième segment ; les inférieurs plus longs, en palettes allongées, relevés au bout après une double courbure. Ç Appendices cylindriques, plus longs que le dixième segment, épais à la base, contigus, appuyés sur un prolongement inférieur du dixième seg- ment ; lames vulvaires fortes dépassant l'abdomen. Je nomme l'espèce : LXXII /V Hemiphlebia mirabilis, De Sélys. Longueur de l'abdomen cf 18'"™. — Ç 16 — 17 rain. » de laile inférieure cf 9""°; — Q 10 — 12 inm. Dessus et derrière de la tête, dessus et côtés du thorax et de rabdomen vert doré brillant. Lèvres, dessous du corps et articulations des segments livides. Pieds livides, les fémurs avec une série externe de points noirs. Cf Appendices supérieurs noirs en dessus et de côté, livides en dedans; les inférieurs livides. Ç Appendices et pièce terminale inférieure livides. Patrie : Port Denison (Queensland) Australie. Cette espèce ressemble en miniature à la Lestes sponsa pour le faciès et la coloration, mais elle diffère de tous les Odonates vivants connus jusqu'ici, par la suppression du côté interne du Cjuadrilatère discoidal formé par l'arculus. Le genre fossile Tarsophlelia de M. Hagen provenant de la pierre lithographique de Bavière, présente seul une conformation semblable du quadrilatère, mais elle s'étend aux quatre ailes et ce genre appartient à la sous-famille des Caloptérygines, tandis que XHemiphlel)iaes,i une Agrionine, qui malgré certaines analogies avec la légion des Platycnemis, me parait devoir se placer dans celle des Agrion. Je dois la possession de cet Odonate extraordinaire à la générosité de notre honorable collègue M. We3'ers. J'en ai examiné plus de vingt exem- plaires présentant le caractère sur lequel le genre est fondé, excepté un seul, qui à l'une des ailes, possède une petite nervule surnuméraire qui ferme l'espace discoïdal, de façon à imiter ce qui se voit chez les Agrionines normales. M. De Borre annonce qu'il s'occupe en ce moment d'une étude sur quel- ques espèces du genre Dytiscus, et demande à ses collègues la communica- tion des exemplaires qu'ils ont des Z>. margincdis, conformis, circmicinctus et dîibviis. M. Eoelofs fait passer, sous les yeux de l'assemblée un superbe exemplaire du DinomorphusjnmeUoides, Perty, de Bahia, (Brésil), qui constitue à lui seul la tribu des DinomorpMdes deM. Lacordaire. Ce curculionide remar- quable par son faciès, qui rappelle celui des Bmchycerus de la faune méditerranéenne et africaine, est un des insectes les plus rares dans les col- lections. ANNALES soc. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XI. 3 LXXIV M. Sauveur annonce qu'il vient de recevoir un envoi d'insectes du Maroc, des environs de Tanger, qu'il doit à M. Daluin, consul général de Belgique. Cet envoi contient entr'autres espèces intéressantes, plusieurs exemplaires du Caràbiis cyclirocephahis, Fairra. M, Weyers fait la relation d'une chasse qu'il a faite à Groenendael, le 25 février dernier, dans laquelle il a trouvé plusieurs exemplaires du Pla- tysnia angicstata, Duft., espèce qui n'avait été rencontrée jusqu'à présent qu'à la Baraque-Micliel et à Calmpthout. M. Van Volxem ajoute que dans la même excursion il a pris deux couples de la Chelidura acantJwpygia, Gêné, sous la mousse au pied de grands sapins. Cette capture vient confirmer l'indigénat en Belgique de cette espèce, dont il n'avait pris que trois individus l'année dernière à Theux, en fauchant sur des buissons de chêne, à la fin du mois de septembre. La séance est levée à 9 1/2 heures, Assemblée mensuelle du 4 avril flSGS. PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. Le procès-verbal de la réunion précédente est approuvé. Le Secrétaire donne lecture d'une lettre de M. E. AUard, de Paris, remerciant de sa nomination de membre eflectif de la Société. La Société a reçu pour sa bibliothèque les ouvrages suivants : 1° Bulletin de V Académie royale des sciences, des lettres et des leaux- arts de Belgique. Tome XXV, n" 2. — De la part de l'Académie. 2° Annales de la Société fhytologique et micrographique de Belgique. T. I, liv. 11 et 12. — De la part de cette Société. 3" Tijdschrift voor Entomologie, 2'°" série, 3"" partie, liv. 1 à 6. — De la part de la Société entoraologique des Pays-Bas. 4" Berliner Entomologisclie Zeitsclirift. 18""' année, 1867, liv. 1 à 4. — De la part de la Société entomologique de Berlin. La discussion est ouverte sur la détermination de l'époque de l'excursion annuelle de la Société, qui aura lieu à Arlon et aux environs. A] rès un court débat, l'Assemblée décide que cette excursion se fera le dimanche de la Pentecôte, qui tombe le 31 mai, et les jours suivants. Le rendez-vous est fixé à Bruxelles, (station du Luxembourg) la veille, samedi 3U mai, à l'heure du dernier train. LXXV Il est donné lecture d'un rapport de M. Th. Lacordaire, sur le travail de M. E. AUard, intitulé : Études sur les Bruchides. M. Roelofs, second commissaire, adhérant entièrement aux conclusions de M. Lacordaire, 1 Assemblée décide l'impression du travail dans le pro- chain volume des Annales. M. A. P. De Borre présente un travail sur un nouveau genre de la famille des Ténébrionides, accompagné d'une planche. Après en avoir donné lecture, l'Assemblée en décide l'impression dans les Annales. M. W. Roelofs lit une notice intitulée : De la Variabilité des caractères sexuels secondaires extraordinairement développés chez les Curculionides et es Anthribides. L'Assemblée en vote l'impression dans les Annales. M. "Weyers dépose pour les Annales, au nom de M. le baron de Chaudoir, un travail intitulé : Révision du groupe des Ozénides. Ce travail est renvoyé à l'examen d'une Commission composée de MM. Putzeys et Mors. M. de Borre donne lecture des caractères du genre Ceradelium, nouveau genre de la Tribu des Helopides, dont il est fait mention plus haut, établi par lui sur une espèce australienne, voisine des Adelium. Voici les caractères principaux qu'il assigne à ce genre : Genus ceradelium, {Nov. gen. Trih. Helopidarum). Caput subquadratum, bicornutum, collo brevi. Thorax subhexagonale, lateribus cornubus armatum ; pronotum alateribus prothoracisnullo modo, nisi cornubus illis, separatum. Elytra oblongo-ovatu, striata. Femora subli- nearia. Tarsi articulo penultimo subbilobo. Une espèce, C. armatum, NoMs, de l'Australie orientale, provenant de l'envoi fait en 1867, par M. le comte de Castelnau. M. Roelofs fait mention de quelques Curculionides qui se trouvaient dans un envoi reçu par M. Breyer en 1857, provenant de Sidney? (Australie). Ces espèces sont les suivantes : Prostomus scutellaris, Fab. — OtiorliyncJms snlcatus, Fal). — Celcu- thetide, n. gen., nov. sp. — ErirUnus [Notaris), nov. sp. — Scotasmns cariuatus, Sch. — Erirhinide, n. gen. — Poropterus coiiifer, Klug. — Poropterus, nov. sp. — Amycterus BubahiS, 01. — Acantholophus pla- nicoîlis, Watevh.—ffapIonijxKirhyi, Schh. — Belus [Isacantka, Hope). fiimigatus, Germar? M. Roelofs insiste surtout sur la présence dans cet envoi de XOtiorhyn- LXXVI cJius Sîdcatîis, Yah., insecte que l'on ne trouve qu'en Europe, etappartennnt à un genre qui n'a pas de représentant en Australie. — La tribu des Otio- rhynchides vrais est même étrangère à cette partie du monde. M. de Séljs-Longcliamps communique la suite de ses observations sur les Névroptères de Port Denison, reçus par M. Weyers: « Parmi eux se trouve encore un nouveau genre d'Agrionines apparte- nant à la légion des Podagrions. Je le nomme : SYNLESTES, De Sélys. Secteur médian naissant du principal un peu avant la veine du nodus, le sous-nodal de cette veine même, Ptérostigma dilaté, quatre fois plus long que large, surmontant 4 à 5 cellules. Les secteurs non courbés vers le bord postérieur. Un secteur interposé aux deux côtés du nodal. Espace post- costal d'un seul rang de cellules. Ailes pétiolées jusqu'au milieu du niveau du quadrilatère qui est penché vers le bas et touche la nervure postcostale par son angle externe inférieur, d'où partent ensemble les deux secteurs du triangle; le coté supérieur presque moitié plus court que l'inférieur. Lèvre inférieure oljlongue, amincie aux bouts qui sont contigus mais fendus dans le quart final. Antennes à premier article très-court, le deuxième plus long, le troisième grêle ayant le double des deux premiers réunis. Pieds médiocres à cils assez longs divariqués. Ce genre remarquable remplace en Australie les CMoroïestes de l'Afrique méridionale dont il se distingue par les secteurs non courbés, l'absence de secteurs supplémentaires entre le médian et le bref, par le point de départ du médian avant la veine du nodus et par le point de contact du quadrila- tère avec la postcostale, disposition qui rappelle les Perilestes de l'Amé- rique méridionale. La lèvre inférieure est aussi plus allongée que chez les CMoroïestes. Les Synlestes se séparent des Argiolestes australiens par la disposition du quadrilatère et des secteurs interposés indiquée plus haut, les secteurs non courbés et l'espace postcostal d'un seul rang de cellules; enfin par la lèvre à branches contigues. Synlestes Weyersii, De Sél3's. Abdomen environ 40'"'". — Aile inférieure 32. Cf inconnu. Par analogie il n'est pas douteux qu'il doit être pourvu d'appendices anals semicirculaii'es en crochets. I.XXVII 9 Ailes étroites hyalines. Plérostiguia jaunâtre entouré de nervui'es noires épaisses, stature grêle. Coloration vert métallique foncé en dessus, jaune orangé en dessous et sur les cotés, ainsi qu'il suit : une tache entre la bouche et les yeux, le deuxième article des antennes, un gros point deri'ière l'occiput, les bords et le lobe postérieur arrondi du prothorax ; des lamelles élevées aux côtés de la suture mésothoracique, une bande juxta- humérale ne touchant pas le haut. (Sur les côtés jaunâtres du thorax existe une bande courte supérieure bronzée). Enfin le jaune des côtés de l'abdo- men remonte en demi-anneaux à la base des segments. (Le bout de l'abdo- men manque). Pieds d'un brun-jaunâtre, l'intérieur et le bout des fémurs noirâtre. Patrie. Port Denison (Queensland) , d'après une femelle donnée par M. Weyers auquel je suis heureux de témoigner ici ma reconnaissance pour les services que par ses relations étendues il rend à l'Entomologie. Outre VHcmipliUlia mirabilis et la Synlestes Weyersii il y avait dans le même envoi quatre autres espèces d'Odonates ; Corcluliaenstahida, Burni. — JEschna Irevistyla, Ramb. — Lestes analis, Ramb. et Agriolcstes icteromeJas, de Sélys. Enfin une Panorpide nouvelle appartenant au genre Bittacus : BiTTAcus NiGRiCEPS, De Sélys. Longueur de l'abdomen 13-14""". — De l'aile inférieure 13-18. Très-voisin du B. anstralis, Klug. (B. corethrarins, Ramb,), il en dif- fère par les caractèi'es suivants : 1" Taille moindie. 2° Toute la tète et le bec, le dessus du prothorax, le dos de l'abdomen et les plaques ventrales noirs. 3" Les appendices anals du mâle excavés dans toute leur longueur en dessus, à bords entiers régulièrement arrondis et courbés l'un vers l'autre sans dent ni prolongement interne inférieur. De Port Denison (Queensland). J'ai examiné un grand nombre d'exem- plaires des deux sexes. Chez le B. anstralis l'abdomen a 15 à 20 millimètres, l'aile inférieure 20 à 22, le front, la base et le dessous des mandibules, le derrièi-e des yeux latéj-alcment, la moitié basale du prothorax et de l'abdomen en dessus et les plaques ventrales sont roux, et les pinces anales des mâles qui sont moins excavées en dessus et à bords moins réguliers portent avant leur extrémité interne un prolongement en dent penché en bas. LXXVIII J'ai reçu ïanstralis de Melbourne et de Queensland, et je possède le type femelle du B. corethrarius de Rambur qui est conforme à la figure et à la description de Klug. Parmi les Bittacus de Queensland reçus par M. Wej'ers, j'ai deux femelles en mauvais état qui ont la petite taille du nigriceps avec la coloration de Vcuistralis. Ne connaissant pas le mâle je n'ose afTirmer si c'est une variété de Vaustralis ou si c'est une espèce distincte. Dans ce dernier cas elle pourrait être à bon droit désignée sous le nom de Bittacus inter- medius. La couleur rousse en dessous de la bouche est mélangée de noirâtre ainsi que la base des derniers segments de l'abdomen en dessus. » MM. Weyers et Van Volxem donnent quelques détails sur deux excur- sions à Calmpthout, faites les 15 et 22 mars de cette année. Ils y ont remarqué entre autres espèces intéressantes: Omophron Umbatum, F. — Carabus clathratus, L. — Harpalus negïec- tns, Dej. — Amara infima, Duft. — Bembidmm argenteolum, Ahr. — Cybister Boeselii, F. — Dytiscus circumflexî(,s , F, — Pclolms Her- manni, F. Ces deux derniers en abondance. Le Stanelia hippocastanaria, H. volait en grande abondance dans les bruyères, quoique son époque habituelle d'apparition soit beaucoup plus tardive. M. De Borre annonce qu'il a reçu cette année plusieurs exemplaires du Pelobius Ilermanni, F. d'Ostende. La séance est levée à 10 heures. assemblée mensuelle du 9 mai 1$6$. PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé. Le Président annonce à l'Assemblée que le Conseil d'administration, dans sa dernière séance, a reçu membre effectif de la Société, M. E. Dupont directeur du Musée royal d'histoire naturelle. Le Secrétaire a reçu pour la bibliothèque de la Société les ouvrages suivants : 1" Jalirbiicher des Nassaiiischen Vereinsfûr Nntilfhcibdc, 19'"''et20'= années avec 2 pi. lith. 1 vol. in-8°. (De la part de la Société d'histoire naturelle de Nassau). LXXIX 2° Mittlieilungen der Sclmeizerischen Entomologischen Gesellschaft, vol. n, n" 8. (Don de M. Bischoff-Ehinger). 3° Zoologisclie Miscellen, XIV, par M. G. de Frauenfeld. — Exti'ait des Annales de la Société I. et R. de Zoologie et de Botanique, de Vienne. Année 1867). —Don de M. Th. Lecomto. 4» Essai d'une faune entomologique de l'Archipel Indo-Néerlandais, 3""^ monographie. Famille des Pentatomides. V' partie, avec 4 pi. col., par par M. Snellen van Vollenhoven. — Don de l'auteur. 5° Coleopterologisclie Hefte, II, publié par M. E. v. Harold. — Don de M. E. V. Harold. 6" Bulletin de VA cadémie royale des sciences, des lettres et des leaux-arts de Belgique. Tome XXV, n" 3. — De la part de l'Académie. M. Sauveur, président, prend la parole en ces termes : Messieurs. Depuis notre dernière assemblée mensuelle, un fait de nature à intéresser tous les amis des sciences naturelles s'est produit. L'ancienne administration du Musée royal d'histoire naturelle a cédé la place ù une adrainistratioa nouvelle. L'organisation du Musée de Bruxelles, MM,, est chose trop importante au point de vue des intérêts de notre Société, pour que je croie pouvoir passer sous silence le fait que je viens d'avoir l'honneur de vous signaler; et pour que je ne considère pas comme un devoir, de vous en entretenir quel- ques instants. Quelle a été, Messieurs, la nature des rapports qui ont existé jusqu'ici entre la Société Entomologique et le Musée '? — deux mots la résument : in différenc e récip'o que. Cette situation regrettable doit-elle nous être imputée? Evidemment non. Toutes les avances compatibles avec notre dignité, nous les avons faites. C'est au Musée de Bruxelles que nous avons témoigné le désir d'être installés, c'est au Musée que nous avons destiné nos collections ; n'est-ce encore dans l'intérêt bien entendu du Musée, qu'à diverses reprises nous avons réclamé l'exhibition des collections endormies depuis plus de 20 ans dans des magasins dont l'accès est interdit au public ! Vous savez, MM., comment ces avances ont été accueillies. Quoique je considère comme supertlue toute allusion à un passé qui ne laisse plus de traces, il importe, cependant, que je rappelle les réclamations que nous avons faites, depuis bien des années, pour obtenir que le capital scientifique qui est trop longtemps resté improductif dans les magasins que LXXX j'ai cités plus haut, soit enfin placé à intérêts, pour que le monde savant soit admis à profiter des acquisitions importantes faites surtout dans son intérêt. Voici ce que disait, dans l'assemblée générale du 23 novembre 1859, un de mes honorables prédécesseurs. » Il n'y a rien de petit dans la nature — que les petits esprits. — L'Entomo- logie est aussi nécessaire que la Zoologie et la Botanique. L'histoire natu- relle est nne, et on n'en peut distraire aucune partie sans s'exposer à faire fausse route dans l'étude de la nature. — J'aurais passé sous silence ces antipathies des « hommes sérieux » — leur estime du grand, leur mépris du petit — car nous ne faisons pas de morale ici ; j'aurais choisi une autre occasion d'en parler, si nous n'en subissions pas directement la peine. » En effet. Messieurs, à quoi attribuer la perte des belles collections que la ville de Bruxelles a possédées, et qui, depuis qu'elles sont devenues la propriété de l'état, disparaissent aux yeux du public. — Des collections conservées à l'écart, et qui ne sont ni exposées, ni surveillées continuelle- ment, sont des collections perdues, et je crains beaucoup, si jamais notre Musée doive être exposé de nouveau à vos yeux, que vous n'en retrouviez que de faibles ruines. » (Tome 4, p. VIII et IX). Voici une seconde citation, empruntée au discours prononcé par un autre président de notre Société, en assemblée générale du 23 septem- bre 1862. « Le nombre des personnes qui s'adonnent aux recherches entomologiques dans les environs de Bruxelles, est malheureusement très-restreint ; l'on ne peut, selon moi, attribuer ce peu de goût poui" une étude aussi intéressante, qu'à l'absence de toute collection d'insectes dans le Musée de notre ville. Je me souviens fort bien que c'est en voyant, il y a une douzaine d'années, les belles collections qui ornaient le Musée, que plusieurs d'entre nous, et moi- même, avons commencé les recherches et les études qui ont préparé la fon- dation de notre Société. » Je puis dire, sans crainte de me tromper, que depuis que ces collections sont devenues invisibles pour le public, il est peu de personnes à qui soit venue l'idée d'en commencer une. On ignore presque, chez nous, l'histoire et les mœurs de ces milliers d'insectes que l'on rencontre presque à chaque pas, et l'on ne peut, par conséquent distinguer, dans leur nombre, ceux qui peuvent nous être utiles de ceux qui sont nuisibles. Ce fait est regrettable au point de vue des intérêts agricoles comme à celui delà science. » (Tomeo, p. 186 et 187.) Mêmes observations dans le discours présidentiel du 23 septembre 1864. « Je vous soumetti-ai quelques considérations à cet égard, qui, peut-être, LXXXI nous permettraient d'avancer le travail, et dans un temps rapproché, de mettre nos membres et le public à même de jouir d'une manière profitable de la visite de nos collections ; nous aurions le mérite do faire faire un pas avantageux à la science et de stimuler, par notre exemple, les Musées de l'État à en faire autant. » (T. VIII, p. 292 et 293). Quelles réponses, MM., furent faites à ces observations si judicieuses? — Une seule : insuffisance de locaux. Insuffisance de locaux ! — Je ne sache pas que depuis six mois, de nou- veaux locaux aient été édifiés au Musée et cependant, pendant la période intérimaire qui vient d'avoir un terme, nos vœux ont été, comme par enchantement, à moitié réalisés. Trois salles nouvelles ont été ouvertes au public, renfermant les poissons, les reptiles, des collections d'anatomie comparée et de plâtres, enfin une partie des ossements fossiles de Dinant , et de la collection minéralogique. Les locaux n'étaient donc pas insuffisants au point de mettre un obstacle invincible à nos justes demandes. L'avant-garde des collections entomologiques elle-même a paru, et il est devenu matériellement impossible d'alléguer encore aujourd'hui, que l'insuf- fisance de locaux ne permettra pas au corps d'armée de suivre. Ces observations transitoires m'amènent, MM., à la situation présente. Et ici, je suis heureux de le constater, un notable revirement s'opère. Notre confiance bien ébranlée peut et doit renaître. C'est d'abord le Ministre de l'Intérieur, qui,dansunerécente et minutieuse visite des collections et des locaux, a, devant le personnel réuni du Musée, exiiminé en détail la collection entomologique, exprimé son intérêt pour cette collection et manifesté hautement son désir de la voir toute entière exposée le plus tôt possible dans les salles publiques. C'est, d'une autre part, le nouveau directeur du Musée, qui, le jour même de sa nomination, exprimait le désir d'être admis au nombre des membres effectifs de notre Société. Cette démarche de M. Dupont l'honore, comme elle nous honore égale- ment. M. Dupont a compris que la science est une, que tous ceux qui s'y vouent sont frères devant elle; qu'il n'existe point, à cet égard, de dilfe- rence entre le monde officiel et les associations libres. Il est aujourd'hui des nôtres, qu'il soit le bienvenu parmi nous. Nous comptons sur son appui, qu'il compte à son tour sur notre aide. Notre but est commun. Je vous ai dit, Messieurs, qu'un grand pas avait été fait déjà dans h^ sens du vœu que nous avons émis , de voir reparaître les collections nationales si longtemps enfouies, et notamment les collections entomolo- giques. Confiant dans les intentions du Ministre de l'Intérieur, et dans le ANNALES soc. ENTOM. DE BELGIQUE. T. XI. '^ LXXXTIl zèle de M. Dapont, j'exprime, au nom de la Société, le désir que ces der- nières collections voient le jour avant l'époque, peut-être encore assez éloi- gnée, de l'agrandissement des locaux du Musée. Il est un autre point encore que je dois rappeler ici : c'est la demande que nous avons adressée l'année dernière au gouvernement, de pouvoir disposer un jour, dans le Musée agrandi, d'un local plus convenable que celui qui a été provisoirement mis à notre disposition par le département de l'Intérieur. Vous le savez, Messieurs, ce sont les mauvaises conditions de ce local, surtout au point de vue de son humidité, qui mettent entrave au développe- ment de nos collections, que tous nous sommes prêts à enrichir. Et, à ce propos, qu'il me soit permis de vous soumettre, dès à présent, une idée que je me propose de reproduire devant la prochaine assemblée générale du mois de septembre. Quelle est actuellement notre situation vis-à-vis du Gouvernement? Nous avons, quant à nous, droit à la jouissance du local où nous sommes réunis. Le Gouvernement, de son côté, aura droit, à l'époque de notre dissolution, à toutes les collections de la Société. Là s'arrêtent nos engagements. Ainsi le Gouvernement n'a aucun droit d'exiger que nos collections soient exposées au public. D'une autre part, c'est à nous, et non à l'Etat, qu'il in- combe de supporter des frais matériels de conservation et de surveil- lance. Verriez-vous quelque inconvénient, Messieurs, à ce que, par un contrat nouveau, nous attribuions au Gouvernement la jouissance immédiate de nos collections, à charge, par l'État d'en faire jouir le public, et de supporter les frais matériels que je viens d'indiquer ? Il y aurait là, me sem.ble-t-il, un avantage réel pour nous, sans préjudice d'aucune espèce. Le Musée, de son côté, aurait tout intérêt a entrer en possession de col- lections, déjà intéressantes, qui ne tarderaient pas à s'accroître dans de notables proportions, formées et classées par nous, moyennant la seule charge d'entretien et de surveillance, charge bien légère pour une adminis- tration qui possède un personnel spécial organisé. Donc, intérêt pour les deux parties, intérêt pour la science surtout. J'appelle dès à présent sur ce point la sérieuse attention de la Société et notamment celle de notre collègue M. Dupont. Il va de soi qu'il ne s'agit que d'un avant-projet à examiner, à débattre, et à ne réaliser que moyen- nant la sauvegarde des différents intérêts, des différentes responsabilités en présence. LXXXIII Le dernier vœu que je forme enfin, est celui de voir un jour créer une salle d'étude où certaines collections, ainsi que les livres d'histoire naturelle appartenant à la bibliothèque du Musée, puissent être mis à la disposition du public, au même titre que les livres, manuscrits, gravures et médailles de la bibliothèque royale. Si mes vœux se réalisent un jour, Messieurs, grâce à votre appui et à celui de la nouvelle administration du Musée, j'estime qu'un grand pas aura été fait dans la voie du progrès, et que nous aurons tous bien mérité de la science. M. Dupont prend alors la parole et s'exprime de la manière suivante : « Je remercie la Société de son bienveillant accueil. » Le vœu que la Société vient de manifester par l'organe de son honorable Président, est trop légitime pour que je ne cherche ày satisfaire sans retard. J'espère pouvoir, dans la prochaine séance, annoncer à mes confrères que la plus grande partie de la collection entomologique du Musée royal sera exposée provisoirement, afin qu'ils puissent examiner les magnifiques séries dont le Musée est en possession. » J'aspire, Messieurs, à voir toutes les spécialités belges concourir au clas- sement de nos collections. Quels résultats ne devons-nous pas attendre de l'application à l'histoire naturelle de notre pays de ce principe de la division (lu travail pour converger vers un but commun, principe dont la nature que nous étudions, nous montre les merveilleux effets. » C'est vous dire. Messieurs, mes sentiments à l'égard du désir que vient de formuler l'honorable Président de la Société. Tout grand Musée est un centre scientifique qui n'a vie que pour autant qu'il serve à un grand nombre de naturalistes, et l'idéal d'un tel centre scientifique ne semble-t-il pas être de voir de savantes sociétés se grouper autour de lui? Il est cepen- dant dépassé par l'ingénieuse combinaison de notre Président. La Société pourrait se proposer, nous dit-il, de former et de classer les collections nationales d'insectes. Au Musée incomberait le soin des étiquettes, de l'en- tretien et de la surveillance. Je ne puis qu'applaudir à une proposition aussi généreuse que bien conçue qui sert à la fois les intérêts et de la Société et du Musée. » Le Musée a un besoin urgent de locaux. J'espère que le Gouvernement les lui dispensera prochainement. L'une des annexes indispensables de cet établissement est, à mon sens aussi, une salle réservée à l'étude où, à la manière des salles de lectures, chacun pourra étudier sur les objets eux- mêmes qui solliciteraient .ses recherches, quand ces objets pourront être déplacés. » M. de Sélys-Longchamps promet, lors de la discussion du Budget de LXXXIV l'Intérieur au Sénat, de réclamer les réformes nécessaires pour le Musée et d'appuyer surtout sur l'insuffisance des locaux. Le Président propose à l'Assemblée, au nom du Conseil d'adraiiiistration, d'offrir à M. Dupont la collection complète des Annales de la Société. Cette proposition est adoptée. L'assemblée décide ensuite que le rendez-vous général de l'excursion annuelle de la Société, est fixé à Arlon, Hôtel du Nord, le dimanche 31 mai, dans la matinée. M. "VVeyers donne des renseignements sur l'état d'avancement du pro- chain volume des Annales de la Société. Il donne ensuite lecture du rapport de MM. Putzeys et Mors, sur le tra- vail de M. de Chaudoir, intitulé : Révision du groupe des Ozénides. Conformément aux conclusions de ce rapport, l'assemblée décide l'im- pression du travail dans le prochain volume des Annales. M. deSélys-Longchamps annonce le dépôt prochain, pour le volume sui- vant, du catalogue général des Névroptères de Belgique. M. De Borre donne quelques renseignements sur une excursion qu'il a eu dernièrement l'occasion de faire à Lichtaert, au nord de Hasselt, dans la Campine Limbourgeoise, entre le canal de la Campine et la Nèthe. Cette contrée présente la plus grande similitude avec les dunes des environs de Calmpthout (Campine anversoise), M. De Borre y a retrouvé les mêmes espèces que dans cette dernière localité, entre autres les Carabiis dathratns, nitens et arvcnsls. M. de Sélys-Longoliamps communique la note suivante sur les Lycœna alcon et euphemus : Ces deux espèces sont excessivement voisines, et Godard, comme Dupon- chel s'en est aperçu, a décrit et figuré ï alcon sous le nom d'euphemus ; c'est pourquoi ce dernier dans le supplément a publié de nouvelles figures, où l'erreur est rectifiée ; seulement il n'a pas fait remarquer que V alcon de Godard n'est pas Yeuphemus mais bien une variété de Varion, comme le fait remar- quer Staudinger, analogue à une variété mâle de Xeupheinus que je signa- lerai plus bas. M. Adrien Maurissen, entomologiste zélé, de Maestricht, connu par son Catalogue des Lépidoptères du Duché de Limbourg, qui a découvert V alcon sur le territoire belge a bien voulu m'en adresser quelques exemplaires qui confirment sa détermination. II a pris Valcon du 15 juillet au 15 août dans les prairies humides à Lanaeken et dans les prés secs à Houseel, se posant sur les fleurs de la Betonica officinalis. A Kissingen en Bavière j'ai pris Yeuphemus à l:i fin de juillet et au corn- LXXXV mencement d'août, volant dans les prairies humides des bords do h Saal et dans les clairières marécageuses des montagnes en compagnie de YBrehis qui est plus commun, et se posant toujours l'un et l'autre sur les Heurs de la Sanguisorla offlcimlis qui nourrit peut-être leur chenille. Il est très-possible que l'on rencontre l'une ou l'aulne de ces Lycœna dans les prés marécageux de l'Ardenne où la Sanguisorla croit, notamment à Vielsalm. C'est ce qui m'engage à donner ici une diagnose comparée de Yalcon et de Yeuphemm, établie sur un bon nombre d'exemplaires que j'ai sous les yeux : LYCŒNA ALCON. Polyommatus alcon. Duponchel, suppl. pi. 1, fig- 1, 2, 3. P. euphemus, Godart, pi. XI, seconde, fig. 6 et XI quart, fig. 2 (mâle). Mâle, dessus Des ailes d'un bleu violet sans taches avec une bordure noirâtre étroite. Femelle. Dessus ses ailes brun; le disque saupoudré de bleu violet jusqu'aux deux tiers, un arc discoïdal et une série arquée de '6 points noirs entre celui-ci et le bord aux ailes supérieures seulement, dont le point inférieur est plus rapproché du bord. Vnriété mâle. Selon de Vi 11ers et Guénée l'arc discoïdal noir du dessous se voit par- fois aux ailes supérieures en dessus. LYCOENA EUPHEMUS. Polyommatus euphemus, Duponchel, suppl. pi. ^, fig. 4, 5,6. Mâle. Dessus des ailes d'un bleu violet argenté avec une bordure noirâtre plus large, moins arrêtée, un arc discoïdal et une série arquée de 4-îj points noires entre celle-ci et le bord. Femelle. Dessus des ailes brun; le disque très- saupoudréde bleu un peu argenté jusqu'aux quatre cinquièmes environ, marqué d'un arc discoïdal et de points noirs comme chez le mâle, ses points formant une courbe ré- gulière. Variété mâle. Sans points noirs on dessus excepté l'ârc discoïdal des ailes supérieures. En dessous le point noir inférieur do la série arquée manque aux ailes supérieures. Le dessous des ailes est un peu plus foncé chez Yalcon que chez Yeitphe- mus, ainsi que la frange. En dessus tant pour les dessins que pour la nuance du bleu, le mâle de Yalcon ressemble en grand à Yacis, et Yenphc- mus en petit à Yarioii. Tous deux différent de Yarion en dessous par le petit nombre de points noirs. M. de Sélys-Longcharaps communique ensuite les observations sui- vantes : J'ai comparé les Lycœna daman de ma collection que j'ai pris en Suisse et en Bavière avec un exemplaire recueilli en Espagne par M. Victor Ghiliani de Turin, qui diffère assez des mâles ordinaires pour constituer une variété ou race que l'on pourrait nommer hispana. La taille est fort petite, à peine au dessus de celle de l'espèce voisine [L. DonceIn)Yai\e supérieure n'ayant que 13 millimètres (17 chez le damon mâle). En dessus la bordure brune des ailes est un peu plus large, presque LXXXVl comme chez la L.Donzclii. En dessous les ailes sont aussi rembiunies que la femelle type du damon, et comme chez elle, la base n'est pas saupoudrée de bleu verdàtre; enfin les points noirs aux ailes supérieures sont plus petits. L'abdomen manquant, on ne peut vérifier le sexe de l'exemplaii'e. Si par hasard c'était une femelle, ce serait une variété présentant en dessus la coloration l)leue du mâle, comme cela se voit chez les variétés ceronus et syngrapha des Lycœna adonis et Corydon. La séance est levée à 9 1/2 heures. iisseniblée mensuelle du 7 juin ISOS. Présidence de M. Sauveur. La séance est ouverte à 8 heures Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé, après une obser- vation présentée par M. De Borre. Le Président annonce à l'Assemblée que le Conseil d'administration, dans sa dernière séance, a reçu membre effectif de la Société, M. Rodriguez, directeur de la partie zoologique du Musée d'histoire naturelle de Guate- mala, présenté par MM. Candèze et Weyers. Le Secrétaire a reçu pour la bibliothèque de la Société les ouvrages suivants : 1° Bulletin de V Académie royale des sciences, des lettres et des beaux- arts de Belgique. T. XXV, n" 4. — De la part de l'Académie. 2° Verhandhmgen der kaizerlich-kuniglichen zoologischen-hotanischen Gesellschafj't in Wien. T. XVIII, 1867, in-8", avec pi. 3° Das Insecteiileben zur Zee und zur Fauna und Flora von Neuca- ledonien, etc., etc., par G. E. v. Frauenfeld, in-8', avec pi. — Tiré à part des Annales précédentes. 4" Beitrag zueiner Monographie der Sciarinen, par Joli. Winnerz, de Crefeld, Vienne 1867, in-8". — Publié par la Société I. et R. de zoologie et de botanique de Vienne. 5° Diagnosen der in Ungarn und Slavonien bisher beobachteten Gafâspflanzen welche in Koch's Synopsis niclit enthalten sind, pai- A. Neilreich. Vienne 1867, in-S". — Publié par la Société R. et I. de zoologie et de botanique de Vienne. 6" Die Diatomeen der hohen Tatra, par J. Schuman. Vienne, 1867, LXXXVII in-8" avec pi. — Publié par la Société I. et R. de zoologie et de botanique de Vienne. — Envoi de cette Société. 7" Horœ SocietaUs Entomologkœ Rossicœ. T. V, n" 3. — De la part de la Société entomologique de Russie. 8" Abhandlungen herausgegeben vom Nattirvissemchafllkhen Vereine zu Bremen. T. I, liv. 3, 1868. — De la part de cette Société. 9" Annales de la Société eiitomologique de France. Série IV, T. VU, 1867, 2-% 3- et 4- trimestre, in-8o, avec pi. — De la part de cette Société, 10° Essai monographique sur les Galériicides Anisopodes {AHises) d'Europe et du bassin de la Méditerranée, par E. Allard, in-8". (Extrait des Annales de la Société entomologique de France, 1860 61). — Don de l'auteur. 11° Notes pour servir à la classification du genre Sitones, par E. Allard. (Extrait des Annales de la Société entomologique de France, 1864-65). — Don de l'auteur. 12" Monographie des Galérucides d'Europe, du nord de V Afrique et de VAsie. — Tribu des Alticides ou Galérucides anisopodes, par E. Allard. In-12. (Extrait de r^&dl/e, T. III, 1866). —Don de l'auteur. M. Weyers présente, au nom de M. le baron de Ch;mdoir, trois travaux pour le prochain volume des Annales ; ces travaux ont pour titre : 1" Note sur le genre Oxi/stomus, Latr. 2° Note sur le genre Carenum, Bonelli. 3" Révision des Trigonotomides. L'Assemblée, en ayant entendu la lecture, décide que ces travaux seront publiés dans le prochain volume des Annales. M. de Sélys-Longchamps dépose pour le compte-rendu de l'excursion annuelle de la Société, les listes des Diurnes et des Odonates qui ont été observés pendant la durée de l'excursion II ajoute que plusieurs espèces intéressantes ont été reprises telles que VHrelia Médusa, le Satyrus Daxus, le Polyommatus Chrysœis et le Syriclitns Càrthami. En fait de Névrop- tères la CorduUa arctica, découverte autrefois au même endroit par M. Putzeys, a été également reprise et MM. de Sélys-Longchamps et Weinmann ont pris trois exemplaires du i)/yrwe?(îo Formicalij 7ix,L. espèce non encore observée en Belgique jusqu'à présent. M. Van Volxem ajoute que dans la même chasse il a capturé quelques échantillons de YAsida grisea, genre non encore signalé en Belgique. M. De Borre donne lecture des noies suivantes : Dans la séance du 16 juillet 1867, notre savant confrère M. Puizeys nous a donné un tableau comparatif des carabiques rencontrés jusqu'ici LXXXVIIl dans la région qui constitue en Belgique Textréraité septentrionale de l'Ardenne, le massif borné d'une part par la frontière prussienne," d'autre part par les rivières de l'Ourthe et de la Vesdre. M. Putzeys exprime le désir de voir ce tableau complété à mesure que de nouvelles explorations en fourniront l'occasion. Aussi je m'empresse d'y ajouter une annotation que le hasard me permet d'y faire. La varité à cuisses foncées du ffaiyahcs IcBvi- coUis, Duft. (nitens, Heer) est signalée par M. Putzeys comme propre jus- qu'ici à la Baraque Michel. Je viens d'en prendre un exemplaire cf , le 14 mai dernier, à la lisière des bois qui suivent la rive gauche de la Vesdre, entre Ensival et Pépinster. Au commencement du printemps, MM. Weyers et Van Volxem ont été chasser à Calmpthout. Ils ont eu l'obligeance de mettre à ma disposition les Hydrocanthares assez nombreux qu'il avaient capturés. Je n'ai fait que commencer à les examiner et j'y ai déjà reconnu deux excellentes et rares espèces, particulières au nord de l'Europe, VHydaticus zonatus, Hoppe, et XAgabus uliginosus, L. Tous les exemplaires que j'ai sous les yeux sont mâles. Je ne puis dire que ces deux espèces soient des découvertes nou- velles pour notre faune, car elles sont signalées comme des raretés prises, la première 3 fois, ei la seconde 2 fois, dans le catalogue publié par M. Mathieu (Annales 1, 159 et 161). Le même Catalogue indique la capture, auprès de Bruxelles, de VA2)hodius 2Mnctato-siUcatus, Sturra. Cette espèce, très-voisine de XA.p'o- dronms, 111., dont elle n'est même pour quelques auteurs qu'une simple variété, en diffère principalement par la présence de trois tubercules frontaux très-peu marqués (le front de VA. jjrodromus est mutique dans les deux sexes). Elle a et doit avoir été souvent confondue avec l'^l. ^j^o- dromîts. Je l'ai prise au mois d'avril dernier dans deux localités de la Campine; Zonhoven (près Hasselt), et Hérenthals. J'engagerai ceux de nos collègues qui ont pris des A])hodius en Campine, à rechercher si elle ne se trouve pas confondue avec leurs A. prodromus. Parmi les Ht/droponcs à élytres rayées longitudinalement de noir, l'un des plus élégants est l'jy. novemlmeatus, Steph. {Schonlieri, Aube). Je ne pense pas qu'il ait été jusqu'ici indiqué en Belgique. J'en ai pris à Calmpthout le 20 mai dernier deux exemplaires dans les rigoles d'eau courante situées dans les sapinières au bord oriental du grand étang, qui a son écoulement dans cet endroit. M. E. Dupont, directeur du Musée royal d'histoire naturelle, annonce à ses collègues qu'une partie des collections entomologiques du Musée sont disposées dans les vitrines et que les intéressés pourront les visiter tous LXXXIX les jours de 9 à 10 heures du matin et de 3 à 4 heures de l'après-midi, sur l'exhibition de leur carte de membre de la société entomologique. La partie actuellement exposée se compose de 224 boites de Lépidop- tères diurnes, de 12 cadres de Diptères et de 68 cadres de Coléoptères. M. Dupont annonce de plus que, d'ici à la fin de l'année, tout ce que le Musée possède en fait de collections entomologiques, aura été exposé aux regards du public. La séance est levée à 9 1/2 heures. Assemblée uiensiielle du 4 juillet 1S6$. Présidence de M. Sauveur. La séance est ouverte à 8 heures. M. de Sélys-Longchamps fait observer que dans le dernier compte-rendu il s'est glissé quelques fautes typographiques. Cette observation sera prise en considération lors du tirage du compte- rendu qui doit paraître à la lin du tome XI des Annales. M. Sauveur croit nécessaire de publier in extenso sous forme d'erratum et dans le numéro suivant des comptes-rendus, les corrections et les obser- vations auxquelles pourrait donner lieu la rédaction d'un de ces numéros, sauf à modifier cette rédaction pour le tirage dans les Annales. Cette proposition est adoptée. En conséquence, dans la note de M. De Borre, à la page LXXXIV des comptes-rendus, il faut rectifier la rédaction de la manière suivante : « Lichtaert se trouve au nord de Herenthals (au lieu de Hasselt) entre Lierre et Turnhout, dans la Campine Anversoise (au lieu de la Campine Limbourgeoise). » Après ces observations le procès-verbal est approuvé. ' Le Président annonce à l'Assemblée que le Conseil d'administration, dans sa dernière séance, a reçu membre effectif de la Société, M. Ed. Morren, professeur de Botanique à TUniversité de Liège, présenté par M. de Sclys- Longchamps. Le Secrétaire a reçu pour la bibliothèque de la Société les ouvrages suivants : 1" Bulletin de V Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux- arts de Belgique. T. XXV, n" 5, in-S». — De la part de l'Académie. 2" VInsectologie agricole, 2' année, n° 4, mai 1868, in-8". — Envoi de M. E. Deyrolle. \NNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XI. ^ xc 3» Iconografhù et description de chenilles et léjndoptères inédits, par M. P. Minière, T. II, liv. XVIII, XIX et XX, in-4«, avec pi. col. — Don de l'auteur. 4° Note sur Hœmerosiarenalis^ Hb., par P. Millière. (Extrait des An- nales de la société entomologique de France, IV' série, T. IV, 1864), in-8°, avec pi. — Don de l'auteur. 5° Bulletin de V Institut agricole de V État fondé à Gemlloux en 1860. 1" volume, 1860-1867. — Envoi de l'Institut agricole. Il est décidé que la collection complète des comptes-rendus, sera envoyée à l'Institut agricole, en échange de ses publications. Il est donné lecture de la note suivante de M. A. De Borre : « Une espèce de la famille des Cistélides, nouvelle pour la faune belge, et appartenant môme à un genre jusqu'ici étranger à notre pays, a été prise à Arlon lors de l'excursion de notre Société. C'est VOmophkis puhescens, Linné, Mulsant. {0. amerinœ, Curtis; pinicola, Redtenb), espèce déjà ren- contrée en Allemagne, en Angleterre et dans la France centrale et orientale. Les deux exemplaires mâles que je dois à l'obligeance de notre collègue M. Weyers, sont un peu plus petits, à élytres moins rugueuses, et à pubes- cence noire du prothorax plus faible, que les exemplaires de France que je possédais. » M. de Sélys-Longchamps annonce que VAgrion scitulum, de Rambur, doit être ajouté aux espèces de la faune belge : « Je l'ai pris assez communément dit-il, du 10 au 30 juin de cette année, sur le principal étang à Longchamps-sur-Geer, volant le plus souvent accouplé et se posant sur les myriopliylhim verticillatîmt qui paraît la plante de prédilection choisie par la femelle pour la ponte des œufs. Cette espèce lasse souvent le chasseur parce que, à l'instar des Agrion najas et mriduhim, elle ne se pose guère sur les herbes du bord de l'étang, et se ient à distance. Lorsque la femelle vole on la reconnaît facilement, même de loin, des autres espèces voisines, à la vivacité du bleu des anneaux de l'abdomen, et à la grande largeur que ces anneaux y occupent. Les points postoculaires sont toujours bleus, ainsi que la ligne qui se trouve entre eux, même chez certaines femelles oîi, par exception, les raies antihumérales et les côtés du thorax sont d'un bleu-verdàtre. Quand au mâle observé séparément, on le distingue de loin de celui de puella à sa taille plus courte, au bleu de l'abdomen plus vif, moins étendu, — de pulchellum à sa taille plus courte et au bleu plus étendu. La face est bleue chez le mâle, vert-jaunâtre chez la femelle. XCI Je donne ces indications parce que ma description dans la Revue des Odonates, est faite sur des individus desséchés. L'espèce n'avait été observée jusqu'ici que dans l'Italie, la Crète, l'Algérie, le midi de la France et enfin à Paris, que Ion considérait comme sa limite septentrionale. Notre collègue M. Van Volxem en a pris il y a deux ans, avant moi, plusieurs exemplaires à Laeken et dans la plaine de Montplaisir près de Bruxelles. Il est curieux qu'elle avait échappé à mes recherches depuis plus de trente ans que je recueille avec soin les Odonates de la Belgique. Vers la mi-juin j'ai pris en même temps les neuf espèces suivantes sur le même étang à Longchamps : Agrioii minium, finissant. — najas, très-commun. — viridukcm, commençant. — eUgans, id. — fîtlchelhmi, çà est là. — imelîa, très-commun. — C!/atJiigerum, commun, — Lindeni, un individu. — scituluin, assez fréquent. » M. Pologne communique plusieurs exemplaires de la variété Rothliehi, Staud. du Satyrm Davus, pris à Calmpthout, vers la mi-juin de cette année, par M. Weyers. Cette variété locale est propre aux plaines humides, et n'avait été signalée jusqu'ici qu'en Angleterre. En Belgique le type ne se trouve qu'en Ardenne. M. Sauveur av.iit déjà pris cette variété à Calmpthout et en a vu plusieurs exemplaires dans lu collec- tion du Jardin zoologique d'Anvers, indiqués comme provenant de la même localité. M. Van Volxem ajoute que dans cette même excursion il a pris la Stran- galia attenuata, L., VAgnontenelhim, Devillers, et h Libcllula dubia, Vander L. M. Pologne communique un exemplaire de Lygris {Chesias) marmorata, qu'il a capturé à Laeken. M. Weyers annonce que M, Miedel a trouvé cette année au commencement de juin, àla Baraque-Michel, un exemplaire du Carahus irregidaris, Fab., espèce non encore signalée en Belgique, se trouvant dans le Harz et les Alpes. La séance est levée à 9 1/2 heures. XCIl Assemblée mensuelle du l^^^ août ISOS. Présidence de M. Capronnier , vice-président. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. Le procès-verbal de la dernière réunion est approuvé. Il est donné lecture d'une lettre de M. Sauveur, s'excusant de ne pou- voir assister à la séance. M. le Président annonce à TAssemblée que le Conseil d'administration, dans sa dernière séance, a reçu, membre effectif de la Société, M. Henri De- laraain, de Jarnac (Charente), présenté par M. de Sélys-Longchamps. Le secrétaire a reçu pour la bibliothèque de la Société les ouvrages suivants : 1" Bulletin de V Académie royale de Sciences, des Lettres et des Beaux- Arts de Belgique, t. XXV, n" 6, in-8°. — De la part de l'Académie. 2° Bulletin de la Fédération des Sociétés d^ horticulture de Bel- gique. 1866, 2" fascicule, in-8°. — De la part de la Fédération. 3" Berliner Entomologische Zeitschrift, 1868, liv. 1 et 2, in-8" avec planches. — Envoi de la Société entomologique de Berlin. 4" Murray And. The Journal ofTravel and Natural history, vol. 1, n° 3, in-S". — Envoi de l'auteur. 5° Bulletin de la Société malacologique de Belgique, t. 1, in-8". — De la part de cette Société. M, de Sélys-Longchamps dépose, pour les archives de la Société, une copie du catalogue des coléoptères des environs de Liège, dressé par feu M. Charles Eobert en 1837, dont il possède l'original. M. de Sélys-Longchamps s'exprime ensuite de la manière sui- vante : Notre nouveau collègue, M. Henry Delamain (de Jarnac, Charente) m'a adressé à différentes reprises des observations sur les habitudes d'un Odo- nate de la famille des Libellulides nommé Macromia sjdetidens, Pictet. Ce magnifique insecte, qui a do l'analogie, (mais non de l'affinité), avec \esCor- dulegaster par sa taille, et sa coloration, me fut d'abord envoyé ainsi qu'à M. Pictet par M. Amédée Guinard (de Montpellier) il y a une trentaine d'années. Cet amateur le découvrit aux environs de Montpellier. M. Pictet ne connut que la femelle qu'il nomma Cordulia splendens (Magasin de zoologie 1843). Je décrivis les deux sexes dans la Revue des Odoiiates (1850) en plaçant à bon droit l'espèce dans le genre Macromia de Rambur. La découverte de la Splendens était d'autant plus importante, XCIII que jusqu'ici on n'avait observé de Macromia que dans l'Asie et l'Afrique intertropicales et dans le sud des États-Unis d'Amérique. Il était extraordinaire que l'unique espèce européenne n'eût été rencon- trée qu'à Montpellier, bien que par sa taille et sa beauté elle fût de nature à attirer l'attention des chasseurs. On doit à M. Delamain la découverte d'une seconde localité située au sud-ouest de la France, dans le département de la Charente, Voici le résumé des observations très-intéressantes qu'il m'a communiquées dans ses lettres : « 18 juin 1865. — Depuis le 5 juin j'ai vu plus de soixante individus de la M. Spîendens ; ils sont difficiles à prendre à cause de leur vol haut et rapide sur les bords de la rivière avec Ânax fo7'mosns ; mais surtout dans les clairières et les allées des bois bien exposées au soleil. Leur vol très puissant ressemble beaucoup à celui de la Cordulia Cmiisi. Le mâle tient en volant son abdomen légèrement recourbé, comme celui de cette espèce. Ce n'est que grâce au grand vent qui les gênait dans leur vol, que j'ai pu ces jours-ci en prendre quatorze exemplaires dans une allée abritée où ils s'étaient réfugiés et où ils se posaient volontiers sur les chênes. » « 2 juillet 1865. — La saison de cette espèce est terminée ; on n'en voit plus que quelques exemplaires usés. Le mois de juin est donc sa véritable saison. En se posant elle s'accroche aux branches comme les iEschnides, Xabdomen pendant. La larve vit sans doute dans les eaux stagnantes, car j'ai observé une femelle voltigeant sur une grande mare de notre prairie, et se posant de temps à autre sur les feuilles de Nénuphar et autres plantes des marais, et plongeant dans l'eau son abdomen, évidemment pour y déposer ses œufs. » . Société entomologique de Berlin. Berlinerentomologische Zeitschrift. 11""^ année 1867 et 12""= année 1868. Liv. 1 et 2. In-8°. — entomologique de France. Annales de la Société en- tomologique de France, 4""= série, T. VII, 1867. PI. In-8°. — entomologique des Pays-Bas. Tijdschrift voor ento- mologie, 2""' série, vol. 2, liv. 2 à 6, et vol. 3, liv. 1. PI. In-8». CIX Société entomologique de Philadelphie. Proceedings of the entomological Society of Philadelphia. Vol. IV, V et VI, PI. In.8". The practical entomologist. Vol. 2, n°' 1 et 2. Fig. In-4''. — entomologique de Russie. Horse societatis entomo- logicse Rossicse. Tome IV, liv. 3 et 4, et tome V, liv. 1, 2 et 3. PI. In-8°. — entomologique de Stettin. Stettiner entomolo- gische Zeitung. Tome XXVIII, 1867. Iii-S". entomologique de Suisse. Mittheihingen der — Schweizerischen entomologischen gesellschaft. Vol. 2, n"' 6 à 9. In-8". (Don do M. Bischotr-Ehinger.) — d'histoire NATURELLE DE BosTON. Proceedings of the Boston Society of natural history. Vol. 1, 2, 3, 10 et 11. In-8«. — Conditions et doings of the Boston society of natural history. In-8*>. — Journal of the Boston society of natural history. Vol. 1, 2, 3, 4 et 5. PI. In-8^ — Memoirs of the Boston society of natural history. Vol. 1, P et 2' parties. In-4". — Annual report of the trustées of the Muséum of comparative zoology, 1866. In-8°. — d'histoire NATURELLE DE Bremen. Abhandlungen herausgegeben von Naturwissenshaftiichen Ve- reins zu Bremen. Tome I. Liv. 3^ 1868. In-8^ — d'histoire NATURELLE DE Nassau. lahrbucher des Vereins fiir Naturkunde von Nassau , 19° et 20" années. I^. In-8°. — IMPÉRIALE ET ROYALE DE ZOOLOGIE ET DE DOTANIQUE DE Vienne. Verhandlungen der Kaiserlich-Kônig- lichen-Zoologisch-botanischen gesellschaft in Wien. Tome XVIII, 1867. Pi. In-8». — Winnerz. Beitrag zu einer monographie der Scia- rinen. In -8". — Nielreich. Diagnosen der in Ungarn und Slavo- ex nien bischer beobachteten Gafaspflangen welche in Koch's Synopsis nicht enthalten sind. In-S". — )Schwman. Die D'iSLiomeen der hohenT 'dira. VI. In-S". Société malacologique de Belgique. Annales de cette so- ciété. Tome II, 2' fascicule. In-8". Bulletins de cette société. Tome II, 2" fascicule. In-S". Bulletins de cette société. Tome I. In-S". — PHYTOLOGIQUE ET MICROGRAPHIQUE DE BELGIQUE. An- nales de cette société. Tome I". Liv. IX. à XII. In-8°. — ROYALE DE KoNiGSBERG. Schriften der Kôniglichen- physikalisch-ôkonomischen gesellschaft zu Kônigs- berg, 6' et 1" années. PI. In-é". — DES SCIENCES, DES ARTS ET DES LETTRES DU HaINAUT. Mémoires de cette société 1"''' série : vol. 4, 5, 6, 7, 8 et 9. 2= série : vol. 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10. 3"= série : vol. 1". In-8". — Diverses brochures littéraires et historiques pu- bliées par cette société. In-8°. — DES SCIENCES NATURELLES DU GRAND DUCHÉ DE LUXEM- BOURG. Annales de cette société. Tome IX, 1866. In-8''. — Reuter. Observations météorologiques faites à Luxembourg. In-S". Smithsonian INSTITUTION. Annual report oftheboardof ré- gents of the Smithsonian institution. Année 1865, vol. relié. In-8*'. — Leconte. List of the Coleoptera of N. America. Part I. In-8°. — Leconte. New species of N. American Coleoptera. Part. I. % In-8°. — List of the works published by the Smithsonian institution. In-folio. Université de Lund. Acta universitatis Lundensis. Année 1865, 3 vol. In-4". TABLE DES Mx\TIÈRES. PAG. Supplément à la révision générale des Clivinides par M. J. Putzeys Avant-propos No PAG. 21 21 10 12 19 13 20 ARDISTOMIS paradoxa CLIVINA angustipes 161ter biplagiata . . , 175 cava 162 cribrosa 170bis difformis 174bis 19 dilutipes IGIbis 12 emarginata 2G9bi3 15 ferruginea 163 -'ter 14 flava 171bis 16 isogona 163ter 13 nyctosyloides 115 10 N»' PAC. obliquata 171 10 odontomera 17l-*ter18 oxyomma 82bis 10 pectoralis iG6bis 14 punctaticeps 171 ter 18 rubripes 163bis 13 DYSCHIRIUS impunctipennis 97his 10 zonatus 94bis 9 SCOLYPTUS 7 marginatus 9 8 procerus 7 7 prominens 8 8 Errata à la révision générale des clivinides Explication de la planche I Additions et corrections au catalogue raisonné des Orllioplères dcB('igi(iii( par M. DE Sélys-Longchamps Acrididées . . Blattidées . . Forfîculidées Gryllidées Excursions faites en 18G3, 1864, 1865, 1866 et 1867. 22 29 26 27 36 Révision du groupe des Ozénides, par M. le baron de Chaudoir. Table des genres et des espèces Notice sur le genre Acroteriasus, par W. Roelofs Acroteriasus niger .... — Deyrollei . . — punctipennis Explication de la planche II Note sur le Georynchus Mortetii, par W. Roelofs Variabilité des caractères sexuels secondaires chez les Curculionides et les Anthribides, par W. Roelofs Etude sur le groupe des Rruchites d'Europe et du bassin de la Méditerra- née, par E. Allard Tableaux synoptiques des genres et des espèces Description des espèces de Rruchites indiquées dans les tableaux synop- tiques BRUCHUS albescens. . . . , — annulicornis . . — annulipes . . . — centromaculatus — Chevrolati . . . — consobrinus . . — denticornis. . . , — emarginatus . . — grandicornis . . — Ignarium. . . . — latus — lineatus .... — Martinezi. . . . 112 107 111 107 108 110 113 104 106 106 106 117 112 BRUCHUS meridionalis . . , — nudus — oblongus .... — ovalis — pallidicornis . . — Poupillieri . . . — Reichei — ruflcornis. . . . — Stierlini .... — unicolor .... SPERM0PH.4GUS Heydeni URODON angularis .... — lonsus Avis important , Catalogue des espèces de Rruchites européens et du bassin de la Méditer- ranée Notice sur un nouveau genre de Ténébrionides appartenant au groupe des Adeliides {Ceradelium armatum), par M. A. Preuduomme De Rorre . Explication de la planche III Note sur le genre Oxystomus, Latr. par M. le baron de Chaudoir Oxystomus grandis — Sancti-Hilarii — cylindricus — Putzeysii 43 74 75 75 76 76 77 79 83 84 lOI 105 104 106 106 103 116 111 103 117 109 102 101 101 118 U9 125 131 153 133 134 135 135 XCIIl Note sur le genre Carenum, BonelIi,]par M. le baron de CiuuDom ... 157 Table des genres et des espèces jka Révision des Trigonotomides, par M. LE BARON DE Chaudoir 151 Table des genres et des espèces ^gtj Comptes-rendus des assemblées de la Société : Séance du 5 janvier 1867 , I (Acridium peregrinum. — M. de Sélys-Longchamps). — du 2 février 18G7 y — du 2 mars 1807 jX (Note sur les Formicides de Belgique. — M. Sauveur). — du 6 avril 1867 XV (Deilephila Esulœ. — M. de Sélys-Longchamps). — du 4 mai 1867 XIX — du l' juin 1867 XXIII — du 6 juillet 1867 XXVIII (Rapport sur les Garabiques recueillis dans l'excursion de Vielsalm, et considérations sur la faune d'une partie des Ardennes. — M. Putzeys). (Note sur quelques fourmis cosmopolites. — !VI. Puis). — du 3 août 1867 , . , XXXIV — du 7 septembre 1867 XXXVII — du 29 septembre, {assemblée générale) XLI — du 5 octobre 1867 L — du 2 novembre 1867 LU (Fil des araignées. — M. Breyer). — Séance du 7 décembre 1868 LVII (Note sur les Lépidoptères recueillis h Vielsalm. —M. Sauveur). — du 4 janvier 1868 LXII — du 1^ février 1868 LXVI (Nouvelles espèces d'Odonatesdu Mexique. — M. de Sélys-Longchamps) : Libellula croceipennis. — LibeUula merida. — Libellula Sallcet. — Erpetogomphus viperinus. — Cordulegaster diadema. — Gynacanlha mexicana. — Cora marina. — Agrion heUrodoxum. — Telebasis Boucardi. ANNALES, SOC, EMTOM. DE BELGIQIE, T. XI. Séance du 7 mars 1868 LXXI (Diagnose d'un nouveau genre d'Agrionine d'Australie: Hemiphlebia mi- rabilis. — M. de Sélys-Longchamps). — du 4 avril 1868 LXXIV (Diagnose d'un nouveau genre de la tribu des Hélopides : Ceradelium arma- tum. — M. de Borre). (Diagnose d'un nouveau genre d'Agrionine d'Australie : Synlestet Weyersii, et d'une Panorpide nouvelle d'Australie : Bittacus nigriceps. — M. de Sélys-Longchamps). — -2 mai 1868 LXXVIII {Lycœna Alcon et Lycœna Euphemus. — M. de Sélys-Longchamps). — 7 juin 1868 LXXXYI — 4 juillet 1868 LXXXIX — 1^ août 1868 XCU (Macromia splendens. — MM. de Sélys-Longchamps et Delamain). Liste des membres de la Société XCVIl Organisation administrative pour 1867-1868 CIV Liste des ouvrages offerts à la Société CV Table des matières CXI /■•'- Jf la. Soccàe Etaomahqùiue. de Bdyi^i Ta-^fXi.Pl 1 f'^S Tià. 1 Clivma grandis, attenuata, fossor, Sicula, Dumolini, Euphratica, rugiceps, lo'bata, Parryi, obesicoUis, Benéalensis, Lernaea, lunbipermis. nifescens, Dej, Herost Lin. Baudi. Fatr. tSon. Putz Puîz Putz ScK. Duv. Dej. 30. Fig.l6 _ 18 _ 19 _ 21 _22 _23 _24 _25 _ 26 _27 _28 _29 _ 30 __ 51 Clivina q^uadrata , hilaris, uropKtKalma, tulerculata, faEciota , 1..-- "bl,: ■■■ ■itra;,!, nycto5vlûiJ-e3, Australd '•■.,., r. melan Putz Puti Putz, Putz Put s Puts Pntz Put.- P :.h Annal&r de la Société Fncom/ilogùfiœ de £elqi(fue . Tome XI PL 11 1. Acrotei?iasus Niger, R. 2. „ Deyrolleil. R. 3. A. Puncli penius. chevr- 4. Georh)m.ch.us, Mortetii, K. F. De Tollemtere pi/i^et ^c. Annales de Ix Soaé^ IrUomola^itfUj; de Bcl^i — en ARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOIinillSNI NVINOSHilWS SBiaVUQl' -' V C/^ £ Crt -, _ liiiSNi NviNOSHiii^s S3iyvyan libraries smithsoniân institua Z W 2 ,. . 00 2; .V.- AR I Es'^SMITHSONIAN INSTITUTION^NGIinillSNI NVIN0SHXIWs'^S3 I d VèJ c c/o ^ en ~ . o^ ■M^' tu UIISNI NVINOSHimS $3ld\/yan libraries SMITHSONIAN INSTITUT r;^ -. 2 r- 2 ~ co _ tn £ en ARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOIiniliSNI NVINOSHillMS S3iaVdar <^ z » co 2 en X -^ ^^ ^> / ^ -^ co ' 2 en 2 UllSN!_NVINOSHillMS S3iaVban LIBRARIES SMITHSONIAN iNSTITUTIOh _ co — en W%m H lES SMITHSONIAN INSTITUTION NOIinillSNI NVINOSHIIWS S3ibVaan ^ ^ ^ ^^ ^ ^ ^ ^ 5 iSN! NIVINOSHiil^S SBIbVyai"! 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