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'<^K^^*^ '^'^'^^i^ 292545 . j:^ BRUXELLES. jA.vl siège de la. îSociét.é , MUSÉE ROY\I. u'iUSTOIRE !S\Tt'REI,LE. (5, 1874 •^..^^gj)^ iSj-O'T'ïc:: sur. LES ÉPOQUES D'APPARITION DES LlPlOOPTilllS milllilS M MliSIL nECUElLLIS l'AR M. C. VAl^ VOLXËJl, DANS SOÎ^ \0\'AGE EN 1872, par J. B. CAPRONNIER. SÉANCE DU 5 JUILLET 1873. Le 1" juillet 1872, M. Van Volxem, aussi intrépide voyageur que savant naturaliste, entreprit une excursion scientifique dans l'Amé- rique du Sud. Le principal but de son voyage était des recherches entomologi- ques. Bien que ses études spéciales le portassent principalement à recueillir les Coléoptères et Hémiptères, il récolta à mon intention une certaine quantité de papillons lihopalocères. Débarqué à Rio-Janeiro le 31 juillet, M. Van Volxem s'établit d'abord à Botafogo, un des faubourgs de la capitale. Pendant les mois d'août, septembre et octobre, ses recherches eurent lieu dans les localités avoisinantes. Il explora ainsi les montagnes du Corcovado, de la Tijuca et les environs des lagunes qui se trouvent à leur pied ; puis celles de Jacarepaguâ et de Iiodrigo de Freitas ; ensuite les pla- ges de Copa Cabana et de Marapendy. Des îles de la baie de Bio, il ne put visiter que Paquetâ. Il fit quelques excursions à Icarahy et aux lagunes de Pertiniuga et de Itaipû, qui sont situées de l'autre côté de la baie, à peu près en face de Botafogo. Toutes les localités dont nous venons de parler, se trouvent dans ANNALES DE LA SOC. EMOW. DE BELGH>UK, T. WII. 4 6 NOTICR SUR LES ÉPOQUES Ft APPARITION les environs immédiats de Rio. Petroijolis et Tlicrezopolis, situées dans la chaîne des Orgues, sont déjà un pou plus éloignées. M. Van Volxeni consacra également quelques jours à la visite, en passant par Santa-Tliereza, de Entre -Bios et Valença, qui appartien- nent aussi à la province de Rio. Les environs de Rio, de même que toute la province de ce nom, présentent une grande uniformité sous le rapport de la composition minéralogiquc du sol, la terre végétale reposant immédiatement sur les Gneiss stratifiés qui forment exclusivement le sous-sol de cette partie du Brésil. Les seules différences que l'on rencontre d'un en- droit à un autre, proviennent du degré de décomposition de ces roches, qui, par suite de leur plus ou moins grande cohésion, oppo- sent une résistance différente aux influences atmosphériques. La végétation présente donc un caractère général assez uniforme; l'altitude du sol est la cause qui modifie le plus la flore dans ces ré- gions. On peut constater toutefois de légères dissemblances entre deux chaînes de montagnes voisines ou deux bassins différents, bien que leur physionomie d'ensemble soit à peu près la même. Des forêts vierges couvrent la plus grande partie de ces terrains ; quelques-unes cependant ont été détruites et remplacées par des plantations de café, la seule grande culture de la province. La faune, qui dépend si étroitement de la flore, varie à peu près dans les mêmes limites que celle-ci ; elle ne présente ni différences tranchées, ni variations brusques, et se modifie insensiblement à mesure que les conditions physiques changent. Ainsi, — pour citer un exemple se rapportant à deux points d'altitude différente, mais de même composition géologique, — les genres d'insectes en géné- ral que l'on rencontre dans les environs immédiats de Rio, se retrou- vent en grand nombre sur les hauts sommets des Orgues, mais très- souvent les espèces diffèrent par quelques points de détail. Le Jardin botanique de Rio, célèbre par sa magnifique allée de palmiers, est un des endroits les plus féconds en Lépidoptères. M. Van Volxcm y a constaté, en un seul jour, une soixantaine d'es- pèces différentes. Au commencement de novembre, notre naturaliste se porta dans la province des Mines (Minas Geraês). Il visita successivement Porto- novo-do-Cunha, Juiz de Fora, Barbaceua, S" Joào d'El Rey, Baepeu- dy (Cachambu), S" José de Pieu et Chapéo d'Uvas. Ces diverses localités de la province des ]\Iines font partie de la région de l'intérieur que l'on désigne sous le nom de Campos ; elle est caractérisée par la rareté des forêts proprement dites, et se trouve recouverte d'une végétation chétive, se composant en grande partie de plantes herbacées. La région des Mines est séparée de la province de Rio par la Serra de Mantiqueira, dont le plus haut sommet, le ItES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 7 pic de Itatyaya, est en même temps le point culminant du Brésil. Il atteint l'altitude de 2712 mètres. Le 23 novembre, notre voyageur était de retour à Rio. Le 5 décembre, il s'embarquait pour Buenos-Ayres, visitant au passage Desterro (Ile Ste-Catherine) et Rio grande do Sul. Son sé- jour dans la capitale de la République de la Plata et ses environs ne fut que de huit jours. Aussi ne put-il rapporter de ces parages que I)eu de Lépidoptères. Le 1"' janvier 1873, M. Van Volxem rentrait à Rio et terminait son intéressante et fructueuse excursion scientifique. Dans toutes les localités qui viennent d'être citées, notre explora- teur récolta en cinq mois, d'août à décembre, 130 espèces de Lépi- doptères, représentées par environ 500 individus. Ces insectes furent capturés avec soin, dans un état de parfaite conservation. Certainement les environs de Rio ont été très-explorés quant aux Rhopalocères ; mais il est, selon moi, toujours intéressant de con- firmer et de compléter les renseignements acquis ; de plus je puis présenter dix espèces nouvelles, dont on trouvera la description dans la présente notice. Je pense donc être utile en publiant la liste complète des Lépido- ptères rapportés par M. Van Volxem. Ce qui ajoutera beaucoup à cette utilité, c'est la consignation précise des dates et des localités où ils ont été reçu illis. Ces sortes de documents manquent presque complètement ; si on pouvait en posséder de semblables pour les diverses contrées du globe, ils rendraient de grands services à l'étude de la faune lépidoptérologique. Sous ce rapport, nous avons de grandes obligations à M. Van Volxem. Il serait à désirer qu'il eût de nombreux imitateurs. Je puis assurer que les déterminations ont été faites scrupuleuse- ment. En cas de doute, ou lorsque les documents m'ont fait défaut, j'ai soumis les insectes à l'examen de mon honorable ami le D'"Bois- duval, et il s'est toujours empressé de compléter mes données et de me fournir tous les renseignements nécessaires. Qu'il me soit permis de lui en exprimer ici toute ma reconnaissance. Je dois également adresser mes remerciements à M. Plœtz, de Greifswald (Poméranie), lépidoptérologiste distingué, pour les ren- seignements qu'il m'a fournis, concernant les déterminations de quelques ilespérides, famille dont il s'occupe spécialement. NOTICE SUR I.F.S KPOQUES I) APPARITION RnOPALOCERA. TRIBUS PAPÎLÏONIDES Genus Papilto Liuii. 1. P. Protesilaus, Lin. Cette belle espèce, ordinairement commune, n'a été observée qu'à de rares intervalles. Oct.,2. Botafogo. 2. P. Pompeius, Fabr. Le papillon recueilli appartient à la variété Pandion, VAv. Doul)ld. Août, 15. Paquctâ. 3. P. Zacynthus, Fabr. Espèce rare ; a été recueillie au bord de la Lagune. Août, 26. Jacarepagua. 4. P. Proteus, r,dv. ]\hîlc et femelle; ont été capturés accouplés. Ces occasions sont toujours très-utiles pour préciser les sexes, surtout dans le groupe d'espèces dont il s'agit. Proti'iis est très-voisin de Vertumnuft, Cr., dont on compte 12 variétés et environ autant de noms d'espèces, que l'on croit pouvoir réunir à ce dernier. Proteus ne serait-il pas dans ce cas, car la différence la plus marquante avec Vertumnus est l'addition d'ui'.e tache blanche, qui. chez le mâle, émarge sur la tache verdâtre. Comme Vertumnus, Proteus a, chez le mâle, les taches d'un rouge irisé ; tandis que chez la femelle, le rouge est mat, sans reflets. On peut aussi remarquer que, parmi le type Vertummis, on trouve des individus qui forment la tran- sition entre les deux espèces. Août, 21. Gavia. DES LÉPinOPTKRRS DIURNES DU BRÉSIL. . 9 5. P. Ascanius, Cr. Rare. Deux superbes sujets, mâle et femelle. Août, 20. Icarahy. — Nov., 27. Botafogo. G. P. Agavus, Drury. Commun. Août, 21. Botafogo. — Oct., 13. Jardin botanique de Rio. — Id., 17. Copa Cabana. 7. P. Harrisianus, Swains. Cette belle et rare espèce n'a été prise qu'une fois. Août, 23. Gavia. 8. P. Choridamas, Bdv. Sept., 17. Copa Cabana, — Id., 25. Botafogo, 9. P. Crassus, Cr. Assez commun. Sept., 25. Jard. bot. de Rio. — Nov., 27. Botafogo. 10. P. Protodamas, God, Août, 23. Gavia. — Sept., 10. Entre-Rios. — Nov., 27. Bo- tafogo. 11. P. Polydamas, Lin. Commun. Cette espèce, ainsi que toutes celles du genre, fréquente généralement les clairières et lisières des bois, Nov,, 1, Petropolis. 12. P. Thoas, Lin. Très-commun. Août, 28. Botafogo. — Sept., 10. Entre-Rios — Id., 17-22. Copa Cabana. ~ Id., 21. Jard. botan. de Rio, 13. P. Torquatus, Cr. Mâle et femelle. Captures intéressantes. Appartiennent égale • ment à ces espèces dont les deux sexes offrent tant de diffé- rences dans leur faciès. La femelle a été décrite sous le nom de Trojanus. Sept., 9-10. Entre-Rios. 10 NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION 14. P. Herodotus, Bdv. Très-rare. Août, 24. Botafogo. 1.0. P. Hectorides, Esp. Mâle. Faitpartiede ce groupe d'espèces dont les dessins, pour les deux sexes, sont tellement dissemblables que le mâle et la femelle ont été décrits sous des noms différents : Torquatinus pour le mâle, Hectorides pour la femelle. Oct., 6. Itaipù. TRIBUS PIERIDES. Genus Leptalis, Daim. IG. L. Orise, Bdv. Nov.,21. S" José de Pieu. 17. L. Kollari, Luc. Deux mâles. Sept., 10. Entre-Rios. Genus Piebis, Schrk. 18. P. Pyrrha, Cr. Cette espèce, très-commune à Rio, est remarquable par la dissemblance de forme et de couleur entre les deux sexes. La femelle a tout à fait l'aspect de certains lleliconiens. Août, 9, 17, 21,28. Botafogo 10 P. Margarita, Hub. Mâle et femelle. Sept , 17, 24. Copa Cabana. 20. P. Monuste, Lin. Août, 7. Botafogo. 21. P. Pylotis, God. Sept., 25. Botafogo. DRS LÉPIDOPTÈRES DIUPNES DU BRÉSIL. Il 22. P. Buniae, Hûbn. * Sept., 10. Entre-Rios. — Id., 17. Copa Cabana. 23. P. Autodice, Hûbn. Mâles et femelles; assez commun. Un exemplaire Ç a été pris à bord du bateau allant de Rio à Montevideo, en vue de Desterro (Ile S'^-Catherine). Dec., 8, Desterro. — Id., 21. Buenos-Ayres. 24. P. Van Volxemii, N. Sp. (PL I. Fig. 1.) Envergure 56 millim. Cette espèce peut se placer à côté de P. Autodice, Hiibn. Bien qu'un peu plus grande, elle en possède les principaux carac- tères. Elle habite les mêmes parages et a été capturée à la même époque. Les ailes sont d'un blanc laiteux; les nervures, légèrement brunes, sont peu apparentes. Les ailes supérieures ont à l'extré- mité de la cellule discoïdale une tache en lunule noire, assez marquée, estompée sur les bords et s'étendant vers la nervure sous- costale, en décrivaiit une courbe vers lo base. La côte est liserée de noir, et cinq nervules apicales se terminent par une fine tache noire triangulaire s'émargeant sur la frange, et dimi- nuant d'importance graduellement vers l'angle interne. Les ailes postérieures, sauf les nervures, n'ont aucun dessin. En dessous, les ailes supérieures offrent les mêmes taches noires qu'au-dessus, mais moin> marquées; le blanc des ailes est légèrement teinté de jaune vers la côte externe et le bord marginal. Le dessous des ailes inférieures ne diffère pas du dessus ; seu- lement elles sont légèrement lavées de jaune, la teinte augmen- tant de ton vers la base et le bord externe. La tête, le thorax et l'abdomen sont noirs en dessus, garnis de poils blancs et gris. Le dessous est entièrement blanc. — Les palpes sont noirs, hérissés de poils de même couleur et blancs. — Les antennes sont noires annelées de blanc, le bout spatule et terminé par une tache jaune. — L'unique insecte que j'ai eu à ma disposition est un mâle. Je dédie cette belle espèce à M. Van Volxem à qui nous devons toutes les captures mentionnées dans le présent travail. Décembre, 21. Buenos-Ayres. 12 NOTICE SLR LES ÉPOQUES d'aI'I'AIUI ION Genus Callideyas, Bdv. Toutes les espèces de ce genre ont un vol très-rapide. Les papillons se prennent difficilement et ont presque toujours les ailes endommagées. Ils fréquentent surtout les lisières des bois. 25. C. Eubule, Lin. Nov., 27. Eotafogo. 2G. C. Philea, lin. Sept., 25. Botafogo. 27. G. Ar gante, Fabr. Nov., 27. Botafogo. 28. C. Cipris, Fabr. Nov., 8. Barbacena. Genus Colias, God. 29. C. Pyrrhothea, Hiibn. Cette espèce, commune à Euenos-Ayres et au Chili, est par conséquent fort connue. M. Boisduval, dans son Species (jén^nil en a indiqué les principaux caractères ; mais ce lépidoptère étant très-intéressant par son faciès, qui le rapproche tant de la faune européenne, j'ai pensé qu'il pourrait être utile de m'étendre quelque peu sur ce sujet. Voisin de notre Colias Edusa, Lin., il en a tout le port et la taille. Comme dans cette dernière espèce, la 9 se distingue du cf par la bande marginale maculée de taches jaunes ; et, ce qui rend le rapprochement parfait, c'est que la 9 '''' ^l'^e variété jaune-soufré, absolument comme la var. 9 llelice. Parmi les exenq)laires capturés, il se trouve mâles et femelles atteints d'albinisme. Chez le mâle, les premières ailes, qui dans le type sont rouge-orangé, sont blanc-nacré, lavées de jaune- foncé vers la base. Les secondes ailes ont conservé le rouge- orangé, mais aux deux tiers seulement, laissant ainsi une par- tie blanche qui i'orme une bande partant de la base, suivant le bord abdominal et allant, en diminuant, jusqu'à l'angle supé- DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 13 rieur. Quant au-dessous des ailes, l'observation est la même que pour le dessus, mais en sens inverse : les premières ailes sont jaune-orange, laissant une bande blanc-nacré qui part de la base et s'étend contre la côte, vers l'angle apical, pour se ter- miner en pointe à l'angle interne. Les ailes inférieures sont blanc- nacré, légèrement lavées de jaune. Quant à la 9 aber- rante, les ailes sont d'un gris-noirâtre, lavées de jaune-clair sur les deux faces. Cette observation est propre, du reste, à presque toutes les Coliades Aurores. Dec, 21. Buenos-Ayres. 30. Var. 9 Heliceoides, Capr. Cette variété femelle de Pyrrhothea, Hiibn. , dont il vient d'être question dans l'article précédent, se distingue du type femelle en ce que le jaune orangé a pris la teinte de jaune soufré, abso- lument comme la var. 9 Hélice du type Edusa, Lin. d'Europe. M. Boisduval dans son Species général^ page 40, ne l'indique que par la mention : var. A. J'ai pensé que la var. Américaine en question méritait certainement un nom spécial. Dec, 21. Buenos-Ayres. Genus Teeias, Swains. 3L T. Tenella, Bdv. Assez commun. Parmi les exemplaires capturés, se trouve une variété bien marquée, qui diffère du type par l'addition, en dessous des secondes ailes, d'une tache de trois millimètres formée de points rouge-ocreux et placée à l'angle supérieur. Août, 7. Botafogo. — Id., 27. Gavia. — Sept., 13, 21. Jard. Bot. de Rio. — Id., 18. Botafogo. — Oct., 6. Itaipû. 32. T. Elathea, Cr. Mâle et femelle. Août, 7. Botafogo. — Sept., 17. Copa Cabana. — Id., 26. Jard. Bot. de Rio. 33. T. Sinoïdes, Bdv. M. S. Bl. I, tig. 2. Un seul exemplaire de cette espèce nouvelle. Oct., G. Itaipû. ANNALES, DE LA SOC. ENTOM. DE DELGIQUE, T. XVII. 9 14 NOTICE SUR LES ÉPOQUES h'aI'PAUITION \ 34. T. Phiale, Cr. Août, G. Tijuca. 35. T. Sinoë, God. Très- commun. Août, 8, 9. Botafogo. ~ Id.. 15. Paquetâ. — Sept., 10. En- tre-Rios. — Id., 17. Copa Cabaua. — Id., 18, Botafogo. — Nov., 27. id. 3G. T. Elvina, God. Ce charmant papillon est d'une finesse extrême; il ne mesure que vingt à vingt-huit millimètres d'envergure ; .il est assez commun et se tient sous bois, à Tabri du Soleil. Cette espèce, après Breplios, sa voisine, est la plus petite des Piérides. Août, 23. Gavia. — Sept., 18. Botafogo. — Oct., 18. Ibid. — Nov., 27. Ibid. TRIBUS LYG^NIDES. Genfs Thecla, Fab. 37. T. Marsyas, Lin. Toute l'Am. mér. Août, 7. Botafogo. — Sept., 24. Copa Cabana. 38. T. Ortygnus, Cr. Sept., 27. Botafogo. 39. T. Acmon cf Cr. Jlemon 9 Cr. Mâle et femelle. Août, 28. Botafogo. —Sept., 25. Ibid. — Oct., 2. Ibid. 40. T. Cymon, Bdv. Godart l'a prise pour la 9 d'Acmoii. Sept., 13. Jard. Bot. de Jîio. 41. T. Phaleros, Lin. Août, 9. Botafogo. — Sept., 23, 2G. Jard. Bot. de Rio. — Oct., 2. Botafogo. — Id., G. Itaipû. ■I DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 15 42. T. Melibœus, Fab. Nov., 1. Petropolis. 43. T. Palegon, Cr. Août, 24. Botafogo. —Sept., 25, 27. Ibid. — Ici, 17. Copa Cabana. — Nov., 4. Jiiiz de Fora. 44. T. Dindymus, Cr. Sept., 25. Botafogo. 45. T. Catharinae, Bdv. Août, 28. Botafogo. — Id., 30. Rio-Janeiro. — Sept., 26. Jard. Bot. de Rio. — Nov., 27. Botafogo. 46. T. Néon, Bdv. Août., 7. Botafogo. 47. T. Gedeon, Bdv. Août, 9. Botafogo. 48. T. Pseudaon, Bdv. Août, 17. Botafogo. —Sept., 23. — Jard. Bot. de Rio. — Nov., 27. Botafogo. 49. T. Bœonides, Bdv. Sept., 17. Copa Cabana. — Id., 26. Jard. Bot. de Rio. — Oct.,6. Itaipû. 50. T. Herodotus, Fab. Sept., 25. Botafogo. — Nov., 4. Juiz de Fora. 51. T. Simœthis, Drury. Août, 27. Gavia. 52. T. Echion, Lin. Sept., 17, 24. Copa Cabana. {& NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'aPPARITION 53. T. Lenis, N. Sp. (PI. I, fig. 3.) Envergure 24 raillim. Les premières ailes sont bleu-clair, chatoyant blanc violacé. Une large bande marginale brun foncé, estompée sur les bords (saupoudrée de bleu à sa naissance) part de la base, s'étend vers la côte, décrit une courbe passant par la cellule discoïdale, et se prolonge vers l'angle interne. — Le point discoïdal se dé- tache en noir sur le fond brun. — La frange est grise, blanche à l'angle interne. Les ailes inférieures sont blanches à reflets bleus, caudées par un appendice grêle assez long ; et l'angle anal se termine par une tache noire, velue. Les nervures sont finement dessi- nées en noir, un filet de même couleur accompagne le bord mar- ginal. Les espaces internervuraux sont garnis de cinq taches noires, plus grandes vers l'angle anal et s'effaçant graduelle- ment vers l'angle supérieur. Une bande noire caractéristique garnit toute la marge du bord externe en s'arrêtant à la • deuxième nervure. — La frange est blanche. Le dessous des premières et secondes ailes est gris nacré. Le point discoïdal de chaque aile est formé par deux petites taches oblongues brun clair, bordées de brun foncé et de blanc. Les ailes supérieures, en dessous, ont une bande marginale formée d'un fin trait noir, puis de taches grises très-claires for- mant feston entre chaque nervure. Du tiers de la côte anté- rieure, vers l'angle apical, s'échappe une petite bande trans- verse, brisée au milieu, formée de sept taches carrées brun-jaune, liserées de noir et de blanc, et s'arrêtant aux deux tiers de l'aile; les cinq premières taches sont petites et confluentes, et les deux dernières plus grandes se détachent et forment la brisure. Les ailes inférieures, en dessous, ont les mêmes couleurs et le même aspect que les supérieures. Une première ligne basilaire est formée de quatre taches, dont la première est le double plus grande. La courbe que ces taches décrivent, vient s'appuyer sur la tache discoïdale qui est très-eftacée. Du milieu du bord externe s'échappe, comme aux ailes supérieures, le filet brisé formé de petites taches irrégulières ; mais, au lieu de s'arrêter aux deux tiers, il continue parallèlement à la marge jusqu'à la côte abdominale, en marquant sur la gouttière anale un trait noir très-vif. La bande marginale est semblable à la supérieure. A l'angle anal se distingue une tache noire cerclée de jaune d'ocre ; dans le troisième interstice se voit également un point noir cerclé de jaune, mais moins apparent que dans le précé- dent. — La frange est blanche. — Le thorax et l'abdomen, en dessus, prennent la couleur des ailes, et en dessous sont blancs. DES LÉPinOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 17 — Les antennes sont noires, annelées de blanc, le bout terminé par un point jaune-ocreux. Oct, 6. Itaipû. 54. T. Crolus, Cr. Août, 23. Gavia. 55. T. Vesulus, Cr. Nov., 27. Botafogo. 56. T. Delus, Bdv. . . Août, 28. Botafogo. 57. T. Deborrei, N. Sp (PI. I, fig. 4.) Erivergure 20 millim. En dessus les ailes sont brun-foncé. Un soupçon de chatoie- ment ardoisé vers la base. — Aux ailes supérieures, le disque brun nébuleux se devine. — La frange e«t peu apparente. Les ailes inférieures ont une queue grêle peu saillante, et l'angle anal se termine par un petit appendice en forme de palette, de poils bruns, et, vers cette partie, la teinte brune de l'aile pâlit sensiblement, ce qui fait ressortir en foncé deux taches et un point. Un léger filet blanc s'appuie contre le bord marginal. — La frange est blanche, interrompue de brun à chaque nervure. Le dessous des premières ailes est brun cendré, jaunâtre vers la base. Une bande marginale, large d'un tiers de l'aile, com- mence à l'angle apical et descend en diminuant jusqu'à l'angle interne. Cette bande se compose d'abord, vers le bord marginal, d'une ligne formée de sept points bruns, sur fond blanc; les deuxième et troisième sont confluents, ainsi que les deux der- niers. L'autre extrémité de la bande se compose d'une ligne de. points brun-jaune entourés de deux lunules noires. L'intervalle entre ces deux lignes est rempli par deux rangées de points maculés bruns, cerclés de blanc et se confondant vers l'angle interne. Les secondes ailes en dessous ont un dessin très-compliqué. On y distingue d'abord, à l'angle anal, une tache apparente noire, accompagnée d'une lunule jaune. Ensuite, prenant nais- sance sur le bord externe, se développe une ligne basilaire transversale courbe, formée de six points brun-jaune, cerclés de noir, puis de blanc; le premier point touchant au bord 18 NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION externe, est le double plus grand que les suivants qui sont plus ou moins confluents et irréguliers de grandeur. Vers le milieu de l'aile, prenant naissance également au bord externe, com- mence une ligne courbe formée de points semblables aux précé- dents ; les deux premiers points sont moyens, puis les suivants sont confluents deux par deux et forment une ligne brisée. Le restant de l'aile est rempli par des points maculés de la même nature que ceux de la bande marginale des ailes supérieures. La frange est blanche, assez large, coupée de brun à chaque nervure. Le corselet et l'abdomen sont, en dessus, de la couleur des ailes, et blancs en dessous; chaque anneau de l'abdomen est liseré de blanc sur les côtés. Les antennes sont noires annelées de blanc ; la massue est terminée par un point jaune d'ocre. J'ai dédié cette curieuse espèce à M. de Borre, un de nos émi- nents entomologistes. Nov., 27. Botafogo. 58. T. Derus, Bdv. Nov., 27. Botafogo. Genus LYC-a:NA, Fab. 59. L. Cassius, Cr. Habite toute l'xVmérique méridionale. Août, 7. Botafogo. — Sept., 15. Copa Cabana. — Oct., 6. Itaipû. GO. L. Filenus, Poey. Août, 7, 9, 28. Botafogo. — Sept., 17, 22. Copa Cabana. — Nov., 27. Botafogo. TRIBUS ERYGINIDES. Genus Eueygona, Bdv. Cl. E. Thucydides, Fabr. Août, 9. Botafogo. DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 19 62. E. Eubione, Hew. Août, 9. Botafogo. Genus Theope, Westw. 63. T. Terambus, God. Sept., 25. Botafogo. Genus Diophthalma, Bdv. 64. D. Odice, God. Août, 25. Botafogo. Genus Desmozona, Bdv. 65. D. Calyce, Feld. Août, 20. Icarahy. — Id., 28. Botafogo. — Sept., 25, 27, Ibid.— Td , 21, 23. Jard. Bot. de Rio. — Id., 24. Copa Cabana. 66. D. Câchrys, Fabr. Sept., 23. Jardin Bot. de Rio. Genus Nelone, Bdv. 67. N. Lucinda, Cr. Sept., 25. Botafogo. Genus Inymphidium, Fabr. 68. N. Azora, God. Août, 20. Icarahy. 69. N. Esra, Bdv. Août, 17, 24, 28. Botafogo. 70. N. Plutargus, Fab. Nov., 4. Juiz de Fora. 20 NOTICE SLR LES ÉPOQUES D'AI'PARITION Genus Talites, Bdv. 71. T. Meris, Cr. Août, 24. Botafogo. 72. T. Thersander, Cr. Se tient à plat sur les troncs d'arbres à la manière des Géo- mètres. La couleur et le dessin tourmenté de cette espèce, se confondant avec les rugosités de l'écorce, la dissimulent à la vue de ses ennemis. Sept., 25, Botafogo. — Oct. 2. Ibid. Genus Feitilla, Bdv, 73. F. Meleagris, Bdv. Cette espèce se tient à plat sous les feuilles. Cette obser- vation, ainsi que celle relative à l'espèce précédente, qui peut s'étendre à la plupart des Êrycmidcs, offre une certaine ana- logie avec les habitudes des Géomètres. C'est un cas de mimique assez remarquable. Oct., 24. Therezopolis. Genus Mesene, Westw. 74. M. Hebesa, Bdv. Sept., 10. Entre Bios. 75. M. Sagaris, Cr. Se tient dans les fourrés, au plus profond des bois. Août, 21. Botafogo. —Sept., 18. Ibid. 7G. M. Melanis, Ilubn. Nov., 4. Juiz de Fora. Genus Pan ara, Westw. 77. P. Perditus, Fabr. Se tient très-haut sur le tronc des arbres. — Descend rare- ment. — Difficile à prendre plutôt que rare. Sept., 18. Botafogo. DES LÉriDOl'TÈKES DIUKNES DU BKÉSIL. i'I Genus Limitas, Bdv. 78. L. Unxia, Hew. Se tient sur les arbres comme l'espèce du genre précédent. Sept. 13, 26, Jard Bot. de Rio. Genus Andaea, Bdv. 79. A. Helius, Cr. Même observation que ci-dessus. Nov., 27. Botal'ogo. Genus Neeias, Bdv. 80. N. Susanna, Fabr. Août, 9, 17. Botafogo. — Sept., 17. Copa Cabana. TRIBUS PERIDROMIDES. Genus Agekoma, Hlibn. Les Ageronia présentent un phénomène tout particulier, c'est un son qu'ils produisent pendant leur vol, et que l'on a comparé au bruit de crépitation de sarments en combustion. Jusqu'à présent on avait quelques doutes si le bruit observé n'était particulier qu'aux mâles. M. Van Volxem a eu fréquem- ment occasion d'observer les Ageronia se livrant à leurs joyeux ébats, et il affirme que le bruit en question est commun aux deux sexes. 81. A. Feronia, Lin. Août, 4. Rio-Janeiro. — Id., 7. Botafogo. — Sept., 15. Copa Cabana. — Oct., G. Itaipu. 82. A. Amphinome, Lin. Août, 17. Botafogo. — Sept., 13. Jard. Bot. de Rio. — Id., 25. Botafogo. — Oct., 2. Ibid. ANN.VLKS Dr. l.\ SOC. F.NTOM. liK BLLCIQUi;, T. XVII. 3 22 NOTICE SUR LES Kl'OQL'F.S D'APPARITION Genus Peridromia, Bdv. 83. P. Arethusa, Cr. Sept., 13. Jard. Bot. de Rio. TRIBUS DANAÏDES. Genus Danaïs, Latr. 84. D. Gilippus, Cr. Assez commun. Août, 21, 23. Gavia. — Id., 28. Botafogo. 85. D. Archippus, Fabr. — Var. Brasiliensis, Bdv. Commun. Août, 15. Paqueta.— Sept., 25. Botafogo. — Nov., 27. Ibid. — Dec, 8. Ste-Catherine. Genus Hymenitis, Bdv. 86. H. Astrea, Cr. Sept., 18. Botafogo. Genus Thyridia, Hiibn. 87. T. Eupompe, IlUbn. Oct., 20. Therezopolis. — Nov., 21. S" José de Pieu. Genus Ernicornis. 88. E. Euritea, Cr. Août, 17. Botafogo. 89. E. Thyris, Bdv. Août, 17. Botafogo. — Sept., 17. Copa Cabana. — Oct., 23. Jard. Bot. de Bio. DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 23 TRIBUS HELIGONIDES. Les Héliconiens s'observent sur les lisières des bois, se posant sur les fleurs. Genfs Ithomia, Hiibn. Les Ithomia ont le vol très-lent, et se tiennent dans les en- droits ombreux. 90. I. Cotytto, Guér. Bdv. Sept., 25. Botafogo. 91. I. Drymo, Hûbn. Août, 14, 17, 21. Botafogo. — Xd., 23. Gavia. —Sept., 22. Copa Cabana. — Oct., 6. Itaipû. Genus Mechanitis, Fabr. 92. M. Eucrate. Hûbn. Très- commun. Août, 17, 21. Botafogo. — Sept., 1.3. Jard. Bot. de Rio. — Id., 18. Botafogo. — Oct , 6. Itaipû. — Nov., 27. Botafogo. 93. M. Lysimnia, Fabr. Août, 7, 9. Botafogo. — Id. 27. Gavia. — Sept., 6. S» Theresa. — Oct., 6. Itaipû. — JNov., 9. Barbacena. — Id., 12. S" Joao d'El Rey. — Id., 27. Botafogo. Genus Heliconia, Latr. 94. H. Glytia. Cr. Août, 8. Botafogo. — Oct., 2. Ibid. 95. H. Phyllis, Fabr. Août, 28. Botafogo. - Sept., 18. Ibid. — Id., 22. Copa Ca- bana. Si NOTif.F, SUR LES ÉPOQURs h'apparition Genus Se:\]E ma, Bdv. 96. S. Vibilia, God. Août, 8. Botafogo. — Sept., 9. Porto Novodo Cuntra. — Id , 15. Copa Cabana, TRIBUS ACRiEIDES. Gexus AcKiEA, Fabr. Les Acrœa observés, assez rar^s dans la province de Rio, sont au contraire très-communs dans la province des Mines. 97. A. Thalia, Lin. Sept., 17. Copa Cabana. — Nov., 4. Juiz de Fora. — Id., 27. Botafogo. 98. A. Juna, Bdv. Août, 5. Yalença. — Id., 10. Entre-Rios. 99. A. Morio, Bdv. Kov., 19. Baependy (Cachambu). 100. A. Pellenea, Hubn. Kov., 8. Barbacena. TRIBUS NYMPIÏALIDES. Genus Eresia, Bdv. loi. E.Lansdorfl, God. Assez rare. Août, 24, 28. Botafogo. — Sept., 15. Copa Cabana. Genus Melit^a, Fabr. 102. M. Janthe, Fabr. Sept., 10. Entre-Rios. — Oct., 6. Itaipû. DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. • 25 103. M. Flavula, Bdv. Août, 9, 14. Botafogo. — Sept., 4. Valeuça, — M., 10. Eiitre- Rios. — Oct., 6. Itaipû. Genus Agraulis, Bdv. 104. A. Vanillae, Lin. Août, 7. Botafogo. — M., 23. Gavia.— Sept., 10. Eiitre-Rios. — Nov., 27. Botafogo. 105. A. Julia. Fabr. Août, 6. Tijuca. — Id., 7, 13. Botafogo. — Id., 15. Paqueta. 106. A. Dido, Lin. Août, 28. Botafogo. — Sept., 25. Ibid. Genus Cel^na, Bdv. 107. G. Antigone, Feld. Bdv. Août, 21, 23. Gavia. —Sept., 13, 21. Jard. Bot. de Rio — Nov., 27. Botafogo. 108. G. Jatrophœ, Lin. Août, 7. Botafogo. — Id., 27. Jacarepagua. — Oct , G. Itaipû — Nov., 27. Botafogo. Gentts Eueema, Doubl. 109. E. Zabulina, God. Août, 14. Botafogo. — Nov., 4. Juiz de Fora. Genus Vanessa, Fabr. 110. V. Huntera, Fabr. Sept., 24. Copa Cabana. — Oct., 24. TherezopoHs. 111. V. Myriuna, Doubl. Syngenesiœ. Bdv. Nov , 1. Petropolis. 26 NOTICE SLR LES ÉPOQUES D'APPARITIOX 112. V. Larinia, Fabr. Sept., 24. Copa Cabana. Genus Cybdelis, Doubl. 113. C. Nœris, Herr. Sch. Mâles et femelles. Août, 25, 27. Gavia. — Id., 28. Botafogo. 114. C. Margarita, God. A été capturé à bord du bateau à vapeur, allant de Rio à ^lon- tevideo, à la hauteur de S" Pedro (Rio Grande do Sul). Dec, 10. Genus Epicalia, Westw. 115. E. Oïsis, Fabr. Mâles et femelles. — Fabricius a décrit la 9 sous le nom de Blandina. Août, 17. Botafogo. — Sept., 25. Ibid. — Oct., 2. Ibid. 11 G. E. Numilia, Cr. Mâle. Nov., 27. Botafogo. Gentjs Catageamma, Bdv. 117. G. Sorana, God. Août, 6. Tijuca. — Id., 24. Botafogo. — Sept., 13. Copa Ca- bana. — Id-, id. Jard. Bot. de Rio. Genus Eubagis, Bdv. 118. E. AgacleSjDalm. La plus petite des Nympbalides. Août, 28. Botafogo. — Sept., 13. Copa Cabana. — Cet., G. Jtaipû DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 27 119. E. Postverta, Cr. Mâles et femelles. — Cramer a décrit la 9 ^o^^s le nom de Mylitta. Août, 8,9. Botafogo. — Sept., 24. CopaCabana. — Oct., 6. Itaipû Genus Gtn^cia, Doubl. 120. G. Dirce, Lin. Sept., 13. Jard. Bot. de Rio. Genus Amphieene, Bdv. 121. A. Trayja, Hiibn. A été pris sur le bateau à vapeur dans les mêmes conditions que le n" 114. — Dec, 10. Genus Hecalene. 122. H. Clytemnestra, Cr. Août, 27. Gavia. — Sept., 21, 23. Jard. Bot. de Bio. — Id., 25. Botafogo. —Nov., 27. Ibid. Genus Timetes, Bdv. 123. T. Themistocles, Fabr. Août, 28. Botafogo. — Sept., 25. Ibid. Genus Heteeochega, Bdv. 124. H. Plesaure, Hiibn. Août, 21. Botafogo. 125. H. Cytherea, Lin. Août, 7, 8, 9. Botafogo. Genus Paphia, Fabr. 126. P. Phidile, Hubn. Oct., 2. Botafogo. 28 NOTICK SL'K LKS KPOQUKS D'APl'Al'.n ION TRIBUS BRASSOLIDES. Gekus Beassolis, Fabr. 127. B. Astyra, God. Sept., 17. Copa Cabana. — Ici , 21. Jard. Bot. de Rio. — Id., 24. Copa Cabana. TRIBUS PAVONIDES. Genus Caligo, Hiibu. 128. C. Cassiae. Lin. Août, 4. Botafogo. — Sept., 19. Copa Cabana. — Id., 25. Botafogo. — Cet., 5. Icarahy. Genus Pavonia, Latr. 129. P. Eurylochus, Cr. Deux superbes femelles, mesurant 160 millim. d'envergure. Ce géant des lépidoptères diurnes fréquente les bois, particu- lièrement les endroits ombreux, comme les Morpho ; mais il est beaucoup plus méfiant que ces derniers, et par conséquent plus difficile à capturer. Sept., IG. Jard. Bot. de Rio. — Id., 17. Copa Cabana. TRIBUS MORPHIDES. Genus Moepho, Fabr. 130. M. Leonte, Hubn. Ce Morpho est assez commun et se tient sous bois, 11 a le vol lent et plane dans l'espace. Pour le capturer il faut être très- circonspect ; lorsqu'il descend pour se reposer sur les feuilles ouïes troncs d'arbres, le moindre geste l'eifarouclie, aussi le (îliasseur ne doit faire aucun mouvement et attendre patiemment le moment propice pour donner le coup de filet, car s'il est manqué, le papillon s'élève à une grande hauteur et est bientôt DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. ^0 perdu de vue. M. Van Volxem a fait aussi la remarque que, se tenant immobile au milieu de plusieurs de ces grands insectes, ils venaient l'entourer comme pour l'examiner, et même ils poussaient la curiosité jusqu'à se poser sur ses vêtements ; un entre autres s'obstinait à venir se poser surlebord du filet, tant qu'il fut pris. Sur les fruits du Passiflore tombés sur le sol, et presque en décomposition, M. Van Volxem a vu fréquemment cinq ou six de ces Morpho, posés sur un de ces fruits, s'en repaître avec une avidité telle, qu'ils semblaient se griser complètement, et à ce moment on pouvait facilement les prendre avec la main. Sept. 15, 17, 24. Copa Cabana. — Id. 18, 25, 27. Botafogo. TRIBUS BIBLIDES. Genus Biblis, Fabr. 131. B. Aganisa, Bdv. Sept. 13. Jard.Bot. deRic — Id. 15. Copa Cabana. — Id. 25. Botafogo. TRIBUS SATYRIDES. Genus Aktieeh^a, Hiibn. 132. A. Archsea, Hiibn. Août, 17. Botafogo. Genus ILetera, Fabr. 133. H. Nereis, Drury. Nov. 27. Botafogo. Genus Neonympha, Bdv. 134. N. Clueria, Fabr. Août, 17. Botafogo. ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. 80 NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION 135. N. Myncea, Cr. Sept. 18. Botaibgo. — Id. 21. Jard. Bot. de Rio. 13G. N. Phares, God. Var. Sept. 18. Botafogo. 137. N. Argenteus, Swains. Sept. 18. Botafogo- 138. N. Byses, God. Sept. 18. Botafogo. 139. N. Gemmula, Bdv. Sept. 18, 25. Botafogo. UO. N. Subina, Bdv. Sept. 6. Valença. — Id. 10. Entre Rios. — Id. 13, 18, 21. Jard. Bot. de Rio. — Nov. 27. Botafogo. 141. N. Sosybius, Fabr. Août 6. Tijiica. — Id. 9. Botafogo. — Sept. 13. Jard. Bot. de Rio. — Id. 15. Copa Cabana. — Nov. 4. Juiz de Fora. — Id. 27. Botafogo. 142. N. Melobosis. N. Sp. PI. I, fig.5. Envergure 41 millim. • A le port et la couleur brun-uniforme de N. Sosyhiiis, Fabr., mais plus grand de taille. — L'angle apical est plus arrondi. — Une ligne médiane, transverse, brun foncé, à peine indiquée, coupe les ailes supérieures sans atteindre néanmoins le bord postérieur. — Un dessin marginal composé de lignes en zigzag arrondi, part du sommet apical jusqu'à l'angle anal, ce dessin se décrit de deux en deux nervures, la base s'appuyaut vers la frange et le sommet sur la nervure intermédiaire. — La frange a la même teinte que les ailes et est séparée du bord par deux minces filets, le premier un peu plus clair, le second plus foncé que le fond. Le dessous des ailes est d'un brun plus clair et plus jaunâtre DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 31 que le dessus. — Les quatre taches discoïdales sont brunes, assez marquées. — Les ailes sont coupées par une ligne brune, sinueuse, médiane, transversale, puis par une seconde basilaire parallèle, aussi sinuée très-irrégulièrement. — Aux ailes infé- rieures, contre la ligne médiane, la teinte est brusquement plus claire, et vers la marge elle devient légèrement violacée. — Le dessin en ligne zigzaguée indiqué pour le dessus des ailes, est le même, mais nettement dessiné, et composé de deux traits, un brun très-fin, et un jaunâtre. — Le même effet se produit pour la marge. Les ailes en dessous ont, contre le dessin précité, un rang d'ocelles. Aux premières ailes on en compte quatre, aux secondes, six. — Les ocelles sont ainsi composées : La pupille est blanc-brillant, la prunelle est noire et l'iris brun-jaune est entouré d'un cercle brun. — Aux ailes supérieures, à l'angle apical, les deux premières ocelles ne sont qu'apparentes, les deux autres presque nulles. Aux ailes inférieures, les deux à l'angle supérieur sont très-vives, puis les deux vers l'angle anal un peu moins. Les ocelles intermédiaires sont presque effacées. La tête, le thorax et l'abdomen sont de la teinte des ailes. — Les fines antennes sont brunes en dessus, rougeâtres en des-- sous; l'extrémité noirâtre. Nov. 6. Chapeo d'Uvas. 143. N. Abretia, N. Sp. PL I, fig. 6. Envergure 39 millim. A le port de l'espèce précédente ; le brun est plus clair et plus jaunâtre. — Une ligne partant de la côte près de l'angle apical et aboutissant vers l'angle anal, coupe les ailes transversale- ment. La partie du fond des ailes vers l'extérieur est plus claire que celle vers la base. — Une bande marginale est formée de traits en lunules coupant régulièrement les nervures. Le som- met des lunules est tourné vers la base. — La frange est de la même teinte que les ailes, et est séparée du bord par deux traits, le premier brun foncé, le second brun jaunâtre. Le dessous des ailes est le même que le dessus, seulement la teinte en étant beaucoup plus claire contre la ligne transverse, cette dernière se trouve conséquemment plus marquée. La par- tie foncée est coupée, de plus, par une ligne basilaire sinueuse d'un brun foncé. Le dessin marginal est également le même qu'au-dessus, mais plus accentué, la partie concave des lu- nules étant d'une teinte plus foncée. Sur chaque nervure, parallèlement aux lunules, un point 32 NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION noir infiniment petit remplace les ocelles, et à la loupe on dis- tingue, sur le premier point noir, vers Tangle supérieur des secondes ailes, une pupille blanche. Le corps et les antennes sont uniformément de la teinte des ailes. Sept. 6. Valença. U4. N. Ocirrhoë, Fabr. Août, 9. Lagoa Pertininga. — Id. 21. Gavia. — Sept. 21. Jard. Bot. de Rio. — Nov. 27. Botafogo. Genus Dyndirus. Bdv. 145. D. Nerces, Bdv. Cet. 24. Therezopolis. TRIBUS HESPERIDES. Cette tribu, une des plus nombreuses et des plus répandues dans les principales contrées du globe, n'est pas aussi connue que les autres parties des Diurnes. Les amateurs ne faisant pas grand cas de ces petits papillons généralement de couleurs obscures, il s'ensuit qu'ils ne sont pas demandés et que les arrivages en sont assez restreints. Ceci est très-regrettable, car ces insectes sont aussi inté- ressants à étudier que n'importe quelle famille. Il existe certaine- ment plusieurs bons et excellents travaux sur la matière ; mais il manque un ouvrage spécial qui les centralise et les coordonne. Dans cet état de choses, il s'ensuit que bon nombre d'espèces, bien que communes dans les collections, n'ont pas encore été étudiées. M. Van Yolxem a rapporté 34 espèces d'Hespérides, dont 20 m'étaient inconnues; M. Plotz, à qui j'ai soumis les insectes, a bien voulu les déterminer, et indiquer quatre espèces, sinon nouvelles, au moins innommées. J'ai donc cru que les décrire et les figurer serait apporter quel- ques renseignements qui auraient toujours leur utilité. Genus Goniurus, Iliibn. 14G. G. Eurycles, Latr. Août, 8. Botafogo. — Sept., 17. CopaCabana. — Id., 25. Bo- tafogo. DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. Si 147. G. Undulatus, Hew. Var. Août, 9. Botafogo. 148. G. Protillus, Herr.-Sch. Sept., 27. Botafogo. Genus Goniloba, Westw. 149. G. Parvipuncta, Herr.-Sch. Sept., 18. Botafogo. 150. G. Coscinia, Herr.-Sch. Sept., 10. Entre-Rios. — Oct., 18. Botafogo. 151. G. Plœtzii, N. Sp. PI. I, fig. 7. Envergure"34 millim. A le port et la taille de G. Coscinia, Herr.-Sch.; le côte mar- ginal des ailes supérieures plus arrondi. — Les ailes sont d'un brun noir. Les supérieures sont légèrement jaunies vers l'angle apical, et les ailes inférieures le sont également dans la partie discoïdale. Aux premières ailes, parallèlement à la côte et contre la cel- lule discoïdale, sont deux taches carrées blanc-vitreux, nettes, très-apparentes ; la plus grande est située vers la cellule. Au sommet, près de la côte, une petite bande blanche transverse, coupée par les nervules sous-costales , forme trois petites taches blanches oblongues, la plus petite vers la côte; cette partie vers la base est lavée de brun-jaune ocreux. — Les secondes ailes ne présentent aucun dessin. — La frange parti- cipe de la couleur des ailes. Le dessous des premières ailes est noir. Les taches vitreuses blanches sont les mêmes et aussi apparentes que celles du dessus. Une teinte rouge-ocreux part de la base de la côte, s'élargit, s'épate à l'angle apical, en longeant le bord margi- nal, et s'arrête à la seconde tache discoïdale. — Les secondes ailes en dessous, sont brun rouge-ocreux, coupées par une large bande transverse brun-jaune. Les espaces internervuraux contre le bord abdominal sont entièrement d'un brun-noir, rougeâtre à l'extérieur. — La frange est jaunâtre dans toute son étendue. — La tête et le corps sont de la teinte des ailes ; le dessous de l'abdomen est brun-jaune. — Les antennes, en dessus, sont 3i NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION noires; un peu de jaune à la base de la massue. Le dessous est noir, annelé de jaune, ainsi que toute la massue. Le crocliet reste noir. Je dédie cette belle espèce au savant M. Plotz. Oct., 24. Tlierezopolis. 152. G. Salius, Cr. Sept. , 24. Copa Cabana. Genus Phareas, Westw. 153. P. Crinisus, Cr. Var. Oct., 24. Therezopolis. Genus Pyeehopyge, Iliibn. 154. P. Zeleucus, Fabr. Nov., 27. Botafogo. 155. P. Versicolor, Latr. Nov., G. Chapéo d'Uvas. Gexus Carystus, Hiibn. 156. C. Orope, Plotz. Herricb-Scliâffer a donné à cette espèce le nom de Gon. Corope, et à une autre celui de Cobalus Corope. M. Plotz trouve que doux noms semblables dans la même famille sont une cause de confusion et, pour Péviter, il propose pour l'espèce en question le nom de Orope. Sept., 18. Botafogo. 157. C. Theogenis, N. Sp. PI. I, tig. 8. C. Theogenis, Plotz., in litt. Envergure 30 millim. Cette espèce a le même faciès que C. Orope, Plotz. {Gon. Co- rope, Il.-Scb.) dont elle est très-voisine. Les ailes supérieures sont brun-foncé. — Au-delà du milieu de l'aile est un petit point blanc ; en dessous une petite ligne courbe brun-clair, à peine indiquée, et au sommet, près de la côte, est une petite ligne blanche transverse, coupée par les nervules sous-costales, DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 35 et formant trois petits points peu apparents, le plus petit contre la côte. Les ailes inférieures ont la même teinte que les supérieures, le centre légèrement éclairci. — La frange est de la couleur des ailes. En dessous les premières ailes sont, au centre, d'un brun-foncé, plus clair vers la côte et le bord marginal. Les petits points blanchâtres du dessus sont également visibles, mais plus obscurs ; et, au-dessous du point central, on dis- tingue la petite lunule brun-clair du dessus, mais plus mar- quée. Les secondes ailes en dessous sont de la même teinte de brun, mais un peu plus clair. — Parallèlement au bord margi- nal, on soupçonne deux rangs de petites taches maculées brun- clair, mais à peine visibles. — La frange est brun-jaune, appuyée sur un petit trait brun-foncé. — La tête et le corps participent de la teinte des ailes, mais l'abdomen est blanchâtre en-dessous. — Les antennes sont brunes en dessus et un peu plus claires en dessous. Sept. 18. Botafogo. 158. C. Lucia, N. sp. PI. I, lig. 9. C. Lucia, Plotz,inlitt. Envergure, 30 millim. Le dessus des ailes est presque semblable à C. Theogenis ; seu- lement le fond brun est plus foncé et les petites taches blanches de cette dernière espèce sont, dans Lucia, d'un brun-clair, et à peine apparentes. — La frange est brun-jaune, coupée alter- nativement de taches brunes. Les premières ailes en-dessous sont brunes, de la teinte du dessus. Partant de la base, la côte est brun gris clair ; cette teinte s'arrête à la naissance des nervules sous-costales. Au sommet, à l'angle apical, se trouve un ensemble de taches, émargeant sur le fond et descendant jusqu'au milieu du bord marginal, à savoir : Entre les nervules sous-costales, le fond est brun-gris clair, puis des taches brun-foncé rougeâtre ; ensuite des taches brun- foncé très-apparentes, pour finir à l'angle apical par la teinte brun-gris. Continuant cet ensemble, en descendant contre la marge et entre les nervules discoïdales, est un groupe de taches brun-foncé maculées, se terminant enfin par une tache gris- clair très-visible. Contre la cellule discoïdale, on distingue à peine trois lunules d'un brun nébuleux. Le dessous des secondes ailes est un ensemble de taches ma- culées exactement de la même teinte qu'à l'angle apical. Ces 36 NOTICE SDR LES ÉPOQUES D'APPARITION taches forment d'abord uue baude marginale brun-foncé s'arrê- tant contre la première nervule médiane, (c'est-à-dire que la gouttière abdominale est brun-gris sans dessins). — Au centre, contre le bord antérieur, est un peu de repos formant une taclie gris-clair. — A la base, un ensemble de taches brunes forme deux rangs de cercles irréguliers. — La frange est brun-jaune, coupée de taches brunes, reposant sur une ligne formée de trois traits, deux noires et une jaune au milieu. La tête, les antennes, le corps et l'abdomen participent, sur les deux faces, de la couleur des ailes. M. Plotz a remarqué que cette espèce figure, innommée, dans la collection du musée de Berlin. Oct., 24. Therezopolis. 159. C. NeroYdes, H. -S. Août, 28. Botafogo. 160. C. Menestriesi, Latr. M. Plotz fait observer que le nom doit être écrit ainsi sui- vant Latreille, et non pas Meiietriesi comme l'a fait Herrich- SchœfFer. Août, 17. Botafogo. 161. C. Lafrenayii, Latr. Août, 28. Botafogo. — Sept., 27. Ibid. - Oct., 18. Ibid. Genus PamphilAj Fabr. 162. P. Corades, Feld. Sept., 18. Botafogo. 163. P. Athenion, Hlibn. Août, 28. Botafogo. — Sept., 10. Entre Ries. 164. P. Cornélius, Latr. Août, 9, 14. Botafogo. — Sept., 25. Ibid. — Oct., 2, 18. Ibid. 1G5. P. Pudorina, II.-S. Sept., 18. Botafogo. —Id., 21. Jard. Bot. de Rio. DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL, 37 Genus Hespeeia, Fabr. 166. H. Orcus, Cr. Août, 21. Gavia. — Sept., 24. CopaCabana. Genus Pyegus, Hiibn. 167. P. Arsalte, Lin. Mâles et femelles- Août, 9. Botafogo. — Sept., 9. Porto-Novo-do-Cunlia. — Id., 10. Entre Rios. Genus Pythonides, Hûbn. 168. P. Hemes, Cr. Août, 17. Botafogo. —Sept., 25. Ibid. — Nov., 27. Ibid. 169. P. Tryxus, Cr. Sept., 18. Jard. Bot. de Rio. — Oct., 2. Botafogo. 170. P. Lagia, Hew. Août, 9. Botafogo. 171. P. Gerialis, Cr. Nov., 27. Botafogo. Genus Achlyodes, Hubn. 172. A. Busirus, Cr. Sept., 24. Copa Cabana. 173. A. Melander, Cr. Août, 28. Botafogo. ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. 5 38 NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION 174. A. Begga, H.-Sch. Sept., 25. Botafogo. — Oct., 2. Ibid.— Nov., 27. Ibid. 175. A. Corbinianus, Poey. M. Plotz remarque que, suivant Herrich-Schaffer, cette espèce est semblable à jErope, Prittwitz. Sept., 13, 21. Jard. Bot. dellio. 176. A. FredericuSjIIiibn. Sept., 13. Jard. Bot. de Rio. Genus Antigonus, Hiibn. 177. A. Janthinus, Plotz, in litt. N. Sp. PL I, fig. 10. Envergure, 41 millim. Les ailes au-dessus sont d'une couleur uniforme brun-noir puissant, à reflets chatoyants, légèrement bleuâtres. Dans les ailes supérieures, les nervures seules se détachent du fond en plus clair. — La côte est légèrement repliée à mi-longueur, et le restant se trouve tronqué quant à l'angle apical. Le dessous des ailes supérieures présente les mêmes caractè- res que le dessus, seulement le bord interne est lavé de gris. Parallèlement à la marge, partant du milieu du bord interne, s'élançant vers l'angle apical, on distingue une bande formée de taches foncées à peine indiquées. Les ailes inférieures, en-dessous, sont également de même teinte. Vers la gouttière abdominale, la couleur est plus claire comme au bord interne des ailes supérieures. Parallèlement au bord marginal, sont deux bandes ondulées, formées de taches plus foncées que le fond, mais peu sensibles. — La frange est de la couleur des ailes. La tête, les antennes, le coips et l'abdo- men sont également de la même teinte. ¥. Plotz fait remarquer que cette espèce a été. souvent con- fondue avec Obscurus de Iliibner et cependant, bien qu'elle ait été reconnue comme espèce véritable par Herrich Schœffer, elle est encore restée innommée. Août, 28. Botafogo. DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 39 Genus Helias, Fabr. 178. H. PhalœnoYdes, Hûbn. Août, 28. Botafogo. Genus Ptekygospid^a. 179. C. Caerulans, H.-Sch. Sept., 18. Botafogo. Genus Ceceopteeus, H.-Sch. 180. C. Zarex, Hûbn. Août, 6. Tijuca, — Sept., 21, 26. Jard. Bot. de Rio, TABLE DES ESPÈCES ET NOMS NOUVEAUX DECRITS DANS CETTE NOTICE. Pieris Van Volxemii, PI. *) %. i. Page H, Terias Sinoïdes, PI. '> %• 2. » 13 Colias Var. Ileliceoïdes, » 13 Thecla Lenis, PI. 'i %. 3. » 16 » Deborrei, PI. 1, %• 4. » 17 Neonympha Melobosis, PI. I, fig. 5. » 30, » Abrelia, PI. I, fig. 6. » 31 Goniloba Plôtzii, PI. '» fig. 7. » 33. Carystus Orope, » 34. )) Theogenis, PI. 't fig- 8. » 34, » Lucia, PI. •■> fig. 9. » 35, Anligonus Janlhinus. PI. ^» fig. 10. » 38. e::5s.a.z DUN TABLEAU SYNOPTIQUE DES ESPÈCES DU GENRE MEGINUS GERM. par H. TOURNIER. de Genève. SÉANCE DU 6 SEPTEMBRE 1873. GENRE MECINUS Germ. I. Corps noir, quelquefois avec l'extrémité des élytres bru- nâtre (1). A. Rostre courbé. 1 . Prothorax plus large que long, élytres plus larges que le prothorax, médiocrement allongées. a Pubescence des élytres courte, couchée, grise. M. pyraster Herbst. Kaf. VI, p. 252, t. 78. f. 6. b Pubescence des élytres plus longue, un peu dres • sée, jaunâtre. M. Schneideri Kirsch. Berl. Zeit. 1870, p. 392. ^ 2. Prothorax pas plus large que long, élytres allongées, étroites, pas plus larges que le prothorax. Ç M. longiusculus Bohem. Schonh. Gen. Cure. VIII. 2. p. 188. cf teretiusculiis Bohcm. 1. c. p. 189. (filiformis Aube. Ann. Fr. 1850, p. 344.) B. Rostre court, droit. M. collaris Germ. Mag. Ent. IV, p. 318. (1) Celte dernière couleur s'étend plus ou moins chez les individus immatures qui sont quelquefois enlièremenl testacés. TABLEAU SYNOPTIQUE DES ESPÈCES DU GENRE MECINUS GERM. 41 II. Corps entièrement ou au moins les élytres d'un bleu foncé. A. Prothorax noir, ou noir avec un reflet faiblement bronzé. 1. Prothorax noir, mat, subrugueusement ponctué; tête grossièrement ponctuée. M. janthinus Germ. Mag. Ent. IV, p. 319. 2. Prothorax noir, avec un faible reflet bronzé, brillant, à ponctuation assez fine, peu serrée ; tête lisse. M. lœviceps Tourn. nov. spec. B. Prothorax bleu foncé, brillant, assez fortement, mais peu densément ponctué, ponctuation bien séparée ; tête marquée de points gros peu serrés. M. Hey déni Wencker. Cat. Col. Alsace, 1866, p. 130. III. Corps, ou au moins une partie des élytres et des pattes, d'un testacé plus ou moins rougeâtre. A. Corps totalement testacé, page supérieure recouverte d'une pubescence sertée, fine, soyeuse, couchée, cf rostre aussi long, 9 pl^s long que le prothorax ; mince, faiblement courbé. M- Reichei Tourn. nov. spec. B. Corps en partie seulement d'un testacé rougeâtre, protho- rax toujours noir. 1. Page supérieure à pubescence assez serrée, en partie au moins couchée; taille au-dessus de deux milli- mètres. a Rostre très-court, très-droit; élytres rougeâtres, avec une ligne suturale et une ligne longitudinale sur le milieu de chacune, noires. M. comosus Bohem, Schônh. Gen. Cure. VIII. 2. p. 190. h Rostre plus ou moins courbé, ou subcoudé à la hau- teur de l'insertion des antennes. -\- Pubescence de la page supérieure assez fine, assez courte, un peu couchée. — Rostre cf deux fois et demie, 9 trois fois et un quart aussi long que l'un des yeux pris dans sa plus grande longueur. Élytres testacées ; sur chacune d'elles, une bande longitudinale noire ou brunâtre qui couvre les deuxième, troi- sième et quatrième interstries et envahit un peu la région scutellaire. il/, nasutus Tourn. nov. spec. 42 ESSAI d'un tableau synoptique = Rostre ç^ une fois et trois quarts, 9 deux fois et trois quarts aussi long que Tun des yeux pris dans sa plus grande longueur. Élytres noires ou brunâtres, avec une large bande longitudinale latérale, testacée. M. circulatus Marsh. Ent. Brit., p. 274. + + Pubescence de la page supérieure assez longue, un peu grossière, moins couchée. — Rostre cf au moins deux fois, 9 P^^s de deux fois aussi long que la tête. Prothorax plus étroit à la base que les élytres à leur racine, n Élytres noirâtres, avec les interstries alternes rougeâtres. M. alternans Kirsch. Berl. Zeit. 1870, p. 173 (cahier supplémentaire.) ■ ■ Élytres noirâtres avec un fin bord latéral rou- geâtre. M. barbariis Gylh. Schh. Gen. Cure. IV, p. 778. = Rostre cf îi- peine plus long que la tête (9 in- connue) fortement courbé, subcoudé à la hau- teur de l'insertion des antennes. Forme géné- rale courte, large ; prothorax large, aussi large à la base que les élytres à leur racine, parallèle sur ses bords latéraux. Élytres noires avec un fin bord latéral testacé. M. humeralis Tourn. nov. spec. 2. Page supérieure à pubescence très -parcimonieuse , longue, très-rigide, droite ; taille au plus de un mil- limètre et demi. Antennes, moins la massue, et pattes d'un rouge jaunâtre; élytres d'un testacé rougeâtrc avec la région scutellairc noirâtre. M. Fairmairei Tourn. nov. spec. Les 3/. dorsalis kvihd. Ann. Fr. 1850, p. 343, et 3/. s^^05»s Kiesenw. Berl. Zeit. 1864, p. 274, nous sont restés inconnus. Mecinus laeviceps Tourn. Soc. Ent. de Belgique. Comptes- rendus, n" 90. Sarepta. Long. 2 3/4 mill. Allongé, étroit. Noir avec un léger reflet bronzé, élytres d'un bleu foncé ; tout le corps est très-parcimonieu- sement recouvert d'une pubescence fine, couchée, grise. Tête arron- die, lisse, marquée entre les yeux d'une petite fossette un peu allon- gée ; o'ostre trois fois et un quart aussi long que l'un des yeux pris DES ESPÈCES DU GENRE MECINUS GERM. 43 dans son plus grand développement , peu épais , régulièrement courbé, sans ponctuation apparente : antennes assez fortes, massue allongée, grosse, bien séparée du funicule. ProtJiorax un peu plus long que large, subconique, faiblement et régulièrement arqué sur ses bords latéraux, bord postérieur très-étroitement bordé, bord antérieur muni d'un bourrelet bien conformé; surface unpeii convexe, brillante, à ponctuation assez fine, peu serrée, nettement séparée. Scutellum petit, peu densément recouvert d'une pubescence blan- châtre. Élytres étroites, allongées, un peu plus larges à leur racine que le prothorax à sa base ; angles huméraux saillants ; bords laté- raux parallèles sur les trois cinquièmes de leur longueur ; de ce point rétrécies et arrondies jusqu'à l'extrémité ; surface un peu con- vexe, striée ; stries fortes, larges, presque aussi larges que les inter- stries, marquées dans leur fond de gros points presque carrés; interstries étroits, plans, marqués sur leur milieu d'une ligne longi- tudinale de points fins, peu serrés. Pattes peu fortes ; cuisses anté- rieures très-faiblement angulées à leur bord inférieur. Cette espèce est intermédiaire comme taille entre les M. janthi- nus Germ. et M. Heydeni Wencker ; elle diffère des deux, outre la taille, le coloris, etc., par la tête lisse. Mecinus Reichei Tourn. Soc. Ent. de Belgique. Comptes- rendus, n° 90. Algérie. Long. 2 3/i à 3 mill. Allongé, peu convexe. Entièrement d'un testacé rougeâtre ; densément recouvert sur le front, la base du rostre et toute la page supérieure, d'une pubescence fine, couchée, un peu soyeuse et d'un jaune doré, à l'exception de trois lignes lon- gitudinales sur le prothorax et les élytres, oii elle est blanche ; ces lignes sont ainsi disposées; une médiane et deux latérales, la médiane part du milieu du bord antérieur du prothorax, se dirige sur le scutellum qu'elle couvre, et se prolonge sur la suture des élytres jusqu'à l'extrémité, les deux latérales sont parallèles à la médiane; dessous du corps et pattes peu densément recouverts d'une pubes- cence blanchâtre. Tête ronde, densément et assez fortement ponc- tuée , marquée entre les yeux d'une petite fossette ; t'ostre cf assez fort, peu courbé, trois fois et un quart aussi long que l'un des yeux dans son plus grand développement, mat, assez fortement et densément ponctué ; rostre 9 assez mince, peu courbé, quatre fois et demie aussi long que l'un des yeux pris dans son plus grand déve- loppement. Prothorax\A\is\avge que long, médiocrement, mais régu- lièrement arrondi sur ses bords latéraux, bord antérieur avec un bourrelet très-étroit, faible ; surface peu convexe, assez grossière- ment et densément ponctuée. Scutellum petit. Élytres un peu plus ii ESSAI d'un tableau SYNOPTIQUE larges à leur racine que le protliorax à sa base, à épaules bien sail- lantes, subparallèles sur les deux tiers antérieurs de leurs bords latéraux, de ce point faiblement, mais régulièrement rétrécies et arrondies jusqu'à l'extrémité ; surface peu convexe, striée ; stries peu fortes, ponctuées ; interstries faiblement convexes, finement chagrinés. Pattes peu fortes; cuisses inermes, non angulées. Nous n'avons vu que deux exemplaires de cette jolie espèce ; l'un d'eux ( 9 ) fait partie de la collection de M. Reiche, à qui nous avons eu le plaisir de la dédier. Mecinus nasutus Tourn.Soc. Ent. de Belgique. Comptes-rendus, n'-OO. Calabre. Long. 3 mill. Allongé, subparallèle sur les bords laté- raux. Noir ; chez le cf , les pattes sont entièrement testacées ; chez la 9 1 les tarses et les tibias sont testacés, les cuisses sont noires ; chez celle-ci, l'extrême pointe du rostre, le scape, et les premiers articles du funicule sont d'un brun rougeâtre ; chez le çf, le scape seul est rougeâtre ; les élytres sont d'un testacé rougeâtre, à l'exception d'un bord étroit à leur racine, de la région scutellaire et sur chacune d'elles, d'une bande longitudinale plus ou moins bien limitée, qui occupe les deuxième, troisième et quatrième interstries ; ces dif- férentes parties sont noires. Tête arrondie, fortement et très-densé- ment ponctuée, subgranuleuse, glabre, ou avec quelques poils épars sur le vertex ; rostre assez densément recouvert entre les yeux par une pubescence couchée, jaunâtre, un peu brillante ; le rostre chez le cf est deux fois et demie aussi long que l'un des yeux pris dans son plus grand développement, brusquement coudé et un peu renflé à la hauteur de l'insertion des antennes, mat, assez densément et grossièrement ponctué, et offre un peu avant l'extrême pointe quel- ques poils rigides, jaunâtres, dressés ; chez la 9 > il est trois fois aussi long que l'un des yeux pris dans son plus grand développe- ment, régulièrement courbé, nullement coudé ni renflé près de l'in- sertion des antennes, brillant, lisse, n'offrant que quelques gros points épars ; chez les deux sexes, il est très-faiblement sillonné entre les antennes. Protliorax plus large que long, rétréci assez réguliè- rement depuis la base au bord antérieur, faiblement, mais régulière- ment arrondi sur ses bords latéraux; surface un peu convexe, très- grossièrement et très-densément ponctuée, subrugueuse ; parcimo- nieusement recouvert d'une pubescence peu longue , couchée , brunâtre sur le disque, mais blanche sur une bande longitudinale aux bords latéraux et sur une fine ligne médiane, cette dernière n'est pas d'un blanc pur, mais un peu jaunâtre ; de chaque côté du bord antérieur, derrière les yeux, il se trouve quelques poils raides, DES ESPÈCES DU GENRE MECINUS GERM. 45 dirigés en avant. Scutelliim petit, densément recouvert d'une pubes- cence blanche. Élytres allongées, parallèles sur les trois cinquièmes de leur longueur, puis rétrécies et séparément arrondies à l'extré- mité, à peine plus larges à leur racine que le prothorax à sa base ; angles huméraux peu proéminents ; surface peu convexe, striée ; stries fortes, régulières, formées de points gros et peu serrés ; les externes sont un peu plus faibles, et les points qui les forment, ne se relient pas entre eux, interstries finement chagrinés et marqués de quelques points peu serrés ; elles sont peu densément recouvertes d'une pubescence assez courte, couchée, brunâtre sur le disque et blanche sur une bande longitudinale latérale qui occupe les sep- tième, huitième et neuvième interstries, se prolonge à l'extrême pointe des élytres en un bord étroit et remonte un peu le long de la suture ; la partie postérieure des quatrième , cinquième et sixième interstries est occupée par une touffe de poils d'un blanc jaunâtre; ces poils sont un peu plus longs que le reste de la pubes- cence. Dessous du corps et pattes avec une pubescence très-serrée, grisâtre ; cuisses antérieures munies d'un très-petit denticule. Cette espèce est voisine du M. circulatus Marsh.; elle s'en distin- gue par une taille un peu plus grande, une forme un peu plus allongée, le coloris et les proportions du rostre. Mecinus humeralis Tourn. Soc. Ent. de Belgique. Comptes- rendus, n° 90. Sicile. Long. 2 1/2 mill. cf. Court, large, peu convexe. Noir; les antennes, moins la massue, un bord latéral, étroit, aux élytres, tibias et tarses, d'un testacé jaunâtre. Tête arrondie, assez densé- ment, mais finement ponctuée, densément recouverte d'une pubes- cence grossière, un peu dressée, brune. Rostre très-court, deux fois aussi long que l'un des yeux pris dans son plus grand développe- ment, courbé, mat, recouvert, moins l'extrémité, d'une pubescence analogue à celle de la tête. Prothorax très-large, d'un quart plus large qu'il n'est long, subparallèle sur ses bords latéraux, faiblement rétréci et arrondi antérieurement pour former à ce bord un bour- relet très-étroit, très-faible; surface peu convexe, peu densément et assez fortement ponctuée, recouverte d'une pubescence très-serrée, grossière, un peu dressée, brune, à l'exception d'une grande tache longitudinale de chaque côté, vers les bords , et d'une petite tache arrondie au-devant du scutellum, qui sont d'un beau blanc ; les taches latérales partent du bord postérieur, mais n'atteignent pas le bord antérieur. Scutellum densément recouvert d'une pubescence blanche. Élytres courtes, larges, pas plus larges à leur racine que la base du prothorax, parallèles sur les trois quarts de leur longueur, ANNALES DE LA SOC. EiSTOM. DE DELCIQI'F, T. XVH. 6 46 ESSAI d'un tableau synoptique des espèces du genre mecinus germ. puis assez subitement rétrécies jusqu'à rextrémité, où elles sont séparément arrondies ; surface peu convexe, striée ; nous ne pouvons rien dire des stries et de la sculpture de cette partie des téguments, cachés qu'ils sont chez l'exemplaire unique que nous avons sous les yeux par une pubescence très-serrée, grossière, peu couchée ; cette pubescence est d'un brun grisâtre, à l'exception d'une tache blanche sur les angles huméraux, et des interstries un (juxtasutural), trois, sept et neuf, qui sont recouverts d'une pubescence d'un gris clair, blanchâtre ; cette même nuance se montre en une petite toufFe de poils à l'extrémité des cinquième et sixième interstries. Dessons du corps et faites assez densément recouverts d'une pubescence blanche variée de gris clair. Cuisses épaisses, inermes. 9. inconnue. Cette espèce se reconnaîtra aisément à sa forme courte, large, sa pubescence, le coloris de celle-ci, etc. Mecinus Fairmairei Tourn. Soc. Eut. de Belgique. Comptes- rendus, n" 90. Tanger. Long. 1 à 1 1/2 mill. Court, large, convexe. D'un noir un peu brunâtre; antennes, moins la massue, élytres, à l'exception de la région scutellaire, et pattes d'un rougcûtre assez clair ; corps très- parcimonieusement recouvert en dessus de longs poils rigides, dressés, blanchâtres. Tête arrondie, lisse, glabre, marquée entre les yeux d'une petite fossette arrondie. ^o^^re long, mince; chez le o*, il est presque droit, deux fois et trois quarts aussi long que l'un des yeux pris dans sa plus grande largeur, mat; chez la Q^il est faible- ment, mais régulièrement courbé, brillant, presque quatre fois aussi long que l'un des yeux. Prothorax d'un quart plus large qu'il n'est long, brillant, un peu convexe, marqué de quelques points fins très- espaces. Scutellum petit, glabre. Élytres très-faiblement plus larges à leur racine que le prothorax à sa base, courtes, brillantes, régu- lièrement striées ; stries bien marquées, offrant dans leur fond des gros points peu serrés, interstries obsolétement chagrinés. Dessons du corps et pattes avec quelques poils un peu rigides, courts. Cuisses épaisses, surtout chez le cf ; dans ce sexe, les antérieures sont obso- létement angulées à leur bord inférieur. Cette espèce nous a été communiquée par M. Fairmaire sous le nom de Tychins seminitens in litt., appellation que nous n'avons pas cru devoir lui conserver, désireux que nous étions de la dédier à ce cher collègue. DES GICINDÉLIDES ET GARABIQUES RECUEILLIS EN PORTUGAIi PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM EN MAI ET JUIN 1871 * par M. J. PUTZETS. SÉANCE DU 8 NOVEMBRE 1873. M. Van Volxem se proposant de publier une relation complète de son voyage, je me bornerai à donner la liste des endroits qu'il a ex- plorés et la date des explorations. Au nord du Tage (du 2 au 17 mai) : Bussaco, Coïmbra, Pombal, Leiria, Mafra, Cintra, Carregado, Caldas de la Rainha. Au sud du Tage : 19 mai. Evora. 20 — Beja. 21 — Santa Clara. 22-28 mai. Moncliique,La Foya, Caldas deMonchique. 28 mai-7 juin. Villa Nova de Portimao, Lagos, Sagres,* Cap St- Vincent, Loule. 10 juin. Faro. 13 — Tavira. 16 — Villa Real de S. Antonio. 18 — Mertola. M. Van Volxem a ensuite visité quelques localités de l'Andalousie. Il a passé à Tanger, où il a séjourné du 1" au 10 juillet. 48 RELEVÉ DES CICINDÉLIDES ET CARABIQUES Enfin, lors de son retour, il s'est arrêté à S^^ Olalla, au nord de Burgos. Je marquerai d'un * les insectes qui ont été recueillis en dehors du Portugal. Cicindela maura L. Villa Kcal (9), Faro (11), Tavira (1), Portimao (1), Lagos (7), Tanger (6). *C. luctuosa D. Tanger (abondante). C. maroccana Fab. Carregado, Foya. *C. trisignata D. Tanger (5). C. cîrcumdata D. •Villa Real (7). C. littomlis Fab. Lagos, Villa Peal, Tanger. *C. flexuosa Fab. Tanger (2). Oiaoïihr on II mbatiim Latr. Coïmbra. O.vanegatumO]. Coïmbra (en nombre). Notiophilus rufipes Curt. » Bussaco (4), Coïmbra. N. (jeminatus var. marginatus Gêné. S'a Clara (4), Monchique. N. IV-punctatus Dej. Bussaco, Foya, S'^ Clara (2), Monchique (2). Carabus guadarramus Laf. Bussaco (2). C. InteraUsChevr. Bussacp (3). C. melancholkus Fab. Coïmbra, Mafra. RECUEILLIS EN PORTUGAL PAR M, CAMILLE VAN VOLXEM. 49 *C. rugosus Fab. Tanger. C. Hellwigi Schaum. Mafra (2). C. celtibericus Germ. Alcabaga, Lagos, Monchique, Caldas de la Rainha, Cintra. Galosoma sycophanta Lin. Cintra (2). C. indagatoi^Dej. Portimao (en nombre). Nebria brevicolHs Fab. Bussaco (9). N. Van Volxemi n. sp. Niffra, nitida, aidomine, palpis, antennis pedibusque pallide testaceis. Prothorax cordatus, ante basim constrictus, angulis posticis îatis, acu- tiusculis , impressione transversali antica , îateribus basique punctatus ; elytra oblonça, pimctato-striata, interstitio 3" 5-foveoîato. Long. 10. — El. 6 122. — Lat. 4 m. La tête est large, carrée, non rétrécie en arrière des yeux, rou- geâtre dans sa partie antérieure ; les antennes ont leurs 2-5 articles obscurs à la base et à l'extrémité. Les yeux sont très-saillants, à peine enchâssés en arrière ; le vertex est convexe, parsemé de quel- ques points ; on remarque des rides obliques à l'extrémité des im- pressions entre les yeux. Le corselet est plus court que long, cordiforme ; sa plus grande largeur est au tiers antérieur, oii il est arrondi ; il se rétrécit forte- ment, mais presque sans courbure, jusqu'aux angles antérieurs, qui sont avancés et arrondis ; dès le milieu, il se rétrécit jusqu'au quart postérieur, d'oiiil descend presque droit sur la base, dont les angles sont grands, un peu aigus, légèrement prolongés en arrière, ce qui fait paraître la base échancrée ; le bord antérieur est un peu pro- longé presqu'au milieu. Le rebord marginal est large, ponctué ; la base est très déprimée, entièrement couverte de points. L'impression transversale antérieure est large, profonde, ponctuée, de même que l'espace compris entre elle et le bord antérieur ; le milieu de la sur- face, très-convexe, est partagé par le sillon longitudinal qui est pro- fond. Les élytres sont oblongues, également rétrécies à la base et à l'ex- trémité ; leurs côtés sont fort peu arqués, et l'extrémité n'est que fai- î)0 • RELEVÉ DES CICINDÉLIUES ET CAIIABIQUES blement sinuée ; elles sont un peu aplanies sur le dos, profondément striées ; la ponctuation des stries est très distincte; le 3° intervalle porte cinq gros points dont deux sont parfois peu marqués ; le bord marginal, assez étroit, est plus ou moins roussâtre dans sa dernière moitié ; les stries 4-7 n'atteignent pas l'extrémité, où l'on remarque, en face de leur prolongement, un espace oblong relevé. En dessous, le sternum et les côtés du corselet sont beaucoup plus faiblement ponctués que les méso- et métasternum ainsi que leurs épisternes ; les deux ou trois derniers segments de l'abdomen sont testacés, lis- ses ; les tarses sont plus ou moins rembrunis ; les tarses antérieurs et intermédiaires du cf portent quelques sillons et quelques points. Cet insecte est assez voisin de la N, Genei ; indépendamment de la coloration, il en diffère par les points suivants : les yeux sont plus saillants, le corselet est un peu plus étroit, simplement arrondi au tiers antérieur et non presque anguleux ; la base est plus échancrée ; les élytres sont plus étroites, les épaules plus relevées, moins large- ment arrondies ; le sillon basai est moins droit ; le rebord marginal est plus étroit ; le nombre des points dorsaux est différent, etc. Monchique. 13 individus. Leistus angusticollis D. Bussaco (5). L. expansus u. spec. Intermédiaire entre les L. spinibarbis et fulvibarbis^ un peu plus petit que le premier ; d'un bleu plus verdâtre ; les yeux sont un peu moins saillants ; la tête est plus ridée près des yeux et plus distinc- tement ponctuée. Les élytres ont les épaules plus effacées et les côtés plus parallèles chez le (f; les stries sont plus profondes et plus grossièrement ponctuées ; mais la différence essentielle gît dans la forme du corselet qui, au lieu d'avoir les côtés antérieurs régulière- ment arrondis, les a dilatés avant le milieu de manière à former un angle obtus, à peu près comme chez le L. fulvibarbis, mais moins prononcé; les angles antérieurs sont moins avancés ;la marge, rous- sâtre, est encore plus large que chez le spinibarbis ; le centre du cor- selet et les intervalles des stries sont parsemés de points encore plus petits. Il ne peut être confondu avec aucun des autres Leistus plus au moins bleus : (afer Coq., crenatus Fairm., 7nontntms Steph., nbdomi- ?ia//s Ileiche, 7iitidus Dnït., par vicol lis Chaud., megaloderus Chaud.), qui, tous, ont les côtés antérieurs du corselet régulièrement arrondis. Sud du Portugal (Foya, Monchique). Le L. fulvibarbis n'est pas rare dans les environs de Coïmbra (Pau* lino), mais M. Van Volxcm ne l'a pas rencontré dans son voyage. RECUEILLIS EN PORTUGAL PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM. 51 Taeniolobus planus Bon. Lagos (9). *Scarites gigas Fab. Gibraltar. Se. polyphemus Bon. Villa Real, Tavira, Portimao, Faro, Tanger (en nombre). Plu- sieurs individus de Faro et de Tanger portent 3 points sur le 3* inter- valle. *5c. hespericus Dej. Tanger (5). Se. lœvigatiis Fab. En nombre à Portimao et Tavira. *Graphipterus Rolphi Fairm. Tanger. Aptinus bellieosus Duf . Carregado, Beja. *A. andalusiacus'Ram.'bur. Tanger. Brachinus crepitans Fab. Portimao. B. psophia Dej . Mafra, Cintra, Tanger. B. efflans Dej. Cintra. B. glabratus Bon. Bussaco (3). *Zuphium microphthalmum n. sp. Rufo-testaceum, capite elytrisque nigro-piceis. Ocuîi minores. Protho- rax elongatus, anguUs posticis actitis: Elytra elongata antice angustata . Long. 9. — El. 5. — Lat. 3 1}4 m. De la taille et de la forme du Z. fuscum G., mais la tête est noire et les élytres sont unicolores. Les antennes sont plus longues ; la tête est plus rétrécie en avant ; le labre et l'épistome sont testacos ; les yeux sont beaucoup plus petits et situés moins en arrière. Le corse- let est plus long, moins large et moins arrondi en avant ; les angles postérieurs sont plus aigus et plus saillants. Les élytres sont nota- 52 RELEVÉ DES CICINDÉLIDES El' CAHADIQUES blement plus étroites aux épaules, plus planes en dessus; les stries sont un peu plus distinctes ; de même que chez le fuscutn, la marge externe et apicale, ainsi que la suture, est bordée de testacé. Trouvé aux environs de Tanger, par M. Olcese. Blechrus gîabratus Duft. Beja, Carrcgado, Mafra, Foya, Villa Nova, Tanger. B. plagiatus Duft. Lagos, Sagres (4). Metabletus obscuroguttatus Duft. Aranjuez. M. scapularis Dej. Aranjuez, Tanger. M. foveola Gyll. Carregado (2). M. foveolatus Dej. Portimao (H). Apristus albonotahis'Delj. Coïmbra (8). Amblystomus mauritaniens Dej. Lagos, Tanger. A. Raymondi Gaut. Portimao. Platytarus Famini D. Lagos. Cymindis miliaris Fab. Cintra. Masoreus Wetterhali Gyll. Var. af}î)iis Kiist. Abondant à Portimao. *Chlaenius velutinus Duft. Tanger, en nombre. C. spoiiatiis Rossi. Portimao, Tanger. C. vestitus Payk. Monchique (5), Faro, Tanger, Rio Tinte, *S'a Olalla. RECUEILLIS EN PORTUGAL PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM. 53 *C. agrorum 01. Tanger. C. azureus Duft. {Dinodes D.). Faro(2), Tanger (1). *Oodes hispanicus Dej. Tanger (6). Lîcinus peltoides Bon. Portimao (5), Lagos, Cintra. L. granulatus De^. En nombre à Portimao, Tavira, Lagos. Chez quelques individus, les élytres sont très-rétrécies à l'ex- trémité. L. siculus Dej. Mazagan (6). Pogonus littoralis Duft. Lagos. P. chalceus et viridanus. Portimao, Lagos. P. gilvipes Dej. Trouvé en nombre à Portimao, Lagos et Faro. Plusieurs des individus de la première localité sont verts avec l'extrémité des élytres testacée {Pog. apicalis Kiist.). P. Grayi Woll. {fidvus Baudi). Voy. Chaud. Mon. des Pogonides, p. 35 (Ann. Soc. Ent. Belg., XIV, p. 35.) Les P. Grayi Woll. et fulvus B. appartiennent évidemment à une seule et même espèce : l'insecte de Wollaston n'avait encore été ren- contré qu'à Lanzarote, Tune des Canaries, celui de Baudi, que dans nie de Chypre. C'est plutôt la différence d'habitat entre ces deux insectes que des caractères bien marqués qui avait déterminé M. de Chaudoir à les admettre comme distincts. La découverte de l'espèce à la côte méridionale extrême du Portugal est donc un fait très-in- téressant. M. Van Volxem en a recueilli 12 individus à Villa Nova de Portimao au commencement du mois de juin. Patrobus riifipennis Dej . 19 individus à Bussaco, Mafra, Cintra, Carregado. ANNALES DE LA SOC. ENïOM. DE nELGIQUE, T. XVII. 7 54 RELEVÉ DES CICINDÉLIDES ET CARABIQUES Sphodrus complanatus Dej. Casa Blanca (6). Calathus luduosus Dej. Foya, Monchique. Voy. Ann. Soc. Ent. Belg. XVI, p. 47. C. mollis Marsh. Portimao(20), Faro(l). C. piceus Marsh. Coïmbra (3), Cintra (4), Monchique (2). *Anchomenus prasinus Thunb. S'a Olalla (3). A. albipes Fab. Partout en nombre. Agonum modestun St. Sta Clara. Olisthopus hispanicus Dej. Foya, Mafra, Castro Verde, Bêlera. *Abacetus Salzmanni Germ. Tanger. Platyderus lusitaniens Dej. Monchique (2). P. montanellus Gr. Bussaco (2). *Pœcilus mauritanicus Luc. Tanger (20). Orthomus velocissimus Waltl. Tavira. 0. barbarus D. Portimao, Lagos. *0. hispanicus D. Tanger (10). Omaseus nigrita Fab. Bussaco (2), Monchique. Steropus. Il y a, dans la Péninsule ibérique, trois groupes bien distincts de Steropus. Le 1", à pointe sternale non marginée ; segment anal du cf caréné RECUEILLIS EN PORTUGAL PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM. 55 transversalement; fossettes du corselet portant deux impressions longitudinales; 3'' strie des élytres munie d'un seul point dorsal. 1° concinnus Fab., ^imadidus^t. Asturies. 2** Lacordairei Putz., (F. gallega Fairm.) Galice. Le 2% à pointe sternale non marginée ; segment anal du cf caréné longitudinalement ; fossettes du corselet formées d'une seule impres- sion longitudinale ; points dorsaux des élytres au nombre de 3 ; der- nier article des palpes plus court que le pénultième. Corps large et peu convexe. 1. Corax Ghilianii Putz. Guadarrama. Le 3% à pointe sternale marginée ; segment anal du cf simplement déprimé vers l'extrémité ; base du corselet portant une impression unique se reliant au sillon marginal. Ce dernier groupe seul a des représentants en Portugal. 1. L'un, au nord du Tage, est le 5^ Hoffmannseggi Hej. qui est caractérisé par des élytres ordinairement assez courtes, ne portant normalement qu'un seul point dorsal, très faiblement sinuées à l'extrémité. M. Van Volxem l'a pris à Bussaco, Cintra, Belem, Ajuda, Leiria, Mafra, Caldas de la Rainha, Pombaî. 2. L'autre, plus au sud, est le St. globosus Fab., ordinairement plus grand, plus étroit, à corselet plus ovale, élytres plus allongées, très fortement sinuées avant l'extrémité, qui est large et presque tronquée ; les points dorsaux sont au nombre de 3 (parfois de 4 ou même de 2) ; l'insecte est ordinairement très terne chez la 9 5 les stries sont moins profondes, souvent même peu distinctes ; les inter- valles sont plus plans. Cette espèce, qui se rencontre en Algérie, au Maroc, en Anda- lousie, a été trouvée par M. Van Volxem à Monchique, la Foya, Sagres, Lagos, Castro Verde, Tavira et aux environs de Tanger. La plupart des individus recueillis à la Foya et à Monchique ont le bord extérieur des élytres et les tarses d'un testacé ferrugineux. Cela tient sans doute à une transformation plus récente. 3. C'est entre ces deux espèces que se place le St. insidiator Brûl. D'un noir vernissé très brillant dans les deux sexes ; moins convexe que le Hoff'mannseggi^ à corselet moins arrondi sur les côtés, plus large en avant et à rebords marginaux plus étroits ; les élytres sont un peu plus larges, surtout en arrière, déprimées sur la suture ; les 56 RELEVÉ DES CICINDÉLIDES ET CARABIQUES stries sont ordinairement assez superficielles, ponctuées, souvent à peine distinctes ; les points dorsaux sont disposés comme chez le Hoffmannseggi ; les antennes sont plus courtes. M. de la Brûlerie l'a trouvé à Médina Cœli ; M. Ehlers à Fon- tèbre. Pterostichus Paulinoï Vuillefr. Abeille, V, p. 292 (1868). Pt. Van Volxemi n. sp. Les Pterostichus du nord de l'Espagne, appartenant au groupe du parumpimctatus, ont tous le milieu du dernier segment alxlominal du cf relevé en une forte carène longitudinale, plus ou moins angu- leuse, plus ou moins bifurquée. Dans le nord du Portugal (c'est-à-dire au-dessus du Tage) on ren- contre abondamment une espèce très distincte, dont le o* a le der- nier segment abdominal très déprimé en arrière, tandis que le bord anal est relevé et un peu replié : c'est le St. Paulinoï Vuill. dont M. Van Volxem a trouvé des individus à Bussaco, Coïmbra, Leiria, Carregado, Mafra. Ce caractère se retrouve chez un autre Pterostichus très voisin du Paulinoï et que M. Van Volxem a découvert à Monchique. Il est un peu plus petit, moins brillant ; le corselet est moins sinué avant les angles postérieurs ; il ne porte, de chaque côté de la base, qu'une seule impression linéaire, tandis qu'il en existe une seconde très dis- tincte chez le Paulinoï; la marge externe est moins épaisse; les élytres sont un peu plus courtes, moins arrondies aux épaules qui sont plus relevées. Je propose pour cette nouvelle espèce le nom de St. Van Volxemi. Perçus politus Dej. Voy. la notice de M. Perez-Arcas : Revista de las Spec. Espafiolas del g. Perçus, p. 22. Sagres, Tavira (8). Amara trivialis. Faro, S. Bartolomeo, Tanger, *Sta 01alla(9). A. lucida Duft. Monchique. Zabrus flavangulus Chevr. Bussaco. Z. piger Dej. Foya, Belem. RECUEILLIS EN PORTUGAL PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM. 57 Aristus capito Dej. Cintra. A. clypeatus Rossi. Beja (en nombre). Sagres. A. sphœrocephalus 01. Sagres, Mertola, S. Bartolomeo, Leiria, Beja, Pombal, Porti- mao (19). Ditomus calydonius Rossi. Faro, Cintra, Tanger (8). Odontocarus cordatus Dej. Portimao. 0. cephalotesDe]. Tanger. * Odogenius fulvipes Latr. Sta Olalia. *0. gracilis Ramb. Tanger (2). Apotomus rufithorax Pecch. Lagos. *Acinopus megacephalus Rossi. Tanger. A. teîiebrioides Dft. Portimao, Sagres, * S^a Olalia. • Anisodactylus hinotatus Fab. Rio Tinto Ophonus obscurus Fab. Cintra (2), *Sta Olalia (5). 0. diffinisDe]. Mafra (10), Pombal (4). 0. rotundicollis Fairm. Cintra" (6), Portimao (3), Aranjuez, Leiria, Tanger 8). 0. discicollis ^Ya^t\. Portimao (2). *0. carteroides Fairm. Tanger (3). 58 RELEVÉ DES CICINDÉLIDES ET CARABIQUES *0. aziireus Fab. Sta dalla (4). 0. meridionalis Dej. Sagres, S^a oialla (2). 0. rotundatus Dej . Tanger, Portimao (6), Cintra, Beja (5). Ces derniers, récemment transformés, sont plus petits et paraissent un peu plus courts. Le corselet est, chez tous, très déprimé longitu- dinalement au milieu. 0. subquadratus Dej. Mafra, Leiria, Tanger. 0. longicollis Ramb. Sagres (2). *0. rupicola St. Tanger. *0. brevicoUis Dej. S'a Oialla. Harpalus rufîconiis Fab. Coïmbra, Tombal, Matra, Aranjuez, Leiria. H. ignavus Duft. Foya, Monchique. //. sulphuripes Germ. Bussaco, S'a Oialla. H. consentaneus Dej. Foya (6). H. fastiditus Dej . Monchique (3). //. contemptus Dej. Bussaco, Coïmbra, Monchique (2), Tanger. IL distinguendus Dej. En nombre à Bussaco, Coïmbra, Belem, Monchique, Malaga, Foya. *//. semipunctatus Dej . S'a Oialla (2). //. tenehrosus Dej . Bortimao (32), Villa Real, *Sta Oialla (2). RECUEILLIS EN PORTL'GAL l'AK M. CAMILLE VAN VULXEM. 5'J *H neglectus Dej. Tanger (9) H caspius Stev. . Bussaco (4). Pombal (5), *Sta Olalla (6). Stenolopîîus teutonus Schr. En nombre partout. *St abdominalis Gêné. Tanger. Acupalpus meridianus L. Monchique (2). A. dorsalis Fab, Monchique (4). .4. brunnipes St. Mafra. Trechus minutus Fab. Bussaco (4), Coïmbra, Cintra (2), Leiria, Monchique (3). T. Schaufussi Putz. Bussaco (2). Perileptus areolatus Cr. Mertola. Tachys FocU Hiimm. Trouvé dans une caverne appelée dans le pays Egreginha dos Soudos, aux environs d'Alte, dans du guano de chauves-souris, *T. hœmorrhoidalis J) . . Malaga(9). T. nanus Gyll. Bussaco. T. bistriatus Duft. Beja, Lagos (3). T. scutellaris Germ. Portimao (4), Lagos (6). Bembidium rufescens Dej. Cintra, Mafra. B. obtusum St. Castro Verde. 60 RELEVÉ DES CICINnÉLIDES ET CARABIQUES RECUEILLIS EN PORTUGAL. B. biguttatum Fab. Cintra (2). *B. I V-pustulatum Dej. Malaga (2). B. IV-gultatum Fab. var. Genei. Bussaco (15), Carregado, Castro Verde, S'« Olalla. B. normannum Dej. Lagos (5). *J5. lampros Herbst. S'« Olalla. B. ambigmim Dej. Belem, Beja. B. cœruleumDe^. Monchique. B. cruciatum Dej. Mertola, eu nombre. B. hispaîiicum Dej. Coïmbra. B. Paulinoi V. Heyd. Coïmbra (5). B. punctulatum Drap. Coïmbra, en nombre. B. Dufouri Perr. (inéd. ?) En nombre à Coïmbra. Cet insecte, que M. Paulino d'Oliveira m'a envoyé sous ce nom, vit en communauté avec le B. punctulatum dont il semble n'être qu'une variété. Il est toujours d'une couleur plus foncée et moins brillante; les pattes sont entièrement d'un brun de poix un peu bleuâtre : la tête est beaucoup moins ponctuée ; le corselet ne l'est qu'à la base et très-faiblement en avant ; les stries des élytres sont moins profondes, plus finement ponctuées et seulement dans leur moitié antérieure ; les stries 5 et 6 sont à peine marquées à l'extré- mité. En-dessous , les côtés du corselet ne portent que quelques points épars en avant et à la base. Tachypus flavipes. Leiria, Ajuda. APPENDICE AU MEMOIRE DE M. J. B. CAPRONNIER, SUR LES LEPIDOPTERES DU BRESIL. DESCRIPTION DTl ESPECE NOUVELLE DU GEIE TERIAS par M. le D' BOISDUVAL. T. Sinoïdes Bdv. N. sp. PI. I, fig. 2 (1). Envergure, 28 millim. Cette espèce est très-voisine de T. Phiale Cram.; également origi- naire des environs de Eio, elle en a le faciès ; seulement les ailes ont les angles terminaux plus arrondis. Les premières ailes sont blanches, la côte est lavée d'une légère teinte jaunâtre s'étendant de la base à l'angle apical ; cette partie est ornée d'une bordure noire, arquée, sinuée en dedans. La base et la côte sont en outre chargées d'un pointillé grisâtre. Les secondes ailes sont recouvertes entièrement du lavis jaunâtre, un peu plus foncé vers le bord marginal. Comme point discoïdal, une très-légère tache gris-clair. En dessous les premières ailes sont blanches. Une bande jaune citron s'étend le long de la côte, recouvre l'angle apical et descend en mourant vers l'angle interne. A la partie supérieure on distin- gue, par la transparence, la tache noire du dessus de l'aile. Un point noir presque imperceptible marque l'extrémité de la cellule discoïdale. Les secondes ailes en dessous sont entièrement jaune-clair. La tache discoïdale brune est assez marquée ; elle est surmontée d'un petit point de même couleur placé sur l'angle de la cellule. Au milieu de l'aile est une bande transverse, ondée, parallèle à la marge et composée de taches formées d'atomes brunâtres, comme chez presque toutes les espèces du genre. Chaque nervure, contre la frange, est marquée d'un très-petit point noir; cette frange est blanche, jaune (1) Voir ci-dessus, page 13. ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. 8 62 APPENDICE AU MÉMOIRE DE M. CAPRONNIER, SUR LES LÉPIDOPTÈRES DU BRÉSIL. au sommet. Les antennes sont brunes, annelées de blanc. Le thorax et l'abdomen sont d'un brun-gris eu dessus, jaune-clair en dessous. Oct. 6. Itaipû. OBSERVATION RELATIVE A TERIAS TENELLA, Bdv. Voir ci-dessus n» 31, page 13. Dans la description de la variété, la tache ferrugineuse du dessous des ailes pourrait faire confondre cette variété avec l'espèce Teriaa Lisa, Bdv., de l'Amérique Septentrionale. Mais, sauf cette ressem- blance, quoique importante, les autres caractères et Vhabitat en font certainement une simple variété de T. Tenella. J.-B. CAPKONNIEE. MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA MONOGRAPHIE DE LA TRIBU DES ERIRRHINIDES DE LA FAMILLE r > DES CURCULIONIDES (COLEOPTERES) par H. TOURNIER, de Genève. SÉANCE DU 6 DÉCEMBRE 1873. Très-honorés Collègues, Lorsque l'an dernier je vous promettais un essai monographique de la tribu des Tyc/nirfes, je n'avais pas encore acquis la certitude que, telle qu'elle était alors constituée, elle ne pouvait pas se prêter à un travail sérieux ; ce ne fut que lorsque je l'eus entièrement étudiée, et inspecté toutes ou presque toutes les espèces qui y étaient com- prises, que j'ai pu constater qu'elle devait être démembrée et, pour la plus grande partie, rentrer dans la tribu des Érirrhinides. Il m'a donc fallu étudier avec beaucoup de soin cette dernière tribu pour assigner une place certaine aux genres et espèces que je devais sortir des Tychiides; après m'être entouré de nombreux matériaux, parmi lesquels se sont montré des genres à établir et des espèces nouvelles à décrire, j'ai pu assigner une place certaine aux genres Jelelia Tourn., Pachytychms Jekel, etc., etc. Je pense qu'un tableau de la nouvelle classification que j'adopte pour les genres compris dans la tribu qui m'occupe, vous intéressera; je viens vous le soumettre, priant instamment ceux d'entre vous qui ont quelques matériaux nouveaux ou peu connus de me les commu- niquer, afin que je puisse les comprendre dans la monographie que je prépare. De tous les genres européens compris par Lacordaire dans sa tribu des Érirrhinides je n'en écarte que deux : Mecinus et Gerano- 7'himts ; le premier parce qu'il n'offre pas les affinités désirables avec la tribu actuelle ; son faciès, sa vestiture, le nombre des articles du funicule antennaire, la structure de son rostre, ses jambes courtes 64 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE et lourdes, sont autant de caractères qui ne sont pas en accord avec ceux des Érirrhinides ; par contre, les rapports de ces insectes avec les Gpmnetron (Man^^ exclus.,) sont si intimes qu'entre eux il est difficile de saisir des différences génériques bien sérieuses ; il est même quelques espèces qui offrent une pareille vestiture, un sem- blable coloris, d'autres dont le rostre est conformé sur le même plan. Quoi de plus voisin, par exemple, des Gymnetron à rostre court, épais, droit, que laMecinus comosus. Les formules que Lacordaire donne de ces deux genres ne sont quant au fond, pas sensiblement différentes ; les voici textuellement relevées : Mecinus Germ. Rostre allongé, plus ou moins grêle, arqué, rarement (par exem- ple collaris) presque droit, cylin- drique ; ses scrobes commençant vers le milieu ou le tiers de sa longueur, obliques et. atteignant sa base. Antennes courtes, médiocre- ment robustes ; scape en massue au bout ;funicule de cinq articles : 1 obconique , allongé , 2 plus court ; 3-5 transversaux, serrés ; massue ovale, obtuse au bout, articulée. Yeux assez petits , ovales , transversaux. Prothorax transversal ou non, médiocrement convexe, légère- ment arrondi sur les côtés, tron- que, ou un peu arrondi à sa base, faiblement rétréci et coupé carré- ment en avant, avec un sillon transversal le long de son bord antérieur. Gymneteon Scbœnh. Rostre légèrement arqué ; ses scrobes commençant vers son mi- lieu ou un peu en avant, et attei- gnant les yeux. Antennes en général assez ro- bustes ; scape en massue au bout, touchant les yeux; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, celui-là plus long et plus gros, 3-5 très-courts , subarrondis ; massue grosse, ovalaire, sub- obtuse au bout, parfois imparfai- tement articulée. Yeux assez grands, ovales transversaux. Prothorax transversal, plus ou moins rétréci en avant, arrondi sur les côtés et à sa base, celle-ci parfois légèrement bisinuéo en même temps, tronqué en avant ; prosternum très-court, plan ou faiblement excavé (1). (1) Le proslernum est ici d'une siruclure analogue à celui des Mecinus-, au moins cliez les espèces qui ne l'onl pas faiblement excavé. DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 65 Écusson petit, en triangle cur- viligne ou transversal. Élytres assez ou peu convexes, allongées , parallèles , rétrécies dans leur tiers postérieur, pas plus larges que le prothorax et un peu échancrées à leur base. Pattes médiocres ; cuisses en massue ; jambes droites , tron- quées et mucronées au bout ; tarses assez courts, à articles 1-2 très-étroits , 4 assez long ; ses crochets très-petits, élargis à leur base. Les trois segments intermé- diaires de l'abdomen égaux, sé- parés du premier par une suture droite; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. Méta- sternum de longueur médiocre. Corps allongé, très-finement pubescent. Écusson petit, variable. Élytres peu ou médiocrement convexes, ovales ou subparallèles, obtusément arrondies en arrière, avec l'angle suturai un peu ren- trant, à peine plus larges que le prothorax et légèrement échan- crées en arc à leur base. Pattes médiocres, hanches an- térieures contiguës, cuisses en massue, tantôt inermes, tantôt dentées ou denticulées en dessous (1) ; jambes de la même paire brièvement ou assez fortement mucronées au bout, le mucro dans ce dernier cas redressé ; tarses étroits, à articles 1-2 ob- coniques, 3 peu élargi, 4 long ; ses crochets soudés à leur base. Saillie intercoxale assez large, parallèle, tronquée en avant. Corps ovale ou ovale-oblong, finement pubescent , rarement presque glabre. Les Gymnetron placés par le savant auteur du Gênera dans la Sec- tion A de la Phalange I de sa Cohorte des CurcuUonides Phanérogna- thés Apostasimerides, n'y sont pas mieux placés que les Mecimis chez les Érirrhinides, puisqu'ils y forment, ainsi que le dit l'auteur (2), la plus considérable des exceptions, et qu'il prévoit lui-même qu'ils devront en être retranchés (3) ; ces deux genres devront être réunis en une petite tribu des Mécinides, qui prendra place entre celle des (1) Quoique Lacordaire ne menlionne pas ce caractère dans la formule du genre Mecinus, il y existe. (2) Lacordaire, Gênera des Coléopt. T. VII, p. 6. (3) Lacordaire dit(l. c. p. 6) : « Mais rien ne s'oppose à ce qu'on fasse disparaître cette exception, en reportant ces insectes (les Gymnetron) dans la cohorte précédente, où ils prendraient place dans le voisinage des Anlhonomides. Je crois cependant qu'il vaut mieux ne pas les éloigner des Miarus. » 66 MATÉmALX POia I.A MONOGRAI'FIIF, Cionides et celle des Miarides, formée du genre Miarus; elle aurait peut-être été mieux placée entre les Tychiides et les Cionides, mais le genre Gymnetron serait trop éloigné du genre Miarus, avec lequel ■il a des rapports très-intimes. Le second, à savoir Gemnorhinns^n'a aucun rapport avec les ^>z>- rhinides^ et doit se placer auprès du genre Coniatus; le caractère sur lequel Lacordaire insiste pour intercaler ce genre dans le groupe des Hydronomides, est la structure des tarses ; mais je ne vois rien ici qui diffère des tarses que l'on observe chez les Coniatus (par ex. spîendiduîus); ces organes sont construits parfaitement sur le même plan, et tous les autres caractères du genre Geranorhinus^ tels que la structure des antennes, la massue de celles-ci, les segments abdo- minaux, le rostre et ses scrobes, etc., sont aussi similaires que pos- sible avec ceux que l'on voit chez les plus petites espèces du genre Co7iiatus; qu'on joigne à cela une même livrée, qui dénote la même manière de vivre, et certes les rapports seront incontestables. J'ai créé neuf genres nouveaux, les uns pour des espèces inédites qui ne pouvaient rentrer dans aucun des genres déjà formulés, les autres pour des espèces ne cadrant nullement avec les formules des genres oii elles étaient placées ; enfin j'ai déplacé les genres PMler- nus et Smicronyx, le premier inscrit par Lacordaire dans ses Érir- rhinides vrais, sans qu'il ait tenu un compte rigoureux de la struc- ture des tarses allongés, à o*" article non ou à peine plus large que les précédents, et de ses pattes grêles , caractères totalement opposés à ceux prescrits pour ce groupe, mais qui cadrent parfaite- ment avec ceux du groupe des Hydronomides^ parmi lesquels je le place ; l'unique espèce connue s'en raj^proche également par sa ves- titure et ses autres <;aractères. Le second, Smicronyx que l'auteur cité intercale dans le groupe des Cry^^oj9^i^C5 , il ne l'a évidemment placé là que faute d'avoir inspecté des matériaux suffisants. S'il avait connu en nature les S. modestus Tourn (in litt.), S. rufipes Kiesenw., S. rufipennisTourw. (in litt.), il aurait vu chez eux le der- nier article des tarses aussi ou plus long et dépassant plus le précé- dent que chez plusieurs des genres compris par lui dans ses Érir- rhinides vrais, groupe duquel il ne l'avait séparé que pour la brièveté du 4^ article de ses tarses ; le genre Smicronyx est fort mal placé entre les genres Tanysjjhyrics et Anoplus, qui ont de trop grands rap- ports pour souffrir entre eux des éléments étrangers ; tandis que, par ses yeux subcontigus en dessous, il se rapproche du genre Sharpia Tourn., et, par le premier article du funicule de ses antennes, seul notablement plus long que les autres, du genre Pseudostyphlus Tourn. Le genre Hypoglyptus m'étant totalement resté inconnu en nature, je n'ai pu lui assigner une place certaine, et à l'exemple de Lacor- daire , je l'inscrit à la suite des Érirrhinides vrais. DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 67 ERIRRHINIDES. Sous-menton muni d'un pédoncule saillant. Mandibules grêles et assez saillantes, ou très courtes en tenailles, ou bien en forme de pinces. Rostre plus ou moins allongé, plus ou moins grêle, cylindrique ou subcylindrique ; ses scrobes séparées ou conniventes en arrière, linéaires, rectilignes ou obliques. An- tennes de longueur variable, leur funicule de 7 articles, le 7*^ presque toujours libre. Prothqrax quelquefois muni de lobes oculaires, rarement bisinué à sa base. Écusson plus ou moins visible. Jambes le plus souvent grêles et arrondies, presque toujours plus ou moins fortement mucronées ou onguiculées au bout; corbeilles des jambes postérieures ouvertes ; tarses varia- bles. Métasternum plus ou moins allongé. Epimères mésotho- raciques petites ou médiocres. Corps presque toujours pubes- cent ou plus ou moins recouvert d'écaillettes ; généralement d'une livrée obscure. La formule qui précède est à peu près la même que celle que La- cordaire donne dans son Gênera ; les seules modilications y appor- tées sont occasionnées par l'absence des éléments exotiques et la suppression du genre Mecinus. Ces insectes peuvent se répartir en quatre groupes assez nettement tranchés : 68 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE I. Yeux plus OU moins grands, plus ou moins ovales, nullement saillants. A. Tarses plus ou moins larges et spongieux en dessous, à article 3 plus large que 1-2 et bilobé. a. 4* article des tarses débordant fortement le 3*. 1. Eeieehinides vbais. a' 4" article des tarses ne débordant pas ou que très- peu le 3", parfois nul. 3. Tanysphteides. A' Tarses grêles, filiformes, non ou à peine spongieux en dessous. 2. Htdronomides. II. Yeux petits, arrondis, saillants. 4. Brachonydes. GROUPE I. — ERIRRHINIDES VRAIS. I. Scrobes rostrales atteignant ou peu s'en faut la commissure de la bouche. A. Corps oblong. a. Jambes inermes en dedans. 1. Scrobes rostrales séparées en arrière. 2. Rostre allongé, arqué, médiocrement robuste. 1. Procas Steph. 2' Rostre assez court, droit, robuste. 2. Acrisius Desb. 1' Scrobes rostrales conflueutes en arrière. 3. Acrodrya Tourn. a' Jambes denticulées en dedans. 1. Rostre allongé, arqué, médiocrement robuste. 4. Jekelia Tourn. 1' Rostre court, droit, robuste. 5. Colchis Tourn. A' Corps filiforme. 6. Brachypus Scbœnh. DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 69 II. Scrobes rostrales plus ou moins distantes de la commissure de la bouche. A. Cuisses, au moins les antérieures, inermes, B. Funicule antennaire à article 1 seul notablement plus long que les autres. a. Tarses non spongieux en dessous. 7. Pseudostyphlus Tôurn. a' Tarses spongieux en dessous. 1 . Yeux distants en dessous. 8. Elleschus Steph. 1' Yeux subcontigus en dessous. 9. Smicronyx Schœnh. B' Funicule antennaire à articles 1-2 notablement allon- gés. a. Yeux contigus en dessous. 10. Sharpia Tourn, a' Yeux distants en dessous. 1 . Jambes droites. 2. Prosternum excavé. 11. Aubeonymus Duv. 2' Prosternum plan. 3. Scrobes rostrales conni ventes en arrière. 4. Écusson bien visible. 12. Pachytychius Jekel. 4' Écusson caché ou très-petit. 13. Barytychius Jekel. 3' Scrobes rostrales séparées en arrière. 5. Tarses non spongieux en dessous. 14. Oryx Tourn. 5' Tarses spongieux en dessous. 15. Grypidius Schœnh. ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. 9 70 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE 1' Jambes antérieures au moins flexueuses ou ar- quées. 2. Jambes plus ou moins fortement mucronées, mais sans épines à leur extrémité. 3. Deuxième segment de Fabdomen égalant au plus en longueur les deux suivants réunis. 16. NotarisGerm. 3' Deuxième segment de l'abdomen deux fois aussi long que les deux suivants réunis. 17. Icaris Tourn. 2' Jambes mucronées et armées d'épines à leur extrémité. 4. Un lobe oculaire; prosternum échancré à son bord antérieur. 1,8. Erycus Tourn. 4' Pas de lobes oculaires ; prosternum droit à son bord antérieur. 19. Erirrhinus Schœnh. A' Toutes les cuisses dentées en dessous. 20. Dorytomus Germar. Genre Incertae Sedis. 21. Hypoglyptus Gerstœck. GENRE PROCAS. Steph. 111. cf. Brit. Entom. IV, p. 90. picipes Marsh. Ent. Brit. 1802, p. 272. Angleterre. Steveni Gyll. Schh. Gen. Cure. III, p. 287. Russie. mœstus Bach. Kâf. Fn. II, 1854, p. 296. Allemagne. granulicoUis \\ii\ton. Ann. Nat. Hist. 2. II, p. 168. Angle- terre. Saulcyi Reiche, Ann. Ent. Fr. 1857. p. 677. ChyiDre. Lethierryi Chevrol Rev. Zool. 1860. p. 77. Algérie. DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 71 Cottyi Perris, Ann. Ent. France 1864. p. 298. Oran. Le P. picipes MâYsh. seul m'est connu en nature; je lui réunis les P. SteveniGjll. et granulicollis'W ait, à' w^res l'autorité de MM. Gem- minger et Harold. GENEE ACRISIUS. Desbrochers, Ann. Ent. Fr. 1869. p. 395. Hyperomorphus, Perris, Abeille 1869. p. 26. Genre placé bien à tort par M. Desbrochers (1) à la suite du genre Aiiheonymus^ car il ne possède aucun caractère qui puisse l'y ratta- cher; il serait peut-être mieux placé dans la tribu des Eylobiides. QhQzVAcrisius le rostre est court, droit, robuste, élargi vers son extrémité, les scrobes rostrales sont peu obliques, bien séparées postérieurement; elles prennent naissance près de la commissure de la bouche et un peu au devant du rostre, leur ouverture étant visible lorsque l'on regarde l'insecte de face ; les antennes sont fortes, la massue est grosse, d'un ovale très-court; les yeux sont pe- tits ; le prosternum, nullement excavé ; le deuxième segment abdo- minal, sub soudé au premier; enfin le faciès et la sculpture sont bien différents; tandis que, chez les Aiibeonymus, le rostre est assez allongé, peu robuste, arqué, les scrobes rostrales sont confluentes en arrière, prennent naissance sur les côtés au quart au moins de la longueur du rostre; les antennes sont relativement minces, la massue est petite, d'un ovale allongé, les yeux sont grands; le pro- sternum est profondément excavé ; le deuxième segment abdominal est nettement séparé du premier par une suture forte, etc.; c'est-à- dire tous caractères opposés à celui du genre Acrisius. Celui-ci ne contient que l'espèce qui a donné matière à sa créa- tion. Koziorowiczi Desb. Ann. Ent. Fr. 1869, p. 396. asperatus Perris, Abeille, 1869, p. 27. Corse. Vit sous les mousses; j'en dois deux exemplaires à la générosité de M. E. Revelière. GENRE ACRODRYA. N. G. Rostre assez allongé, médiocrement robuste, subcylindrique, presque droit, faiblement déprimé en dessus ; scrobes presque cora- (1) Desbrochers, MitlheiiungenderSchweizerischen Ent. Gcs., Vol. III. N" 7. p. 315 72 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE plctes, rectilignes, atteignant les yeux et confluentes postérieure- ment; antennes antérieures, peu robustes, scape atteignant le bord antérieur des yeux, en massue au bout, funicule de 7 articles, 1-2 al- longés, obconiques, 1 un peu plus gros et un peu plus long que 2, 3-7 courts, subarrondis, mais très-faiblement et graduellement élargis, de manière que 7 devient un peu transversal, massue oblongue-ovale, triarticulée. Yeux petits, ovales, transversaux. Pro- thorax aussi long que large, peu convexe, tronqué antérieurement et postérieurement, un peu arrondi sur les côtés, rétréci et briève- ment tubuleux en avant, sans lobes oculaires ; prosternum droit à son bord antérieur. Écusson caché. Élytres peu convexes, courte- ment ovalaires, rétrécies dans leur tiers postérieur, très-peu plus larges que le prothorax à leur base, à épaules tombantes ; chargées sur leur disque de côtes longitudinales saillantes, crénelées sur leur arête et terminées postérieurement par des calus plus ou moins saillants. Pattes médiocres, assez robustes ; cuisses un peu en mas- sue, inermes; jambes droites, mucronées à. leur extrémité interne; tarses assez courts, à articles 1-2 un peu étroits, 3 beaucoup plus large, fortement bilobé, 4 peu allongé, ne dépassant le 3 que de la moitié de sa longueur, ses crochets petits. Deuxième segment abdo- minal plus de deux fois aussi long que les deux suivants réunis, sé- paré de 1 par une suture obsolète, droite; saillie intercoxale assez large, droite en avant, Métasternum assez court. Corps ovalaire, par- cimonieusement pubescent. J'ai créé ce genre pour un intéressant Coléoptère découvert en Toscane, par M. von Bruck, de Crcfekl, auquel je l'ai dédié. Par sa forme générale, il rappelle un peu les Procas. Son prothorax est, comme chez ceux-ci, plus étroit que les élytres et assez régulièrement arrondi sur les côtés ; par son coloris et sa vestiture, il est voisin du genre Acrisius ; il difière notablement des deux par sa sculpture et ses scrobes confluentes en arrière. Brucki Tourn. Toscane. Long 5 mill. (1) Larg. 2 3/4-3 mill. D'un testacé brunâtre ; très-parcimonieusement recouvert de poils un peu rigides, fins, jaunâtres et couchés en arrière. Rostre un peu plus court cf. presque aussi long 9 . ÇL^ie la tête et le prothorax ré- unis, assez densément et fortement ponctué, surtout près de la base, muni sur son milieu d'une carène longitudinale obsolète, lisse; tête densément et subrugucusement ponctuée, marquée entre les yeux d'une légère dépression. Prothorax très-densément recouvert de gros points, profonds, subconfluents, marqué dans son milieu d'une très- (1) Les longueurs indiquées dans ce mémoire sont toujours : rostre exclu. m LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 73 fine carène longitudinale, lisse, peu régulière, abrégée antérieure- ment et postérieurement. Écusson invisible. Élytres peu profondé- ment et largement ponctuées-striées, interstries alternativement relevés en côtes saillantes, tranchantes et finement crénelées sur leur sommet; les côtes 1-2, c'est à-dire celles placées sur les inter- stries 2-4, sont terminées postérieurement par une sorte de calus étroit, assez saillant; chaque élytre porte cinq côtes, et, entre les 2* et 3% se montrent deux calus allongés ou rudiments de côtes, les au- tres interstries sont très-étroits, un peu relevés et finement denti- culés sur leur tranche ; les points qui forment les stries sont gros, ronds, peu serrés et peu profonds. Dessous du corps grossiè- rement et peu densément ponctué. M. von Bruck a, comme je l'ai dit précédemment, capturé en Tos- cane (Valombrosa) 6 exemplaires de cette espèce ; il a généreusement doté ma collection d'un cf et d'une 9 de ce curieux Curculionide. Qu'il en reçoive ici mes sincères remerciements. GENRE JEKELIA. Tournier. Ami. Soc. Eut. Fr. 1873, page ? (1). Par sesscrobesrostralesqui prennent naissance près de la commis- sure de la bouche, ce genre vient prendre place ici, et s'éloigne par conséquent du genre Barytychius^ auprès duquel je l'avais précédem- ment placé; c'est par erreur que j'ai indiqué les jambes comme possédant une lame mucronale ; elles sont fortement onguiculées et denticulées le long de leur bord interne. ephippiata Fairm. Ann. Ent. France, 1870, p. ^Ol(Tychius). Al- gérie, Tanger. impressipennis Tourn. Ann. Ent. Fr. 1873, p. ? Algérie. GENRE COLCHIS. N. G. Rostre assez court, robuste, assez arrondi, presque droit, faible- ment plan et déclive en avant ; scrobes linéaires, atteignant presque la commissure de la bouche, nullement confluentes à la base du rostre, et n'atteignant pas tout à fait le bord antérieur de l'œil ; antennes subterminales, assez courtes, assez robustes, scape un peu épaissi (1) Les citations ainsi incomplètes sont celles de genres ou d'espèces décrites dans un mémoire sur la tribu des Tyciiiides, mémoire remis à la Société enLomologi(iue de France; il paraîtra dans le i'^ trimestre de 1873. 74 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE en massue, n'atteignant pas tout à fait les yeux ; funicule de 7 arti- cles, 1-2 plus ou moins allongés, 3-7. très-courts, transversaux, s'élargissant peu à peu, mais régulièrement, 7 subcontigu à la mas- sue, celle-ci d'un ovale allongé, triarticulée. Yeux grands, déprimés, ovales, transverses. Prothorax faiblement transverse, très-peu con- vexe, presque droit sur les côtés, tronqué antérieurement, très-fai- blement bisinué postérieurement, très-brièvement tubuleux en avant, lobes oculaires bien accusés ; prosternum échancré à son bord anté- rieur. Écusson médiocre. Élytres peu convexes, subparallèles ou très-faiblement rétrécies depuis les épaules, à ce point passablement plus larges que le pro thorax à sa base, épaules nullement tom- bantes, bien accusées. Pattes assez allongées, cuisses robustes, en massue, inermes; jambes, surtout les antérieures, courbées, sinuées et denticulées à leur côté interne, fortement mucronées à leur extré- mité. Tarses assez longs, médiocrement larges, spongieux en-des- sous, 3" article plus large quele2%bilobé, 4 aussi long que 2-3 réunis, crochets médiocres. Deuxième segment abdominal plus de deux fois aussi long que les deux suivants réunis, séparé de 1 par une suture arquée ; saillie intercoxale assez large, faiblement arrondie anté- rieurement. Corps très-peu convexe, d'un ovale très-allongé, densé- ment recouvert d'écaillettes arrondies et de quelques soies rigides disposées en séries. tibialis Tourn. Egypte. Long. 6 3/4 mill. Larg. 2 1/2 mill. Noir poix ; densément recouvert sur tout le corps, le rostre et les pattes de petites écailles arrondies; exactement appliquées aux téguments, d'un gris jaunâtre ; par dessus celles-ci, se montrent quelques poils criniformes un peu dressés, blanchâtres, disposés subirrégulièrement sur la tête, le rostre, le prothorax, les pattes et le dessous du corps, mais placés en une série régulière sur chaque interstrie des élytres. Tête, rostre et prothorax finement et très- densément ponctués, subrugueux ; élytres médiocrement striées, stries n'olfrant dans leur fond qu'une ponctuation très-faible, peu serrée; interstries plans, finement rugueux. Jambes, surtout les antérieures, fortement denticulées sur leur bord interne. Rostre fai- blement plus court que le prothorax, non caréné en-dessus, article 2 du funicule antennaire plus court que 4. Prothorax presque aussi large que long, courtcment tubuleux antérieurement, sa plus grande largeur se trouve immédiatement après ce point, et, delà, il est très- faiblement rétréci et arrondi jusqu'à son bord postérieur. Elytres passablement plus larges aux épaules que le prothorax dans sa plus grande largeur ; angles huméraux un peu arrondis; de ce point fai- DE LA TRIBU DES ÈRIRRHINIDES. ^ 75 blemeiit, mais régulièrement rétrécies jusqu'à l'extrémité où elles sont communément arrondies. Un exemplaire ; ma collection. carinirostris Tourn. Mingrélie. Long. 6 1/2 mill. Larg. 2 3/4 mill. Noir poix ; pattes et antennes ferrugineuses. Même structure et même vestiture que l'espèce précédente ; en diffère par le prothorax un peu plus long que large, subparallèle sur les côtés, à surface plus grossièrement ponctuée ; par le rostre caréné en-dessus ; par les élytres relativement un peu plus larges, à stries formées de gros points peu serrés, à interstries légèrement convexes, et enfin par les jambes moins fortement courbées et denticulées sur leur bord interne. Funicule antennaire à article 2 un peu plus long que 1 . Un exemplaire; ma collection. GENRE BRACHYPUS. Schoenh. Curcul. Disp. Metli., p. 217. Ce genre m'est resté inconnu en nature ; je le place ici d'après l'autorité de Lacordaire. lixoides Gylh. Schh. Gen. Cure. III, p. 103. Asie. cylindricus Hoclih. Bull. Mosc. 1847, II, p. 536. Caucase. GENRE PSEUDOSTYPHLUS. N. G. Rostre faiblement plus long que le prothorax, assez robuste, très- faiblement arqué, arrondi ; scrobes commençant environ au tiers de sa longueur, rectilignes, étroites, dirigées vers le bord antérosupé- rieur de l'œil, nullement confluentes en-dessous. Antennes peu grêles, scape grossissant un peu en massue à son extrémité, attei- gnant le bord antérieur de l'œil ; funicule de 7 articles, le premier seul notablement plus long que les autres, obconique, un peu épais, 2-7 courts, 3-7 globuleux, 7 à peine plus large que 2 ; massue ova- laire, acuminée à son extrémité, articulée, article 1 grand. Yeux grands, longuement ovales, transversaux, placés un peu en-dessous et ne laissant entre eux à leur partie inférieure qu'un espace assez étroit. Prothorax peu ou pas transversal, faiblement convexe, très- peu arrondi sur ses bords latéraux, légèrement tubuleux à sa partie antérieure, coupé presque droit antérieurement et postérieurement; '6 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE lobes oculaires très-faibles, prosternura assez fortement échancré. Écusson très-petit, ponctiforme. Élytres oblongiies, passablement plus larges que le protliorax, rétrécies en arrière. Pattes courtes, fortes; cuisses fortement en massue, inermes; jambes droites, fortes, très-faiblement mucronées au bout ; tarses courts, assez larges, non spongieux en-dessous, villeux; articles 1-3 plus larges que longs, 3 notablement plus large que 2, bilobé, 4 aussi long que les 3 précé- dents réunis, à crochets médiocres. Deuxième segment abdominal subégal en longueur aux deux suivants réunis, séparé du premier par une suture un peu arquée ; saillie intercoxale assez large, angu- leuse devant. Métasternum allongé. Corps oblong, vêtu d'écaillettes arrondies, couchées et de poils squameux un peu dressés. Genre créé pour deux espèces qui, par leur faciès et leur vestiture, s'écar- tent notablement des Erirrhinus (Notaris)^ avec lesquels elles étaient associées, et dont elles diffèrent évidemment par leurs pattes courtes, robustes, les jambes fortes, droites, les tarses non spongieux, mais simplement villeux, le funicule antennaire à article 1 seul notable- ment plus long que les suivants; par leur faciès, elles ont quelques rapports avec certains Ortlwchœtes, et ont, comme eux, des poils squa- meux dressés. Le savant entomologiste de Mont-de-lVIarsan avait déjà remarqué que cette forme n'était point celle des Erirrhinus^ lorsqu'il décrivait l'une des espèces sous le nom de Bagous setiger. pillumus Gyll. Schh. Gen. Cure. III, p. 288. Allemagne, France, Suisse. setiger Ferris, Ann. Soc. Linn. Lyon, T. IV, 1857, p. 144 France mér. severopolimis Dufour. Fairm. Ann. Fr. 1857 , p. 741 France mér. bilunulatus Desb. Mittheil. Schwz. Ent. Ges. 1870, p. 192, in- cert. sedis. arlemisiœ Becker in litt.? (Erirrhinus). M. Becker, de Sarepta, m'a envoyé cette dernière espèce sous le nom d'Erirhinus artemisiœ] malgré mes recherches, je ne l'ai trouvée décrite nulle part. La patrie de cette espèce était restée inconnue à M. Desbrocher s ; elle ne paraît pas très-rare aux environs de Sarepta. GENRE ELLESCHUS. Steph. m. of. Brit. Entom. IV, p. 103. Genre qui ne peut appartenir à la tribu des Tychiides^ puisqu'il n'offre aucun des caractères que Lacordaire assigne à cette tribu ; les DE LA TKICU DES ÉRIRRIIINIDES. 77 crochets des tarses ne sont pas appendiculés, les segments abdomi- naux sont droits à leur bord postérieur et enfin les élytres recouvrent entièrement l'abdomen. Le funicule antennaire a l'article 1 seul no- tablement plus long que les suivants ; chez l'une des espèces {scanîcus)^ l'article 2 n'est que très-faiblement plus long que large et à peine plus long que 3; chez l'autre espèce (Jf^^^^wc^^^w^), l'article 2 n'est pas plus long que large et subégal à 3. L'on ne peut donc pas dire, ainsi que le fait Lacordaire dans la formule de ce genre « funicule à articles 1-2 allongés. » scanicus Payk. Fn. Suec. III, p. 251. — Schh. Gen. Cure. VII. 2, p. 186. France, Allemagne, Italie, Hongrie, Suisse. bipunctatus Linn. Syst. nat. éd. X, p. 380. — Schh. Gen. Cure. VII. 2, p. 187. France, Allemagne, Italie, Suisse, Laponie. GENRE SMICIiONYX. Schœnh. Curcul. VII. 2, p. 313. Les Smicronyx, comme je l'ai démontré au début de ces lignes, ne peuvent rester chez les Cryptoplicles de Lacordaire, ce groupe ayant pour caractère principal : le 4" article des tarses très-court, ne dé- bordant pas ou que très-peu le 3% parfois même nul ; tandis qu'il est, chez bon nombre de Smicronyx, aussi long que les trois précé- dents réunis, et que conséquemment il déborde fortement le 3*; chez les S. rufipennis Tourn. eiS. ri(fipesliieseiv;v.\ le 4" article dépasse le 3'' de la moitié de la longueur totale des tarses. Les espèces contenues dans ce genre sont toutes de petite taille et peuvent se répartir dans trois groupes principaux, selon que leur corps, en dessus, est glabre, couvert d'écailiettes arrondies, ou enfin d'écaillettes piliformes. I. Corps glabre, ou presque totalement glabre en dessus, A. Élytres d'un bleu plus ou moins foncé. a. Pattes noires. 1. Prothorax presque lisse, au moins sur le disque, brillant. cyaneus Gylh. Schh. Gen. Cure, Iir, p. 424. France mér., Italie, Sicile, Russ. mér., Algérie. 1' Prothorax faiblement ponctué sur le disque, plus fortement sur les côtés, peu brillant. ANNALES DE LA SOC. KNTOM. DE BELGI'JIE, T. XVII. 10 7S MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPIIIR opacus Goiigelet et Brisout. Ann. Fr. 1«G0, p. 335. Algérie. Le S. opnciis (t. et B. n'est qu'une vari('té du S. cyaneus Gylh. J'ai sous les yeux tous les passages entre les formes typiques. a' Pattes toutes ou en partie rouges. Erichsoni IIoclili. (1) Bull. Mosc. 1847. II, p. 551. Caucase. A' Élytres noires. B. Pattes, au moins en partie, rouge clair. fulvipes Reiche, Ann. Fr. 1858, p. 10. Grèce. B' Pattes noires, parfois brunâtres. a. Protliorax peu convexe, assez fortement et densé- ment ponctue. puncticollis Tourn. nov. sp. Genève. a' Prothorax plus convexe, presque lisse, éparsément et très-finement pointillé. politus Bohem. Schh. Gen. Cure. VU. 2. p. 314. Allemagne, France, Italie, Suisse. IL Corps paré en dessus d'écaillettes plus ou moins arrondies ou ovalaires, au moins sur les élytres. A. Prothorax densément recouvert de petites aspérités, gra- nuleux. a. Aspérités du pro thorax assez fortes ; pattes entière- ment noires. Prothorax au moins aussi large que long, subrcgulièrcment arrondi sur ses bords la- téraux. 1 . Prothorax offrant sur son disque une Une carène longitudinale. Reichi Gylh. Schh. Gen. Cure. III, p. 426. France. Suisse 1' Prothorax sans carène longitudinale sur son disque. 2. Interstries des élytres parés, outre les écail- lettcs arrondies qui les recouvrent, d'une ran- gée longitudinale de poils criniformes un peu dressés, brillants. (1) .le fais figurer celle espèce ici, parce qu'elle apparail le plus souvenl glabre en dessus; mais, d'après l'auleur, lorsqu'elle esldans loule sa fraîcheur, elle se nionire recouverte de fines c'caillollcs. Je n'ai pas vu d'exemplaire en ccl élal. DE LA TRIDU DES ÉRmRHlNIDES. 79 seriepilosus Tourn. nov. sp. Turquie. 2' Interstries des élytres parés seulement d'écail- lettes arrondies n'offrant aucuns poils crini- f ormes dressés. funebris Tourn. nov. sp. Algérie. a' Aspérités du protliorax très-fines ; tibias testacés. Prothorax un peu plus long que large, peu ar- rondi sur ses bords latéraux. scops Tourn. nov. sp. Sarepta. A' Prothorax simplement ponctué. B. Disque du prothorax à ponctuation assez forte, ronde, mais peu serrée, laissant entre elle de petits espaces lisses, brillants. cicur Gylh. Schh. Gen. Cure. III, p. 426. Allemagne, France, Italie, Suisse, Hongrie. B' Dîsque du prothorax presque lisse, ou marqué d'une ponctuation très-fine. a. Prothorax un peu plus large que long. 1. Prothorax presque lisse, peu densément recouvert d'écaillettes un peu allongées, laissant voir sur 'le milieu une ligne longitudinale lisse. • jungermaniae Reich. Mantiss. Ins. 1797. p. IG. T. 1, f. 12. — Schh. Gen. Cure. III, p. 425. Allemagne, France, Suisse. 1' Prothorax assez densément ponctué, très-densé- ment recouvert d'écaillettes ovalaires, ne lais- sant voir aucune trace de ligue médiane lisse. cretaceus Tourn. nov. sp. Iles Ioniennes. a' Prothorax aussi long que large, assez densément ponctué, sans ligne lisse sur son disque, corsicus Fairm. Ann. Fr. 1861, p. 584. Corse, Algérie. III. Écaillcttes du dessus du corps piliformes. A. Corps et pattes noires. A 80 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE nebulosus Tourn. nov. sp. France mér. Espagne.' A' Corps noir, pattes d'un testacé plus ou moins clair. B. Écaillettcs formant sur les élytrcs, par condensation, quelques taches claires, blanchâtres. modestus Tourn. nov. sp. Genève. B' Écaillettes ne formant pas de taches, mais disposées régulièrement presque en séries sur les interstries des élytres. striatipennis Tourn. nov. sp. Syrie, Hongrie. - A" Élytres, au moins en partie, et pattes d'un testacé rou- geâtre plus ou moins clair. C. Prothorax pas plus long que large, presque parallèle sur ses côtés, aussi large à son bord antérieur qu'à son bord postérieur. Élytres n'oft'rant qu'une bande latérale d'un testacé rougccâtre, foncé. rufîpes Kiesenw. Berl. Zeit. 18G4, p. 276. Zante. J'ai eu sous les yeux deux exemplaires typiques que m'a envoyés l'auteur; l'un des deux a la bande latérale testacée très-foncée, il est probable que cette espèce se montrera aussi avec les élytres entièrement noires ; elle se reconnaîtra toujours à la forme de son prothorax et à l'exiguité de sa taille. G Prothorax visiblement plus long que large. a Prothorax un peu arrondi et élargi sur ses ;bords la- téraux, assez fortement tubuleux antérieurement ; élytres testacées, brunes sur la région scutellaire et la suture. Kiesenwetteri Tourn. nov. sp. Algérie. a' Prothorax subparallèle sur ses bords latéraux, pas sensiblement tubuleux antérieurement; élytres presque totalement d'un testacé jaunâtre clair. rufipennis Tourn. nov. sp. Egypte. Voici les descriptions des espèces inédites qui figurent dans ce ta- bleau : S. puncticoUis Tourn. Genève. Long. 2 1/4 mill. Allongé, peu convexe. Noir, brillant; glabre en dessus, orné eu DE LA TRIBU DES ERIRRHINIDES. »1 dessous de quelques petites écaillettes blanchâtres. Prothoraxiiiipeu plus large que long, à bords latéraux assez fortement arrondis, visiblement plus resserrés en avant qu'en arrière ; surface brillante, assez densément et fortement ponctuée. Élytres d'un tiers plus larges, prises ensemble à leur racine, que le prothorîix à sa base,, k épaules bien conformées ; surface assez fortement et régulièrement striée ; stries visiblement ponctuées ; interstries plans, sans ponc- tuation appréciable. Rostre aussi long que la tête et le prothorax réunis, assez fort, régulièrement courbé, offrant en dessus quelques fines carènes brillantes. S. seriepilosus Tourn. Turquie. Long. 2 1/4 mill. Ovalaire, un peu convexe. Noir, sans brillant ; couvert en dessus d'écaillettes ovaîaires, brunâtres, variées sur les élytres par quelques petites taches formées d'écaillettes blanches ou grisâtres. Prothorax plus large que long, ayant sa plus grande largeur un peu après le milieu de sa longueur ; surface un peu et régulièrement convexe, densément recouverte de granulosités assez fortes ; sans trace de ligne lisse sur son disque. Élytres un peu plus larges à leur racine que le prothorax à sa base, à épaules bien conformées ; surface régu- lièrement convexe, régulièrement striée; stries fortes, ne paraissant pas ponctuées; interstries plans, oiTrant, à part les écaillettes qui les recouvrent, une rangée longitudinale de petites soies fines, un peu dressées. Rostre un peu plus long que la tête et le prothorax réunis, assez fort, un peu courbé. S. funebris Tourn. Algérie. Long. 2 1/4-2 1/2 mill. Ovalaire, peu convexe. Noir, brillant ; les bords latéraux du pro- thorax, quelques taches assez grandes, irrégulièrement disposées sur les élytres et les pattes, sont recouverts par des écaillettes d'un blanc de craie. Prothorax presque aussi long que large, offrant sa • plus grande largeur au milieu environ de sa longueur; disque peu convexe, couvert de granulosités analogues à celles que l'on voit chez le Reichei., mais n'ayant pas sur son milieu la ligne longitudi- nale lisse que l'on remarque chez celui-ci. Élytres un peu plus larges à leur racine que le prothorax à sa base, peu convexes, régulière- ment striées ; stries fines, sans ponctuation appréciable ; interstries plans, lisses, n'offrant pas les rangées de soies que l'on remarque chez l'espèce précédente. Rostre peu courbé ; un peu plus long chez le cf, d'un quart plus long chez la Q, que le prothorax et la tête réunis. 82 MATÉRIAUX l'OUn LA MONOGRAPHIE S. scops Tourn. Sarepta. Long. 2 mill. Noir ; tibias testacés. Allongé, peu convexe ; protliorax pas plus long 94 scirpi Fabr 96 Chrypiditit Sehoenh. biunnirostris Fabr 92 equiseti Fabr » Hydronomut Sehoenh. alismatis Marsh 103 Hypoglypiua Gerstàck. graciiis Kiesenw 102 pictus GerstSBCk . „ Icarit Tourn. cSnerensMill 94 globicoUis Fairm „ pertiuax Gylh „ sparganii Gylh „ Jekelia Toarn. ephippiata Fairm 73 impressipennis Tourn „ Notaria Germ. bimaculatus Fabr 94 granulipennis Tourn „ Oryx Tourn. nitiduB Chevrol 9j Pachytychiita Jekel. bceticus Kirsch 88 granulicollis Tourn. . .• gg haematocephalus Gylh 98 hypocritus Tourn 90 Kirschi Tourn 89 Lacordalrci Tourn 90 latus Jekel gy leucoloma Jekel 90 Lncasi Jekel 88 pachyderus Fairm 90 Ficteti Tourn 87 robnstus WoUast 88 rnbriceps Bosenh 90 scabricoUis Bosenh 89 scrobiculatus Bosenh. n sellatus Lucas 87 sobrinus Tourn 88 sparsutus Oliv 89 Btrumarius Gylh 87 Bubasper Fairm 90 trapezicollis Fairm 87 trimacula Bosenh 89 Philemiu Sehoenh. farinosus Gylb 110 Procas Stepb. Cottyi Perris 71 Lethierryi Chevrol 70 picipes Marsh n Sanlcyi Beiche » Pêeudosfyphlut Toarn. bilunnlatus Desb 76 pilluraus Gylh n Sharpia Tourn. grandis Tourn 88 Heydeni Tourn 85 rubida Bosenh 86 Smicronyx Sehoenh. cicur Gylh 79 cœcns Eeich 84 corsicus Fairm 79 cretaceus Tourn 82 cyaneus Gylh 77 Ericbsoni Hochh 78 fulvipes Reiche n funebris Tourn 81 jungerraaniaD Beicb 79 Kiesenwetteri Tourn 83 modestus Tourn « nebulosus Tourn. . 82 opacus Goug. et Bris. 78 politus Bohem » . n puncticoUis Tourn 80 pygmœus Curtis 84 Beichi Gylh . 78 Bevelicrei Tourn 114 ruâpes Kiesenw 80 rufipennis Tourn 84 scops Tourn 82 seriepilosus Tourn 81 striatipennis Tourn , 83 Tanytphyrui Sehoenh. lemnie Fabr m SUR LES CICINDÈLES ET CARABIQUES RECUEILLIS DANS LILE D ANTIGOA PAR M. PURVES, par J. PUTZETS. — SÉ4NCE DU 6 DÉCEMBRE 1873. — La Faune entomologique des Antilles, quoique participant en grande partie de celles du continent vers le sud des Etats-Unis, vers le Mexique et vers la Guyane, offre cependant quelques spécialités ; à ce titre, elle mériterait d'être étudiée. Mais il faudrait pour cela des éléments précis qui ont manqué jusqu'à présent. L'île de Cuba seule a été l'objet de travaux, fort incomplets d'ailleurs, de MM. Jacquelin-Duval et Chevrolat. Il serait à désirer que tous les naturalistes, ayant l'occasion de visiter chacune de ces îles si nom- breuses, voulussent bien y faire des recberclies aussi complètes que possible. Les insectes rapportés par M. Purves sont un premier ré- sultat de l'exploration entomologique de l'île d'Antigoa. Bien que les espèces soient peu nombreuses (les Carabiques du moins), ils sont loin d'être dépourvus d'intérêt. En voici la liste : 1. Cicindela hebraea Klug. Cet insecte appartient plus particulièrement aux faunes de Cayenne et de Colombie ; il semble ne pas se rencontrer à Cuba. 2. Cicindela suturalis Fabr. Dejean. On est assez généralement d'accord pour considérer cet insecte comme n'étant qu'une variété, propre aux Antilles, de l'espèce pré- cédente. ANNALES DE I.A SOC. ENTOM. DE nELGlQUE, T. XVII, 15 us NOTICE SUR LES CICINDÈLES ET CARABIQUES Je suis disposé à douter qu'il en soit ainsi : la C. suturalis n'a que les deux tiers de la taille de la hebrœa, elle est constamment plus étroite, les élytres sont plus tronquées à l'extrémité, leur ponctua- tion est différente ; les côtés du corselet sont garnis de poils couchés beaucoup plus nombreux et plus longs. Je dois ajouter que, parmi les individus de la hebrœa et de la suturalis, je n'en ai trouvé aucun qui puisse être regardé comme intermédiaire entre l'une et l'autre. 3. Cymindis variegata Dej. (Gen. Apenes Lee. — Malisus Motsch.) L'habitat de cette espèce est plus spécialement la Guyane. L'un des individus de M. Purves a été pris à Demerara. 4. Selenophorus chalybaeus Dej. Aucun des individus pris à Antigoa ne présente la coloration noire avec reflet bleuâtre signalée par Dej ean et que l'on rencontre dans les individus de Cuba. Tous sont d'un noir bronzé, un peu cui- vreux sur les élytres. 5. Selenophorus propinquus n. sp. Cette espèce est assez voisine, mais bien distincte, de la précédente; elle est un peu plus petite (7 à 8 milL), d'un bronzé plus clair, ver- dâtre sur la tête et le corselet, cuivreux sur les élytres ; les pattes sont entièrement d'un testacé ferrugineux; la tête est plus plane avec les yeux plus saillants ; le corselet est moins convexe, ses côtés sont plus régulièrement arqués, surtout en arrière ; les angles anté- rieurs sont un peu moins avancés et ceux de la base sont encore plus arrondis ; le rebord marginal est plus étroit ; le sillon longitu- dinal atteint plus distinctement la base ; les élytres ont leur carène basale plus relevée vers les épaules; les stries sont plus inégales, plus profondes ; leurs intervalles sont plus convexes et plus distinctement ponctués. 6. Selenophorus discopunctatus Dej. Cette espèce semble être propre aux Antilles. 7. Selenophorus sinuatus Gyll. Dej. Plusieurs des individus trouvés par M. Purves ont un reflet bleuâtre. RECUEILLIS DANS L'iLE D'ANTIGOA. H9 8. Selenophorus puberulus Dej. (Hypoiithus.) Se trouve également au Brésil. g. Bembidium (Notaphus) fastidiosum Laf. Tous les individus rencontrés à Antigoa appartiennent à une va- riété dépourvue de la tache supérieure des élytres. 10. Tachys picturatus n. sp. Long. 2 3/4. — El. 1 1?2.— Lat. 1 mill. Couleur de poix très-brill ànte ; parties de la bouche, trois pre- miers articles dés antennes, base du corselet, marge et extrémité des élytres, et pattes d'un testacé clair ; chaque élytre porte en outre deux taches de même couleur, l'une humérale, l'autre anté-api- cale. La tête porte de chaque côté un sillon large et assez profond qui se prolonge jusqu'en face du milieu des yeux. Le corselet est trans- versal, arrondi sur les côtés antérieurs, se rétrécissant jusqu'au dessus des angles de la base, où les côtés se redressent ; les angles sont grands, ouverts, très-nettement marqués ; l'impression trans- versale postérieure est profonde ; les fossettes latérales sont lisses ; le sillon longitudinal n'est profond qu'au dessus de l'impression transversale. Les élytres sont oblongues, sub cylindriques, un peu sinuées avant l'extrémité ; les épaules sont arrondies ; on ne dis- tingue que quatre stries, la première entièrement, les 2^ et 3" effa- cées avant l'extrémité ; la 4^ visible seulement au milieu, le 3® inter- valle porte un seul point vers le milieu de l'élytre ; la strie suturais longe l'extrémité et se redresse comme dans toutes les espèces du genre ; son extrémité est courbée horizontalement. L'extrémité api- cale de chaque élytre est testacée ; dans l'angle humerai on voit une tache oblongue, assez indéterminée, et, au dernier quart, une autre tache ovale un peu plus petite ; chez un individu, ces deux taches sont réunies, de sorte que les élytres sont testacées, la suture et les trois premiers intervalles des stries restant noirs. NOTES RELATIVES A CES ESPÈCES, PAK M. J. PURVES. Cicindela fiebrœa et siituralis se rencontraient sur la plage de la mer, tout autour de l'île. Elles étaient toujours ensemble, et je les ai souvent observées accouplées une espèce avec l'autre, et toujours 12 NOTICE SUR LES CICINDÈLES ET CARABIQLES D'ANTIGOA. le cf de suturalis avec la 9 hehrœa. Ces insectes sont extrêmement agiles, défiants et difficiles à capturer. Cymindis variegata. Dans le voisinage des habitations, se cachant sous les pierres et morceaux de bois. Selenophorus chalybœus. Commun sous les pierres dans un lieu in- culte et désert. 5. propinquns et piiherulus. Dans les champs de cannes à sucre, sous les mottes de terre et les souches déracinées des cannes. S. discopunctatus. Dans les lieux humides. S. simiatus. Observé dans une seule localité, aux bords d'un étang dans Guana Island, un îlot situé du côté du vent alizé, c'est-à-dire au nord-est d'Antigua. Bembidium fastidiosum. Aux bords des flaques d'eau saumâtre. . Tachys picturatus. Dans la même localité que Selen. sinuatus. CURCULIOMDES RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS par W. ROELOFS. DEUXIEME PARTIE. — SÉANCE DU 6 DÉCEMBRE 1873. DESCRIPTION DES GENRES ET DES ESPÈCES ^". PISSODES, Germar. P. nitidus, n. sp. Nitidus, pallide rtiftis. Protho7'ace albo quinque-lineato ci transversim quadri- punctato. Elytris sutura (asciaqiie ultra médium luteo-interrupta alhis, ante mé- dium fascia lutea. 8 à 9m Voisin de P. nemorensis, Germ. Allongé, un peu luisant, d'un roux clair, plus foncé sur l'extrémité du rostre, les antennes et les tarses. — Tête et rostre ponctués avec une impression entre les yeux. Prothorax plus long que large, faiblement élargi sur les côtés, couvert d'une ponctuation assez forte et serrée, sa carène médiane peu élevée et couverte de poils blancs, ainsi que deux lignes laté- rales et quatre points situés au milieu sur une ligne transversale. Écusson densément revêtu de poils d'un blanc-jaunâtre. — Ély- tres allongées, subparallèles sur les côtés, leurs épaules un peu (1) Voir la Première Partie, Tome XVI, pages 154 à 195. Les figures des espèces typiques des nouveaux genres seront publiées avec la troisième partie. 122 CURCULIONIDES saillantes et rectangulaires ; la callosité postérieure assez forte, les points des stries bien marqués, les 3" et 5' intervalles plus élevés, la suture et une bande transversale, vers leur tiers postérieur, inter- rompue au milieu de chaque élytre par du jaune, blanches, une autre bande transversale jaune avant le milieu ; à la hauteur de cette der- nière, les élytres sont fortement déprimées latéralement. Dessous et pattes garnis d'écaillés blanches, formant un anneau vers l'extrémité des cuisses. Plusieurs individus. L'espèce se distingue surtout par son aspect luisant et sa couleur d'un roux clair. P. obscurus, n. sp. Piceus. Prolhorace luleo bipunclato. Elylris guUulis fasciisque duabus luteis or- nai is. 8» Voisin de P. Harcyniœ, Herbst, mais d'une forme un peu plus large. — Couleur de poix ; base des antennes rougeâtre. — Rostre ponctué à la base, presque lisse vers l'extrémité; tête ponctuée, avec une impression allongée entre les yeux. Prothorax aussi long que large, presque parallèle sur les côtés, un peu rétréci en avant, grossièrement et régulièrement ponctué, faiblement caréné, avec une tache jaune sur l'impression habituelle du disque, et une autre sur les côtés. Écusson densément couvert d'écaillés jaunes. — Élytres assez courtes, pas plus larges que le prothorax aux épaules ; leurs stries bien marquées par de gros points carrés ; les intervalles rugueux ; les 3% 5* et 7*^ un peu plus élevés; des écailles jaunes forment des gouttelettes et dessinent vaguement deux bandes transversales à la place habituelle. Dessous fortement ponctué, garni, comme les pattes, de poils jaunes. Assez rare. Cette espèce ressemble beaucoup à P. Harcyniœ, mais la forme plus ramassée et la couleur des écailles l'en distinguent bien. ECHINOCNEMUS, Schh. Lacordaire n'ayant pas su décrire la forme des segments de l'abdo- men (Gen. VI. p. 470), j'en donne la description ici : Le second segment est séparé du premier par une suture obli- quement dirigée en avant vers le milieu , où elle est effacée ; RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 123 ce segment est presque trois fois plus long que les deux suivants réunis. E. squameus, Billb. Unique. Décrite comme de Canton, Sclih. T. III. p. 311. E. bipunctatus, n. sp. ISiger, antennis tarsisque testaceis. Prothorace linea média laleribiisque ochra- ceis.Elytris ochraceo cinctis, macula alba média. ■ 5". Voisin de E. squameus Billb. Noir, antennes et tarses testacés, garni en dessous d'écaillés d'un jaune terreux, variées en dessus d'écaillés noirâtres. — Rostre et tête paraissant finement ponctués, la dernière garnie d'écaillés d'un jaune terreux. Prothorax aussi long que large, moins arrondi sur les côtés que dans E. squameus, finement et densément ponctué, garni d'écaillés noirâtres, avec une ligne médiane étroite, une tache allongée vers le bord antérieur à côté de celle-ci, et une large bande latérale d'un jaune terreux. Écusson densément couvert d'écaillés de cette dernière couleur. — Élytres finement ponctuées-striées, couvertes d'écaillés d'un noir sale et bordées sur les côtés et au bout d'une bande jaunâtre. Une petite tache blanche se voit sur le troisième intervalle, derrière le milieu. Pattes garnies de poils blanchâtres. Jambes avec une rangée de longs poils sur leur tranche intérieure. Quelques individus. Malgré le peu de différence de cette espèce avec celle décrite par Schônherr T. III. t). 311, je la crois cependant distincte; il est vrai que la tache blanche sur les élytres existe également dans mon seul exemplaire de squameus, et que Schônherr n'en parle pas, mais la forme du prothorax est bien différente, et la coloration des bordures du prothorax et des élytres est bien tranchée sur la couleur du fond. ORSOPHAGUS, N. G. (Érirhinides vrais). Ptostre du double plus long que la tête, cylindrique, arqué ; ses scrobes commençant un peu avant son milieu, presque droites et 124 CURCULIONIDES atteignant les yeux. — Antennes assez courtes ; scape en massue au bout; funicule à 7 articles; l" beaucoup plus gros et plus long que les suivants ; ceux-ci graduellement plus larges ; dernier subcon- tigu à la massue, qui est courtement ovale et articulée. — Yeux grands, un peu saillants, triangulaires, fortement granulés. — Pro- thorax transversal, son bord autéro-inférieur non échancré. — Écus- son triangulaire. — Élytres courtement ovales. — Pattes assez robustes ; cuisses en massue, inermes ; jambes inermes au bout ; tarses courts, spongieux en dessous. — Deuxième segment de l'abdo- men aussi long que les deux suivants réunis. Genre voisin de Philernus et de Colabus, mais différent du premier par son prothorax sans échancrure en dessous ; du second, par la forme du rostre, etc. O. trifasciatus, n. sp. Breviter ovatûs, teslaceus seu brunneus; pectore abdomineque nigricantihus. Prolhorace linea média et lateribiis, elytrisque pilis albidis vestilis. Elylris fasciis tribus denudatis. Faciès de E. infirmus, Herbst. — Testacé ou brun ; plus clair vers l'extrémité du rostre, sur les antennes et les pattes, métasternum et abdomen noirâtres; garni de poils blanc-jaune. -^ Rostre et tête ponctués ; celle-ci garnie de poils. Prothorax légèrement bisinué à la base, presque droit sur les côtés jusqu'avant le milieu, rétréci en avant, ponctué, subcaréné, les poils plus denses sur la ligne du milieu et les côtés. Ecusson densément couvert de poils. — Élytres ovales, avec des stries ponctuées ; les poils laissent à découvert une bande oblique allant de l'écusson vers les côtés derrière l'épaule, et deux bandes transversales, l'une derrière le milieu et l'autre plus en arrière, couvrant presque l'extrémité. Plusieurs individus. DORYTOMUS, Germar. D. maculipennis, n. sp. Elongatus, testaceus, capite, antennarum clava, linea média prothoracis, gut- lisque elytrorum nigricanlibus , striariim intersliiio secundo basi albo-punctato. De la tailleet du faciès de D. pectoralis, Panzer. Testacé ; métasternum, tête, massue des antennes, ligne médiane du prothorax et des mouchetures irrégulières sur les élytres noi- RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 12^) râtres ; peu densément garni de poils blancs. — Rostre subcaréné, ponctué, striolé à la base. — Tête déprimée entre les yeux. Prothorax aussi long que large, faiblement arrondi sur les côtés et assez brusquement rétréci en avant, légèrement imprimé aux côtés de la base, fortement ponctué. Écusson arrondi. — Élytres saillantes et arrondies aux épaules, allongées, ovales, ponctuées-s triées avec un point allongé blanc, à la base du 2* intervalle. Cuisses dentées, la dent des antérieures plus forte. — Dessous et pattesgarnis des mêmes poils que le dessus. Nagasaki. Plusieurs exemplaires. Cette espèce varie assez pour la couleur et les mouchetures des élytres. TANYSPHYRUS, Germar. T. major, n. sp. Fusco-niger, rostro, antennis pedibusqiie riifescentibus; corpore subtus pedi- busqiie albosquamulosis ; prothorace albo-quadrilineato ; elytris albo-trifasciatis. 2 3/4 à s-». Du faciès de T. lemnœ^ Fab'., mais d'une taille beaucoup plus grande. — Noir-brunâtre, rostre brun-rouge, pattes et antennes rougeâtres. — Dessous et pattes couverts de petites écailles ovales d'un blanc grisâtre. — Rostre et tête ponctués, avec quelques écailles blanches entre les yeux. Prothorax couvert d'une ponctuation grosse, superficielle et serrée; les points remplis d'écaillés brunâtres à reflet légèrement vert-mé- tallique, et quatre lignes longitudinales peu apparentes, blanches. Élytres un peu plus étroites que dans le T. lemnce, ponctuées-striées, garnies d'écaillés de la couleur de celles du prothorax et décorées de taches blanches composées de traits allongés, les taches formant vaguement des bandes en forme de demi-cercle, une autour de l'écusson, une seconde au delà du milieu, une troisième plus en ar- rière ; l'intervalle de la suture à la première strie paraît mat et est dénudé d'écaillés jusqu'à la seconde tache blanche. Quelques individus, de Orakami. T. lemnae, F. Plusieurs individus de la même localité. ANNAI.es de L\ soc. ENTOll. DE BELGIQUE, T. XVII. 1G ■12() CURCULIONIDES CELIA, N. G. {Eîtgnomides.) Tête un peu saillante et allongée. — Rostre cylindrique, légère- ment courbé ; ses scrobes latérales, commençant près de son extré- mité, évasées en arrière. — Antennes insérées un peu avant le milieu du rostre ; leur scape couvrant les yeux, le funicule un peu plus court ; ses deux premiers articles obconiques, de longueur égale ; le premier plus gros que le deuxième ; les suivants plus courts et grossissant peu à peu. — ]\Iassue un peu plus courte que le funicule; ses trois articles fortement séparés. — Yeux grands, ovales, distants, obliques. Prothorax plus long que large, sans lobes oculaires, non échancré en dessous. Écusson allongé en triangle arrondi. — Élytres plus larges que le prothorax à la base, presque du double plus longues que larges, bisinuées à la base, calleuses en arrière, subparallèles sur les côtés, laissant le pygidium découvert. Pattes longues. — Cuisses pédonculées; celles des deux paires an- térieures dentées, les postérieures très-grosses et élargies en lame triangulaire, portant une rangée de dents sur sa tranche posté- rieure. — Jambes tranchantes, arquées à la base, surtout les postérieures. — Premier article des tarses étroit, allongé, le se- cond plus court, le 3" fortement bilobé; les crochets du 4' petits, écartés, larges à leur base. — Hanches antérieures contiguës ; les intermédiaires peu distantes. — Saillie intercoxale de l'abdomen médiocrement large, anguleuse; segments de l'abdomen courbés à l'extrémité; 2'" segment à peine plus long que chacun des deux suivants ; séparé du i" par une suture droite au milieu. Le genre me paraît devoir trouver sa place dans les Eugnomides, près de Rhopalomerus et Stephanorliynchus. Il est vrai que les seg- ments de l'abdomen sont arqués à l'extrémité ; mais je ne crois pas ce caractère assez tranché pour exclure le genre du groupe (1). Le genre Ixahna de M. Pascoe (Linn. Soc. Journ. Zool. vol. XI, p. 214, avec une figure, pi. IX, I.), que je ne connais pas en nature, oflre, d'après sa description, de grandes analogies avec le genre actuel ; la figure de son /. rufescens rappelle d'une manière frappante mon insecte, mais il dit du prothorax : « sulco apicali impressus » ; et (1) M. Jekel pailageanl mon opinion sur la place du genre, me fail observer qu'il existe bien des passages pour celle courbure des segmenls qui, bien considérés, ne sonr jamais entièrement droits. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. C LEWIS. l!27 il place son genre dans les Tachygoninœ, près de son genre Dinorho- pala. Les deux genres de M. Pascoe me paraissent, d'après les descrip- tions, voisins du mien, et leur patrie, Singaporeet Birmanie, me con- firme davantage dans cette opinion ; mais le genre japonais ne sau- rait trouver sa place dans les Tac/jî/^oni/jœ, n'ayant point de canal, ni pas même d'échancrure au prosternum, possédant des hanches antérieures contiguës, ayant des yeux fortement séparés, etc. Le faciès est aussi très-différent des Tachygonus. C. dentipes, n. sp. Fulvo-rufus, anlennis pedibusque teslaceis; prothornce lineis duabus, elijlns pos- tice, fenioribus posUcis infuscatU, dente valida armatis; elytris in medio subtuher- ciilatis. 5". D'un brun-jaunâtre, plus clair en dessous, passant au brun-rouge foncé sur l'extrémité des cuisses postérieures et sur les élytres, à l'exception de leur base; dessus garni d'une pubescence d'un jaune doré. — Rostre ponctué. — Tête profondément ponctuée, avec une impression allongée entre les yeux. Prothorax aussi long que large, légèrement sinué à la base, un peu rétréci et rebordé en avant, peu profondément ponctué, avec une ligne médiane imprimée, décoré de deux lignes noires longitudinales sur le disque. Écusson brun-rouge. — Élytres ponctuées -striées, les points allongés, les 3% 5* et 7" intervalles plus élevés à la suture, le 5" avec une petite bosse vers le milieu de l'élytre ; les deux autres calleux vers l'extrémité ; les intervalles des stries rugueux. Cuisses ponctuées, les postérieures rugueusement ; la lame trian- gulaire de celles-ci, avec cinq à six dents, diminuant de longueur vers la base, la dent extérieure dépassant fortement les autres ; un long poil est inséré dans chaque intervalle de ces dents. — Jambes de la même paire avec un bouquet de cils près de la base en dedans, et une rangée de cils à l'extrémité au dehors. . Unique (cf ?) M. Lewis a reçu cet insecte d'un collectionneur indigène de Yango, sur la côte nord-ouest de Nipon. APION, Herbst. Les quatre nouvelles espèces cVApion de la collection Lewis, peu- 128 CURCULIONIDES vent se répartir, d'après la méthode suivie par Wenckcr dans sa monographie du genre, de la manière suivante : A. r.oN(;iRosrRi:s. . X Antennes insérées vers le tiers basilaire du rostre : A. pallidirostris. X X Antennes insérées vers le milieu du rostre : .4. japofiicum. A. unicolor. B. BREVIROSTRES. A. griseo-pubescens. A. pallidirostris, n. sp. Elongalum, alrum, nitidwn ; roslro apice (çf), nntennis, clava excepta, pedi- busque teslaceis. — 9 rostrnm apice brunneum. s™. Allongé ; d'un noir profond, luisant ; partie antérieure du rostre (cf ) et antennes, à l'exception de la massue, testacées. — Pattes de la même couleur, lavée de brun sur la tranche supérieure des cuisses, vers l'extrémité des jambes et sur les tarses ; la massue des antennes et la partie antérieure du rostre de la 9 sont également d'un brun plus ou moins clair. — Rostre moins long que la tête et le prothorax dans le cf , aussi long dans la 9 1 épais et rugueusement ponctué sur un tiers de son étendue basilaire ; place de l'insertion des an- tennes lisse sur l'autre partie. — Tête grande, rugueuse, avec deux impressions sur le front. — Yeux «aillants. Prothorax aussi long que large, fortement étranglé sur les côtés avant le milieu, vaguement et grossièrement, ponctué, avec une faible impression antéscutellaire. Écusson triangulaire. — Élytrcs un peu plus larges que le protho- rax à leur base, allongées, peu convexes, faiblement élargies sur les côtés derrière le milieu, striées-ponctuées ; les points. des stries peu rapprochés (1); la strie à côté de la suture plus profonde que les autres. Crochets des tarses dilatés à la base. Une douzaine d'exemplaires. .A. japonicum, n. sp. Ovale ; cyaneo-nigrum ; elylris cyaneis, antcnnarum arliculo primo bruuneo. 4m. Ovale, d'un noir bleuâtre ; élytres bleues. — Rostre aussi long que la tête et le prothorax, courbé, filiforme, couvert d'une ponctuation (1) Les intervalles des stries paraisseiil, sous un fort grossissement, (inemenl cha- sriiics. 1 lŒCUElLLlS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 129 allongée à sa base, s'effaçant peu à peu vers l'extrémité. — Antennes insérées vers son milieu ; leur scape brunâtre. — Tête avec de gros points et quatre impressions sur le front. Yeux médiocrement saillants. Prothorax plus long que large, conique, coupé droit à sa base, un peu étranglé avant son milieu, couvert d'une ponctuation peu serrée, plus dense par devant et sur les côtés, avec une ligne médiane assez profonde vers le milieu ; étroit en avant. Ecusson triangulaire avec une ligne médiane imprimée. — Élytres ovales, pas plus larges que le prothorax à leur base, s'élargissant assez fortement derrière le milieu, convexes, avec des stries peu pro- fondes et à peine ponctuées ; les intervalles des stries larges, plans et lisses ; la strie à côté de la suture plus profonde que les autres. Pattes assez longues. — Crochets des tarses dilatés à la base. "Un seul exemplaire ( 9 î*) A. unicolor, n. sp. Ooale, omnino nigruni, parum nilidum. 2 3/4 il 3». Un peu du faciès de 4. fagi,L., ovale, d'un noir uniforme, peu luisant. — Rostre un peu moins long (cf), ou aussi long (9)? que la tête et le prothorax, ponctué à la base et portant une ligne imprimée sur les côtés devant les yeux, s'arrêtant à l'insertion des antennes vers le milieu du rostre. — Tête couverte d'une ponctuation serrée et munie de deux impressions sur le front. Prothorax plus long que large, presque droit à sa base, assez for- tement étranglé sur les côtés, avant son milieu ; couvert d'une ponc- tuation peu profonde, rapprochée, avec une ligne peu marquée au milieu. Écusson arrondi. — Élytres ovales, plus larges que le prothorax à leur base, convexes, un peu déprimées autour de l'écusson ; ponc- tuées-striées, les stries du milieu plus profondes à la base ; les inter- valles de toutes, larges, plans, et paraissant très finement chagrinés. Crochets des tarses dilatés à la base. Commun. A. griseo-pubescens, n. sp. Ovale, nigrum, pedibiis nigro-fuscis; griseo-pubcscena. Petit, ovale, voisin do .1. Iimnile, Germ., mais d'une forme moins allongée; noir passant au brun-noirâtre sur les pattes; garni d'une pubescence blanc-grisâtre peu serrée en dessus. — Rostre court, un peu anguleusement courbé à la place de l'insertion des antennes. 130 CL'HCLLIOMDES garni de pubescencc à la l)ase. — Tête déprimée entre les yeux, qui sont peu saillants. Prothorax moins long que large à la base, faiblement rétréci en avant, la base un peu sinuée ; couvert d'une grosse ponctuation serrée, mais peu profonde, avec une faible et courte ligne imprimée antéscutellaire. Écusson ponctiforme. — Élytres un peu plus larges que le pro- tlioraxà leurbase, assez régulièrement ovales, peu convexes, striées- ponctuées ; les stries larges, profondes, les points carrés et rappro- chés, les intervalles des stries étroits avec des rangées de poils blanc-grisâtre. Pattes courtes. — Crochets des tarses dilatés à la base. Plusieurs exemplaires. APODERUS, Oliv, A. fulvus, n. sp. Fiilvits seu teslaceits, capite subtus, prothorace ban laleribusque, elylris rcgione humerali nigris; collo çf elongalo et conslriclo, 9 breviore et crassiore; anlen- nis prothorace atlingenlibus. D'une couleur fauve ou testacée plus ou moins foncée ; la tête en dessous, parfois les bords et la base du prothorax et une tache s'étendant de l'épaule en arrière sur les élytres, noirs. — Rostre tri- caréné. — Tête du mâle prolongée et atténuée en arrière, celle de la femelle plus courte et plus large. — Antennes atteignant le protho- rax; articles du funicule allongés, grossis au bout; le l" court, les 3% 5% 6* et 7' allongés, subégaux ; -le 2* et surtout le 4" plus longs que ces derniers. — Articles du funicule de la 9 de longueur plus égale, entre eux. — iMassue à dernier article acuminc et courbé au bout dans le cf , moins aigu et droit dans la 9 • Prothorax conique, muni d'une strie transversale aux extrémités. Elytres légèrement déprimées derrière l'écusson, régulièrement et assez profondément ponctuées-striées, les intervalles des stries arrondis, leurs épaules carrées et calleuses. Une tache de poils dorés sur les épisternums du métathorax et une autre sur les épimères mésothoraciques. — Métathorax et pygidium couverts d'une ponctuation peu profonde. — Abdomen presque lisse. Un grand nombre d'individus. — Cette espèce varie beaucoup. « Yango « (Lewis.) RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 131 A. longicornis, n. sp. Castaneus brunntus, nitidus, antennarum scapo davaque, articula ultimo ex- cepta, capite siibtus, prothorace laleribus, humeris femoribusque nigris, çf collo elongalo, basi conslricto, Ç crasso cylindrico. Antennis prothoracis bad altin- gentibus, in mare clavi ariiculo ultimo apice incurvo. 9 à lO" cf. D'un brun-châtain, luisant; funiculedes. antennes. plus clair; le scape et la massue, à l'exception du dernier article (cf ), le dessous de la tête, parfois les bords du prothorax, les angles liuméraux des élytres el les cuisses noirs. — Rostre avec un large silloii médian et une strie latérale remontant au-dessus de l'œil. — Antennes du mâle atteignant la base du prothorax. — Articles du funicule allongés, noueux et légèrement courbés en dehors au bout ; leur longueur re- lative comme dans A. fulvus, — Massue longue, à dernier article acuminé et courbé (cf ). — Antennes de la femelle atteignant le pro- thorax ; leur massue fusiforme. — Tête du mâle à cou allongé, étroit, étranglé en arrière, celle de la 9 1 courte, large, arrondie. Prothorax régulièrement conique, allongé, muni d'une strie trans- versale aux extrémités. Élytres transversalement déprimées derrière l'écusson, fortement ponctuées- striées, les stries gardant la même profondeur jusqu'à l'extrémité, les intervalles des stries larges, convexes. Une tache de poils fauves sur les côtés du métasternum et sur les épimères mésothoraciques. — Dessous lisse. Pygidium vaguement ponctué. Piare « sur le hêtre blanc. » « Hiogo » (Lewis.) (1). A. nigricollis, n. sp. Hufo-brimneus, nitidus, antenim fulvis, capite, scapo antennarum, prothorace laleribus, femoribusque nigris. çf Collo paulo elonguto basi gradatim atlemiato ; antennis prothorace attingenlibus. 8 à 9- cf. D'un brun rouge, luisant ; antennes entièrement fauves ou leur scape noir ; tête, parfois les côtés du prothorax et les cuisses de la (1) M. Jekel, que j'ai consulté sur la place que l'espèce occuperait dans les divisions des Apoderus, est d'avis qu'elle pourrait être placée dans les Trachelophonis. — Com- parant la profonde ponctuation des élytres à celle de Meiriotrachelus j'emoratns, mon savant collègue observe que Apoderus sanguineus, Oliv., est une 2' espèce de ce der • nier sous-genre, très-voisine de femoratus, qu'elle varie en ce sens que la tète et le prothorax sont parfois noirs, comme les antennes el la base des élytres, et que sa patrie est également Madagascar. M. Jekel en possède un cf provenant certainement de ce pays. Pour ce qui regarde l'espèce japonaise, c'est Wipoderus possédant les plus longues antennes dans le cf qu'il connaisse. 132 CL'RCULIONinRS même couleur. — Rostre largement sillonné au milieu, avec une strie latérale remontant au-dessus de l'œil. — Antennes courtes atteignant le prothorax; 1" article du funicule court et plus gros que les suivants; les 2% 3", 5*^ et C plus longs, subégaux; le 4'' un peu plus long que ces derniers ; le 7* court et se confondant avec la massue ; celle-ci longue, fusiforme, son dernier article acuminé et courbé. — Tête ridée entre les yeux et portant un point enfoncé, transversale- ment ridée sur le cou et munie d'une fine ligne médiane effacée en arrière. Cou du mâle allongé, mais moins que dans l'espèce précé- dente, régulièrement atténué à la base. Prothoraxun peu allongé, obconique, avec une strie transversale et rebordé à la base, fortement resserré avant le bord antérieur. Élytres striées ; les points des stries larges et profonds, leurs intervalles très-étroits, costif ormes. Des taches de poils à la place habituelle sur les côtés du corps. Dessous et pygidium fortement ponctués. Trois individus mâles. Espèce rentrant dans le sous-genre Cyaiotrachelua, Jekel. A. Jekelii, n. sp. Niger, prothoracis basi elytrisque ru fis; (f collo elongalo, sensim basi atieitualo ; 9 breviore, uirinque rolundato. Antennia prolhorace attingenlibus. 11 à 12™ Q<. Noir, massue des antennes grise, base du prothorax et élytres rouges. — Rostre profondément sillonné au milieu, avec une strie latérale montant au-dessus de l'œil. — Antennes atteignant dans les deux sexes le prothorax ; 1" article du funicule court, les suivants une fois plus longs, le 4*^ dépassant un peu les autres, le 7*" subcon- tigu à la massue ; le dernier article de celle-ci acuminé, mais non courbé dans le cf ; moins acuminé dans la 9 • — Tête vaguement ponctuée entre les yeux ; cou du cf allongé, robuste et régulièrement atténué vers la base : celui de la 9 plu-S court, arrondi sur les côtés, subitement étranglé à la base. Prothorax en triangle équilatéral dans lecf, transversal et arrondi sur les côtés dans la 9 5 2,vec son bord antérieur échancré en demi cercle, muni d'une impression transversale et resserré fortement en avant dans la 9 \ transversalement strié et rebordé à la base, par- couru par une fine ligne médiane , irrégulièrement ponctué dans les deux sexes. Élytres légèrement déprimées derrière l'écusson, couvertes au milieu d'une ponctuation superficielle, confluente, plus profonde et formant des stries sur leurs côtés Dessous du corps profondément ponctué. — Pygidium couvert d'une ponctuation serrée, chagrinée. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 133 Jambes ponctuées, multicarénées, denticulées sur leur tranche interne dans le cf • Une demi-douzaine d'individus. L'espèce doit entrer dans le sous-genre Centrocorynus, de Jekel. Je me fais un plaisir de la dédier à mon savant et obligeant ami et collègue. A. (Centrocorynus) rufescens, n. sp. Fulvo-rufus, nùidiis, anlenrds pedibusqite diliitioribus. Capite prôthoraceque vixptinctatis, collo baseo transverso constriclo ; elylris punctato-strialis. 6". g. Du faciès de A. coryli, L., très-voisin de A. Dohrnii, Jek., et appar- tenant au même groupe. — Entièrement d'un rouge-jaunâtre moins foncé que chez A . coryli, antennes et pattes plus claires, les taches sur le côté du corps d'un jaune-grisâtre. — Rostre très finement ponctué, avec un sillon médian séparant les gibbosités devant les scrobes. — Tête lisse, déclive et munie de trois impressions en avant. Prothorax lisse, rebordé, strié à la base et avant le bord antérieur. Ecusson imponctué. — Élytres assez fortement déprimées en dedans des épaules et derrière l'écusson, finement ponctuées-striées ; les intervalles des stries larges. Dessous et pattes finement ponctués. Un seul individu 9 • Hakodadi. M. Jekel, comparant l'espèce à son C. Dohrnii (l)^ me fait remarquer les différences suivantes : La tête de l'espèce japonaise est plus courte et plus triangulaire, plus élargie entre les yeux ; ceux-ci sont moins gros, plus latéraux ; les antennes sont moins allongées, la massue plus courte, concolore; le prothorax est au contraire plus allongé, plus droit sur les côtés ; l'éperon terminal externe des jambes plus allongé. Mon individu est une 9 > 1® cou et le prothorax seront sans doute plus allongés dans l'autre sexe, comme dans C. Dohrnii, J. et C. scuteUaris, Gyllenh. in Schh. A. nitens, n. sp. Niger, niiidus, pygidio fulvo; çf collo prothoracis longitudi ne, 9 hreoiore ; an- tennis proihoracem aUingentibus. G à 7"- cf. Noir, luisant, pygidiura parfois fauve. — Rostre sillonné au milieu, avec une strie latérale remontant au-dessus de l'œil. — Antennes (1) Insecta Saundersiana, p. 1G8. ANN.VLl.S DE L\ SOC. ENTOM. DE BELGIUL'K, T. XYII. 17 134 CURCULIONIDES atteignant le prothorax. Articles du funicule comme clans l'es- pèce précédente. — Cou du mâle un peu plus long que le prothorax, subitement étranglé en arrière, séparé par un anneau imprimé, d'un renflement à la base; celui de la femelle plus court, arrondi et convexe. Prothorax conique transversalement strié en avant, strié et rebordé à la base. Élytres déprimées au milieu derrière l'écusson, finement ponc- tuées-striées, les intervalles des stries plans et larges. — Des taches de poils fauves à la place ordinaire sur les côtés du corps. Dessous et pygidium fortement ponctués. Un mâle et plusieurs 9 tle Hiogo, Yokohama et Hakodadi. « Pris par M. AVhithely « (Lewis.) L'espèce fait également partie du sous-genré Centrocorynus^ J. A. (Strigapoderus, Jek.) montanus, n. sp. Rufo-brunneus ; prolhorace, elytrisque rtifis; nnlennù. lihiU tanisque rufo- testaceis. Cnpile nigro; collo linea tenui impressa ; prothornce nnlice posliceque transverse impresso. 6» Ç Du groupe de A. melanopterus^ Wiedem. et tranqueharicus^ F. — Brun-rouge en dessous ; tête noire, luisante en dessus, prothorax, écusson et élytres rouges; celles-ci avec l'extrémité noirâtre, an- tennes rouge-jaunâtre, ainsi que les jambes et les tarses ; cuisses lavées de noir. — Rostre rugueux, ses gibbosités avant les scrobes peu élevées. — Antennes légèrement pubescentes. — Tête rugueusement ponctuée et munie de trois impressions parallèles entre les yeux, presque lisse et munie d'une ligne imprimée médiane en arrière. Prothorax conique, peu arrondi sur les côtés, fortement resserré, transversalement strié en avant, strié et rebordé en arrière, finement ponctué-striolé. Élytres fortement déprimées derrière l'écusson, et plus faible- ment en dedans des épaules, profondément ponctuées-striées, les intervalles des stries étroits, élevés, rugueux. Dessous et pattes parcimonieusement garnis de poils gris-jau- nâtre. Les taches du côté du corps de la même couleur. Un seul individu 9 " trouvé sur les montagnes près Nagasaki, n (Lewis.) Il est fort probable que mon exemplaire est une 9 ? 1© cf ne difi'é- rera pas beaucoup, à juger d'après l'analogie des espèces voisines. M. Jekel considère l'espèce comme rentrant mieux dans les Strigapo- derus que dans aucun autre des groupes qu'il a établis dans les Apo- (lerus proprement dits. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 135 A. balteatus, n. sp. Ochraceus,colli prolhoracisque laleribus,elytrorum basi,fascia ullramedium api- ceque, pedibus poslicorum genubits îïigris, collo in ulroque sexu prothoracis longi- tudine; antennis prothoracem atlingentibiis. 8"». D'un jaune d'ocre plus ou moins foncé, lisse; la tête souvent plus sombre, côtés du cou et du prothorax, la base des élytres, leurs épaules, une bande transversale derrière leur milieu, leur extrémité et lesgenoux des pattes f)Ostérieures noirs. — Rostre avec un sillon médian et une strie latérale remontant au dessus de l'œil. — Antennes aussi longues que la tête. — Cou du cf un peu plus long que celui de la femelle, environ aussi long que le prothorax dans les deux sexes. Prothorax avec le bord antérieur fortement échancré, faiblement resserré et transversalement strié en avant, peu profondément strié et rebordé à la base. Elytres largement, mais peu profondément déprimées derrière l'écusson, striées de gros points superficiels. Des taches de poils fauves, à la place habituelle sur les côtés du corps. Dessous lisse. Jambes un peu courbées ; les cuisses postérieures dépassant le corps en arrière. « Assez commun sur Dentria crenata ^1 (Lewis.) Une demi-douzaine d'individus. L'espèce fait partie du sous-genre Apoderus proprement dit, Jekel. A. rufiventris, n. sp. Cyaneo-niger, nitidus, abdomine pedibiisque fulvo-rufis ; collo brevi in ulroque sexu; antennis prothoracem vix attingentibus. 6°-. Noir, à reflet bleuâtre, luisant, pattes et abdomen d'un rouge- fauve. Rostre sillonné au milieu, avec une strie latérale remontant au-dessus de l'œil. — Antennes atteignant à peine le prothorax. — Cou court, presque égal dans les deux sexes. Prothorax avec le bord antérieur échancré, faiblement resserré et transversalement strié en avant; strié et rebordé à la base. Élytres assez fortement déprimées au milieu derrière l'écusson, finement ponctuées-striées ; les intervalles des stries plans et larges, très-finement ponctués. Des taches de poils à la place ordinaire, sur les côtés du corps. — Dessous et pygidium finement ponctués. Pattes assez longues. Jambes un peu courbées. Plusieurs individus. L'espèce appartient au groupe des Apoderus pr. d. 136 CL'RCULIOMDES A. minimus, ji. sp. Piuber, peclore obscuriore, pedibiis nigris ; collo prothoracis longiliidine in ulro- quesexu; anleniiis prothoracem attùigendbiis. 5™. Rouge ; poitrine plus foncée ; tête, antennes et pattes noires. — Cou pas plus long que le prothorax, presque égal dans les deux sexes. — Antennes aussi longues que la tête. Prothorax iaiblemeut, transversalement et brièvement resserré en avant, strié et rebordé à la base. Élytres un peu déprimées derrière l'écusson, ponctuées-striées ; les intervalles des stries lisses. Des taches de poils fauves à la place ordinaire sur les côtés du corps. — Dessous et pygidium ponctués. Tattes postérieures ne dépassant pas le corps. Trois individus. Elle appartient également aux Apoderus pr. d. Un des exemplaires est d'un beau rouge-carmiu foncé. A. tigrinus, n. sp. Jsabellinus, maculis nigris capUis tribus, prothoracis sex, elytr or unique undecim. 10". Large, aplati ; jaune, la bouche, une tache entre les yeux, une autre derrière l'œil, quatre taches, disposées en. carré, sur le disque et deux latérales sur le prothorax, l'écusson, dix taches sur chaque élytre et une commune à la base sur la suture, le métasternuni au milieu et une tache sur ses épimères, une sur l'extrémité des seg- ments de l'abdomen et deux sur le pygidium, d'un noir-bleuâtre. Cuisses postérieures entourées d'un anneau de la même couleur vers l'extrémité. — Rostre muni d'une fine ligne médiane continuant sur la tête et d'une autre latérale remontant au-dessus de l'œil. — Antennes atteignant le prothorax ; leur massue noire. Tête transversale, lar- gement arrondie en arrière, pédonculée à sa base, lisse ; un peu ridée et avec une impression sur le front, continuant une ligne étroite sur le cou. Prothorax fortement transversal, étroitement rebordé en avant, transversalement déprimé avant la base, muni d'une ligne médiane et d'une ponctuation confluente, dont les intervalles lui donnent un aspect ridé. Élytres beaucoup plus larges que le prothorax, arrondies à l'extré- mité, avec une ponctuation peu profonde, formant des stries peu dé- terminées ; leurs intervalles alternes plus élevés, avec deux côtes ondulées qui s'élèvent un peu en tubercules, sous les taches ; leur base dans la 9 avec une courte épine recourbée en dedans à la place RECUEILLIS AU JAPON l'AR M, G. LEWIS. 137 des angles postérieurs du prothorax, et leurs épaules également mu- nies d'une courte épine. Desssous ponctué. Plusieurs individus. « Commun sur les Marronniers « (Lewis.) Espèce du sous-genre Hoplapoderus, Jek. et plus voisine de son semiannulatus que d'aucune autre espèce décrite. Elle diffère surtout de cette dernière, par la tête moins allongée, le prothorax plus conique, moins largement arrondi sur les côtés, les élytres moins profondément ponctuées, leurs côtes plus minces et plus élevées, les taches un peu différentes, enfin par les élévations tuberculeuses sous les taches moins élevées et l'épine humérale moins développée. (Jekel in litt.) Je dois faire observer que l'épine à la base, des élytres n'existe chez cette espèce que dans la 9 ; le mâle joint à un prothorax moins large des angles huméraux moins aigus, et sans la courte épine de la 9 • PHIALODES, N. G. [Attelabides.) Mâles: Tête allongée, conique; rostre un peu plus long qu'elle, épaissi et penché vers l'extrémité, renflé au-dessus des antennes ; ses scrobes fovéiformes. — Antennes insérées vers son quart antérieur, atteignant la base du prothorax ; articles du funicule obconiques ; le 1" plus court que les suivants ; massue articulée, son premier ar- ticle court, acuminé. Yeux séparés en dessus, grands, ovales, trans- versaux. Prothorax presque aussi long que large. Écusson grand, triangulaire, enfoncé en avant, relevé et saillant en arrière. — Élytres isolément échancrées à leur base, saillantes en forme de lobes à coté de l'écusson, courtement ovales, plus larges que le prothorax. Pattes longues, surtout les antérieures ; cuisses pédonculées, iuermes. Jambes denticulées sur la tranche intérieure, celles de devant courbées, uni-onguiculées à l'extrémité. Crochets des tarses soudés à la base. Hanches intermédiaires contiguës. Femelles : Tête et rostre beaucoup plus courts. — Antennes insé- rées vers le milieu du- rostre, beaucoup plus courtes et ' atteignant seulement le prothorax. Prothorax transversal. Pattes antérieures un peu plus robustes que les autres, leurs 138 CL'RCL'LIONIDES jambes presque droites, à peine denticulées en dedans, bi-onguicu- lées à l'extrémité. Le genre me paraît devoir être placé à côté de Trachelolabus, Jekel. Il se distingue surtout par la différence fortement marquée des 'deux sexes. J'en trouve deux espèces dans la collection Lewis. P. rufipennis, n. sp. Niger, elytris lateritiis, conftuenler punctatis ; unguiculis larsorum testaceis ; pro- Ihornce rolundato lœvi. Cf lo™. 9 9". Noir, crochets des tarses testacés, élytres rouge-brique. — Rostre ponctué vers l'extrémité et sur les côtés, lisse par dessus et parcouru par trois lignes imprimées, l'une, médiane, continuant jusqu'à la base de la tête, les autres latérales, se recourbant sur le vertex et «'unis- sant à la première. — Tête fortement déprimée entre les yeux, ridée au-delà de la réunion des lignes. Protliorax aussi long que large, convexe, arrondi sur les côtés, lisse et un peu inégal en dessus, rebordé aux extrémités, transversa- lement ridé avant la base. Écusson grand, ponctué, concave, rebordé vers l'extrémité. — Élytres couvertes d'une ponctuation confluente, dessinant deux paires de stries rapprochées, peu marquées, sur chacune. Métasternum et abdomen fortement, pygidium finement ponc- tués. Jambes ponctuées et multi carénées. Plusieurs individus. « Partout très-commun sur le Marronnier d'Espagne. » (Lewis.) P. distinctus, n. sp. Niger, prothorace transverso, eUjlrisque laleriliis. Cf 9"', 9 8™. Très-voisine de la précédente et peut-être une variété de la même espèce. Elle s'en distingue par la distribution des couleurs, le pro- thorax étant rouge par dessus. Les élytres sont également rouges, tout le reste est noir. Deux individus, cf et 9 • « Égalecient commun sur le même arbre, n (Lewis.) RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G, LEWIS. 139 ATTELABUS, L. A. cupreus, n. sp. jEneo-viridis, inœqualiler œneo-pubescens ; antennis pedibtisque nigris, rostro bra'i, prothorace latitudini longitudine œquali ; elytris forliler punctato-striatis. 4 1/2 à 5™. Vert-bronzé, variant au noir, antennes et pattes noires ; irréguliè- rement garni de poils bronzés. — Moins ovale et plus étroit que A. curculionoïdes et les espèces voisines. — Rostre plus court que la tête, largement sillonné au milieu, rétréci à Tinsertion des antennes. — Tête robuste, allongée, déprimée entre les yeux, parcourue par une fine ligne médiane, transversalement étranglée derrière les yeux, finement ponctuée-chagrinée comme le rostre. — Yeux forte- ment séparés, grands, saillants. Prothorax aussi long que large, arrondi sur les côtés, rebordé en avant avec une double strie à la base, une fine ligne médiane, et une impression à côté de celle-ci ; finement ponctué et ridé. Êcusson grand, transversal, triangulaire, rétréci à l'extrémité, ponctué. — Élytres un peu longues, parallèles, isolément sinuées à la base, fortement ponctuées- striées, les intervalles finement ponc- tués. Dessous finement chagriné. — Cuisses robustes, fortement den- tées. Jambes droites, ponctuées, multicarénées, uni peu sinuées et élargies au milieu et finement denticulées en dedans. Deux individus 9- " Rare, Kawachi n (Lewis.) L'espèce me paraît devoir entrer dans la section Lamprolahus^ Jekel. A. (Euscelus?) splendens, n. sp. l^ilidiis, melallicus; capite, corpore snbtus pedikmqne viridibus, piirpureo-tinc- tis; prothorace sculelloque auralis ; elytris viridi-nitenlibiis, pedibus anlicis (f lon- gissimis. 4">. Métallique, brillant, tête, dessous et pattes verts, lavés de rouge. Prothorax et écusson dorés, variant du jaune au rouge; élytres d'un bleu-verdâtre lavé de rouge aux épaules. Rostre penché, aussi long, mais beaucoup plus étroit que la tête, fortement ponctué. — Tête transversalement étranglée derrière les yeux, ponctuée, ridée avec un point profond entre les yeux. Ces derniers très-rapprochés. Prothorax aussi long que large, subitement élargi à la base, transversalement ridé en dessus, ponctué sur les côtés, avec une ligne 440 CURCULIONIDES médiane et une forte dépression transversale derrière le milieu ; re- bordé à la base. Écusson carré, transversal. — Élytres plus larges que le protho- rax, régulièrement rétrécies vers le bout ; profondément ponctuées- striées; longuement et étroitement déprimées à la base de la su- ture. Métasternum fortement, abdomen et pygidium finement ponc- tués. Pattes très-longues ; les antérieures dépassant beaucoup les au- tres; cuisses longuement pédonculées, inermes; jambes tranchantes, courbées, les antérieures plus longues et plus fortement courbées que celles des autres paires, toutes uni -onguiculées à l'extrémité (cf); ou plus courtes, celles de devant dépassant peu les autres, presque droites, anguleusement élargies au milieu en dedans et cour- tement onguiculées (9)- Variété entièrement bleue. Plusieurs individus. « Hiogo, sur le chêne vert » (Lewis.) A. poli tus, n. sp. ElungatuSyViridin, metallicus, anlennarum clava pedibusque nigris ; rosiro ca- piie longiore; prolhorace conico ; elylris elongalis, profiinde punclato-slrialis. 3». Allongé ; vert métallique ; massue des antennes et tarses noirs. — Rostre pas plus long que la tête, droit, lisse. — Tête ponctuée. — Yeux subcontigus en dessus. Prothorax conique, ponctué, transversalement déprimé au milieu et plus profondément avant la base, qui est finement rebordée. Écusson carré, allongé. — Elytres allongées, déprimées derrière récusson, profondément et régulièrement ponctuées-striées. Dessous et pygidium fortement ponctués. Pattes médiocres, anguleusement élargies au milieu en dedans : les antérieures un peu plus longues. Trois individus. Sur le chêne nain. Kobé. RHYNCHITES, Herbst. R. lacunipennis, Jekel. Attelabus {?) , Rhynchites {2) cicalricosus, Motsch. M. Jekel (Ins. Saundersiana p. 225) et Motschulsky (v. Schrenck, Reise im Amurlande, I, page 173, avec une figure, tab. X, 30.) ont décrit (1860) la mêmeespèce. RECUEILLIS AU JAPON PAR M, G. LEWIS. 1i1 Les individus du premier auteur provenaient de Hong-Kong ; ceux du second, des embouchures de l'Oussouri (Amour méridional). Les deux descriptions et la figure s'appliquent à une espèce de la collection Lewis. Les deux auteurs remarquent sa forme insolite pour le genre Bhynchites, et je crois que l'espèce devra former un sous-genre séparé. Dans le Catalogue de Gemminger et, Harold, il se trouve mentionné sous les deux noms précités. Plusieurs individus. M. Lewis m'apprend que l'espèce est commune au Japon et eu Chine à la même latitude ; elle vit sur la vigne et le Cissus. R. héros, n. sp. Purpiireus, metalliciis ; anlennis pedibusque nigris, rostro rohusto, prolhoracis longitiidine superante; proslerno bispinoso ; ehjtris rugoso-punctato-strialis. 8 à 13-" {rostr. incl.) Rappelant pour le faciès et la couleur les R. auratus et espèces voisines. — Violet métallique passant au violet-bleu et parfois au verdâtre, surtout sur le rostre, les antennes et lés pattes, la massue et les tarses noirâtres ; assez densément garni de poils d'un gris- jaunâtre. Rostre presque du double de la longueur du prothorax, presque d'égale longueur dans les deux sexes, couvert d'une ponctuation confluente dans le sens de la longueur et plus profonde à la base, caréné en arrière jusqu'à l'insertion des antennes. — Antennes, sur- tout lefunicule, garnies de poils noirs assez longs. — Tête avec une ponctuation longitudinalement confluente et avec un grand point vaguement indiqué entre les yeux, couverte de gros points, bien séparés par dessus, finement ponctuée en arrière. Prothorax aussi long que large derrière le milieu, resserré à la base, peu élargi et arrondi sur les côtés, un peu brusquement resserré en avant, couvert d'une ponctuation très-grosse et peu régulière sur le disque, avec une ligne imprimée médiane obsolète. Le centre du disque un peu déprimé et séparé en forme de V de la par- tie plus élevée en arrière. Écusson en triangle tronqué au bout. — Élytres environ d'un quart plus longues que larges à la base, fortement saillantes et rele- vées à la base à côté de l'écusson, presque du double plus larges à leur base que le prothorax ; leurs épaules arrondies, graduellement atténuées et isolément arrondies en arrière, déprimées sur la base derrière l'écusson, couvertes de stries de gros points peu régulières, avec leurs intervalles fortement ponctués, transversalement ridées ; elles sont garnies, comme le prothorax, de poils d'un gris-jaunâtre. Dessous du corps et pattes ponctués et garnis des mêmes poils ANNAI.es DK I..\ soc. ENTOM. KE BELGIQUE, T. XVII. 18 142 CUP.CLLiOMDES que le dessus. — Le prosternum du luAle armé d'une petite épine située au-dessus des lianclies antérieures. L'espèce varie beaucoup de taille et paraît très-commune. M. Le- wis l'a trouvée sur des pruniers et autres arbres fruitiers, au commen- cement d'avril. Un seul individu cf <-l'un Hltyncltites de la taille de ïauratuf me paraît identique avec R. fulyidns^ Faldermann (H. Faldermanni, Schli.), que je ne connais pas en nature. R. regalis, n. sp. Viridi-metalliciis, nilidus, elylris fasciis duabiis rubro-atireix, antennis 7iigris\ roslro longitudine prolhoracis subœquali ; prothorace bispinoso ; elytris punctato- slrialis. (î à T™. De la forme de R. betuleti, Fab., mais plus robuste, voisine de cette espèce et de R. couyener., Jek. — D'un vert métallique très-brillant, parfois rougeâtre, passant au bleu-verdâtre sur le rostre et les pattes, avec deux taches d'un beau rouge sur la base des élytres, formant presque une bande transversale, et deux autres disposées de la même manière, un peu derrière leur milieu. Massue des an- tennes noirâtre. Rostre et tête profondément ponctués, avec une impression allon- gée entre les antennes et une autre plus profonde entre les yeux. Prothorax plus fortement ponctué que dans le betideti, avec une ligne imprimée médiane bien marquée, armé dans le cf de deux épines. Écusson plus grand que dans l'espèce européenne. — Élytres ponctuées ; les points profonds et dessinant vaguement des stries ; les intervalles alternes faiblement élevés. Quelques individus de Yokohama, Hakodadi, " Omura et Kawa- chi. >j (Lewis. j Cette belle espèce m'avait d'abord paru n'être qu'une variété locale de R. congener Jekel. M. Jekel la croit cependant spécifique- ment distincte de cette dernière. Le prothorax de regalis est, d'après ce qu'il m'écrit, plus ponctué, les épines sont plus longues, larges et plus dirigées en dehors ; les stries des élytres sont plus marquées, les intervalles plus rugueux, la couleur générale de l'in- secte plus brillante. R. ursulus, n. sp. R. ursulus, Pascoe in litt. Piceus, roslro, antennis pedihisquc dilutioribus, dense pubescenlia depressa RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 143 flavesceuH, puisque ereclù hrnnneis ledits ; rostro angiisto, elongato; protho- race hUpinoso. 10 à 12" (rostr. incl ). D'une forme générale plus allongée que R. auratus, etc., et rap- pelant par sa vestiture et la forme du rostre les Balaninns nu- mm, etc. — D'un noir de poix, variant beaucoup du presque noir au brun et présentant parfois des reflets bronzés ; les antennes plus claires ; densément couvert de poils jaune-grisâtre couchés et por- tant sur le prothorax et les élytres de longs cils roussâtres, dressés. Rostre grêle, presque du double de la longueur du prothorax (cf), ou au-de^.à (Ç), un peu élargi à la base et vers l'extrémité, trica- réné et fortement ponctué en arrière jusqu'à l'insertion des an- tennes ; plus finement de là jusqu'à l'extrémité. — Antennes longues et grêles; les articles du funicule allongés, peu garnis de longs poils ; la massue à articles allongés, fortement séparés, d'un brun jaunâtre velouté. — Tête large, déprimée vers l'insertion du rostre ; rugueu- sement ponctuée en avant, plus finement et transversalement striée en arrière, garnie de longs poils gris-jaune couchés. — Yeux saillants. Prothorax plus long que large, finement rebordé à la base, très- peu arrondi sur les côtés et se rétrécissant graduellement en avant, paraissant finement ponctué et transversalement ridé, avec une ligne médiane obsolète, densément garni de poils gris-jaune cou- chés et de cils dressés roussâtres ; armé dans le cf d'une épine un peu courbée et redressée à la hauteur de l'œil. Écusson en triangle arrondi , muni d'une ligne imprimée au milieu. —Élytres assez allongées, n'ayant pas le double de la largeur du prothorax à la base, qui avance un peu obliquement de l'écusson aux épaules, celles-ci un peu élevées, arrondies ; les côtés des élytres graduellement rétrécis en arrière, leur extrémité isolément arron- die. Elles sont faiblement déprimées ' sur la suture, derrière l'écusson; ponctuées-striées, les points des stries profonds, trans- versaux, les intervalles étroits. Les poils, pareils à ceux du pro- thorax, laissent de petites places découvertes, et les font paraître tigrées de taches brunes. La sculpture du dessous disparaît sous la vestiture. — Pattes longues, ponctuées. « Commun sur le chêne. » « Yokohama et Hiogo. » (Lewis). R. plumbeus, n. sp. Cyaneus, rosi ro, anlcnnis, pedibusque nig ris, dense pilis albidis tecliis , rostro anguslo elongato, prothorace longiiudini latitudine œquali, elytnsovalibus. 5 1;2 à 6 m. Du faciès de R. œquatus, L. , mais d'une taille un peu plus grande. 144 CURCL'LIOMDES Bleu noirâtre, tirant sur le vert, sur la tête et le prothorax, rostre et pattes presque noirs, élytres bleues, antennes bleuâtres, paraissant d'un bleu-plombé par sa vestiture de poils gris, — Rostre de la longueur de la tête avec le prothorax (cf ), plus long chez la 9> gr^l6, très-peu élargi à la base et vers l'extrémité, ponctué et tricaréné à la base (cf) ou plus lisse (9)- — Tête assez large, cou- verte de gros points confluents entre les yeux, oîi elle est marquée de deux impressions se continuant sur le rostre. — Yeux assez grands et saillants. Prothorax aussi long que large, légèrement bisinué et étroitement rebordé à la l)ase, peu arrondi et élargi au milieu, graduellement rétréci et faiblement resserré en avant, couvert d'une ponctuation flne et serrée ; sa ligne médiane obsolète, garnie de longs poils gri- sâtres. Écusson en triangle curviligne, rugueusement ponctué, couvert de poils. — Élytres légèrement sinuées et d'un tiers plus largesque le pro- thorax à la base, peu allongées ; leurs épaules un peu saillantes en avant, convexes, arrondies au bout, avec des stries de points pro- fonds, rapprochés, les intervalles étroits, ponctués. Leur vestiture de poils inclinés en arrière, les fait paraître couleur de plomb. Dessous et pattes faiblement ponctués, garnis de poils comme le dessus. Assez commune « sur le Dioscorea; juillet ». (Lewis.) R. sanguinipennis, u. sp. Niger, elylris sanguineis, apice tiigris ; longe flaoo-pilosiis ; rostro anguslo elon- gato ; prolhorace longiludini lalitiidine œqiiuli; elylris brevibus. Q? 4 à 5 m. {rostr. incl ) De la taille et du faciès de R. œquatus, L. — D'un noir profond, à l'exception des élytres, qui sont d'un rouge foncé et noires à l'extré- mité ; entièrement couvert, sauf le rostre, de poils assez longs d'un jaune grisâtre. Rostre au moins aussi long que la tête et le prothorax , pris ensemble, grêle, arqué faiblement, élargi à la base et vers l'extré- mité, ponctué, striolé en arrière, fortement séparé de la tête par des- sus, par une ligne imprimée en V retourné. — Tête couverte de gros points, distants. Prothorax aussi long que large, bisinué et finement rebordé à la base, peu élargi sur les côtés, faiblement rétréci en avant, couvert • d'une ponctuation grosse et serrée. Écusson en triangle curviligne ; pubescent. — Élytres faiblement sinuées, et d'un tiers plus largesque le prothorax à leur base, moins allongées que chez Vœquatus, isolément arrondies en arrière, cou- RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. U5 vertes de stries de gros points transversaux, les intervalles étroits, ponctués. Dessous et pattes ponctués. Les pattes robustes. Unique; Yokohama. R. amabilis, n. sp. Cyaneo-niger, elylris cyaneis, griseo-pubescens, roslro modice elongalo ; pro- thorace subtransverso ; elylris brevibus. 4 12*2 a 5 m. (rostr. incl.). Du faciès de R. interpunctatus, Steph. — Bleu noirâtre en dessous, bleu en dessus, élytres plus claires, antennes, à l'exception de la massue, qui est brune et veloutée, et pattes, d'un bleu foncé; garni d'une pubescence grise. Rostre environ de la longueur de la tête et du prothorax pris ensemble, un peu élargi vers l'extrémité, muni, sur sa partie posté- rieure, d'une carène médiane ; impressionné entre les antennes, for- tement ponctué, pubescent vers l'extrémité, séparé de la tête par une dépression arquée. — Tête fortement et grossièrement ponctuée. — Yeux peu saillants. Prothorax moins long que large, légèrement en arc de cercle à la base, faiblement arrondi sur les côtés, peu rétréci en avant, couvert de gros points rapprochés et muni d'une petite carène médiane, abrégée aux extrémités. Écusson en triangle arrondi, ponctué. Élytres courtes, presque de la moitié plus larges que le prothorax à leur base ; leurs épaules arrondies, fortement ponctuées-striées, les stries intérieures surtout profondes à la base, les intervalles for- tement ponctués, la pubescence courte et floconneuse. Dessous inégal et rugueux. — Pattes confusément ponctuées. Deux individus. R. pilosus, n. sp. Cyaneo-niger, pilis griseis, in prothorace elytrisque erectis, veslilus ; roslro mo- dice elongalo; prothorace laliludine longiludini œquali; elylris longinscnlis. 5 m. (rostr. incl.). De la taille de R. conicus, 111., et rappellant un peu le faciès de cette espèce. — D'un bleu très-profond, plus clair sur les élytres, presque noir sur les antennes et les pattes ; garni de poils grisâtres, hérissés sur le prothorax et les élytres ; funicule des antennes avec de longs poils, massue noire, veloutée. Rostre moins long que la tête avec le prothorax (cf), spatuliibrme à l'extrémité (9), avec une carène médiane et subcaréné latérale- liO CL'RCULIONIDES ment à la base, profondément ponctué. — Tête allonf^ée, couverte d'une ponctuation assez fine, peu serrée, et munie d'une impression entre les yeux. — Ceux-ci plus obliques et moins saillants que chez R. conicus. Trotliorax un peu moins long que large, rétréci aux extrémités, arrondi sur les côtés, derrière le milieu, couvert de petits points dis- tants, un peu brusquement déclive en avant, la ligne médiane peu marquée. Écusson en triangle tronqué, déprimé, pubescent. — Élytres allon- gées, moins larges à la base que dans R. conkns, un peu saillantes et relevées à côté de l'écusson, arrondies aux épaules, transversalement déprimées derrière l'écusson, sur la suture ; avec des stries de points rapprochés, les intervalles munis d'une ligne de points, et transver- salement rugueux. Dessous couvert de gros points. — Pattes ponctuées. Deux individus (cf et Ç). R. assimilis, n. sp. Virescenti-cyaneus, seu œneiis ; rostro modice elongato ; prolhorace Iransverso ; elylris brevibus. 3 à 3 1^2 m. (rostr. incl.). Faciès et couleur de R. œneo-virens, Marsh., mais avec un rostre beaucoup plus court. — D'un vert bronzé moins luisant, plus ou moins bleuâtre, noirâtre sur les antennes et les pattes ; garni d'une pubescence grise couchée, moins longue que celle de l'espèce d'Eu- rope. Rostre un peu plus long que le prothorax (cf), ou presque aussi long que la tête et le prothorax, pris ensemble (9)5 subcaréné, ponctué à la base. — Tête large, finement ponctuée. — Yeux plus saillants que chez Vœneo-virens. Pro thorax transversal, resserré aux extrémités, arrondi derrière le milieu, densément et finement ponctué, avec la ligne médiane fai- blement indiquée P^cusson en triangle transversal, déprimé. — Elytres de la propor- tion et de la forme de celles de l'espèce européenne, mais moins for- tement, transversalement, ponctuées-striées. Métasternum, avec de gros points. — Abdomen ponctué, striolé. — Cuisses presque lisses. — Jambes ponctuées. Plusieurs exemplaires. Elle se distingue facilement, par son aspect moins luisant, de R. œneo-virens. i RECUEILLIS AU JAI'ON PAR M. G. LEWLS. 1-47 R. singularis, ii. sp. Violaceo-niger, capite aureo-metallicns ; rostro prothorace elytrùque obscure fnlvis, his albo-penicillalis et nigro-maculatis ; rostro lato, capite paulo longiore, antennis pedibusque testaceis. 4 à 4 1?2 m. Dr la taille du R. betiilœ, L., et rappelant un peu son faciès, mais très-distinct de lui et des autres espèces par sa couleur. — Dessous noir , rostre , devant du prothorax et élytres d'un testacé - rou- geâtre, le reste du prothorax violet métallique, les élytres avec des taches irrégulières d'un noir-violet, la tête métallique verdâtre, les antennes et les pattes testacées ; irrégulièrement garni de longs poils floconneux d'un jaune-grisâtre pâle. Rostre assez large, surtout à la base et vers l'extrémité, un peu plus long que le prothorax (1), ponctué, garni de poils. — Tête aussi longue que large, densément et finement ponctuée, pubescente. — Yeux saillants. Prothorax plus long que large, bisinué à la base, presque droit sur les côtés, faiblement et largement rétréci en avant, finement ponctué, avec une ligne médiane élevée, abrégée aux extrémités et ayant , de chaque côté , une impression obliquement dirigée vers les angles antérieurs du prothorax. Écusson en triangle arrondi, couvert de poils. — Élytres de la proportion et forme de celles de betulœ, mais leurs épaules plus obtuses et leur extrémité moins isolément arrondie ; munies d'une impression profonde demi-circulaire derrière l'écusson; l'espace entre cette impression et l'écusson relevé en petite gibbosité ; elles sont finement ponctuées-striées, les intervalles des stries très-fine- ment ponctués. La vestiture de poils, réunis en touffes, forme, vers le tiers postérieur, une bande transversale. Dessous densément garni de poils ; ainsi que les pattes. — Jambes comprimées et larges, articles des tarses courts, le troisième enfoui à sa base, profondément lobé, le quatrième gros et allongé. « Assez rare ; Nagasaki et Hiogo ; sur le chêne. « (Lewis.) R. crioceroides, n. sp. Elongatiis, flavo-ruber, articulis apice antennanim, scutello pedibusque nigris, flavo-pilosus ; rostro capite paulo longiore,lato,depresso; prothorace elongalo; ely- tris oblongis ; tibiis arcuatis. 8 à 8 1/2 m. D'un faciès rappelant celui de R. ophthalmicus Steph., mais beau- coup plus grand et d'une couleur différente. Dessous, cuisses, (1) A juger d'après l'insertion des antennes, je crois avoir les deux sexes ; leur rostre me paraît peu différer. 148 CURCULIONIDES rostre, tête et prothorax rouges ; la tête à la base, l'écusson et une bande transversale au milieu du prothorax souvent noirâtres. Les élytres et les antennes, à l'exception de la massue, qui est brune, d'un rouge jaunâtre, les jambes et tarses noirs ; leurs crochets bruns. — L'insecte est garni de poils assez longs, jaune-grisâtre, redressés. Rostre à peine de la longueur de la tête, peu différent dans les deux sexeSjlarge et s'élargissant vers l'extrémité, surtout dans laÇ, fortement ponctué, tricaréné à la base, impressionné entre les an- tennes. Celles-ci garnies de poils rares, assez longs. Tête grande, allongée, couverte d'une ponctuation fine et peu serrée. Prothorax plus long que large, non rétréci en avant, largement resserré aux extrémités, arrondi au milieu , ses angles postérieurs un peu saillants, finement et éparsément ponctué, muni d'une ligne médiane obsolète. Écussonen triangle allongé; fortement échancré et presque partagé en deux à l'extrémité. Élytres allongées, presque du double jilus larges que le prothorax et faiblement bisinuées à la base ; leurs épaules un peu saillantes en avant, élargies derrière le milieu, isolément arrondies au bout, transversalement déprimées sur la suture vers leur quart antérieur, avec des stries peu profondes de points transversaux ; les intervalles presque lisses ; leur vestiture de poils peu serrée. Pattes longues; cuisses pédonculées; jambes arquées, surtout celles des deux paires postérieures, comprimées, élargies vers l'extrémité. Premier article des tarses allongé ; celui des pattes postérieures plus long que les trois suivants réunis. Les crochets fortement dentés en dessous. — Dessous du corps et cuisses confusément ponc- tués, les jambes ponctuées-striées. « Assez rare; SuTvosama, Nagasaki. « (Lewis). R. brevirostris, n. sp. Vindi-cyancm; anlennis pedibusque nigricanlihm; rostro brevi; capile viaxi- mo ; elytris elongatis. 4 3;4 à 5 m. Du faciès de /?. sericeus Ilerbst, et d'une taille un peu plus grande que R. conicus 111., rentrant pour la brièveté du rostre dans le groupe du R. 7iamis Payk. D'un bleu verdâtre passant au vert métallique sur le rostre, la tête et le prothorax, et au noir vers l'extrémité des antennes et sur les pattes ; garni de poils grisâtres. Rostre à peine aussi long que la tête, parallèle sur les côtés, presque droit, rugueusement ponctué et subcaréné à la base. An- tennes insérées un peu avant sou milieu, couvertes d'une pubescence ] Airuiki- de Li Société enk'mûlotjùjtj^-' de Behiioue . fome Xm. PI. 1. Fouja^ie^ p. 1. Pieris Vaji Volxemii, Cipr. 2. Terias Sinoîdes, Bdv. 3. Thecla Lenis, Capr. !(-. „ Deborrei, Capr. 5. Neonympha Melobosis, Capr. 6. Neonympha Abretia, Capr. 7. G-oniloba Plotzii, Capr. 8. Carystus TheoSenis, Ù2pr. g. „ Lucia, Cupr . 10. AntiponuE Janthinus, (,?,•■-, AN N ALES al gatis. 3 b 3 3/4 m. De la forme de jR. brev.irostris R., de la taille de B. œthiops Bach, et se rapprochant par la forme du rostre de R. îianus Payk. D'un noir uniforme médiocrement luisant, crochets des tarses bruns ; revêtu de poils grisâtres couchés, assez abondants sur les élytres; parties de la bouche rougeâtres. Rostre de la longueur de la tête (9) ou un peu plus long (cf); légèrement élargi à la base, et un peu plus vers l'extrémité qui est spatuliforme (9) ou légèrement élargie (cf); presque droit, ponctué, avec deux carènes réunies à la base et divergentes vers l'insertion des antennes. — Ces dernières insérées vers le milieu du rostre, pubescentes. Tête grande, presque carrée, densément et fortement ponctuée, avec une impression allongée et bien marquée entre les yeux ; ceux-ci grands, saillants. Prothorax un peu plus long que large, très-faiblement- arrondi sur les côtés et très-peu rétréci en avant, couvert d'une ponctuation serrée, un peu plus fine que celle de la tête. Écusson couvert de poils gris. Élytres un peu allongées, isolément arrondies à l'extrémité, planes sur le disque, un peu déprimées à la suture et transversalement derrière l'écusson, régulièrement et pro- fondément ponctuées-striées; les intervalles des stries étroits et très-finement rugueux; couvertes de poils grisâtres couchés. ANN-VLICS DE LA SOC. F.NTOM. DF. BELGIQUE, T. XVH. . 10 150 CURCULIONIDES Dessous et pattes munis des mêmes poils. — Dessous finement ponctué-striolé sur les segments de Tabdomen. Un grand nombre d'individus. R. planipennis, n. sp. Nigro-cyaneus; antennis pedibusque nigris ; elytris cyaneis; rostro brevi, lato; capile maximo; elytris depressis, elonqatis. 4 m. Voisin et du faciès de R. megaeephalus Germ. — D'un noir luisant à reflets bleuâtres et peu densément garni d'une pilosité grise en dessous ; tête, rostre et prothorax noir-verdâtre, élytres bleu-noirâ- tre, peu luisantes et garnies de poils grisâtres couchés ; antennes et pattes noires ; crochets des tarses brunâtres ; parties de la bouche rougeâtres. Rostre un peu plus long que la tête (9); plus allongé dans le cf ; légèrement courbé, élargi et spatuliforme à l'extrémité, rugueu- sement ponctué à la base, presque lisse au milieu vers l'extrémité. Antennes insérées vers le milieu du rostre, pubescentes. Tête grande, carrée, brusquement étranglée vers la base ; profondément et densément ponctuée, avec uûe impression peu marquée entre les yeux. Ces derniers grands et saillants. Prothorax plus étroit que la tête, plus long que large, un peu arrondi sur les côtés, aussi large par devant qu'à la base ; couvert d'une ponctuation serrée plus fine que celle de la tête, et, comme elle, peu densément garni de poils grisâtres (1). Écusson petit, en triangle arrondi. Élytres planes sur le disque, assez fortement déprimées sur la suture derrière l'écusson, isolé- ment arrondies à l'extrémité, fortement et régulièrement ponctuées- striées, finement rugueuses dans les intervalles, peu densément gar- nies d'une pubescence grise, courte et couchée. Le dessous est presque lisse. Une douzaine d'individus. Elle est plus voisine de R. megaeephalus Germar, qu'aucune espèce de la collection Lewis ne l'est des autres espèces européennes; chez R. megaeephalus, le rostre manque d'impression entre les antennes ; il existe au contraire dans R. planipennis une impression entre les yeux. La tête est plus lisse que dans le megaeephalus. Le protliorax et les élytres diffèrent peu, mais les dernières me paraissent plus planes sur le disque. Le premier article des tarses postérieurs est, comme dans megaeephalus^ aussi long que les suivants réunis. (1) Dans quelques individus il existe, au milieu du prothorax, une ligne imprimée peu marquée. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. C. LEWIS. 151 EUGNAMPTUS, Schh. E. aurifrons, u. sp. Sublus niger ; rosiro, antennis, prothorace, elytris pedibusque leslaceis ; capile auro-micante ; flavo-pilosus. 5 m. Tête d'un vert doré en dessus ; noir verdâtre et métallique en des- sous ; rostre, prothorax, éousson et élytres testacés ; antennes et pattes plus pâles ; dessous du corps noir, à l'exception du rostre et de l'extrémité de l'abdomen, qui sont d'un brun-testacé. Garni de longs poils flexibles, jaunâtres. Rostre plus court que la tête, régulièrement élargi vers le bout, fortement ponctué, muni d'une large carène médiane. Antennes pubescentes. Tête couverte de gros points, avec une impression entre les yeux ; son cou finement ponctué. Prothorax plus long que large, non rétréci en avant, rebordé aux extrémités, presque droit sur les côtés, sa ponctuation grosse et serrée. Écusson petit, arrondi. — Élytres presque droites, et moins du double plus larges que le prothorax à leur base ; allongées, élargies derrière le milieu ; isolément arrondies au bout, avec de larges stries de gros points transversaux et d'étroits intervalles. Dessous vaguement ponctué. Deux individus. Il est intéressant de trouver, au Japon, une espèce de ce genre, dont on connaît une autre de l'Inde (plateau des Nielgherries), et trois espèces de l'Amérique du Nord. AULETES, Schh. A. fumigatus, n. sp. Brevis ; lalus, piceus, fulvo-pubescens ; fimicido antennarutii pedibusque les- laceis. 4 m. D'une forme courte et large. Noir-brunâtre ; élytres, à l'exception de la suture et des bords, brunes; fuuicule antennaire et jambes tes- tacés; à l'exception du rostre, entièrement garni d'une pilosité jaune. Rostre finement ponctué. — Tête couverte d'une ponctuation assez grosse, munie d'une impression, allongée entre les yeux. 152 CURCULIONIDES Prothorax aussi long (cT), ou un peu moins long (9) que large; densémeut ponctué. Élytres finement granulées, rebordées à la suture. Deux individus. A. testaceus, n. sp. Precedenli angiislior, teslaceus; roslro, capiie, abdominequc Higro-bruiuieis, jlavo-pubescens. 3 1/2 à 4 m. Plus petit et plus étroit que A. fumigalus. — Testacé passant au brun-noir sur le rostre, la tête et rabdonieu. Garni d'une pilosité jaune. Ilostre lisse. — Tête fortement ponctuée, avec une impression entre les yeux. JProthorax plus long que large, non rétréci en avant, régulière- ment subarrondi . sur les côtés ; couvert d'une ponctuation assez grosse, serrée. Élytres oblongues-ovales, finement et densément ponctuées ; re- bordées à la suture. Unique. A. uniformis, n. sp. Subelongalus, ttigcr, dense llavo-pubescem;. 3 à 4 m. Variant beaucoup de taille, allongé, noir, densément garni de poils gris-jaune. Rostre rugueusement ponctué, avec une impression entre les antennes et une petite carène à la base. Tête et prothorax fortement et assez grossièrement ponctués ; le dernier plus long que large ; peu (cf), ou assez fortement (9), ar- rondi sur les côtés. Ecusson avec une ligne médiane; densément couvert de poils blancs. — Elytres allongées, profondément ponctuées ; les points distribués en stries serrées. Nombreux individus. CARCILIA, N. G. Prope Magdalinus Germ. Tête grande, subglobuleuse, déclive par devant. — Rostre pen- ché, aussi long que la tête, robuste, un peu élargi vers l'extrémité ; ses scrobes antérieures (cf), ou commençant avant son milieu (9)> * RECUEILLIS Ali JAPON PAR M. G. LEWIS. 153 arquées, fortement obliques et atteignant sa base. — Antennes assez longues, robustes, surtout dans le cf , peu sensiblement coudées ; leur scape court, en massue au bout ; leur funicule de sept articles ; les deux premiers allongés, subégaux, obconiques ; les troisième, quatrième et cinquième subturbinés, et les derniers plus courts et transversaux; leur massue en ovale allongé, acuminée au bout, composée de quatre articles, veloutée. — Yeux très -grands, trans- versaux, ovales, un peu rapprochés en dessus. Prothorax aussi long que large, convexe, faiblement bisinué à la base, avec ses angles postérieurs rectangulaires, sans lobes ocu- laires, fortement et anguleusement échancré en dessous. Écusson médiocre, en triangle arrondi. — Élytres allongées, à peine plus larges que le prothorax, recouvrant le pygidium. Pattes courtes, très-robustes, comprimées. — Cuisses dentées. — Jambes fortement onguiculées au bout, en forme de griffe redressée. — Les trois premiers articles des tarses assez larges, les crochets du quatrième fortement divariqués, dentés en dessous. — Hanches an- térieures très-faiblement séparées. — Saillie mésosternale étroite. — Second segment de l'abdomen aussi long que les deux suivants réu- nis, séparé du premier par une suture presque effacée au milieu et courbée en cet endroit. — Saillie de l'abdomen étroite, angu- leuse. Ce genre intéressant n'entre rigoureusement dans aucune tribu de Làcordaire, et j'ai longtemps hésité sur la place qu'il devait occuper. Je l'avais rapproché, dans le principe, des Alcidides, et il offre, en effet, de très-grandes analogies avec les Lœmosaccus. Lé- gèrement Apostasiméride, et possédant un prosternum échancré, il rentrerait dans la seconde grande division de l'auteur du Gênera. Il offre, cependant, encore plus de points de rapport avec les Mag- dalinides ; or l'analogie de ces derniers avec les Lœmosaccus n'a pas échappé à Làcordaire (1), et M. Jekel considère les deux groupes comme devant être réunis dans une méthode naturelle ; dès lors, le genre actuel trouverait sa place parfaitement indiquée. Dans la classification actuelle, il devrait former une tribu séparée et être placé près de Magdalinus. C. strigicoUis, n. sp. Cylindricus, niger, anlennis pedibiisque piceis ; protliorace strigoso, flavo-gri- seo-pubescenli ; elytris (Invo-griseis maculatis. 8 1/2 à 11 1/2. m. Cylindrique; ayant un peu le faciès des Magdalinus. — Noir, mé- diocrement luisant ; antennes et tarses couleur de poix. (1) Voy. i. VI, page 572, du Gênera. 154 CURCULIONiDES Rostre du cf large à la base, se rétrécissant vers le tiers posté- rieur, graduellement élargi en avant, épais, plan en dessus, et parcouru par un large sillon, plus profond entre les antennes, sur les deux tiers de sa partie postérieure ; déclive par devant ; rugueu- sement ponctué sur la première partie, plus linement sur la déclivité. Le rostre de la 9 moins gros et gardant partout la même gros- seur, luisant, couvert d'une ponctuation qui devient plus fine vers l'extrémité. Les scrobes, antérieures chez le cf , commençant vers le milieu du rostre chez la 9 • Le rostre du mâle est garni de poils gris- jaunâtre, comme la tête; celui de la 9 ^st presque dégarni (1). Antennes garnies de poils grisâtres, leur massue brune, veloutée. — Tête criblée de points très-rapprochés, munie d'une ligne impri- mée entre les yeux. Prothorax aussi long que large, faiblement élargi de la base au milieu et se rétrécissant insensiblement vers le sommet, finement chagriné et paraissant transversalement striolé, garni d'une pubes- cence courte d'un jaune grisâtre. Ecusson densément couvert de poils de' la même couleur. — Élytres environ du double plus longues que larges, isolément subarrondies à la base, un peu plus larges que le prothorax et rectangulaires aux épaules, s'élargissant faiblement et graduellement vers la moitié postérieure, arrondies à l'extrémité, déprimées sur la suture derrière l'écusson, ponctuées-striées, les stries superficielles réunies (2) et moins profondes vers l'extrémité, leurs intervalles larges, plans et transversalement rugueux. Les élytres sont garnies de taches assez grandes, peu apparentes, formées de poils d'un jaune grisâtre. Cuisses et jambes ponctuées, les premières transversalement, les secondes longitudinalement striolées. Dessous du corps ponctué, garni, comme les pattes, des mêmes poils que le dessus. Second segment de l'abdomen séparé du premier par une suture superfi- cielle, droite aux extrémités, brusquement courbée et presque effacée au milieu dans le cT; celui de l'autre sexe soudé au premier segment. Un assez grand nombre d'individus. (1) Le rostre paraît lerminé par une plaque étroite, transversale, lisse et brune, limitée latéralement par une saillie du rostre. Cette structure est plus visible dans la 9- (2) Elles sont au nombre de dix : les trois intérieures sont réunies aux trois exté- rieures, de telle façon que la première se joint à la dixième, la deuxième à la neu- vième et la troisième à la huitième. Les quatrième et cinquième, plus courtes, se réunissent également, ainsi que les sixième et septième. Pour ces stries courtes, la disposition est parfois moins régulière. i RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 155 « L'insecte est couvert, pendant la vie, par une belle efflorescence jaune pareille à celle des Lixus. » (Lewis.) BALANINUS, Germar. PEEMIEEE DIVISION. Antennes généralement longues; derniers articles du funicule plus longs que larges. Pygidium plus ou moins visible en dessus. B. robustus, n. sp. Omlis, piceus, antennis pedibusque diluHoribus, parce (îavo-squamosus ; rostro prothorace sesqui longiore (Cf); elytris fascia squamulosa ultra médium ; femori- bus dentatis. Vi à 14 m. Rappelant un peu la forme de B. venosus, Germ., mais d'une taille beaucoup plus grande, plus large à la base du prothorax et des élytres, plus convexe et d'un faciès plus robuste. — Noir de poix, antennes et crochets des tarses plus clairs ; parcimonieusement garni de poils jaune-clair, plus pâles en dessous. Rostre robuste, grossi à sa partie basilaire; de la moitié (cf), ou presque du double (9), plus long que le prothorax; ponctué, striolé, subcaréné à la base. — Antennes médiocres, le premier article du funicule un peu plus court que le deuxième, les derniers médiocrement allongés. Tête et prothorax criblés d'une ponctua- tion fine et serrée ; le dernier parfois avec trois lignes allongées de poils jaunes plus serrés. Élytres régulièrement et profondément crénelées-striées ; les in- tervalles des stries rugueux, avec une rangée d'écaillés piliformes dans les stries ; parfois avec une bande peu marquée transversale de poils plus serrés derrière le milieu ; la suture et l'écusson égale- ment plus couverts de poils que le reste. Pattes robustes ; cuisses en massue, armées d'une dent ou épine aiguë. Jambes presque droites. Plusieurs individus. Nagasaki. « Assez rare sur le chêne nain. « (Lewis.) Il se distingue surtout par sa forme robuste et convexe ; les derniers articles du funicule sont beaucoup plus courts que les deux premiers. lf>6 CURCULIONIDES B. dentipes, n. sp. Elongalus, piceus, anlcnnis rufescentibus, fhvo-squamulosus ; prolhorace linea média lateribusque, sculello, elylroruvi sutura fasciùque dualma dilulioribus; rostro prolhorace duplo longiore (Cf ) ; femoribus dente valido. 12 m. cf. 15 m. Ç . Faciès du B. 7iucu7n, L., mais d'une taille beaucoup plus grande. — Noir brunâtre, rostre brun rougeâtre, antennes plus claires ; garni en dessous de poils jaune-grisâtre, variés en-dessus d'autres plus sombres. Rostre presque du double plus long que le prothorax (cf ), ou au- delà, peu robuste, ponctué, striolé à la base. — Antennes longues et tenues; deux premiers arlicles du funicule égaux, les derniers allongés. Prothorax paraissant couvert d'une ponctuation fine et très-serrée, garni de poils d'un jaune brunâtre, et décoré de trois lignes longitu- dinales de poils plus clairs. Écusson avec des poils jaunâtres. — Élytres un peu déprimées autour de l'écusson, étroitement striées, des poils plus clairs et plus sombres y forment des taches et dessinent vaguement une bande transversale claire derrière le milieu. Pattes assez longues et larges. — Cuisses en massue, les anté- rieures fortement, les intermédiaires plus faiblement dentées ; les postérieures armées d'une grande dent, très-large à sa base. — Jambes anguleusement élargies au milieu, sur la tranche inté- rieure ; recourbées en dedans et épineuses, chez le mâle, à l'extré- mité. Pygidium avec de longs poils jaunes au bout. Plusieurs exemplaires. B. distinguendus, n. sp. Ovalin, piceus, anlennis basi, nnguiculis dilntioribiis, supra sordide fulvo, sub- tus griseo-pilosus ; roslro modice longo ; femoribus dentatis. 8 à 10 m. cf. Assez voisin, mais bien distinct de B. micum, Linné; de la même taille, un peu plus étroit. — Couleur de poix, plus clair sur le rostre; base des antennes rouge, crochets des tarses bruns ; garni en dessous de poils grisâtres; en dessus, de poils gris-jaune un peu verdâtres, variés de plus sombres sur les élytres et donnant une couleur plus sombre et plus uniforme que B. nucum. Ptostre d'un tiers plus long que le prothorax, ponctué-striolé à la base.— Antennes moins pubescentes que dans l'espèce d'Europe ; les poils plus sombres. Tête et prothorax finement et densément ponctués ; la base du dernier jdIus droite que dans le nucum. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 157 Écusson deiisément garni de poils jaunes. — Élytres moins arron- dies sur les côtés ; leurs stries plus larges, avec des points rappro- chés, et sans rangée de poils dans le fond ; la suture garnie de poils roux dans sa moitié postérieure. Dent des cuisses moins grande. — Une tache de poils jaunes sur les côtés du corps devant Tépaule. Deux mâles. B. camelliaB, n. sp, Elongatiis, ritfo-brunneiis, griseo-brunneiis puhescens ; sciitello sublusque albido flavo ; rostro prothorace duplo (cf ) seu quadrupla ( Ç ) longiore, femorihux acute dentatis. 14 m. cf. 19 à 90 m. Q. De la taille de B. Sayi, Schh., et ayant un peu son faciès ; le pro- thorax est plus transversal, les élytres un peu courbées en avant aux épaules, qui sont très-peu saillantes ; leur suture déprimée ; elles sont médiocrement longues et fortement acuminées vers l'extrémité. — Brun rougâtre, dessus et écusson garnis de poils d'un jaune fauve; tête, prothorax, élytres et pattes couverts de poils ou d'écaillés piliformes serrées, d'un brun-roux grisâtre. Rostre ponctué, subcaréné à la base, très-lisse sur le reste, étroit, du double (cf), ou presque quatre fois (9)» plus long que le prothorax. — Antennes tenues ; premier article du funicule plus long que le deuxième ; les autres allongés. Tête et prothorax finement et densément ponctués. Élytres très-régulièrement, largement, mais peu profondément crénelées-striées ; les intervalles rugueux, avec une rangée de longs poils rougeâtres le long de la suture. Pattes longues, surtout les antérieures, longuement pédonculées. — Cuisses armées d'une dent aiguë, plus longue aux postérieures. — Jambes presque droites. Pygidium avec des poils rougeâtres. « Commune sur le camellia sauvage. » (Lewis.) B. styracis, n. sp. Urevis, laliis, niger, antennarum basi rufescentibus, /mbtus albo-squanudosus ; mesosterno nlrinqiie albo-maculalo; prothorace lateribus, et elytris basi, sutura, fascia, apiceque albis ; rostro modice longo ; femoribiis longe dentatis. 9 à 10 m. D'une forme très courte pour le genre. — Noir, base des antennes et crochets des tarses brun-rougeâtre. Dessous garni d'écaillés blanches plus condensées et formant une tache apparente devant les épaules. Dessus peu densément revêtu de poils gris au milieu du prothorax et sur les élytres ; des poils blancs couvrent les côtés du ANNALES DE LA SOC. ENTOM. UE KELGIQUE, T. XVII. 20 158 CURCLLIONIDES premier, s'avancent un peu sui' son bord antérieur et couvrent ses angles postérieurs, jusque près de l'écusson ; elles garnissent la base, la suture et l'extrémité des élytres et dessinent, un peu der- rière leur milieu, une bande assez large, transversale. Rostre courbé, des deux tiers (cf), ou du double (Ç) plus long que le prothorax, ponctué à sa base. — Antennes à premier article du fu- nicule plus long que le deuxième; les autres médiocrement allongés. — Tête finement ponctuée. Prothorax moins long que large, couvert d'une ponctuation assez grosse, très-serrée. Écusson garni d'écaillés blanches. — Élytres à peine plus longues que larges à la base, avec des stries larges, crénelées, peu profondes ; leurs intervalles rugueux. Pattes assez longues. — Cuisses armées d'une grande dent, large à sa base. — Pattes presque droites. Nagasaki. « Rare sur le Styrax Japonica et le Seringa. » (Lewis.) DEUXIÈME DIVISION. Antennes plus courtes; derniers articles du funicule aussi longs que larges. Pygidium peu visible en dessus. B. macula-nigra, n. sp. Elongatus, rufo-brunneiis, pubescentia concolori dilulioreet obscuriore veslitus; sutura ultra sciitelliim nigro-maculata ; rostro modice longo ; femoribiis fortiter dentatis. 6 m. De la taille de B. villosus ; Fab. — Roux-brun, garni de poils d'un roux clair, varié de roux sombre, les derniers formant des taches sur le prothorax et les élytres. Rostre des deux tiers (cf ), ou du double ( 9)1 plus long que le protlio- rax, striolé à la base . Ponctuation de la tête et du prothorax cachée par leur vestiture. Écusson densément garni de poils roux clairs. — Élytres finement striées ; déprimées à la base de la suture, avec une tache allongée noire sur la dépression. Cuisses des deux paires antérieures fortement dentées, celles des postérieures armées d'une lamelle triangulaire dentiforme. « Sur le Châtaignier d'Espagne. Spanisli Chesnut. ,^ (Lewis.) Quatre individus. RECUEILLIS AU JAPON PAK M. G. LEWIS. 159 B. albo-scutellatus. n. sp. Minus ebngatiis, brunneo-niger, antennis rufescenlibus, supra griseo-, sublus albo-pubescens ; prolhorace macula ante-scutellari scutelloque albis ; ebjtris maculis duabus prope suluram et altéra lateraliter albis ; roslro modice longo; femoribus denlatis. 5 ifi a 6 m. Très-voisin de B. villosus, F. — Noir brunâtre ; rostre couleur de poix; antennes rougeâtres ; revêtu d'écaillés allongées, blanches en dessous ; de poils grisâtres et blancs en dessus. Rostre ponctué, striolé à la base. — Tête finement etdensément ponctuée. Prothorax couvert d'une ponctuation un peu plus grande, serrée, garni de poils gris brunâtre en dessus, blancs en dessous ; décoré d'une tache allongée d'un blanc de neige, antéscutellaire. Écusson densément couvert d'une villosité d'un blanc de lait. — Ély très striées, les intervalles des stries rugueux 3 revêtus de poils brun grisâtre, variés de blanc ; une tache blanche se voit près du bord, vers le milieu ; une autre tout près de la suture, un peu plus en arrière. - Côtés du corps revêtus d'écaillés blanches, serrées et formant une tache devant l'épaule. Cuisses fortement dentées ; leurs dents un peu prolongées à la base en lamelle étroite. Celles des cuisses postérieures plus grandes. Deux individus cf de Kagosima et une 9 de Yokohama. B. funebris, n. sp. Subelongatus, niger, antennis unguiculisque rubiginosis; nigro-griseoque vesti- lus; scuteUo albo; elytris multimaculatis ; rostro parum elongato; femoribus acute dentatis. 5 1;2 à 6 m. Souvent d'une taille plus petite jque le précédent ; ayant le même faciès et une vestiture analogue. — Noir ; rostre couleur de poix, antennes et crochets des tarses rouge-brun ; garni de poils gris- blanc, variés de noirs. — Rostre ponctué, striolé à la base. Tête et prothorax couverts d'une ponctuation fine et serrée, gar- nis de poils blanc-grisâtre. Écusson densément revêtu d'une vilbsité d'un blanc de lait. — Élytres striées, les intervalles des stries rugueux ; garnies de poils gris-blanc et noirs, formant un dessin tacheté ; les premiers figu- rant souvent une bande transversale, ne touchant pas la suture, derrière le milieu de l'élytre. Pattes et dessous garnis de poils blanchâtres, plus serrés devant IGO CURCULIONIDES l'épaule. — Cuisses avec une dent aiguë ; jambes droites, régulière- ment élargies vers Textrémité. Plusieurs individus. B. flavescens, n. sp. Elonqalus, piceus, roslro, antennis pedibusque rufo-brunneU ; flavo-piihe-'icens, elijlm fascia flava, 7iigro-marginala ornatis; rosiro cor pore lonrjiliidine œqnali ( 9 ) ; femoribw! dentatis. 8 à 8 1;2 m. Q . Corps de la taille du précédent, mais, y compris le rostre, plus long. — Couleur de poix ; rostre et pattes brun rougeâtre, antennes rouges; garni d'écaillés piliformes jaune de paille. — Rostre étroit, presque lisse, aussi long que le corps. — Tête finement et densément ponctuée. Prothorax couvert d'une ponctuation un peu plus grande et ser- rée ; subcaréné, garni d'écaillés jaunes un peu plus abondantes sur 'ocs côtés. Écusson revêtu des mêmes écailles. — Élytres peu élargies aux épaules, peu convexes, fortement acuminées à l'extrémité, forte- ment striées ; les stries profondes à leur base, leurs écailles un peu plus serrées sur une bande transversale, étroitement bordée de noir, un peu derrière leur milieu. Cuisses armées d'une dent-; plus grande aux postérieures. Deux individus 9 • B. flavo-scutellatus. Elongatu.s, convexiusculus, piceus; rosiro, antennis pedibusque diluliorib us ; brunneO' et flavo-, sitbtus fjriseo-vestitus ; scutelb flavo ; rosiro prolhorace lomjiore ; fcinoribus for Hier dentatis. 6 m. Plus petit et plus convexe que le précédent. — Couleur de poix, plus claire et rougeâtre sur le rostïe et les pattes; antennes brun- rouge ; garni de poils gris en dessous et sur les pattes, variés de bruns et de jaunes en dessus. — Rostre d'un tiers (cf ) plus long que le prothorax, ou au-delà ( 9 ) ; ponctué-striolé à la base. Tête et prothorax finement et densément ponctués, couverts de poils gris jaunâtre. Écusson densément garni de poils blanc jaunâtre. — Élytres as- sez convexes, assez fortement déprimées autour de l'écusson ; pro- fondément striées, revêtues de poils gris variés de poils bruns, for- mant vaguement des bandes ou taches transversales. Côtés du corps avec une tache de poils jaunes devant l'épaule. Pattes courtes et robustes ; cuisses fortement grossies avant liECUElLLIS AU JAPON V\\\ M. G. LEWIS. i61 l'extrémité ; leurs dents robustes et aiguës ; jambes un peu courbées à la base et sinueuses en dedans. Deux cf et une 9 ; Nagasaki. « Sur une espèce de rose sauvage. »"(Lewis.) B. convexus, n. sp. ' Oblongus, convexus, bnmneo-nùjer, roslro brunneo, aiUennis larsisque rufes- centibus ; supra flavo-griseo veslitus, subtus diliUior ; roslro precedenli minore; fe- moribus breviter dentatis. 5 1?2 à 6 m. Environ de la même taille que le précédent, mais plus convexe ; rostre plus court, pattes moins fortes, etc. — Noir brunâtre ; rostre brun, antennes et tarses rougeâtres ; uniformément garni de poils gris jaunâtre; un peu plus clairs en dessous et variés de poils bruns formant des taches sur les élytres. — Rostre ponctué et assez fortement striolé à la base. Tête et prothorax densément et finement ponctués. Élytres ovales, convexes, fortement striées. Cuisses peu grossies et armées d'une petite dent vers l'extrémité; jambes presque droites. Deux cf et une 9 • B. pictus, n. sp. Brevis, ovalis, niger, rostri apice antennisque rufo-brunneis, subliis prolhora- cis Laieribus, angidisque posticis, scutello, elylrorum basi, lateribus, sutura (ascia- que albo-squamulatis ; roslro parum elongalo ; femoribus breviter dentatis. 3 1?2 à 4 m. Court, ovale, convexe ; noir ; extrémité du rostre et antennes d'un brun-rouge ; -dessous densément couvert d'écaillés blanches, dessus de poils gris brun et de poils blancs formant un dessin régulier. Rostre assez fortement courbé, d'un tiers plus long que le prothorax dans le cf , et un peu au-delà dans la 9 5 ponctué à sa base. — Tête finement ponctuée, Prothorax fortement et densément ponctué, garni de poils gris brun en dessus, et d'écaillés blanches sur les côtés, sur le bord antérieur, sauf sur son milieu, et sur ses angles postérieurs. Écusson densément recouvert des mêmes écailles. — Elytres avec des stries larges et régulières, munies de points distants au fond ; les intervalles des stries rugueux ; couvertes de poils gris brun et blancs ; les derniers couvrant la base, la suture, l'extrémité et les côtés, et dessinant une bande transversale derrière le milieu. Cuisses avec une petite dent ; jambes presque droites. Quelques individus ; sur le marronnier d'Espagne. 162 CURCULIONIDES L'espèce rappelle pour le faciès et la distribution des cou- leurs, le B. styracis^ R.; sa taille, beaucoup plus petite, l'en distingue surtout fortement. B. crucifer, n. sp. Ovalis, convexus, yiiger, rostro rufo-briinneo, antenniAR M. G. LEWIS. Élytres ponctuées-striées, avec quelques traits blanc-jaune au- tour de l'écusson ; couvertes de poils blanchâtres ; une tache brune en forme de V, allant des épaules vers le milieu et une autre de même forme moins marquée, ou absente, plus en arrière ; les deux taches séparées par un espace garni de poils blancs, qui couvrent également l'extrémité. Métasternum lavé de brun-noirâtre. Quelques exemplaires. T -A. :^ IL. e:. N" d'ordre des espèces nouvelles. Pages. ANTHONOMUS, Germar. ... 16'2 S9 — bisignatus R » APION, Herbst 127 11 — griseopubesceiis R 129 9 — japonicum R 128 8 — pallidirostre R. {par erreur pallidirostris dans ie/ea;. 43 — testaceusR. * 152 44 — uniformis R » BALANINUS, Germar 155 52 — alboscutellatus R 159 49 — camelliac R i57 — cerasorum Herbst 162 56 — convexus R 161 58 — crucifer R . igo 47 — dentipesR ISfi 48 — distinguendus R „ 54 — (lavescensR IfiO 55 — Oavoscutellatus R ,. N*" d'ordre des espèces nouvelles. Pages. 53 — funebrisR 159 51 — macula-nigra R 158 57 — pictus. R 161 46 — robustus R 155 50 — styracis. R 157 CARCILIA, 11. g 152 45 — strigicollis R 153 ÇELIA, n.g 126 7 — dentipes R 127 DORYTOML'S, Germar 124 5 — maculipennis R » ECHINOCNEMUS, Schh. ... 12^ 5 — bipuDctatus R 123 — squameus Billb » EUGNAMPTUS, Schh 151 41 — aurifrons R » L\CHNUCHUS, n. g 169 69 — circulas R 170 68 ^ tricolor R MINYRUS, Schh 163 60 — japonicus R » NANOPHYES, Schh 172 72 — albovittatus R 173 73 — pallipes R » 71 — pubescens R 172 ORCHESTES, Uliger 164 63 — aterrimus R 166 66 — awomoriensis R 167 65 — dorsoplanatus R » 61 — excellens R 164 62 — sanguinipes R 166 64 — variegatus R 166 ORSOPHAGUS, n. g 123 4 — trifasciatus R 124 PHIALOUES, n.g 137 24 — distinctus R 138 23 — rufipennis R » 176 N°' d'ordre des espèces nouvelles. Pages. PISSODES, Germar 121 t -*- nitidus R » 2 — obscurus R 122 RllYNCHITES, Herbst 140 33 — aoiabilisR 145 35 — assimilis R 146 38 — brevirostris R 148 37 — crioceroides R 147 28 -r bcrosR 141 — lacunipennis Jekel 140 34 — pilosus R 145 40 — planipennis R 150 31 — plumbeus R 143 N" d'ordre des espaces nouvelles. Pages. 29 — regalisR 142 32 — sanguinipennis R Ui 36 — singularisR 147 39 — unicolor R I49 30 — ursulusR 143 TANYSPHÏRUS, Germar ... 125 — lemnae Fab G — major R » TRIGONOCOLLS, Lacordaire. 168 67 — sulcatus R » TYCIIIUS, Schh 171 70 — ovalis R » ERRATA. » 140, » ÔO, lisez : bande. » canal, pas môme. » base. » pallidirostre. » médiocres, anguleusemenl » médiocres, jambes ani^uleusement. Page 125, ligne 53, au lieu de : tache » 127, » 6-7, » canal, ni pas même » » » 25, » suture » 128, » 5 et H, » pallidirostris OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION DES LAllLLICORilS (lOPyPHHIS par G. VAN LANSBER6E. — SÉANCE DU 40 JANVIER i874. -— I. - ATEUCHIDES. Dans le dernier numéro de ses CoIeopterologischeHefte,M.deHa- rold condamne assez vivement la tentative faite par M. Mulsant dans la seconde édition de son Histoire naturelle des Coléoptères de France afin d'établir, pour les Lamellicornes, une classification en dehors du système d'ErichsoJi. Je ne veux nullement méconnaître la valeur des caractères em- pruntés à la position des stigmates abdominaux et aux modifications simultanées dans la structure des mâchoires des larves. On ne peut cependant pas s'empêcher de se demander si les légères modifica- tions qu'on observe dans la position des stigmates abdominaux sont de nature à exercer une influence assez considérable sur la confor- mation entière de l'insecte pour leur subordonner les caractères que l'on peut tirer de tous les autres organes, et s'il ne serait pas impru- dent de baser une classification générale sur un nombre de larves aussi restreint que celui qui nous est connu jusqu'ici. Si le système d'Erichson donnait des résultats satisfaisants sous tous les rapports, on pourrait s'en contenter, dans l'espoir fondé que des découvertes ultérieures amèneront la lumière là oii elle fait encore défaut. Tel n'est cependant pas le cas. Il y a toujours des genres au sujet desquels on n'est pas d'accord, et que quelques ento- mologistes placent parmi les Laparostictiques, tandis que d'autres les rangent parmi les Pleurostictiques. En outre, ce système a l'in- convénient de méconnaître certaines affinités qui existent entre diffé- rents groupes et en particulier celles qui résultent des habitudes des insectes dont se composent ces groupes. C'est ainsi que les Dynas- 178 OBSEUVATIONS SLR LA CLASSIFICATION tides se trouvent éloignés des Orplinides et des Géotrupides, et que les Trichides sont placés à une distance considérable des Ilopiides et des Glaphyrides, avec lesquels ils ont tant d'analogies. Cependant la manière de vivre des insectes doit avoir une influence prépondérante sur la conformation de tous leurs organes. Lorsqu'on veut établir une classification, la méthode la plus rationnelle doit être par conséquent celle qui consiste dans le rapprochement des genres qui ont des habitudes analogues et dans la recherche des caractères qui leur sont communs. Ce sont évidemment ces considérations qui ont inspiré les divi- sions établies par Latreille, Mac Leay, Burmeister, Mulsant, etc., ainsi que les dénominations choisies par eux pour les distinguer. Leurs classifications ne sont pas irréprochables, mais je crois que leur point de départ est juste. D'autre part, quelle que soit la déférence que l'on doive à des en- tomologistes aussi éminents que Erichson et Lacordaire, on ne peut pas s'empêcher de constater que leur système conduit souvent à des résultats artificiels, comme tout système qui se base sur un seul caractère. Aussi me paraît-il qu'il ne pourra que difficilement être maintenu dans le sens absolu qu'on lui prête maintenant. Déjà M. Leconte(Class. of the Ins. of N. A.) a cru devoir ajouter aux deux divisions d'Erichson un troisième groupe composé d'éléments em- pruntés aux deux autres. Pour ce qui est de la classification de M. Mulsant, je me rallie aux observations présentées par M. de Harold (loc. cit.) et par nos hono- rables collègues, MM. de Borre et Putzeys (Bulletin delà séance du 8 novembre 1873) sur la valeur complètement négative de systèmes basés sur des caractères empruntés aux genres limités dont se com- pose une faune locale, mais, quant au fait en lui-même d'avoir essayé de trouver une classification en dehors du système d'Erichson, il me semble qu'il n'a rien que de très-naturel, et que, loin de condamner des tentatives de ce genre, il y aurait plutôt lieu de les encourager. Mon intention n'est pas d'aborder un champ aussi vaste. Je me bornerai dans cet essai à soumettre aux entomologistes quelques observations concernant la classification du groupe des Coprides. Les auteurs récents, n'accordant qu'une valeur secondaire aux autres caractères, ont adopté pour bases principales de la classifica- tion des Coprides les modifications qu'éprouve la structure des pattes. Cette préférence se trouve suffisamment motivée par la con- stance de ces caractères et par l'importance des fonctions que les organes dont il s'agit sont appelés à remplir. En effet, tandis que chez la plupart des autres Lamellicornes la destination des pattes est sim- plement de servir à la locomotion, chez les Coprophages elles doi- vent en outre concourir à assurer la conservation de l'espèce. Aussi DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 479 la division fondameiitale en A(euc]iides et Coprides proprement dits^ fondée sur la conformation des pattes postérieures, conformation qui est elle-même en rapport avec les habitudes de ces insectes, ne saurait-elle être discutée. Comme le fait observer avec raison M. de Harold (Col. Heftel, p. 7), ce sont également les pattes qui offrent les meilleurs caractères pour le classement en divisions secondaires des genres dont se com- posent les deux groupes primitifs. D'autre part, M. Mulsant (Hist. Nat. des Ins. de France, Lamell. p. 8) a signalé le peu d'attention qu'on a voué jusqu'ici aux modifications que présente la poitrine. Cependant l'organisation des parties inférieures du thorax doit infailliblement être dépendante de celle des pattes auxquelles elles servent de supports, et, en l'étudiant attentivement, on verra quel parti on peut en tirer pour la classification. La particularité la plus saillante dans la structure de la poitrine chez les Coprides consiste dans la position des hanches intermé- diaires, qui, contrairement à ce qui a lieu dans tous les autres grou- pes de Lamellicornes, ne sont jamais transversales, mais sont placées obliquement ou longitudinalement de manière à laisser s'avancer entre elles le métathorax. Cette conformation semble être motivée par l'habitude qu'ont ces insectes de construire et de rouler des pilules ou de transporter des matières parfois assez volumineuses pour les enfouir dans la terre. Il est évident que le rapprochement des quatre pattes postérieures donne plus de force à l'avant-train et que l'écartement des pattes intermédiaires les rend plus propres à embrasser les corps dont il a été question. Chez les genres où les hanches se trouvent plus rap- prochées, cet écartement se trouve souvent remplacé par l'allonge- ment des jambes, par exemple les Eucranium. La valeur des caractères tirés de la position des hanches est donc parfaitement justifiée au point de vue des habitudes des Coprides, et c'est avec raison que M. Mulsant en a fait usage pour séparer ce groupe du reste des Lamellicornes. Chez les Coprides proprement dits, la position des hanches intermé- diaires n'est pas sujette à éprouver de grandes variations. Elles sont plus ou moins rapprochées entre elles, mais elles sont constamment longitudinales et parallèles. Ceci n'empêche pas le mésosternum et le métasternum de se modifier considérablement dans les différents genres. Ces modifications offrent d'excellents caractères génériques. Chez les Ateuchides, au contraire, la position de ces organes varie considérablement, et elle peut servir avantageusement à établir un groupement des genres plus satisfaisant que celui qui est adopté généralement. Lacordaire partage les Ateuchides en deux groupes primaires. 180 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION celui où les épipleiires sont très étroits, parfois nuls, et celui où ils sont très larges. Il subdivise ensuite ces deux groupes chacun en deux tribus secondaires caractérisées par la présence ou l'ab- sence de tarses antérieurs. Pour ce qui est du premier de ces caractères, je ferai observer que dans le genre Crrcelliiim, qui fait partie du premier groupe, les épipleures sont aussi fortement développés que chez les Deltochilum typiques, tandis que dans le genre Temnoplectron, qui appartient au second groupe, ils font complètement défaut. Ei: outre, dans les genres Canthon et Deltochilum, la moitié des espèces est pourvue d'épipleures larges, l'autre moitié n'en possède que de très étroits. Quant à l'importance du caractère tiré de la présence ou de l'ab- sence de tarses aux pattes antérieures, elle a beaucoup diminué depuis la découverte de Deltochilum ayant des tarses antérieurs. Enfin, si l'on considère les résultats obtenus par ce groupement, on s'aperçoit qu'il crée de véritables anomalies, telles que l'éloigne- ment dans des subdivisions distinctes de genres aussi voisins que les Canthon et les Deltochilum et le rapprochement de genres aussi diffé- rents que les Sisyphus et les Gijmnopleurus. La classification de Lacordaire ne saurait donc être maintenue. Celle que M. Burmeister établit dans le Berl. Ent. Zeit., 1861, p. 55, me semble encore plus artificielle. Il partage les Ateuchides en deux divisions, celle où les pattes intermédiaires n'ont qu'un éperon et celle où elles en ont deux. Il sépare en outre la seconde division en deux tribus, dont la première se compose des genres auxquels les tarses antérieurs manquent, et la seconde de ceux qui en sont pour- vus. D'après ce groupement, les Pachysoma se trouvent séparés des Eucramum avec lesquels M. Burmeister lui-môme avoue qu'ils ont ' la plus grande analogie, les Sceliages et Circellium entrent dans une autre division que les Ateuchus ; les Eucranium se trouvent réunis aux Deltochilum et ceux-ci sont séparés des Canthon. Ces anomalies justifient suffisamment la qualification d'artificielle appliquée plus haut à la classification de 1\I. Burmeister. Les modifications que présente la position des hanches intermé- diaire et la conformation y correspondante du mésosternum et du métasternum peuvent servir à établir trois groupes naturels, qui se distinguent en outre par d'autres caractères communs et se relient entre eux par des genres intermédiaires. Le premier groupe com- prend les genres dans lesquels les hanches sont en général fortement obliques et subcontiguës ou très-rapprochées en arrière, de manière à séparer pour ainsi dire le métasternum en deux parties reliées entre elles par une bande plus ou moins étroite. Le second groupe se compose des genres où les hanches sont assez fortement séparées DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 181 quoique en restant toujours plus ou moins obliques. Enfin le troi- sième groupe est formé par les genres qui ont les hanches très-for- tement écartées et complètement parallèles. Le métasternum est large et aplati. L'analogie de cette dernière conformation avec celle des hanches chez les Coprides proprement dits indique clairement que la place des genres auxquels elle appartient est dans le voisinage immédiat de ceux-ci, c'est-à-dire à la fin des Ateuchides^ tandis que celle des gen- res oii les hanches sont contiguës doit être à l'autre extrémité, c'est- à-dire au commencement de la famille. La première tribu que j'indiquerai sous le nom d'Ateuciîides vrais, se compose des Ateuchides sensu stricto d'Erichson etdeLacor- daire, plus le genre Gymnopleurus. Ce dernier ne réunit pas, il est vrai, tous les caractères qui distinguent les autres genres du groupe, par exemple les yeux complètement divisés et le prothorax échancré seulement au milieu, mais il a pour le reste trop d'analogies avec le genre Scarabœus pour l'en séparer. Je me bornerai à citer le renfle- ment antérieur du métasternum et le manque du deuxième éperon aux pattes intermédiaires. La position des hanches intermédiaires et leur écartement sont les mêmes que chez les CircelUum et les Sceliages, à la suite desquels il trouve sa place naturelle comme genre de transition conduisant à la seconde tribu. A la tête de celle-ci, le genre Megathopa, qui a la poitrine faite à peu près comme les Gym- nopleurus^ mais qui, pour le reste, a plus d'affinité avec les Canthon, occupe une place analogue. Je dois faire observer que, lorsque M. Lacordaire donne aux CircelUum et aux Sceliages des hanches intermédiaires très-largement séparées, il n'a raison que relativement à celles des autres vrais Ateuchides. Comparées aux hanches des Canthon, Epilissus, Deltochilum, etc., elles sont décidément rappro- chées, surtout celles du genre CircelUum^ dont le métasternum n'oc- cupe que la huitième partie de toute la largeur du corps en dessous. La tribu des Ateuchides vrais se subdivise en deux sections, dont la première comprend naturellement les genres chez lesquels les hanches intermédiaires sont pour ainsi dire contiguës ou du moins fort rapprochées. Ces genres se distinguent en outre par l'eft'acement des sutures génales, par le manque d'ailes et par un faciès particu- lier dû à la forme séparément arrondie qu'ont prise le prothorax et les éiytres. Ces genres sont au nombre de cinq, savoir : Eucranium, Anomiopsis, Glyphiderus, Pachysoma et Mnematium. Les trois premiers offrent des particularités qui les séparent de tous les autres Ateuchides, telles que le manque de crochets aux tarses, la forme de leurs pattes intermédiaires et posté- rieures, etc. Ces particularités m'ont engagé à leur donner une place séparée au commencement de la tribu. C'est du reste la place qu'ils ANMAI.es I»E l.A soc. KNTOM. DE nEIXIQUE, T. XVII. 23 182 OBSERVATIONS StP. LA CLASSIUCATION doivent occuper d'après le système que je viens de développer. La position des hanches intermédiaires n'est cependant pas tout à fait identique avec celle qu'on observe dans les autres genres de la tribu. Par suite de la forme orbiculaire du corps et de la longueur des hanches, celles-ci se trouvent refoulées antérieurement vers le mi- lieu du corps, d'où il résulte que, tout en étant fort rapprochées, elles sont beaucoup moins obliques que dans les autres genres. J'adopte le genre Anomiopsis que M. Burmeister (1. c p. 62) a pro- posé pour les Eucranium à hanches séparées, à élytres munies de 7 stries au lieu de 8 et à tarses intermédiaires allongés. Ces carac- tères, joints au faciès un peu différent de ces insectes, justifient à mon avis pleinement l'établissement d'un genre distinct. C'est faute d'avoir voué assez d'attention à la conformation des hanches et du métasternum qu'Erichson et Lacordaire ont réuni le genre Mnematium aux Scarabœus. Mac Leay avait cependant liien signalé dans sa diagnose du genre la contiguité des hanches inter- médiaires. Outre cette particularité, les Mnematium se distinguent des Scarabanis par l'absence d'ailes et de sutures génales. On re- trouve ces caractères chez les Pachysoma, desquels les Mnematium diffèrent à peine. Ce qui précède s'applique au M. Ritchn'M. L., qui est le seul vrai Mnematium à ma connaissance. Je n'ai pas eu l'occasion d'étudier le M. SilemiSi mais le M. multidentatum Klug., dont j'ai vu un exem- plaire dans la collection du comte de Mniszech, n'appartient pas au genre. Il a le chaperon autrement formé, les pattes antérieures mu- nies extérieurement de nombreuses dents en sus des quatre dents ordinaires, le métasternum des Scarabœus^ les élytres appliquées au pro thorax et des ailes inférieures. Cet insecte appartient donc évi- demment à la seconde section, qui comprend les Ateuchides à hanches toujours distinctement séparées, rapprochées inférieurement et for- tement obliques, à élytres appliquées au prothorax, à sutures gé- nales bien distinctes et à ailes inférieures développées. Les genres qui réunissent les caractères en question, sont les Pacliyloniera, Scarabœus, CirceUium, Sceliages et Gymnopleurua. Le genre Pachylomera a de même été réuni à tort aux Scarabœus par Erichson et Lacordaire. Il s'en distingue sufiisamment par le rapprochement plus marqué de ses hanches intermédiaires, le pro- longement de l'extrémité des tibias antérieurs, la dilatation des tibias intermédiaires, l'épaisseur insolite des cuisses antérieures et la conformation des tarses, dont les articles sont allongés et complè- tement parallèles. On en connaît maintenant une seconde espèce (P. opaca Lansberge), chez laquelle on retrouve les mêmes caractères parfaitement développés . C'est avec raison que M. de TIarold a restitué aux Ateuchusle DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 183 nom de Scarabœus, sous lequel ils avaient été connus de temps im- mémorial et sous lequel Linné les avait décrits. J'ajouterai un troi- sième argument à l'appui de cette restitution. Tandis que Fabricius a appliqué le nom d'Ateuchus à une foule d'espèces distribuées au- jourd'hui dans plusieurs genres différents, c'est sous le nom de Scarabœus que Mac Leay à constitué le genre dans les limites qu'il occupe encore en ce moment. Une révision des Scarabœus conduira probablement à l'établisse- ment de quelques coupes génériques, parmi lesquelles j'indiquerai celle qui devra contenir le Mnematium multidentatum cité plus haut, et pour laquelle je proposerai le nom de Octodon. Le sous-genre dé- signé par Erichson (Ins. Deutschlands, III, page 749) sous le nom d'Ateuchus sensu stricto, et qui se compose des espèces à corps aplati et parallèle, à cuisses antérieures dentées, à écusson apparent et à articles des tarses triangulaires, subégaux, pourrait encore être adopté comme genre. Quant à son sous-genre Sebasteos, c'est un magasin d'espèces disparates. Une d'elles, 1'^. proboscideus GMérin, se distingue, outre la dent du menton, par des tarses d'une extrême gracilité, à articles presque parallèles, mais, sous ce rap- port, il y a des passages aux espèces à tarses raccourcis. Le Sebasteos Galenus, type du genre de Westwood, n'a, en dehors de la conforma- tion insolite de son chaperon, aucun caractère qui puisse motiver sa séparation des autres espèces, car la présence de dents au côté interne des tibias antérieurs se retrouve dans d'autres Scarabœus typiques. Les éléments me manquant pour le moment pour m'occuper d'une telle révision, je me bornerai aux observations qui précèdent. La position des hanches intermédiaires est constamment la même dans toutes les espèces dont se compose le genre Scarabœus. Ces or- ganes sont fortement rapprochés à leur extrémité inférieure, de ma- nière à étrangler entre eux le métasternum, qui, en revanche, est fortement renflé antérieurement. Chez les Circellium, les Sceliages et les Gymnopleurus, les hanches intermédiaires tendent déjà à se séparer, quoiqu'en restant fortement obliques. Les Circellium ont le métasternum plan, les Sceliages et Gymnopleurus, l'ont cunéiforme en avant. Chez les trois genres, les tarses postérieurs se raccourcissent, ce qui les rapproche de ceux des Cantlionides. Les Gymnopleurus se distinguent des autres Ateuchides vrais par la présence de tarses aux pattes antérieures, et de tous les autres Ateuchides par la sinuosité des élytres et par le développe- ment extraordinaire du dernier article des tarses postérieurs. . Afin de rendre plus compréhensibles les observations qui précè- dent, je fais suivre ici le tableau synoptique des genres dont se compose la première tribu ; 184 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION i" TRIBU. — Hanches intermédiaires rapprochées, fortement obliques. Ateuchides vrais. 1" Section. Corps ai^tère, hanches interm. conti- guës ou subcontiguës, corselet et base des élytres séparément arrondis, sutures génales effacées ou peu distinctes. Euceanides. A. Tarses dépourvus de crochets. Hanches interm. contiguës, 8 stries aux élytres Eucranium. Hanches interm. séparées, 7 stries aux élytres. Front mutique, prothorax non excavé. Anomiopsis. » tubercule, n excavé . . Glijphiderus. B. Tarses pourvus de crochets. Chaperon quadridenté. ...... Pachysoma. r sexdenté Mnematium. 2* Section. Corps ailé, hanches interm. plus ou moins séparées, base des élytres appliquée au corselet, sutures génales toujours distinctes. Ateuchides s. s. A. Pattes antérieures dépourvues de tarses. a Un éperon aux pattes interm., hanches très-rapprochées. Cuisses antérieures fortement ren- flées Pachylomera. Cuisses antérieures normales. . . . Scarabœus. 3 Deux éperons aux pattes interm., han- ches plus séparées. Métasternumplan, mésosternumgrand. Circcllium. îi cunéiforme, mésosternum petit, massue des antennes cupuli- formc Sceliayes. B. Pattes antérieures pourvues de tarses. Métasternum cunéiforme, élytres si- nuées latéralement Gymnopleurus. La seconde tribu, que je désignerai sous le nom de Ganthonides, contient les Ateuchides dont les hanches intermédiaires, tout eu con- DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 185 servant uue position plus ou moins oblique, sont toujours fortement séparées, de manière à laisser entre elles pour le métasternum un espace qui occupe à peu près le tiers de la largeur de la poitrine. A l'exception de certains Canthon, ces insectes ont le métasternum toujours plan, tout au plus bombé, mais non renflé ou tubercule en avant. La tribu se subdivise en deux sections. Dans la première, qu'on pourra nommer Canthonides vrais, le mésosternum est réduit dans son milieu à une bande étroite et les tarses postérieurs sont tou- jours larges, fortement comprimés, à articles égaux ou subégaux. Elle se compose des genres Megathopa, Canthon, Stenodactylus et Deltochilum. Comme il est dit plus haut, les Megathopa ont les han- ches conformées comme celles des Gymnopleurus . Je les ai cepen- dant placés dans la deuxième tribu à cause de leurs affinités avec les Canthon. Ceci n'empêche pas, si l'on veut leur appliquer strictement le système coxal, comme je l'appellerai, de les faire rentrer dans la première tribu à la suite des Gymnopleurus. M. Burmeister (Stettiner Ent. Zeit. 1873, p. 410) rétablit pour le genre Canthon le nom de Coprobius, sous lequel il a été désigné par Latreille. Il se fonde sur la plus grande autorité qui doit être accor- dée à un naturaliste aussi célèbre que Latreille et sur ce que le genre de Hofifmansegg contenait, outre les Canthon typiques, quel- ques espèces qui en ont été distraites depuis. Pour ce qui est du der- nier argument, si on en reconnaissait la justesse, on ne conserverait aucun des anciens noms. Il suffirait même de détacher quelque espèce d'un genre récemment créé pour avoir le droit de le débap- tiser, ce qui est évidemment inadmissible. Quant à la célébrité d'un entomologiste comme titre de priorité pour les noms créés par lui, on comprendra aisément qu'en présence de la divergence d'appré- ciations qui peut surgir par rapport au mérite de tel ou tel auteur, ce système donnerait lieu au plus grand arbitraire. Dans le cas dont il s'agit, l'ignorance de Latreille concernant ce qui se publiait de son temps en Allemagne en fait d'entomologie ne constitue pas son plus grand titre à la célébrité. En tout cas le nom de Hoffmansegg a été repris par Erichson et Lacordaire dans des ouvrages de classi- fication de premier ordre, sans compter l'excellente monographie du genre que M. de Harold a donnée sous le nom de Canthon, qui ne me paraît décidément plus contestable. Le genre Stenodactylus doit être placé immédiatement auprès des Deltochilum, avec lesquels il a des analogies bien plus grandes qu'avec les Megathopa (voyez Burmeister, 1. c. p. 409.) La seconde section comprend les genres dans lesquels le méso- sternum a pris un plus grand dévcloi)penient. Elle correspond à la tribu des M enthophilides de Lacordaire, plus le genre Anachalcos 18b OBSEKVAIIO.NS SUR LA CLASSIFICATION qu'à l'exemple d'Erichsoii il réunissait aux Dellochilides. Les deux auteurs en question basaient cette séparation sur la différence dans la conformation des palpes labiaux, dont les deux premiers articles, dilatés chez les Anachalcos, aont cylindriques chez \esMenthophilides, mais depuis qu'on a découvert des genres de Menthophilides à palpes dilatés, par exemple les Aulacopris et Labroma, la distinction basée sur ce caractère ne saurait être maintenue. 11 en est de même de celle établie sur le manque de tarses aux pattes antérieures, ces or- ganes faisant également défaut à certains Menthophilides. Il ne reste donc que l'étendue relative du mésosternum et du métasternum pour distinguer les Canthonides américains de ceux de l'ancien monde, mais ce caractère est par contre jusqu'ici remarquablement con- stant. En choisissant pour le groupe dont il s'agit la dénomination de Menthophilides, Lacordaire ne me semble pas avoir eu la main lieu- reuse, car les Menthophilns forment un genre anormal dans la tribu, et qui, par conséquent, ne convient pas pour lui servir de type. Ce- pendant, du moment qu'on est d'accord sur les éléments dont celle-ci se compose, il vaut mieux faire le moins de changements possible dans la nomenclature et conserver ladénomination usitée de Mentho- philides. La section se laisse à son tour subdiviser en deux groupes. Dans le premier, les tarses sont plus ou moins comprimés, et le métatarse, nom que M. Thomson a imposé au premier article des tarses posté- rieurs, n'est jamais sensiblement plus long que le deuxième article. Il comprend les genres Anachalcos, Gyronotus, Byrrhidium, Epilis- sus, Monoplistes, Temnoplectron, Tessatodon, Saphobius, Cephalodes- mius, Canthosoma {tlomodesmius Sharp.), Aulacopris, Onthobium. Je le désignerai sous le nom cVEjiilissides. Dans le second, les tarses sont toujours grêles, et le métatarse est plus long que les autres articles, qui vont en décroissant comme chez les Coprides vrais:, l'extrémité des tibias intermédiaires et postérieurs a une tendance à s'élargir et ces organes sont moins arqués que dans l'autre groupe. Il se com- pose des genres Coprœcus, Epirinus, Labroma, Menthophilus et 6'//'^- blopus, et je lui imposerai le nom d'Epirinides. Le genre Gyronotus est fondé sur le Chalconotus pumilus de Bohe- man, que M. de Harold (Cat. IV, p. 997) place parmi les Epilissus. Il se distingue cependant de ces derniers par le manque d'ailes et de tarses aux pattes antérieures, ainsi que par la conformation de ses tarses postérieurs, qui sont larges et fortement comprimés comme dans la section précédente, et dont le métatarse est un peu plus long que les articles suivants, tandis que, chez tous les Epilissus qui me sont connus, le deuxième article est distinctement plus long que le premier. Il ne saurait d'autre part rester dans les Anachalcos à cause DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 187 de ses palpes labiaux, dont les deux premiers articles ne sont pas dilatés. C'est donc un genre séparé auquel je conserve le nom sous lequel il est connu dans les collections. Le genre Byrrhidium Harold est tellement voisin des Gyronotus qu'on serait tenté de l'y réunir, n'était la conformation particu- lière de son pygidium qui est complètement horizontal. Le genre Monoplistes (gen. nov. Lansberge) a pour type un petit insecte d'Australie qui se rapproche des Epilissus de la ÎN'ouvelle Hol- lande, avec lesquels il ne peut cependant être confondu à cause de ses épipleures étroits et du manque du deuxième éperon aux tibias intermédiaires. Le premier caractère se retrouve chez les Temnoplec- tron que Lacordaire avait à tort éloignés des Epilissus et placés à la fin de la tribu. Les genres Saplwbius et Labroma ont été créés par M. Sharp dans lo Magasin de Zoologie, année 1873, p. 262 et 265. Le premier a pour type un petit insecte de la Nouvelle Zélande, qui diffère des Tesserodon par ses palpes labiaux de deux articles, ses tibias anté- rieurs plus longs, son chaperon bidenté et l'extrémité de ses tibias postérieurs qui est simple. Le second est représenté par une espèce australienne fort remarquable qui se distingue des autres Mentho- philides par ses palpes labiaux à deuxièaie article dilaté et ses tibias intermédiaires et postérieurs tridentés extérieurement. J'ajouterai à la description qu'en donne M. Sharp, que, dans l'exemplaire que je possède, les pattes antérieures sont pourvues de tarses distincts. Le genre Canthosoma a été établi par M. Mac Leay J"", dans les Transactions de la Soc. Ent. de la Nouvelle Galle du Sud, 1871, p. 175, pour le Cephalodesmius Castelnaui de M. de Harold. Le genre Homodesmius de j\L Sharp (1. c. p. 264) me paraît faire double em- ploi avec celui-ci. H diffère des Cephalodesmius par le manque de la dent supplémentaire de l'extrémité des pattes antérieures, qui sont simplement tronquées, par son chaperon bidenté et ses pattes posté- rieures beaucoup plus allongées, fortement arquées. Ces différences me paraissent motiver suffisamment la création du genre dans lequel devront rentrer les C Mac Leayi et Castelnaui Harold et V Homodes- mius Haroldi Sharp, s'il n'est pas identique avec une des deux espè- ces que je viens de citer. Je ne connais pas en nature les genres Tesserodon-, Onthobium et Coprœcus ; ce n'est donc que par induction que je leur ai assigné une place dans le tableau synoptique. Le genre Streblopus (gen. nov. Lansberge) est remarquable en ce qu'il représente au Brésil le groupe des Epirinides. C'est du reste. un insecte à caractères excessivement ambigus qui tiennent de ceux des Deltocliilum, des Byrrhidium, des Menthophilus et des Onitis, mais en somme sa place est bien, je crois, dans le groupe actuel. 188 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION Les genres Byrrhidhnn, Onthobiimi, Coprœcus et Streblopus offrent une particularité peu commune parmi les Ateuchides; ils ont le pygidium infléchi comme les Chœridium. Chez les trois derniers les élytres embrassent et débordent fortement le corps entier. Chez les Menthophilus, les élytres ont une conformation analogue, mais c'est à tort que Lacordaire attribue à ce genre le pygidium infléchi. Voici le tableau synoptique des genres de la seconde tribu : 2" TRIBU. — Hanches intermédiaires écartées^ médiocrement obliques. Canthonides. r* Section. Mésosternum très- court, tarses posté- rieurs fortement comprimés, à articles courts etlarges, toujours égaux. Canthonides veais. a Hanches intermédiaires très-obliques. . Megathopa. a !) !) peu obliques. * Pattes antérieures toujours munies de tarses, nedifîérantpasd'aprèsles sexes. Point d'écusson Canthon. Un écusson apparent Stenodactyius. ■"* Pattes antérieures rarement i^ourvues de tarses, tibias plus grêles et plus longs chez les mâlesque chez les femelles. Deltochilum. 2* Section. Mésosternum grand, tarses postérieurs de formes diverses, en général grêles et peu comprimés. Menthophilides. 1*' Groupe. Métatarse égal au 2'' article ou plus court que lui. Epilissides. a Pattes antérieures dépourvues de tarses, tarses postérieurs comme dans la section précédente, pas d'ailes inférieures. Palpes labiaux dilatés Anachalcos. w » non dilatés, pygidium ver- tical Cyronotus. Palpes labiaux non dilatés, pygidium ho- rizontal Byrrhidium. a Pattes antérieures pourvues de tarses, tarses postérieurs grêles, légèrement com- primés, en général des ailes inférieures. =>= Deuxième article des tarses postérieurs plus long que le premier. DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 189 Deux éperons aux tibias intermédiaires. Epilissus. Un seul éperon » „ Monoplistes. ^* Deuxième article des tarses postérieurs égal au premier, a Crochets des tarses dentés, épipleu- res étroits Temnoplectron^ h Crochets des tarses non dentés, épi- pleures larges. f Pygidium perpendiculaire, élytres n'embrassant pas le corps. Prothorax muni defossettes, tibias postérieurs appeudiculés. . . Tesserodon. Prothorax non muni de fossettes, tibias postérieurs simples. Palpes labiaux de deux articles. . Saphobius. H » de trois articles. 2* article des palpes labiaux non dilaté. Troncature des tibias antérieurs munie d'une dent supplémen- taire, tibias postérieurs peu ar- qués Cephalodesmius. Troncature des tibias antérieurs simple, tibias postérieurs très- allongés, fortement arqués . . Canthosoma. 2* article des palpes labiaux dilaté, tibias postérieurs dentelés in- térieurement Aidacopris. ff Pygidium infléchi, élytres em- brassant fortement le corps. . . Onthobium. 2" Groupe. Métatarse plus long que les autres articles qui vont en décroissant sensiblement. Epirinides. a Pygidium infléchi, élytres embrassant fortement le corps. Un seul éperon aux pattes intermédiaires. Coprœcus. Deux éperons » » Streblopus. li Pygidium perpendiculaire. a Palpes labiaux dilatés, tibias posté- rieurs épineux Labroma. b Palpes labiaux non dilatés, tibias pos- térieurs ciliés. ANXVIF.S DE LA SOC. ENTOM. UK BELGIQUE, T. XVII. 24 190 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION Des ailes inférieures, tibias intermé- diaires légèrement évasés à leur ex- trémité Epirinus. Point d'ailes inférieures, tibias inter- médiaires fortement évasés à leur extrémité Menthophilus. Dans la troisième tribu, pour laquelle je propose la dénomination de Sisyphides, les hanches intermédiaires, qui sonttoujours entière- ment parallèles, acquièrent leur maximum d'écartement. La partie du métasternum, toujours plane, située entre elles, occupe presque la totalité de lapoitrine,dont les parties latérales ne sont plus hori- zontales, mais plus ou moins perpendiculaires. Les tai'ses postérieurs sont grêles, à article premier plus long que les suivants, qui vont en décroissant sensiblement. Cette conformation, qui rappelle celle des Epirinides, est celle de la totalité des Coprides vrais. C'est donc un caractère qui confirme la place assignée à la tribu actuelle par le système coxal. Notons encore qu'elle comprend le seul genre (VAteu- chides qui ait des antennes de huit articles, caractère qui se retrouve chez quelques genres de Coprides. La tribu se compose des genres Amphistomiis Lansb. nov. gen. {Merodontus Mac Leay), Eurystermts et Sisyphus. Le genre Merodonlus a été créé par M. Mac Leay (1. c. p. 177) pour un insecte d'Australie qui fait le passage entre les Canthonides et les Sisyphides. A des épipleures larges et tranchants il joint une poitrine identique à celle des Sisyphus, des tibias intermédiaires épineux et des différences sexuelles très-prononcées. Le nom de Merodontus ayant déjà été employé parM. Jekel pour un genre de Curculionides. j'y ai substitué celui de Amphistomus. C'est M. de Harold (Col. H. X, p. 210) quia le premier signalé l'erreur dans laquelle sont tombés jusqu'ici tous les entomologistes en faisant des Eurysternus des Coprides vrais. Et cependant il suffit de l'examen le plus superficiel pour se convaincre qu'on a affaire à de vrais Ateuchides, extrêmement voisins des Sisyphus. Je crois donc inutile de démontrer ici plus au long l'évidence de cette parenté. L'erreur commise jusqu'ici prouve combien il est dangereux de s'at- tacher uniquement à un seul caractère, lorsqu'on s'occupe d'une classification. Aussi le système coxal me semble-t-il se recommander par cela même qu'il s'accorde le mieux avec les autres caractères qui distinguent les différents groupes d'Ateuchides et de Coprides. C'est chez les Eurysternus que le métasternum a acquis sou maxi- mum de largeur. Il occupe la totalité de la poitrine vue d'en bas, les bords latéraux, qui sont fort étroits, étant perpendiculaires et par conséquent invisibles. Cette conformation ne se retrouve que DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 191 chez les Drepanocerus qui offrent du reste tant d'autres analogies avec les Sisyphus et les Eurysternus qu'on serait tenté de leur accor- der également une place parmi les Ateuchides. En tous cas, ils for- ment évidemment un genre de transition destiné à relier les Ateu- chides aux Onitides. Je ne saurais partager l'opinion émise par La- cordaire que les Drepanocerus devraient être réunis aux Oniticellus. Son erreur provenait de ce qu'il faisait consister le caractère qui distinguait les deux genres dans la présence ou l'absence d'écusson. En fait, ce caractère n'a qu'une valeur très-secondaire en présence des autres particularités qui les séparent et dont voici l'énumération sommaire. Chez les Oniticellus^ les élytres ne recouvrent pas entièrement l'abdomen, dont l'extrémité et les segments ventraux sont presque toujours légèrement visibles en-dessus ; le métasternum n'occupe pas la totalité de la poitrine, dont les bords latéraux, non perpendicu- laires, sont visibles ; les pattes sont robustes, à tibias élargis à l'ex- trémité et épineux sur leur tranche externe. Chez les Drepanocerus, les élytres embrassent le corps et se replient sur les côtés comme celles des Onitis et de la presque totalité des Ateuchides ; le métaster- num est absolument conformé comme chez les Eurysternus', les pattes sont plus grêles, souvent assez allongées, à tibias peu ou point élargis à l'extrémité, simplement ciliés sur leur tranche externe, rappelant ceux des Ateuchides. Enfin la vestiture des Drepanocerus est conforme à celle des Sisyphus, tandis que celle des Oniticellus a plus de rapport avec celle des Onitis. Quant à VOniticellus ambiguus, c'est un Drepanocerus, à moins qu'on n'en fasse un genre spécial qui serait caractérisé par la conformation des pattes antérieures du mâle, qui sont allongées et recourbées comme celles des Onitis. D'ailleurs les analogies entre les Onitis et les Sisyphides sont extrêmement nombreuses. Je signalerai la compression latérale de la base du corselet que l'on observe chez les Sisyphus et les Eury- sternus, et qu'on retrouve chez les Onitis ; les saillies spiniformes ou autres qui arment les pattes des Sisyphides de même que celles des Onitis ; la courbure extraordinaire que l'on remarque dans les pattes intermédiaires de certains Sisyphus et qui est si commune parmi les Onitis, les épines dont sont pourvus les tibias intermédiaires des Amphistomus, la conformation analogue du métasternum chez les Sisyphides et les Onitides, le prolongement postérieur du prosternum qui caractérise les Eurysternus et qui se retrouve chez plusieurs Oni- tis, etc. J'ajouterai que dans certsàns Onitides les pattes postérieures sont aussi grêles et aussi allongées que chez les Ateuchus typiques. De tous les Coprides vrais ce sont donc les Onitides qui ont le plus de rapport avec les Ateuchides. Leur place n'est par conséquent pas celle que leur a assignée Lacordaire, à la fin des Coprides, mais im- 192 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION médiatement après les Sisyphicles, avec les Drepanocerus,que je ran- gerais décidément parmi les Ateiichides, s'ils avaient les pattes posté- rieures arquées, comme genre de transition. C'est du reste à peu près la place qu'ils occupent dans la classification d'Erichson. Voici le tableau synoptique des genres de la troisième tribu : 3* TRIBU. — Hanches intermédiaires fortement écartées, parallèles^ métasternum occupant presque la totalité de la poitrine. Sisyphides. a Métasternum occupant la moitié de la poitrine, mésosternum distinct. Épipleures très-larges, antennes de 9 ar- ticles Amphistomus. Épipleures nuls, antennes de 8 ar- ticles Sisyphus. /3 Métasternum occupant la totalité de la poitrine, mésosternum presque nul, re- couvert par une saillie du prosternum. . Eurysternus. Genre de transition . Drepanocerus. En terminant cet essai, que je compte faire suivre d'un travail analogue sur les Coprides, je ferai observer que les tableaux synop- tiques sont évidemment incomplets, surtout celui des Menthophilides, groupe dont je ne connais pas en nature tous les genres, et dans lequel on fait tous les jours de nouvelles découvertes. Ils ont été faits à l'usage de ceux qui se sont déjà occupés de l'étude des Ateuchides, et sont plutôt destinés à servir comme récapi- tulation que comme exposé générique. On aura remarqué que je fais quelquefois entrer parmi les carac- tères génériques et même de sections, l'absence d'ailes, de tarses ou de crochets, contrairement à l'opinion de quelques entomologistes modernes, qui n'accordent à ces caractères aucune valeur générique (voyez Harold, Col. H. X., p. 210). Je crois en général qu'on doit se garder de déclarer d'une manière absolue que tel ou tel caractère n'a pas de valeur générique. Certaines formes qui sont accidentelles dans un genre, deviennent des caractères constants et distinctifs dans d'autres. Je citerai comme exemple la troncature droite des tibias antérieurs qui est si constante chez les Chœridium et genres voisins que M. de Harold en fait un caractère de groupe. Eh bien, chez les Canthon^ elle ne se retrouve que dans quelques espèces et n'a pas même une valeur générique. Il en est de même de l'absence d'ailes ou de tarses. Accidentelle dans certains cas, elle devient con- stante dans d'autres, témoin la persistance du manque de tarses chez tous les Ateuchides vrais (sauf les Gymnopleurus qui forment uu DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 193 genre aberrant), et celle du manque d'ailes chez les Eucranides, qu'ils soient Américains ou Africains. (1) Quant à l'absence de cro- chets chez les Eucranium et les Phanœus, on ne pourrait pas citer un caractère plus constant. D'après la classification de Lacordaire, le passage des Ateuchides aux Coprides se faisait par les genres Macroderes et Coptorhina, aux- quels peuvent se joindre les genres Odontoloma de Boheman et Dis- physema récemment créé par M. de Harold (Col. H. XI, p. 102.) D'après celle que je viens de proposer, la transition se fait par les Drepanocerus et Onitis. Il en résulte qu'il devient assez difficile d'as • signer aux genres susmentionnés, qui ont décidément des analogies avec les Menthophilus, une place qui leur convienne sous tous les rapports, mais toute classification donnera lieu à des inconvénients de ce genre ; le système strictement linéaire n'existant pas, il s'agit seulement de trouver celle qui respecte la plus grande somme d'ana- logies possible. C'est à quoi je me suis appliqué dans les observa- tions qui précèdent. Les caractères des genres nouveaux cités dans ce mémoire ont été exposés par moi dans les Col. Hefte de M. de Harold, fasci- cule XII. (1) J'ai fait observer plus haut que Mnematium muUidentatum, qui est ailé, n'ap partient pas au genre. COMPTES-RENDUS DES SÉANCES DE L.V r r SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE. ANNÉE 1874. itsseiublée mensnelle du lO janvier 1974. Présidence de M. Candèze. Présents : MM. Boedt, Breyer, J. B. Capronnier, Fologne,Fonclu, Lallemancl, Lamarche, Mélise, Morren, Purves , Roelofs, de Sélys- Longchamps, Vaiideu Broeck, Van Lansberge, Van Segvelt, Van Volxem, Weinmann et Preudhomme de Borre, secrétaire. M. Everts, de LaHaye, membre de la Société entomologique Néer- landaise, assiste à la séance. MM. Colbeau et Le Comte font excuser leur absence. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. Le procès- verbal deladernière assemblée mensuelle est approuvé. Le Président annonce que le Conseil d'administration s'est consti- tué pour l'année 1874, en conservant les mêmes vice-président, tré- sorier et secrétaire que l'année précédente. Trois nouveaux membres effectifs viennent d'être admis dans la Société : MM. Léon Henuuy et Jules Gardeur, de Dinant, et Edouard Lefèvre, membre de la Société entomologique de France, à Paris, tous trois présentés par MM. Preudhomme de Borre et Van Segvelt. Le Conseil a reçu la démission de l'un des membres fondateurs de la Société, M. Hulin, de Gand, qui a cessé de s'occuper d'entomolo- gie. Le Conseil vient de décider que la mesure qui accordait gratui- tement aux auteurs 25 tirés à part de leurs ouvrages publiés par la Société, sera remise en vigueur à partir du tome XVIL Correspondance. MM. Verdiani-Bandi et Gouttier remercient pour leur nomination de membres effectifs. La Société des Sciences naturelles de Neuchatel, celle de Buffalo, la Société Royale des Sciences d'Upsal et la Société Royale Danoise des Sciences remercient pour l'envoi de nos publications. La Société Royale des Sciences d'Upsal annonce l'envoi des tomes ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. tt I à VIII de la IIP série de ses Nova Acîa. Le tome VIII seul nous est imrvenu. M. F. J. M. Ilcylaerts fils, membre des Sociétés entomologiques néerlandaise et italienne, fait hommage à la Société de ses travaux sur les Lépidoptères des environs de Bréda, en promettant l'envoi de ses publications subséquentes. M. E. Deyrolle transmet un Catalogue de livres entomologiques. M. E. Reitter, à Paskau (]\Ioravie), adresse un Catalogue de coléo- ptères européens avec prix de vente, mais qu'il échangerait égale- ment contre des Nitidulaires, Trogositides, Colydiides, Rhysodides, Cucujidcs, Cryptophagides, Thorictides, Lathridiides, Mycétopha- gides, Parnidcs, Morychus, Limnichus et Omophlus. La Société a reçu pour sou album de portraits ceux de M^I. Gout- tier, Roelofs, Ilagen et le duc Lancia di Brolo. Ouvrages reçus pour la Bibliothèque. 1° Annales de la Société Malacologique de Belgique.TomGYU{\812). — Bruxelles, i873; 1 vol. in-S" avec 4 pi. Échange avec nos Annales. 2" Zapiski Noworossiiskago Obsczestwa Estestwoispitatelei (Mémoi- res de la Société des Naturalistes de la Nouvelle-Russie). Tome II, Fasc. I. — Odessa, 1873, 1 broch. in-8". Échange avec nos Annales. 3° SiiAEi' (David). — The objcd and tnethod of Zoological Nomen- clature. — Londres, 1873, 1 broch. in-8°. • Don de l'autour. 4° CiiEVEOLAT (AuG.). — Description de quelques cspèces iwuvellcs de Coléoptères de Syrie. — Descriptions de Rhyzodides nouveaux et énu- mérationdes espèces décrites. — Paris, 1873, 1 broch. in-S". Don de l'auteur. 5" Bulletin des séances de la Société Entomologique de France. N°^1G (20 novembre 1873) et 17 (10 décembre 1873). Éciiango avec nos Comptes-rendus. G° PiNi(NAroL.). — Descrizione di un nuovo Carahico appartenente al génère Cychnis Fabr. — ^lilan, 1871, 1 broch. in-8° avec 1 pi. Don de l'auteur. 7" Ross (A. M.). — Canadian Ferns and wild Flowers^ collected in the province of Ontario., Canada. — Toronto, 1873, 1 broch. in-12. Don de l'auteur. 8» Villa (Axt.) — Apparizione periodica délia Carruga coniune o Melolontha. — Milan, 1873, 1 broch. in-S**. 9" Relazione sugli Insetti che devastano il Trifoglio. — Milan, 1868, 1 feuille in-8^ 10" Intorno la Phylloxéra dévastatrice délie viti. — Milan, 1870, 1 feuille in-8'. m {{o et Villa (Griov. B.).. — Comparsa periodica délie Efimere nella Biianza. — Milan, 1847. 1 feuille in-12. 12" — - et . — Catalogo di Lepidopteri délia Lombardia. — Milan, 1865, 1 broch. in-8». Dons des auteurs. 13° Bulletin de V Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. T. XXXVI de la IP série, N"' 9-10. — Bru- xelles, 1873, 1 broch. in-S" avec 4 planches. Echange avec nos Annales. 14° Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. VHP année (1872), 2' semestre. — Rouen, 1873, 1 broch. in-S" avec 2 planches. Échange avec nos Annales. 15° Bulletin de la Société des Sciences naturelles de Neuchatel. Tome IX, 3" cahier. — Neuchatel, 1873, 1 vol. in-8° avec 7 planches. Echange avec nos Annales. 16» Petites Nouvelles Entomologiques. N"^ 90 (15 décembre 1873) et 91 (P' janvier 1874). Don de M. Emile Deyrolle. 17° Hetlaerts (P. J. M.). — Les Macrolépidoptères de Bréda et de ses environs. — La Haye, 1870, 1 broch. in-S" avec 1 pi. (2 exempl.) 18° Idem, Liste suppléinentaire ?r 1. Captures de 1870. — La Haye, 1871, 1 feuille in-8° (2 exemplaires), 19° Idem. Idem n° 2. Captures de 1871. — La Haye, 1872, 1 broch. in-8» (2 exemplaires). 20° Ide7n. Idem n° 3. Captures de 1872. — La Haye, 1873, 1 feuille in-8° (2 exemplaires). 21» et Snellen (P. C. T.). — Een lepidopterologisch Uitstapje naar de Peel. — La Haye, 1873, 1 broch. in-8° (2 exemplaires). 22» vanMedenbach de Rooy (A. B.). — Beschrijving der rups van Lobophora viretata Ilûhn. — Heylaerts (P. J. M.). — Kleine lepido- pterologische Opmerkingen. — La Haye, 1871, 1 broch. in-8°. Dons de M. P. J. M. Heylaerts, 23° HoFMANN (Eenst). — Isoporicu der europâischen Tagfalter. — Stuttgart, 1873, 1 broch. in-8° avec 2 cartes. Don de l'auteur. 24° Putzeys (J.). — Révision des Broscides de V Australie, d'après la collection de M. le comte de Castelnau. — Gênes, 1873, 1 broch. in-8°. Don de l'autear. 25î STTjXBEEa (Anton), — Bidrag till Skandinaviens Myriopodologi. I. Sveriges Chilognather. — Stockholm, 1871, 1 broch. in-8°. 26» Idem. H. Sveriges Chilopoder. — Stockholm, 1871, 1 broch. in-8°. 27° Tvenne nya Oniscider, beskrifne. — Stockholm, 1872, 1 br. in-8° avec 1 pi. IV 28' Om mundelarnes bygnad hos Lithobius forficatus [Linné). — Stockholm, 1873, 1 br. iii-8". Dons de l'auteur. 29o Bulletinde la Fédération des Sociétés d'Horticulture de Belgique. Année 1872. — Liège, 1873, 1 vol. in-8». Échange avec nos Annales. 30o Pincitoee-Maeott (Giacomo). — Lepidotteri nuovi e rari tro- vati in Sicilia. — Palerme, 1872, 1 br. in-S". 31» Specie nuove per la Lepidottcro-Fauna délia Sicilia. — Flo- rence, 1872, 1 feuille in-S". 32° Entomologia agricola. Due Coleotteri nocivi al sommaco. — Naples, 1875, 1 feuille in-12. 33» Excursioni entomologiche al Bosco tlella Ficuzza e nei prossimi ex-jeudi Marraccia, Catagnano e Rao {Sicilia). — Florence, 1 br. in-8°. Dons de l'auteur. 34" Bericht iiber die Senckenbergische naturforschende Gesellschaft. 1872-1873. — Francfort sur le Mein. 1875, 1 vol. in-8". Echange avec nos Annales. ' 35" The Entomologistes Monthhj Magazine. N» 116. (Janvier 1874), 1 broch. in-8". Echange avec nos Annales. 3G" Ilardwicle^s Science Gossip. N" 109. Janvier 1874, 1 broch. in-8". Échange avec nos Annales. 37" L Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. S. A. de Ma.kseul. Monographie des Otiorhynchides, pages 357 à 392. Nouvelles et Faits divers; n" 42. — 1 br. in-12. Echange avec nos Annales. 38" Monatsbericht der Kôniglich Preussischen Akademie der Wissen- schaften zu Berlin. Septembre et Octobre 1873. — Berlin, 1873, 1 br. in-8", avec 1 planche. Échange avec nos Annales. 39" Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du 7 décembre 1873. — 1 feuille in-8". Échange avec nos Comptes-rendus. 40" MuLLER (Albert). — Contributions to Entomological Bibliogra- phy, up to 1862. N» 3. — Londres, 1873, 1 br. in-8". Don de l'auteur. 41" Newman's Entomologist. N" 125. (Janvier 1874). — Londres, 1 broch. in-8». Échange avec nos Annales. 42" Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences. Tome LXXVL Tables. Tome LXXVII : n"' 14 à 25 (6 octo- bre cà 25 décembre 1873).. — Paris, 1873, 13 br. in-4". Échange avec nos Annales. 43° Verhandlungen des naturhistorischen Vereines der preussischen Rheinlande und Westphalens. XXIX." année, 2' partie et XXX"" année, 1« partie. — Bonn, 1872-73, 2 vol. in-8°. Echange avec nos Annales. 44° Nova Acta Regice Societatis Scientiarum Upsaliensis. IIP série. Vol. VIII, fascic. I et IL — Upsal, 1871-73, 2 vol. in-4» avec 15 pi. Don de la Société Royale des Sciences d'Upsal ; échange avec nos Annales. Des remerciements sont votés aux donateurs. / Rapports, lectures, communications. Conformément aux conclusions de MM. Candèze et de Borre, l'as- semblée vote l'impression dans les Annales de la deuxième partie du mémoire de M. Roelofs sur les Curculionides recueillis au Japon par M. Lewis. Les rapports de MM. de Borre et Purves sur une note de M. Put- zeys sont ajournés à la prochaine séance. L'assemblée reçoit communication des rapports de MM. Roelofs et Van Volxem sur le mémoire de M. Tournier sur les Érirrhinides. Conformément à leurs conclusions, elle vote l'impression de ce mé- moire. Il est ensuite décidé, après discussion, que, vu l'importance des observations critiques sur des questions de principes scientifi- ques faites par les deux commissaires, leurs rapports seront publiés après que l'impression dumémoire de M. Tournier aura eu lieu. M. Van Lansberge dépose le manuscrit d'un travail intitulé : Obser- vations sur la classification des Lamellicornes coprophages. MM. Can- dèze et Van Volxem sont choisis pour rapporteurs. M. de Sélys-Longchamps, au nom de M. Donckier-Huart, lit la note suivante : LÉPIDOPTÈRES A AJOUTEE A LA FAUNE BELGE, DÉCOUVERTS PAR M. DONCKIER-HUART. Xylina Zinckenii Tr. Dup. Sup. T. III, page 367. PI. 34, f. 2. Cap- turée le 16 mars 1873, au bois du Val-Benoît. Index. Boisd. N° 1202. Staud. N° 1676 (Xylina Lambda b. var. Zinchenii.) Botys Selenalis Hb. Dup. T. VIII. 2^' partie, page 361. PL 235, f. 4. Pris à la Montagne St-Pierre, le 27 juillet 1S73. Staud. N" 217 (variété de Eurycreon Palealis.) RENSEIGNEMENTS LOCAUX : Polyommatus Chryseis God. T. I, page 198. PL 9, 2, f. 4 (P. Hip- pothoe L. Staud.) Pris le 22 juillet 1873, près les sources de la Gi- leppe (Hautes Fagnes.) VI Catephia Alchymista God. T. V. PL 53, f. 1. p. 100. Prise à Kin- kempois le 16 mai 1873. ^ . { Piisillaria Dup. T. VIII. Impart, p. 67. PI. 173, ûg. 5 Dosithea \ Microsaria Boisih Plusieurs exemplaires dans mon grenier en juillet 1873. Index Boisd. N° 1846. Staud. N° 2148 (Acidalia Herbariata Fab.). A propos de la première espèce citée, M. le D' Breyer fait remar- quer que Xylina Lambda, dontZ. Zinckenii n'est qu'une variété, n'a pas encore été trouvée en Belgique, et qu'elle paraît accompagner le genévrier. Ce n'est pas une espèce printanière ; mais elle hiverne, de là sa capture à la date indiquée par M. Donckier. MM. Breyer et Fologne remarquent que c'est toujours dans les greniers qu'ont eu lieu les rares captures de V Acidalia Herbariata. Sa larve ne semble pas connue. Il est donné lecture de la note rectificative suivante, envoyée par M. A. R. Grote, de Buffalo (État de New-York) : L'Adelocephala raspa Boisd., décrit dans le Tome XV des An- nales de la Société Entom. de Belgique, p. 93. PI. 3, fig. 7 9 » ^ été déjcà publié en Amérique sous le nom de Adelocephala alboUneata Gr. etRob. (Proc. Ent. Soc. Phil. Vol. Vf, p. 7, PI. I, fig. 7, cf ; 1B66.) Le mâle diffère de la femelle en ce que les ailes inférieures sont cou- pées plus carrément aux bords terminaux, avec l'angle anal plus prononcé, comme dans les autres espèces du même groupe. Le fond des ailes supérieures est, dans notre exemplaire, jaunâtre au lieu de glauque ; sans doute la couleur est passée. Le genre Ceroderes Boisd., 1. cit. p. 81, est synonyme de Syssi- sphiux Hiibner, employé par Walker dans les « Lists of tbe Britisli Muséum. » Une autre espèce de ce genre est le S. simulatilis Gr. et Rob., du Mexique, qui paraît plus grande, mais pourtant pourrait ne pas être distincte de l'espèce brésilienne. Nous avons aux États- Unis un genre qui diffère des Adelocephala, en ce que les antennes de la femelle sont pectinées. C'est le genre Sphingicampa "Walsh. L'unique espèce s'appelle Sphingicampa bicolor Harris (= Sphingi- campa distigma Walsh), et c'est par une erreur d'observation que M. Walsh a décrit le mâle de cette espèce comme différent, sous le nom de Dryocampa bicolor. Le premier groupe de M. Boisduval dans son genre Adelocephala, constitue pour nous le genre Anisota, en ex-, ceptant VA . rubicunda, pour laquelle nous conservons le nom de Dryocampa de Harris, nom qui du reste a la priorité sur le nom em- ployé par M. le D'' Boisduval. Une lettre de M. M. Wahnschaffe, membre de la Société Entomo- VII logique de Berlin, présente quelques observations sur les divers sujets traités dans la séance du 8 novembre 1873. Le secrétaire donne lecture d'une lettre qu'il a reçue de M. Aug. Rouget, de Dijon, au sujet du procédé de capture du Metœcus para- doxus, dans les nids de guêpes : « M. Le Brun a eu le tort de ne pas vous donner d'une manière suffisante les renseignements que je lui avais adressés à ce sujet. La partie de la lettre relative à la capture des nids peut suffire, mais celle qui se rapporte à l'examen de ces nids est tout à fait incom- plète, et pourrait induire en erreur de la manière la plus grave ; c'est ce qui m'engage à vous écrire pour ajouter quelques mots in- dispensables pour faire découvrir les parasites dans le cas où on ne conserve pas le nid pour attendre l'éclosion de ceux-ci (1). « Si on se détermine à fouiller le nid, soit sur place, soit après l'avoir rapporté chez soi, il ne suffit pas de séparer les gâteaux du nid, opération préliminaire indispensable, mais il faut encore déboucher avec soin et une à une toutes les cellules bouchées que contiennent ces gâteaux. Sans cela, on ne trouvera jamais le Rhipiphorus paradoxus, si ce n'est peut-être un de ceux-ci à l'état parfait, dans un nid sur cent qui contiendront de ces parasites. L'opération qui consiste à déboucher les cellules est souvent très-longue, à cause du nombre de cellules fermées et du soin qu'il faut prendre d'enlever l'opercule avec précaution, de manière à ne pas endommager l'insecte contenu dans la cellule. Il m'est arrivé de passer ainsi cinq ou six heures à ce travail, qu'on peut diviser en deux ou trois séances, et faire à des jours distincts, si on opère sur un nid considérable. » M. de Borre donne lecture d'une lettre qu'il a reçue de M. le baron de Harold, au sujet d'une opinion émise par lui dans la dernière séance : « Je ne saurais partager votre avis sur la restriction du droit de changer des noms que vous paraissez vouloir réserver aux mono- graphes. Je crois, au contraire, que les auteurs de catalogues géné- raux n'ont pas seulement ce droit, mais, je dirai plus, l'obligation d'effectuer ces changements. La nature de leur travail les conduit plus que tout autre à vérifier, à constater les doubles emplois, les fausses citations, etc.; c'est là leur besogne par excellence, car ils ont à faire à la littérature dans toute son étendue, tandis que le mo- nographe ne travaille souvent que dans un cadre très-restreint. « Si, pour citer un seul exemple au lieu de cent que je pourrais (1) C'est donc bien moins l'insecle parfait, comme il m'a semblé que M. Le Brun le pense, mais la larve du coiéoplère qu'il faut chercher dans les nids de guêpes, pour en attendre la métamorphose. Ne serait-ce pas de là que proviendrait l'insuccès qu'avoue M. Le Brun? — A. de B. VIII vous énumérer, M. Baly, en nous donnant une Monographie des Eu- molpides, y établit un genre Metaxis, nom déjà employé depuis long- temps pour un genre de Psélaphides, cela prouve selon moi deux choses : d'abord que le monographe, quel qu'il soit, n'est pas infaillible, et, en second lieu, que lui-même, bien loin de nous donner des lois de nomenclature, doit avant tout suivre strictement celles qui existent. Enfin, rencontrant dans le travail de mon Catalogue ce même genre Metaxis Baly, que je viens de prendre comme exemple, devrais-je inscrire deux genres Metaxis? l^^ai-^e pas le droit, disons le devoir, de changer celui qui est postérieur en date de publication? Et si je trouve, en donnant la liste des Gallérucides exotiques, un groupe qui n'a encore jamais été l'objet d'un travail d'ensemble, un grand nombre d'erreurs synonymiques ou concernant la nomenclature, me faudra-t-il reproduire ce désordre, en attendant l'apparition d'un Messias-Monographe futur, qui y établira l'ordre? " Et un monographe, une monographie, qu'est-ce que c'est que cela? Est-ce tout ce qui porte ce nom? Si je donne la révision d'un ou de plusieurs genres, est-ce là une monographie? Une monogra- phie, où commence-t-elle, où finit-elle? Les monographies de Gory et Laporte sur les Buprestides, et de Gory et Percheron sur les Cé- toines, ce sont bien des monographies, il n'est pas permis d'en douter ; mais ces ouvrages sont remplis d'erreurs de toute sorte, et personne ne leur accordera jamais l'autorité d'un Évangile. Pour les Passalides, M. Percheron nous a donné une monographie du genre, qui est bonne; M. Burmeister en donne une autre qui est encore bonne et qui fait encore loi ; puis M. Kaup nous en donne une troi- sième qui se trouve dans le même cas. Mais ces auteurs sont bien loin d'être d'accord entre eux pour l'application de beaucoup de noms, etc. Laquelle de ces monographies faudra-t-il suivre? Un mo- nographe succède à l'autre, le corrige, le décompose; où est la ga- rantie de Instabilité en nomenclature? « • Monsieur, nous cherchons tous à arriver à ce seul but, et votre note n'en a sûrement pas d'autre; mais, croyez-le bien, il n'y a que le plus strict maintien des lois de la priorité qui nous y conduira, car tout autre principe conduit à des appréciations arbitraires, sub- jectives, individuelles, qui ne feront que balloter continuellement notre nomenclature, au lieu de la fixer. En somme, rien déplus faux pour moi que l'axiome : le Monographe fait loi. S'il n'y avait que de bonnes monographies encore ; mais voyez un peu s'il n'y en a pas de tous les calibres. « Si je me suis étendu assez longuement sur cette matière, c'est que j'aimerais à voir s'établir la concordance de vues entre les gens sérieux ; la foule des amateurs et des petits auteurs se verrait bientôt forcée d'obéir, si les grands centres de publication, et la Société IX Entomologique de Belgique y figure en première ligne, pouvaient se mettre d'accord. » Je vais, dit M. de Borre, essayer de répondre à toutes les objec- tions de mon savant correspondant : Tout d'abord témoignons de notre respect pour le principe de priorité de description, qu'il n'est nullement dans ma pensée de re- mettre en question. C'est une loi, soit, mais toutes les nations civi- lisées, à côté de codes civil et pénal, ont des codes de procédure qui disent oii, comment et par qui la loi doit être appliquée. C'est l'ab- sence de codes de ce genre que je regrettais en entomologie, car, à voir ce qui se fait, en Allemagne surtout, on se croirait presque, entomologiquement parlant, au milieu de ces pionniers du Far- West, aux États-Unis, où tout le monde se met en devoir, au besoin, et de prononcer la sentence, et de l'exécuter. La fixation d'une prescription en nomenclature proposée par Scliaum, eût été un frein salutaire. Notre confrère, M. le D'" Breycr, voudrait qu'il y eût eu seulement enquête là où plusieurs noms se trouvaient en présence devant l'usage, auquel cas on aurait appliqué le principe de priorité. Cette enquête suppose l'institution d'une autorité pour la faire, pose par conséquent des limites à l'arbitraire et aux exagérations, et j'y acquiescerais de grand cœur. Ma propo- sition à moi, serait celle de toujours laisser aux monographes seuls le soin, non pas d'agir à leur fantaisie, bien entendu, mais d'ap- pliquer la loi, en les priant de ne le faire que dans les cas dou- teux, c'est-à-dire dans ceux dont parle M. Breyer, et en adoptant pour tous autres cas le statu quo, dont personne ne saurait se plaindre. Je crois cette idée fort pratique, ce qui est essentiel avant tout, et, sans l«a donner pour parfaite et exclusive de tout amende- ment, je ne crois pas qu'aucun des arguments de M. de Harold la batte sérieusement en brèche. Voyons-les successivement. Je regrette d'avoir d'abord à mettre un peu en cause M. de Ha- rold lui-même, lorsqu'il revendique le droit de changer les noms pour les auteurs de catalogues généraux. Tous les coléoptéristes doivent à MM. de Harold et Gemminger une éternelle reconnais- sance pour l'immense service qu'ils ont rendu à la science en publiant ce magnifique répertoire indispensable à tous. Cette reconnaissance doit être d'autant plus grande que les auteurs ont dû mettre de côté cet amour-propre qui interdit souvent d'aborder un travail qu'on sait ne pouvoir, par sa nature, être exempt d'imperfections, de nom- breuses imperfections, mais qui n'en rendra pas moins d'inestimables crvices. Indépendamment des nombreux errata publiés par les auteurs, il n'est donc pas de spécialiste qui n'y ait relevé passable- ment d'erreurs. Et ces erreurs sont précisément de ces erreurs inhé- rentes à tout travail de compilation, qui suppose bien, comme le dit ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVI r. b M. de Harold, une vaste connaissance de la littérature, mais non pas celle des objets eux-mêmes, condition que nous donnait très-judi- cieusement l'autre jour M. de Kiesemvetter. Je regrette donc, l'intérêt de la science eu main, de devoir contester de nouveau à mon savant confrère, le droit qu'il revendique, et que je ne lui concède que comme monograplie des Canthon, des Canthidium, des Chœridmn, etc., etc. Parlons à présent des deux genres Metaxis. Fallait-il les conserver tous deux? Je conviens que voilà un double emploi de nature à n'être pas évité par un monograiihe; mais en somme le mal est-il si grand? Moindre à coup sûr que l'existence do Calosoma imbricatiim Klug, et Calosoma imbricatum Brullé, que M. de Harold, moins novateur alors, laissait subsister côte à côte dans le Tome I du Catalogus, p. 79 (1). Si j'eusse été en lieu et place de MM. Gemminger et de Harold, j'aurais simplement constaté le fait en appelant l'attention de l'auto- rité modificatrice compétente, laquelle ici ne serait pas le monogra- phe seulement, car il: s'agit de genres, mais l'auteur du Gênera, qui est, pour les Eumolpides, notre collègue le D"" Chapuis. Il faut, sans aller plus loin, que j'explique bien une fois le fond de ma pensée. C'est que, de môme qu'un genre ou une espèce n'est valable, d'après les règles établies, qu'autant que l'auteur l'ait régulièrement décrit et caractérisé, de même je voudrais que tout changement de nom fût aussi appuyé par une description, qui, dans ce nouveau cas, devrait, pour bien faire, être plus que jamais comparative avec celles des objets voisins. Et voici pourquoi : supposons que je rencontre dans une lecture un de ces noms introduits en place d'un autre, en vertu du droit de priorité, par M. de Harold, en son Catalogits ; je remonte d'abord à ce Catalogus, pour avoir des notions de l'objet, et, au lieu d'une description, que je voudrais pouvoir exiger, je trouve la simple indication d'un changement, et c'est en reprenant le nom dépossédé que j'arrive seulement à la description; si toutefois d'autres varia- tions ne m'en séparent pas encore. Il me semble être alors dans la position de ce voyageur qui, prenant le chemin de fer pour arriver directement à Vienne ou à Berlin, se voit obligé de changer cinq ou six fois de voiture en route, de jour comme de nuit, son bagage à la main. Il y a des groupes, dit ensuite M. de Harold, où, faute de travail (1) Peut-être l'un des deux a-l-il été depuis rebaptisé dans quelque Synonyviische V cninderung . Je l'ignore, et suis presque heureux de l'ignorer, La collection que j'adminiî^tre ne possède que l'espèce de Klug, mais, les renferniàl-elle toutes deux, je les laisserais bravement, en atlendanl l'apparition d'une Monographie des Calosoma, sous leurs deux noms-sosies, différenciés seulement par le nom des auteurs, car du moins chacun de ces noois répond à une description. XI monographique, règne un épouvantable désordre. Soit, mais qu'y faire? Cela prouverait seulement l'urgence de s'en occuper mono- grapliiquement. De même les mauvaises monographies prouvent pour moi la néces- sité de les remplacer au plus tôt par de meilleures. Dans certains cas, rares du reste, il y a en présence plusieurs travaux monogra- phiques de valeur à peu près équivalente. Lequel choisirez-vous, me dit M. de Harold? S'il faut choisir, je prendrai le plus récent. S'il n'est le meilleur, il y a au moins apparence qu'il sera le plus complet. Mais s'il y manque quelque chose? Hé bien, cela prouve qu'il faut refaire le travail sur de meilleures bases. Il y a un an environ j'engageais vivement notre savant confrère à nous donner une monographie du genre Onthophagus. Dieu sait si la science en a besoin, et s'il est personne au monde en état de s'en tirer aussi bien que M. de Harold. Il s'en est excusé, prétextant l'impossi- bilité où l'on est de rapporter exactement les noms donnés par Fa- bricius. Si 'ce motif existe aujourd'hui, il ne sera que plus fort l'année prochaine, et s'il existe pour M. de Harold, à plus forte raison s'opposera-t-il à ce que tout autre fasse le travail. L'applica- tion du principe.de priorité, ainsi poussée jusqu'au fanatisme, qu'on me permette de le dire, arrêterait donc impitoyablement les progrès de la science. Cela me rappelle ce mot de je ne sais plus quel ora- teur français de la fin du siècle dernier qui s'écriait à la tribune de l'Assemblée : « Périssent nos colonies plutôt qu'un principe, n M. de Harold me demande de préciser ce qu'il faut entendre par monographie. Pour le cas présent, et partant de la vue pratique que j'émettais tantôt, il me semble qu'on pourrait dire que c'est tout tra- vail où un certain nombre d'espèces voisines sont décrites compara- tivement les unes aux autres, n'importe l'étendue. L'important est, pour revenir à ma comparaison de tantôt, que les gardes-convois ne viennent pas nous déranger, pour nous faire changer de voi- ture (1). (1) Ici se présente pour moi l'occasion de faire une légère digression, sur un point qui m'a préoccupé souvent. Je me suis demandé parfois s'il n'y avait pas lieu d'adresser certain reproche aux auteurs de beaucoup de nos récentes monographies. M. de Chaudoir, notre illustre collègue, serait souvent dans ce cas, et je ne suis pas même sur que la critique que je vais faire ne rencontrerait pas quelquefois aussi les excellents travaux de notre savant collègue et compatriote, M. Putzeys. Un auteur de monographie peut-il se dispenser de décrire toutes les espèces du groupe qu'il publie, par le motif qu'il s'en rencontre qui ont déjà été décrites par des auteurs antérieurs, d'une manière qui ne laisse rien à désirer. Impossible par exemple d'étudier des Gallidides, si on n'a sur sa table, avec la dernière monographie que M. de Chaudoir a publiée dans nos Annales, d'abord le Species de Dejean, puis une quantité de volumes du Bulletin de Moscou et autres, aux descriptions desquels M. de XII Pour terminer ma réplique à M. tle Harolcl, je répéterai ce que je disais en commençant : je pense qu'au point de vue pratique, il est très-désirable que la nomenclature arrive à une stabilité aussi grande que possil)le ; je ne partage pas son avis quant aux moyens d'arriver à cette stabilité, et ne suis pas aussi pressé que lui de la voir établir. Chi va piano, va sano. On poui'rait cependant se demander si cette stalnlité absolue, éter- nelle par conséquent, dans les noms des espèces, excellente comme je viens d'en convenir dans la pratique, pour les travaux descriptifs des naturalistes et leurs collections, est aussi rationnelle au point de vue philosophique, quand on en vient à considérer l'espèce (et qu'est- ce qu'une espèce ?) dans son histoire complète, à travers les immen- sités du passé et les immensités de l'avenir? Mais je n'insisterai pas sur ce point, qui nous ferait porter la question sur un terrain bien différent et encore trop disputé. C'est peut-être déjà trop que de l'avoir indiqué. Enfin, il est un dernier point sur lequel je me sépare absolument de M. de Harold. C'est lorsqu'il emploie l'expression forcés à obéir. En science, je repousse complètement cette expression, même dans le sens le plus bénin. Eu science, je crois devoir défendre un principe qui domine tous les principes, celui de la liberté, de la liberté abso- lue. Quel est le progrès qui n'a pas commencé par un seul homme, se mettant en opposition avec tous les autres, leur désobéissant d'abord, puis les entraînant à sa suite? Ne forçons donc jamais per- sonne à obéir. S'il est utile qu'on soit d'accor.d sur les questions, il faut qu'on ne le soit que du libre consentement do tous. Cherchons bien les moyens de nous entendre, mais avant tout laissons faire et laissons passer. S'il y a quelque désordre actuellement encore dans la nomenclature, dans les mots, c'est peut-être un reflet fidèle de l'état des esprits sur les questions relatives aux objets eux- Chaudoir se borne irop souvent, suivant moi, à renvoyer son lecteur. Telle ii'esl pas, au contraire, la Mono;,'rapliie des Elatérides de notre digne président. Là, tout est décrit, les anciennes espèces, comme les nouvelles. Mais, m'objectera-t-on, pourquoi refaire la description d'une espèce bien connue, et déjà bien décrite, par Dejean, par exemple? Pourquoi? Parce que Dejean n'a peut-être connu que dix espèces du genre, dont vous distinguez aujourd'hui cinquante espèces; parce que, sans que vous puissiez toujours être sûrs de le savoir, il a pu confondre plusieurs formes dans une même description ; parce qu'enfin dans toute bonne description il entre toujours un élément positif et un élément comparatif, et que celui-ci ne saurait évidemment avoir la même valeur chez celui qui n'a eu que dix espèces à comparer entre elles, que chez celui qui en a eu cinquanle. .l'opiné donc qu'il serait énormément à désirer que les auteurs mo- nograplics prissent la pein3 de décrire indistinctement toules les espèces, sans rien économiser par crainte de double emploi avec qucbiue description, toujours un peu surannée au moins, XIII mêmes. Pourquoi forcer d'ailleurs personne, quand chacun n'a pas de plus grand intérêt que celui d'être compris et approuvé le plus possible? M. de Sélys-Longcliamps dit qu'il ne saurait partager l'opinion de M. de Borre quant au cas où deux espèces se trouvent porter le même nom. Vu l'inconvénient qui en résulte, un auteur de catalogue, tenant compte du droit de priorité, doit pouvoir changer le nom le moins anciennement donné. M. de Sélys-Longchamps continue comme suit : Je vais soumettre à la Société, à propos des questions de citations et de priorité en matière de nomenclature, ce que je répondais le 8 novembre dernier cà notre savant collègue M. Mac Lachlan, qui, en me communiquant pour les Additions aux Caloptérygines que je ' viens de publier, une nouvelle Sapho, qu'il avait nommée gloriosa et qu'il comptait d'abord décrire, m'écrivait en substance : « Décrivez sous votre propre nom les nouveautés que je vous communique; car les dénominations de catalogues, de collections ou in /îY^em ne doivent pas être prises en considération, mais seulement celles qui sont pu- bliées avec descriptions, )) Je répondis : « Je suis de votre avis que les noms de collection ou de manuscrit ne donnent pas im droit à celui qui les a imposés, quand même ils seraient publiés dans un catalogue imprimé, si ce catalogue n'est pas accompagné d'une diagnose convenable, et j'avoue qu'il est malheureux d'avoir à citer un de ces noms dans un travail publié. " Mais je crois aussi qu'il est équitable (sans en faire aux auteurs une obligation absolue) de conserver aux espèces que l'on publie le nom proposé parla personne qui a découvert ou communiqué l'espèce comme nouvelle, quand le nom imposé est convenable. « Dans. ce dernier cas, je trouve juste encore (regrettant en ceci de ne pouvoir partager votre opinion) de citer sous cette forme : in litteris, collection ou mss., le créateur de l'espèce; car en général, si celui-ci a donné un nom, c'est parce qu'après examen et comparai- son, il a cru que l'espèce était nouvelle. Il y a là un travail scienti- fique, inédit il est vrai, mais qui est tout au moins une sorte de col- laboration. C'est le cas qui s'est présenté pour moi, lorsque le célèbre voyageur M. Bâtes a bien voulu me céder la collection d'Odonates qu'il avait recueillie pendant son séjour sur les bords de l'Amazone. Il m'avait remis en même temps ses notes manuscrites et plusieurs descriptions d'espèces nouvelles, de sorte que j'ai considéré comme un devoir de conserver, quand cela était possible, les noms qu'il avait proposés, et de les publier avec la citation de M. Bâtes Ms.s. « Un autre motif pour conserver, quand on le peut, les noms de 1 XIV collections, c'est qu'il carrive très-souvent que les duplicata des espèces nouvelles, sont répandus avec ces nOms dans différents musées par voie de don, d'échange ou de vente. « A mon avis, il faut tenir compte également des susceptibilités de la nature humaine. Tout le monde ne voit pas les choses d'aussi haut que vous ; de sorte que, si on adoptait le principe trop absolu que vous soutenez (pardonnez-moi cette expression), il se présente- rait, me semble-t-il, deux inconvénients qui en seraient la consé- quence regrettable : « 1» Plusieurs collectionneurs auraient de la répugnance à com- muniquer aux travailleurs leurs types inédits ; « 2° D'autres, afin de donner un droit de priorité à leurs noms de collection, se hâteraient, pour les consacrer, de publier des des- criptions écrites sans études ni comparaisons suffisantes et sans la maturité de travail nécessaire. » La parole est donnée à M. le docteur Breyer : La Berliner entomologische Zeitschrift, 1873, I et II, page 181, contient un article de douze pages intitulé : Deiitungen eiuiger Kaferarten^ 1817 beschrieben in Beck's Beitràgen zur Baierischen Insekten-Fauna, von D' G. Keaatz. (Interprétations de quelques espèces de coléoptères décrites en 1817 dans les Contributions à la Faune de' Bavière). M. Kraatz n'est pas seulement membre houQraire de notre Société et rédacteur en chef de V Enlomologische Zeitschrift de Berlin, il est aussi amateur de vieux bouquins, et l'un des plus passionnés mem- bres de l'association pour la résurrection des dénominations oubliées en nomenclature entomologique. L'article sur les espèces décrites et figurées par Beck en 1817 réclame pour douze espèces le droit de synonymie — pour l'une, le droit de priorité. Il sert à inaugurer un nouveau procédé pour reven- diquer des dénominations anciennes , et à tancer vertement les entomologues qui pourraient croire que des travaux de ce genre profitent plutôt aux bouquinistes qu'à la science. « Il y a des gens, dit-il, qui osent se plaindre quand de vieux » noms sont tirés de l'oubli. Ils ne remarquent ce fait que dans le » cas oii la dénomination oubliée efface par droit de priorité une dé- )) nomination usitée. « Ces gens me paraissent manquer d'un esprit scientifique épuré, » tout autant que du sentiment ordinaire pour le droit et l'équité. » Les véritables amis de la stabilité de nomenclature ne sont*pas il XV » ceux qui, par des raisons de commodité, s'opposent au change- « ment des dénominations. » Pour que personne ne puisse douter à qui s'adresse in specie l'admonestation, il y a, à cette place, le renvoi à une note en-dessous du texte : » Il est "amusant de lire que la Société entomologique belge a été n engagée par son Président à se prononcer sur ce point : si, dans » la classification de ses lépidoptères, elle veut suivre l'ordre du n Catalogue de Staudinger et accepter alors nécessairement les » changements de dénominations que ce Catalogue apporte. » Nous discuterons plus tard les reproches qu'on nous adresse. Je dois avant tout vous exposer le nouveau procédé employé pour la résurrection des dénominations oubliées. Le mot " interprétations » d'anciennes espèces frappe déjà l'oreille et fait pressentir unÊ novation. Pourtant le mot français interpréta- tion a une signification qui laisse subsister l'idée d'une méthode rationnelle. Le mot Deutimg, en allemand, indique au contraire une méthode qui tire ses conclusions de ses prémisses sans précision logique ; il se fonde sur le sentiment : il a quelque chose de mystique, il y a du vates dans ce mot. On l'appliquerait aussi bien au déchiffre- ment des hiéroglyphes et de l'écriture cunéiforme qu'à l'explication des paraboles des prophètes et des animaux de l'Apocalypse. Cela dit, je puis vous faire voir en fait M. Kraatz se livrant à la méthode interprétative appliquée aux espèces décrites et figurées dans une brochure devenue très-rare et écrite en 1817 par feu M.Beck. Je puis le faire avec d'autant plus d'autorité que je n'ai qu'à tra- duire littéralement; M. Kraatz ayant la loyauté de nous faire assis- ter à la préparation. Je vous traduirai trois exemples, et, si vous n'êtes pas édifiés alors, vous me demanderez la traduction du reste. « Rhynehœnus velvtus. Ce n'est pas le dessin qui m'a fait recon- » naître l'espèce, mais l'indication que l'animal vit dans les fossés » remplis d'eau et qu'il est un excellent nageur et plongeur. » J'ai conclu de cette indication qu'il s'agit du vulgaire Phytobius » velxtiis dont le nom se trouve défiguré par une faute d'impression j) dans le texte primitif. (M. Kraatz nous laisse dans le doute sur la portée cataloguale de sa découverte.) » Rhynehœnus setiger Beck. J'ai commencé d'abord par me casser n inutilement la tête jusqu'à ce que je fusse arrivé enfin à cette inter- n prétation juste et pas trop invraisemblable, qu'il s'agit d'Ortho- n chœtes setiger Germar. (Spec. Lis., p. 304.) » 0. setiger Germar doit donc être remplacé par 0. setiger Beck ; n — les catalogues de Schaum et de Stein ont tort ; la description » de Beck est citée spécialement par Germar. » XVI Très-bien, — mais si la description de Beck est citée par Germar, M. Kraatz n'avait pas besoin de se casser d'abord la tête, — à moins que la méthode d'interprétation n'exige cet exercice. « 4. Dorcatoma zusmaehusense Beck est difficile à reconnaître en » dépit du dessin et en dépit de la description, — mais si l'on con- » sidère : » 1° La grandeur ; » 2" Que les mots de la diagnose : nitidum, atrum antennis pedibus- « que pallidis, peuvent se rapporter à Enneutoma affbiis Sturm. » duquel Mulsant dit : très- brillant, noir, avec les antennes et les 55 pieds ferrugineux ; 55 3° Que c'est justement de cette espèce que j'ai reçu plusieurs 55 exemplaires de M. Rosenhauer, d'Erlangen ; — on peut rapporter le 5) D. zusmaehusense à D. affinis — car il faut tenir compte des diffi- 5) cultes qu'on rencontre nécessairement en rapportant des descrip- 5» tions anciennes aux descriptions plus modernes. 5) La description de D. affinis Sturm. est évidemment meilleure, 55 mais elle date de 1837, et celle de Beck ne date que de 1817. A la fin de ces quarante descriptions, il donne encore une liste des coléoptères trouvés dans le cercle de Zusmeshausen ; à cette occasion on nous instruit que ce cercle est situé dans le royaume de Bavière, entre Augsbourg et Ulm, 48° 17-28 min. latitude, 28" 10-20 min. longitude. Pour un catalogue de coléoptères allemands le vieux nom de Beck, Zusmaehusense^ est certainement plus ori- ginal que celui de Sturm , et Beck s'est donné assez de peines. Il dit dans sa préface « que le talent inné lui a fait défaut et que l'édition de ses planches lui a coûté sous beaucoup de rapports des sacrifices bien durs. » Et voilà pourquoi les catalogues doivent débaptiser le D. affinis Sturm. et le rebaptiser D. zusmaehusense. A la première lecture, j'ai cru que M. Kraatz se permettait une de ces facéties qui sont si familières aux riverains de la Sprée. J'ai dû me convaincre, en relisant l'ensemble et en pesant tout, qu'il ne de- mande pas seulement d'être pris au sérieux, mais qu'il demande de faire autorité. Si le premier entomologue.venu se permettait pareil déraisonnement, on hausserait les épaules en passant outre, mais M. Kraatz ! — non potest vicarius., pofest episcopus. Nous avions trouvé excessive la décision du congrès de Dresde, nous avions jugé inutile de remonter systématiquement à la première dénomination pour chaque espèce d'insectes ; nous ne voulions ad- mettre la recherche du nom primitif que dans les cas où plusieurs dénominations pour la même espèce se trouvaient en présence l'une de l'autre. C'est dans ce sens que nous avons protesté. Mais, dans ce congrès, XVII au moins, on avait décidé de ne reconnaître le droit de priorité aux dénominations tombées dans l'oubli , qu'à la condition précise qu'elles fussent accompagnées d'une description suffisante ou d'un dessin reconnaissable, puis, qu'elles eussent été mises en circula- tion par une publicité suffisante. L'ouvrage de M. Beck est un ouvrage rare, ainsi de publicité res- treinte, insuffisante, mais M. Kraatz passe outre. Il avoue naïvement qu'il n'a pu reconnaître les espèces, ni d'après la description, ni d'après la ligure. Depuis les dernières années, la recherche résurrectionniste a donc marché tout doucement de la vérification scientifique exacte à k. vérification purement subjective. Pour accorder la priorité à une dénomination entomologique, il suffit aujourd'hui de nous dire qu'elle vient d'un homme qui avait peu d'aptitudes aux études entomologiques ; — qu'un cercle régio- nal est situé entre tel degré de latitude et tel degré de longitude, et surtout que cette dénomination est beaucoup plus difficile à pro- noncer et à orthographier. Quiconque se refusera à suivre M. Kraatz dans cette voie sera ac- cusé de manquer d'un esprit scientifique éclairé et du sentiment na - turel pour le juste et l'équitable. J'aime la science toute simple. Je n'aime pas la science éclairée de M. Kraatz. La vraie science est toujours le savoir éclairé par la rai- son; celle-ci n'admet pas la confusion entre la bibliographie et l'entomologie, entre l'histoire d'une science et la science elle- même. L'entomologie, dans les fouilles littéraires de M. Kraatz, disparaît comme une substance médicamenteuse dans une dissolution homéo- pathique de la deuxième et de la troisième dilution. Quant au sentiment pour le juste et l'équitable, M. Kraatz oublie qu'en envoyant M. Beck en possession, il exproprie Sturm ; celui-ci n'ayant pu reconnaître, tout comme M. Kraatz, l'espèce décrite par Beck, n'ayant pas reçu des exemplaires de M. Rosenhauer, d'Er- langen, était en droit de nommer l'espèce D. affinis. Contre le droit il n'y a pas de droit. M. Kraatz trouve que, dans mon rapport sur le catalogue de Stau- diuger, j'ai agi sans critique ; il insiste sur la phrase où je dis : que ces recherches auront fait aux progrès de l'entomologie un dommage réel pendant vingt ans. Mais n'est-il donc pas vrai que les dénomina- tions en histoire naturelle sont un moyeu et ne peuvent jamais deve- nir un but, — qu'il nous importe de pénétrer la structure, la trans- formation, la filiation vivante des êtres et non la filiation plus ou moins enchevêtrée de leurs dénominations, ~ que ces recherches minutieuses sur ce que Pierre ou Paul a compris sous telle dénomina- ANNALES DE LA SOC. EMOM. DE BELGIQIE, T. XVII. C XVIll tion ne nous éclairent pas et ne nous avancent pas dans la compré- hension de Forganisme de l'être qui est l'objet du nom. Docli inter dodos docte el puerilia traclanl. Le mot Principienreiterei (1) semble avoir pénétré dans la cuirasse. Je ne sais pourquoi M. Kraatz, qui pourtant comprend l'allemand aussi bien que moi, a fait dévier l'expression ; elle n'a rien de person- nel. Elle ne rappelle en rien, ni les occupations, ni les dignités d'un cirque ; il finit par dire que si j'accuse j\l. de Kiesenwetter d'être un principienreiter, je devrais appeler M. de Harold un artiste équestre et M. Crotch un cavalier de haute école. Il ne parle pas de lui. — Dans sa comparaison, il resterait ainsi à remplir la fonction la plus haute et la plus élevée du cirque — Celui qui dépasserait M. Crotch aurait droit au trapèze. Ambitieux M. Kraatz ! M. Mélise demande la parole et fait la communication suivante : Dyschirius intermcdius Putz. est signalé dans le Catalogue de M.Ma- thieu comme ayant été rencontré par M. Putzeys dans les environs d'Anvers. Jel'ai capturé, le 13septembrel873, danslelit desséchédes étangs d'Ixelles. J'ai trouvé au même endroit Bembidium quadripustulatum Dej., porté dans ledit Catalogue comme « espèce rare que M. Demoulin indique à Mons. » Je crois pouvoir signaler aussi comme captures plus ou moins intéressantes, le Dyschirius angustatus Ahrs., que j'ai pris àBoits- fort le G juillet 1873, ainsi que Uarpalus serripes Schh., trouvé à St- Gilles (Quartier Louise), le 3 du même mois. Ce dernier coléoptère est mentionné au Catalogue comme existant « presque partout u. Sa présence n'a pas encore, que je sache, été signalée dans les environs de Bruxelles. M. de Borre fait la communication suivante : Notre honorable président, dans le discours qu'il nous a adressé à la dernière assemblée générale, nous a exhortés à aborder autant que nous pouvons l'étude des insectes exotiques, et à ne pas nous renfermer tous exclusivement dans l'étude de la faune indigène. Je partage absolument sa manière de voir, et j'ajouterai même que, sans cette étude systématique de quelque groupe, si petit qu'il soit, (1) Pour le lecteur français, je dois raconter l'origine du mot : le prince de Reuss, Henri, je pense le LXXII% publia, en 1857 ou 58, un ordre du jour à son armée (745 hommes, y compris les officiers el les musiciens) : « Depuis vingt-cinq ans, je chevauche sur le principe qu'un bouton doit être ouvert ou lermé. » licite ichaitf don Principe heruni. XIX dans toute son extension naturelle, on peut être un savant amateur, un excellent observateur, mais on n'est pas ce que le rigorisme ap- pellerait un entomologiste. Ce n'est pas qu'il faille appuyer sur cette distinction dans une société où tous doivent fraterniser, où ceux qui croient plus sage de se confiner dans les études locales, et ceux qui ont le courage ou la témérité d'en sortir, doivent apporter en com- mun le contingent de leurs études, et le féconder. Lorsque la Société entomologique s'est constituée, elle s'est d'ail- leurs proposé pour objet, pour principal objet, l'étude entomologique du pays, ce qui appelle précisément davantage à concourir à ses travaux tous ceux qui se contentent de rester dans le rôle plus modeste d'amateurs. Je crois que nous pourrions nous demander si, à ce point de vue, nous avons aussi lieu d'être satisfaits des progrès faits depuis notre naissance, qu'au point de vue plus général sous lequel notre prési- dent examinait, il y a quelques jours, notre situation. D'abord, ne parlons pas trop des études relatives aux mœurs et métamorphoses des insectes, que nous paraissons beaucoup trop oublier. Ce n'est pas de ce côté, tant s'en faut, que nos comptes- rendus peuvent rivaliser avec ceux de la plupart des sociétés ento- mologiques étrangères (1). Parlons donc seulement de la connaissance de la faune du pays. Permettez-moi de vous citer ce que dit M. de Norguet, dans la préface du Deuxième Supplément au Catalogue des Coléoptères du Département du Nord (Lille, 1873, dans les Mémoires de la Société des Sciences) : « Nos limites entomologiques, pour rester homogènes, doivent suivre une ligue droite, allant du cap Gris-Nez à la pointe septen- trionale du département de l'Aisne, remontant par Trélon vers Namur et Liège, et gagnant de là vers l'ouest l'embouchure de l'Es- caut, en laissant en dehors la Campiue belge. « Il serait intéressant de comparer la liste des coléoptères du département du Nord avec celle de toute cette région; j'espérais trouver dans les Annales de la Société entomologique de Belgique les éléments nécessaires à cette comparaison ; mais les matériaux recueillis sur la Faune coléoptérique belge sont dispersés dans les publications de la Société, sans avoir encore été réunis dans un tra- vail d'ensemble, et très-souvent ils n'indiquent pas la localité précise où chaque espèce a été prise. » M. de Norguet a entre les mains la collection de nos Annales ce- pendant, et, s'il ne peut faire usage de nos anciens catalogues Ma- {{) Nous avons quelques bons observateurs cependaiil; mais, s'ils gardent leurs observations pour eux, c'est à peu près pour nous la même chose que s'ils n'en faisaient pas. XX thieu, ce n'est pas à cause des erreurs dont ils fourmillent, et qu'il n'est pas à même de reconnaître aussi bien que nous. Non, ce qui y manque surtout pour lui, c'est de pouvoir y discerner, pour la com- paraison avec sa faune départementale, celle des parties similaires de notre territoire, et celle des régions qui n'ont pas d'analogues chez lui, c'est le défaut des indications précises de localités. C'est donc un reproche qui pourrait aussi être fait dans une certaine mesure à nos catalogues de Lépidoptères ; nous y avons également beaucoup abusé de ces ijidications vagues et peu compromettantes : dans tout le pays , dans la plus grande partie du pays , dans presque toutes nos provinces. Parmi tout ce qui a été publié dans nos Annales en Catalogues de la faune entomologique, je n'en vois que deux qui échappent à ce reproche, ceux des Odonates et des Orthoptères, tant à cause du peu d'étendue des groupes, que surtout parce qu'ils sont l'œuvre d'un éminent entomologiste, très-attentif à saisir et à indiquer les diffé- rences fauniques. Ces catalogues en main, on peut en abstraire à volonté les faunes correspondantes des diverses parties du pays qui ont une physionomie spéciale. C'est là donc que nos autres travaux laisseraient à désirer le plus ; du moins je le pense. Je l'ai déjà dit l'année dernière, et depuis lors j'ai été singulièrement confirmé dans mon opinion par la lecture de tous les beaux traités sur la Belgique à divers points de vue, qui ont paru sous le nom de Patria Belgica. Partout, même pour des objets qui, au premier abord, semblaient ne pouvoir avoir que des rapports très-éloignés avec les conditions physiques du sol, on a trouvé en Belgique une pluralité de types tranchés, et, ce qui est également remarquable, ces divisions du pays, tracées à des points de vue si divers, sont à peu près concordantes, comme si les auteurs s'étaient donné le mot. Le seul article de la partie physique de Patria Belgica où cette division du pays est plus faiblement accusée, et oîi la tendance à comparer le pays aux contrées voisines l'emporte sur la comparaison des régions du pays entre elles, c'est l'article Entomologie. Ce n'est pas là un reproche à l'adresse de notre savant et excellent confrère, auteur de l'article. Bien au contraire. Car, que devait-il faire? Donner au pays un tableau fidèle de la situation des études entomo- logiques. Ce tableau, il l'a fait de main de maître. Avec cette situa- tion, il a, peut-on dire, photographié le résultat de la tendance uni- taire que, à mon avis, notre Société a malheureusement trop favorisée, dans un pays où, si je puis m'exprimer ainsi, l'hétérogé- néité des parties appelait au contraire une fédération d'études fau- niques locales. L'année dernière, à pareille époque, notre honorable président XXI faisait mettre à l'ordre du jour une question qui a donné lieu à des discussions intéressantes. Me sera-til permis, à mon tour, de pro- voquer mes savants collègues à discuter la question suivante, que je demanderai de vouloir bien mettre à l'ordre du jour de la prochaine séance : « Ne conviendrait-il pas que la Société Entomologique, pour pré- parer des matériaux plus sérieux à la connaissance rationnelle de la faune entomologique du pays, invitât ses membres, surtout ceux qui habitent les diverses provinces, à porter leur attention sur la faune de la localité (par exemple du canton) qu'ils habitent, à la collec- tionner, à part de toute autre collection, et à publier des catalogues de ces petites faunes locales? » J'ai déjà eu l'honneur de vous proposer cette méthode l'année passée, sans trouver de contradicteurs. Était-ce acquiescement, était-ce indiôerence? Toujours est-il qu'à l'heure qu'il est, de Heyst à Virton, de Maeseyck à Quiévrain, il n'est, je crois, pas un seul en- tomologiste étudiant les insectes du pays, qui ne soit occupé, soit en lépidoptères, soit en coléoptères, à former cette même collection des espèces de Belgique, que nous avons tous faite, nous répétant les uns les autres, comme les peintres chinois, sans grand profit pour l'avancement de la science ; pas un qui s'avise de former une collection et un catalogue des Dunes, de la région lorraine du Luxembourg, de la Campine, etc., suivant ses facilités person- nelles. Parmi les ouvrages offerts à notre Société dans cette séance, se trouvent les travaux d'un savant lépidoptériste néerlandais, M. Hey- laerts, donnant, avec des additions annuelles, les Macrolépidoptères des environs de Bréda. Est-ce à dire que nos voisins du Nord n'aient pas déjà, comme nous, un catalogue général de leur faune lépido- ptérique? Pas du tout; ils en ont un, et qui vaut certes le nôtre. Mais, bien que leur pays, au contraire du nôtre, ait une physionomie phy- sique fort uniforme, présageant une faune aussi peu variée, ils ont très-bien compris qu'il fallait au plus tôt entrer dans la voie d'une étude plus détaillée, les progrès de l'agriculture tendant à faire dis- paraître de plus en plus les traits les plus marqués de ces faunes locales. C'est l'ouvrage de M. Heylaerts qui m'a suggéré l'idée de vous présenter à discuter la question dont je demande la mise à Tordre du jour, si quelqu'un d'entre nous veut bien l'appuyer. L'assemblée, consultée, décide unanimement la mise à l'ordre du jour de la question proposée. M. Van Volxem, occupé d'études morphologiques sur les IJydro- pliilus demande à ses collègues de vouloir bien lui communiquer le plus grand nombre possible d'exemplaires des espèces de ce genre, surtout d'Europe. XXII M. de Borre, au nom de la direction du Musée Royal d'His- toire naturelle, annonce à la Société que cet établissement vient de faire l'acquisition : 1° de toutes les collections entomologiques fai- sant partie de la succession de feu Wesmael ; 2" des collections d'IIydrocanthares et Gyrinides de M. A. Chevrolat, renfermant bon nombre des types d'Aubé, Chevrolat, etc. Ces collections, comme toutes celles du Musée, sont à la disposition des membres de la So- ciété qui voudraient les étudier. La séance est levée à 9 3/4 heures. Assemblée mensuelle du 7 février 1974. PliÉSIDENCE DE M. VaN VoI;XEM, VICE-PEÉSIDEKT. Présents : MM. Boedt, Breyer, J.-B. Capronnier, Colbeau, De Keyn, Desguin, Pologne, Fondu, Lambrichs, Mélise, Proost, Pur- ves, Pioelofs, Sandoz, Vanden Broeck, Van Lansberge, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire. M. Candèze, président, s'est fait excuser de ne pouvoir assister à la séance. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 10 janvier est approuvé. Le Conseil d'administration vient d'admettre au nombre des mem- bres effectifs de la Société : MM. Ch. Piochard de la Brûlerie, mem- bre de la Société entomologique de France, à St-Florentin (Yonne), présenté par MM. Putzeys et Preudhomme de Borre ; D. Willain, instituteur, à Trivières (Hainaut), présenté par MM. Le Comte et Preudhomme de Borre; et le professeur M. Girard, membre de la Société entomologique de France, à Paris, présenté par MM. Plateau et Preudhomme de Borre. Le Conseil propose ensuite de conférer le titre de membre corres- pondant à M. Aloïs Rogenhofer, conservateur au Musée Impérial d'Histoire naturelle de Vienne et secrétaire de la Société Zoologi- que-Botanique de la même ville. Le scrutin a lieu, et M. Rogenhofer est élu membre correspondant. Le Secrétaire présente pour la bibliothèque de la Société un exem- plaire du ïome XVI de nos Annales, dont le brochage a été terminé aujourd'hui même. Correspondance. MM. E. Lefèvre et L. Hennuy remercient pour leur nomination de membres effectifs. XXIII La Société d'Agriculture de PÉtat de New- York, à Albany, remer- ciant pour l'envoi de nos Annales, annonce qu'elle vient de nous adresser les 31 premiers volumes de ses Transactions. La Direction du Musée Public de Buenos-Ayres et l'Académie Impériale des Sciences de Vienne annoncent l'envoi de leurs publi- cations. Ouvrages reçus pour la Bibliothèque : 1" Bulletin scientifique^ historique et liUérnire du Département du Nord et des pays voisins, y^ année, n'" 11 et 12 (novembre et décem- bre 1873). — Lille, 1 brocli. in-8^ Échange avec nos Annales. 2° U Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. S. A. de Makseul. Monographie des Ditomides, tribu des Carabiques, par M. Ch. Piochaed DE LA Beûleeie. — 1 broch. in-12. Echange avec nos Annales. 3" GiRAED (Maueice). — Les Métamorphoses des Insectes., 4" édition. — Paris, 1874, 1 vol. in-12, avec 378 vignettes. Don de l'auteur. 4° Anales de la Sociedad Espahola de Historia Natural. Tome II, cah. 3. — Madrid, 1873, 1 vol. in-8% avec 4 planches. Échange avec nos Annales. 5° Petites Nouvelles Entom,ologiques. N"' 92 (15 janvier 1874) et 93 (1 février 1874). Don de M. E. Deyrolle. 6° Sitzungsberichte der Kaiserl. Akademie der Wissenschaften. Ma- them.-naturwissenschaftliche Classe. Tome LXVI, Fasc. I-V; Tome LXVII, Fasc. I-III et IV- V. — Vienne, 1872-73, 3 br. in-S", avec 23 planches. Échange avec nos Annales. 7" Bulletin de la Société Royale de Botanique de Belgique. Tome XII, n°« 1 et 2. — Bruxelles, 1873-74, 2 br. in-8". Échange avec nos Annales. 8" Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie, IP série, vol. VI (1870-72). — Caen, 1873, 1 vol. in-8° avec 2 planches. Échange avec nos Annales. 9" Fauvel (Albeet). — Annuaire Entomologique pour 1874 (2* année). — Caen, 1874, 1 vol. in-18. Échange avec nos Comptes-rendus. 10" Bulletin des séances de la Société Entomologique de France. N° 18 (24 décembre 1873.) Échange avec nos Comptes-rendus. 11° Anales del Museo publico de Buenos- Aires. Tome II, livraisons 4 et 5 ; 2 br. in-4° avec 12 planches. Échange avec nos Annales. 12° Verhandlungen der Kais. Konigl. zoologisch-botanischen Gesell- XXIV schaft in Wien. Tome XXIII (1873). — Vienne, 1873, 3br. in-8°avec 1 portrait photographié et 10 planches. 43° DE Marschall (comte Auguste). — Nomendator zoologicus, continens nomina systematica generum animalhim tam viveiitium fjiiam fossilium, secundum ordinem alpltabeticum disposita. - Vienne, 1873, 1 vol. in 8». Dons do la Soc. Impér.-Royale Zoolog. et liotao. de Vienne; échance avec nos Annales. 14" rtOGExnoFER(AL.). — Bcitrag zuv geogiapfiisclien Verbieitinig einiger fur Oesterreich ueuer Sclimetterlinge. — Vienne, 1858, 1 feuille in-8°. 15" Cucullia furmosa a. sp. Ein neuer europàischer Nachtfalter. — Vienne, 18G0, 1 feuille iu-S'. 1G° Drei Schmdterlings-Metamorpliosenbeschrieben. —\iem\e, 1862, 1 br. in-8'' 17" Zur Lebensgescliichte von Ceplius compressus Fab. — Vienne, 18G3, 1 feuille in-8". 18" Fûnf Schmetledings-Zivïtter . — Vienne, 1865, 1 br. in-8''. 19" Zur Lepidopteren-Fauna Oesterreichs. — Vienne, 1866, 1 feuille in-S". 20" Ueber Zîvitler von Rhodocera B.—Yienne, 1869, 1 feuille in-8». 21" Lepidopterologische Mittheilungen. — Vienne, 1869, 1 f. in-8°. 22" Ueber die Synonymie und die friiheren Stànde von Earias insulana B. {siliquana ll.-Sch.), und Besclireibung einer neuen Art. — Vienne, 1870, 1 br. in-S». Dons de l'autour. 23" STEiNHEn. (E ). — Symbolœ ad historiam Coleopterorum Argen- liniœ meridionalis, ossia elenco dei coleotteri raccolti dal professore Pel- legrino Strobel^ durante il sun soggiorno in Buenos Aires e nei viaggi di la intrapresi a Mendoza e nel Cliili, indi a Baliia blanca ed al Carmen de las Patagones; e descrizione délie specie nuove. Traduzione del ma- noscritto tedesco inedito per P. Steobel, coW aggiunta délie notizie sulla dirnora délie specie. Centuria I et Centuria II. — Milan, 1869 et 1872, 2 br. in-8". Don de M. P. Strobel. 24" Hardwicke's Sdence-Gossip. N° 110. Février 1874, 1 broch. in-8». Échange avec nos Annales. 25° Sodété Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du 11 janvier 1874. Échange arec nos Coraptes-rendas. 26" The Entomologist's Monthly Magazine. — N° 1 17. Février 1874, 1 broch. in-8". Échange avec nos Annales. XXV 27° Bulletin de la Société Vaiidoise des Sciences naturelles. Série II, Vol. XII, n° 70. — Lausanne, 1873, 1 vol. in-8°, avec 11 planches et 3 tableaux géologiques. Échange avec nos Annales. 28° Thieleks (Aem.). — Acquisitions de la Flore belge. IP fascicule comprenant les années 1869, 1870, 1871 et 1872. — Gand, 1874, 1 br. in-8°. Don de l'auteur. Des remerciements sont votés aux donateurs. Rapports, lectures, communications. M. Purves annonçant qu'il n'a pu encore terminer son rapport sur la note de M. Putzeys relative aux Carabiques d'Antigua, la décision à prendre pour ce travail est encore ajournée. Conformément aux conclusions des rapports de MM. Candèze et Van Volxem, l'assemblée ordonne l'impression dans les Annales du travail de M. Van Lansberge, intitulé : Observations sur la classifica- tion des Lamellicornes coprophages. M. de Borre donne lecture de quelques parties d'une lettre publiée par M. Fauvel dans son Annuaire Entomologique et renfermant une critique, au point de vue surtout de la trop grande multiplicité des coupes génériques, de l'Histoire naturelle des Brévipennes de France, par MM. Mulsant et Eey, en cours de publication. Le Président demande si M. de Borre, de retour depuis deux ou trois jours d'un voyage en Autriche, n'aurait rien à nous apprendre sur ce qu'il y a pu voir d'intéressant. M. de Borre répond que, quoique son séjour à Vienne ait été assez court, il a cependant pu en tirer parti en examinant surtout les belles collections, très-soigneusement classées, de la section entomo- logique du Musée Impérial. Outre des collections générales fort riches de tous les ordres, et contenant les insectes du voyage de la Novara, il lui a été donné de voir la belle collection de coléoptères ayant servi de types à l'ouvrage du savant directeur du Musée, M. Redtenbacher (Fauna Austriaca^ Die Kàfer), dont la S"" édition vient d'être terminée. Il a encore vu de belles collections d'Hémiptères de toutes les parties de la morïarchie autrichienne, déterminés par feu Fieber, et les riches collections de Diptères de feu Schiner, acquises par cet établissement. Le public n'y est admis qu'une fois par se- maine, et il y jouit de la vue d'une petite partie seulement de ces richesses. Parmi les cadres constamment exposés dans la salle, il y a de magnifiques séries biologiques représentant les insectes utiles et les insectes nuisibles à tous les degrés de développement, avec les diverses circonstances de leur genre de vie, d'une exécution qui ne laisse guère à désirer. ANNAI.es de I.\ soc. ENTOM. I)E BELGIQUE, T. XVII. rf XXVI Grâce à l'inépuisable complaisance de notre collègue, M. Moquin- Tandon, continue M. de Borre, j'î^i été rais en rapport avec le savant hyménoptérologue, M. G. Mayr, dont les collections m'ont extrême- ment intéressé. On se figurerait difficilement ce que de telles collec- tions représentent de travail obstiné et patient. M. Mayr s'occupe aujourd'hui surtout de Torymides, et en général de fous les petits* Hyménoptères gallicoles et parasites des gallicoles. C'est en recueil- lant les galles, les nids, etc., qu'il forme ses collections. Il m'a ex- pliqué et en quelque sorte démontré, en me faisant voir le polymor- phisme incroyable de la plupart de ces petites espèces, que ce n'est que par l'éducation qu'on peut arriver à des résultats certains pour leur étude. Selon lui, les individus isolés, capturés au filet, ne peu- veiit être d'aucune utilité, ni déterminés avec certitude ; il faut abso- lument les étudier au moyen d'une ponte recueillie et mise à l'éclo- sion. Il a constaté du reste des faits semblables dans les Formicides, qu'il a étudiés antérieurement avec tant de succès. Il m'a fait voir, parmi des séries d'exemplaires neutres de certaines espèces, des différences de taille et de coloration tout à fait inattendues. M. Colbeau émet quelques doutes sur ces différences si considé- rables. Est-il toujours bien sûr que dans ces éclosions artificielles, on n'obtienne pas quelquefois plusieurs espèces mélangées? M. de Borre répgnd que telle a été aussi sa première impression, mais que M. ]\Iayr lui a affirmé être parfaitement sûr de ses conclusions. M. Breyer dit qu'il serait bien désirable que de semblables re- cherches fussent exécutées aussi chez nous, avec la même persévé- rance. M. Breyer demande ensuite la parole pour faire la communication suivante : J'ai trouvé dsLns Jahresbericht ûber die Fortschritte der Analomie und Physiologie von Prof. D' Fr. Ilofmann iind Prof. D' G. Schwalbe^ pour 1872, difierentes investigations qui intéressent au plus haut point les études entomologiques. L'espace et le temps dont nous disposons ne permettent malheu- reusement qu'un résumé assez restreint. Je me tiendrai dans ces limites. PARTHÉNOGENÈSE. Les faits dont nous nous sommes occupés à différentes reprises, et qui se trouvent compris sous la dénomination de parthénogenèse, bien loin de recevoir des démentis, ont été confirmés par des observations répétées, et leur nombre augmenté par des découvertes nouvelles. Chez les arthropodes : Apus cancriformis et Artemia salina, des œufs non fructifies se développent et produisent des femelles. xxvn Parmi les Hyménoptères, les phénomènes de la vie de Polistes gal- îica ont été derechef observés. Cette espèce est trimorphe : elle a des mâles, des grandes femelles et des petites femelles. Mâles et petites femelles périssent en automne. Les grandes femelles, fécon- dées à cette période de l'année, hivernent seules. Au printemps, chaque grande femelle commence à construire les cellules de son nid, lesremplitde nourriture, et dépose un œuf dans chacune successivement. Oe cette manière, le nid, qui présente un disque découvert qui grandit continuellement par addition de cellules nouvelles, contient des larves à des degrés de développement différents. Vers le milieu de l'été, les cellules les plus anciennes (centrales) voient éclore leurs nymphes. Ces éclosions ne produisent exclusivement que des petites femelles. Mais, pendant que l'éclosion se poursuit, la guêpe continue à construire à la périphérie de nouvelles cellules, et elle est aidée dans ce travail par toute sa progéniture, qui, de semaine en semaine, devient plus nombreuse. Les cellules qui se construisent en commun deviennent plus grandes, plus spacieuses, la nourriture qu'elles contiennent est plus abondante. Vers ce temps les petites femelles qui jouent le rôle d'ouvrières se mettent à pondre aussi. Forcément leurs œufs ne sont pas fructifies. Malgré cela, ces œufs se déveloi^pent, et quand, vers la fin de l'été, les larves des grandes cellules ont achevé leur développement, on voit éclore des grandes femelles et des mâles. L'observation la plus minutieuse a constaté itérativement que les œufs des ouvrières-vierges produisent les mâles, que les œufs de la grande femelle produisent vers cette période les grandes femelles. Comme chez les abeilles, le développement de la larve en ouvrière ou en femelle pondeuse dépend de la quantité de la nutrition. Chez Vespa hohatica, un fait isolé a démontré que l'œuf non fructi- fié produit le mâle. La Tenthrédine commune du groseiller à maquereaux {Nematus ventricosits) pond facilement sans avoir été fécondée; ses œufs non fructifies se développent presque toujours. Le fait a été observé d'abord par M. Kissler; il a été vérifié par des éducations nom- breuses et entouré de toutes les garanties possibles par M. de Sie- bold. Dans cette espèce, comme chez les guêpes, les œufs non fructifies produisent exclusivement des mâles. M. 0. de Grimm, dans un mémoire publié par l'Académie de Saint- Pétersbourg (Tome XV, n" 8) et dans un autre mémoire (Tome XVII, n" 12), raconte l'histoire du développement d'un Diptère du genre Chironomus. Il étudie en détail le développement de l'œuf de cette XXVIII espèce. Il est vrai que l'espèce n'est pas nommée, mais elle est figurée sur la planche qui accompagne le mémoire. Chez ce Diptère, la larve développe assez jeune ses ovaires ; on voit exceptionnellement des œufs mûrir chez la larve et être pondus par elle ; quand ces larves se chrysalident en été, leurs ovaires sont tou- jours remplis d'œufs mûrs, et c'est au moment où la chrysalide se forme que la ponte des œufs a lieu. En automne, au contraire, la chrysalide retient les œufs et c'est le Diptère éclos qui se charge de la ponte. Il arrive cependant souvent que le Diptère prêt à éclore n'a pas la force suffisante pour briser sa coque. Dans ce cas les œufs éclosent dans l'ovaire malgré la mort de la mère, et les larves se fraient un chemin au dehors en perçant la chrysalide. M. Grimm a enlevé l'ovaire des chrysalides, en a retiré les œufs, et en a constaté le dé- veloppement. Chez cette espèce, on trouve donc les différentes formes du déve- loppement de l'œuf non fructifié, depuis la parthénogenèse jusqu'à la pœdogénèse. Le développement des œufs non fructifies chez Solenohia tri- qiietrella et Hchetiella a été vérifié par beaucoup d'observateurs. Psyché Hélix a été élevée en grand nombre et de provenances va- riées. Une seule fois M. de Siebold a rencontré trois mâles dans un envoi de sacs qu'il avait reçus du Lac de Garda. Pour ces trois espèces, il est constant que les œufs pondus par des femelles vierges se développent et produisent exclusivement des fe- melles. On n'a malheureusement pas pu constater chez Psyché Hélix de quel sexe ont été les larves produites par des œufs fructifies. Quant à la parthénogenèse exceptionnelle se rencontrant dans des espèces dimorphes, un cas nouveau a été observé par M. Maassen et publié dans le Steltiner Entomologische Zeitung, 1870, page G8. Ce cas concerne Orgya Ericœ. Embryologie. M. Kowalewsky (Études embryologiques, Mémoires de l'Académie de St-Pétersbourg, tome XVI, n" 12.), a examiné pour la première fois le développement de l'œuf par des sections transversales. Il dé- montre que chez les insectes, comme chez les vertébrés, on peut re- connaître des feuillets distincts du blastoderme. Il trouve dans les œufs de tous les insectes qu'il a examinés, un mode de formation identique pour le feuillet inférieur"". Chez Hydrophilus piceiis^ tout comme chez Apis melli/ica, le feuil- let inférieur procède d'un repli qui se forme au feuillet supérieur. XXIX Ce dernier feuillet répond exactement au feuillet de sensation de Remak chez les vertébrés. L'autre feuillet, au contraire, ne peut se comparer exactement aux feuillets moyen et inférieur dans l'œuf des vertébrés. M. 0. Biitchli (Zeitschr. fiir Wissenscliaftl. Zool. XX, p. 519-564. Tafel XXIV-XXVII), démontre que les stigmates, les trachées et les glandes séricifères de la larve se forment par de simples replis en dedans de la peau externe et qu'ils ne peuvent nullement être considérés comme le développement d'une couche interne. Quant à la question des feuillets germinatifs, Biitchli n'entre pas dans tous les détails d'une manière fort claire, mais il constate que la couche interne du pli germinatif ne préside qu'à la formation des fibres musculaires du corps gras et des parties sexuelles. Tout le sys- tème nerveux procède évidemment du feuillet externe. L'auteur se rencontre complètement sur ce point avec le résultat des observa- tions de Kowalewsky. M. Ouljanin (Zeitschr. fiir Wissenschaftl. Zool. XXII, p. 283-304). a observé le développement de l'aiguillon chez l'abeille ouvrière. Cet aiguillon ne peut être considéré comme le produit d'une modi- fication d'une partie des segments abdominaux, mais il correspond à deux paires d'extrémités. DÉVELOPPEMENT POST-EJVIBETONNAIEE. La transformation delà chenille en papillon est l'objet d'un travail de M. Landois, qui, le premier depuis le temps de Swammerdam et de Malpighi, a repris ce sujet pour en faire une étude approfondie. (Zeit- schr. furAYissenschaftl. Zool. XXI, p. 301-316, Tafel XXIII). D'après des recherches faites sur Vanessa Urticœ et Pieris Brassi- cœ, l'auteur décrit le développement des ailes pendant la vie de la chenille et de la chrysalide. Il arrive à cette conclusion fort intéres- sante : que les ailes ne sont pas formées de simples replis excentri- ques de la peau, mais qu'elles constituent un développement du sys- tème trachéal. Déjà, avant le premier changement de peau de la chenille, on peut reconnaître, à l'intérieur du troisième et du quatrième segments du corps, les commencements des ailes sous forme des plis de l'enveloppe périionéale (c'est le terme dont il se sert) sur le tronc trachéal. Ces plis prennent une forme d'excroissance triangulaire, se remplissent de cellules et grandissent peu à peu. Vers leur base, des cellules plus allongées se remplissent de trachées •conglomérées sans fil spiral. Avant la transformation de la chenille en chrysalide, après son quatrième changement de peau, les moignons d'ailes percent la couche musculaire, se logent contre l'hypoderme , l'eu- XXX traînent au devant d'eux entre l'épiderme et le derme. Ils constituent ainsi de véritables hernies enveloppées dans un repli hypoder- mique logé entre épiderme et derme. Les ailes ne sont donc pas constituées par de simples replis excentriques des enveloppes du corps; comme on l'a cru jusqu'à présent, elles sont au contraire for- mées par une organisation déveloi)pée à l'intérieur du corps. Ces organes percent au dehors et amènent au devant d'eux l'épiderme et la cutecula qui leur servent d'enveloppe. Les ti'achées provisoires disparaissent alors et sont remplacées par des trachées définitives ; et les squammes ou les écailles des ailes s'indiquent à cette période. Leur développement procède de séries de cellules jilacées en dessous deThypoderme. Au moment del'éclosion, les ailes, qui étaientplissées, grandissent et se déplissent par insufflation d'air dans les trachées. Je me permets d'élever un doute sur le mode de déplissement de l'aile exposé par M. Landois. C'est évidemment une hypothèse de sa part, s'il attribue à l'action de l'air qui remplit les trachées, l'ac- croissement et le déplissement de l'aile. Il n'indique aucune expérience pour démontrer une pression excentrique de l'air contenu dans les trachées. Mes observations m'ont démontré que d'abord les moignons d'ailes avec lesquels le papillon quitte la chrysalide, ne constituent nullement un organe plissé et qui ne demande qu'à se déployer pour acquérir sa grandeur et son épaisseur. Ce sont des moignons dilatables beaucoup plus petits en périphérie et beaucoup plus gros en épaisseur que ne l'est l'aile définitive. On remarque un moment après l'éclosion du papillon des contrac- tions du thorax qui accompagnent le développement des ailes. Ces contractions font mouvoir les ailes et les applatissent pour ainsi dire contre la résistance de l'air, mais elles exercent en même temps une pression concentrique sur les liquides contenus dans le thorax. Ces liquides doivent se répandre par cela même le long des vaisseaux et vers la partie la moins résistante du corps. Il y a donc lieu de re- marquer une injection vers les ailes; mais l'injection part elle du système trachéal ou du système circulatoire ? voilà la question. Est-elle gazeuse, est-elle sanguine? Le système trachéal doit être peu compressible à cause du filet spiral qui l'entoure. Le système circulatoire, au contraire, ne peut ofi"rir aucune résistance à la com- pression thoracique. Je croirais d'autant plus volontiers que c'est l'injection sanguine qui joue le rôle principal dans le déveloiopement des ailes, que l'expérience démontre que, si une blessure se produit ou est produite pendant le développement de l'aile, celle-ci saigne à l'instant. Jamais on ne voit apparaître des bulles d'air dans ces gouttes de sang, et l'aile qui a saigné une fois cesse dès ce moment de se développer. XXXI M. Fondu fait la communication suivante : « Dans son ouvrage sur les Lépidoptères du département des Alpes-Maritimes, première partie, page 57, M. Millière dit, en par- lant du Bombyx Cratœgi, que « les chenilles qui passent l'hiver, vivent sous une toile commune fix.^e aux petites branches. » « Il y a là pour moi évidemment une erreur, à moins qu'en chan- geant de latitude, le mode de transformation de cette espèce ne change aussi complètement. « J'élève le Cratœgi depuis plus de dix ans ; l'insecte parfait éclot au plus tôt dans les premiers jours de septembre ; la femelle pond de 50 à 75 œufs en chapelet ; ces œufs sont recouverts d'un léger duvet et tiennent l'un à l'autre, ils éclosent du 15 mars au 15 avril selon la température de l'année, et les petites chenilles vivent isolé- ment. « Si M. Millière le désire, je puis même lui envoyer un échantil- lon de ces œufs dont j'ai encore actuellement deux pontes. » M. Lambrichs fait voir une variété mâle, très-remarquable par la pureté de son dessin, de VApamea Testacea Hub. L'exemplaire a été pris à Laeken le 27 août 1873. La question mise à l'ordre du jour, celle de l'opportunité de sti- muler les études fauniques locales est ensuite abordée. M. Weinmann dit qu'en ce qui concerne les Lépidoptères, il y a une réserve à faire. L'étude faunique, pour être sérieuse, devrait porter sur les chenilles, la capture des papillons, à cause de leurs habitudes vagabondes, pourrait amener bien des erreurs dans la confection des catalogues locaux. M. Colbeau craint que, si la Société entrait dans les vues propo- sées par M. de Borre, elle ne verrait ses publications encombrées d'une foule de petites listes faisant souvent répétition sans utilité. Dans ce cas, il vaudrait mieux conserver manuscrits tous ces docu- ments pour les faire servir à un catalogue général. M. le D"" Breyer dit qu'il est tout à fait favorable à la proposition ; mais qu'il craint qu'elle ne reste parmi les pia desideha. Les grands obstacles à la réalisation de ce but, ce sont : la concentration dans la capitale de presque tous ceux qui travaillent aux progrès de l'entomologie, l'isolement et le manque de facilités pour le petit nombre de ceux qui habitent la province, enfin le très-grand nombre de localités où il n'y a et il n'y aura sans doute de longtemps aucun entomologiste à demeure. M. Breyer dit encore qu'il faudrait faire attention pour les études locales à certaines circonstances, dont l'oubli vicierait le travail. Ce n'est pas sur la géographie politique, ni même sur la géographie géologique que doit se baser la géographie des insectes, mais bien plutôt sur la géographie botanique. Il faut ensuite partout tenir XXXll grand Compte de beaucoup d'espèces que rhomme et ses cul- tures traînent à leur suite. Il en cite quelques exemples. Les grandes voies de communications ont aussi leur importance. Il est manifeste que le chemin de fer du Luxembourg a enrichi la forêt de Soignes de plusieurs espèces de Noctuelles, apportées peut-être par des waggons à marchandises où quelques femelles s'étaient réfu- giées pour passer le jour. Sorties le soir dans des localités éloignées de leur point de départ, elles y ont fait leur ponte, d'où sont résul- tées des captures inattendues pour les entomologistes de Bruxelles. Il faudrait aussi se préoccuper plus qu'on ne l'a fait jusqu'ici de l'abondance des espèces dans chaque localité, car il peut se faire qu'il y ait des espèces communes en certaines localités qui devien- dront très-rares dans des localités voisines, ou même disparaîtront tout à fait, tandis que d'autres auront une répartition plus uniforme. Il faudrait aussi étudier les rapports entre leur distribution en Bel- gique et celle dans les contrées voisines. M. Breyer dit en terminant qu'il s'est décidé à donner des faci- lités pour remplir le but indiqué, dans l'arrangement qu'il vient de commencer de la collection des Microlépidoptères de Belgique de la Société. A la suite d'un ou deux individus bien étalés de chaque es- pèce, il y aura place pour mettre des individus recueillis dans les diverses localités par ceux de nos collègues qui voudront bien aider à ce travail faunique. M. Roelofs dit que la présentation de travaux sur les faunes lo- cales aurait peut-être souvent l'inconvénient de nous apporter des listes d'espèces mal déterminées et que nous ne pourrions con- trôler. M. de Borre dit qu'en invitant ses collègues à s'occuper de la ques- tion dont il s'agit, il ne s'est pas dissimulé qu'il y aurait, et des ob- jections et des obstacles très-sérieux, mais qu'il croit qu'il vaudrait mieux expérimenter et chercher à tr(?Uver le moyen d'éviter les ob- stacles; sinon la Société n'entrera jamais dans la voie d'études ratio- nelles. Il a ouï dire que l'un de nos plus savants confrères, M. leD"" Chapuis, est d'intention de publier un nouveau catalogue des Coléo- ptères deBelgique.il trouve ce projet regrettable. Car, quel que soit le savoir et la compétence de M. Chapuis, chacun sait que cet ento- mologiste est retenu à Verviers d'une manière continue par. les devoirs de sa profession. Il s'ensuit donc que pour la faune de tout le reste du pays, il ne pourrait se baser que sur les obsei-vations ma- nuscrites ou orales d-'autrui, lesquelles ont toujours une valeur très-, diverse, très-discutable ; beaucoup d'entomologistes, lorsqu'il s'agit d'un renseignement à donner, sont beaucoup trop prompts à dire qu'ils ont pris telle espèce dans tel endroit, alors qu'ils n'ont, ni soumis leurs captures à une détermination rigoureuse, ni tenu leurs XXXllI chasses et notes assez en ordre pour être sûrs de ne pas se tromper quant aux localités. M. Cliapuis ferait, à mon sens, un travail bien meilleur, s'il nous donnait seulement la faune du territoire sur lequel il peut continuer constamment par lui-même ses observations, c'est-à-dire des environs de Verviers dans un certain rayon, avec une carte explicative. Un pareil travail en provoquerait sans doute d'autres et nous arriverions à mieux connaître notre faune entomo- logique. M. Colbeau fait remarquer que bien des ordres d'insectes ne sont encore l'objet d'aucune étude chez nous et que ces travaux fauniques resteraient longtemps avant d'aboutir. M. Van Volxem pense que, dans un territoire aussi peu étendu que la Belgique, il n'y a guère de différences assez sensibles pour que les travaux fauniques partiels aient beaucoup d'importance à être com- parés. M. de Borre soutient qu'au contraire il y a de très-grandes diffé- rences et que ce n'est que la voie suivie jusqu'ici, celle des catalo- gues généraux, qui nous dissimule l'hétérogénéité faunique du pays. Nos diverses régions diffèrent plus entre elles qu'elles ne diffèrent des pays qui nous entourent. En résumé, la Société semble d'avis que la proposition mise à l'ordre du jour est de nature à provoquer des travaux scientifiques sérieux, mais, vu les obstacles signalés par plusieurs de ses mem- bres, elle laisserait à l'initiative individuelle le soin d'étudier les moyens d'écarter ces obstacles et d'entrer dans la voie indiquée, se réservant toujours l'examen des travaux qui en seraient le résultat. La séance est levée à 9 1/2 heures. Assemblée mensuelle du 7 mars ISS'^L. Peésidence de m. Candèzb. Présents :MM. Boedt, Breyer, J.-B. Capronnier, Colbeau, Dufour, Du Pré, Fondu, Giron, Lallemand,Lamarche, Lambrichs,Le Comte, Mélise, Morren, Purves, Roelofs, Sandoz, de Sélys-Longchamps, Vanden Broeck, Van Volxem, Weiumann et Preudhomme de Borre, secrétaire. MM. De Keyn, Fontaine et le prince de Looz-Corswarem ont fait excuser leur absence. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 7 février est ap- prouvé. Le Président donne lecture d'une dépêche du Ministère de l'Lité- rieur annonçant qu'un Arrêté Royal du 18 février dernier vient de ANNAJ.ES DE I.,V SOC. ENTOM. I>E CF.I.l'.iyUE, T. XVII. « XXXIV I placer notre Société au nombre des Sociétés scientifiques et littérai- res recevant un subside annuel de l'État pour les aider à continuer leurs publications. Correspondance. M. A. Rogenhofer remercie la Société pour sa nomination de mem- bre correspondant. MM. Piochard de la Brûlerie, Willain et Girard adressent les mêmes remerciements pour leur nomination comme membres effectif s. M. Ernest Quetelet et sa famille font part delà mort de M. Ad. Quete- let, directeur de l'Observatoire royal et secrétaire perpétuel de l'Aca- démie royale de Belgique. Un grand nombre de membres de la Société se sont fait un devoir d'assister aux funérailles de cet illustre savant. M. le D"" Sclater, secrétaire de la Société Zoologique de Londres, accuse réception du Tome XVI de nos Annales, annonçant en même temps l'envoi de la collection des Proceedings de la dite Société, à partir de 1861. La Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts de Lille annonce l'envoi de trois volumes de ses Mémoires, et transmet le Programme des questions qu'elle a mises au concours. La Société a également reçu le programme des concours pour 1875 de la Classe des Sciences de l'Académie royale de Belgique. L'Académie Palermitaine des Sciences, Lettres et Arts remercie pour l'envoi de nos publications. La Société royale des Sciences de Saxe à Leipzig, l'Académie royale des Sciences d'Amsterdam et la Société Entomologique de Russie nous remercient pour l'envoi de nos Annales, et nous adressent leurs publications. La Société Royale Linnéenne de Bruxelles, en remerciant pour l'envoi de nos Comptes-rendus, nous adresse les onze premières livraisons du Bulletin qu'elle publie. La Société Académique de Maine et Loire fait connaître que, depuis le mois d'août dernier, elle nous a adressé en trois paquets, par l'in- termédiaire du Ministère de l'Instruction publique de France, la collection entière de ses publications, en 28 volumes. Elle remercie pour l'envoi de notre tome XV L M. E. Deyrolle transmet le prospectus de la vente de la collection de coléoptères de feu M. Guérin-Méneville, ainsi que le catalogue de la vente aux enchères de la collection d'Oiseaux-Mouches de feu M. Bourcier. M. Tarnier, entomologiste à Dijon, transmet des catalogues d'in- sectes et de livres d'histoire naturelle L'album de la Société s'est accru des portraits-cartes de MM. Pio- chard de la Brûlerie, Vallette, Weyers et Osten-Sacken. XXXV Ouvrages reçus pour la Bibliothèque. \° LAheille. Mémoires (VEntomologie par M. S. A. de Maeseul. Monographie des Otiorhynchides, pages 393 à 452, titre et couverture. Nouvelles et Faits divers; n°'43 et 44. — 2br. in-12. Échange avec nos Annales. 2° Newman's Entomologist. N°M26et 127. (Février et Mars 1874). — Londres, 2 broch. in-8". Échange avec nos Annales. 3" Bulletin des séances de la Société Entomologique de France. N°' 19 (14 janvier 1874), 20 (28 janvier 1874) et 21 (11 février 1874). Echange avec nos Comptes-rendus. 4° Bertoloni ((^av. Gius.) — Di una nuova Galla deW Eschia e délie specie da aggiungersi alla Florula delV isola del Tino nel golfo délia Spezia ; Miscellanea entomologica-fitologica seconda. — Bologne, 1873, 1 broch. in-4" avec 1 pi. Don de l'auteur. 5" Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du Nord et des pays voisins. VP année, n» 1 (janvier 1874). — Lille, 1874, 1 broch. in-8°. Echange avec nos Annales. 6° Annuaire de V Académie royale des Sciences., des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. XL'= année (1874). — Bruxelles, 1874, 1 vol. in-12 avec 5 portraits. 7° Bulletin de V Académie Boijale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. T. XXXVI, N"^ 11 et 12. — Bruxelles, 1873, 2 broch. in-8'' avec 2 planches. Dons de l'Académie royale de Belgique; échange avec nos Annales. 8" Petites Nouvelles Entomologiques. N"^ 94 (15 février 1874) et 95 (1" mars 1874). Don de M. Emile Deyrolle. 9° RoGENHOFEK (A.) et Mann (J.). — Neue Lepidopteren gesammelt von Herrn J.Haberhauer. — Vienne, 1873, 1 broch. in-8°. Don de M. A. Rogenhofer. 10° GoBEET (Emile). — Catalogue raisonné des Insectes Coléoptères des Landes (Cicindélides et Carabides) . — Toulouse, 1873, 1 br. in-S". Don de l'auteur. 11° Dubois (Alph.). — Les Lépidoptères de l'Europe., leurs chenilles et leurs chrysalides \ 59'' livraison. — Bruxelles, 1874, 1 broch. in-8" avec 2 planches. Don de l'auteur. 12° Stettiner Entomologische Zeitung. XXXV^ année. N"^ 1 à 3. — Stettin, 1874, 1 broch. in-8». Échange avec nos Annales. 13° Kawall (J. h.). — Naturhistorische Andeutungen fiir die Revi- sion des lettischeji Bibeltextes. — 1 broch. in-12. Don de l'auteur. 14° Mémoires de la Société des Sciences^ de VAgriculture et des Arts XXXVI de Lille, IIP série, vol. IX, X et XI. — Lille, 1872 et 1873, 3 vol. iii-8° avec 71 planches. Echange avec nos Annales. 15" Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du \ février 1874. Échange avec nos Comptes-rendus. 46" Monatsbericht derKôniglich. Preussischen Akademie derWissen- schaften zu Berlin. Décembre 1873. — Berlin, 1874, 1 br. in-8". Échange avec nos Annales. 17" Annali del Museo Civico di Storia natiiraledi Genova. Vol. IV. — Gênes, 1873, 1 vol. in-8° avec 4 planches. Échange avec nos Annales. 18° Verhandelingen der Koninklijke Akademie van Wetenschappen- Dertiencle Deel. — Amsterdam, 1873, 1 vol. in-4'' avec'll planches. 19" Verslagen en Mededeelingen der Koninklijke Akademie van We- tenschappen. Afdeeling Natuiirkunde. IP Reeks, VIP Deel. — Amster- dam, 1873, 1 vol. in-8" avec 13 planches. 20" Jaarboek van de Koninklijke Akademie van Wetenschappen ge- vestigd te Amsterdam voor 1872. — Amsterdam, 1 vol. in-8". Dons de TAcad. R. des Sciences d'Amsterdam ; échange avec nos Annales. 21° Oversigt over det Kongelige Danske Videnskabernes Selskabs For- handlinger og dets Medlemmers Arbejden i Aaret 1873, n° 1. — Copen- hague, 1873, 1 br. in-8" avec 2 pi. 22" LiÏTKEN (Che. Fe.). — Bidrag til Kundskab om Arten af Slœg- ten Cyamus Latr: eller Ilvallusene. — Copenhague, 1873, 1 br. in-4" avec 4 planches. Dons de la Société Royale Danoise des Sciences ; échange avec nos Annales. 23" Hardwicke's Science Gossip. N" 111. (Mars 1874). 1 broch. in-8". Échange avec nos Annales. 24" Bullettino délia Societa Entomologica Italiana. Anno V°. Trim. IV. — Florence, 1874, 1 broch. iu-8". Échange avec nos Annales. 25" The Entomologistes Monthly Magazine. N° 118. (Mars 1874), 1 broch. in-8". Échange avec nos Annales. 2G" Bericht iiber die Verhandlungen der koniglich sâchsischen Ge- sellschaft der Wissenschaften zu Leipzig. Mathematisch-physische Classe. Années 18G7, fasc. I à IV ; 18G8, f. I à III, 1869, f. là IV, 1870, f. I à IV, 1871, f. I à VII, 1872, f . I à IV et supplém., 1863, f. I et II. — Leipzig, 1867 à 1873, 17 broch. in-8" avec 50 planches. Don do la Société Royale des Sciences de Saxe ; échange avec nos Annales. 27" Jekel (Henei). — Coleoptera Jelieliana, adjecta Eleutheratorum Bibliotheca. Énumération systématique et synonymique des Coléoptères européens et exotiques composant la collection de Henri Jekel. Observa- tions critiques. Descriptions d'Espèces nouvelles. Reproduction et tra- duction de genres et espèces publiés dans des ouvrages rares français et XXXVll étrangers, de manière à former insensiblement la Bibliothèque du Coléo- ptériste. — Livraison I, — Paris, 1873, 1 broch. autographiéc iii-8". 28° Note sur les genres Peribleptiis Schh., Paipalesomus Schh. et Paipalephorus Jelel. — Paris, 1872, 1 broch. in-8". 29" Note sur le genre Pterygomus, nouvelle coupe deCurculio- nides-Cryptorhijnchides du groupe des Sophrorhinides Lac. — Paris, 1873, 1 broch. in-8". Dons de l'auteur. 30- Bulletin de la Société Boijale Linnéenne de Bruxelles. Années 1872 et 1878 (livr. là V). — Bruxelles, 1872-73, 11 broch. in-8" avec 1 portrait. Don de cette Société; échange avec nos Comptes-rendus. 31° Bulletin de la Société Vaudoise des Sciences naturelles. 2'^ série, vol. XII, n» 71. — Lausanne, 1874, 1 broch. in-8° avec 3 planches et 4 tableaux géologiques. Échange avec nos Annales. 32° Horœ Societatis Entomologicœ Bossicœ. T. IX, n"^ 3 et 4. — St-Pétersbourg, 1873, 2 broch. in-8" avec 9 planches. Échange avec nos Annales. 33° DE SÉLYS-LoNGCHAMPS (baeon Edm.). — Noticc sur Constantin Wesmael. — Bruxelles, 1874, 1 broch. in-1 2 avec portrait. 34° Additions au Synopsis des Cordulines. — Bruxelles, 1874, 1 broch. in-8°. Dons de l'auteur. Des remerciements sont votés aux donateurs. Rapports, lectures, communications. M. de Borre donne lecture de son rapport et de celui de M. Pur- vessur la notice de M. Putzeys, relative aux Cicindèles et Carabiques recueillis à Antigua par M. Purves. Le rapport de M. Purves conte- nant, pour la plupart des espèces décrites par M. Putzeys, des détails intéressants sur leurs mœurs, la Société décide que ce rapport sera communiqué à l'auteur de là note. M. Roelofs dit qu'il espère pouvoir présenter à la prochaine séance un travail semblable sur les Curculionides rapportés par M. Purves, parmi lesquels il a trouvé de bonnes espèces. M. de Sélys-Longchamps demande la parole et donne lecture du travail suivant : SUR L'ABERRATION ICHNUSOIDES DE LA VAAESSA VRTICM par M. DE SELYS-LONGCHAMPS. Notre savant collègue le D"" Boisduval vient de publier dans la Revue et Magasin de Zoologie (décembre 1873, n° 12, page 409) une notice intéressante intitulée : Aberration de la Vanessa Urticœ (Aber. atrebatensis), nccomipsignée d'une belle figure coloriée (pi. XVII, f. 1.) Comme cette variété accidentelle n'est autre que celle que j'ai XXXVI II nommée khnusoides^ je crois bon d'en présenter chronologiquement la synonymie : 1" 1837. Vanessa tirticœ var. ichnusoides^ de Selys (Catal. des Lé" pid. ou Pap. de la Belgique, p. 18, Liège 1837.) Je la signalais par ces lignes : « Cette variété accidentelle très- n singulière a été prise une seule fois à Huy. Les taches des ailes » supérieures ne sont qu'aunombre de quatre comme chez la Vanessa n ichnusa de Corse, dont elle imite tout à fait les caractères. Elle fait » partie de la collection de M. Ch. Donckier. « 2° 1844. Vanessa tirticœ var. icJmiisoides, de Selys (Énumération des Ins.Lépid. de la Belgique, dans le T. Ildes Mém. de la Soc. Roy. des Se. de Liège, page 31 des tirés à part). Je reproduisais le signalement basé sur la circonstance que, par le nombre des taches noires des ailes supérieures, ellerapp.'lle Vicimusa et j'ajoutais: « elle est en outre atteinte de mélanisme dans une » grande partie des ailes inférieures. » 3" 1857. Vajiessa urticœ var. ichnusoides, de Selys (Catalogue des Ins. Lépid. de la Belgique. Ann. Soc. Ent. Belge. T. I, page 22). J'ajoutais encore : « M. Dutreux en a observé un second individu à » Nancy et un troisième à Berne. » 4" et 5° 1859. Vanessa urticœ var. ichnusoides^ de Selys (Ann. Soc. Ent. de France, 3" série, tome 7, 1859; bulletin de la séance du 27 avril, page XCIII). J'annonçais qu'un très-bel exemplaire a été pris à Lougchamps sur Geer au commencement de novembre 1857 par mon fils Walthère de Selys, et que cette variété est figurée par Herrich-Schaffer (Tab. 114, fig. 549-550). L'exemplaire figure a été pris à Greifswald par M. Pogge. Ses ailes inférieures sont entière- ment noirâtres, excepté la série marginale de taches bleues, qui n'est atteinte de mélanisme dans aucun des six exemplaires connus de notre aberration. Le D"" Staudinger, dont le Catalogue est d'ordi- naire si complet, n'a cité, ni mon aberration ichnusoides, ni la figure d'Herrich-Schiifî'er, qui ont échappé également au D"" Boisduval. Dans la note ci-dessus publiée, je disais encore que V ichnusoides est tout à fait analogue aux variétés de polychloros {testudo) figurées par Ernst et Engramelle. 6° 1873. Vanessa urticœ ab. atrebatensis, Boisd. {loco suprà ci- tato). Dans sa notice l'auteur mentionne qu'il l'a vue récemment dans la collection de M. Dclamme à Arras, où cet entomologiste Pavait prise au mois de septembre sur les fortifications de la ville. « Cette aberration, dit-il, a tout à fait le port de la V. urticœ. Ses » ailes supérieures, dont la bordure est plus large que dans l'état n normal, sont marquées seulement de grosses taches noires dont la )) seconde costale est de beaucoup plus large, et suivie de deux petits XXX IX n points blancs, comme dans les individus ordinaires. Les ailes infé- » rieures sont entièrement d'un brun noir, traversées un peu au- » delà du milieu par une rangée de cinq petites taches jaunes oblon- )) gués. Le dessous n'offre rien de remarquable. » La figure donnée correspond à cette description, si ce n'est qu'elle montre la rangée terminale ordinaire de taches bleues. Cette image est identique avec mon type, excepté que la bande antéterminale fauve des ailes inférieures est réduite à cinq petites taches isolées. Pour compléter la description, je dirai que, chez tous les exemplaires observés jusqu'ici, les taches noires des ailes supérieures sont ainsi disposées : la première (costale) est comme chez les individus nor- maux ; la seconde (également costale) est énorme, parce qu'elle est formée jjflr la réunion des deux taches ordinaires^ mais cette réunion n'est pas complète, la séparation, aussi bien chez nos exemplaires que chez celui figuré par le D"" Boisduval, se distingue parfaitement par une nuance brunâtre, qui remplace le jaune de Vurticœ. C'est pourquoi dans mes signalements, j'ai parlé de quatre taches au lieu de trois que compte M. Boisduval; enfin la dernière tache noire, placée à mi-chemin du bord interne des ailes supérieures, est plus large que de coutume, presque comme chez la race polaris Stgr,, de Laponie. Dans les cinq exemplaires connus de Vichnusoides, les deux points noirs discoïdaux des mêmes ailes ont disparu, comme chez les types de Vichnusa de Corse (on sait que cette race en montre parfois des vestiges, comme chez la race turcica Stgr., de Turquie.) Il est curieux de constater que notre aberration accidentelle ichnusoides, si rare en Belgique et dans l'Est de la France, reproduit un mélange de caractères propres à deux races locales, dont l'une est des îles de la Méditerranée, et l'autre de la zone glaciale. Un caractère est à noter : c'est que la bordure noire antéterminale des premières ailes est oblitérée vers le sommet. Je suis presque porté à croire, en ce qui concerne ces ailes, que les parties noires disparues des deux points discoïdaux et du sommet ont en quelque sorte glissé, et qu'elles sont venues augmenter l'étendue de la 2^ et de la 3" tache costales, ainsi que de la tache médiane du bord interne. Je suis d'autant plus disposé à émettre cette supposition, que j'ai sous les yeux, dans l'ouvrage d'Engramelle, trois figures de l'aberra- tion Testudo Esper.,pl. 73, 1-2, {pyrrhomelœna Hûbner, 845-846, nec pyrrhomelas Freyer, 159, 11.) appartenant à la Y.polychloros, dont les caractères sont, comme chez Vichnusoides : aux ailes supérieures, la suppression d'une partie des points discoïdaux et la réunion de la 2' et de la 3'' tache costale, — et aux ailes inférieures, un mélanisme plus ou moins étendu. (Voyez Engramelle, pi. LV, SUppL 1, tig. 3, L l. — i± LXXX, Suppl. 2, fig. 3 m. %., et pi. XVIII, Suppl. 3. fig. 5, 0. p). XL Le D"" Boisduval, dans son nouvel article, dit avec raison que, chez les Vanesses, les aberrations se reproduisent assez généralement de la même façon, et il cite la polycldoros dont je viens de parler, la var.de C. album, maculis efj'usis, et la var. de V. cardui nommée ehjmi par Rambur. On peut à la rigueur rapporter à cette dernière l'aberration de cardui prise en Belgique par M. Freyu-Tombelle de Namur, et que j'ai bignalée dans nos Bulletins. Une discussion assez longue s'engage entre les lépidoptéristes pré- sents à la séance, relativement aux diverses variétés et aberrations des Vanessa Urticœ, Polychloros, Cardui et C.-alhum. 11 est donné lecture de la note suivante, que le secrétaire a reçue au commencement de ce mois de M. le baron de Harold : Les questions sur le droit de priorité, sur celui de changer les noms faisant double emploi, ainsi que plusieurs autres sur la nomen- clature entomologique demandent à être exposées d'une manière plus détaillée que je n'ai pu le faire dans ma dernière lettre. J'y reviendrai donc dans -une note que je prépare pour les Coleopterologische flefte, et cette fois-ci j'aurai encore l'avantage de pouvoir mettre à profit les objections très-judicieuses que vous avez faites en combattant mes idées. Pour le moment, permettez-moi seulement d'attirer votre attention sur un point oii un malentendu paraît vouloir s'établir. Vous semblez exiger, avec M. de Kiesenwetter, la connaissance des objets eux-mêmes quand il s'agit d'un changement de noms. Or, cette condition, parfaitementraisonnable, et j'ajouterai même indis- pensable dans certains cas, ne peut pas même être prise en consi- dération dans d'autres. Si j'ai changé le nom de Cryptocephalus im- perialis Fabr. (nec Laichart.) en primarius, j'ai dû consulter et comparer les deux descriptions de Fabricius et de Laicharting avec les deux Cryptocephalus en question, pour m'assurer du fait, que Fabricius s'était trompé en rapportant son espèce à celle de Lai- charting. Voilà un cas oii la connaissance des objets eux-mêmes était de rigueur. Mais si je trouve, en dressant la liste des espèces du genre Cryptocephalus pour mon Catalogue, deux Cr. pukhellus, l'un décrit par Saunders et redécrit par Suffrian dans le Vol. XIII de la Linnœa entomologica, l'autre décrit comme nouveau par Suffrian lui- même, dans le Vol. III de l'ouvrage cité, si l'un de ces Cryptocephalus habite l'Australie, et l'autre la Sicile, alors je me crois en droit de changer le nom postérieur en celui de blandulus (Col. ITeft. X, 1872, pag. 254), quand même je ne connais in natura ni l'une ni l'autre des deux espèces en question. Voilà un cas oii la connaissance des ob- jets eux-mêmes n'entre pour rien du tout dans la question, car ici nous n'avons absolument à nous occuper que des noms, et non des descriptions. Enfin, dans de pareils cas, je ne puis voir aucune néces- XCl site d'avoir une nouvelle description à ces nouveaux noms. S'il ne se trouve cité après le Cryptocephahis primarius'iîiirold que : Col. Heft. X, p. 254, oii le changement a été publié, c'est exactement la même chose que s'il n'y a cité après le Cryptocephalus sericeus Linné que : Syst. Nat., ou : Faun. Suec. Pour trouver une description suffisante, re- connaissable, il faudra avoir recours dans un cas comme dans l'autre à un ouvrage descriptif. Il ne faudra donc jamais confondre l'auteur d'un nom avec l'auteur d'une description, ni exiger de l'un ce qui ne convient qu'à l'autre. Je me suis du reste étendu assez longuement sur cette matière dans un article sur la nomenclature entomologique (Col. Heft. VI, p. 51 et 52), oii je crois avoir prouvé que le premier nom d'un insecte et sa première description suffisante sont deux choses parfois différentes et indépendantes l'une de l'autre. » M. L. Quaedvlieg adresse à la Société la note suivante : Les lois de la nomenclature étant de nouveau l'objet des discus- sions de mes honorables collègues, je crois bien faire en signalant à leur attention un petit travail intitulé : The Object and Method of Zoological Nomenclature, by David Sharp. Londres, novembre 1873. Dans cette brochure, l'auteur examine d'abord le système de no- menclature actuellement en vigueur. Linné a ainsi posé la base de son système : « La botanique (ou la zoologie, suivant le cas) a deux objets en vue : classer et nommer les plantes ; et ce n'est qu'après qu'une plante est classée qu'on peut lui donner un nom. « Fundamentum botanices duplex est : dispositio et de- nominatio... dispositio est denominationis fundamentum. (Philosophia botanica, p. 97). » Et il mettait sa méthode en pratique. Il établis- sait une classification analytique, puis il dressait un système de noms d'après sa classification. Pour lui, les genres étaient les unités de la nature, les espèces étaient des fractions des genres. Dans le commen- cement même, les genres seuls recevaient de Linné un nom particu- lier. Plus tard, il sentit la nécessité de désigner par des noms diff"é- rents les diverses espèces d'un genre ; mais il ne cessa pas de les considérer comme des fractions, les genres restant la base de la no- menclature. Ce système, encore en vigueur aujourd'hui, a un .défaut grave ; c'est d'être intimement lié à la classification ; de plus il est fondé sur un principe fort discutable. Depuis Linné, la classification a subi un remaniement complet. Les genres qu'il avait érigés ont été divisés, subdivisés, corrigés ; un nombre considérable de genres ont été créés, qui à leur tour ont subi des modifications à l'infini. ANNALES DE I,A SOC. KXTUM. DK B!^r.(;iQL'E, T. XVII. f XLII La classification subissant des modifications considérables, la nomenclature a dû en éi^rouver de correspondantes. Une espèce décrite par Linné sous le nom de Scarabœus vernalis devient Geotru- pes vernalis Latrei]\e, Yiuis Sternotrupes vernalis Jekel, enfin Trypo- copris vernalis Mulsant. Mais, dira-t-on, le nom spécifique n'a pus changé? Le terme nom spécifique est une équivoque, répond M. Sliarp. Le mot vernalis n'est pas le nom de Tespèce ; il n'en est que la moi- tié. Pour qu'une espèce soit suffisamment désignée, il faut, dans la nomenclature actuelle, non pas seulement le nom spécifique, mais la réunion du nom générique et du nom spécifique, que M. Sliarp com- pare, non sans raison, le premier au dénominateur, le second au numérateur d'une fraction. L'un des deux variant, l'expression totale n'est plus la môme. Or, il n'est personne, je suppose, qui croie que la science ait dit son dernier mot relativement à la disposition des animaux en genres. Il y a toute apparence que nos genres actuels subiront encore maintes modifications. Si donc on continue à suivre la nomenclature actuelle, on arrivera à avoir pour une seule espèce une effroyable kyrielle de noms. Il est urgent de mettre une barrière à cette multi- plication des noms. Le système de nomenclature repose, avons-nous dit, sur un prin- cipe faux ; c'est que les genres sont considérés comme les bases de la nomenclature ; la nomenclature des espèces devenait par consé- quent analytique. L'expérience à montré que le sens du mot genre a varié considérablement depuis Linné, puisque les genres linnéens ont été divisés à l'infini. Il faut donc choisir pour base de la nomencla- ture un degré de la classification tel que l'accord soit le plus com- plet possible sur l'interprétation qu'il faut lui donner. Le plus sûr eût été évidemment de prendre pour base le nom de Vindividu. Mais ceci conduirait à un système impraticable. On prendra donc pour base le nom de Vespèce, parce que, quoique les avis soient fort par- tagés sur le sens du terme espèce, ils le sont cependant beaucoup moins que sur le sens du terme genre, ou de tout autre degré de la classification. Donc, M. Sharp soutient que la base de la nomenclature ■zoologique est un ensemble simple, permanent et universellement adopté de noms d'espèces. En conséquence de ce principe, M. Sharp appellera le Sternotrupes vernalis : Scarabœus vernalis Lin. Notre Vanesse de l'ortie redeviendra : Papilio urticœ, et ainsi du reste. Tel est le système préconisé par M. Sharp. Pour ma part, je le considère comme parfaitement logique, et je crois que, s'il était gé- néralement adopté, il empêcherait nos listes synonymiques de s'al- longer outre mesure, ce qui, avec notre système actuel, ne peut man- quer d'arriver. Cependant, je demanderai à M. Sharp quel avantage il trouve à XLIIl ce qu'une espèce porte un nom formé de deux mots. Qu'il tolère le maintien des deux noms pour les espèces déjà décrites, c'est très- bien. Mais pourquoi faut-il que ceux qui, dans l'avenir, décriront des espèces nouvelles, doivent employer deux mots pour consti- tuer le nom de chaque espèce ? Mais, avant de discuter sur les conséquences du principe énoncé par M. Sliarp, il faudrait que le principe fût adopté, au moins par une fraction notable des zoologistes, sinon par la totalité. Je me borne donc pour le moment à recommander à mes collègues la lec- ture de l'ouvrage de M. Sharp, et la méditation de ses raisonne- ments. Outre la partie générale dont je viens de donner un rapide aperçu, ils liront avec intérêt l'exposé des opinions de l'auteur sur les ques- tions qui, aujourd'hui, divisent le plus les nomenclateurs : Choix des noms, changements des noms établis, loi de priorité, etc. M. Sharp est d'une tolérance extrême quant au choix des noms : Grec, latin, anglais, russe, iroquois, barbarismes, sobriquets, fautes d'impression, il adopte tout. Il parle bien de quelques conditions telles que la brièveté, l'euphonie, etc., mais comme de qualités dési- rables et non indispensables. Pour moi, sans vouloir toucher aux noms abracadabrants dont il a plu à quelques auteurs de décorer les espèces qu'ils ont décrites, je trouve que Messieurs les savants auraient pu tout aussi aisément employer des noms qui n'eussent pas excité l'ire des partisans des noms classiques, ni meurtri les oreilles de ceux qui ne sont pas familiarisés avec les douceurs de la langue russe. Je ne m'arrête pas davantage à ces questions cent fois débattues. Je dirai seulement un mot de la nomenclature des variétés. M. Sharp, se basant sur ce fait que le terme variété a un sens très- vague, trouve qu'il y aurait des inconvénients, dans l'état actuel de nos connaissances, à donner des noms aux variétés. Il préfère que chaque forme différente du type soit désignée par des indications telles que celle-ci : var. A. 2 Mulsant, ou par la localité, si c'est une variété locale. Il y aurait place ici pour une dissertation sur la mé- thode d'après laquelle on dénomme aujourd'hui les espèces, méthode que Sharp expose dans sa brochure. Nous voyons que c'est en grande partie le hasard et l'arbitraire qui décident quelle forme sera consi- dérée comme forme typique, quelle forme sera considérée comme dérivée. La. science peut fort bien ne pas ratifier le choix fait par le hasard ou par celui qui a décrit l'espèce en question (1). Mais ce n'est pas à un débutant à approfondir des questions d'une impor- (1) Comparez à Eriisl Hofmann : Isoporien dcr Europriischen Tagfallcr. — Slull- garl, 1875, p. 43. XLIV tance aussi considérable. Je me bornerai donc à demander, si, en présence des changements que l'étude des origines des espèces peut produire, en présence de la nécessité où se trouve le géoué- miste de citer fréquemment les variétés locales, il n'y aurait pas avantage à donner aux formes les plus importantes d'une espèce des noms tels que, à l'occasion, ils puissent sans difficulté devenir le nom spécifique, et que, dans tous les cas, ils soient d'un usage com- mode pour les recherches sur l'histoire et la géographie des orga- nismes. Je termine ici cette analyse peut-être déjà un peu longue, et dans tous les cas impropre à faire ressortir comme je le voudrais le rai- sonnement de M. Sharp. Si elle engage quelques-uns de mes collè- gues à lire l'ouvrage de ce savant; je croirai avoir atteint mon but. Je serais heureux de voir discuter d'une façon sérieuse les conclu- sions de cette brochure. Si ensuite elles sont adoptées, tant mieux pour tous ; si elles ne le sont pas,' tant mieux pour moi, qui en suis partisan aujourd'hui et qui aurai pu constater mon erreur. Un grand écrivain a dit que apprendre que l'on a tort, c'est toujours apprendre quelque chose. M.de Borredit, en terminantla lecture de cette analyse, que notre jeune collègue, M. Quaedvlieg, lui semble s'être laissé un peu trop séduire par des propositions d'innovations excentriques, ou du moins très-peu pratiques. S'il en a le temps, dit-il, il compte porter à son tour son jugement sur ce nouveau tison de discorde lancé par notre collègue d'Ecosse dans les querelles de nomenclature. M. Maurice Girard adresse la note suivante : Je prie la Société entomologique de Belgique de vouloir bien me permettre l'insertion dans son Bulletin do quelques indications d'un intérêt véritablement général, ce qui est mon excuse pour leur pu- blicité dans divers recueils. On se préoccupe beaucoup de l'introduc- tion en Europe du ver à soie du chêne du Japon {Attacus yama-mdi^ G.-Mén.), qui peut changer en soie la feuille de nos chênes, dont l'éducation est essayée en France, en Allemagne, en Angleterre, et peut parfaitement réussir en Belgique, puisque M. de Saulcy à Metz, à peu près dans les mêmes isothermes, élève cette espèce depuis huit à neuf ans. Or, plus on approche des limites septentrionales du chêne, plus se présente le grave inconvénient d'une éclosion préma- turée des œufs de ce papillon avant le développement des feuilles de cet arbre si tardif, de sorte que les petites chenilles meurent de faim ou deviennent débiles et maladives, si l'on ne peut leur offrir que de trop jeunes feuilles ; tous les amateurs de Lépidoptères savent que les chenilles doivent être nourries avec des feuilles bien épanouies. Comme la graine de cette précieuse espèce est cotée aujourd'hui à XLV 16 fr. le cent, on comprend que beaucoup de personnes hésitent de- vant une dépense considérable, qui doit être perdue si les petites chenilles meurent ; il est certain d'autre part qu'il faut élever un peu en grand si on veut être certain de compenser toutes les causes de perte dans l'éducation de ce ver à soie, peu acclimaté encore en Europe, et avec lequel une filature de cocons de 50 p. c. des chenilles doit se regarder comme un succès. J'ai eu l'idée de retarder les œufs par. la glace, et j'ai expérimenté en ce sens à la fin de l'hiver de 1873. Il y avait de ma part une hésitation bien légitime sur le ré- sultat final, car la petite chenille du yama-maï est formée dans l'œuf quinze jours après la ponte, comme l'a reconnu le premier M. Cor- nalia, tandis qu'il en est autrement dans le ver à soie du mûrier, où le glaçage des œufs est une pratique reconnue bonne. Aujourd'hui l'expérience a parlé, et ces œufs glacés ont donné de bons résultats, notamment à Ferrussac, dans la Lozère (France), par 600m. d'altitude. M. Le Doux, à qui j'avais remis la graine ainsi retar- dée à volonté, à obtenu de très-beaux cocons. C'est donc un conseil que je puis donner en toute certitude aux personnes qui voudront essayer ces éducations, etnepas s'exposer au mécompte de voir mourir au début les jeunes vers sans aliments. Il me paraît également utile de faire connaître la petite glacière très-simple dont je me sers, et le moyen de disposer les œufs convenablement, ceux-ci devant remplir à la fois la condition. d'être maintenus à la température zéro, ce qui suspend le mouvement vital, et bien secs, ce qui empêche le déve- loppement des cryptogames de la moisissure, amenant bientôt la mort. Une grande fontaine de cuisine en grès est placée au milieu d'un tonneau, et le pourtour, ainsi que le couvercle, sont remplis, sur une épaisseur de deux décimètres environ, de filasse, ou mieux de co- ton cardé, substance qui empêche le gain de chaleur par rayonnement des corps voisins. Le robinet, par lequel sortira l'eau de la fusion de la glace, débouche hors du tonneau à sa partie inférieure. A l'intérieur de la fontaine est une grande boîte de fer-blanc pris- matique, de manière à laisser des vides anguleux entre elle et les parois cylindriques de la fontaine. Enfin dans cette boîte, on intro- duit un grand bocal de verre cylindrique, à large goulot fermé païï» un bouchon de liège, (un de ces bocaux servant à placer les fruits conservés à l'eau de vie). On suspend au bouchon, à l'intérieur, des séries de sachets de gaze contenant les œufs, qui resteront toujours ainsi dans l'air sec et froid. Il suffit chaque semaine de déboucher quelques instants le grand bocal que l'on retire au dehors, afin de donner aux œufs une provision d'air suffisante. On jette quelques gros fragments de glace dans les angles ménagés entre la fontaine de grès et la boîte de fer-blanc, ou referme au-dessus le couvercle tamponné de coton du tonneau, et XLVl 1 kilogramme de glace suffit pour deux à trois jours, avant fusion complète, le tonneau étant placé à la cave ou dans un sous-sol frais. Je recommande ce petit appareil, que j'ai emprunté au laboratoire de M. Pasteur, aux amateurs qui voudront retarder ou Téclosion des chrysalides, ou celle des œufs de Lépidoptères méridionaux jus- qu'à l'apparition des feuilles dans nos climats tardifs. Après cette lecture, une discussion sur la question du retardement des éclosions par le froid artificiel et sur la résistance au froid de l'embryon à ses diverses périodes de développement s'établit entre MM. Breyer, Candèze, AVeinmann, Van Yolxem et plusieurs autres membres présents. L'opinion qui prévaut parmi eux, est celle qu'il ne faudrait pas accepter d'une manière absolue le principe de ce re- tardement artificiel comme pouvant donner dans tous les cas les ré- sultats qu'on lui demande ; son application faite indifféremment à tous les moments du développement de la chenille dans l'œuf ne sau- rait, pensent-ils, aboutir constamment comme dans le cas où elle a réussi à M. Girard. M. le D"" Breyer fait remarquer qu'une espèce qu'on aura réussi à retarder pendant plusieurs générations, se pliera de plus en plus à ce retardement. M. R. Vallette envoie la description suivante d'un petit appareil inventé par lui pour lui pour la chasse sous les écorccs : Petite napi^e ]}Oîir la citasse des colco'pteTcs sons les écorces. Cette petite nappe, dont la longueur peut varier suivant lagrosseur des arbres dont on a l'intention de fouiller les écorces, est en toile blanche, et tendue par deux tiges de fer ou d'acier, qui la terminent à droite et à gauche, et dont les pointes peuvent s'enfoncer dans l'arbre. Ce nouveau petit ustensile n'est pas, je crois, inutile ; car, lorsqu'on chasse sous les écorces, on s'expose à perdre bien des in- sectes, alors même qu'on étend au pied de l'arbre que l'on fouille, une nappe destinée à recevoir les débris que l'ccorçoir détache du tronc. Cette manière, en effet, d'étendre une nappe par terre, ne •pmplit pas complètement le but qu'on se propose ; car, n'étant point suffisamment tendue, elle laisse un passage aux insectes qui tom- bent, entre elle et le bas du tronc, qui le plus souvent est très-irré- gulier et plus ou moins diftorme. Outre l'utilité que cette petite nappe peut offrir comme premier avantage, elle en a un second : celui de n'être point embarrassante ; elle n'exige qu'une chose, c'est que l'on emporte un écorçoir (or, ceci est indispensable pour la chasse aux écorces), alin de s'en servir pour enfoncer les petites tiges dans le corps de l'arbre dont on se propose de visiter l'écorce. XLVII M. le D'' Breyer dit qu'il ne trouve pas que cet ustensile puisse être considéré comme une invention nouvelle. C'est un de ces mille ins- truments de chasse que tout chasseur improvise tous les jours, en y ajoutant des variantes, suivant sa sagacité personnelle. M. de Borre préférerait de beaucoup à cette nappe la nappe en ta- blier que nous indiquait l'année passée M. Le Brun, nappe qui s'atta- che d'un côté à la ceinture du chasseur et de l'autre se fixe à l'arbre. En empruntant à M. Vallette ses pointes d'acier, que M. le Brun n'avait pas imaginées, on perfectionnerait encore le tablier. ï\ est donné lecture du travail suivant ; ISOPOEIEN DER EUEOP^ISCHEN TaGFALTEE, VON ErNST HoFMANN, (Extrait des Wûrtemb. naturwissenschaftl. Jahresheften, 1873) Analyse par Louis Quaedvlieg. D'après le D'" Jâgers, la faune de l'Europe moyenne se compose de trois éléments : l^Les espèces qui habitaient l'Europe pendant l'époque glaciaire, et qui, maintenant, sont restreintes aux Alpes et aux hautes lati- tudes boréales (faune glaciaire). 2° Les espèces qui, pendant l'époque glaciaire, s'étaient retirées dans le territoire méditerranéen, et qui, depuis, ont repassé les Alpes (faune méditerranéenne). 3° Un grand nombre d'espèces immigrées du Nord de l'Asie {faune sibérienne). M. Ernst Hofmann, dans l'ouvrage que j'ai sous les yeux, se pro- pose de rechercher comment les idées de M. Jàgers s'appliquent à la distribution des lépidoptères diurnes. Pour cela il se base sur un vaste ensemble de faunes locales. — Pour la Belgique il a choisi V Énumération des insectes lépidoptères de la Belgique, publiée en 1845, par notre savant collègue, M. de Sélys-Longchamps. 88 Rhopalo- cères y sont cités ; des' recherches postérieures en ont porté le nom- bre à 101, énumérées dans le Manuel que j'ai publié en 1873. Il paraît incontestable que, pendant la période glaciaire, la faune de l'Europe moyenne a dû être très-pauvre, surtout en fait de lépi- doptères diurnes. Un coup d'œil jeté sur la faune des régions boréales suffit pour nous eu convaincre. Au-delà des Alpes, la faune doit avoir subi un appauvrissement analogue et, parmi les espèces qui peuplent aujourd'hui la région méditerranéenne, un petit nom- bre seulement ont pu y subsister pendant la période glaciaire. Quand le climat devint moins froid, les espèces glaciaires durent se retirer des plaines de TEurope centrale, qui reçurent une popu- lation nouvelle, produite par une double immigration : 1° Des espèces que l'époque glaciaire avait chassées au delà des Alpes, repassent ces montagnes et reprennent possession do leur ancien domaine, l'Europe moyenne et septentrionale. XLVIII 2° Une grande quantité d'espèces asiatiques pénètrent en Europe. Staudinger, dans son Catalogue, cite 450 diurnes comme appar- tenant à la faune du territoire européen; de ce nombre, 281 appar- tiennent à la faune de l'Europe proprement dite. M. Hofmann les divise comme suit : 1. Espèces Europeo-Sibériennes .... 173 2. a. Espèces Europeo-Asiatiques ... 39 b. Espèces Europeo-Afro-Asiatiques. . 12 3. Espèces Europeo-Africaines .... 8 4. Espèces Européennes propres . ... 21 5. Espèces Alpines 23 6. Espèces Boréales 5 Total. . . 281 Les espèces connues jusqu'à présent en Belgique se répartissent dans les catégories suivantes : 1. Espèces Europeo-Sibériennes . ... 89 2. Espèces Europeo-Asiatiquos .... 7 3. Espèces Europeo-Afro-Asiatiques. . . G 1. Espèces Eueopeo-Sibéreennes. Papilio Podalirius L. P. Machaon L. Aporia Ciataegi L. Pieris Brassicaj L. P. Napi L. P. Rapae L. P. Daplidice Esp. Anthocharis Cardamines L. Leucophasia Sinapis L. Culias Palaeno L. G. llyale L. C. Edusa F. Rhodocera Rhamni L. Thecla Bctulœ L. Th. Spini Schiir. Th. W-all)uni Kiioch. Th. llinis Esp. Th. Pruiii L. Th. Quercus L. Th. Rul)i L. Polyommatus VirgaureoD L P. Hippothoe L. P. Dorilis Ufn. P. Phlœas L. P. Anii)hidanias Esp. Lycœna Argiades Pall. L. Acgoii Schiir. L. Astrarche Bgstr. L. Icarus Rott. L. Rellargus Rolt. Lycœna Hylas Esp. L. Damon Schiff. L- Argiolus L. L. Mitiima Fuessl. L. Semiargus Rott. L. Cyllarus Rolt. L. Alcon F. L. Anon L. Apatura Iris L. A. llia Schiff. Limenitis Popuii L. L. Sibilla L. Vanessa Lovaiia L. V. C-albuin L. V. PoIychlorosL. V. Urlicœ L. V. lo L. V. Antiojia L. V. Atalanta L. V. Caidiii L, Melitoîa Maturna L. M. Aunnia Rott. M. Cinxia L. M. Diclynna Esp. M. Athaiia Rott. Argynriis Aphirapc Ilb. A. Sciciic Schiir. A. Euphrosyne L. A. Dia L. A. Pales Schiff. Argynnis Ino Esp. A. Latonia L. A. Aglaia L. A. Niobe L. A. Adippe L. A. Paphia L. Erebia Médusa F. E. Ligea L. E. Aethiops Esp. Satyrus Rriseis L. Pararge Mœra L. P. Megœra L. Epinephele Hyperanthus L. Cœnonynipha GEdippus F. (1) C. Hero L. G. Arcania L. G. Pamphilus L. C. Tiphon Rott. Spilothyrus Alcea? Esp. Syrichthus Carthami Hl). S. Al-veus Hb. S. Serratulœ Rbr. S. Malvœ L. Nisoniades Tages L. llesi)eria Linoola O. U. Sylvanus Esp. II. Gomma L. Cyclopides Morpheus Pall. Garterocephaius Palœmon Pall. (1) .le trouve celle espèce citée dans les notes recueillies par M. Weinmann sur la faune (les Hliopalocères beli;es, avec la mention suivante : « M. de Sélys indique, dans la séance du 2 mars i8G1, queM. Pulzeys a pris à Arloii celle espèce. Jusqu'à ce jour elle n'a pas été relrouvée. » XLIX 2. Espèces Europeo -Asiatiques. Lycaena Bâton Brg. Melanargia Galathea L. Syrichthus Sao Hb. L. Coridon Poda. Satyrus Statilinus Hufn. Nemeobius Lucina L. Epinephele Tithonus L, 3. Espèces Eueopeo-Afeo-Asiatiques. Lycœna Baetica L. Pararge Aegeria L. Hesperia Thaumas Hfn. Satyrus Semele L. Epinephele Janira L. H. Acteon Esp. Les autres groupes établis par M. Hofmann ne sont pas repré- sentés en Belgique. Dans la seconde partie de son travail, l'auteur passe en revue les trois éléments de la Faune européenne ; c'est d'abord la L — Faune Boeéale et Alpine. Cette faune, avons-nous dit, habitait l'Europe pendant la période glaciaire. M. Hofmann lui attribue une origine sibérienne. Nous en reparlerons donc à propos de cette dernière. II. — Faune Méditereanéenne. La paléontologie nous apprend que c'est dans les contrées médi- terranéennes qu'il faut chercher les restes de la faune qui occupait l'Europe moyenne à l'époque miocène. Chassés de cette région par le froid de la période glaciaire, ils cherchèrent naturellement à ren- trer en possession de leur ancien domaine dès que les circonstances devinrent plus favorables. M. Hofmann, pour étudier plus facile- ment leurs migrations, divise en quatre groupes les espèces médi- terranéennes : 1" 21 espèces sont propres à l'Europe méridionale et aux îles de la Méditerranée. Ce sont des formes qui résultent d'aberrations subies par des espèces qui ont pénétré dans ces contrées après l'époque glaciaire ; M. Hofmann le démontre par des considérations tirées surtout de la distribution géographique. 2° 8 espèces europeo-africaines. Ce sont les restes de la faune miocène que le froid glaciaire avait chassés en Afrique, et qui, quand le climat est devenu plus chaud, sont rentrés en Europe, très-probablement par l'Espagne, ainsi que le montre la distribution de ces espèces. Quelques espèces miocènes ont pu également passer dans l'Asie Miaeure à l'époque glaciaire. 3° 12 espèces sont communes à l'Europe, à l'Asie et à l'Afrique. Quel fut le point de départ de l'immigration de ces espèces en Europe? Est-ce l'Asie Mineure? Est-ce l'Afrique septentrionale? C'est encore en examinant leur distribution que l'auteur trouve des preuves incontestables de l'origine asiatique de la plupart d'entre elles. Remarquons cependant que le doute est encore permis à l'égard ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. g des trois Satyricles belges que nous avons rangés dans cette catégo- rie, surtout pour Satyrus Semele et ParargejEgeria. 4° 39 espèces communes à l'Europe et à l'Asie Mineure. Hofmann a tracé une carte de la dispersion des espèces originaires de l'Asie Mineure, comprenant, outre le groupe dont nous nous occu- pons, les 12 espèces du groupe précédent. Il a adopté une méthode bien propre à faire comprendre l'intensité de l'immigration pour chaque point de l'Europe. Il recherche combien chaque faune locale comprend d'espèces provenant de l'Asie Mineure. Il inscrit sur une carte les nombres qu'il obtient, puis il joint par une ligne tous les nombres égaux. Cette ligne passe donc par une série de points où l'intensité de l'immigration est la même. Pour les espèces provenant de l'Asie Mineure, il a tracé les lignes pour les nombres 3, G, 9, etc. Ces ligues d'égale intensité d'immigration sont nommées Isopories. Nous voyons d'après cette carte que l'intensité maximum est con- finée à un territoire qui s'étend depuis la Perse jusqu'à la Grèce. Cette, intensité égale d'une immigration sur les deux rives d'une mer a sa source dans l'existence à l'époque miocène d'une terre qui joignait la Grèce à l'Asie Mineure (1), et qui, d'après M. Hofmann, a été la retraite d'une partie des formes miocènes chassées de l'Eu- rope par le froid glaciaire, d'où, après cette période, elles sont reve- nues en Europe. Naturellement, plus on s'éloigne du point de départ, plus le nombre des espèces immigrantes décroît. Il y a cependant des exceptions. Au sud des Alpes, de Vienne aux Pyrénées, il y a un certain nombre d'espèces qu'on ne retrouve qu'en Grèce et* dans l'Asie Mineure, et qui manquent dans les régions intermédiaires. Des deux explications que l'auteur propose pour cette anomalie, la plus probable, à mou avis, c'est le caractère éminemment favorable du climat des vallées méridionales des Alpes. Les environs de Kasan présentent un phénomène analogue, que l'auteur explique par la protection que l'Oural donne à cette contrée contre les vents froids du Nord-Est, parle récent exhaussement de cette terre au dessus des eaux (2), et par l'uniformité du sol et de la végétation. J'avoue que ces raisons ne me paraissent pas des plus concluajites. Elles expliquent parfaitement pourquoi les isopories font une saillie dans la direction de Kasan, mais non pas pourquoi plusieurs espèces trouvées aux environs de cette ville ne se trouvent pas, par exemple, en Crimée, ni au nord du Caucase. M. Hofmann traite ensuite de diverses irrégularités que présen- tent les isopories ; c'est ainsi que les Alpes et les Carpathes arrêtent (1) Cf. Osw. Ileer. Le Monde primitif de la Suisse. Trad. Isaac Démolie. 1872, p. 542. (2) Cf. 0. Ileer. loc. cil. p. 542. Ll l'immigration de maintes espèces, tandis que les environs de Vienne et le midi de la France leur offrent un passage plus facile. L'Afrique septentrionale semble avoir été peuplée par l'Espagne et par la Sicile. III. — Faune Eueopeo-Sibeeienne. Des 281 espèces que possède l'Europe, 173 lui sont communes avec la Sibérie. On ne peut guère douter que la grande majorité ne soient d'origine Asiatique, car l'époque glaciaire avait chassé tous ou presque tous, les Ehopalocères de l'Europe centrale. C'est ici le lieu d'exposer les opinions de M. Hofmann au sujet des espèces alpines et boréales. « On admet généralement, dit-il, que, lorsque le climat commença à devenir plus chaud, les animaux et les plantes glaciaires se retirè- rent à la fois vers le Nord et vers le sommet des montagnes. S'il en était ainsi, les faunes et flores alpines et boréales auraient bien plus d'analogie. On ne retrouve dans le Nord que 2 diurnes alpins : Erebia Lappona et Syrichthus Andromedœ. Le genre le mieux représenté dans les Alpes et dans le Nord est le genre Erebia^ qui compte 43 espèces dans le catalogue de Staudinger. De ce nombre, 18 sont propres aux montagnes de l'Europe, 2 aux hautes latitudes, 14 à la Sibérie et d à l'Arménie ; les 8 autres sont communes à l'Europe et à la Sibérie. D'un autre côté, sur 61 diurnes trouvés en Laponie, 47 habitent l'Europe moyenne, 1 les Alpes, les 13 autres sont pro- pres aux régions boréales ; mais 8 d'entre eux se retrouvent en Sibérie. » Se basant sur ces considérations, et sur le petit nombre des espèces europeo-africaines, qui sont, avons-nous vu, les restes de la faune des Ehopalocères de l'Europe moyenne à l'époque miocène, M. Hof- mann dit que le froid glaciaire a dû chasser tous les papillons diur- nes de l'Europe centrale ; que même les espèces qui sont propres aux Alpes et aux hautes latitudes sont d'origine Asiatique. Elles seraient arrivées à l'époque où le froid commença à diminuer ; la chaleur aurait repoussé, les unes vers les Alpes, les autres vers le Nord, et, depuis ces temps reculés, les espèces ont subi des transfor- mations telles qu'elles diffèrent spécifiquement de leurs congénères du Nord. Je crois que M. Hofmann a été ici un peu absolu dans ses conclu- sions. Est-il bien certain que le froid glaciaire ait eu une intensité telle que les Ehopalocères auraient dû disparaître complètement de l'Europe moyenne? Heer (1) dit qu'un abaissement de 4 à- 5 degrés de la température suffit pour expliquer l'ancienne étendue desgla- (1) Heer, loc. cil. p. 674 LU ciers suisses, et Ch. Martins (1) fait remarquer que cet abaissement correspond à attribuer à Genève le climat d'Upsal, de Stockholm, de Christiania et de la partie septentrionale de l'Amérique dans l'État de New-York. D'autre part, la prédominance du genre Erebia en Europe, soit dans les rhontagnes, soit dans le Nord, tendrait à faire attribuer à ce genre une origine européenne. Je suis loin de vouloir nier l'origine postglaciaire de quelques espèces alpines, ni l'origine sibérienne de plusieurs Erebia. Tout ce que je veux dire, c'est que je ne regarde pas comme suffisamment prouvée l'immigration glaciaire ou postglaciaire des formes alpines en Europe. Plusieurs peuvent, me semble-t-il, y avoir existé auparavant. M. Hofmann attribue donc à une immigration asiatique nos espèces alpines. Quand le froid devint un peu moins intense que au fort de l'époque glaciaire, ces espèces se répandirent en Europe ; quand la chaleur devint plus forte, elles durent, pour trouver des conditions de vie conformes à leur nature, se retirer dans les monta- gnes. Ainsi durent immigrer d'abord les espèces alpines, puis les espèces subalpines (parmi lesquelles nos trois Erebia, notre Colias Palœno et Argynnis Pales)^ enfin les espèces de la plaine. Quant au chemin que cette immigration aura suivi, il est probable qu'une partie des espèces qui se trouvent aujourd'hui en Sibérie et en Europe, ont pénétré dans ce dernier pays par l'Asie Mineure, car il s'en retrouve dans cette dernière contrée. M. Hofmann a dressé également une carte des isopories de l'immi- gration sibérienne ; mais, vu le nombre considérable des espèces, il n'a tracé les lignes que pour les nombres de 10, 20, 30... espèces. — Puis il examine, comme il l'a fait pour l'immigration de l'Asie Mineure, les particularités que présentent ces isopories. De môme que pour la première, nous trouvons que l'immigration a produit des îles, où l'intensité de l'immigration est plus grande que dans la région environnante; ce sont : 1° le Caucase, 2''les Alpes, 3" les mon- tagnes de la Scandinavie. Nous avons vu qu'une même cause expli- que parfaitement cette particularité de la faune des montagnes ; mais, tandis que le Caucase semble avoir été un obstacle important à la dispersion des lépidoptères sibériens (il s'en trouve 108 sur le versant Nord, 82 seulement du côté de l'Asie), les Alpes ne parais- sent pas avoir exercé une bien grande influence sur cette immigra- tion. M. Hofmann explique comme suit cette particularité : le vent du Nord-Est doit avoir été le principal agent de dispersion de la faune sibérienne ; les montagnes, comme le Caucase, dont la ligne de faîte coupe presque perpendiculairement la direction de ce vent, ont dû être (1) Marlins, Du SpiUberg au Sahara, 1866, p. 259. LUI un obstacle important à l'immigration. Il en est de même pour les Alpes piémontaises. Mais les Alpes de la Suisse, dont la direction s'écarte peu de celle du vent du Nord-Est, 'n'ont pu présenter un obstacle sérieux. Peut-être pourrait-on ajouter à ces raisons que, à la lin de l'épo- que glaciaire, la configuration des terres n'étant pas ce qu'elle est à présept, bon nombre d'espèces qui ont pénétré en Europe par le midi, c'est-à-dire par l'Asie Mineure, n'ont pu s'établir du côté méri- dional du Caucase. On pourrait encore avancer que beaucoup d'es- pèces d'origine sibérienne peuvent supporter les conditions de vie qu'elles trouvent au nord du Caucase, qui ne sont pas de nature à supporter celles tout différentes que leur présente la Transcaucasie. La distribution de la faune sibérienne nous montre encore de quelle importance sont les bras de mer comme barrière naturelle ; nous pouvons-nous en convaincre en comparant notre faune avec celle de l'Angleterre. Il y a en Belgique 96 espèces europeo-sibé- riennes et asiatiques; l'Angleterre n'en compte que 62. Mais nous remarquerons d'autre part, que, si la Belgique produit environ 5 p. c. d'espèces europeo-afro-asiatiques, l'Angleterre en possède 10 p. c, fait qui se trouve d'accord avec ce que nous savons de l'influence d'un climat marin (surtout du voisinage du Gulfstream) sur la disper- sion des plantes méridionales. M. Hofmann donne ensuite les raisons qui lui font admettre que l'immigration sibérienne se poursuit encore de nos jours. Enfin, il donne une liste des espèces qui, dans leur immigration, ont été mo- difiées et ont formé des races géographiques. Il fait remarquer que, si son opinion est exacte, quand une espèce est représentée en Sibérie et en Europe par des formes différentes, le type de l'espèce est évi- demment la forme sibérienne, quoique le hasard ait le plus souvent décidé que la forme européenne serait considérée comme le type. Nous trouvons en Belgique les variétés suivantes : Type : Vaeiété : Melitœa Erycina Led. Altaï, Amour. M. Dictynna Esp. Argynnis Ossiaiius Hbst. Sibérie. ^1. Aphirape Hb. Cœnonympha Perseis Led. Altaï. C. Hero L. C. Tiphon Rott. C. var. Philoxenus Esp. Tel est l'exposé sommaire des recherches et des conclusions aux- quelles est arrivé M. Hofmann. On doit savoir gré à cet auteur d'avoir ouvert une voie nouvelle aux recherches des lépidoptérolo- gistes et desgéonémistes. Pour expliquer le fait que les îles Cana- ries et celles du Cap-Vert ont une faune et une flore fort analogues à celle des régions méditerranéennes, M. Murray et d'autres natura- LIV listes ont supposé que ces terres avaient été autrefois reliées à l'Eu- rope par unctcrrc aujourd'hui disparue. Si l'on admet que le froid glaciaire a repoussé en Afrique les espèces qui occupaient le bassin de la Méditerranée, n'est-il pas permis de supposer que c'est à l'Afri- que septentrionale que ces terres auront été rattachées? Plus tard, quand les autres parties du monde seront mieux explo- rées, il sera intéressant de comparer les faunes de tout l'hémisphère nord sous le rapport des influences de l'époque glaciaire. Je crois que seule, cette étude pourra nous révéler le véritable lieu d'origine de chacun des éléments de nos faunes. En attendant, applaudissons à ce premier pas fait dans une carrière qui promet d'être féconde en déeouvertes. M. le D' Breyer prend la parole pour critiquer le mémoire de M. Ilofmann dont l'analyse vient d'être lue. Ce travail sort, dit-il, des méthodes positives que la science devrait s'imposer et ne fait que courir d'une hypothèse à une autre sans prendre même garde à celles dont la vraisemblance est le plus contestable. Qu'est-ce, par exem- ple, qu'une faune sibérienne d'oii les espèces seraient venues remplir l'Europe après la période glaciaire. L'auteur pense-t-il donc que la période glaciaire ait été un fait local, tout propre à l'Europe, et qui aurait été épargné à la Sibérie? Tous les faits acquis à la science tendent à prouver le contraire, et à prouver aussi qu'on s'est consi- dérablement exagéré les conséquences de l'époque glaciaire quant à la faune. Et que viennent encore faire dans les raisonnements de M. Hofmann les faits hypothétiques et très-anciens de la période miocène oii il va puiser aussi des arguments? M. Vanden Broeck remarque que l'auteur passe aussi sous silence dans son argumentation toute l'époque pliocène entre l'époque mio- cène et les temps quaternaires ; c'est cependant une période d'une durée très-rospcctable. M. Breyer conclut qu'il est regrettable de voir déployer tant d'éru- dition dans des travaux tout hypothétiques, où l'on croit avoir résolu l'équation et trouvé la valeur de x dès qu'on l'a exprimée en fonctions de ?/ et de z, substituant plusieurs inconnues aune inconnue. M de Borre dit que, bien qu'il regretterait de porter un jugement aussi sévère sur la valeur d'un travail qui peut, en dépit de la mé- thode et des arguments trop hypothétiques, renfermer des choses vraies pour la science, il doit s'associer complètement aux vues de son savant collègue, M. Breyer, quant à l'inopportunité de tels tra- vaux qui, s'ils sont séduisants, pour la jeunesse surtout, en ouvrant le champ à l'imagination, peuvent égarer la science hors des mé- thodes expérimentales, dont elle a pourtant si besoin de s'étayer. Qu'on laisse un peu en paix pour le moment les œ, les tj et les z, et LV qu'on travaille davantage à mieux connaître les valeurs de a, b et c. L'équation ne s'en résoudra que mieux plus tard. M. de Borre demande la parole pour donner lecture d'une lettre que lui a adressée M. A, Fauvel, secrétaire de la Société Linnéenne de Normandie, à propos de la question qui figurait à l'ordre du jour de la dernière séance : » Les comptes-rendus de vos séances m'intéressent toujours vive- ment par les discussions de principes auxquelles elles donnent lieu, et je vois avec grand plaisir que votre dernière séance portait à l'ordre du jour la convenance des collections locales; sans doute cette question aura porté ses fruits et le prochain bulletin nous les fera connaître.' En attendant, permettez-moi quelques remarques sur ce sujet qui n'est pas sans me préoccuper pour ma Faune gallo-rhénane. H Rien n'est plus utile que les collections locales, et j'en ai dit mon opinion dans ladite faune (T. I, p. 115) ; aussi moi-même, mal- gré les exigences de mes travaux qui nécessitent une collection gé- nérale, j'ai distingué dans mes cartons par une étiquette de couleur spéciale les espèces de la Basse-Normandie, délimitée selon sa con- figuration géographique et ses caractères géologiques et botaniques ; c'est là ma collection du pays ; chaque insecte y; porte un numéro d'ordre renvoyant à un registre où je note, au retour de la chasse, toutes les particularités de capture observées. » Mais il ne suffit pas de faire cette collection, il faut la classer et en déterminer exactement les espèces ; c'est là en province que commence la difficulté et que se fait sentir le secours d'une Faune comme celle que j'ai entreprise. Le manuel des coléoptéristes (pour ne parler que de ceux-ci) manquant vraiment jusqu'ici, les collec- tions de province sont en général mal nommées ; j'ai parcouru une partie de la France pour vérifier les collections ; j'ai reçu surtout de mes très-nombreux correspondants des communications de leurs chasses, soit en bloc, soit déjà nommées, et sans cesse j'ai eu à con- stater, par exemple pour les Brachélytres, que je traite actuelle- ment, des erreurs de détermination spécifique. Ces erreurs ne sont rien tant que le possesseur de la collection locale n'en pu|jlie pas le catalogue ; mais, s'il le publie, comme plusieurs l'ont fait chez nous, ces falsœ species prennent droit de cité dans la science, et alors commence pour les auteurs de Faunes générales, un vrai travail de Sisyphe. Il faut solliciter la communication de toutes les espèces de ces catalogues, qui paraissent étrangères à la localité citée, les vé- rifier et publier des rectifications perpétuelles ; ouvrez ma susdite Faune, et vous verrez que le chapitre Observations y est plein, après une foule d'espèces, de ces rectifications. Je prends un seul exemple, le plus récent et celui qui vous touche le plus près. Le Deuxième Supplément du Catalogue de M. de Norguet indique comme indigène LVI du département du Nord, le Quedins montkola, insecte alpestre. Avant de voir la bestiole, il y avait 99 1/2 sur 100 à parier que le nom était erroné, ce qui arriva en effet, car, sur la communication que vient de m'en faire mon ami Lethierry, j'ai reconnu le vulgaire Quedius rufipes, et cependant le Catalogue de Norguet est très-bien fait dans son genre. » A chaque pas, je relève des erreurs semblables dans nos cata- logues locaux publiés, et il me faut imprimer des delenda et corri- genda dont je me passerais volontiers, outre que ce n'est pas une petite peine que de correspondre avec les auteurs de ces catalogues, de solliciter la communication de leurs dubia, et de leur notifier les rectifications ; le temps employé à cette besogne profiterait davan- tage à une autre. Combien au contraire je me félicite des simples listes manuscrites d'espèces que les collecteurs m'envoient, comme celles des Hautes-Pyrénées par mou savant ami Pandellé ! Au moins, si une erreur se découvre dans la liste, elle ne donne pas lieu à deux lignes de rectification imprimée. Et notez qu'en tout cela les collec- teurs ne perdraient rien à ne pas publier eux-mêmes ces catalogues locaux ; car les catalogues ne sont que des relevés de chasses dont toute la valeur est dans l'exactitude de noms indiqués; donc, avant de publier ces travaux, et même en s'abstenant absolument de les publier, s'ils soumettaient leurs insectes aux spécialistes ou aux au- teurs de faunes générales, leurs découvertes seraient enregistrées fidèlement et leur réputation scientifique augmentée. Prenez ma Faune, vous verrez chaque localité citée avec le nom de l'inventeur. Fairmaire a fait de même dans la sienne, seulement il n'a pas tou- jours vérifié les indications manuscrites ou imprimées, et il en est résulté des inexactitudes. Je ne parle pas de ceux qui, comme Rey, se contentent d'écrire pour patrie d'une espèce : le Midi, les Alpes, les Pyrénées, etc. Cela est déplorable et je crois l'avoir assez répété dans mon dernier Annuaire (page 79.) « En résumé, si j'avais à répondre à la question de votre dernier Bulletin belge, je crois, d'après mon expérience, que j'exprimerais le vœu que les entomologistes fassent chacun une collection de son pays (canton, arrondissement, département ou province), mais qu'a- vant toute publication, les catalogues de ces collections soient sou- mis aux spécialistes, ou plutôt à une commission centrale, facile à constituer par exemple au sein de votre savante compagnie, laquelle se ferait communiquer par le collecteur toutes les espèces qui lui paraîtraient douteuses pour la région, objet du catalogue. Encou- rager les collecteurs à publier eux-mêmes les catalogues me paraît déplorable et de nature à entraver beaucoup l'avenir de la géogra- phie entomologique, à cause des nombreuses erreurs qui se glissent forcément dans ces ouvrages, r LVl M. de Borre fait à cette lettre la réponse suivante : De toutes les objections que M. Fauvel fait aujourd'hui, et que plusieurs de nos collègues ont présentées dans la dernière séance à la proposition de localiser les études fauniques, l'une des plus sé- rieuses à mon avis, est celle de l'impossibilité de s'en rapporter à la fidélité des déterminations que chacun ferait ainsi de son côté, ob- jection qui résulte de l'interprétation qui a été donnée à tort au mode d'exécution de ma proposition, insuffisamment développée par moi. Je dis : à tort, car mon intention, en proposant une nouvelle application dans nos travaux entomologiques du principe de la divi- sion du travail, n'était nullement de revenir sur la première appli- cation de ce principe dans la spécialisation morphologique des efforts de chaque entomologiste, spécialisation que tout le monde accepte sans murmurer. Puisque notre savant correspondant a pris pour exemple le tra- vail, très-utile du reste, qu'il a eu la pensée d'entreprendre sur la faune coléoptérique de la France et des contrées voisines, qu'il me permette de lui poser cette question : En dehors de son étude spé- ciale des Staphylinides, oii il fait autorité, et sans doute de quelques autres familles qu'il connaîtra plus particulièrement, pense-t-il avoir assez approfondi toute la science des Coléoptères pour s'ériger en juge compétent de tout cet ordre? Pour continuer le travail très- considérable qu'il a à peine commencé, ou bien il essaiera d'y faire seul face, et alors, sans compter avec l'éventualité de n'en pas voir le bout, il sera très-inégal, quant à la valeur des différentes parties de son œuvre ; ou il devra faire appel dans une certaine limite aux lumières d'autres spécialistes, et il rentrera alors sagement dans le principe de la division du travail. Mais pourquoi n'admet-il pas alors que chaque entomologiste qui se restreindrait à la collection et à l'étude d'un petit canton, ne puisse pas en faire autant, c'est-à- dire s'étayer sur les déterminations de tous spécialistes compétents, avant de publier, ou même de nommer définitivement quoi que ce soit dans sa collection. Dans les travaux fauniques, l'étude du détail des localités, des dates et des autres petites circonstances des captures, clef de bien des problèmes de la distribution géographique, ne peut être faite bien exactement que sur les lieux mêmes. Celui qui sera réduit à se faire le simple chasseur de M. Fauvel ou de tout autre généralisa- teur, s'occupera-t-il à relever cou amore dans sa collection ces menus détails, dont l'importance se perdra pour lui, et le travail du géné- ralisateur n'en souffrira-til pas ? Soit dit en passant, M. Fauvel me semble aussi attacher trop d'im- portance aux livres et aux descriptions pour le travail de détermi- nation. Il faut des livres, tout le monde est d'accord sur ce point, et ANNALES DE L\ SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. Il LVIll les débutants surtout en réclament à cor et à cris. Mais en vain ajoute-t-on manuel sur manuel, description sur description, les es- pèces difficiles et douteuses restent difficiles et douteuses, et tout en- tomologiste sait qu'il est des formes avec lesquelles la meilleure description ne sert de rien ; il faut absolument en venir à la compa- raison dans les collections. J'ai remarqué que plusieurs de nos collègues ont cru que je cher- chais à pousser à la publication de listes, de pures listes d'espèces des diverses localités. Telle n'est pas la pensée qui a dicté ma pro- position ; ces listes arides, à quoi serviraient-elles ? si ce n'est de matériaux pour une liste générale à peu près aussi aride des espèces rencontrées sur le sol de la Belgique . Or, une liste semblable, à quoi à son tour servirait-elle bien? J'admets que celui qui collec- tionne les insectes sans but, et uniquement pour collectionner quelque chose, trouvera dans un catalogue de ce genre l'équivalent de ce qu'est pour les collectionneurs de timbres-poste, l'album du Petit Louis ou tout autre canevas du même genre. J'admets encore qu'il pourrait servir à faciliter les échanges entre les amateurs. Mais nos études entomologiques doivent-elles prendre exclusive- ment une telle direction ? Ne devrions-nous pas aspirer à produire sur la faune du pays des travaux remplis jusqu'aux bords de faits, d'observations pouvant profiter à la vraie science, et non de stériles énumérations de noms. Pour que l'ensemble soit tel, m'est avis que le détail devrait être tel; c'est-à-dire qu'il consisterait principale- ment en petites faunules de nos divers cantons, où l'auteur, après avoir au besoin soumis ses chasses à la détermination des entomo- logistes les plus compétents, en exposerait bien méthodiquement le résultat, avec toutes les observations concomitantes . Ce qu'il fau- drait surtout, c'est le développement graphique du travail, au moyen de petites cartes topographiques, et même hypsométriques. Quant à l'extension systématique d'un semblable travail, il est évident qu'il serait très-rare, si pas impraticable, de la voir comprendre tout le domaine de l'entomologie. Si chacun a dû se restreindre à l'étude d'un ordre, ou même quelquefois d'une famille, chacun ne sait, guère chasser avec fruit beaucoup plus que les insectes qu'il a choisis pour sujet d'études. Ensuite les occasions de faire vérifier et déterminer les groupes manqueront bien souvent. Bref chacun ne produirait que ce qu'il pourrait produire de bon et de sérieux. Comme exemples choisis au hasard, nous pourrions avoir ainsi : les Coléoptères de l'arrondissement ou du canton de Verviers, les Cara- biques de celui de Bruxelles, les Staphyliniens des Dunes, les Hy- ménoptères de l'arrondissement de Hasselt ou de celui de Turn- hout, les Géométrides de la forêt de Soignes, etc., etc., c'est-à-dire une foule de petits travaux fauniqucs, d'abord très-intéressants par LIX eux-mêmes, ensuite dans les limites des forces de chacun de nous sans doute, puis enfin précieux pour le jour, encore bien éloigné, où l'on pourra songer à des généralisations sérieuses sur la faune de notre pays. Quant aux limites d'espace dans lesquelles chacun se renfermerait à son choix, rien de plus simple que de les définir, sur- tout que de les figurer sur une petite carte, comme je l'ai dit plus haut. Je viens de parler du moment assez éloigné, je pense, où l'on pourra faire des travaux généraux, et c'est encore là un fondement d'objections. Je répondrai que ce n'est pas en puisant des motifs de découragement dans cette considération que l'on hâtera le moment de les voir paraître. En science, il faut savoir faire preuve d'abnéga- tion et préparer pour les générations futures le travail qu'on n'est pas à même de faire soi-même. Nous n'avons pas eu en Belgique, comme en Allemagne et en France, un mouvement entomologique notable remontant en-deça du siècle ; nous avons tous connu noa premiers entomologistes, et nous avons même l'honneur de voir encore siéger parmi nous quelques-uns de ceux qui ont introduit dans le pays l'étude de cette science. Travaillons comme eux, sans nous plaindre de ne pas voir mûrir notre récolte aussi tôt que nous le voudrions (1). On a parlé aussi du désir bien naturel que chacun aurait de géné- raliser soi-même ses propres observations, comme d'une des raisons qui empêcheraient de produire en détail dès à présent ce qu'on pour- rait déjà livrer à la connaissance de la faune du pays. Ce sentiment, naturel peut-être, mais mal raisonné, est ce qui a produit ce que j'ai entendu appeler spirituellement l'école des naturalistes-cacheurs, et je crois pouvoir affirmer que suivre cette tendance, c'est rendre un très-mauvais service aussi bien à soi-même qu'à la science. D'abord personne ne vous empêche, tant s'en faut, de généraliser, quand, dans votre opinion, le moment en sera venu, et vos propres observations, et celles des autres, à moins bien entendu que ceux-ci, obéissant à ce même sentiment personnel, ne se soient refusés de leur côté à en donner connaissance à personne. Vous gardez donc soigneusement vos découvertes pour qu'elles ne servent qu'à vous, du moins pour le moment, et, ce faisant, vous mettez obstacle, au grand détriment du progrès de la science, aux déductions qu'elles suggéreraient à d'autres, et qui échapperont peut- être toujours à vous-mêmes. Au contraire en les publiant, vous pou- (1) C'est ce trop grand empressement à vouloir arriver d'emblée aux généralisations, même les plus audacieuses, qui fait produire tant de travaux prématurés qui sont à la géographie enlomologique rationelle ce que les romans de Walter Scott ou d'Alexan- dre Dumas sont à riiistoire. IX vez faire ouvrir des horizons nouveaux qui vous profiteront à votre tour, et, pour satisfaire votre légitime amour-propre, vous vous faites reconnaître tout le mérite qui vous revient, et qu'on ne saurait plus vous ôter, sans que d'un commun accord tout le monde se récrie et vous fasse rendre justice. D'un autre côté, si, par suite de votre obs- tination à tenir la lumière sous le boisseau, un autre venait à décou- vrir de lui-même et publier avant vous ce que vous cachez, votre réclamation à la priorité sera à peine écoutée et l'on vous déboutera très-justement, en vous disant : Que ne publiiez-vous ? Mais le pire résultat de cette manie de cacher ce qu'on sait comme les pies et les corbeaux cachent tout ce qu'ils dérobent, c'est celui qui se produit quand la vieillesse vient, et qu'on prend enfin congé de ce monde en laissant un trésor ainsi enfoui et souvent à tout jamais perdu pour la science comme pour son égoïste propriétaire. Il n'y a pas longtemps que j'étais amené à faire de profondes ré- flexions sur ce sujet, devant les collections laissées par notre savant président honoraire. Il faut bien le dire, feu Wesmael, ainsi que l'avouait un de ses anciens élèves dans la préface à un mémoire pos- thume publié dans nos Annales, feu Wesmael était aussi un de ces cacheurs. Il a pourtant beaucoup écrit, beaucoup fait progresser la science ; mais que d'autres observations, que de travail inédit et perdu n'accusent pas les matériaux de ses collections ; et tout cela reste et restera sans doute toujours indéchiffrable, car ceux qui ca- chent leurs observations, ont soin de les bien cacher, au point de finir par en perdre quelquefois eux-mêmes la clef dans leurs vieux jours. Et vous, qui vous montrez si jaloux de conserver pour vous seuls vos propres observations et l'éventualité des généralisations subséquentes, que diriez-vous si, du fond de votre tombeau, vous pouviez voir quelque héritier de vos collections et de vos notes, s'ar- mant de sagacité et d'une persévérance héroïque, arriver à déchiffrer tout ou partie de vos secrets, et publier ainsi, et vos observations et les siennes, ne vous rendant justice qu'autant que celarlui semblerait bon? C'est ce sentiment personnel, cette espèce d'égoïsme mal entendu, comme tous les égoïsmes, qui me paraît être toujours le plus grand obstacle dans ces grands travaux scientifiques, qui ne sont exécuta- bles, nous ne saurions trop nous le dire, que par un concours bien organisé de tous ceux qui s'en occupent, et tout d'abord par la divi- sion du travail. On l'applique bien déjà en prenant pour étude, qui les lépidoptères, qui une famille de coléoptères, qui une famille d'hy- ménoptères, etc. Il faudrait aussi se dire que les travaux fauniques sont également, dans leur ensemble, un de ces monuments gigan- tesques qu'un seul maçon ne saurait élever à lui tout seul. La faune entomologiquede la Belgique est, dans l'édifice de la science, un pan \ LXI de mur déjà beaucoup trop grand pour un seul homme ; une société peut en mener à bonne fin la construction, mais à condition que cha- cun attaque résolument une fraction de l'ouvrage proportionnée, plutôt même inférieure, à ses forces ; mais si chacun veut prendre plus qu'il n'en saurait faire, ou si chacun veut rester les bras croisés, pour ne travailler qu'au couronnement de l'édifice, dont il faudrait commencer par établir les fondements, autant renoncer de suite à cette construction. Moi-même, qui, comme conservateur de collections publiques et comme secrétaire de votre société, ne puis remplir dans vos travaux que le rôle d'un simple manœuvre, vous servant les matériaux, bri- ques et mortier, dont vous vous montrez généralement trop peu pressés de faire usage, je suis plus à même que personne de consta- ter quand vous perdez ainsi votre temps. Plusieurs membres font remarquer que la prochaine séance tombe- rait le samedi de Pâques, et qu'à cette circonstance se joint celle d'une excursion préparée pour cette époque par la Société Malacolo- gique. Suivant leur désir, l'assemblée déclare que la séance du mois d'avril sera postposée de huit jours. M. de Sélys-Longchamps appelle l'attention de ses collègues sur l'ouverture qui vient d'avoir lieu, d'une ligne de chemin de fer entre Hasselt et Maeseyck, ce qui donne maintenant un accès facile à un canton dont l'exploration entomologique, évidemment très-intéres- sante, avait été jusqu'ici négligée, à cause de la difficulté des com- munications. La séance est levée à 10 heures. Assemblée mensnelle du 11 avril lS7'i. Présidence de M. Candèze. Présents : MM. Boedt, Breyer, J.-B. Capronnier, Colbeau, De Keyn, J. De Lafontaiue, Dubois, Dufour, Fologne, Fondu, Lalle- mand, Lambrichs, de Looz-Corswarem, Purves, Sandoz, de Sélys- Longchamps, Vanden Broeck, Van Lansberge, Van Volxem, Wein- mann et Preudhomme de Borre, secrétaire. MM. Mélise et Putzeys se font excuser de ne pouvoir assister à la séance. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 7 mars est approuvé. Le Président annonce que le Conseil d'administration vient d'ad- LXII mettre au nombre des membres effectifs : M. le baron Oscar de Heusch de la Zangrye, à Vliermael-Roodt (Liml)ourg belge), présenté par MM. Maurissen et Preudhomme de Borre. Dans sa séance de ce jour, le Conseil d'administration a adopté le 24 mai (dimanche de la Pentecôte) pour la date de l'excursion de la Société à Baudour. CorrespoAdance. La Société Entomologique Néerlandaise adresse à notre Société un exemplaire de la médaille commcmorative des vingt années de présidence et des éminents services de M. le D"" Snellen van Vollen- hoven, l'un de nos membres honoraires. La Société accepte avec reconnaissance le don de cette médaille, et charge son secrétaire d'écrire une lettre pour faire connaître qu'elle s'associe de cœur à cette manifestation. Une dépêche du Ministère de l'Litérieur annonce la réception par voie diplomatique d'un paquet de publications de Sociétés françaises adressées à notre Société. La Société Hollandaise des Sciences de Harlem adresse le pro- gramme de ses concours. La Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut en- voie également le programme de ses concours de 1874. La Société Zoologique de Londres envoie une série complète de ses Proceedings avec planches coloriées, depuis l'année 1861. La Société décide qu'une lettre de remerciements pour ce don magnifique lui sera adressée. La Société d'Histoire naturelle de Boston annonce l'envoi de ses publications et accuse réception du tome XIV de nos Annales. L'Académie des Sciences de St-Louis (Missouri) transmet la col- lection complète de ses publications, et, sur le désir manifesté par elle, l'assemblée décide qu'une collection de nos Annales lui sera envoyée. L'Office of the Geological Survey of the Territories, à Washing- ton, nous adresse ses publications avec demande d'échange. L'as- semblée accepte cette proposition et décide qu'il lui sera envoyé dès maintenant nos tomes XV et XVL Une demande semblable, accompagnée d'un volume, est adressée par rOfiice of the Chief Signal Officer, à Washington. La Société décide qu'il y sera répondu par l'envoi de nos Comptes-rendus. Le Bureau Scientifique central Néerlandais annonce l'envoi de di- verses publications de Sociétés scientifiques des Pays-Bas, notam- ment une collection considérable de celles de la Société d'Histoire naturelle de Batavia, et les huit tomes parus des Archives Néerlan- daises des Sciences exactes et naturelles. LXIII Le Secrétaire annonce qu'eu même temps qu'une collection des Mémoires de la Société Académique de Maine-et-Loire, il a reçu le tome II des publications de la Société d'Études scientifiques d'An- gers, apparemment envoyé dans l'intention de demander aussi un échange de publications. La Société y acquiesce, et décide que notre tome XVI sera adressé à ladite Société. L'Institut Royal des Sciences, Lettres et Arts de Venise, la Société des Naturalistes de Modène et la Société des Naturalistes de Danzig nous remercient pour l'envoi de nos Annales et nous adressent leurs publications. De semblables remerciements nous sont adressés par l'Académie Royale des Sciences d'Amsterdam, l'Académie Palermitaine des Sciences, Lettres et Arts, l'Académie Royale Danoise des Sciences et Lettres, l'Essex Institute de Salem (Massachusetts) et la Société Hollandaise des Sciences à Harlem. L'Académie Impériale des Sciences de Vienne, la Société Entomo- logique des Pays-Bas, la Société Linnéenne de Bordeaux, les Socié- tés des Sciences naturelles de Styrie et de Carlsruhe nous annoncent l'envoi de leurs publications. M. Snellen van Vollenhoven transmet le prospectus, avec une planche coloriée, d'un ouvrage iconographique in-4", sur les Ichneu- monides du Nord-Ouest de l'Europe, dont il entreprend la publica- tion sous le titre de Pinokagraphia. Ouvrages reçus pour la Bibliothèque : 1" Verslag van de zevende wmtervergadering der Nederlandsche En- tomologische Vereeniging^ gehouden te Leiden den 6 december 1873. — 1 br. in-S". Don de 2° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France. N"" 22 (25 février 1874) et 23 (II mars 1874). Échange avec nos Comptes-rendus. 3" Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de Toulouse, VH'^ année, pages 257 à 350 (fin). — Toulouse, 1873, 1 br.,in-8° avec I pi. Echange avec nos Annales. 4° Mernorie del Beale Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti. Vol. XVII, part. I, II et III, et Vol. XVIIII, part. I. — Venise, 1872 à 1874, 4 vol. in-4° avec 22 planches. Don de cet Institut ; échange avec nos Annales. 50 MiLLïÈRE (P.). — Ico7iograpliie et description de Chenilles et Lépidoptères inédits. Tome III, 33^ livraison. — Paris, 1873, 1 broch. in-8'' avec 4 pi. . „ . Don de l auteur. 6" Bulletin de V Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Série II, T. XXXVII, n"' 1 et 2.— Bruxelles, 1874, 2 br. in-8^ . ^ , Echange avec nos Annales. M LXIV T Fifty-fourtli Annual Report of the Boavd of Public Education of the First School District of Pennsylvania, comprising the City oj Phila- delphia, (or the year ending Decemher 51, 1872. — Philadelphie, 1873, 1 vol. in-8° avec 29 pi. (Trois exempl.) Don de la Smitbsonian Institution de Washington. 8° Annual Report of the Chief Signal Offîcer to the Secretary of War for the year 1872. — Washington, 1873, 1 vol. in 8° avec 25 cartes et planches (Trois exempl.) Don de l'Office of the Chief Signal Officcr, War Department, à Washington; proposition d'échange avec nos publications. 9" Proceedings ofthe Boston Society of Natural Ilistory. Vol. XIV, p. 225 à la fin, et Vol. XV, part. I et II. — Boston, 1872-73, 4 br. in-S" avec 2 pi. 10° Memoirs ofthe Boston Society of Natural History. Yo\. II, Part. II, N"' Il et m. — Boston, 1872 et 1873, 2 br. in-4° avec 2 pi. Dons de la Société d'Histoire naturelle de Boston ; échange avec nos Annales. ] V Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences. Vol. I, n*" 2 et 3. — Buffalo, 1873, 2 br. in-8» avec 3 pi. Échange avec nos Annales. 12» Transactions ofthe Academy of Science ofSt-Louis. Vol. I, N"' 4 à4; II, N»« 1 à 3 et III, N» 1. — St-Louis, 1857 à 1873, 8 vol. in-8» avec 34 pi. Don de cette Académie; échange avec nos Annales. 13" Bulletin ofthe Essex Institute. Année 1872, n°' 1 à 12. — Sa- lem, 1872, 12 br. in-8^ Échange avec nos Annales. 14" I\ ir\ IW and VP^ Annual Reports ofthe United States Geolo- gical Survey ofthe Territories. — "Washington, 1873, 2 vol. in-8" avec 21 pi. Don de l'United States Geological Sarvey of the Territories ; prop. d'éch. avec nos publicat. 15° The Entomologisfs Annual for MDCCCLXXIV. — Londres, 1874, 1 vol. in- 16 avec 1 planche. Don de M. H. T. Stainton. 16° Petites Nouvelles Entomologiques. N°' 96 (15 mars 1874) et 97 (1 avril 1874). Don de M. E. Deyrolie. 17° Mittheilungen des naturwissènschaftlichen Vereines filr Steier- mark. Année 1873. — Graz, 1873, 1 vol. in-8° avec 6 pi. Échange avec nos Annales. 18° Annales des Sciences physiques et naturelles, cr Agriculture et d'Industrie, publiées par la Société impériale d'Agriculture, etc. de Lyon. Série lll. Tomes IV, V et VI. — Lyon, 1860 à 1862, 3 vol. gr. in-8'' avec 7 pi. 19° Annales de la Société d'Agriculture, Histoire Jiaturelle et Arts utiles de Lyon. Série IV, T. IV (1871). — Lyon, 1872, 1 vol. gr. in- 8" avec 5 pi. Dons de cette Société: échange avec nos Annales. 20° MuLSANT (E.) et Rey (Cl.). — Histoire naturelle des Coléoptères LXV de France. Brévipennes. Aléochariens (2 parties). — Paris, 1871 et 1873, 2 vol. gr. in-S" avec 7 pi. Don des auteurs. 210 Proceedings of the scieiitific meetings ofthe Zoological Society of London. Années 1861 à 1873 (part. 1 et 2) et Index, 1861-1870. — 37 vol. in-8'' avec 640 pi. Don de cette Société; échange avec nos Annales. 22" Mémoires de la Société nationale des Sciences de Cherbourg. Tome XVII. — Cherbourg, 1873, 1 vol. in-8° avec 2 pi. Échange avec nos Annales. 23° Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux. \\Y série. Tomes VII, 2' partie et VIII, parties 1 et 2. — Bordeaux, 1872, 3 vol. in-S" avec 24- planches. Échange avec nos Annales. 24° Société Linnéenne du Nord de la France. Bulletin mensuel. N°^ 5 (1 novembre 1872) à 16 (1 octobre 1873). — Amiens, 12 br. in-S". Echange avec nos Comptes-rendus. 25° Mémoires de la Société Académique de Mai7ie-et-Loire.Tom.es I à XXVIII. — Amiens, 1857 à 1872, 23 vol. in-S» avec 16 pi. Don de cette Société ; échange avec nos Annales. 26° Bulletin de la Société d'Études scientifiques d'Angers-. IP année (1872). — Angers, 1873, 1 vol. in-S" avec 1 pi. Don de cette Société ; proposition d'échange avec nos publications. 27" Comptes-rendus hebdomadaires des séances de V Académie des Sciences. Tome LXXVII, n» 26 (29 décembre 1873). — Paris, 1873, 1 br. in-4°. Échange avec nos Annales. 28° Annuario délia Societa dei Naturalisti in Modena: Tomes VII et VIII, fascic. 1. — Modène, 1873-74, 1 vol. et 1 br. in-8'' avec 8 pi. Échange avec nos Annales. 29° Monatsbericht der Kôniglich Preussischen Akademie der WiS" senschaften zu Berlin. Januar 1874. — Berlin, 1874, 1 br, in-8°. Échange avec nos Annales. 30° The Journal of the New-York State Agricultural Society. Vol. XX-XXIII (1870-73), Index. — Albany, 1873, 1 feuille in^°. Don de cette Société. 31° U Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. S. A. de Maeseul. T. IX, pages 161 à 268. Nouvelles et Faits divers, V série, n° 45 et IP sériel, n° 3. — 2 br. in-12. Échange avec nos Annales. 32° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du 1 mars 1874. Échange avec nos Comptes-rendua. 33° The Entomologistes Monthly Magazine. — N° 119 (avril 1874), i br. in-8°. Échange avec nos Anna'es. ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE nBI.GIQUE, T. XVM. i LXVI 34" Hardwide's Scieiice-Gossip. NM12 (cavril 1874), 1 br. in-8°. Échange avec nos Annales. 35° Newman's Entomologist. N° 128 (avril 1874), 1 br. in-8°. Échange avec nos Annales. 36° The Zoologist : a monthly Journal of'Natural History. IP série, n» 103 (avril 1874), 1 br. in-8». Échange avec nos Annales. 37° Bulletin scientifique^ historique et littéraire du Département du Nord et des pays voisins. VP année, n°' 2 et 3. — Lille, 1874, 1 br. in-8°. Echange avec nos Annales. 38° Acta Societatis Regiœ Scientiarum Indo-Neerlandicœ. Tomes I à VII. — Batavia, 185G à 18G0, 7 vol. in-4° avec 25 pi. et cartes. 39" Natuurkundig Tijdschrift voor Nederlandsch Indie, uitgegevén door de Koninklijke Natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch Indie. Tomes II à XV, XVI (livr. 3, 5 et 6), XVII à XIX, XX (livr. 4 à 6), XXI à XXXII. — Batavia, 1851 à 1873, 64 volumes et broch. in-8", avec 103 pi. et cartes. Dons de la Société Royale des Sciences des Indes Néerlandaises ; échange avec nos Annales. 40° Sitzungsberichte der Kaiseriichen Akademie der Wissenschaften. Band LXVIII, Heft MI. — Vienne, 1873, 4 br. in-8°, avec 1 pi. Echange avec nos Annales. 41" The Transactions ofthe Entomological Society of London for the year 1873. Parts I to V, and 1874, Part I. — Londres, 1873-74, 6 br. in-8'' avec 6 pi. Échange avec nos Annales. 42° Sitzungsberichte der mathematisch-physikalischen Classe der K. B. Akademie der Wissenschaften zu Mûnchen. 1874, Heft II. — Mu- nich, 1873, 1 br. in-8». 43" Beetz (W.). — Der Antheil der K. Bayerischen Akademie der Wissenschaften an der Entwickelung der Electricitàtslehre. — Munich, 1873, 1 br. in-4°. Dons de l'Acadénaie royale des Sciences de Bavière ; échange avec nos Annales. 44° Verhandlungen der Naturwissenschaftlichen Vereins in Carls- ruhe. VP" Heft.— Carlsruhe, 1873, 1 vol. in-8° avec 6 pi. Échange avec nos Annales. 45° Tijdschrifl voor Entomologie^ uitgegevén door de Nederlandsche Entomologische Vereeniging. IP Série, VIP' Deel, Platen 1 te 8. VIIP'° Deel, Aflever. I to VI. — La Haye, 1872-73,' 6 br. in-8» avec 20 pi. Échange avec nos Annales. 46° Snellen van Vollenhoven (S. C). — Sepp's Nederlandsche Insecten. IP' Série, IIP Deel, N°' 13 à 24. — La Haye, 1872, 6 broch. in-4» avec 12 pi. Don do l'auteur. 47° Archives Néerlandaises des Sciences exactes et naturelles^ publiées LXVIl par la Société Hollandaise des Sciences à Harlem et rédigées par E. VON Baumhauee. Tome VIII, livr. 3 et 4. — La Haye, 1873, 2 br. in-S" avec 13 pi. Don de cette Société ; échange avec nos Annales. 48° Schriften der Naturforschenden Gesellschaft in Danzig. Neue Folge. Band III. Heft II. — Danzig, 1873, 1 vol. in-8» avec 7 pi. Don de cette Société; échange avec nos Annales. Des remerciements sont votés aux donateurs. Rapports, lectures, communications. Après avoir entendu la lecture d'une lettre de M. Putzeys et les observations de MM. Purves et de Borre, commissaires, ainsi que de plusieurs autres membres, l'assemblée décide que la Notice sur les Cicindèles et Carabiques recueillis dans l'île d'Antigoa par M. Purves, de M. Putzeys, sera insérée isolément dans les Annales, sans préju- dice de la décision à prendre pour d'autres notices sur des insectes de ce voyage, qui seraient ultérieurement présentées par d'autres membres. M. Van Lansberge dépose le manuscrit d'une Monographie des Onitides. MM. Candèze et Van Volxem en sont nommés rapporteurs. Il est donné lecture de la note suivante, envoyée par M. Quaed- vlieg î Lorsque j'analysais le travail de M. Hofmann sur les Isopories des Rhopalocères européens, mon but était surtout d'attirer l'atten- tion sur les recherches et les conclusions contenues dans cette bro- chure. Je ne croyais pas que les hypothèses de l'auteur seraient discutées d'après l'argumentation forcément écourtée que j'ai don- née dans mon analyse, oii je ne pouvais montrer en quelque sorte que les plus grosses pièces de la charpente de l'ouvrage. J'ose donc espérer que mes honorables collègues m'excuseront si je reviens sur les objections faites aux conclusions de M. Hofmann lors de la lec- ture de mon analyse. D'abord je ferai observer que l'auteur de ce travail n'a pas tiré un seul argument des faits hypothétiques et très-anciens de la période miocène. S'il se sert quelquefois des mots « faune miocène » pour désigner la partie de la faune européenne qui nous est venue de la région méditerranéenne, c'est probablement au souvenir des magni- fiques recherches du professeur Oswald Heer sur la Flore et la Faune tertiaires. Mais il n'y a aucun inconvénient à remplacer cette expres- sion par une périphrase telle que «la faune ante-glaciaire de l'Eu- rope centrale » Les données que fournit la paléontologie sur les LXVIII époques miocène et pliocène ne sont pas plus utiles à l'argumenta- tion de M. Hofmann qu'elles ne l'ont été à Edouard Forbes, quand il a établi sa théorie des migrations glaciaires. Mon savant collègue, M. le D"" Breyer, trouve les conclusions de M. Hofmann, trop hypothétiques. Je confesse que, à en juger d'après l'analyse très-rapide que j'ai donnée du travail de cet auteur, elles ont dû lui paraître telles. Je suis convaincu que, s'il lisait l'ouvrage même, il reviendrait de cette opinion défavorable. Il verrait, que, au fond, M. Hofmann s'est borné à appliquer à un groupe particulier la théorie générale émise par Edouard Forbes, soutenue par Darwin et adoptée par la généralité des savants. Il faut seulement remarquer que le froid glaciaire a dû rendre la faune des Ilhopalocères très-pauvre, que l'immigration des formes du ter- ritoire méditerranéçn dans l'Europe centrale a dû être très-res- treinte à cause des Alpes. Mais, tandis que les espèces qui peuplent aujourd'hui la Sibérie et que le froid a dû repousser vers le Sud, revenaient à leur ancien habitat, elles ont trouvé à l'Ouest un terri- toire presque inoccupé. En vertu de la tendance des espèces à recu- ler sans cesse les limites de leur aire, en vertu de l'absence presque complète de concurrence vitale avec des organismes du même groupe ou de groupes voisins, enfin à cause de la direction domi- nante des vents, l'immigration vers l'Occident a dû acquérir une grande intensité. Un coup d'œil jeté sur les isopories tracées par M. Hofmann suffit pour en convaincre tout esprit non prévenu, et l'on peut s'assurer en outre que toutes les espèces n'ont pas dû péné- trer en Europe par le Nord-Est, ainsi que je l'avais déjà rapporté dans mon analyse. M. Hofmann est donc loin de contester l'exis- tence de la période glaciaire en Sibérie et ses effets sur la faune de ce pays, ainsi que l'avait cru M. le D"" Breyer. Certes il se peut que dans les points de détail, M. Hofmann ait mal interprété les faits, mais, pour le fdnd de sa théorie, je crois que son hypothèse a tout autant de probabilités en sa faveur que bien d'autres suppositions généralement adoptées dans la science. Four rester fidèle à la métaphore employée par MM. Breyer et de Borre, je crois que les conclusions de M. Hofmann ne sont pas des expressions de x en fonction de y et de z, mais de» expressions de y et de z en fonction de a;, le x dont Edouard Forbes a donné la formule. M. le D"" Breyer répond en quelques mots pour maintenir son opi- nion quant à ce qu'il y a d'hypothétique et même d'erroné dans l'usage que l'on fait de la période glaciaire et des conséquences qu'on lui attribue pour établir une quantité de migrations qui ne sont rien moins que prouvées, ni même probables. LXIX Une discussion a lieu ensuite entre plusieurs membres de la Société quant à l'opportunité d'analyser et de discuter les publica- tions étrangères dans les comptes-rendus de nos séances, qui pren- nent ainsi des dimensions toujours croissantes. Quelques membres se prononcent pour la négative ; d'autres prennent parti pour ces analyses et discussions. Tous sont cependant d'accord que les au- teurs devraient s'attacher à analyser plus sommairement. M. de Borre demande la parole pour faire la réponse suivante à la note qui vient d'être lue : Bien que M. Quaedvlieg n'ait pas précisément répondu au re- proche d'inopportunité adressé à l'apparition dans la science de tra- vaux tels que celui de M. Hofmann et ceux de quelques-uns de ses prédécesseurs dans cette même voie, comme il me semble qu'il con- tinue à méconnaître tout ce qu'il y a de conjectural dans les bases de semblables travaux, et qu'il y voit, il le dit du moins en termi- nant, la solution positive d'une équation de géographie zoologique, je demanderai à lui répliquer en quelques mots : En 1842, M. Osw. Heer, l'illustre naturaliste suisse dont j'entends M. Quaedvlieg invoquer constamment l'autorité, publiait un petit opuscule intitulé : Ueber die geographische Verbreitung und perio- disches Auftreten der Maikœfer (Sur la distribution géographique et l'apparition périodique des Hannetons.) Dans ce travail, M. Heer, après avoir pu indiquer quelle serait sur une carte d'Europe la ligne marquant la limite septentrionale de cette espèce, avouait (p. 5) qu'il lui était impossible, faute de documents satisfaisants, de donner de même la limite méridionale dans le sud de l'Europe, li- mite pour laquelle on ne possédait alors que quelques points de re- père et de vagues indications. Il y a deux ans, je fus amené à vouloir constater si maintenant cette carte géographique de l'aire du Hanneton était possible à achever, et je dus bientôt reconnaître que les quelques renseigne- ments de plus acquis à la science depuis 4842 étaient encore bien loin de pouvoir suffire à tracer la ligne où à cette époque le savoir de M. Heer avait échoué. Des catalogues ont bien été dressés pour plu- sieurs régions de l'Europe méridionale, mais n'apprennent presque rien, les auteurs étant toujours restés dans ce vague que je ne cesse de reprocher à cette sorte de travaux. Le Hanneton étant un insecte aussi commun que nuisible, on devrait pouvoir espérer d'être guidé par d'autres renseignements venus de toutes parts ; mais les culti- vateurs et le commun des mortels ne sont pas des coléoptéristes, et, sous le même nom, les langues italienne, espagnole, portugaise, ca- talane, provençale confondent nécessairement toutes sortes de Melolontha^ (TAnoxia, de Rhizotrogus, etc. ; de sorte que les recher- ches dans cette voie ne seraient pas plus fructueuses. Il faudrait LXX donc les recherches personnelles les plus longues et les plus péni- bles pour arriver à tracer correctement l'aire d'une seule espèce, même quand cette espèce, comme dans le cas présent, est une des plus vulgaires qu'on pourrait trouver. Que dire de toutes les autres espèces, Coléoptères ou Lépidoptères? N'ai-je donc pas raison de regarder comme très- aventureux ces travaux qui généralisent à l'aide de faits pour lesquels nous n'avons que des notions bien trop imparfaites ? Voici à quelle occasion j'avais été amené à faire cette infruc- tueuse tentative de compléter la carte de l'aire du Melolontha vuU garis : Notre savant collègue, M. Dupont, me parlait des études qu'il avait faites sur la distribution géographique, tant actuelle qu'ancienne, de la plupart de nos mammifères sauvages d'Europe, et me signalait des particularités remarquables, dont il a déjà fait connaître un certain nombre dans ses ouvrages. Il m'engageait vi- vement à étudier cette distribution pour les insectes, et c'était inu- tilement que j'essayais de lui faire admettre que, cultivée comme l'est l'entomologie en Europe, la science de la géographie des in- sectes fût aussi dans l'enfance, ou plutôt aussi mal élucidée dans ses premiers éléments, par suite du défaut de méthode. L'exemple de nos connaissances imparfaites sur l'aire d'une espèce aussi vulgaire que le Hanneton, devenait alors un argument sans réplique. Tracer sur une carte l'aire qu'occupent actuellement le loup, le renard, ■ Tours, le renne, le lièvre, la gelinotte et la perdrix, toutes espèces que bien d'autres que les zoologistes savent distinguer avec préci- sion, et qui ne peuvent, là où elles se trouvent, échapper à l'atten- tion de personne, c'était là un travail reposant sur toutes données d'expérience, acquises d'avance et continuellement vérifiables. Re- chercher les changements subis par cette aire, dans les temps his- toriques, au moyen des renseignements consignés dans les chroni- ques, dans les temps préhistoriques, au moyen des débris de repas des populations de ces époques, c'était plus difficile, mais au moins opérait-on sur des bases positives, sur des faits précis. Pour les insectes, rien de pareil. A très-peu d'exceptions près, les travaux des entomologistes se sont portés dans des directions tout à fait opposées. Ils ont été, soit purement morphologiques et ten- dant à établir des classifications parmi les êtres, soit convention- ncllement et empiriquement fauniqucs, c'est-à-dire consistant dans la confection, sur les bases de la géographie politique, de compila- tions aboutissant à des listes de noms, sans développements analy- tiques, ou avec le moins possible de développements analytiques. Quelques génies éminents ayant ouvert depuis peu d'années la voie vers les hautes conceptions de la philosophie naturelle, chacun veut maintenant aborder les synthèses les plus hardies à propos de LXXI l'origine des espèces et de leur extension par migration de leurs points d'origine, et on se préoccupe peu de savoir si l'on a bien en sa possession toutes les bases indispensables pour de tels travaux. En ce qui concerne l'entomologie particulièrement, on monte, on monte toujours, sans s'apercevoir que l'échelle ne pose sur rien et rentre dans le sol à mesure qu'on la gravit. Tel est assez bien le jugement qu'on pourrait porter sur l'ouvrage de M. E. Hofmann. Avant de tracer sur une carte ses lignes isopo- riques, qu'il commence par nous délimiter exactement, s'il le peut, sur autant de cartes, les limites des espèces qu'il range dans des classes européo - sibérienne ^ européo - asiatique , etc., et qu'il nous montre péremptoirement l'exactitude de cette classification, qu'il a si lestement élevée sur la compilation de travaux fauniques de toute époque et de toute valeur. Qu'il y ait du vrai dans cette classi- fication, qu'il y en ait dans son argumentation, je n'en doute nulle- ment. En dépit du décousu des méthodes sur lesquelles tout le monde a travaillé et travaille encore actuellement, l'histoire de la nature s'est tellement éclaircie et illuminée de toutes parts que, s'il n'est encore que trop facile de s'y égarer, il est cependant permis à un esprit sagace et intelligent d'y découvrir des ensembles de faits, des lois à déduire ; mais de les découvrir à les démontrer, la distance est énorme. Or, tout auteur doit avoir pour objectif de démontrer, et de la manière la plus convaincante, les thèses qu'il vient ap- porter à la science ; car il aura à la fois à les défendre contre les sceptiques qui, avant de se rendre, veulent, et ils n'ont pas tort, qu'on leur administre plutôt dix preuves qu'une, et contre les croyants, c'est-à-dire contre ce parti conservateur quand même, obstinément résolu à combattre toute innovation qu'il suppose ca- pable d'ébranler les doctrines anciennes dans la science, si dénuées qu'elles soient elles-mêmes et de preuves et de méthode scientifique. Si un auteur vient donc, comme M. Hofmann, attaquer sans avoir dans son arsenal d'arguments tout ce qu'il faudrait pour coller au mur, comme on dit vulgairement, les antagonistes qui lui surgiront à droite et à gauche, c'est lui-même qui sera collé au mur, ou tout au moins qui ne convaincra que les gens convaincus d'avance, ce qui est une victoire peu enviable. Ce n'est pas que je veuille dire qu'il faille condamner formelle- ment cette sorte de travaux, qui font luire des horizons pleins d'es- pérances aux yeux des travailleurs, mais il ne faudrait pas qu'ils absorbassent tant de savants, il ne faudrait pas qu'ils se présentas- sent aux yeux de la jeunesse encore peu expérimentée et facile à séduire, (*) comme le dernier mot de la science, ces travaux qui (*) Je puis peut-être en parler plus librement qu'un autre, ayant moi-même sur la conscience un petit travail romanesque de ce genre relatif à la généalogie hypothétique LXXIl sont plutôt la révélation apocalyptique plus ou moins correcte des perspectives de l'avenir que de vrais travaux scientifiques positifs, appuyés sur la méthode scientifique. . Voici, au point de vue pratique, quelles conclusions je voudrais pouvoir donner à cette argumentation. Il devrait me semble-t-il, y avoir trois périodes à distinguer pour le travail entomologique dont le résultat serait des travaux synthétiques tels que celui de M. Hof- mann, mais mis au monde à terme, comme je regrette de devoir dire que celui de M. Hofmann ne l'est pas. Première période. — Étudier partout et consciencieusement les rapports des espèces d'insectes avec les localités. Une étude empiri- que, mais éclairée par l'analyse intelligente des faits observés, des conditions d'existence des êtres, de leurs rapports biologiques entre eux, étude constamment suivie, cela va sans dire, de la publication, car, comme je le disais dans la séance précédente, thésauriser pour soi seul ce qu'on apprend chaque jour, c'est perdre son temps pour soi comme pour les autres. Se renfermer pour ces sortes de travaux dans des limites assez étroites pour être sûr de pouvoir remplir sa tâche : qui trop embrasse, mal étreint. Deuxième période. — Les études de la première période ayant élu- cidé les questions locales, on généraliserait les renseignements acquis sur chaque espèce. La précision plus ou moins rigoureuse avec laquelle les travaux de détail de la première période auraient été faits, permettrait de connaître à fond l'histoire naturelle de cha- cune de ces abstractions qu'on est convenu de nommer espèces. On saurait jusqu'où chacune étend ses limites actuelles, à quels points elle est le plus abondante, dans quels points elle manifeste de la tendance à varier dans tel ou tel sens, et, comme les travailleurs, il faut l'espérer, ne se seraient pas amusés dans la première période à faire des listes ou de là statistique puérile, mais qu'ils auraient ana- lysé, raisonné et livré à la discussion par l'impression leurs observa- tions et déductions, bien des causes seraient déjà acquises à la science, et peu d'efforts suôiraient à en mettre au jour bien d'autres. L'histoire de chaque espèce d'insecte en serait alors arrivée à peu près où en est actuellement celle des animaux supérieurs et de l'homme lui-même. Pour cette dernière, où nous connaissons si bien la distribution actuelle des races, et où l'histoire nous apprend sur leur passé et leurs mouvements tant de choses qu'il nous serait impossible de savoir sur les insectes, voyez cependant queljes diffi- cultés, quelle obscurité encore dans l'histoire des origines et migra- tions ! Et par là apprenons à comprendre quelle distance nous avons des Cicindélètes. Je ne le désavoue pas cependant; mais ce n'est que dans bien des années que les temps seront hiûrs pour des travaux de cette espèce. LXXIII encore à parcourir avant de pouvoir faire bien sérieusement en entomologie des travaux comme ceux de MM. Hofmann, Koch, Murray, etc. Comme travaux d'imagination, soit ; mais n'y donnons pas une si grande importance. Trop avancer et trop peu prouver, c'est faire reculer la science. Troisième période. — Après de longues généralisations des tra- vaux recueillis dans la première période, on arriverait seulement à pouvoir aborder ces grands travaux d'ensemble et de comparaison appuyés sur la géologie, et vers lesquels l'ambition des savants se précipite aujourd'hui prématurément. 11 est donné lecture d'une lettre de M. Fr. Walker, membre cor- respondant, faisant connaître l'intérêt qu'il a pris à l'analyse du travail de M. Hofmann. Ayant lui-même publié sur les migrations des observations semblables à celles de M. Hofmann, il tient à constater que le travail de celui-ci lui était resté inconnu, et qu'il n'en a appris les conclusions que par la lecture de nos Comptes-ren- dus. La séance est levée à 9 1/4 heures. Assemblée mensuelle du ^ mai 1974. Présidence de M. Weinmann, membre du Conseil. Présents : MM. Boedt, Breyer, J. B. Capronnier, Colbeau. De Keyn, J. De Lafontaine, Desguin, Dufour, Pologne, Fondu, Giron, Le Comte, Mélise, Roelofs, de Sélys-Longchamps, Vanden Broeck, Van Lansberge et Preudhomme de Borre, secrétaire. M. Baden, d'Altona, membre de la Société Entomologique de Stet- tin, assiste à la séance. MM. Candèze, président, Fontaine, de Looz-Corswarem et Weyers ont fait excuser leur absence. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 11 avril est ap- prouvé. Le Président annonce que, depuis la dernière séance, la Société a eu la douleur de perdre deux de ses membres effectifs : 1° M. J.-F.-A. Andries, l'un des membres fondateurs delà Société, décédé le 21 avril dernier. Une lettre de condoléance a été adressée à sa famille. ANNALES DF. I.\ SOC. r.NTOM. Dr BELGIQUE. T. XVII. j LXXIV 2" M. J.-J. Henry, chevalier de la Légion d'Honneur, à Perpi- gnan, dont une lettre qui vient d'être reçue de notre collègue M. Pel- let, annonce aussi la mort. Le secrétaire est chargé de transmettre à sa famille les regrets de notre Société. Dans sa séance de ce jour, le Conseil a reçu deux nouveaux mem- bres effectifs : MM. Ch. Zuber-Hofer, négociant, membre de la So- ciété Entomologiquc de France, à Dornach (Alsace), présenté par MM. Desbrochers des Loges et Preudhomme de Borre ; et J, Kap- pus, employé, à Saint-Jossôrten-Noode, présenté par MM. Vanden Broeck et Preudhomme de Borre. Correspondance. M. le baron 0. de Heusch remercie pour sa nomination de mem- bre effectif. M. le D"" Gustave Herrich-Schiiffer annonce la mort de son père, l'illustre entomologiste G. -A. Herrich-Schaffer, décédé à Ratisbonne, à l'âge de 75 ans, le 14 avril dernier. M. le D"" von Krauss, bibliothécaire de la Société Verein fur vater- làndisclie Naturhmde in Wurtemberg, fait connaître que cette Société serait disposée à échanger contre une collection de nos Annales, la série de ses publications s'étendant de LSG2 à 1874. L'échange est accepté. La Smithsonian Listitution et l'Académie Royale Danoise des Sciences et des Lettres remercient pour l'envoi de nos publications. La Société a reçu pour son album de portraits celui de M. le baron de Heusch. Ouvrages reçus pour la Bibliothèque. 1" Bulletin des séances de la Société Entomologique de France. N"^ 24 (25 mars 1874) et 25 (8 avril 4874). Échange avec nos Comples-rendus. 2" Petites Nouvelles Entomologiques. N"^ 98 (15 avril 1874) et 99 (l"-mai 1874). Uon de M. Emile DeyroUe. 3° Monatsbericlit der Kôniglich. Preussischen Akademie der Wissen- schaften zu Berlin. Februar 1874. — Berlin, 1874, 1 br. in-8° avec 2 pi. Échange avec nos Annales. 4" L Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. S. A. de Makseul. T. IX, pages 269 à 304. Nouvelles et Faits divers; IL' série, n" 4- — 1 br. in-12. Échange avec nos Annales. 5" Dubois (Alph.). — Les Lépidoptères de l'Europe., leurs chenilles LXXV et leurs chrysalides', 60^ livraison. — 1 broch. in-8" avec 2 planches. Don de l'auteur. 6" Ahhandlungen heraiisgegebenvom naturwissenschaftlichen Vereine zu Bremen. Vol. III, fasc. 4 et vol. IV, fasc. 1. — Brème, 1873-74, 2 broch. in-S" avec 2 planches. 7° Tabellen ûber den Flàchemnhalt des Bremischen Staats, den Was- ser stand der Weser uml die Witterimgsverlialtnisse desJalires 1872. — Brème, 1873, 1 broch. ia-4". Dons de la Société des Sciences naturelles de Brème; échange avec nos Annales. 8° Hardivickes Science Gossip. N" 113. (Mai 1874). 1 broch. in-S''. Echange avec nos Annales. 9° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du i^ avrili874:. Echange avec nos Comptes-rendus. 10" The Entomologistes Monthly Magazine. N» 120. (Mai 1874), 1 broch. in-8". Echange avec nos Annales. 11° Ceépin (Fe.). —Manuel de la Flore de Belgique. 3^ édition. — Bruxelles, 1874, 1 vol. in-18. 12" , Baguet (Ch.) et Gilbeet (Ch.). — Compte-rendu de la session extraordinaire de la Société royale de Botanique de Belgique et de la Société Botanique de France en 1873. — Gand, 1874, 1 br. in-8°. Dons de M. Fr. Crépin. 13° Berliner Entoinologische Zeitschrift. Années 1873, trim. 3 et 4, et 1874, trim. 1 et 2 — Berlin, 1874, 2 broch. in-S" avec 1 pi. Echange avec nos Annales. Des remerciements sont votés aux donateurs. Rapports, lectures, communications. La lecture des rapports sur la Monographie des Onitides de M. Van Lansberge est ajournée à la prochaine séance. L'assemblée adjoint M. Eoelofs à M. Candèze comme second commissaire, en remplace- ment de M. Van Volxem, parti pour un voyage en Italie. Le Secrétaire lit les extraits suivants d'une lettre que lui a adres- sée M. Desbrochers des Loges : « Je me suis aperçu, en lisant les rectifications que vous avez bien voulu faire inscrire au dernier volume touchant mes Tychiides, que j'en avais omis plusieurs : Page 115 Sybiîies seriatus. Patrie omise : la Corse. » )) S. Bohemanni. ;> » France mérid., Pyrénées. 1) 116 S. algiricus. ;> . ;> Alger. - 123 S. Beckeri. ;> » Sarepta. ;> » . S. Zuberi. » » Sarepta. ^) 124 S. planiusculus . » » Algérie. » « S. Schaumii. » n Sarepta. LXXVI Addition à l'article du Tychitis trixir gains (page 99) : « Cet insecte étant envoyé d'ordinaire par M. Becker confondu avec le T. affinis, auquel il ressemble effectivement, il me paraît utile d'indiquer les différences qui séparent les deux espèces. « T. ajfinis (Beck.). — Dessus à squamosité d'un brun presque mat, parfois plus pâle, avec une bande longitudinale sur les 7^ et 8" intervalles des élytres, remontant vers l'épaule et parfois bordant étroitement la base en s'éteudant un peu sur celle du protliorax, d'un blanc pur ; une bande analogue sur le milieu du prothorax, plus ou moins dilatée en arrière (rarement les côtés du protliorax et la sutui*e des élytres sont plus clairs que le reste de la surface). An- tennes à articles du funicule pressés, les deux premiers seuls plus longs que larges; massue assez allongée. Prothorax évidemment moins large que les élytres. Élytres à stries très-fines, peu pro- fondes et subtilement ponctuées. H T. 3-virgatus. — Coloration généralement plus pâle, plus bril- lante, ordinairement d'un gris-argenté. Prothorax orné de trois ban- des longitudinales blanches, les latérales non prolongées en avant, la médiane non dilatée. Élytres à bande latérale plus large ; inter- valle suturai entièrement d'un blanc-squameux ; parfois les inter- valles alternes moins foncés. Antennes plus grêles, à articles du funicule allongés, les deux derniers seuls aussi larges ou un peu plus larges que longs; massue très-allongée, en pointe. Prothorax plus dilaté latéralement, presque de la largeur des élytres. Élytres à stries profondes assez larges. (Ce dernier caractère ne permet pas de confondre les espèces). » N. B. Le rostre, chez ces deux Tychius., est régulièrement arqué, légèrement atténué vu de profil, à peine vu de face, un peu plus cylindrique chez le T. o-virgatus, rouge-ferrugineux chez les deux espèces, ainsi que les antennes. » M. Mélise demande la parole et fait la communication suivante : Le P' mars dernier j'ai pris, au vol, à l'avenue de Cortenberg (Bruxelles), Ileptaidacus tesîudinarius Muls. {Scarabœus testudiiiarius Fabr.) Ce petit Lamellicorne de la famille des Aphodiens est rare en Belgique; je ne pense pas que sa présence dans les environs de Bru- xelles ait déjà été constatée. J'ai capturé aussi dans les sables au Quartier Louise (Ixelles), le 8 avril 1874, Agijrtes bicolor Castelnau, famille des Silphid». — D'après les différents auteurs que j'ai consultés, ce coléoptère est partout très rare. LXXVII M. Fondu signale les trois captures suivantes de Lépidoptères : Ilarpya Faiji (f. 27 avril, dans la forêt de Soigne. Paraissant ordi-.. nairement fin juin. Ptilodoiitis Palpina cf 9. 24 avril, à Leeuw-St-Pierre. Demas Coryli 9- 27 avril, dans la forêt de Soigne. M. de Borre fait voir à ses collègues une collection de cent espèces de lépidoptères accomijagnées de leurs chenilles préparées et placées sur les plantes nourricières. Cette collection que le Musée royal d'histoire naturelle vient d'acquérir en Allemagne, est destinée à devenir le point de départ d'une collection plus vaste du même genre. La séance est levée à 8 3/4 heures. Assemblée mensuelle du 6 juin 1874. Présidence de M. Candèze. Présents : MM. Boedt, Breyer, J.-B. Capronnier, Colbeau, J. De Lafontaine, Dufour, Fondu, Kappus, Mélise, Pierret, Roelofs, de Sélys-Longchamps, Van Lansberge, Weinmann, Weyers etPreu- dhomme de Borre, secrétaire. La séance est ouverte à 8 i/4 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 2 mai est approuvé. Le Président annonce que le Conseil d'administration vient d'ad- mettre comme membres effectifs de la Société : Sir Sidney Smith Saunders, président de la Société Entomologique de Londres, à Rei- gate (Angleterre), présenté par MM. Mac Lachlan et Preudhomme de Borre ; et M. Emile Pierret, de Bruxelles, présenté par MM. Wein- mann et Dubois. Le Conseil a reçu la démission de M. J. Gardeur, de Dinant. Correspondance. M. Ch. Zuber-Hofer remercie pour sa nomination de membre effectif et adresse son portrait-carte pour l'album de la Société. M. le baron de Pallandt, membre correspondant, remercie pour l'envoi des comptes-rendus. M. le colonel J. Liagre, élu Secrétaire perpétuel de l'Académie Royale de Belgique en remplacement de feu A. Quetelet, annonce son LXXVIII entrée en fonctions. Le Secrétaire lui a transmis les félicitations de la Société. La Smithsonian Institution remercie pour l'envoi de nos Annales. L'Académie Royale Danoise des Sciences et des Lettres adresse le programme des questions mi^es par elle au concours pour 1874. Aucune n'est relative à l'entomologie. M. C. X. Vausseuat, secrétaire de la Société Ramond, à Bagnères de Bigorre, transmet un prospectus, avec bulletin de souscription, de cette Société, en voie de formation, pour l'établissement d'un observatoire permanent au sommet du Pic du Midi de Bigorre. Ouvrages reçus pour la Bibliothèque ; \" Nuiiquam otiosus. Zoolo(iischeMittheiiungen, yojiD''L.-W. Schau- Fuss. II. pages 281 à 320, 1 br. in-8". Échatii^c avec nos Annales. 2» Coleopteroloyische llelte, heraimjegeben von E. von Haeold. XII. —Munich, 1874, 1 vol. in-8". Echange avec nos Annales. 3° Newmans Entomoloijist. X'^'^ 129 (mai 1874) et 130 (juin 1874). — Londres, 2 broch. in-8". Échange avec nos Annales. 4° The Zoologist : a Monthhj Journal of Natural Histonj. IP série, n° 104 (mai 1874) et 105 (juin 1874), 2 br. in-8". Kclianpc avec nos Annales. 5** Bulletin des séances de la Société Entomologique de France^ X*" 26 (22 avril 1874) et 27 (13 mai 1874). Échanj^c avec nos Comptcs-rcmius. 6° A7iates de la Sociedad Espanola de Ilistoria Natural. T. III, Cuad. 1. — Madrid, 1874, 1 br. in-8" avec 3 pi. Échange avec nos Annales. T Petites Nouvelles Entomologiques. X'" 100 (15 mai 1874) et 101 (1 juin 1874). 8" Vente aux enchères publiques de la collection de Coléoptères euro- péens et exotiques de feu Mnrtens, d'Utrechl, le 22 mai 1874. — Catalo- gue d'une Bibliothèque d'Histoire naturelle composée spécialement de livres sur l'Entotnologie, et d'une collection de Papillons de France., dont la vente aux enchères publiques aura lieu le 22 mai 1874. — Paris, 2 br. in-8". Dons lie M. E. Dcyrolle. ^ 9° MouRLON (M.). — Observations sur le classement des couches tertiaires moyennes dans le Limbourg belge. — Bruxelle:^, 1875, 1 br. in-8°. Don de l'uiiteur. 10° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du 3 mai 1874. Échange avec nos Comptes-rendus LXXIX 11° Mémoires de la Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux. Tomes IX, cahier 2, et X, cahier 1. — Bordeaux, 2 vol. in-S" avec 2 pi. 12° Bulletin des publications scientifiques reçues par la Société des Sciences physiques et Jiaturelles pendant Vannée 18731874. 1 feuille in-8". Dons de cette Société; échange avec nos Annales. 13° Girard (M.). — Le Ver à soie brésilien. Notice entomologique sur VAttacus Aurota Cramer, et sur son éducation. — Forgemol (D"") Dévidage des cocons de TAttaciis Aurota Cramer. — Paris, 1874, 1 br. in-S" avec 1 pi. Don de M. Maur. Girard. 14° Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Série II, T. XXXVII, n°' 3 et 4. — Bruxelles, 1874, 2 br. in-8'^ avec 2 pi. Échange avec nos Annales. 15° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du Nord et des pays voisi?is. VP année, n° 4. — Lille, 1874, 1 br. in-8". Echange avec nos Annales. 16» Verha7idlunge7i des Vereins fur Natur- und Heilkunde zu Près- burg. NeueFolge, Heft2 (1871-72). — Presbourg, 1874, 1 vol. in-8°. Échange avec nos Annales. 17° Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. An- nées 1872, n° 4, et 1873, n°^ 1, 2 et 3. — Moscou, 1873-74, 4 br. in-8° avec 14 pi. Échange avec nos Annales. 18° The Entomologisfs Monthly Magazine. N° 121 (juin 1874), 1 br. in-8". Éehanjîe avec nos Anna' es, 19° Monatsbericht der Kuniglich. Preussiscben Akademie der Wis- senschaften zu Berlin. Mars 1874. 1 br. in-8° avec 2 pi. Éehanfre avec nos Annales. 20^" HardwicWs Scieiîce-Gossip. N° 114 (juin 1874), 1 br. in-8". Échange avec nos Annales. 21° Société Linneenne du Nord de la France. Bulletin mensuel. N°' 23 (1 mai 1874) et 24 (1 juin 1874). Échange avec nos Comptes-rendus. 22° L Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. S. A. de Marseul. T. IX, pages 305 à 376. Nouvelles et Faits divers, n° 46.— 1 br. in-12. Échange avec nos Annales. 23° Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome VIII (année 1873). — Bruxelles, 1 vol. iii-8°avec 1 portrait photographié et 4 pi. Échange avec nos Annales. Des remerciements sont votés aux donateurs. LXXX Rapports, lectures, communications. MM. Candèze et Roelofs donnent successivement lecture de leurs rapports sur la Monographie des Onitides, par M. Van Lansberge. L'impression de ce mémoire dans les Annales est votée par l'as- semblée. M. Mélise, chargé de rendre compte de l'excursion de la Société à Baudour, donne, en attendant Tachèvement de son rapport, quel- ques détails sommaires sur cette excursion. MM. "Weinmann, Dufour, de Borre, Fondu et Breyer en donnent d'autres à leur tour. M. Breyer dit qu'il a à ajouter à la liste des Bombycides rencon- trés en Belgique, une espèce : Ptilophora (ci- devant Notodonta) Plu- migera^ Esp. L'année dernière, au printemps, il en avait déjà pris à Hastière, une chenille, qui n'avait pas réussi à se métamorphoser. La capture de deux chenilles de la même espèce, qu'il a faite au printemps dernier, dans la même localité, lève tous les doutes sur l'indigénat de l'espèce. Quant au papillon, il n'éclot et vole qu'à la fin de l'automne, au moment des premiers froids, et alors que les amateurs ont cessé leurs chasses, ce qu'il fait qu'il sera rarement capturé et signalé. La même localité lui a présenté deux autres espèces intéres- santes : Ilarpella Geoff relia, L. {Geoffroyella, Stph.) et Laria Nigrum, Mueller {V-Nigrum, F.), (la chenille). M. Capronnier fait voir un exemplaire d'Iiarpyia Erminea, Esp., pris par lui à Schaerbeek, le 9 mai dernier. M. Fondu dit que, le 4 juin, il est éclos chez lui un Ilarpyia Milhauseri, cf , dont il avait détaché la coque du tronc d'un jeune chêne, à Ternath, près Bruxelles, le 19 mai. La séance est levée à 8 3/4 heures. RAPPORTS DK MM. ROELOFS ET VAN VOLXRM SUR I.E TRAVAIL DE M. H. TOURMER, INTlTULft : MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA MONOGRAPHIE DE LA TRIBU DES ftRIRRIlINIDES (l). Rapport de M. Roelofs. Le travail ayant pour titre : Matériaux pour servir à la monographie de la tribu des Érierhinides (2), de la famille des Curculiomdes, présenté par M. Tournier pour nos Annales, est précédé d'une introduction dans laquelle l'auteur explique comment, par l'étude (1) L'impression de ces rapports, lus dans la séance du iO janvier, a élé différée jusqu'à ce que le mémoire lui-même fût imprimé el que les lirés-ù-part en fussent près de paraître. (2) M. Tournier adopte l'orthographe modifiée du nom. LXXXI des Tychiides, il s'est trouvé porté à celle de la tribu actuelle, un certain nombre de genres devant trouver leur place dans celle-ci, La lecture du travail de notre savant collègue m'a suggéré, quel- ques observations que je crois devoir vous communiquer. M. Tournier, qui ne s'occupe dans son écrit que des insectes d'Europe et des pays voisins, a cependant remanié la classification du dernier auteur ayant étudié la famille dans son ensemble : Lacordaire. Sans vouloir aucunement contester la valeur des observations à l'appui de ces changements, et tout en rendant hommage à l'examen détaillé et exact de notre savant collègue, j'espère qu'il me pardon- nera quelques réflexions à propos de ces changements. Je crois que l'entomologiste, lorsqu'il ne s'occupe que d'une faune locale, devrait, autant que possible, s'abstenir de toucher à la clas- sification établie sur l'étude des insectes du globe entier, et basée, par conséquent, sur l'ensemble de leurs caractères. On ne saurait assez répéter que les espèces et les genres d'une région géographique quelconque,ne représentent qu'une partie de tel ou tel groupe ; que la définition des caractères génériques, et, à plus forte raison, la classification des genres établis sur un nombre limité d'espèces d'oivent être, par conséquent, incomplètes. M. Tournier, tout en adoptant la tribu des Érirhinides, telle que Lacordaire l'a caractérisée, modifie cependant (légèrement, il est vrai) la définition de la tribu, non seulement, comme il dit, à cause de la suppression d'un genre {Mecinus), ce qui serait de peu d'im- portance, mais encore par « l'absence des éléments exotiques «, dans son travail. Or, je ne saurais approuver cette dernière raison. La modifi- cation n'est certainement pas importante, mais je crois qu'il faut combattre, en principe, des changements analogues. La tribu contient, dans le Gênera de Lacordaire, environ vingt- cinq genres exotiques, et on a augmenté encore considérablement ce nombre depuis. Peut-on admettre qu'on change la définition de la tribu et, par conséquent, la classification,, saris tenir compte d'un nombre aussi grand de genres? Si, dans une autre partie du monde, comme en Australie, les ento- mologistes de Melbourne suivaient cet exemple et modifiaient à leur tour la classification d'après les seuls insectes de leur patrie, on conçoit facilement la confusion qui devrait en résulter pour celui qui entreprendrait l'étude de ces insectes, après toutes ces études partielles. Il est certainement regrettable que des travaux consciencieux soient forcément incomplets par l'oubli de ces considérations. Espérons que notre savant collègue, qui nous promet une mono- ANMilLES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. k Lxxxn graphie des Érirliinides, y comprendra tous les Érirliinides, et aug- mentera ainsi la littérature eutomologique d'un travail que personne ne serait piieux que lui à même d'entreprendre. Rapport de M. Van Volxem. Je partage entièrement la manière de voir que M. Roelol's énonce dans son rapport sur le travail de M. Tournier intitulé : Matériaux pour servir à la monographie des Érirrhiuides ; je me rallie donc entièrement à ses considérants et à sa conclusion. Je me permettrai, cependant, d'ajouter encore une observation, au sujet du nom des deux derniers groupes admis par l'auteur. Tout en reconnaissant que ses Tauysphyrides correspondent exac- tement aux Cryptoplides de Lacordaire (après en avoir retiré cer- tains genres), M. Tournier croit devoir changer ce dernier nom, sous prétexte que le genre Cryptoplus n'a pas de représentants en Europe. C'est là une prétention contre laquelle je ne saurais assez protester. Et d'abord, sans invoquer la priorité incontestable du nom choisi par Lacordaire, je crois que les dénominations établies par l'auteur d'une révision générale d'un groupe ou d'une famillfe doivent primer ceux de l'auteur d'un travail partiel ; ensuite, il me paraît que la création iniitilc d'un nouveau nom, loin d'apporter de la clarté, ne fait qu'augmenter la confusion et surcharger les cata- logues de synonymes déjà par trop nombreux. En effet, si l'on admettait le système de M. Tournier, il faudrait, pour rester logique, changer, par exemple, les noms universelle- ment adoptés de Rutélides et de Dynastides, dans la famille des Lamel- licornes, attendu que les genres Rutela et Dynastes sont exotiques; les familles si connues des Rhipicérides et des Brenthides devraient recevoir un autre nom, car elles ne sont représentées en Europe res- pectivement que par les genres Arrhaphipterus, Kraatz, et Amorpho- cephalus^ Schonh., etc. Je ne crois pas nécessaire de multiplier ces exemples et suis convaincu que la majorité des entomologistes partage ma manière de voir. La même observation pourrait être faite à propos du genre Bra- chonyx, qui rentre dans le groupe des Engnomides de Lacordaire, et pour lequel M. Tournier forge le nom nouveau de Brachonydes (il aurait, au moins, dû écrire Brachonychides). A part ces réserves, le travail de M. Tournier me paraît fort con- sciencieux, et je me joins à M. Roelofs pour en proposer l'impression dans nos Annales. LXXXIll Asïieiubiêe uienMielle du 4 juillet 1S7'1. Présidence de M. Candèze. Présents : MM. Boedt, Breyer, J.-B. Caproniiier, J. De Lafon- taiue, Dubois, Fologne, Kappiis, Lallemaud, Lauibriclis, Le Comte, Mélise, Pierret, Roelofs, Saiidoz, deSélys-Longcliamps.Weinmann, Weyers et Preiidhomme de Borre, secrétaire. M. Fontaine a fait excuser son absence. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 6 juin est approuvé. Le Président fait connaître que le Conseil vient d'admettre au nombre des membres effectifs : M. J.-F. Cornet, employé à l'admi- nistration des postes, à Ixelles, présenté par MM. Dubois et Preu- dhomme de Borre. Correspondance. M. E. Pierret et Sir Sidney Smith Saunders remercient pour leur nomination de membres effectifs. La Société Royale de Tasmanie remercie pour l'envoi de nos Annales. La Société des Naturalistes de Riga adresse les mêmes remercie- ments et annonce l'envoi de ses publications. La Société des Naturalistes de Dorpat adresse deux volumineuses séries de publications, en témoignant le désir de recevoir la série complète de nos Annales et de continuer l'échange. La Société s'em- presse d'y accéder. Même décision est prise pour des demandes identiques faites par l'Académie des Sciences de Philadelphie et la Société d'Histoire na- turelle d'Augsbourg. Ouvrages repus pour la Bibliothèque ; P' Arbeiten des Naturforsclier-Vereins zu Riga. Neue Folge. V^"' ileft. — Riga, 1873, 1 br. in-8" avec 4 pi. et 1 carte. 2" Correspondenzhlalt des Naturforscher-Vereins zu RUja. XX" Jahr- gang. — Riga, 1874, 4 br. in-12. Dons de cette Société; ccliaiige avec nos Aunalci. 3" Archiv fur die Naturkunde Liv-^ Ehst- und Kiuiands. Hemusgc- geben von der Dorpater Naturforscher-Gesellscfiaft, als Filialverein der LXXXIV Livldndischen gemeinniitzigenund ukonomischen Societdt. — ErsteSe-^ rie. Miner alogische Wissenschaften, nebst Chemie, Phijsik und Erdhe- schreibung. I (livr. 1,2,3), II (1,2,3), III (1,2,3,4), IV (1,2), V (1,2,3), VI (1,2,3), VII (1). — Zweite Série. Biologische Naturkunde.l (1,2,3, 4), II, m, IV, VI (1,2,3), Vil (1,2). — Dorpat, .1854 à 1872, 31 vol. et broch. in-S" avec 36 pi. et cartes. 4" Sitzungsherichte der Dorpater Naturforscher-Gesellschaft, redi- girt von D'' Arth. von Oettingen. Tomes I (en 10 cahiers), II (en 8 cah.), III (fasc. 1 à 4). — Dorpat, 1854 à 187à, 22 br. in-12, avec une planche. Dons de la Société des Naturalistes de Dorpat, en vae d'établir un échani^e de pablications. 5° Bulletin de la Société Royale de Botanique de Belgique. ïome XIÎ, n° 3. — BriLxelles, 1874, 1 br. in-S". Échange avec nos Annales. 6" Stettiner Entomologische Zeitung. XXXV"" année. N"' 4 à G. — Stettin, 1874, 1 brocji. in-8°. Éciiange avec nos Annales. 7° Petites Nouvelles Entomologiques. N"' 102 (15 juin 1874) et 103 (1 juillet 1874). Don de M. Emile Deyrolle. 8° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du Nord et des pays voisins. VI" année, n'S. — Lille, 1874, 1 br. in-8". Echange avec nos Annales. 9° Bulletin de rAcadéinie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. Tomes XVIII, n"' 3 cà 5, et XIX, n'" 1 à 3. — St-Pétersbourg, 1873, 6 br. in-4° avec 2 pi. Échange avec nos Annales. 10" Àttl délia Societa Ilaliana di Scienze naturali. Vol. XV, fasc. III à V, et XVI, fasc. J et II. — Milan, 1873-74, 5 br. iu-8"' avec 12 pi. Échange avec nos Annales. 11° XX", XXI" und XXII" Berichte des Nalurhistorischen Vereins in Augsburg. — Augsbourg, 1669 à 1873, 5 vol. in-S" avec 2 pi. Don delà Société d'Histoire naturelle d'Âugsbourg, en vue d'établir un échange de publications. 12» Ulivi (Giotto). — La Partenogenesi e Semipartenogenesi délie Api. — Florence et Rome, 1874, 1 br. in-S". Don do l'auteur. 13" Grote (A.-R.). — On the Noctuidœ of North America. — Sa- lem, 1 br. iii-8". Don de l'auteur. 14" Bulletin de la Société Vaudoise des Sciences naturelles. 2° série. LXXXV vol. XIII, n° 72. — Lausanne, 1874, 1 vol. in-8" avec 5 planches et 3 tableaux géologiques. Échange avec nos Annales. 15° Bulletin des séances de la Société Entomologiqiie de France. N" 29 (10 juin 1874). Échange avec nos Comptes-rendus. 16° Bulletin de r Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Série IL T. XXXVII, N" 5. — Bruxelles, 1874, 1 broch. in-8° avec 2 planches. Échange avec nos Annales. 17° Oversigt over det Kongelige Danske Videnskabernes Selskabs For- liandlinger og dets Medlemmers Arbejden i Aaret 1873, n°2. — Copen- hague, 1873, 1 br. in-8° avec 3 pi. Échange avec nos Annales. 18° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du 7 juin 1874. Échange avec nos Comptes rendus. 19° Geote (A.-R.). — List of the Noctuidœ of North America. — Buffalo, 1874, 1 br. in-8°.avec 1 pi. Don de l'auteur. 20" The Entomologisfs Monthly Magazine. N" 122 (juillet 1874). Echange avec nos Annales. 21° Ilardivické's Science-Gossip. N° 115 (juillet 1874). Échange avec nos Annales. 22° Vanden Beoeck (Een.). — Quelques considérations sur la dé- couverte, dans le calcaire carbonifère de Namur, d'un fossile microsco- pique nouveau appartenant au genre Nummulite. — Liège, 1874, 1 br. in-8°. ■ Don de l'auteur. 23° Neioman's Entomologist. N° 131 (juillet 1874). » Échange avec nos Annales. 24° The Zoologist: a Monthly Journal ofNatural History. Série II, n° 106 (juillet 1874.) Échange avec nos Annales. Des remerciements sont votés aux donateurs . Rapports, lectures, communications. M. H. Tournier adresse le travail suivant, dont le Secrétaire donne lecture : I.XXXVI DiactNoses de quelques Coléoptères eubopéens et ciecum- EUEOPÉENS, par II. TOURNEEE. Cnemeplatia rufa T. Long. 2 1/2 mill. Larg. 1 1/2 mill. Un i:)cu plus grand que le C. atropos, duquel il diffère par son coloris, par ses élytrcs parfaitement unies, nullement chargées d'in- terstries costiformes, nullement striées, mais simplement marquées de lignes longitudinales de points ronds, peu serrés; par la forme de son protborax, etc. Entièrement d'un testacé rougeâtre clair ; densément recouvert de petites écailles qui ne cachent pas la couleur des téguments. Prothorax transversal, subparallèle sur les côtés à angles postérieurs faiblement arrondis; surface unie, faible- ment mais régulièrement convexe, marquée au devant du scu- tcllum d'un sillon fin très-court. Élytres pas plus larges à leur racine que le protborax à sa base, subparallèles sur les quatre cin- quièmes de leur longueur, arrondies en conunun postérieure- ment ; surface unie, faiblement mais régulièrement convexe, mar- quée sur chaque élytre de neuf lignes de points ronds, bien marqués, peu serrés. Tibias antérieurs à éperons longs, spatules ; l'interne d'un tiers plus long que l'externe, plus long que le tarse. — Tanger. Chiloneus Glievrolati T. Long. 3 mill. Larg. 1 1/2 mill. Très-courtement ovalaire ; d'un noir de poix à léger reflet bronzé; la plaque à l'extrémité du rostre et les pattes sont d'un brun rou- geâtre, les antennes sont testacées ; prothorax et élytres saupoudrés de très-petites écaillettes d'un gris clair à reflets bleuâtres. Tête et prothorax densément et fortement ponctués, un peu moins dense-- ment sur la tête que sur le protborax; celui-ci marqué sur son milieu d'une fine ligne lisse. Elytres fortement ponctuécs-striées ; inter- stries lisses, un peu convexes, larges ; la 9 ^st un peu plus courte et un peu plus obèse que le cf. — Portugal. Eusomus Beckeri T. Long. 1/2 à 7 1/2 mill. Larg. 2 1/2 à 2 5/6 mill. Allongé, d'un noir brunâtre ; scape et premiers articles des an- tennes plus ou moins longuement d'un testacé clair. Corps densément recouvert de petites écaillettes d'un beau vert clair et de poils brunâ- tres très-courts et rares ; ces poils sont un peu plus serrés sur les élytres, dans les interstries 1 (suturai), 3, 5, 7, et les font paraître nn peu plus foncés que les autres ; les pattes et le dessous du corps LXXXVII sont couverts d'éc'aillettes d'un vert plus clair. Élytres inermes à leur extrémité ; cuisses dentées.— Sarepta. Répandue par M. Becker, sous le nom de tœniatus Kryn., qui est une toute autre espèce. Polydrosus deliciosus T. Long. 5 1/2 mill. Larg 2 1/4 mill. Forme du P. chrysomelâ, d'un brun de poix, élytres d'un testacé rougeâtre, antennes et pattes d'un jaune rouille clair; corps densé- ment recouvert en dessus de petites écaillettes brillantes, d'un rouge cuivré et latéralement d'écaillettes d'un beau vert clair un peu doré. Tête et prothorax finement . chagrinés, mats ; élytres ponctuées- striées; interstries un peu convexes, paraissant lisses. Antennes grêles à articles 1-2 égaux, 3-7 égaux entre eux, mais plus courts que les précédents ; cuisses très-faiblement dentées. — Tanger. Cette espèce a le coloris du P. lateralis^ mais ce dernier a le faciès du P. sericeus. Polydrosus roseus T. Long. 5 mill. Larg. 1 5/6 mill. Assez voisin, comme taille et forme, du. P. impressifrons, mais plus étroit, plus allongé. Entièrement d'un testacé rougeâtre, pattes et antennes un peu plus claires. Corps densément recouvert en dessus de petites écaillettes d'un rouge cuivré, brillant et marqué latérale- ment au prothorax et aux élytres de taches claires, formées par des écaillettes d'un rose très-clair, brillantes ; dessous, du corps assez densément recouvert de petites écailles dorées. Élytres ponctuées- striées ; interstries lisses, un peu convexes ; antennes construites comme chez l'espèce précédente ; cuisses olDSolètemcut dentées. — Tanger. Strophomorphus algericus T. Long. 7 :>//* mill. Larg. 3 5/6 mill. Cette espèce, par sa forme, rappelle tout-à-fait le S. Idspidus; mais, par sa vestiture, elle est tout à-fait voisine du S. albariusli.;e\\e a la forme courte du premier ainsi que la fine pubeScence du second, elle se distingue nettement des deux par la structure des antennes. Kn- tièrement d'un testacé brunâtre, avec les antennes et les tarses plus clairs ; corps peu densément recouvert de petites écailles arrondies d'un blanc jaunâtre et d'une fine pubescence, courte, jaunâtre, un peu couchée en arrière ; les élytres sont moins fortement et moins proiondément striées que chez le S. albarius. Antennes longues. Lxxxvni grêles, funicule à article 1 allongé, 2 deux fois aussi long que le précédent, 3 égal à 1, 4 égal à 3, 5-6 égaux entre eux, passablement plus longs que larges, mais plus courts chacun que 4, 7 plus long que le précédent, massue très-étroite, très-allongée. Chez le .S. alba- rius, le funicule antennaire a l'article 2 plus long que 1 sans' être deux fois aussi long que lui, 3 beaucoup plus court que 2, de moitié environ aussi long que 1, 4-U subégaux entre eux, plus courts cha- cun que 3, très-faiblement plus longs que larges, 7 un peu plus long que G ; massue antennaire beaucoup moins allongée que chez S. algé- riens. — Blidah, Algérie. Tanymecus Revelierei T. Long. 9 1/2 mill. Larg. 4 i/n mi 11. A peu près de la forme du T. palliatus, et le plus voisin de cette espèce ; il est plus étroit, plus parallèle et s'en distingue de suite par la structure de ses antennes. Noir, parcimonieusement recouvert de très-petites écailles d'un gris cendré, tournant par places au gris verdâtre ou bleuâtre ; au-dessus de ces écaillettes se montrent des petits poils courts un peu couchés, d'un gris jaunâtre. Tête et pro- thorax très-densément et assez fortement chagrinés ; ce dernier est faiblement sillonné longitudinalement sur son milieu ; élytres assez fortement ponctuées-striées ;interstfies faiblement relevés, finement chagrinés. Funicule des antennes à article 1 allongé, aussi long que les deux suivants réunis, 2-5 courts, subégaux entre eux, 6-7 obco- niques, égaux, mais aussi longs entre eux que les trois précédents réunis; massue étroite, d'un, ovale très-alloiigé, acuminée à son extrémité. — Récolté en Toscane par M. E. Revelière. Tanymecus rotundicollis T. Long. 7 3/4 mill. Larg. 4 mill. Assez semblable quant à la forme au T. variegatus, mais le pro- thorax est plus court, plus large, et sa plus grande largeur se trouve après son milieu ; il est plus arrondi sur les côtés, etc. Noir, dcnsé- ment recouvert en dessus d'éfcaillettes d'un gris brunâtre, en dessous et sur le scutellum d'écaillettes blanchâtres ; le prothorax est mar- qué de chaque côté d'une tache étroite, allongée, courbée, d'un gris jaunâtre ; sur les élytres, l'on voit de chaque côté du scutellum et sur les interstries 3, 5, 7 et 8, de petites taches blanchâtres, variées avec de petites taches noires. Ces taches sont irrégulières, plus ou moins allongées ou plus ou moins subcarrées ; au-dessus de cette vestiture se montrent des petits poils assez serrés, un peu couchés en arrière, noirâtres. Tête et prothorax fortement et densément LXXXIX ponctués ; ce dernier pas plus long que large, largement rétréci au sommet, régulièrement arrondi sur les quatre cinquièmes posté- rieurs et peu convexe en dessus, se rapprochant un peu par là de la forme du même organe chez les T. dilaticollis Gylh. et dilatatus Schauf. Élytres un peu déprimées en dessus, bien nettement ponc- tuées-striées. — Sarepta. Cœnopsis Reichei T. Long. 3 s/* mill. Larg. 2 i/4mill. De la taille du C. Larraldi, mais plus voisin par la sculpture du C. Waltoni, beaucoup moins convexe que ce dernier. Noir brunâtre, antennes, pattes et trois derniers segments abdominaux d'un brun rougeâtre. Corps très-densément recouvert d'écaillettes arrondies, brunes, variées par places sur les élytres de petites taches d'un gris jaunâtre ; au-dessus de ces écaillettes, l'on voit des poils sétigères, très-courts, irrégulièrement disposés sur le prothorax, mais placés en une série longitudinale sur chaque interstrie des élytres. Le ros- tre est marqué sur son milieu d'un sillon longitudinal profond et les rides longitudinales des tempes sont fortes et bien marquées.. Pro- thorax fortement transversal, peu convexe, deux fois aussi large qu'il est long, marqué antérieurement d'une courte carène longitu- dinale, fine ; élytres presque quatre fois aussi longues que le protho- rax, un peu déprimées en dessus, épaules arrondies, parallèles sur les deux tiers de leur longueur ; surface fortement striée-ponctuée ; les points des stries sont gros, un peu distants ; interstries un peu convexes. — Algésiras. Cette espèce se reconnaîtra de suiteà sa taille, à sa forme déprimée, un peu allongée, sa sculpture et ses poils séti- fères, très- courts, peu abondants. Le secrétaire donne ensuite lecture du passage suivant d'une lettre de M. H. Tournier, en date-du 11 juin 1874 : « Connaissez-vous un Diptère qui, à un moment donné, se réunit en masse (peut-être 5 ou 6000 exemplaires) à une petite branche, s'accrochant les uns aux autres par les pattes, formant ainsi une agglomération volumineuse, dans laquelle les femelles, après avoir pondu leurs œufs, meurent et préparent ainsi avec leurs corps amon- celés une nourriture aux jeunes vers qui écloront. J'ai récolté l'une de ces agglomérations, et j'y ai tué les œufs à l'aide d'une forte cha- leur, afin d'en empêcher l'éclosion. Si ce petit fait est connu, je vous serais très-reconnaissant de me l'annoncer, et, si ladite agglomé- ration vous intéresse, je vous l'enverrai pour le Musée de Belgique. Ci-inclus un exemplaire de ce Diptère. » ANNALES DE I.A SOC. ENTOM. DE BEI.filQUE. T. XVII. / xc J'ai déterminé rinsecte en question, ajoute M. do Borre. C'est VAtlierix Ibis Fabr., 9- Schiuer (Diptera Aus- triaca, I, 178) le dit très-répandu en Autriche, notamment aux abords des ruisseaux. Meigen et Macquart, dans leurs grands ouvrages sur les Diptères, le disent au contraire rare. Ce dernier (Diptères du Nord de la France, II, p. 85) le si- gnale dans le Ilainaut. Enfin M. Jaennicke, de Francfort (Berl. Ent. Zeitschr. 18G7, p. 100) le dit aussi très-rare dans la partie de TAlle- magne explorée par lui. M. de Lafontaiiie dit que l'espèce existe en Belgique et n'y est pas rare. M. de Sélys-Loncliamps signale aussi sa présence dans la province de Liège, et dit qu'au temps où il s'y occupait de Diptères avec feu Carlier, ils ne considéraient pas VAtherix Ibis comme une rareté. Quant au fait de mœurs observé par notre savant collègue, M. Tournier, continue M. de Borre, mes recherches dans les auteurs que je viens de citer et dans beaucoup d'autres, ne m'ont rien fait trouver qui s'y rapporte, et je suis heureux de pouvoir mettre sous vos yeux l'agglomération en question, en vous communiquant d'au- tres détails que M. Tournier m'a donnés dans une lettre du 15 juin dernier : '' Voici ce que je suppose, et ce que me fait entrevoir la position dans laquelle j'ai plusieurs fois observé ces agglomérations : r> Les Atherix 9 se réunissent en masse, s'accrochent les unes aux autres par les ))attes, et dé- posent entre elles d'une façon irrégulière leurs œufs ; les jeunes vers, lorsqu'ils éclosent, doivent se nourrir des corps des mères, puis, lorsqu'ils ont atteintà l'aide de cet aliment un certain volume, la masse augmentant de poids et le soutien (les mères), à demi ou aux trois quarts dévoré par eux, n'offrant plus de résistance, elle tombe dans l'eau courante au- dessus de laquelle ces amas sont toujours suspendus ; Teaii entraîne les vers sur la rive et les met à même de rencontrer là les charognes (chiens, chats, etc.) ou autres débris que roulent souvent les eaux du Ilhônc. Voilà quel est, je pense, le but de ces Diptères, en suspendant ainsi leurs œufs à des places de la grève, où l'eau, quoique basse au printemps, ne se retire jamais -assez pour laisser rUnrniv^^^^'^' XCI ragglomération suspendue au-dessus du sable. La figure ci-contre montre la position de l'amas de Diptères au-dessus de Teau. « L'agglomération que je* vous envoie, a été récoltée le 12. mai; plusieurs de ces Diptères étaient encore vivants, et achevaient de déposer leurs œufs. L'agglomération entière est-elle composée de femelles? C'est ce que je ne pourrais vous dire, n'en ayant jamais démoli pour observer l'intérieur. Si celle que je vous adresse, se rompt en voyage, vous saurez ce qu'elle contient. Quant à moi, je chercherai à compléter mes observations, si toutefois ceci n'est pas déjà connu, ce que je vous serais très-obligé de me dire. » M. de Borre met en même temps sous les yeux de l'assemblée l'ag- glomération d'Atherix Ibis, arrivée à Bruxelles sans accident. Elle est pyriforme, attachée par un bout entre plusieurs extrémités de branches d'osier. Sa longueur est de IG centimètres, sa largeur moyenne de 10, son périmètre moyen de plus de 30 centimètres. Les insectes y sont tellement condensés qu'en évaluant leur nombre à 5 ou 6,000, M. Tournier est resté évidemment très en-dessous du chiffre exact, qui doit être de plus de 10,000. On n'y aperçoit pas un seul mâle. La parole est ensuite donnée à M. Mélise, qui donne lecture du travail suivant : KAPPOET SUE l'eXCUESION ANjS'ITELLE DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE, A BATJDOUE (HAINAUT.) Le 24 mai 1874, à huit heures et demie du matin, se trouvaient réunis à la station de Ghlin : MM. de Borre, Dufour, Fondu, Sau- veur, Weinmann et Mélise, membres de la Société eutomologique, auxquels s'étaient joints MM. Petit, botaniste et Alfred Wesraael, directeur du Jardin botaniiiue de Mons. Il s'agissait d'explorer la commune de Baudour. Cette localité, distante de Ghlin d'environ une lieue, est située sur un plateau qui, en différents endroits, et plus particulièrement vers le Nord, est assez élevé. Le sol est très-varié : au Mord et à rOuest, une colline couverte de bois ; à l'Est et au Sud, dévastes prairies; entre les bois et ces prairies, des terres arables argilo-sa- blonneuses, au centre desquelles se trouve l'agglomération de mai- sons qui constitue le village proprement dit. Trois terrains principaux se partagent Baudour ; ils appartiennent aux régions limoneuse, alluviale et crétacée. Les parties boisées couvrent environ la moitié du territoire de la commune, ellessontune fraction de la grande forêt qui s'étend de- puis Soignies jusqu'au canal de Mons à Condé, et môme au-delà, vers la frontière française. XCII 1 La végétation dans ces bois est très-vigoureuse, la plupart des essences de Belgique y sont représentées; on y voit notamment de vieux chênes d'une hauteur et d'une circonférence remar- quables. D'après ces données topographiques, notre champ d'exploration se présentait sous des aspects très-favorables et nous pouvions espérer de bons résultats. Le temps était beau : le soleil a brillé pendant une grande partie de la journée et la température de l'air, légèrement refroidie le ma- tin par un vent de Nord-Est, s'est cependant maintenue entre 15° et 20O c. En quittant la station de Ghlin, nous nous sommes dirigés vers Baudour par le bois, en suivant le chemin de la Verrerie. Pendant une heure, nous avons côtoyé lentement les rives pittoresques d'un ruisseau qui vient d'Erbisœul. Les eaux sont très-limpides ; beau- coup de saules croissent sur ses bords, et, par-ci, par-là, des buissons touffus abritent le cours d'eau sous leurs branches. Nous avions à droite des prairies, à gauche la lisière du bois. Cette localité paraît favorable pour les lépidoptéristes, mais, au moment où nous la visitions, il y avait peu de fleurs et, soit que la saison ne fût pas assez avancée', soit que les froids tardifs qui ont succédé aux chaleurs excessives de la fin d'avril, eussent eu une fâcheuse influence, aucune capture bien importante n'a été faite. M. le docteur Breyer, qui n'avait pu se joindre à nous, est arrivé à Ghlin l'après-midi ; il a chassé à l'entrée du bois de Baudour, dans les environs du ruisseau d'Erbisœul, et y a trouvé Spilusuma men- thastri — ^ belle variété à ponctuation presque nulle, semblable à celle de Spilosoma urticœ, — ainsi que quelques chenilles de Pempelia obduc- tella. M. Breyer nous a cité aussi Nothris verbascella comme très-fré- lnsieurs de ces fourreaux, soignés dans ce Lui par M. Fondu. XCUi allions, et les rives attrayantes du ruisseau d'Erbisœul appartiennent bien plus à Ghlin qu'à Baudour. Après avoir traversé le chemin de fer, nous avons presque con- stamment suivi dans le bois de longues allées tracées dans un sol sec, sablonneux et parfois très-aride. Le bois se compose de sapi- nières, de petits taillis, puis de haute futaie. Dans les bois de sapin, nous avons remarqué d'immenses fourmi- lières élevées en forme de cônes à près d'un mètre au-dessus du sol ; elles sont peuplées de grandes fourmis rousses {Formica riifa L.V). Aucun de nous n'étant porteur de l'outillage indispensable pour chasser dans ces nids, nous avons laissé les fourmis jouir en paix de leur propriété. Il est probable qu'en Usant des moyens employés aujourd'hui dans ces chasses, d'un genre tout particulier, on pourrait faire là d'inté- ressantes découvertes. Midi sonnait lorsque nous aperçûmes les premières maisons du vil- lage de Baudour. Il faisait chaud, l'air était lourd ; un orage sem- blait se préparer pour le soir. Après une courte station dans le village, nous nous sommes dirigés vers une nouvelle partie du bois en suivant une allée ombragée par de grands hêtres, qui avance presque jusqu'au centre de l'agglomé- ration. M. Dufour, installé dans la commune depuis la veille au soir, avait fait une chasse à la miellée dans cette avenue. Plus de cin- quante arbres de chaque côté du chemin portaient encore les traces de l'enduit que notre zélé collègue y avait apposé la veille. Cette chasse n'avait produit aucun résultat. L'avenue conduit à des lavoirs à sable situés dans le bois et à dif- férentes carrières d'oii l'on extrait de l'argile plastique. Aux environs des lavoirs il y a de petits marécages. Nous y avons recueilli des Bembidium\ NotiophilusetAiickomemis; VA. viduus y était en abondance. M. de Borre y a trouvé aussi VElaphius cupreus. Les carrières ne nous ont rien donné, si ce n'est pourtant VIps quadripustulata, bonne espèce que M. de Borre y a capturée sur des boiseries au bord d'une fosse d'extraction. Nous avons quitté le bois un instant j)Our parcourir des champs cultivés. En soulevant des mottes de terre, M. Mélise a trouvé un Staphyliïius lutarius (Grav.) Cette belle espèce, nouvelle pour notre faune, est rare. — Le Catalogue des Coléoptères du Département du Nord, par M. de Norguet, mentionne ce Staphylin comme ayant été pris une fois à Lille. M. Mélise à capturé au même endroit Uarpalus fuscipalpis (Sturm), XCIV espèco également rare, qui n'avait encore été rencontrée en Belgique qu'à [lassolt, par M. Putzcys. Elle n'a pas encore été signalée dans nos Annales. Après avoir fouillé inutilement clans bon nombre de vieux saules aux troncs vermoulus, nous avons coupé de nouveau à travers la forêt jusqu'à la route de Lens à St-Ghislain. Arrivés à la chaussée, deux de nos collègues, MM. Dufour et Fondu se sont séparés de nous, ils voulaient rester à Baudour pour essayer, le soir, une nouvelle chasse à la miellée. — Cette chasse a eu lieu en effet, mais nous avons appris qu'elle n'avait pas eu plus de succès que celle de la veille. Les autres excursionnistes se sont dirigés vers St-Ghislain, en sui- vant le chemin pavé. Dans une petite sablonnière, le long de la route, nous avons trouvé quelques carabiques, mais rien de mar- quant : Amara,, Pœcilus, Ophoniis et Acupaipus. Entre Baudour et Saint-Ghislain, à la hauteur du hameau « Le Tertre, « la chaussée est bordée de vergers et de prairies d'une grande étendue. Nous avons trouvé, dans les bouses, la plupart des Aphodius re- cueillis pendant l'excursion. Vers la fin cle la journée le ciei était devenu très-sombre ; il pré- sageait une forte pluie d'orage, mais quelques gouttes seulement sont venues mouiller la poussière. x\ six heures nous arrivions à Saint Ghislain. MM. Sauveur et Wëinmann ont pris immédiatement le chemin de fer pour Bruxelles; de leur côté jVIM. Petit et Wesmael sont retournés à Mons dans la soirée. MM. de Borre et Mélise sont restés à Saint-Ghislain ; ils avaient l'intention de se diriger le lendemain vers Leuze et Reriaix. Ils ont, en effet, visité successivement une partie des environs de ces deux villes, mais leurs recherches n'ont amené la découvei'tc d'aucune espèce marquante. Ce voyage avait d'ailleurs principale- ment pour but de jeter un coup d'œil sur le terrain, et les excursion- nistes n'ont séjourné que quelques heures dans chacune de ces localités. Nous donnons ci dessous la liste des insectes recueillis pendant l'excursion à Baudour. Cette liste, à défaut d'autre mérite, aura l'avantage d'établir exactement l'importance des captures qui ont été faites. Si maintenant nous recherchons les causes de nos insuccès dans une localité qui, de prime abord, semblait beaucoup promettre, nous trouvons qu'elles sont de nature diverse. Et tout d'abord, il a paru à la plupart d'entre nous, aux coléopté- ristes comme aux lépidoptéristcs, que l'époque choisie pour faire l 'excursion n'était point des plus favorables. Le 24 mai dernier nous xcv étions clans une de ces périodes transitoires pendant lesquelles il n'y a guère chance de prendre beaucoup d'insectes et surtout de lépido- ptères. Il a fait très-froid pendant une partie du mois d'avril et la première quinzaine de mai, partant point de fleurs et peu d'éclo- sions. Ensuite il faut bien convenir qu'il ne suffit pas de faire invasion pendant quelques heures sur un point quelconque du pays pour qu'il soit toujours possible d'en extraire un butin entomologique complet. Pour bien apprécier un terrain de chasse et lui faire . donner la plus grande partie de ce qu'il a, il faut pouvoir le visiter dans de bonnes conditions, le connaître d'une manière plus ou moins intime, trouver les bons endroits, s'établir successivement dans chacun d'eux, y chasser avec patience et persistance. A Baudour nous avons erré un peu à l'aventure et, à défaut d'une connaissance plus parfaite des lieux, nous avons parcouru beaucoup de chemin sans profit bien réel. . Circonscrites dans des limites plus restreintes, aux environs du bois de la Verrerie, par exemple, il est probable que nos recherches eussent amené des résultats plus avantageux. Liste des insectes recueillis a Baudouk. LÉPIDOPTÈRES. l'ieris Brassicye. — Rapoe. Anlhocharis Carda mi nés. Thecla Rubi. Polyomnialus Dorilis. — Phlieas. Lyciena Icarus. 1 ex. Argynnis Selene. — Euplirosyne. Pararge .îlgeria. — Megcera. Cœnonyniplia Pampliilus. Carleroceplialus Paniscus. Macroglossa-Fuciformis. — Bombvlifotmis. Smerinlhus Tilise. Dasychira pudibunda. Demas Coryli. Mameslra leucophaea. Hadena rurea. * — ab. alopecurus. Dyptcrygia Pinaslri, Euclidia Mi. Boarmia Crepiiscularîa. Phasiane Clalhrata. Ortholilba Plumbaria. Venilia Macularia. Cidaria Rivata. — Trislaïa. — Hastata. Ciciudela campestris. Notiophilus pajiistris. — biguiiaUis. Elaplirus cupreus. COLÉOPTÈRES (I). Ciivina .fossor, Dyschirius globosus, — ;eneiis. — bipiiiictatiis. (1) Les espèces vulgarissimes partout ont été dispensées de la publicutioi). I XCVI Loricerapilicornis. Omaseus nigrila. — minor. Argulor diligens. l'oecilus lepidiis. Harpalus rubripes. — Iiiscipalpis. — lardus. — anxius. — griseus. Oplionus signaiicornis. — azureus. Amara communis. — consularis. Rradycellus harpaliniis. lîembidium IV maculalum. — niliduluin. — IV gultalum. — flammulaium. — bigullalum. — Doris. Agabus didymus. — chalconouis. Stapbylinus lulariiis. (laiops cisieloîdes. Silpba A punctala. — carinala. Hister purpurascens. — unicolor. — nogleclus. — 1 i siriatus. fps quadripustulata. Ontliopbagiis laurus. — vacca. Aphodius fossor. — var. sylvalicus. — ■ sordidiis. — nu'rdarius. — in(|uiiiatus. Geoirupes niulator. Trachys miiiutus. Klaier crocatns. Corymbilt's liolosericeiis Agrioies aierrimus. Clerus Ibrmicarius. Anobium pini. Pbyllobiiis calcaralus. Apion pisi. Cionus scrophulariye, Donacia simples, Gynandropbihalma aurila. Timarcba ooriaria. Chrysomela poliia. — goeiiingensis. Gonioclena viminalis. — rufipes. — Jilura. Adimonia capreai. Luperus bclulinus. Cassida nebulosa. — inargaritacea. — rubigiiiosa. Propylea Ai maculaïa. M. de Sélys-Longcbamps donne lecture du compte-rendu d'une excursion qu'il a faite à Maeseyck les 20 et 21 juin en compagnie de MM. Breyer et Weinmann. L'impression de ce compte-rendu est postposée au mois prochain, à cause de l'éclosion attendue de quel- ques lépidoptères recueillis à l'état de chenilles, et qui pourront peut-être donner lieir à des détails complémentaires. Le Secrétaire donne lecture d'une lettre de M. Maurissen signa- lant quelques captures : « Je vous prie de bien vouloir communiquer à la prochaine séance de la Société que j'ai pris le i" juin dernier, dans un pré à Schalk- hoven, village situé dans le Limbourg belge, un cf de Deiopeia pul- chella L. Cette espèce est presque nouvelle pour le pays, car il n'en XCVII a encore été signalé qu'un seul exemplaire pris par M. Capronnier il y a quelques années dans les environs du Jardin zoologique de Bruxelles. » Non loin de Schalkhoven, à Vliermael-Roodt, j'ai capturé le 3 juin suivant un cf de Heterogenea limacodes Hfn., presque entière- ment noir^ sauf une tache jaune à l'angle interne des ailes supé- rieures. » M. le baron Oscar de Heusch y a trouvé à la même époque deux cf de Lophopteryx camelma L. ab. girafjîna H., et le 6 avril précé- dent une 9 de Xylomyges conspicillaris L. ab. melaleuca View. » Il paraît donc que plusieurs espèces de cette localité tendent au mélanisme. « M. le D"" Breyer, à propos de la capture de Deiopeia pulchella, fait remarquer que la date où M. Maurissen a pris cette espèce ne man- que pas d'intérêt, car, suivant l'autorité de Stainton, son époque d'apparition est le mois de septembre. Il faudrait donc admettre, ou que cette espèce a deux époques d'éclosion, ou que l'individu pris en juin avait hiverné jusque là, chose très-remarquable pour un mâle. C'est à cette dernière opinion que M. Breyer donnerait la préfé- rence. M. de Borre dit que M. Maurissen l'a prié aussi de faire remar- quer que, si M. Stainton indique le mois de septembre pour l'époque d'apparition de Deiopeia pulchella, Duponchel (Catal. méth. des Lé- pid. d'Europe, p. 57) indique au contraire le mois de juin. Il serait heureux si son observation en provoquait d'autres pour élucider cette question. M. de Borre fait les communications suivantes : A trois jours d'intervalle, les 14 et 17 juin, j'ai pris sur un trot- toir, contre les massifs de plantes de la place du Trône, à Bruxel- les, chaque fois un exemplaire mâle du Phosphœnus hemipterus, espèce peu commune de la famille des Lampyrides. Quand elle cir- cule sur le sol, on croirait voir d'abord quelque Philonthus, ce qui a fait peut-être quelquefois négliger sa capture. M. Fologne a pris la même espèce à la même époque à Laeken, oii il dit qu'il l'observe presque chaque année. Le 25 juin, j'ai été, en compagnie de notre collègue M. Quaedvlieg, chasser à Lixhe, près de Visé. Cette localité m'a paru des meil- leures. Entre autres espèces, j'y ai pris Copris lunaris, Onthophagiis lemur et Callistus lunatus. J'ajouterai qu'au mois d'avril, chaque année, M. Quaedvlieg y a pris, sans se douter de l'importance de cette capture, bon nombre d'exemplaires du Sisyphus Schaefferi. Au 25 juin, on n'en rencontre plus. L'endroit précis est au-delà du ha- ANNAI.ES 1)E LA SOC. ENTUU. DE BELGIQUE, T. XVIf. m XCVIII meau de Loeii, au pied de la colline crétacée qui limite là, à l'occi- dent, la vallée de la Meuse, et très-près de la frontière des provinces de Liège et de Limbourg. M. Mélise fait à son tour la communication suivante : Voici deux captures que je crois devoir signaler: Ilarpaliis hotten- tota Duft., àixelles, Quartier-Louise, le 3 juin 1874 ; Saperda sca- laris L., à Waterloo, le 14 du même mois. J'ai trouvé ce beau Lon- gicorne sur la haie qui entoure la ferme de Mont-St-Jean. M. le D"" Breyer dit qu'autrefois M. Parys prenait beaucoup de Saperda scdlaris dans quelque localité aux environs de Groenendael, et qu'il laissait entendre que c'était sur les lierres qu'illes capturait. MM. Candèze et de Borre disent que, d'après leurs propres obser- vations, ce n'est pas dans le lierre, mais dans les vieux troncs de cerisiers qu'habite la larve de Saperda scalaris. M. Pologne donne lecture de la note suivante : Une variété remarquable du Cœno- nympha Ilero L., a été trouvée, cette année, dans le courant de juin, à Au- derghem. Cette variété n'est pas indi- quée dans le dernier catalogue de Stau- dinger, et je la crois inédite. Le revers rappelle la variété Arête de Epifiephele Uyperanthus, par l'ab- sence des ocelles, dont le point central blanc reste seul visible. Les lignes gris-argenté qui se voient ordinairement entre la bor- dure et les ocelles, font défaut, ainsi que les bandes blanchâtres qui suivent les contours de ces dernières. Le revers des quatre ailes est fauve contre la bordure ; cette cou- leur devient plus noirâtre à la base des ailes inférieures ; les franges sont gris-foncé, et la bordure noire est beaucoup plus large que sur les exemplaires-types. Cette coloration noire borde aussi la partie apicale de la côte des ailes supérieures. Les nervures sont nettement tracées en noir. L'aile supérieure porte à son sommet un point blanc, et l'aile inférieure en porte sept, dont deux petits sont placés entre les deux premières nervures qui partent de l'angle anal ; les cinq autres points blancs se trouvent aux places occupées ordinairement par les ocelles. La face supérieure n'a pas de bordure fauve, il n'en reste qu'une trace à l'angle anal. Les ocelles des ailes inférieures sont remplacées par deux taches fauves vaguement iiidiquées. XCIX Le disque des ailes supérieures est lavé de bruu vers la bordure, et la côte est brun-fauve à la naissance. Je propose pour cette variété nouvelle le nom de C. Areteoides. M. Dubois demande la parole pour faire remarquer combien il se- rait désirable qu'il se fît pour les espèces et variétés de Lépidoptères nouvelles pour le pays, signalées depuis plusieurs années dans nos Annales, un travail de récapitulation semblable à celui que M. Sau- veur a publié il y a quelque temps pour les Coléoptères. M. Weyers répond que ce travail a déjà été fait (dans le tome VII des Annales) . Mais d'autres membres objectent qu'il est déjà ancien, et qu'il y aurait intérêt à publier une nouvelle récapitulation des additions. On engage M. Dubois à préparer le travail en question pour le commencement de l'année prochaine. La séance est levée à 9 1/2 heures. Assemblée mensuelle du 1" août 1S74. Peésedence de m. Weinmann, membre du Conseil. Présents : MM. Boedt, Cornet, Fologne, Fondu, Kappus, Lalle- mand, Mélise, Pierret, Roelofs, Vanden Broeck et Preudhomme de Borre, secrétaire. MM. Candèzé, président, J.-B. Capronnier et de Sélys-Longchamps font excuser leur absence. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 4 juillet est ap- prouvé. M. Fondu fait observer que, s'il eût été présent à la dite séance, la capture de Psyché graminella à l'excursion de Baudour n'eût pas été mentionnée d'une manière aussi dubitative. Il ne pouvait y avoir le moindre doute quant à l'espèce. M. Fondu fait en même temps voir le fourreau et le papillon qui vient d'en sortir. Du reste, ajoute M. Fondu, cette espèce de Psyché avait déjà été prise par moi en 1851 dans ce même endroit, au bois de Ghlin, et c'est à tort qu'elle n'était pas depuis longtemps portée sur les cata- logues des lépidoptères de Belgique. Le Président annonce que la Société vient de perdre l'un de ses membres effectifs les plus distingués, M. G.-R. Crotch, de Cam- bridge, décédé à l'iiiladelphic pendant un grand voyage d'explora- tion qu'il avait entrepris depuis plus d'un an. Il annonce également que le Conseil d'administration vient d'ad- mettre au nombre des membres effectifs de la Société : M. le D"" Me- lesio Arreola Medal, de Meclioacan (Mexique), temporairement à Bruxelles, présente par MM. Preudliomme de Borre et Dubois. Correspondance. La Société Entomologique de France annonce l'envoi de ses An- nales. L'Académie royale Dei Lincei, à Rome, remercie pour l'envoi de nos Annales et Comptes-rendus. L'Académie royale des Sciences de Prusse envoie la table géné- rale des Mémoires publiés par elle de 1822 à 1872. La Société d'Histoire naturelle d'Augsbourg remercie pour l'en- voi de nos Annales et annonce l'envoi de ses publications. Le Conseil d'administration de la Société Zoologique de Philadel- phie ayant adressé à notre Société ses deux premiers rapports annuels, l'assemblée décide que nos comptes-rendus lui seront adres- sés, sauf à compléter plus tard l'échange par l'envoi des Annales, si cette Société publiait des mémoires ou annales. M. de Lhotellerie, marchand-naturaliste à Alexandrie (Egypte), adresse un catalogue de coquilles. M. Boedt remet son portrait-carte pour l'album de la Société. Ouvrages reçus pour la Bibliothèque. 1° Société (les Amis des Sciences naturelles de Rouen. IX* année (1873), 2' semestre. — Rouen, 1874, 1 vol. in-8° avec 1 pi. Échange avec nos Annales. 2" Packard (A. -S.). — Descriptions of Neiv North American Phale- nidœ. — Descriptions of New North American Phyllopoda. — Salem, 1874, 1 br. in-8". 3° On the transformations of the Common IIouse-Fly, with notes on allied forms. — Boston, 1874, 1 br. in-8° avec 1 pi. Dons de l'auteur. 4° Annales de la Société Entomologique de France, Y" série. Tome m. — Paris, 1873, 1 vol. in-S" avec 14 pi. Échange avec nos Annales. 5° The Second Âîinual Report ofthe Board of Managers ofthe Zoolo- gical Society of Pliiladelphia ; together with the First Annual Report CI and the Proceedmgs ofthe first and second Anmial Meetings. — Phila- delphie, 1874, 1 br. in-8" avec 5 pi. Don de la Société Zoologique de Philadelphie^ dans le but probable d'entrer en relation avec notre Société. 6° MiLLiÈEE (P.). — Iconographie et description de Chenilles et Lépidoptères inédits. Tome III, 34* livraison. — Paris, 1874, 1 broch. in-8° avec 4 pi. Don de l'auteur. 7° Inhaltsverzeichniss der Abhandlungen der Kônigl. Akademie der Wissejischaften zu Berlin, ans den Jahren 1822 bis 1872, nach den Klassen geordnet. — Berlin, 1873, 1 br. in-8°. Don de l'Académie royale des Sciences de Berlin. 8° WUrttembergische natiirtvissenschaftliche Jahreshefte. Années XVIII à XXX. - Stuttgart, 1862 à 1874, 26 br. in-S" avec 57 pi. Don de la Société des Sciences naturelles de Wurtemberg; échange avec nos Annales. 9" Bulletin des séances de la Société Entomologique de France. N°' 30 (24 juin 1874) et 31 (8 juillet 4874). Échange avec nos Comptes-rendus. 10° Mémoires de la Société Royale des Sciences de Liège. Deuxième série. Tome V. — Liège, 1873, 1 vol. in-S" avec 3 pi. Échange avec nos Annale». 11° Petites Nouvelles Entomologiques. N° 104 (15 juillet 1874). Don de M. Emile Deyrolle. 12" Mittheilimgen der Schweizerischen Entomologischen Gesellschaft. Vol. IV, N°4. — Schaffhausen, 1874, 1 br. in-8" avec 2 pi. Échange avec nos Annales. 13° Monatsbericht der Kôniglich. Preussischen Akademie der Wissen- schaften zu Berlin. April und Mai 1874. — Berlin, 1874, 2 br. in-S*' avec 2 pi. Échange avec nos Annales. 14° Dubois (Alph.). — Les Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles et leurs chrysalides; 61' et 62" liYrsLhoRS. — Bruxelles, 1874, 2 br. in-8" avec 4 planches. Don de l'auteur. 15° Berliner Entomologische Zeitschrift. XVIIP année (1874), 3" et 4* trimestres. — Berlin, 1874, 1 broch. in-8° avec 1 pi. Échange avec nos Annales. 16° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de l'Assemblée générale ordinaire du 5 juillet 1874. Échange avec nos Comptes-rendus. 17° LiNDEEMAYEE (Cheval. A.). — Die Vôgel Griechenlands. Ein Beitrag zur Fauna dièses Landes. — Passau, 1860, 1 vol. in-8°. Don de M. K.-J. Lange. 18° Le Conte (J.-L.). — Classification of North American Coleo- ptera, prepared for the Smithsonian Institution. Part. IL — Washing- ton, 1873, 1 br. in-8°. cil 19° New Species of Nortli American Coleoptera, prepared for the Smithsonian Institution. Part. lE. — Washington, 1873, 1 br. in-S". 20" On Platypsyllidœ^ a new Familu df Coleoptera. — Lon- dres, 1872, 1 br. in-8°avec 1 pi. 21" Notes on the Species of Pasimachus. — Buffalo, 1874, 1 br. in-8^ Dons de l'auleur. 22° Hardwiche's Science-Gossip. N° 116 (août 1874). Échange avec nos Annales. 23» Bulletin de V Académie Royale des Sciences^ des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Série II, T. XXXVII, n° 6. — Bruxelles, 1874, Ibr. in-S^avecl pi. Échangée avec nos Annales. ' 24° The EntomologisVs Monthly Magazine. N° 123 (août 1874). Échange avec nos Annales. 25» Comptes-rendus hebdomadaires des séances de V Académie des Sciences, par MM. les Secrétaires-perpétuels. Tomes LXXVIII, n»' i (5 janvier 1874) à 26 (29 juin 1874), et LXXIX, n° 1 (6 juillet 1874). — Paris, 1874, 27 br. in-4°. Échange avec nos Annales. Des remerciements sont votés aux donateurs. Rapports, lectures, communications. M. Roelofs présente la troisième et dernière partie de ses Curcu- lionides recueillis au Japon par M. G. Lewis. Ce mémoire est renvoyé à l'examen de MM. Candèze et de Borre. Le Secrétaire dépose un autre manuscrit, comprenant la descrip- tion des Scolytides rapportés du Japon par M. Lewis, i)3,r MM. Chapuis et Eichlioff. Sont nommés rapporteurs : MM. Roelofs et de Borre. M. Fondu présente la liste des espèces suivantes de Lépidoptères, qu'il a recueillis à Binant du 23 juin au 8 juillet 1874 : DiuENES (1) : Leucophasia Sinapis et var. Erysimi; ThecJa Spini; Lycœna Alsus; L. Acis\ L. Arion; L. Corydon; L. Adonis; L. Dory- las; L. Alexis; L. Agestis; L. jEgon\ Argynnis Aglaja\ A. Dia; A. Paphia; Liinenitis Sihylla; Apatnralris; Arge Galathea; Satyrus Mœra; S. Arcanius\ Hesperia Actaon; Syricthus Alvens; S.Cirsii; S. Sao. Nocturnes : Sphinx Pinastri ; Procris Statices var, Geryon (2) ; P. {\) Dans celle liste ne sonl pas comprises les espèces communes qu'on rencontre partout. (2) Variété nouvelle pour la Belgique. cm Glohulm'iœ ; Euchelia Jacobeœ ; Lithosia Mesomella ; NemeopMla Rus- sula ; CymatopJiora Or ; C. Bipuncta ; AcronyGta Acerîs ; Diphteo^a Orion; Mania Mansa ; Rusina Teneirosa ; Tripliœna Orbona ; Noctua Sigma ; iV. 5«?Z«; ; Lwperina Hepatica ; Z. Pinastri ; Hadeoia Dentina ; //. ^yo^o- nariôB] Thyatyra Bâtis \ T. Derasa\ Leucania Conigtra\L. Lithargyra\ L. Albivena; Caradrina Taraxaci\ C. Cubicularis : Anthophila œnea; Erastria AtraMa. GÉOMÈTRES : Geomelra Papilionaria ; PJiorodesnia Bajularia; Hemi- thea Cytisiaria ; H. ^stivaria ; II. Buplevraria ; Ennomos Apiciaria ; Aspiïates ViUcaria ; Ewpisteria Hepararia ; Larentia Bipundaria ; L. Miaria ; L. Rhamnaria ; Anaitis Tirsaria ; Ciddria Pyraliaria ; C. i^«^ mm; C. Rnlidaria; Melanthia Ocellaria ; M. Procellaria; Acidalia Temeraria; A. Immutata\ A. Incanana\ A. Scutnlaria] A. Ochrea- na\A. Ossearia ; Strenia Clatliraria. Le Secrétaire, au nom de M. de Sélys-Longchamps, représente le travail suivant, lu dans la dernière séance : NOTE SUR UNE EXCURSION A MAESEYCK, FAITE LE 20 ET LE 21 JUIN 1874, PAR EDM. DE SÉLYS-LONGCHAMPS. Depuis longtemps nous désirions visiter les parties marécageuses delaCampine limbourgeoise, situées entre MaeseycketBrée, contrée qui, à notre connaissance du moins, n'a pas été explorée par les entomologistes ; et je tenais particulièrement à faire cette excur- sion à l'époque de la grande éclosion des Odonates, espérant y ren- contrer quelques espèces d'Agiion du nord de l'Allemagne qui n'ont pas été observées jusqu'ici en Belgique. L'ouverture récente du chemin de fer allant de Hasselt à Maeseyck rend le voyage facile, les trains partant à sept heures du matin de Bruxelles et de Liège par Hasselt arrivant à Maeseyck à midi. Nos collègues, MM. le D"" Breyer et Weinmann, voulurent bien s'associer à moi pour cette course. Avouons tout d'abord que, sous plusieurs rapports, nous fûmes déçus dans notre attente : 1° Le vent du Nord régnait avec force et n'engageait pas les in- sectes à se montrer. 2° Sans doute par suite des circonstances météorologiques qui se sont succédées depuis l'automne dernier, les insectes semblent fort peu nombreux cette année et les éclosions de beaucoup d'entre eux sont retardées. 3° Nous étions habitués à nous figurer cette partie de la Campine à peu près telle que nous l'indique la grande carte de Belgique de Vandermaelen eu 42 feuilles, dont la 11'' intitulée Ruremonde ren- seigne une quantité de petits lacs, étang» et marais entre Maeseyck CIV et Tongerloo, Or tout cela est prodigieusement changé depuis 1831. Presque toutes les flaques d'eau sont asséchées et remplacées par de belles cultures de céréales, de pommes de terre, par des prés, ou par de très-jeunes plantations de pins sylvestres. C'est au point que le jour de notre arrivée, ayant pris une petite voiture afin de gagner du temps, nous allâmes jusqu'à huit kilo- mètres de Maeseyck, fort près de Tongerloo, sans que notre cocher parvînt à nous conduire auprès d'un étang ou dun vrai maré- cage. Le lendemain, nous eûmes l'avantage d'être accompagnés par M. Verheggen, premier régent de l'école moyenne de l'État à Mae- seyck, et botaniste très-distingué, à qui M. Cogniaux, aide-natura- liste au Jardin Botanique de l'État de Bruxelles, avait bien voulu nous recommander ; et, grâce à lui, nous fûmes conduits à un petit étang tourbeux qui a échappé à la destruction, et qui est situé tout près de Maeseyck (un kilomètre environ à l'ouest), près du lieu dé- signé sous le nom de Venu sur la carte ; mais on l'appelle Schwartz Water^ sans doute à cause de son fond vaseux noirâtre. On n'aperçoit pas cette flaque d'eau, en fond de cuve, d'un hectare environ, parce qu'elle forme comme un oasis de trois ou quatre hectares de brous- sailles et de taillis, environné de champs cultivés. Nous visitâmes ensuite avant notre départ la Vieille Meuse, qui longe la Meuse actuelle sur sa rive gauche en remontant ce fleuve à la sortie de la ville. Elle consiste dans des bras communiquant plus ou moins avec la rivière, dont elle est séparée par des îles à foin bor- dées d'osiers. Malgré la riche végétation aquatique qu'on y observe, je ne fus pas surpris de la trouver pauvre en insectes, parce que ces terrains sont couverts et lavés par les inondations pendant la mau- vaise saison. MM. Breyer et Weinmann n'ont pris que fort peu de Lépidoptères. Espérons que plus tard ils seront un peu dédommagés par les résultats que donneront quelques chenilles qu'ils ont recueillies. Les Lépido- ptères étaient si peu nombreux, que, pendant ces deux journées, nous ne constatâmes l'existence que de onze espèces de Diurnes, savoir : Aporia cratœgi. Pieris brassicœ. — rapœ. Polyommatus rubi, commun sur les haies et les broussailles. Lycœna Icariis (Alexis.) Vanessa urticœ. — Atalanta. Epinephele Janira, très-commun dans les prés etles plantations. cv Cœno7iympha Pamphilus. — Davus, race Philoxenus, commun dans les maré- cages. Hesperia Sylvanus, commun sur les broussailles. Et encore plusieurs de ces onze espèces étaient-elles rares et re- présentées seulement par quelques individus isolés. Le principal résultat de notre exploration est d'avoir constaté la présence au C. Davus war. Philoxenusdâns, la Campine limbourgeoise. Nos collègues l'avaient découvert dans la Campine anversoise à Calmpthout, et le type Davus proprement dit est connu par nos courses dans l'Ardenne et le Luxembourg, où il habite les Hautes Fagnes et les marécages tourbeux à la Baraque Michel, Hockai, Vielsalm, Bastogne, St-Hubert, Arlon, Chiny, etc. Les individus de la Campine appartiennent en général à la variété PhUoxenus {Rothliebi, Stgr.) par les yeux des ailes inférieures plus grands et plus nombreux ; mais tous ne sont pas également bien caractérisés, et plusieurs sont presque semblables aux types de l'Ar- denne, au point qu'il me semble diflâcile de les considérer comme une véritable race. Une comparaison que j'ai faite entre les deux formes et l'unique exemplaire femelle pris en Hesbaye, chez moi, à Long- champs-sur-Geer le 25 juin 1833, par feu M. Ghaye, montre que cet exemplaire est du type ardennais, d'où l'on doit présumer qu'il avait été transporté en chenille ou en chrysalide avec des plants d'épines ou de bouleaux qu'on faisait alors venir de l'Ardenne, et qu'il n'était pas indigène de la localité, car, là où le Davus existe, il vit en nom- breuse société, comme les espèces voisines. Il est assez curieux de faire remarquer que, lorsque pour la première fois je signalai le Davus en Belgique {Catalogue des Lépidoptères de Belgique, Liège, avril 1837) je ne connaissais encore sa présence que par cet exem- plaire, qui est resté unique en Hesbaye. J'arrive aux Odonates, qui étaient l'objet principal de ma course en Campine. En voici la liste : Libellula quadrimaculata, L. — Commune. — depressa, L. — Assez commune. — cancellata, L. — Un ou deux exemplaires à la Vieille Meuse. — cœrulescetis, F. — Assez commune dans les environs de Tongerloo. — sanguinea, Mûll. — Rare ; dans les environs de Ton- gerloo. — pectoralis, Charp. — Un seul exemplaire à Schwartz- water. ANMALES DE LA SOC. ENTÛM. DE BELGIQUE, T. XVH. H CVI Cordulia œnea, L. — Quelques-unes près de la Vieille Meuse. Brachytron pratense, Miill. — Vu uu exemplaire à la Vieille Meuse. JEschna rufescens, Van der L. — Un exemplaire à Schwartz- water. Anax formosus. Van der L. — Assez commun. Calopteryx splendens. — Très-commun à la Vieille Meuse. Lestes nyinpha, de Sélys. — Quelques exemplaires dans les prés humides. Platycnemis pemiipes, Pall. — Var. albidilla. — En petit nombre. Pyrrhosoma tenellum, De Vill. —Très-commun à Schwartzwater. Erythromma najas, Hansem. — Commun sur la Vieille Meuse. Ischnura elegans, Van der L. — Sur la Vieille Meuse. Nehalennia speciosa, Charp. — Assez commun à Scliwartzwater. Agrion pulchellum. Van der L. — Très-commun. — puella, L. Van der L. — Très-commun. — cyathigenim, Charp. — Très-commun. En tout 20 espèces. C'est presque le tiers de ce qui existe en Bel- gique, mais, si l'on tient compte des circonstances défavorables que j'ai indiquées, et de l'éclosion fort retardée cette année, on peut avancer, d'après ce que je connais d'autres localités de la Campine, que, pendant la saison, on rencontrerait à Scliwartz Water tous nos Odonates, excepté peut-être la Cordulia arctica^ qui est subalpine. Deux espèces méritent une mention spéciale parce qu'elles sont très-locales en Belgique : 1° Agrion [Nehalennia) speciosa^ Charp., le plus petit et le plus élé- gant de nos Agrion, qui imite en petit les Lestes par sa couleur mé- tallique et par la pulvérulence bleue de plusieurs parties du corps. Nous ne connaissions encore qu'une seule localité pour elle, Vogel- sang près de Zolder (environs de Hasselt), où je la pris en juin 1840. Au mois d'août, je la décrivis (Bullet. Acad. Belg., n" 8) sous le nom (V Agrion Sophia, ytarcG que j'ignorais alors la j^ublication du bel ouvrage de Toussaint de Charpentier [Libellulinœ europeœ, 1840) qui avait eu lieu quelques mois auparavant. Elle avait été découverte dans le Hanovre par Hansemaun, et elle existe en Suède. Depuis je l'ai reçue de Savoie par M. Bailly, de Chambéry. Comme cette espèce manque à presque toutes les collections, je suis heureux de pouvoir indiquer qu'on la trouvera à Schwartz Water à la fin de juin, volant sur le bord de l'eau au milieu des joncs. 2" Agrion (Pyrrhosoma) teiiellum Devillers (rubellum, V. D. L.) Cette espèce, rouge sanguin, est facile à distinguer de la commune minium Harris {sanguineum V. D. L.) à sa petite taille et à ses pieds CVII rouges. Le teiiellum, au rebours de la speciosa, est une espèce répan- due dans toute l'Italie et le midi de la France, mais qui se retrouve dans quelques localités de la Suisse, des environs de Paris et du sud de l'Angleterre. MM. Colbeau et Van Volxem l'ont découverte à Calmpthout où elle est commune. Elle est également abondante à Schwartz Water sur les joncs. J'ai cité précédemment un exem- plaire, jusqu'ici unique, que j'ai pris à Longchamps-sur-Geer, en août, où il avait été probablement transporté par le vent, puisque pendant plus de quarante ans je n'en vis pas d'autre. Sur la Vieille Meuse, je pris un Agrion elegans mâle accouplé avec une petite femelle de Calopteryx splendens^ ou du moins volant de conserve avec elle dans les préliminaires de l'accouplement, le mâle tenant la femelle par le prothorax au moyen de ses appendices anals. On ne cite que deux faits analogues, l'un et l'autre uniques, mais moins extraordinaires : une Lestes sponsa mâle ayant saisi par le prothorax une femelle à'Erythromma najas, observé par le D"" Ha- gen ; et un Agrion pulchellum en copulation avec Agrion puella, si- gnalé par Hansemann. Les entomologistes trouveront plusieurs bons logements à Mae- seyck. Nous fûmes fort bien à l'hôtel Van Eyck, qui est situé sur la grande place, vis-à-vis du monument élevé en l'honneur des frères Van Eyck, inventeurs de la peinture à l'huile et enfants illustres de Maeseyck. M. Weinmaun fait remarquer qu'aux environs de Maeseyck, tout comme à Calmpthout et ailleurs, C. Davus est toujours circonscrit dans un fort petit espace d'où il semble exclure E. Janira, qui le remplace 30 à 50 mètres plus loin. M. de Borre donne lecture de la lettre suivante de M. P. Mabille : « Je lis dans le dernier Btulletin que la Deiopeia pulchra (1) vient d'être prise en Belgique, et, à ce propos, je vois que plusieurs lépi- doptéristes font appel à leurs collègues pour obtenir des renseigne- ments sur la vie évolutive de ce bel insecte. J'ai pensé que les obser- vations qu'il m'a été donné de faire à plusieurs reprises, et encore cette année, pourraient être les bienvenues auprès de la Société, et je viens vous prier, si vous le jugez à propos, de vouloir bien les lui présenter : n La D. pulchra, comme plusieurs espèces très méridionales, on pourrait dire africaines, a, dans sa vraie patrie, autant de généra- tions que le permet la température ; il en est de même dans nos pays, quand la chaleur favorise le développement de l'insecte. (1) Deiopeia ptilchra Schiff. = pulchella du Catal. de Slaudinger. CVlll » J'ai trouvé la chenille en Corse le 20 avril, et le papillon est éclos en mai ; puis le 15 juillet, et le papillon est éclos en août. Il y a sans doute une autre génération en automne, dont les chrysalides hivernent pour éclore au premier printemps; mais c'est là une hypo- thèse ; on peut supposer aussi que toutes les chrysalides de juillet n'éclosent pas en août, et que plusieurs passent l'hiver, ou encore que les œufs pondus en août ne donnent des chenilles qu'après la mauvaise saison. Dans tous les cas, papillons et chenilles sont bien plus rares au printemps qu'en été. » En Provence, j'ai trouvé l'espèce en juillet (le 31 à Nice), et une fois le 28 septembre à Marseille. » A Tours, je viens de rencontrer le papillon le 20 mai dernier, dans le lit de la Loire, et le 24 juin, la chenille en face de la Ville- aux-Dames ; les papillons sont éclos du 5 au 10 juillet. Je n'ai pas encore retrouvé les chenilles, qui, je le pense, apparaîtront en août. « En Corse, la chenille vivait sur VHeliotropium europœum ; elle était toute noire, avec les poils courts et gris, les points verruqueux très saillants ; à Tours, elle vivait sur la Vipérine {Echium vulgare); mais elle était magnifique, d'un beau noir, avec une bande dorsale blanche, et les poils très longs. Le papillon est resté de 10 à 11 jours en chrysalide. « Voilà, Monsieur, ce que j'ai appris par moi-même sur cet in- secte ; c'est sans doute grâce aux grandes chaleurs de l'été qu'il s'est si bien développé dans le centre de la France. » M. Fologne remarque que la plante indiquée comme nourricière delà chenille de D.pulchella par M. Stainton, était le Myosotis. M. Fondu fait voir une variété de Liparis Monacha, très voisine, mais différente de la variété Eremita. La chenille a été prise à Ter- nath, en mai, sur un chêne. La séance est levée à 8 i/2 heures. Assemblée mensuelle du 5 septembre IST^l. Présidence de M. Weinmann, membre du Conseil. Présents : MM. J.-B. Capronnior, Colbcau, De Keyn, Dufour, Froment, Lambrichs, Le Comte, Pierret, Sandoz, de Sélys-Long- champs et Fondu, faisant fonctions de secrétaire. MM. Candèze, président, Fontaine, Mélise, Preudhomme de Borre et Roelofs ont fait excuser leur absence. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. CIX Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle précédente est approuvé. Le Président annonce que le Conseil d'administration a admis au nombre des membres effectifs de la Société : M. Maurice Sédillot, avocat, membre de la Société Entomologique de France, à Paris, présenté par MM. Miedel et Preudhomme de Borre. Correspondance. Diverses lettres de Sociétés scientifiques étrangères, relatives à rechange des publications, ont été reçues. A défaut d'explications, le secrétaire se trouvant absent, l'assemblée croit devoir surseoir à leur examen. lia Société Malacologique de Belgique invite la Société à s'occu- per d'un projet de Fédération entre les diverses sociétés scientifi- ques du pays, dû à l'initiative de MM. Roffiaen et Colbeau. L'assem- blée décide que l'examen de cette question sera porté à l'ordre du jour de la prochaine séance. La Société Royale de Botanique de Belgique a invité la Société à prendre part à son excursion annuelle qui a eu lieu du 29 août au V septembre dans une partie de la Flandre Zélandaise. Ouvrages reçus pour la Bibliothèque : 1° Petites Nouvelles Entomologiques. N"' 105 (1 août 1874), 106 (15 août 1874) et 107 (1 septembre 1874). Don de M. Emile Deyrolle. 2° Société Linnéenne du Nord de là France. Bulletin mensuel. N°' 25 (1 juillet 1874) et 26 (1 août 1874). Échange avec nos Comptes-rendus. 3" Heylaeets (F.-J.-M. fils). — Les Macrolépidoptères de Breda et de ses environs. Liste supplémentaire n° 4. Captures de 1873. — 1 feuille in-8° (Deux exemplaires). Don de l'auteur. 4° Memoirs of the Boston Society of Naturàl History. Vol. II, Part. II, n« IV et Part. III, n°^ 1 et IL — Boston, 1873-74, 3 vol. in-4'^ avec 2 pi. 5° ProceediJigs of the Boston Society of Natural History. Vol. XV, part, m et IV, et XVI, part. I et II. — Boston, 1873-74, 4 br. in-8° avec 4 pi. Dons de cette Société; échange avec nos Annales. 6° ScuDDER (S.-H.). — Note on the species of Glaucopsyche from Eastern North America. — 1873, 1 feuille in-8". 7^» The two Principal Groups of Urbicolœ {Hesperidœ auct.). — 1873, 1 feuille in-8°. ex 8» Fossil Insects from the Rocky Mountains. — Salem, 1872, 1 feuille in-8° (Deux exemplaires). 9° HiJBNER (J.)- — Tentamen determinationis digestionis atque deno- minationis singtilarum stirpiiim Lepidopteronim^ peritis ad inspicien- dum et dijiidicandum commiinicatum. — Réimprimé en fac-similé par S. -H. ScuDDEE. — Cambridge, 1873, 1 feuille in-8". Dons de M. S.-H. Scudder. lO" Packard (A. -S.). — Our Common Insects. A popnlar Account of the Insects ofour Fields, Forests, Gardens and //ohsE BELGIQUE, T. XVII. P CXXII glabres , d'un blanc un peu jaunâtre et à tête couleur de corne brillante. Les lépidoptéristes présents à la séance, tout en consta- tant une ressemblance avec celles de Scardia Boleti F., ne reconnais- sent pas à quelle espèce elles peuvent se rapporter. On émet comme une supposition assez probable qu'elles pourraient être celles de quelque espèce de mœurs analogues à celles des GaUeria^ et qu'après s'être développées dans quelque nid d'Hyménoptères sociaux qui se serait trouvé dans le voisinage, elles seront venues se réfugier pour passer l'hiver en communauté dans le grenier où on les a trouvées. Peut-être M. Le Comte pourra-t-il donner quelques renseignements à cet égard ? M. le D"" Breyer se charge de surveiller leur hivernation et de soigner leurs métamorphoses autant que faire se pourra. M. Van Volxem qui vient d'arriver à Bruxelles de retour d'un voyage en Suède et en Laponie, donne, à la demande de ses collègues, quelques détails sur l'entomologie des contrées qu'il a parcourues et sur les collections publiques et privées qu'il a visitées. 11 n'a pu réussir à trouver lui-même aucune des espèces de Coléo- ptères et Hémiptères spéciales à l'extrême Nord de l'Europe, mais les bienveillants confrères qu'il a visités dans les grandes villes de la Scandinavie ont bien voulu les lui procurer. Quant aux Lépidoptères, il rapporte avoir vu voler assez commu- nément, avec Erebia Médusa, à Mageroe, près le Cap Nord, une Colias qu'il a regardée comme YEdusa. M. de Sélys dit que M. Van Volxem a sans doute été abusé par la ressemblance. Colias Edusa ne doit se trouver en Suède que tout au sud, dans la Scanie. L'espèce observée à Mageroe était probablement la très rare Colias Hecla, et il est bien regrettable que notre collègue ne s'en soit pas abondamment approvisionné. M. Van Volxem a eu beaucoup à se louer de l'excellent accueil qu'il a reçu de M. Stal, le savant entomologiste suédois, l'un de nos membres honoraires. H présente à la Société, de sa part, un volumi- neux paquet de publications. M. Stal l'a chargé de témoigner à notre Société toute sa reconnaissance pour l'honneur qu'elle lui a fait, et de nous assurer que nos publications, notamment nos comptes-ren- dus, à cause des communications intéressantes sur la faune locale et des savantes discussions sur les questions de principes qui s'y pu- blient, sont tenus en grande estime par les entomologistes suédois. La Société se déclare extrêmement sensible à cette appréciation de ses travaux par un savant aussi éminent. M. de Sélys-Longchamps demande la parole pour signaler la cap- ture qu'il a faite le 29 septembre à Halloy, près Ciney, d'un hymé- noptère rare en Belgique, le Xylocopa violacea. Cette belle grosse espèce de la famille des Apidcs a été fréquemment observée par lui au premier printemps, aux environs de Paris, oii on la trouve dans cxxin les jardins, butinant sur les fleurs des amandiers, souvent dès le mois de février ; mais il ne l'avait jamais rencontrée en Belgique, quoiqu'il croie se rappeler l'avoir vue dans la collection de M. De- moulin, à Mons. M. de Borre dit qu'il ne l'a jamais prise lui-même, mais qu'il y a plusieurs années on lui en a apporté un exemplaire pris à ^Sclessin, près de Liège. M. de Lafontaine dit que M. Colbeau et lui l'ont assez souvent prise à Namur et aux environs, dans les jardins, au commencement du printemps, volant sur les pêchers en fleurs. Aucune autre communication scientifique n'étant faite, l'assemblée aborde la question figurant à l'ordre du jour : l'opportunité de la fondation d'une fédération des Sociétés scientifiques de Belgique, dont le principe a été adopté par la Société Malacologique et proposé par elle aux autres sociétés. M. Weinmann propose de déléguer deux membres, comme le dé- sire la Société Malacologique, pour coopérer à l'avant-projet et nous en rendre compte. M. Breyer pense qu'avant d'aborder une telle discussion il con- viendrait de poser la question préalable : si une assemblée générale n'est pas seule compétente pour décider un point d'une importance aussi capitale, et si Tonne devrait pas se borner à charger une com- mission d'étudier le projet avant toute discussion? D'autres membres, tout en reconnaissant aussi que l'assemblée générale est seule compétente, font remarquer que Ton pourrait toujours chercher en assemblée mensuelle à s'éclairer sur le but et la portée de l'institution proposée. Plusieurs membres prennent successivement la parole. Pour résu- mer leurs opinions, la Société Entomologique reconnaît l'utilité des relations de confraternité scientifique entre sociétés savantes, mais elle ne s'est jamais aperçue qu'il fût nécessaire de les étendre au- delà de ce qui existe actuellement : échange de publications, d'invi- tations aux excursions, aux fêtes commémoratives, etc. Les proposi- tions qui lui sont faites en ce moment ont un caractère trop théorique, trop général, trop vague, pour fournir les bases d'une discussion et permettre de décider s'il y aurait lieu de s'associer à un mouvement dans ce sens. L'assemblée, sur la proposition de MM. de Sélys-Longchamps et Breyer, décide qu'elle ajourne la discussion de la question jusqu'à ce qu'elle ait reçu des explications sur le but pratique de la fédération proposée et sur le mode d'organisation par lequel on pourrait y arriver. La séance est levée à 9 heures. cxxiv Assemblée mensuelle du 7 novembre IS74. Présidence de M. Candèze. Présents : MM. Breyer, J.-B. Capronnier, Colbeau, De Keyn, J. De Lafontaine, Fologne, Fondu, Froment, Lallemand, Lambrichs, Mélise, Pierret, Roelofs, Sandoz, de Sélys-Longchamps, Yan Lans- berge, Weinmann, Weyers et Preudhorarae de Borre, secrétaire. MM. Le Comte, Plateau, Putzeys et Vanden Broeck ont fait excu- ser leur absence. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 3 octobre est approuvé. Le Président a le regret d'annoncer à la Société le décès de M. Fr. Walker, de Londres, l'un de ses membres correspondants. D'ans sa séance de ce jour, le Conseil d'administration a admis cinq membres effectifs : M. J.-P.-E. Tliyes, contrôleur des contribu- tions directes et accises, à Nivelles, présenté par MM. Fondu et Preudhomme de Borre ; MM. le Révérend Th. Blackburn, à Green- hithe, près Dartford, comté de Kent; le D"" G. de Horvath, conser- vateur au Musée d'histoire naturelle de Pest, et M. le professeur Manoel Paulino de Oliveira, à Coïmbre (Portugal), tous trois pré- sentés par MM. Preudhomme de Borre et Dubois ; enfin M. Ch. Lal- lemant, pharmacien à l'Arba, près Alger, déjà membre correspon- dant de la Société. Correspondance. M. L. Brunet remercie pour sa nomination de membre effectif. La Société Belge de Microscopie remercie la Société Entomologi- que d'avoir bien voulu lui permettre de tenir quelques séances dans son local. La Société des Naturalistes de Modèue annonce l'envoi de ses publications. L'Académie Palermitainc des Sciences, Lettres et Arts, et l'Aca- démie Royale Danoise des Sciences et des Lettres remercient pour l'envoi de nos publications. M. le vice-amiral de laRoncière le Noury, président de la Société Française de Géographie transmet pour les membres de la Société un paquet de formules d'adhésion, programmes des questions, etc., pour le Congrès Liternational des Sciences géographiques qui s'ou- vrira à Paris le 31 mars 1875. La Société Française de Géographie convie notre Société à s'associer à ce Congrès. L'assemblée charge son secrétaire de remercier cette Société et cxxv de l'assurer de l'intérêt qu'elle prend à un Congrès, auquel elle espère que plusieurs de nos membres pourront assister. Les pro- grammes et formules d'adhésion seront déposées au local de la So- ciété et mises à la disposition des membres qui en désireront. M. de Borre demande s'il ne serait pas dans les intentions de la Société de profiter de cette occasion pour nouer des relations suivies d'échange de publications avec la Société Française de Géographie, en commençant par lui envoyer une collection de nos Annales. Cette proposition est adoptée. La Société Centrale d'Agriculture de Belgique, à Bruxelles, en envoyant une année de son Bulletin, ofifre à notre Société l'échange de ses publications, collection contre collection. Adopté. M. Van Lansberge annonce que la Société Natura Artis Magistra d'Amsterdam serait disposée à entrer en relations avec la nôtre, La Société charge le secrétaire de lui écrire à cet effet. Ouvrages reçus pour la Bibliothèque. 1" Monatsbericht der Kôniglich. Preussischen Akademie der Wissen- schaften zu Berlin. Juillet et août 1874. — Berlin, 1874, 2 br. in-8"* avec 1 pi. Échange avec nos Annales. 2" Journal de la Société Centrale d'Agriculture de Belgique. XXI* année. Janvier à août 1874. — Bruxelles, 1874, 8 br. in-S». Don de cette Société, avec proposition d'échange contre dos Annales. 3° Bulletin de V Académie Royale des Sciences., des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Série II, T. XXXVIII, N''^ 7 et 8. — Bru- xelles, 1874, 2 br. in-8'' avec 8 pi. Échange avec nos Annales. 4° L'Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. S. A. de Marseul. T. IX, pages 445 à 448, titre et table. Mojwgraphie des Otiorhynchi- desy IP partie, pages 453 à 584. Nouvelles et Faits divers, N°'47 et 48. — Paris, 1874, 2 br. in-12. Échange avec nos Annales. 5° Bulletin des séances de la Société Entomotogique de France. N"^ 36 (23 septembre 1874) et 37 (14 octobre 1874). Échange avec nos Comptes-rendus. G" Sitzungsberichte der inathematisch-physikalischen Classe der k. b. Akademie der Wissenschaften zu Mûnchen. 1873, I, 1874, I, II. — Munich, 1873-74, 3 br. in-8° avec 2 pi. 7° VON DÔLLiNGEE (J.). — Rede in der ôffentlichen Sitzung der K. Akademie der Wissenschaften am 25 Juli 1873, zur Vorfeier des Aller- hOchsten Geburtfestes S" Majestàt des Kônigs Ludwig II. — Munich, 1873, 1 br. in-4». Dons de l'Académie royale des Sciences de Bavière; échange avec nos Annales. CXXVI 8" Zeitschrift fur die Gesammten IVatunuissenschaften. Neue Folge, Band IX (1874). — Berlin, 1874, 1 vol. in-8" avec 1 pi. Échange avec nos Annales. 9° Mittheilungen (1er Schweizerisclien Entomologischen Gesellschaft. Vol. IV, N-'ô. — Schaffhausen, 1874, 1 br. in-8". ^chanKC avec nos Annales. 10» Mémoires de la Société de Physique et d'Histoire naturelle de Genève. Tome XXIII, II" partie. — Genève, 1874, 1 vol. in-4'' avec 12 pi. Échange avec nos Annales. Il" Grote (Aug. R.). — Notes on American Lepidoptera with Des- criptions ofTwenty one New Species. — Détermination ofthe Species of Moths figured in the « Natural History of New York. » — Buffalo, 1874, 3 feuilles in-8». Don de l'auteur. 12» Petites Nouvelles Entomologiques. N"* 110 (15 octobre 1874) et 111 (1 novembre 1874). Don de M. Emile Deyrolle. 13" Anales de la Sociedad Espafiola de Historia Natural. T. III, cahier 2. — Madrid, 1874, 1 br. in-S" avec 2 pi. Échange avec nos Annales. 14» Annuario délia Societa dei Naturalisti in Modena. Sér. II, ann. VIII, fasc. II. — Modène, 1874, 1 br. in-S" avec 2 pi. Echange avec nos Annales. 15° Mémoires de la Société des Sciences., de V Agriculture et des Arts de Lille. Série III, vol. XII et XIII. — Lille, 1874, 2 vol. in-8» avec 18 pi. Échange avec nos Annales. 16« Dubois (Alph.). — Les Lépidoptères de l'Europe^ leurs chenilles et leurs chrysalides. Livr. 65 et 66. — Bruxelles, 1874,2 br. in-8° avec 6 pi. Don de l'auteur. I7<* MiLLiÈRE (P.). — Description de Lépidoptères nouveaux d^Eu- rope. — Paris, 1 br. in-8". Don de l'auteur. 18" Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du Nord et des pays voisins. VI' année, n"' 7-8. — Lille, 1874,1 br. in-8\ Échange avec nos Annales. 19° llardwicke's Science-Gossip. N° 119 (novembre 1874). — 1 br. in-8». Échange avec nos Annales. 20" The Entomologistes Monthly Magazine. N" 126 (novembre 1874). — 1 br. in-8°. Échange avec nos Anna'cs. 21» Catalogue des livres d'histoire naturelle composant la Bibliothèque CXXVll de feu le D' Dours^ dont la vente aura lieu aux enchères publiques le 10 décembre 1874, à Paris. 22° Catalogue de la vente de livres d'histoire naturelle^ spécialement de botanique^ de la Bibliothèque de feu le Z)"" Cordier^ qui aura lieu le 11 décembre 1874, à Paris. Envois de M. Emile Deyrolle. 23° Catalogues des diverses collections de livres^ d'archives, d'anti- quités^ de monnaies et médailles, de tableaux et gravures^ de cartes^ de sceaux, etc., délaissées par M. Ch. G. H. Guillon^ en son vivant notaire à Ruremonde et membre de plusieurs sociétés savantes. — 1 vol. in-S* avec 2 photographies. Envoi de M. le notaireCornélis, de Ruremonde, chargé de la vente. 24° The Zoologist: a Monthly Journal of Natural History. Série II, N° 110 (novembre 1874.) Échange avec noa Annales. 25° Newman's Entomologist. N° 135 (novembre 1874.) Échange avec nos Annales. 26" DE Chaudoie (baeon m.). — Matériaux pour servir à l'étude des Féroniens. — Moscou, 1874, 1 br. in-8o. Don de l'auteur. 27° Hetlaeets (F. J. M.). — Eene nieuwe, bij Breda gevonden, Grapholitha-soort, Grapholitha conicolana, Heyl. — La Haye, 1874, 1 br. in-S" avec 1 pi. Don de l'auteur. 28° Stettiner Entomologische Zeitung. XXXV^ année. N'"' 7 à 9. — Stettin, 1874, 1 broch. in-8°. Échange avec nos Annales. Des remerciements sont votés aux donateurs. Rapports, lectures, communications. Conformément aux conclusions des rapporteurs, MM. Capronnier et de Sélys-Longchamps, l'assemblée s'empresse de voter l'impres- sion aux Annales d'un mémoire de M. le D"" Boisduval, intitulé : Aperçu monographique du genre lo, l'un ({es démembrements de la grande famille des Saturnides. Le Secrétaire présente deux mémoires adressés à la Société : 1" Note sur une sécrétion propre aux Coléoptères Dytiscides, par M. Félix Plateau. Commissaires : MM. Breyer et de Borre. 2» Notes et Additions au Mémoire de M. Reed sur les Carabiques du Chili, inséré dans les Proceedings of the Zoological Society of London. January 1874, p. 48. V" partie, par M. le baron de Chaudoir. Com- missaires : MM. Putzeys et Weyers. Il est donné lecture des trois notes critiques suivantes, relatives à des travaux de M. Tournier, envoyées par M. Desbrochers des Loges : CXXYIII M. Tournier, dans le travail ayant pour titre : Matériaux pour la monographie de la tribu des Érirrhinides (Ann. de la Soc. Eut. de Belg., 1874, pp. 96 à 98), réunit à tout hasard comme synonymes les Erirhinus auripennis et meridionalis m. à I'jB. vorax. Il m'est impos- sible d'accepter cette manière de voir. Le E. auripennis est très-distinct du vorax, comme l'indique du reste ma description, par le rostre presque droit, à peu près lisse et uni, par les derniers articles du funicule des antennes distinctement plus longs que larges, avec la massue étroite, allongée, par la forme tout autre du protborax, qui est presque carré, subdéprimé, non convexe latéralement, et à angles postérieurs droits. Le E. meridionalis diffère très-certainement du vorax 9 (il ne peut être comparé au cf ) , par le rostre d'un tiers moins long, sans carène médiane lisse, par le funicule des antennes distinctement épaissi postérieurement, à derniers articles subarrondis transversa- lement au lieu d'être coniques, par la massue plus courte, plus ren- flée; les élytres sont striées-ponctuées plus profondément et la ponctuation est très-régulière et très-égale, formée de points en carré transverse, subconfluents. Chez le vorax, dont j'ai à ma dispo- sition un très-grand nombre d'exemplaires de diverses provenances, les stries sont moins profondes, presque superficielles, marquées de points irrégulièrement écartés et de grosseur inégale. Chez mon espèce, les intervalles externes sont aussi plus convexes, la suture est distinctement déhiscente, enfin les pattes ne sont pas allongées comme cela a lieu cbez le vorax 9 ? la dent des cuisses postérieures est peu saillante et les tibias de cette même paire sont fortement dilatés postérieurement, du double plus larges au sommet que vers la base. Enfin le dernier segment abdominal est distinctement im- pressionné dans tout son pourtour et plus distinctement tronqué au bout. Quant à VE. amplitliorax, que M. Tournier indique comme étant la 9 du variegatus ou tremulœ (car, contrairement à l'opinion de cet entomologiste, je pense qu'il n'y a là qu'une seule espèce), il est pos- sible que notre collègue ait raison, si, comme il résulte de son tra- vail, le cf seul a les tibias antérieurs anguleux en dedans. Schonherr ne fait pas mention de ce caractère. Je ne comprends pas ce qui a pu décider M. Tournier à indiquer la synonymie suivante, qui est en désaccord complet avec les des- criptions des auteurs. Je m'explique d'autant moins cette erreur que cet entomologiste attache une grande importance à la forme du rostre, dont il se sert pour partager les Erirhinus en deux divisions plus ou moins naturelles : n Pectoralis Panz. Schonh. Gen. VII, 2, p. 177. = nebulosus Gyll. Sch. Gen. (volume omis) 3, p. 304. « CXXIX Il suffit de se reporter aux descriptions pour reconnaître qu'il s'agit de deux espèces tout à fait différentes : Pectoralis Boh. Sch. VII, 2, p. 177 « cinereo-pubescens ; pec- tore obscuriore, sœpe nigricante rostro longiore, modice arcuato, basi striolato rugoso, apice infuscato » — et au tome III, p. 302, 29 « rostro longiore, punctulato, apice fusco. » La diagnose est de Gyllenhal et est la reproduction exacte de celle des Ins. Suec. III, p. 178, n" 95. La description ajoute : « rostrum capite cum thorace longius, magis tenue quam in prioribus {majalis^ tœniatus, affinis), arcuatum, rufo-testaceura, nitidum, basi striato-punctatum, Nebulosus Gyll. in Schl. 1. c. Diagnose : « rostro breviore, subrecto, testaceo >?, et plus loin, dans la description, « rostrum thorace bre- vins, subrectum, deflexum, latiusculum, supra parum convexum, punctulatum, testaceum. » L'£. 'pectoralis est en effet très-distinct de l'j^. nebulosus par son rostre cylindrique, visiblement plus long que la tête et le prothorax réunis, striolé à la base, lisse et ordinairement plus foncé dans sa seconde moitié, relativement assez mince, notablement arqué, tandis que le nebulosus a cet organe de la longueur du prothorax seul, faiblement arqué ou presque droit, épais, pubescent et pointillé (sans stries) presque jusqu'au sommet. Le pectoralis doit être placé à la suite de l'^". agnathus, dont il est très-voisin ; mais je l'en crois distinct par les caractères qu'indique Schonherr. Erirhinus bilimulatus. La patrie a été omise en effet, à la suite de ma description, mais elle ne m'était pas inconnue. Cet insecte m'avait été donné par M. Zuber-Hofer, qui l'avait reçu de Sarepta, non pas comme Erirhinus, mais comme Tychius (Morawitzi). Acrisius Koziorowiczi. Je ne suis pas à même de discuter la place que doit occuper ce genre. Je me bornerai à faire observer pour le moment que M. Tournier eîit mieux fait de ne pas le comprendre dans la tribu des Érirhinides dont il me paraît bien s'éloigner, d'autant plus qu'il reconnaît lui-même qu'il serait peut-être mieux placé dans celle des Hylobides. Je ferai remarquer en outre qu'il n'est pas possible d'éloigner beaucoup ce genre du genre Aparopion Hampe, auquel l'auteur et le professeur Lacordaire donnent une place tout autre. M. Tournier, dans le Compte-rendu du 5 septembre dernier, sous le titre modeste de Coup-ci œil sur quelques espèces européennes du genre Liophlœus, nous donne une révision complète de cette coupe générique. J'aurais plusieurs remarques à présenter au sujet de ce travail. Quiconque a eu, comme moi, entre les mains de nombreuses séries de ces insectes, n'a pas manqué d'observer à quel point varient, ANNALES 1)E LA SOC. ENTOM. UE UELGiyiE, T. XVII. Q r cxxx chez certaines espèces, la dilatation et la carène prothoraciques (l),s la. granulation de ce même segment, la forme des élytres et la pro- fondeur des stries, leur rapprochement ou leur éloignement, le degré de convexité des interstries (qui deviennent même accidentellement concaves) (2), et surtout la coloration. La forme des articles des antennes, différente suivant les sexes, mais plus constante d'ailleurs, est loin de l'être assez, surtout dans la proportion relative des der- niers articles, pour qu'on puisse accorder une grande valeur aux modifications secondaires qu'elle subit. Or, ce sont précisément les moyens auxquels M. Tournier a recours pour créer un assez grand nombre d'espèces nouvelles. Le caractère le plus variable d'entre tous, la forme du prothorax, sert de base à la division du genre en deux groupes ; il résulte de cette classification à base tout- à-fait arbitraire, que certaines formes considérées par l'auteur comme spécifiquement distinctes (contraire- ment à mon opinion, étayée de celle de plusieurs entomolog'stes sérieux), mais dont on ne peut, en tous cas, nier les affinités frap- pantes, ont été placées, d'après le système adopté, les unes dans le groupe I, les autres dans le groupe II (3). Évidemment, la forme du prothorax ne doit pas être absolument négligée pour la distinction des espèces ; cette partie, malgré cer- taines modifications individuelles, est toujours, chez le L. mibilus, par exemple, plus courte que chez le L. gibbus, plus dilatée que chez le L. atricornis ; mais l'importance exagérée que M. Tournier accorde aux variations presque insensibles de cet organe, doit nécessaire- ment avoir pour résultat, non seulement de créer beaucoup d'espèces, mais encore d'en confondre plusieurs réellement distinctes. Je ne puis m'expliquer autrement la réunion des L. aqitisgranensis et atricornis, qui aurait été faite après comparaison de types authen- tiques. A mon avis, le L. aquisgranensis Fôrst., trouvé d'abord près d'Aix-la-Chapelle, puis en Belgique, c'est-à-dire dans une région analogue, n'est autre que l'espèce redécrite sous le nom de sparsutus Tourn. Elle paraît propre aux localités indiquées ci-dessus, et je ne sache pas qu'on l'ait jamais rencontrée en France, ni en Suisse (4). (1) L. nubilus. {a) L. atricornis. (ô) L. nubilus, opaciis el geminatus, par exemple. (Voir Soc. Ent. de France, Bulletin, LXXIV, el 1872, L.). Il est vrai que M. Tournier, au point de vue où il s'était placé, ne pouvait faire autrement que d'admettre ces espèces, puisqu'il croyait devoir en décrire d'autres ne se distinguant de leurs congénères que par des différences analogues. (4) Pas plus qu'on n'a rencontré, jusqu'à présent, à Aix-Ia-Cliapelle, ni en Belgique, le véritable l. atricornis, propre aux hautes montagnes de r.\uvergne, de la Suisse el du Jura. CXXXl L'indication de ces deux patries me montre encore plus que notre collègue à dû confondre plusieurs espèces et qu'il n'aura pas saisi les différences qui existent entre des Liophlœus aquisgranensis déflorés et des L. atricornis. Peut-être aussi n'a-t-il pas eu sous les yeux ce der- nier insecte ; ses prétendus types provenaient de M. Chevrolat, ce qui est peu concluant, car cet entomologiste, à qui j'avais envoyé un exemplaire de L. atricornis, me l'a retourné en me disant qu'il était identique au L. opacus (3), lequel, suivant M. Bedel qui, lui aussi, a vu les types, est une variété du nubilus. On peut conclure de tout ce qui précède que la synonymie de ces insectes a plus que jamais grand besoin d'être élucidée. Dans le Compte-rendu du 4 juillet dernier, M. Tournier décrit un Polydrosus deliciosus, de Tanger. Cet insecte n'est autre que le Poly- drosus cinctus, de la même localité (Annales de la Soc. Entom. de France, 1871, p. 235), décrit d'après un exemplaire unique dans la collection de M. Reiche. Depuis, j'en ai reçu un deuxième exemplaire qui fait partie de ma collection. J'ai donc pu rapprocher l'insecte de la description du deliciosus, et je n'ai aucun doute relativement à cette synonymie. Il est donné lecture du travail suivant : LES ARACHNIDES DE FEANCE, PAR EUGENE SIMON. ANALYSE, PAR EÉLIX PLATEAU. L'étude des Arachnides a été, jusqu'à présent, très-négligée en Belgique. Je crois qu'on ne peut guère citer, comme auteurs belges ayant publié en Belgique des travaux sur cette classe d'Arthropodes, que MM. VanBeneden, Belval, Lambotte, Terby et nous même (2). Ces quelques recherches sont presque exclusivement anatomiques et physiologiques. Les causes de l'oubli dans lequel nous laissons un des groupes les plus intéressants du règne animal sont multiples ; la plus facile à saisir réside dans ce fait que le jeune entomologiste débutant se laisse d'abord éblouir par l'éclat et la beauté des formes des coléo- ptères et lépidoptères. Plus tard, lorsqu'il a passé quelques années à recueillir les insectes de l'un de ces groupes et qu'il s'aperçoit (1) C'est du reste l'opinion qu'il exprimait (Ann. dp la Soc. Ent, de France, 1871, XLIII). (2) Van Beneden, Rapport sur les travaux de Zoologie. (Acad.Roy. de Belgique. Centième anniversaire de fondation. Bruxelles. 1872, pages 138 et suiv.) CXXXII qu'il a suivi un chemin battu par tant d'autres, il lui faudrait un courage qui n'est pas donné à tout le monde pour rompre avec des habitudes prises, des idées faites, et se remettre à étudier ab ovo soit les diptères, les hémiptères ou les hyménoptères, parmi les insectes, soit les crustacés, les myriapodes ou les arachnides. Nous avons parlé décourage, car il ne s'agit pas seulement d'entre- prendre de nouvelles études, il faut, du moins à notre époque, se résigner à un grand isolement, compter sur ses propres forces et marcher seul sans le secours si utile et si nécessaire des collections publiques et des lumières d'autrui. Une collection d'Arachnides est cependant relativement facile à faire et à caser. Se basant sur ce qui a été trouvé dans d'autres pays voisins, on peut prévoir que le nombre de nos aranéides belges ne dépasse pas 350 à 400 espèces. L'outillage nécessaire est très-mini- me, enfin toutes les saisons sont propices et, en hiver, lorsque la chasse aux insectes ne donne plus guère de résultats, on peut encore, dans les habitations, les crevasses des murailles et des rochers, récolter bon nombre d'arachnides. Quant à la détermination, elle est moins aisée ; cela tient à ce que, à part les grandes coupes, le faciès des arachnides, des aranéides surtout, oftre beaucoup d'uniformité ; les caractères distinctifs sont donc de petits détails souvent minutieux et, partant, d'une analyse laborieuse. Les ouvrages dont on peut faire usage sont de deux catégories : les grands travaux tels que ceux de Ch. Koch, de Blackwall, dont le prix élevé fera différer longtemps l'acquisition ; les œuvres plus modestes destinées à servir de guides à la grande majorité des cher- cheurs. Le livre de M. E. Simon, les Arachnides de France (1) est de ce nombre. Ayant quelqu'expérience de la valeur pratique de ses devanciers, puisque nous les avons presque tous entre les mains, nous avons voulu nous assurer s'il répondait à son but et s'il valait mieux ou moins. Le premier volume seul a paru, il est accompagné de trois plan- ches très-bien gravées et renferme les familles des Epeiridœ, Ulobo- ridœ^ Dictynidœ^ Enyoidœ et Pholcidœ. L'ouvrage débute par un glossaire donnant l'explication des termes principaux employés dans les descriptions, puis vient, à propos du premier ordre ou des aranéides, une introdution dans laquelle l'auteur fait une courte revue des faunes européennes locales publiées depuis 1861. Il entre ensuite immédiatement en matière sans consacrer une ligne, ni à l'organisation anatoraique, ni à la physio- (1) Paris. Rorel, 8° 187i. CXXXIII logie comparée, ni au développement ; il est vrai que, dans une note au bas de la page 8, il nous promet une série de chapitres prélimi- naires qui combleront, nous Pespérons, cette importante lacune, les recherches de Blanchard, de Claparède et de bien d'autres renfer- mant des trésors que le lecteur ne peut ignorer complètement et qui seuls donnent une idée nette de la place que les arachnides occupent dans la série animale. Afin de conduire le plus aisément possible à la détermination, M. Simon donne des tableaux dichotomiques distincts pour les familles, les genres et les espèces. Les mâles différant souvent beaucoup des femelles, il y a deux tableaux pour les espèces de chaque genre, l'un consacré aux mâles et l'autre aux femelles. Ils ont dû demander à Fauteur un travail de comparaison considérable et seront appréciés par ceux qui se sont déjà essayés à la détermina- tion des araignées. Le meilleur moyen déjuger de leur valeur était de les appliquer à quelques espèces bien connues. Quoique l'expé- rience ait été restreinte, les résultats que nous avons obtenus nous autorisent à croire que ces tableaux répondent à leur but. Aux caractères généraux des familles, l'auteur ajoute quelques détails intéressants sur les mœurs. Enfin quant à la classification adoptée pour les Aranéides, elle est à peu près la même que celle que M.Simon a proposée dans son Gênera de 1864 (1), avec les modifica- tions qu'il a introduites lors de la publication d'un mémoire spécial dans les Mémoires de la Société Royale des Sciences de Liège (2) . Nous souhaitons que le livre de M. Simon puisse imprimer la secousse nécessaire pour faire apparaître, parmi nous, quelques arachnologues. Et, s'il nous était permis de faire un second souhait, nous émettrions le vœu de ne point les voir se consacrer exclusive- ment à la formation stérile d'une collection, mais de multiplier et de publier leurs observations sur la structure, la reproduction et les mœurs d'un groupe des plus intéressants par le développement des facultés instinctives. Les auteurs Suédois, Anglais, Allemands et M. Simon lui-même, en France, ont presque épuisé le chapitre de la description des espèces d'Europe, tandis que la physiologie comparée et l'étude des mœurs des Arachnides sont deux mines dont on n'a extrait que les morceaux de choix et qui offrent encore bien des richesses à ceux qui voudront sérieusement les exploiter. M. Colbeau fait remarquer, à propos du travail de M. Simon, que cet entomologiste n'a pas répondu jusqu'ici à la communication qui (1) Histoire naturelle des Araignées. Paris. Rorel. 1864. .(2) 1873. CXXXIV lui avait été faite il y a déjà plusieurs années de quelques Aranéides trouvées dans la grotte de Remoucliamps. C'était pourtant un point intéressant, car, dans un travail antérieur, M. Simon avait constaté que l'exploration de cette même grotte ne lui avait donné aucun résultat. M. de Borre demande la parole, pour donner lecture du travail suivant : Note sur les Géotrupides qui se rencontrent en Belgique. Je crois pouvoir dire que Tétude des Geotriipes de notre pays, telle qu'elle se traduit par le classement de la plupart des collections qui les contiennent, est restée jusqu'aujourd'hui basée sur le travail d'Erichson (1). Cependant la science a déjà subi depuis des moditi- cations importajites quant à plusieurs de nos espèces les plus com- munes. Dans l'espèce anciennement connue sous le nom de sterco- rarius, Erichson avait séparé et caractérisé trois espèces, en se ba- sant tant sur le nombre des stries que sur les sinus extérieurs des mandibules. Les travaux postérieurs de Ferrari (2), de C. G. Thom- son (3), de Mulsant (4) et enfin de Harold (5) sont venus renverser successivement une grande partie des conclusions d'Erichson. Mais, comme je viens de le dire, etcomme le ferait encore mieux voir l'exa- men des collections de la plupart de nos amateurs de coléoptères indigènes, jusqu'ici en Belgique nous sommes restés fidèles à la classification d'Erichson. L'excellent ouvrage de Thomson est bien peu connu chez nous ; il est^vrai que sa manière de voir a été presque complètement adoptée par Mulsant (loc. cit.), dont le dernier ouvrage va indubitablement être de plus en plus lu et consulté ; mais voilà précisément que M. von Harold vient d'étudier à nouveau le même sujet et de nous donner des conclusions plus satisfaisantes et qui peuvent dans tous les cas être regardées comme le dernier mot de la science sur ce point litigieux. Achevant la mise en ordre d'une collection de Géotrupides, où toutes les espèces de Belgique étaient largement représentées, j'ai (1) Nalurgeschichle der Ins. Deulsclilands. Coleoplera. III. Berlin, 1848, p. HZ el suiv. (2) Krilik der drei Arten : Geolrupes slercorarius Linn., G. pulridarius Esch .(in liU.) uiid G. mutator Sieph., von einem suddeutschen Enlomologeu. SteU. Ent. Zeil. XIII (1852), p. 505. (5) Skaiidinaviens Coleoplera. X, p. 550 et suiv. (4) Histoire naturelle des Coléoptères de France. Lamellicornes et Peclinicornes. 2« édit. (1871), p. 427 et suiv. (5) Ueber Geotrupes slercorarius und die nâchslverwandlen Arten. Coleopl, Hefte XI (1875), p. 87. cxxw cru le moment opportun de vous soumettre un petit travail sur ces insectes, en contribuant en même temps à faire connaître ce dernier mot dit tout récemment par le savant coléoptériste de Munich. Nos Geotrupes ne sont pas nombreux. Il ne s'en est rencontré chez nous que huit espèces, et l'on peut déjà dire, en considérant l'aire des autres espèces d'Europe, que le contingent est complet. Plusieurs genres ont été proposés par les auteurs aux dépens du genre Geotrupes, et assurément quelques-uns d'entre eux sont établis sur des caractères très sérieux. Cependant, comme je n'éprouve aucune répugnance à interposer entre le genre et les espèces des coupes intermédiaires ou subgénédques, je conserverai ici la classi- fication du dernier travail monographique général dont le genre Geotrupes a été l'objet, celui de M. Jekel (Annales de la Société En- tomol. de France, 1865, p. 513) M. Jekel conserve le genre Geotru- pes, où il reconnaît douze sous-genres, dont plusieurs peuvent même encore être subdivisés. De ces douze sous-genres, la Belgique n'en possède que quatre, dont je vais passer en revue les espèces indigènes. Le sous-genre Minotaueus, qui fait partie d'une première division, dont le principal caractère est d'avoir le 2™* feuillet de la massue an- tennaire parfaitement libre et semblable aux deux adjacents, n'est re- présenté chez nous que par une espèce. 1 . Geotrupes typhaeus Linné. — Cette espèce est reconnais- sable de toutes les autres au premier coup d'œil par la forme du prothorax. Chez le mâle, il présente en avant trois cornes aiguës saillant horizontalement et dont le développement est fort variable d'individu à individu. Chez la femelle, ces cornes sont remplacées par une arête transversale à la partie antérieure du disque, accom- pagnée de chaque côté d'une petite saillie pointue. Cette espèce n'est pas rare en Belgique, sauf dans les parties orien- tales, au delà de la Meuse. En Campine elle est fort commune. C'est elle surtout, et le G. hypocrita, que l'on retirera en creusant à quel- ques centimètres sous les petits amas de crottins de moutons qui se rencontrent dans la bruyère, et où un trou rond pénétrant dans le sable indiquera leur présence. Elle n'est pas non plus rare aux envi- rons de Bruxelles, surtout dans les localités à sol sablonneux. Elle y a des mœurs un peu différentes, et on l'y trouvera plutôt sous les excréments humains en déliquescence, matière où peu d'entomolo- gistes auront le courage de l'aller chercher (1). (I) Voici les locaiilés d'où la colleclion du Musée royal d'histoire naturelle la possède en ce moment : Calmpthout, Hérenllials, Audergheni, Terrueren, Boitsfort, Vivier d'Oye, Uccle, litre, Grammont, Braine-le-Comte, Ridderborn, Carisbourg. — Loca- lités étrangères : Lirich (Prusse rhénane, entre Essen et Ruhrort), Hjères, Italie, Portugal. CXXXVI Dans la seconde division du genre Ceotrupes^ le 2* feuillet de la massue antennaire est raccourci et emboîté entre le 1" et le 3% construits de manière à le tenir enchâssé au repos. Cette division est représentée en Belgique par trois des sous-genres de M. Jekel et par sept espè- ces : le sous-genre Geoteupes {G. stercorarius, spiniger, foveatus, mutator et hypocrita)^ le sous-genre Anoploteupes [G. sylvaticus) et le sous-genrc Sternotrupes [G. vernalis). 2. Geotrupes stercorarius Linné. — C'est à propos de cette espèce et des caractères qui la distinguent des deux suivantes que j'aurai à m'arrêter un peu. Avant Ericlison, et bien que de plus anciens auteurs, Marsham notamment, eussent proposé d'en séparer quelques espèces, le G. stercorarius était un magasin où l'on compre- nait tous les Geotrupes de grande et moyenne taille, à élytres striées, propres à l'Europe occidentale et qui n'étaient, ni le sylvaticus de Panzer, ni Vhypocrita d'Illiger, ni le typhœus de Linné. En 1848, Erichson (Naturg. d. Ins. Deutschl. III, p. 727 à 733) y posa les bases d'une distinction en trois espèces, se fondant sur le nombre des stries des élytres et la forme plus ou moins sinueuse du bord externe des mandibules. C'est cette- division que Lacordaire expose, en la résumant brièvement (Gênera des Coléoptères, III, 146) et en la déclarant de mince valeur, dans son opinion. Des trois espèces d'Erichson, une seule, le mutator, avec 18 stries sur chaque élytre, est restée en dehors de toute critique. Les deux espèces à 14 stries {stercorarius et putridarius) ont dû aujourd'hui disparaître, le caractère tiré des sinus des mandibules ayant été reconnu dépourvu de valeur sérieuse. C'est M. C. G. Thomson (Skandin. Coleoptera, X, 330) qui a découvert, en 1868, le caractère fondamental servant de point de départ pour la séparation des formes spécifiques qui resteraient confondues sous le vieux nom de stercorarius, après en avoir retiré les mutator {\). Ce caractère, c'est la présence ou l'ab- sence, sur la ligne médiane de tous les segments abdominaux, d'un espace longitudinal lisse, c'est-à-dire dépourvu des points pilifères qui couvrent tout le reste de l'abdomen. M. Thomson a donné le nom de mesoleius à l'espèce qui présente cette ligne médiane sans points ni poils, sans préjudice d'autres caractères secondaires ; car, lorsqu'il s'agit de démêler les différences entre deux espèces très- voisines, l'essentiel est de trouver le vrai caractère fondamental ; aussitôt d'autres caractères secondaires qui, étudiés les premiers, Reproduisaient que confusion, à cause de leur fixité plus précaire, (1) Le grand ouvrage de M. ïliomson, quoique écrit presque enlièremenl en lalin, esl très-peu connu cliez nous. On trouvera dans le N° 89 de i'EntomoIogist's Monltily Magazine (octobre 1871), une note de M. E. C. Rye reproduisant, d'après M. Thom- son, les caractères de ses G. stercorarius et meaoleius. CXXXVII viennent se grouper autour du caractère principal et lui apporter une confirmation. Le mesoleius de Thomson ne correspond pas au putridariîis d'Erichson ; au contraire, celui-ci va se refondre dans la forme à laquelle Thomson et tous ceux qui sont venus après lui, ont laissé l'ancien nom de stercorarius. Mais ce stercorarius lui-même a donné lieu à une division. Dès 1852, le comte Ferrari (Stett. Ent. Zeit. XIII, p. 303) reprenait et critiquait la division d'Erichson, et en même temps décrivait une espèce nouvelle aux dépens du stercorarius., sous le nom (Vintermedius. M. Mulsant, dans la 2*^ édition de ses Lamellicornes de France, p. 431 à 437, a profité des travaux de ses devanciers. Il a adopté le Geotrupes mesoleius de Thomson, mais en lui restituant le nom plus ancien de puncticollis Malinowsky, et il a* assigné assez arbitraire- ment le nom devenu disponible de putridarius à la 3" espèce, plutôt soupçonnée et encore mal définie, dont Ferrari avait sans doute en vue des exemplaires en établissant son intermedius. Le dernier travail paru sur la question est celui de M. von Harold (Col. H. XI). Il y étudie historiquement et avec une grande sagacité les points controversés. Il distingue trois espèces, les mêmes que celles de M. Mulsant, mais il en débrouille bien plus heureusement et les caractères distinctifs, et la synonymie. Fidèle pour les noms au principe de la priorité la plus absolue, il s'est donné beaucoup de peine pour retrouver les premières traces de la distinction de ces formes si voisines et si faciles à confondre. Le stercorarius de Mul- sant reste pour lui stercorarius. Le mesoleius de Thomson, qui était devenu pour Mulsant le puncticollis Malinowsky, change ce nom con- tre celui de spiniger Marsham, et la troisième espèce prend le nom de foveatus Marsham, en laissant de côté les dénominations choisies par Ferrari et Mulsant. Ces restitutions sont-elles amplement justi- fiées, et Marsham avait-il bien en vue les formes qu'on distingue actuellement et telles qu'on les distingue actuellement, c'est ce que je m'abstiendrai certainement d'examiner. Fidèle à mon principe, l'autorité du monographe, de celui qui a examiné les objets eux- mêmes et en a donné la dernière et meilleure caractéristique diffé- rentielle, j'adopte sans discussion les noms proposés par M. von Ha- rold. C'est son travail qui m'a guidé dans mon étude et que je suivrai ici. Je reviens maintenant à notre deuxième espèce indigène, le GeO' trupes stercorarius. Son caractère essentiel est donc d'avoir les seg- ments de l'abdomen totalement parsemés de points pilifères, sans ligne médiane lisse. Nous verrons tantôt comment s'en distingue le G. foveatus, qui a l'abdomen semblable. Aux tibias antérieurs, il y a en dessous une carène longitudinale parfaitement lisse dans les deux sexes, sauf un denticule à son ANNALES UE LA SOC. ENTOM. DF. BELGlytE, T. XVII. V LXXXVIII extrémité inférieure. La ponctuation du corselet est limitée à l'es- pace compris entre le bord latéral et une petite fossette qui s'en trouve peu éloignée ; c'est à peine si parfois quelques points se trou- vent un peu plus vers le centre que la dite fossette. M. von Harold dit encore que, comparée au spiniger, cette espèce a souvent un reflet plus brillant, plus métallescent. Je crois que, en thèse géné- rale, c'est assez exact, mais il serait pourtant dangereux de trop se fier à ce caractère. Quant à la distribution géographique, d'après les auteurs, cette espèce est répandue dans toute l'Europe. Elle paraît moins commune que le spiniger. Il en est ainsi chez nous, à en juger d'après les proportions relatives des exemplaires des deux espèces qui m'ont passé sous les yeux. J'ai pu constater que cette disproportion était moins accentuée pour les localités de nos provinces transmosanes que pour le reste du royaume (1). 3. Geotrupes spiniger Marsham [mesoleius Thomson ; puncti- collis Malinowsky, Mulsant). — Cette espèce se reconnaîtra toujours aisément à cette raie étroite sans points ni poils s'étendant d'un bout à l'autre de l'abdomen, du premier au dernier segment. De plus, chez les mâles, la carène longitudinale située en dessous du tibia antérieur est dentée et se termine par un plus fort denticule, placé en regard de la 3" dent (à compter du sommet du tibia) de l'arête marginale extérieure ; cette 3" dent est un peu rentrée eu dedans et sort ainsi de l'alignement de la dite arête externe. Le corselet est plus abondamment ponctué et à peu près sur toute sa surface. La nuance générale est plus constamment dépourvue de ces teintes ver- dâtres ou violacées un peu métallescentes que présentent assez sou- vent les G. stercorarius et plus encore les G. foveatus. Mais, comme je l'ai dit tantôt, ce caractère n'est pas absolu. La distribution géographique de cette espèce en Europe est, dit- on, la même que celle de l'espèce précédente. Elle semble partout plus abondante, en Belgique tout comme ailleurs (2). (1) Localités belt>es des exemplaires de la collection du Musée : Auderglieni, Groe- nendael, Ri.xensart, Nieuporl, Harmignies, Uoumont, Vielsalm, Poix, Carisbourg, en- virons de Dinant (rive droite), LoueUe-Sl-Pierre. — Localités étrangères : Oirschol (Brabant néerlandais), Sos (Lot et Garonne), Genève, Madrid. Ces énuniéralions de localités peuvent parfois paraître fastidieuses. Aussi mieux vaut, quand cela se peut, employer, comme nous le faisons pour toutes les collections du Musée royal d'histoire naturelle, le procédé graphique du pointage sur autant de petites cartes que d'espèces. Ce n'est que par une semblable précision dans les indica- tions de lieux qu'on arrivera à trouver avec ses contours précis et ses lacunes l'aire de chaque espèce, et à ouvrir la voie ù des travaux de géographie naturelle basés sur autre chose que des hypothèses et des renseignements vagues. (2) Localités belges : Bruxelles, Anderlechl, Jette, DIeghem, Woluwe-Sl-Lamberl, CXXXIX 4. Geotrupes foveatus Marsham ; [intermedius Ferrari ; putri- darius Mulsant). — C'est à ce nom ancien que M. von Harold croit devoir rapporter une troisième forme qu'on pourrait regarder comme intermédiaire entre stercorarius et spiniger par certains ca- ractères. C'est ainsi que l'abdomen est entièrement couvert de poils pilifères comme chez le premier, tandis que l'arête longitudinale inférieure des tibias antérieurs des mâles est conformée comme chez le G. spiniger. Il en résulte que les femelles de foveatus, de l'aveu de M. von Harold, ne sont pas très-faciles à distinguer de celles du stercorarius. Ce n'est guère qu'en ayant égard à leur taille, inférieure à la taille ordinaire du stercorarius, et à leurs téguments d'une nuance moins sombre, surtout l'écusson qui est très-souvent d'un bleu d'acier tranchant sur le reste, qu'on distingue ces femelles. Quant aux mâles, ils ne peuvent être confondus. On a voulu, paraît- il, regarder cette forme comme un hybride, ce que M. von Harold combat en demandant pourquoi on ne rencontre pas alors l'intermé- diaire inverse, à savoir un spiniger par l'abdomen qui serait stercora- rius par les tibias antérieurs. Il est évident, d'après ce qu'il en dit, que c'est pour cette même forme que M. Mulsant (loc. cit.) a voulu rétablir le nom de putrida- rius, qu'il vaut mieux laisser de côté pour ne pas augmenter la con- fusion, car, pour Erichson, le putridarius renfermait certainement plus de nos stercorarius actuels que de foveatus. D'après M. von Harold, le G. foveatus est beaucoup plus rare, et cependant semble répandu aussi dans toute l'Europe. Je n'en ai sous les yeux que quatre exemplaires : deux mâles pris, l'un à Lessines, par M. Le Comte, l'autre, à Ridderborn, près de Bilsen, par M. de Heusch, et deux femelles, l'une prise à Awans (Hesbaie) par moi- même, et l'autre provenant des chasses de notre collègue M.Roelofs, à l'île de Skye, en Ecosse. 5. Geotrupes mutator Marsham. — C'est une espèce très- reconnaissable au nombre des stries de ses élytres, qui est de 18 au lieu de 14, comme chez les espèces précédentes. Sa coloration est presque toujours très-brillante, mais variable et allant depuis le vert bronzé jusqu'au violet foncé par toutes les teintes possibles. Il n'est pas rare d'en voir ayant le corselet et les élytres de nuances différentes et fort tranchées. Sa taille moyenne est sensiblement in- férieure à celle du spiniger et surtout du stercorarius, et un peu supé- rieure à celle du foveatus. Woluwe-Sl-Pierre, Vivier-d'Oye, Nivelles, Slykens (près d'Oslende), iMons, Harmi- gnies, Lessines, Hennuyères, Awans, Fiémalle-Grande, Holiogne-aux-Pierres, Jemeppe- sur-Meuse, Anllieit, Lanaeken, Viiermael-Roodt, Marche. — Localilés étrangères : Beauregard (Vendée), Vichy, Peney (près de Genève), Grèce. CXL C'est aussi une espèce à aire européenne et qu'on trouve dans toutes les parties de la Belgique, dans les excréments des animaux, tout comme les précédentes, et mêlée avec elles (1). 6. Geotrupes hypocrita Illiger (2). — Cette espèce, de taille inférieure aux précédentes, est aisément reconnaissable à ses stries fines et peu profondes, à ses intex'stries tout-à-fait plans, à l'aspect satiné de ses élytres, et à la belle coloration vert-doré éclatant du dessous du corps, contrastant amplement avec la coloration noire du dessus. C'est une espèce du midi de l'Europe, mais qui s'avance jusque chez nous, oii, à part quelques captures sporadiques, on ne la prend qu'en Campine et sur les dunes de la côte. Comme elle est déjà très- rare dans le nord de la France, elle doit être chez nous à la limite septentrionale de son aire ou peu s'en faut (3). 7. Geotrupes sylvaticus Panzer. — C'est cette espèce si com- mune dans nos forêts, oii il serait souvent facile d'en recueillir en peu d'heures des centaines d'exemplaires ; mais hors des bois elle est plus rare. Sa taille et sa couleur varient fort peu ; elle est constam- ment d'une taille inférieure à la taille habituelle des G. stercorarius, spiniger et mutator. Pour empêcher nos jeunes collègues de confondre cependant avec elle certains exemplaires nains des autres espèces précitées, je leur indiquerai le caractère tranché qui les sépare. Aux tibias des pattes postérieures, il y a chez tous les Geotrupes plu- sieurs arêtes ou saillies transversales vers l'extrémité qui porte le (J) Localités belges : Anvers, Lierre, Bruxelles, Lxelles, Ellerbeek, Si-Gilles, Woluwe, Rouge-Cloître, Vivier-d'Oye, Leeuw-St-Pierre, Héverlé, Pamel, Gram- mont, Baudour, Lanaeken, Ridderborn, Dinant. — Localités étrangères : Paris, Beauregard (Vendée), Divonne (Ain), Peney, près de Genève, Hyères, Trente (Tyrol), Madrid. (2) Se fondant sur le droit de priorité, un très-grand nombre d'auteurs veulent res- tituer ù cette espèce le nom de pilularius Linné. Il paraît qu'en effet un G. hypocrita figure dans la collection de Linné sous le nom de Scarabceint pilularius. Mais cette circonstance, toute accidentelle peut-être, quelle valeur peut-elle avoir contre la des- cription même du Scarabœus pilularius de Linné, ainsi que le fait très-bien remar- quer M. Mulsant (Lam. de France, 2" édit., p. 442)? Cette description, entre autres caractères, indique l'absence d'écusson {scutello luillo), ce qui ne saurait convenir à aucune espèce de Geotrupes. Déplus, l'espèce est indiquée par Linné comme de l'Amé- rique. M. Mulsant pense qu'il s'agissait du Canthon lœvis Drury. Dans tous les cas, les deux auteurs monograplies, M. Jekel et M. Mulsant, ayant conservé le nom d'hypo- crita, c'est pour moi tine raison suflisanle pour m'en servir après eux. (3) Le Musée royal ne possède en ce moment cette espèce d'aucune autre localité du pays que de la Campine limbourgeoise; mais elle a été prise à l'excursion de Nieuport par notre collègue M. Mélise, et est connue de Caimpthoul, d'Hérentlials, d'Ostende, etc. — Localités étrangères : Fontainebleau, Sos(Lot et Garonne), Madrid. GXLl tarse. Chez les espèces que nous avons jusqu'ici passées en revue, on comptera trois de ces saillies, y compris celle qui forme la termi- naison inférieure du tibia; chez le sylvaticus^ il n'y en a que deux complètes, et la troisième, vers le milieu, n'est qu'à l'état de vestiges sur les bords anguleux du tibia. On peut aussi appeler l'attention sur les interstries des élytres, que de petites rides transversales rendent rugueux. L'espèce a une distribution géographique aussi étendue que les G. stercorarius, spmiger et miitator (1). 8. Geotrupes vernalis Linné. — Cette espèce se distinguera des autres à ses élytres lisses et brillantes, d'un beau noir-violet ou un peu verdâtre. Elle est répandue dans toute l'Europe, et présente, dans les pays de montagnes de l'Europe méridionale surtout, des variétés dont plusieurs sont considérées, peut-être assez justement, comme pou- vant être élevées au rang d'espèces. Chez nous, elle est moins répan- due que les précédentes, ssmî foveatus et hypocrita. C'est encore une espèce que les amateurs peuvent surtout recueillir dans notre zone maritime (2). Je pense que je ferai chose utile et agréable à quelques-uns de nos jeunes collègues en résumant en un tableau les caractères différen- tiels des huit espèces qui viennent d'être énumérées. c Corselet présentant en avant trois cornes (cf ) ou une arête 1 1 transversale entre deux pointes (q) typh/ELs. / Corselet sans cornes ni saillies aucunes 2 ! Élytres lisses vernalis. » marquées chacune de 18 stries mutator. )) )) » 14 )) 3 „ ( Tibias postérieurs présentant deux arêtes transversales . syivaticds. ( » » » trois » » . 4 (1) Localités belges : Anvers, Bruxelles, St-Gilles, Elterbeek, Auderghem, Rouge- Cloîlre, Tervueren, Vivier-d'Oye, Boitsfort, Groenendael et toute la forêt de Soignes, Saintes, forêt de Meerdael, Graramont, Braine-le-Comte, Baudour, Mons, Lessines, Papignies, Jemeppe-sur-Meuse, Ramet, Fonds-de-Quareux, Spa, Goé, Vielsalm, Poix, tioumont, Carisbourg, Louetle-St-Pierre. — Localités étrangères : Oirschot(Brabant néerlandais), Slolberg (près d'Aix-la-Cliapelle), île de Skye (Ecosse), St-Maurice-le- Thillet (Vosges), Divonne (Ain), départ, de l'Aude, Kissingen (Bavière), Gralz et Miihlbachsgraben (Styrie), Russie. (2) Localités belges : Ixelles, Sl-Gilles, Forest, Uccle, Boitsfort, Ostende, Awans, HolIogne-aux-Piernes, Spa, Carisbourg, Rounioiit, Rochefort, Louelte-St-Pierre. — Localités étrangères (pour la forme typique) : Cusset (Allier), Genève, Mont-Schôckl (Styrie), Portugal. CXLII Siries des élylres très-fines ; interstries plans et d'un aspect satiné ; dessous du corps doré et très-brillant . . . htpocrita. Siries des élylres fortes ; interstries convexes .... 5 Abdomen longiludinalement pourvu d'une raie lisse, sans points ni poils . . .• spipiigbr. Abdomen complètement couvert de points pilifères. . . 6 Taille plus grande; couleur plus terne; arête longitudi- nale inférieure des tibias antérieurs lisse dans les deux sexes STERC0RAKIC8. Taille plus petite; couleur plus naétallique, surtout Técus- son ; arête longitudinale inférieure des tibias antérieurs dentée chez les naàles fovkatds. Caractères sexuels. — Je n'ai pas besoin de revenir sur les fortes différences qui séparent les mâles des femelles chez le G. ty- phœus. Chez les cinq espèces du sous-genre Geotrupes (stercorarius, spiniger^ foveatus, mutator et hypocrita), les mâles se distinguent très- facilement des femelles par leurs cuisses postérieures armées de deux dents, l'une sur le trochanter, l'autre sur la cuisse même. La dis- tinction est beaucoup moins aisée pour le sylvaticus (sous-genre Anoplotriipes) , où les cuisses postérieures sont inermes dans les deux sexes. On y reconnaîtra les mâles à l'arête inférieure des tibias an- térieurs plus fortement dentée que chez les femelles, et au disque du corselet moins ponctué. Chez le G.vernalis {sous-genre Sternotrupes) , les mâles ont le bord postérieur des cuisses postérieures dentelé en scie, ce qui les fera reconnaître sans difficulté. La tribu des Géotrupides étant encore représentée en Belgique par une espèce d'un autre genre, j'en dirai aussi quelques mots. Je veux parler de l'OdontaBUS mobilicornis Fabr. (0. anniger Scopoli, Mulsant). Cette espèce faisait autrefois partie du genre Bolboceras. Elle en a été séparée par Klug, lorsqu'il écrivit la monographie de ce dernier genre (Mémoires de l'Académie des Sciences de Berlin, 1843). Cette jolie petite espèce conserve la forme semi-globuleuse des Geotrupes ; le mâle a quatre saillies sur le devant du prothorax, et, sur le front, une corne longue, fine et droite, qui, n'étant pas anky- losée avec le front, est par suite mobile. Chez la femelle cette corne est remplacée par un petit tubercule, et le prothorax porte une arête transversale et deux petites pointes latérales, rappelant la femelle du Geotrupes typhœus. La coloration est brun-noirâtre, mais beau- coup d'exemplaires ont une couleur testacée, et on en a fait une va- riété et même autrefois une espèce, sous le nom de testaceiis. Tous ceux que j'ai vus de notre pays appartiennent à cette variété testacée. Cette espèce passe pour très-rare, ce qui pourrait bien n'être CXLIII qu'une conséquence du manque de connaissances précises sur ses mœurs et par suite sur la manière de la capturer. On a indiqué comme un procédé pour s'en procurer, l'ouverture de l'estomac des crapauds et grenouilles, ce qui semblerait indiquer que ces batra- ciens en savent plus long que nous à cet égard. Je rappellerai que deux années de suite, notre collègue M. le D*" Froment en à pris plu- sieurs à Anvers, au voisinage d'un poulailler. Les 0. mobilicornis au- raient-ils quelque prédilection pour les excréments de volailles? C'est un point qu'il y aurait lieu de chercher à éclaircir. M. Van Lansberge met sous les yeux de l'assemblée deux espèces remarquables de Lamellicornes exotiques, à propos desquels il pré- sente la note suivante : Enneaeabdus. Gen. nov. Lansberge. Corpus rotundatum. Mentum emargijiatum, subbilobatum. Paipi labiales art i°maximo, ceteris laliore. Palpimaxillaresart. 3" duobus prœcedentibus conjunctis majore. Antennœ 9-articulatœ, clava oblongo-ovali, art. i° extus nitido, ut in Heliocopris. Clypeiis bidentatus. Frons transversim carinata. Prothorax tubermlatus {in mare), basi bifoveolatus. Elytra 9-striata, stiiis duobus externis abbreviatis. Prosternum haud carinatum, metasternam an- tice tuberculatum. Femora postica tenuia. Tibiœ anticce i-dentatœ, absque tarsis, intermediœ posticœque extus dentiadatœ, tenues, apice subito dila- tatœ. Tarsi, articuiis trianguiaribus, spinosis, unguibus fere nullis. Ce genre est fondé sur l'Onthophagus lobocephalus de Harold, insecte de l'Amérique méridionale, dont j'ai trouvé un exemplaire typique, provenant de M. de Harold, dans la collection de M. le D" Candèze. La conformation des palpes et des tarses, le nombre de stries des élytres et la présence de fossettes à la base du prothorax suffisent pour prouver que ce n'est pas un Onthophagide. Il a, par contre, beaucoup d'analogie avec les Phanœus et devra former un genre de transition entre ceux-ci et les Coprides proprement dits. Synapsis Ritsemae Lansberge. Oblongo-ovatus, niger, subnitidus. Caput semicirculare , elevato-margi- natum, coriaceo-rugosum, vertice punctato, margine postico lœvi, fronte sub- tubercuLata , clypeo sat profunde inciso , subbidentato. Protlwrax undique marginatus, margine postico fere obsoleto, sat crebre proftuideque puncta- tus, a basi ad médium canaiiculatus, lateribussat longe fulvo-setosus. Elytra punctato-striata, interstitiis crebre distincteque punctatis. Pygidium trans- verse rugosum. Corpus subtus totum umbilicato-punctatum, protliorace late- 11 CXLIV ribus lœviore. Melasternum postice impressum. Tarsi piceo-nigri. Antennœ paLpique brumiei. Long. 25, lat. 12 mill. Ile de Java. Voisin du .S. BraJuninus, mais plus petit et en différant encore par les particularités suivantes. Il est entièrement couvert de points, ce qui le fait paraître plus mat que le S. Brahminus, chez lequel la ponctuation est à peine visible; le prothorax est compara- tivement plus étroit et un peu moins dilaté antérieurement ; la dent externe des angles antérieurs est très pointue, tandis que, dans le S. Brahmimis, elle est arrondie ; la troisième strie des élytres se réu- nit en arrière à la T, comme dans le S. Brahminus, mais l'angle formé par cette jonction est beaucoup plus aigu; les tibias posté- rieurs sont dentelés jusqu'à l'extrémité ; chez le S. Brahminus, au contraire, ils sont largement échancrés près de l'extrémité, etc. — Collections du Musée de Leyde et de l'auteur. Il est ensuite donné lecture de la note suivante, envoyée par M. Putzeys : Le Musée de Bruxelles a acquis la collection de Coléoptères dé- laissée par feu Wesmael. Cette collection est intéressante à plus d'un titre. C'est la plus ancienne de celles qui ont été formées dans le pays; la plupart des insectes qu'elle renferme, ont été capturés par "Wesmael lui même, et l'habitat est toujours indiqué fort exactement. On sait d'ailleurs que Wesmael avait décrit un certain nombre de coléoptè- res indigènes ; la vérification des types de quelques-uns n'est pas sans intérêt. Les localités explorées par Wesmael ont été d'abord Liège, où notre ancien collègue a fait ses études universitaires ; puis Charle- roi, où il a été professeur; Bruxelles, où nous l'avons connu pendant de longues années ; St-Hubert où, pendant plusieurs années, il a passé le temps des vacances ; enfin les Dunes, entre Ostende et Nieu- port, qu'il a explorées pendant plusieurs jours en 1840 et 1842. Les espèces qui ont été décrites par Wesmael sont les suivantes : 1. Notiophilus punctulatus. Bull, de l'Acad. de Bruxelles, 1835, II, 22. Cet insecte avait été jusqu'alors confondu avec les autres espèces du nord de l'Europe. Il se rapproche bien plus du N. geminatus^ espèce exclusivement méridionale. 2. Acupalpus cordicollis. Ib. p. 48. Un seul individu venant deChaileroi. Depuis je l'ai retrouvé plu- sieurs fois à Groenendael. Cet insecte doit conserver le nom sous lequel il a d'abord été dé- crit par Dejean : Ac. distinctus. Il appartient au genre Bradycellus. qjcLV 3. Bembidiu7n Bruxellense. Va. p. 47. Wesmael a le premier fait connaître les caractères qui séparent cet insecte des Bemh. saxatile et femoratum, avec lesquels on le con- fondait. 4. Bembidium cyanescens. Ib. p. 48. Décrit antérieurement par Stephens sous le nom de B. atrocœru- leum. Les trois individus typiques de Wesmael ont été pris à Liège, sur les bords de l'Ourthe. L'espèce est surtout abondante à Dolliain, au confluent de la Vesdre et de la Gileppe. Parmi les espèces intéressantes de la collection Wesmael, je me bornerai à citer : i" Panagœus crux-major. Var. trimaculatus Dej. Trois individus. Charleroi. 2° Licinus Hoffmannseggi. Trois individus trouvés en 1820 au Four- neau St-Michel, près de Jemelle. 3° Amara strenua. Un individu. Charleroi. Ces deux dernières espèces n'ont jamais été rencontrées en Bel- gique que par Wesmael. 4° Amara crenata Dej. Un individu. Ardenne. Jadis, feu M. Parys a signalé la capture de cet insecte près de Dinant. Je croyais à une confusion que l'on fait fréquemment de VA. cretiata âYecVA. apricaria. Maintenant qu'il est avéré que r.4. crenata existe en Belgique, il serait utile que le possesseur actuel de la collection Parys vérifiât l'insecte inscrit sous ce nom. 5° Harpalus quadripunctatus Dej. L'unique individu de cette rare espèce a été pris il y a fort longtemps à la Montagne St-Pierre, par un condisciple de Wesmael. J'en ai reçu d'autres qui ont été recueil- lis à St-Hubert et à Poix. A propos du Licinus Hoffmannseggi^ MM. de Lafontaine et Colbeau font remarquer que Wesmael n'a pas été le seul à prendre cette espèce en Belgique (Voir Annales Soc. Eut. Belg. T. I, p. 123). M. Putzeys adresse encore la communication suivante : M. Roffiaen, pendant un séjour de six semaines qu'il a fait en août et septembre dans le Luxembourg allemand, à Beaufort et à Echter- nach, a recueilli un nombre très considérable de Carabiques parmi lesquels je citerai les suivants : Cicindela germauica, Cychrus atteniiatus, Brachinus crepitans, Calatlms micropterus, Layarus {Pediiis) inœquaiis, Amara striato-punctata, rufo- cincta, Anisodactyliis signatus, nemorivagus, Harpalus flavitarsis, impi- ger, Bembidium quinquestriatum. ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. . S Cette localité mériterait certainement d'être visitée au printemps. M. de Borre, ayant demandé la parole, s'exprime comme suit : Je vous demanderai, Messieurs, à pouvoir faire mettre à votre ordre du jour une question, non pas scientifique à proprement parler, mais intéressant la science entomologique par ses consé- quences : Dans quelle mesure des collections publiques (Tinsectes peu- vent-elles être exposées pour concilier toutes les exigences de leur desti- nation ? Comme cette question, quoique posée d'une manière générale, touche à l'administration du Musée auquel j'ai l'honneur d'être attaché, vous comprendrez aisément, Messieurs, que ce n'est que d'accord avec la direction de cet établissement que je viens de- mander qu'elle soit soumise ici à une discussion publique. Avant un an, le Musée royal de Belgique aura achevé sa phase de réorganisation et s'ouvrira définitivement aux études de tous ; notre savant collègue, M. Dupont, le directeur du Musée, le déclare hautement, c'est avant tout dans l'appui sympathique qu'il a reçu de la Société Entomolo- gique dès son entrée en fonctions, qu'il a puisé la résolution éner- gique qui lui a permis de mener à bonne fin cette tâche immense. C'est en invoquant ce sympathique appui, bien plus qu'en se préva- lant de quelques légers services que le Musée a été heureux de rendre à la Société, que notre collègue et moi-même avons pensé pouvoir appeler votre attention sur une question pratique que nous avions déjà depuis longtemps débattue ensemble, sans arriver à lui donner de solution définitive. Les importantes discussions sur des questions de principes qui ont eu lieu à diverses reprises ici, et auxquelles, par suite de la grande publicité de nos comptes-rendus, les noms les plus autorisés de la science à l'étranger sont souvent venus prendre part, font espérer à l'administration du Musée qu'une discussion sur la question technique que je viens de vous énoncer, lui fournirait des lumières dont elle pourrait tirer un profit sérieux pour l'installation des collections entomologiques. Dès sa création, la Société Entomologique n'avait cessé de récla- mer énergiquement pour obtenir que les collections entomologiques du Musée, propriété nationale, fussent accessibles aux études de tous. Depuis cinq ans, elles le sont de fait, mais c'est avant l'ouver- ture définitive du Musée réorganisé qu'il importe que les mesures pratiques propres à concilier cette condition et celle de la conser- vation des collections soient arrêtées, et c'est sur ce point que nous prenons la liberté de provoquer une consultation. Cette consultation sera à la fois un hommage à votre compétence et une réponse aux trop justes réclamations qu'ont fait entendre tant de fois vos prési- dents en prenant la parole dans les assemblées générales. CXLVII Voici quelle est, depuis trois ans, la marche suivie dans la section entomologique du Musée : La salle d'exposition renferme 14 meubles d'étalage, sur chacun desquels huit caisses vitrées sont exposées, sous un angle d'inclinaison de 60». Un rideau noir recouvre chaque meuble, sauf pendant les heures où le Musée est ouvert (de 10 heures du matin à 3 heures de l'après-midi). Quand, ce qui n'arrive que bienpeude joursde l'année, la lumière solaire pénètre directement dans la salle, ou y est trop abondamment renvoyée par certains murs blancs de la rue Montagne de la Cour, les étalages sur lesquels elle porterait, restent cachés par le rideau. Dès que la mise en ordre d'un groupe est terminée, les caisses de ce groupe sont mises à l'exposition. Lorsque les étalages se sont trouvés tous garnis (soit 112 caisses), cette exposition a continué à se faire en relevant successivement les caisses qui avaient été le plus anciennement placées sur les étalages ; ces caisses ont été alors prendre place, posées comme les livres d'une bibliothèque, dans les vastes armoires qui garnissent le pourtour de la salle, et soustraites ainsi absolument à l'action de la lumière, sauf le cas où l'on demande à les voir et celui où une inspection trimestrielle en est faite, au point de vue de leur état de conservation. Elles ne reviennent sur les éta- lages que lorsque, par suite d'accroissements, il y a des intercala- tions à y faire. Par mesure d'économie de mon temps, je diffère ces intercalations jusqu'à ce qu'elles soient d'une proportion notable. De ce procédé d'exposition par rotation, ii résulte : 1° Que les collections ne sont exposées que cinq heures par jour au maximum (1) pendant un laps de temps qui peut aller de deux à quatre mois ; 2° Qu'aucune portion des collections n'est systématiquement sous- traite constamment aux yeux du public, et que celui-ci n'a la vue que de collections scientifiques sérieuses, et non de ces collections de rebut, dites collections élémentaires, qui déparent les plus beaux Musées d'Europe ; S" Que toutes les collections non exposées sont accessibles à tous ceux qui demandent à les voir ou à les étudier. (1) Au British Muséum, les jours où le public curieux est admis allernenl avec ceux où les salles deviennenl des salles d'études pour le public naturaliste plus sérieux. Si celui-ci devenait un jour aussi important en Belgique qu'en Angleterre, ce que nous devons espérer, l'administration du Musée devrait sans doute adopter quelque mesure du même genre, ce qui réduirait encore à peu près de moitié le temps où les collections exposées ne seraient pas plongées dans l'obscurité. CXLVIII D'autre part, on ne peut se dissimuler qu'il présente un inconvé- nient considérable ; car il y a certainement des collections ou parties de collections trop précieuses et trop facilement altérables à la lumière et qu'il serait préférable de n'y jamais exposer. Ce système pourra-t-il continuer à fonctionner? Devra-t-il subir des modifications, et dans quel sens? Voilà ce qui sera à examiner et ce sur quoi l'administration du Musée serait heureuse de voir une discussion approfondie s'établir entre les entomologistes les plus com- pétents. L'assemblée décide que la question qui vient d'être proposée, figurera à l'ordre du jour de sa prochaine séance. La séance est levée à 9 3/4 heures. A(>semblée mensuelle da 5 décembre 1S74. Peésidence de m. Candèze. . Présents : MM. Breyer, J. B. Capronnier, Colbeau, Craven, Cré- pin, J. De Lafontaine, Desguin, Dubois, Dufour, Pologne, Fondu, Fontaine, Giron, Hennuy, Lallemand, Le Comte, Maurissen, Mélise, Pierrot, Putzeys, Koelofs, Sandoz, Sauveur, de Sélys-Longchamps, Vanden Broeck, Van Volxem, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire. M. Willain fait excuser son absence. La séance est ouverte à 8 1/4 heures. Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé. Le Président annonce que le Conseil a eu le regret de recevoir les démissions de deux de nos membres efi'ectifs : MM. Albert Capronnier fils et le D' L. Froment. Le Président propose ensuite à la Société que l'assemblée men- suelle de janvier 1875 ait lieu le deuxième samedi du mois (le 9) au lieu du premier samedi. Adopté. Il rappelle aux membres que l'assemblée générale ordinaire aura lieu, comme d'usage, le 26 décembre, à midi. Correspondance. MM. Thyes, Blackburn, Paulino de Oliveira et de Horvath remer- cient pour leur nomination de membres effectifs. CXLXIX La Société Malacologique transmet le projet de statuts pour la Fédération des Sociétés scientifiques de Belgique, dont elle a pro- posé la fondation. Après une courte discussion, l'assemblée reconnaît que la déci- sion à prendre sur cet objet ne peut émaner que d'une assemblée générale. La question figurera donc à l'ordre du jour de l'assemblée générale du 26 décembre. Le Conseil d'administration propose à la Société de soumettre au préalable le projet à l'examen d'une commission composée du prési- dent actuel de la Société et de tous les anciens présidents. M. Colbeau propose une commission composée de MM. Putzeys, Sauveur et Weinmann. M. Sauveur propose que la commission comprenne, outre les an- ciens présidents, le Conseil actuel en entier. La proposition de M. Colbeau n'ayant pas été admise, l'assemblée adopte celle de M. Sauveur, à laquelle s'était rallié le Conseil. Le Commissaire général du Congrès international des Sciences géographiques remercie la Société du concours qu'elle a annoncé l'intention de prêter à ce Congrès. La Smithsonian Institution, l'Académie Palermitaine des Sciences, Lettres et Arts, la Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux et la Société d'Agriculture, d'Histoire naturelle et des Arts utiles de Lyon remercient pour l'envoi de nos publications. L'assemblée décide que la Société des Sciences naturelle^ de la Nouvelle-Poméranie et Riigen, à Greifswald, qui nous a adressé un volume de ses Mémoires, sera portée sur la liste de celles avec les- quelles a lieu l'échange des publications. L'Académie impériale des Sciences de Vienne nous adresse ses Bulletins. M. Ch. Lallemant offre à la Société, pour ses collections, une caisse contenant des Coléoptères et autres insectes des environs d'Alger. La Société lui adresse des remerciements. La Société a reçu pour son album de portraits-cartes ceux de MM. Arreola-Medal, Mac-Lachlan etPaulino de Oliveira. Ouvrages reçus pour la Bibliothèque : P L'Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. S. A. de Mabseul. Monographie des Otiorhynchides, pages 585 à 716. Nouvelles et Faits divers. N°' 49, 50 et 1'. — Paris, 1874. 3 br. in-12. Échange avec nos Annales. 2" Mittheilungen ans dem naturwissenschaftlichen Vereine von Neu- CL Vorpommern und Riigen, V-VIJahrg. — Berlin, 1873-74, 1 vol. iu- 8° avec 1 pi. Don de cette Société ; échange avec nos Annales. 3° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France, N"' 38 (28 octobre 1874) et 39 (11 novembre 1874). Échange arec nos Comptes-rendas. 4' Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie. IP Série, Vol. VII. — Caen, 1873, 1 vol. in-S" avec 10 pi. Échange arec nos Annales. 5° Petites Nouvelles Entomologiques. N°' 112 (15 novembre 1874) et 113(1 décembre 1874). Don de M. E. Deyrolle. 6** Proceedings of the scientific jneetings of the Zoological Society of London.forthe year 1874. Part. IletlII. -Londres, .1874,2 vol. in-S" avec 37 pi. Échange avec nos Annales. 7° Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. An- née 1874, n» 1. — Moscou, 1874, 1 vol. in-8° avec 8 pi. Échange avec nus Annales. 8° Lethieery (L.). — Catalogue des Hémiptères du Département du Nord. 2« édition. — Lille, 1874, 1 vol. in-S» avec 2 pi. Don de l'auteur. 9» GiEAKD (Maiteice). — Lc Phylloxéra de la Vigne, son organisa- tion, ses mœurs, choix des procédés de destruction, avec gravures et cartes. — Paris, 1874, 1 vol. in-18. Don de l'auteur. 10" Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal des séances du 4 octobre et du 1 novembre 1874. Échange avec nos Comptes rendus. IP Krônig. — Entîvurf eines erfahrungsphilosophischen Systems. Separatabdruck aus dem soeben erschienenenWerke : ^Das Dasein Gottes unddas Gluck der Menschen, r materialistisch-erfahrungsphilosophische Studien, etc. — Berlin, 1 br. in-16. Don de l'auteur. 12° Journal de la Société centrale d'Agriculture de Belgique. Tomes I à XX et livraison d'octobre du tome XXL — Bruxelles, 1854 à 1874, 20 vol. in-8" et 1 br., avec 9 pi. Don do cette Société; échange avec nos Annales. 13° Mémoires et publications de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Ilainaut. IIP série, T. IX. — Mons, 1874, 1 vol. in-8». Échange avec nos Annales. 14° The Entomologistes Monthly Magazine. N" 127 (décembre 1874). - Échange avec nos Annales. 15° Gleisberg (P.). — Kritische Darlegung der Urgeschichte des Menschen nach Cari Vogt. — Dresde, 1868, 1 br. in-8°. Don de M. L.-\V. Schaufuss. CLI 16° Bulletin de V Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Série IL T. XXXVIII, N»" 9-10. —Bruxelles, 1874, 1 broch. iii-8" avec 3 planches. Echange avec nos Annales. 17° Hardwicke's Science-Gossip. N" 120 (décembre 1874). Echange avec nos Annales. 18» Annales de la Société Linnéenne de Lyon. IS'ouv. sér. T. XX. — Lyon, 1874, 1 voL in-8'' avec 3 pL Echange avec nos Annales. 19» Annales de la Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts utiles de Lyon. IV<= série, T. V (1872). — Lyon, 1873, 1 voL in-8». Echange avec nos Annales. 20° Société Linnéenne du Nord de la France. Bulletin mensuel. N»" 29 et 30 (novembre et décembre 1874). Echange avec nos Comptes-rendus. 21» Sitzungsberichte der Kaiser l. Akademie der Wissenschaften. Ma- them.-naturwissensch. Classe. VoL LXVIII, n»" 3-5 et LXIX, n"' 1-2 et 3. — Vienne, 1874, 3 br. in-8° avec 22 pL Echange avec nos Annales. 22" Candèze (Een.). — Révision de la Monographie des Élatérides. 1" fascicule. — Liège, 1874, 1 vol. in-8°. Don de l'auteur. 23'' Stettiner Entomologische Zeitung. XXXV, N°' 10 à 12. — Stet- tin, 1874, 1 vol. in-8°. Échange avec nos Annales. Des remerciements sont votés aux donateurs. Rapports, lectures, communications. Sur les conclusions présentées par MM. Breyer et de Borre, rap- porteurs, l'assemblée vote l'impression aux Annales de la Note sur une sécrétion propre aux Coléoptères Dytiscides, par M. Plateau. Après lecture des rapports de MM. Putzeys et Weyers, elle vote également celle du travail présenté par M. de Chaudoir sur les Cara- biques du Chili. M. Roelofs présente des dessins pouvant former deux planches à joindre à la troisième partie de son travail sur les CurcuUonides du Japon. MM. Candèze et de Borre, chargés précédemment du rapport sur ce travail, concluent à la publication de ces deux planches. — Adopté. La Société a reçu pour ses Annales, deux nouveaux manuscrits : 1» Une Monographie des Brachimdes, par M. le baron de Chaudoir. Commissaires : MM. Putzeys et Weyers. 2° Étude des espèces européennes et circumeuropéennes du genre Cneorhinus Schoenh., de la tribu des Brachy dérides. CurcuUonides Adé- CLII lognathes Cyclophthalmes , par M. H. Tournier. Commissaires : MM, Roelofs et de Borre. Le secrétaire fait connaître à la Société que les travaux manus- crits présentés jusqu'à cette date pour prendre place dans le tome XVIII de nos Annales, le tome XVII (1874) étant déjà clos depuis longtemps, lui semblent assez considérables pour constituer la ma- tière de 2 4/2 de nos volumes ordinaires. Il demande ensuite, de la part de M. Tournier, à pouvoir insérer dans le présent compte-rendu, afin de prendre date, les descriptions suivantes d'espèces nouvelles de Cneorhinus faisant partie du travail qui vient d'être présenté, ainsi que celles de quelques autres Curcu- lionides : Cneorhinus maroccanus, nov. sp. Taille et forme d'un gros exemplaire du C. globatus Herbst. Brun de poix, pattes et antennes d'un testacé rougeâtre ; corps revêtu d'écaillettes arrondies, d'un gris jaunâtre, varié sur le prothorax et les élytres, de brun et de gris argenté. Long. 6 mill. Tanger. Cneorhinus Heydenii, nov. sp. Taille du C. barcelonicus. Noir, parcimonieusement recouvert de petites écaillettes brillantes, métalliques. Prothorax offrant sa plus grande largeur à sa base et de ce point curvilinéairement rétréci jusqu'à son bord antérieur. Long. 9-10 mill. Portugal. Cneorhinus tarsalis, nov sp. cf oblong, 9 globoso-ovale. Brun rougeâtre, antennes et pattes plus claires ; entièrement et den- sément revêtu de petites écaillettes arrondies d'un roux brunâtre ; teinte variée par quelques petites taches grises. Long. 6-6 1/4 mill. Andalousie. Cneorhinus Diecki, nov. sp. Oblong, noir ou brun, pattes et antennes plus claires. Corps densément recouvert de petites écail- lettes, jaunâtres sur la page supérieure et les pattes, mais grisâtres ou blanches sur la page inférieure. Long. 4 1/2-5 mill. Algésiras. Catapionus intermedius, nov. sp. Noir; corps assez densé- ment recouvert de petites écaillettes arrondies d'un gris rosé ou argenté ; rostre assez robuste, plaque lisse de l'extrémité courtement bidentée. Long. 10-11 mill. Sibérie orientale. Catapionus maculatus, nov. sp. Noir, antennes brunâtres; corps revêtu d'écaillettes grises ayant un reflet verdâtre, doré. Plaque de l'extrémité du rostre brièvement bidentée. Long. 9-10 mill. Lac Baïkal. Catapionus viridanus, nov. .sp. Noir ; paré sur tout le corps de petites écaillettes d'un beau vert clair. Rostre sans sillon en dessus, mais paré d'une ligne longitudinale lisse; élytres très fine- ment ponctuées- striées. Long. 10-11 mill. Lac Baïkal. ciiii Heydenia crassicornis, nov. sp. Noir, antennes et pattes , moins les crochets des tarses, d'un testacé rougeâtre ; corps recouvert totalement par des écaillettes arrondies, ressemblant à un enduit crétacé. Long.émill. LacBaïkal. Le genre Heydenia, dédiéàM.de Heyden, est caractérisé par le funicule antennaire qui est subcom- pacte, l'absence de sillon transverse entre le front et le rostre, la structure des scrobes, etc. Acradidius Milleri, nov. sp. Conformé comme 1'^. creticus Kiesenw. Noir, paré en dessus de petites écaillettes d'un gris rosé, serrées sur le prothorax et les interstries alternes des élytres ; des- sous du corps assez densément revêtu de petites écaillettes d'un blanc grisâtre. Tout le corps est très finement pubescent. cf P^us étroit, plus allongé que la 9 . Long. 9-10 mill. Syrie. Dédié à mon savant collègue M. Miller, de Vienne. Acradidius ochraceus, nov. sp. Taille et forme de l'espèce précédente. Noir ; corps densément recouvert de petites écaillettes grises à teinte rosée, également disposées sur les élytres et ne lais- sant pas d'interstries nus ; une bande longitudinale sur le milieu du prothorax est glabre. Corps pubescent; cette pubescence jaune, voi- lant les écaillettes, et ressemblant à un enduit ochracé. Long. 9 1/2 mill. Syrie. Lecture est faite ensuite de la réponse suivante de M. Tournier aux observations critiques de M. Desbrochers, publiées dans le compte-rendu du 7 novembre : C'est avec regret, Messieurs et chers collègues, que je vous adresse ces lignes, mais je ne puis laisser sans réponse les observations de M. Desbrochers. Je sens fort bien que la place ainsi absorbée par une discussion peu ou pas du tout profitable à l'entomologie devrait être réservée à un travail offrant un intérêt réellement scientifique ; en outre, je n'aime pas à me livrer à la polémique ; ce sera donc ma seule réponse à M. Desbrochers. Je maintiens la réunion des Dorytomus meridionalis et auripennis au D. vorax; comme je l'ai déjà dit dans mon mémoire sur les Érirrhinides, aucune espèce ne varie autant que le D. vorax ; sur les soixante-quinze exemplaires que je conserve dans ma collection, il n'y en a peut-être pas trois parfaitement semblables ; dans les va- riétés que je possède, j'y trouve les deux ci-dessus notées, avec les passages à la forme typique. Le Dorytomus amplithorax me fournit une preuve que M. Desbro- chers ne connaît pas bien les espèces du genre Dorytotnus, car s'il les avait étudiées, il n'en serait pas à se demander si la 9 ^^ ^' varie- gatus a les tibias antérieurs simples. C'est aussi faute de connaître la différence des sexes que M. Des- ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. t CLIV brochers est forcément entraîné à maintenir comme espèces dis- tinctes les Dorytomiis pectoralis et nebulosus. Le D. pectoralis a, comme le dit fort bien M. Desbrochers, le rostre plus long, plus lisse, etc. ; c'est là le caractère sexuel le mieux appréciable chez la majeure partie des Dorytomus; le D. pectoralis est donc la Ç, et le D. nebulosus le cf d'une même espèce. Cette différence dans la struc- ture du rostre se voit aussi très bien chez les punctator et fructuum^ qui sont également les deux sexes de la même espèce ; j'ai pris sou- vent en copulation le pectoralis = nebulosus et le punctator avec fruc~ tuum; c'était déjà l'opinion de feu Wencker qui, comme on le sait, avait commencé l'étude des espèces du genre Dorytomus, et duquel j'ai acquis dans le temps le premier dédoublement de sa collection des genres Apion et Dorytomus. M. Desbrochers a eu bien tort lorsqu'il a omis d'indiquer la patrie de YErirrhinus bilunulatus ; c'est une omission qui prouve au moins que son travail n'a pas été suffisamment revu. Il est intéressant de suivre l'incertitude de M. Desbrochers au sujet de la place qu'il croit devoir assigner au genre Acrisius. En 1869 (1) cet entomologiste créa ce genre et le plaça dans le voisinage du genre Aubeonymus, ^uis en 1871 (2), il déclare nettement qu'il doit se placer, non pas dans le voisinage, mais à la suite de ce même genre Aubeonymus; enfin aujourd'hui, après m'avoir entendu émettre l'opi- nion que non-seulement sa place n'est pas auprès des Aubeonymus, mais qu'il n'est pas même bien placé dans la tribu des Érirrhinides, cet auteur revient sur cette question, « se bornant à faire observer pour le moment » (textuel) qu'il ne peut rester dans cette tribu, mais sans pour cela savoir où le mettre, déclarant à l'avance " qu'il n'est pas à même de discuter la place que doit occuper ce genre n (sic) ; pourquoi alors revenir sur un semblable sujet, sans avoir étudié sérieusement la place à lui assigner ; dire qu'il n'est pas oii il doit être, n'est rien ; autre chose est le mieux placer, ce qui pourtant serait plus facile, ce me semble, pour celui qui l'a créé que pour tout autre entomologiste. J'aborde maintenant sa note au sujet des espèces du genre Lio- phlœus ; malheureusement elle me prouve que M. Desbrochers con- naît peu ce genre et qu'il n'a pas comme moi, sous les yeux, des matériaux très nombreux. Le travail très restreint et non pas la révi- sion complète, ainsi que M. Desbrochers veut le dire, que j'ai fait des espèces du genre Liophlœus, n'est pour moi qu'une étude préliminaire de ces insectes ; la distribution en deux groupes basée sur la place qu'occupe la plus grande largeur du prothorax, n'est pas établie sur des différences insignifiantes, ainsi que M, Desbrochers voudrait le (1> Desbrochers, Ann. de France, 1869, p. 396. (2) Desbrochers, Mitlheil. Eiil. Schwz, 1871, vol. III, n» 7, p. 3i5. CLV faire entendre, mais sur la largeur bien évidente et toujours cons- tante de cet organe, largeur située au milieu ou postérieurement plutôt qu'antérieurement, et cette forme n'est pas sujette à varier quant au fond ; il est possible que, dans une même espèce, le prothorax soit un peu plus large chez un exemplaire que chez un autre, mais ce que j'ai constaté, c'est que jamais la partie la plus large n'est déplacée au point que d'antérieure qu'elle doit être, elle devienne médiane ou postérieure et vice-versâ. Quant aux proportions des articles du funi- cule des antennes, M. Desbrochers est encore dans une erreur pro- fonde, lorsqu'il croit que la différence sexuelle amène ici un change- ment important ; qu'il me permette, pour lui prouver que je connais parfaitement les différences sexuelles des Liophlœus, de lui énoncer un caractère qui, jusqu'à présent, n'apas encore été publié ; chez les cf , les 3*et4^ segments de l'abdomen ne sont pas, ou sont très étroitement membraneux à leur bord postérieur, c'est-à-dire qu'ils sont coriaces et semblables au reste des téguments sur toute leur largeur ; chez les 9 > ces mêmes segments sont largement membraneux et d'un roux jaunâtre à leur bord postérieur, construits comme s'ils devaient être sujets à se développer ou s'étendre plus ou moins fortement à nn moment donné, ce rebord étant souple ; chez le cf le dernier seg- ment abdominal est un peu plus court, un peu plus largement arrondi au bout que chez la 9 • Je maintiens la réunion du L. atricornis Desb, au L. aquisgranensis Fôrst ; je n'ai pas eu seulement sous les yeux les exemplaires com- muniqués par M. Chevrolat (dans la collection de M. Chevrolat, le L. atricornis est bien nettement séparé du L. opacus; M. Chevrolat n'a donc pas confondu ces deux espèces), mais d'autres encore, et particulièrement 1 cf et 1 9 Q.^iî ^i j^ ^^ f^is pas erreur, provien- nent de M. Desbrochers, ou ont été vus par lui; je les ai reçus de M. Raffray. Il est évident que si M. Desbrochers veut absolument faire des L. aquisgranensis avec les exemplaires récoltés en Belgique et en Allemagne et des L. atricornis avec ceux récoltés en France et en Suisse, il n'arrivera jamais à reconnaître que ces deux formes appartiennent à une même espèce ; mais, pour moi qui ai reçu de France le L. atricornis, qui ai récolté en Suisse et en Allemagne le L. aquisgranensis^ }& suis forcé de dire, n'en déplaise à M. Desbro- chers, que je ne vois pas de différences entre les exemplaires de ces différentes contrées, Le L. sparsutus est une toute autre espèce, le cf est beaucoup plus petit que la 9 > l^s élytres sont plus courtes que chez le L. aquisgra- nensis^ "plus régnUèrement ovales, etc.; le sparsutus, laême chez les individus très déflorés, offre le dessous du corps, les côtés des élytres et du prothorax assez densément recouverts d'écaillettes relativement grossières, bien appréciables même à l'œil nu, ce qui u'a pas lieu CLVI chez aquisgranensis ; Fofster s'explique parfaitement à ce sujet dans la description qu'il donne de son espèce, description que, sans doute, M. Desbrochers n'a pas consultée; sans cela il n'aurait pas émis l'opinion que le sparsutiis serait aquisgranensis, puisque le caractère principal d' aquisgranensis est d'avoir des écaillettes si fines qu'il paraît à l'œil nu comme défloré et qu'elles ne sont appréciables qu'à l'aide d'un fort grossissement. Au reste, si ces explications ne suffi- sentpaspour convaincre M. Desbrochers, je lui proposerai d'envoyer à M. Roelofs, entomologiste dont le mérite est incontestable : lui, des types de son L. atricornis., de France, et moi, des types de aquis- granensis de Suisse et d'Allemagne, ainsi que des types du sparsutus, et M. Roelofs tranchera la question. Je n'admet pas la réunion du Polydrosus deliciosus au P. cinctus; rien dans la description du P. cinctus, si ce n'est peut être le coloris, ne peut s'appliquer au deliciosus, et cependant la description de M. Desbrochers est complaisante, elle peut s'adapter à bien des espèces ; après cela, il n'est pas étonnant qu'il puisse l'appliquer en temps utile à tel ou tel Polydrosus décrit ou à décrire. M. Roelofs, interrogé sur ce point, déclare qu'il acceptera volon- tiers d'examiner les insectes en litige, ainsi que le propose M. Tour- nier. L'assemblée espère que M. Desbrochers voudra bien accepter cet arbitrage, afin de trancher le différend et d'empêcher qu'il ne de- vienne le point de départ d'une nouvelle polémique beaucoup plus longue que ne le comporte la question ; ce à quoi la Société serait peu disposée à continuer à prêter ses colonnes. M. Weinmann fait la communication suivante : Je me proposais de présenter à la séance de ce soir une petite note au sujet d'un lépidoptère qui m'avait été envoyé au mois de mai der- nier par M. Bernardo Zapater, de Madrid, et dont je possédais du reste déjà un exemplaire, reçu en 1872, par l'obligeance de notre collègue, M. Bolivar. Pour moi cette espèce n'est autre chose que le Satyrus Prieuri Pierret, décrit et figuré dans les Annales de la Société Entomologique de France en 1837. Mais M. Ch. Oberthur ayant reçu de M. Zapater un Satyre qui, probablement, sera de même espèce que celui dont je me proposais de parler et annonçant, par la voie des Petites Nou- velles Entomologiques, qu'il veut le décrire et faire figurer comme nouveau, je crois bon de suspendre la publication de la petite note que j'avais préparée, jusqu'à ce que j'ai pu me mettre d'accord avec M. Oberthur au sujet de l'identité des espèces qui nous occupent. M. Craven dit que, de retour depuis peu d'un voyage en Australie, il en a rapporté une certaine quantité d'insectes qu'il espère avoir CtTÏI plus tard le temps de mettre en ordre. 11 compte en otfrir à la Société et à ses collègues. Devant actuellement et dans peu de jours partir pour le Cap de Bonne Espérance, il serait heureux de pouvoir s'y rendre utile à la Société et aux entomologistes belges. M. Colbeau dit qu'il est regrettable que la Société n'ait pas l'usage de donner des délégations officielles à ceux de ses membres qui voyagent à l'étranger. Une courte discussion s'engage sur ce point, et M. Colbeau déclare qu'il fera à l'assemblée générale une proposi- tion dans ce sens. M. de Borre demande la parole et donne lecture de la note sui- vante : Notre savant collègue et président vient de terminer le premier fascicule de la Révision de sa Monographie des Élatérides, volume de 218 pages, correspondant au premier des quatre volumes de la Monographie elle-même. Dans son discours, prononcé à notre assem- blée générale du 26 décembre 1873, notre confrère nous a cité des chiffres qui expliquent assez comment, le nombre des Élatérides connus s'étant accru de près des deux tiers, un remaniement mono- graphique était devenu indispensable. Depuis quelques jours que j'ai ce volume entre les mains, je n'en ai pu encore lire que l'introduction, très intéressante, et sur trois points de laquelle je me permettrai d'appeler l'attention. D'abord, sous le rapport des vues systématiques, l'auteur entre de plus en plus résoliiment dans la voie rationnelle qui fait considérer les groupes natiirolo comme constituant des représentations d'un ensemble de rapports très réels, mais qu'il est aussi inutile de cher- cher à circonscrire avec une rigueur mathématique que de vouloir aligner rigoureusement à la file les uffs des autres. Ensuite la nécessité de comparer les parties constituantes d'un groupe naturel dans toute leur extension géographique, si on veut en déduire mieux que des classifications de fantaisie. D'oii suit néces- sairement pour ceux que leurs goûts ou leurs convenances restrei- gnent à l'entomologie d'une région déterminée, l'obligation de s'ab- stenir de faire autre chose en classification que de travailler dans les cadres tracés par les monographes généraux. Enfin, sur la question de la priorité des noms, la déclaration de M. Candèze mérite d'être rapportée tout au long : « Aujourd'hui que les entomologistes sont divisés en deux camps sur la question de savoir si l'on doit revenir aux noms anciens et ou- bliés depuis longtemps, pour les substituer à ceux qui ont usurpé leur place et que la tradition a consacrés, ou bien si l'on doit admet- tre, pour les noms scientifiques, une sorte de prescription légitimant ces usurpations ; en présence de cette discussion dans laquelle les uns CLvm et les autres appuient leurs opinions d'excellents arguments, j'ai dû nécessairement prendre un parti. ») Ennemi de toute règle exclusive et absolue, je n'ai rigoureuse- ment suivi aucun des deux systèmes, me laissant guider par l'un ou l'autre, selon qu'ils me paraissaient plus rationnels dans tel ou tel cas. Ainsi, tandis que-pourV Adelocera atomaria, nom admis autrefois par moi, j'adopte la rectification qui lui attribue le nom de carbona- ria, plus ancien de quelques années, je repousse celui de punrAata que l'on voudrait de nouveau lui substituer comme le plus légitime. » Je n'ignore nullement les critiques auxquelles je m'expose en agissant de la sorte, mais je pense que les esprits modérés m'approu- veront et que tôt ou tard une sorte de transaction ralliera le plus grand nombre. Ce n'est pas ici le lieu de justifier le parti que j'ai adopté, ce qui serait sortir du cadre restreint oii je dois me renfer- mer dans ces quelques lignes d'avantpropos ; j'ai tenu toutefois à déclarer que si, dans les pages qui suivent, tantôt je me range du côté des réformateurs, tantôt je reste avec les conservateurs, ce n'a pas été sans des raisons que je crois bonnes. » C'est bien là ce qui nous semble le parti le plus raisonnable pour le monographe : Admettre le principe de la priorité en nomenclature, mais éviter d'en faire usage autrement qu'à bon escient. Quant à nous qui ne sommes pas monographes, le plus raisonnable est de prendre le mouographe pour guide. , Ajoutons qu'en présence de la passion que l'on apporte aujour- | d'hui dans la discussion de ces questions stériles pour la science, et des antipathies nationales qui veulent parfois oo mettre de la partie, il faut un certain courage pour dire aux uns qu'où a changé des noms de par le droit de priorité, aux autres que l'on a conservé des noms sans tenir compte de ce (froit. Espérons que le parti silencieux de la modération et du sens pratique saura sortir de son mutisme et | soutenir notre confrère. M. Candèze, prenant à son tour la parole, croit utile d'expliquer à la Société le motif qui l'a guidé dans le choix du nom d'Adelocera carbonaria, exemple qui vient d'être cité. Après s'être servi dans sa Monographie du nom d'.4. atomaria Fabr., qui était le nom généralement usité en France, il a dû recon- naître que le nom d'.4. carbonaria Schrank, plus ancien et dont on se servait généralement en Allemagne depuis le travail de M de Kie- senwetter, méritait évidemment la préférence. Depuis lors, le Cata- logue de MM. Gemminger et de Harold est allé retrouver un nom encore plus ancien et oublié, celui de punctata Herbst, proposé en 1779, deux ans avant celui de Schi-ank. Mais il est à remarquer que ce nom n'a plus ensuite été employé par personne, pas même par CLIX Herbst lui-même qui, en 1801, dans le tome X de son grand ouvrage, accepte le nom d'atomaria Fabr. Dans de telles circonstances, ajoute M. Candèze, je n'ai pas jugé qu'il y eût lieu d'aller reprendre un nom aussi complètement abandonné de tous. Plusieurs membres parlent sur le même sujet. M. de Sélys-Long- champs dit que la prescription trentenaire, proposée par M. West- wood, eût tranché bien des difficultés, si on s'était mis d'accord pour accepter aussi ce principe. L'assemblée aborde ensuite la discussion de la question à l'ordre du jour : Dans quelle mesure des collections publiques d'insectes peuvent-elles être exposées pour concilier toutes les exigences de leur destination ? M. Mélise demande la parole et donne lecture du travail suivant : La question qui nous est soumise doit être examinée sous deux points de vue : d'une part l'intérêt du public et, d'autre part, l'inté- rêt des collections. Nous parierons d'abord de l'intérêt du public, sans nous préoc- cuper des dangers que pourrait courir la conservation des collec- tions ; ce point sera examiné en second lieu. Il ne viendra à l'idée de personne de soutenir que la science ou l'éducation populaire pourraient être lésées en quoi que ce soit, si le Musée national exposait largement aux regards du premier venu toutes les collections d'insectes qu'il possède. Ces collections d'histoire naturelle sont aussi intéressantes que toutes les autres du même genre ; elles peuvent être exposées au même titre que les collections d'oiseaux, de mammifères, de miné- raux, de fossiles, etc. La vue des insectes offre de l'attrait non-seu- lement pour ceux qui s'occupent d'entomologie, mais aussi pour ceux qui ne possèdent pas même les premières notions de cette science qui a pour nous tant de charmes. Elle ne peut pas plus être réservée aux entomologistes seuls que celle des oiseaux aux ornithologistes, que la vue des coquilles aux conchyliologistes et, par extension, que la vue des tableaux aux peintres et celle des statues aux sculpteurs. La musique ne plaît-elle qu'aux musiciens ! On pourrait objecter que l'État n'a pas à s'imposer des sacrifices pour satisfaire de vaines curiosités, mais qu'il a le devoir d'encou- rager l'étude et le développement des sciences. Ces grands mots ne disent rien de bien sérieux. A notre avis aucune curiosité n'est réel- lement vaine. La curiosité est un sentiment qu'il faut encourager et stimuler ; il est très souvent le précurseur du progrès. Combien y en a-t-il, parmi ceux d'une condition inférieure qu'on nomme les gens du peuple, qui ne voient les musées publics que le dimanche et n'ont d'autres connaissances, en fait d'art ou de CLX sciences naturelles, que les notions recueillies lors de visites faites en vue de satisfaire leur curiosité ou guidés par le seul désir de se distraire? Et parmi les autres ? Cent, deux cents personnes tout au plus en Belgique, s'occupent- sérieusement d'entomologie. En dehors de ce petit nombre de sa- vants ou d'amateurs, la masse du vulgaire ne connaît, pas même de vue, la plupart des insectes. Ces formes élégantes ou bizarres, ces couleurs si diverses et parfois si éclatantes qui semblent être le pri- vilège exclusif du monde que nous étudions, sont ignorées, inconnues de l'immense majorité de nos concitoyens. Ils peuvent contempler tout à l'aise des singes ou des perroquets ; ils ne pourraient pas admirer, avec le même abandon, les gracieux papillons, les brillants coléoptères? Mais, nous assure-t-on, les insectes sont visibles pour tous ; quel- ques espèces sont placées dans des cadres étalés, les autres sont dans des boîtes soigneusement renfermées dans des armoires ad hoc ; il suffit d'en demander communication. En principe cela est exact ; en fait, il y a de grands inconvénients dans ce mode de procéder. Et ceci nous le disons particulièrement pour ceux qui ne connaissent point les insectes, mais qui voudraient ou pourraient être appelés à les connaître. A ceux-là lorsqu'ils se présenteront au Musée on demandera iné- vitablement : De quel ordre d'insectes vous occupez-vous? Que vou- lez-vous voir ? Les Lépidoptères, les Coléoptères, les Névroptères ou les Hémiptères? Et si l'on répond : les Coléoptères. Quelle famille? les Carabiques, les Lamellicornes, les Longicornes, les Pectini- cornes, les Staphyliniens, les Psélaphides, les Élatérides ou les Cucujiens? * Le visiteur novice, abassourdi par cette kyrielle de noms parfaite- ment barbares pour lui, en aura bientôt assez, et, peu soucieux d'éta- ler son ignorance, n'aura garde de s'y faire prendre une seconde fois. Ce n'est rien encore, il faudra qu'une personne attachée au Musée reste constamment à côté de chaque visiteur pour ôter les boîtes des armoires, les passer à l'inspection des intéressés et les remettre en place. Pour peu que cela dure une heure ou deux seulement, il se pro- duira une gêne, un malaise, un ennui que peu de personnes voudront supporter, à moins d'avoir le feu sacré et un désir de voir qui n'est malheureusement que très exceptionnel. Ces inconvénients disparaissent si tous les insectes indistincte- ment sont disposés à la libre inspection de chacun, sans aucune entrave, sans la moindre formalité. On regarde ce que l'on veut, aussi longtemps qu'on le désire, on n'impose aucune charge à per- CLXl sonne, on n'a aucun privilège et, partant, on ne contracte aucune obligation. C'est la liberté pleine et entière pour tous. Nous parlons d'ailleurs par expérience. Très souvent il nous est arrivé de nous rendre au Musée, le dimanche, pour voir les collec- tions. Notre excellent collègue M. de Borre a toujours eu pour nous satisfaire le plus grand empressement, la plus exquise obligeance. Mais il n'en est pas moins vrai que, pendant que nous étions là, des heures entières, à passer en revue les nombreux cadres qu'on nous remettait successivement, nous faisions perdre à l'éminent conserva- teur des collections, un temps qu'il aurait pu mieux employer. Et puis, devons-nous le dire, c'est toujours avec un sentiment de tris- tesse que nous avons quitté l'espèce de réduit dans lequel sont em- pilées des collections qui nous sont chères à tant de titres. On est peiné de voir que ces insectes, classés et étiquetés avec un soin et une minutie réellement admirables, s'en vont rentrer dans des armoires bien closes pour y rester ignorés, pour y moisir peut-être, malgré tous les soins dont ou les entoure, et pour n'en sortir, en tout cas, qu'une ou deux fois par an, lorsqu'un entomologiste sérieux ou un savant étranger voudra bien les visiter. Qu'on nous pardonne ces sentiments peut-être un peu personnels ; ils ne doivent pas nuire aux bonnes raisons qui militent en faveur d'une exposition complète des collections. Arrivons à ce que l'on veut bien considérer comme étant la pierre d'achoppement : La nécessité de conserver, aussi intacts que possi- ble, les spécimens qui composent les collections entomologiques. Nous sommes tous d'accord, ou peu s'en faut, pour reconnaître qu'un grand nombre d'insectes seraient promptement détériorés s'ils devaient rester exposés à la lujnière du jour. La plupart des lépidop- tères sont dans ce cas, on peut y ajouter beaucoup d'autres insectes revêtus d'un brillant duvet. Presque tous les carabiques et les espèces de couleur noire, ou parées de reflets métalliques semblent pouvoir être exceptés. L'avenir des collections serait donc en péril s'il fallait tout ex- poser au jour d'une manière permanente, et c'est sur cette très-grave objection que l'on s'appuie pour préconiser deux systèmes restric- tifs. L'un, que nous nommerons le système des in-pace, consiste à cacher tous les insectes et à n'en permettre la vue qu'aux personnes qui en feront expressément la demande. Nous croyons avoir démontré combien ce mode de procéder, utile aux collections seulement, est désavantageux au point de vue de la diffusion de la science. L'adopter, c'est décréter que les collections ne seront accessibles qu'aux entomologistes. ANNUES DE IS. SOC. ENTOM. UE BELGIQUE, T. XVII. U CLXIl On trouve un palliatif ; c'est le second système : Pour épargner les insectes rares qui, dit-on, seraient livrés à une perte certaine, pour assurer la conservation de ces précieux types, d'après lesquels les Wesmael, les Lacordaire et autres maîtres de la science ont établi leurs dénominations, il suffit de faire deux collec- tions distinctes. L'une, la collection sérieuse, véritable, sera classée dans les annoires ; elle ne verra le jour que sur la réquisition des intéressés. Une seconde collection, composée de duplicatas, d'exem- plaires communs, fanés ou détériorés, serait exposée au public. La première collection suivra pas à pas les progrès de la science. De fait, la seconde sera presqu'immuable, elle ne devra servir qu'à la distraction des badauds ou à l'éducation élémentaire des jeunes gens. Elle sera alimentée par les déchets de la collection supérieure. Ce second mode de procéder ne nous paraît guère meilleur que le premier ; il est peu digne d'une institution aussi importante que le Musée national, qu'il viendra déparer ; il est de nature à fausser l'éducation et à discréditer les collections dans l'esprit de ceiKc qui verront seulement les malheureux spécimens soumis à une exhibition publique. Outre qu'il complique le service des collections, il oblige à double dépense. L'acquisition des boîtes destinées à contenir les vulgarités, l'établissement et l'appropriation des locaux, le place- ment des cadres, l'entretien, la surveillance, etc., nécessiteront des frais beaucoup trop considérables pour les fâcheux résultats à obtenir. La réalisation de ce projet amènerait aussi cette singulière ano- malie : le Musée montrerait une collection entomologique qui ferait fuir les vrais entomologistes. Il y a encore le système actuellement en vigueur, système hybride que M. de Borre nous a expliqué à la dernière séance. Il consiste en de petites expositions partielles, par roulement. Mais les insectes exposés pendant deux ou trois mois se détério- rent et ceux qu'on tient renfermés ne sont vus par personne ou peu s'en faut. Un Musée entomologique sérieux, accessible au premier venu, vi- sible pour tout le monde, est-il réellement impossible? Il nous semble que non. En supposant que les boîtes contenant les insectes soient dispo- sées sur un plan légèrement incliné comme on en a placé déjà quel- ques-unes aujourd'hui, il suffirait, pour empêcher que la lumière du jour n'y pénétre d'une manière permanente, d'adapter aux cadres une couverture de carton, qui, attachée vers le haut au moyen d'une petite charnière en tissu, viendrait retomber sur la vitre en forme de clapet ; sur chacune de ces couvertures serait une étiquette donnant le nom des espèces contenues dans la boîte. Le visiteur relèverait le 1 { CLXIll carton et pourrait examiner à l'aise l'intérieur de chaque boîte. Ces cartons seraient préparés de manière à empêcher le passage du moindre rayon lumineux. Si ce procédé offre de trop grands inconvénients, et nous recon- naissons qu'il est loin d'être parfait, rien n'empêche sans doute de placer les cadres dans des meubles à tiroirs ; chacun de ceux-ci pour- fait contenir quatre ou cinq boîtes vitrées, disposées en une seule rangée, sur un plan horizontal. Averti par une étiquette indiquant le genre d'insectes contenus dans le tiroir, le premier venu pourrait examiner les collections, sans devoir recourir à personne. Lorsqu'il s'agirait, cas très- exceptionnel, d'ouvrir une boîte pour dépiquer un insecte et le soumettre à un examen spécial, on en demanderait l'au- torisation au gardien de service. Les tiroirs dont nous venons de parler ne devant produire, lors- qu'ils seraient ouverts, qu'une saillie de 30 à 40 centimètres, on pourrait les établir sur deux rangs superposés, le premier, par exemple, à 75 centim. du sol, le second, à la hauteur de 1"\15. A un moment donné il serait fac'le d'exhiber à la fois toutes les collections du Musée ; il suffirait pour cela d'ouvrir les tiroirs de tous les meu- bles. On formerait des galeries ou couloirs dans lesquels le public sârait admis à circuler. Des rampes placées de chaque côté, seraient garnies d'arêtes sur lesquelles l'extrémité inférieure de chaque ti- roir viendrait reposer. Ce sont là d'ailleurs de petits détails d'exécution dont nous n'avons guère à nous occuper. Les exhibitions générales pourraient avoir lieu les dimanches et jours de fêtes. Ajoutons encore que les fenêtres du local spécial dans lequel repo- seraient les collections seraient munies d'excellentes persiennes permettant de graduer la lumière à volonté. Peut-être conviendrait-il de garnir ces fenêtres de verres enfumés ; c'est une question sur la- quelle nous n'avons pas assez d'expérience pour nous prononcer. Et cependant si, malgré toutes ces précautions, il arrivait qu'après un temps plus ou moins long un insecte eût légèrement pâli ! Serait-ce un mal irréparable? Assurément non. L'insecte ne serait point perdu. Chacun de nous sait que les couleurs, en général, ne constituent que des. caractères assez secondaires pour les déterminations. Celles-ci sont basées principalement sur la forme qui, elle, ne changera point. Et, au sur- plus, il n'est pas un entomologiste qui ne sache dans quelle propor- tion il faut tenir compte des variations que le temps a fait subir aux couleurs chez un insecte. Ces petits animaux ne sont point non plus des teuvres d'art à exemplaires uniques ; ils peuvent être renouvelés. Et puis, qui peut CLXIV répondre qu'avec le mode de conservation actuel les insectes ne se détérioreront jamais : Les anthrènes, si redoutables dans l'ombre, profiteront du long repos qui leur sera donné pour consommer plus sûrement leurs terribles dégâts. Après tout, il est possible que moins les collections seront exa- minées, moins vite elles se faneront-, mais il ne s'agit point d'avoir en vue la conservation seulement, il faut aussi donner à l'usage la large part qui lui revient de droit. Tomber dans l'excès contraire, c'est agir comme VAvdre et son trésor : « Mettez une pierre à la place. Elle vous vaudra tout autant. » Reste la question de savoir quel espace nécessiterait l'installation complète des collections. Si les renseignements donnés par les journaux sont exacts, la di- rection du Musée disposerait de trois nouvelles salles ayant chacune 68"' de longueur sur 8 à 9'" de largeur. D'après les calculs que nous avons faits, dans une seule de ces salles ou pourrait donner place à plus de 6000 cadres du format adopté (40x30). Ces cadres, disposés soit dans des tiroirs, soit en plan incliné, mais toujours de façon à être parfaitement accessibles à tous les visiteurs, pourraient conte- nir plus (Vun million (Vinsectes. Quand le Musée sera arrivé à exhiber au public un nombre aussi considérable de spécimens, il pourra attendre quelque temps encore avant d'aller au-delà. En résumé, nous proposons d'émettre l'avis : 1° Qu'il convient de disposer les collections du Musée national de façon que tout le monde puisse les voir, sans être soumis à aucune espèce de formalité ; 2° Qu'il y a lieu de prendre des mesures dans le genre de celles que nous avons indiquées, afin de protéger certains insectes contre les effets nuisibles d'une trop vive lumière. M. Sauveur demande la parole. Il dit que, parmi les collections entomologiques, il peut y en avoir pour lesquelles l'exposition à la lumière serait préjudiciable, et celles-là, du moment que le préjudice est manifeste et irréparable, ne doivent pas être exposées. Il peut y en avoir d'autre part à laquelle l'exposition ne peut pas être nuisible d'une manière appréciable. Pour ces dernières, il émet l'avis que le principe de leur exposition publique devrait être admis, sinon d'une manière permanente, du moins à certains jours et heures. Un seul point qui pourrait limiter cette exposition serait le défaut d'espace, et cette restriction pourrait donner lieu à uu système d'exposition par rotation, dans le genre de celui qui a été indiqué comme employé CLXV en ce moment. Seulement, cette rotation, au lieu d'être simplement la conséquence de l'avancement du travail du classement, devrait être basée sur le principe de l'exposition successive des collections. Le public pourrait être averti d'avance des époques oii l'exposition serait renouvelée et de sa composition. M. le D' Breyer prend J a parole pour indiquer quelques points qu'il se propose de développer plus amplement dans une autre séance. D'abord il faut poser la question sur son véritable terrain qui pourrait être méconnu. Le Musée nous a invités à énoncer nos opi- nions. Il n'a pas dit que notre opinion serait pour lui une règle absolue. Nous devons donc déclarer ce que nous désirons ; la solu- tion pratique, tout comme la responsabilité, incombe au Musée, qui pourra du reste plus tard et en tout temps, après expériences faites, nous demander encore d'autres avis, s'il le juge à propos. Ceci posé, je crois, comme notre collègue M. Mélise, que le public a droit à voir les insectes du Musée public, mais je me demande et je vous demande : quelle utilité le public a-t-il à voir ce que le Musée appelle sa grande collection? Dans cette grande collection, les genres seront représentés par toutes leurs espèces et variétés, c'est-à dire par une quantité d'individus, entre lesquels tout autre qu'un spécia- liste entomologiste ne saura pas saisir la moindre différence. De plus, les naturalistes du Musée sont entrés dans la voie eesentielle- ment scientifique qui ne tend pas à accentuer les différences natu- relles pour les faire mieux sentir, mais à laisser voir les transitions qui existent dans la nature entre les différences, montrant toutes les plus faibles nuances et variations, exhibant des quantités considé- rables d'exemplaires de toutes localités pour faire apprécier des nuances insaisissables d'individu à individu, visibles de série à série. Tout cela est évidemment hors de la portée de la très-grande majo- rité du public, ne lui donnera pas la moindre instruction, et ne fera que le fatiguer au détriment de son désir de s'instruire. Devant des collections ainsi formées, il ne verra qu'une chose : la répétition fas- tidieuse, dans un but impénétrable pour lui, d'une multitude énorme d'exemplaires d'un même insecte (dans son appréciation). Il en ré- sultera même, soit dit en passant, des critiques pénibles, des quoli- bets désobligeants pour MM. les naturalistes du Musée. Vous aurez donné au public une indigestion d'entomologie en le bourrant d'ali- ments que les entomologistes spécialistes seraient seuls capables de digérer. Voici au contraire, suivant moi, les principes qui devraient prési- der à l'exposition des collections : exhiber les grandes lignes qui peuvent se comprendre de tous, laisser le détail enfermé pour le met- tre à la disposition des études plus sérieuses. D'une part, les diffé- CLIVl rences accentuées ; d'autre part, les transitions. Par exemple, pre- nons les Carabiques. Avec des spécimens de cette famille condensés dans une ou deux boîtes, vous donnerez au public une notion bien plus exacte et plus profitable pour lui de ce que sont les Carabiques, qu'en mettant sous ses yeux cinquante boîtes et davantage. Ce sys- tème comprendrait un système général et un système des insectes du pays. Il serait celui qui se concilierait le mieux avec les nécessités de la conservation des collections. M. de Sélys-Longcbamps croit devoir répondre à l'objection de M. Mélise, qu'une collection plus élémentaire exposée devrait nécessai- rement être une collection de rebut. La nature même de cette collec- tion permettrait de la composer d'objets choisis et qu'on pourrait renouveler assez fréquemment ; le service qu'elle rendrait au public justifierait du reste très bien la dépense qu'elle occasionnerait de temps à autre. D'après M. de Sélys, les collections entomologiques d'un grand Musée devraient se classer en trois catégories : 1° les collections de grande valeur scientifique, celles de types, par exem- ple les Ichneumons de Wesmael. On ne devrait les laisser voir qu'à ceux qui justifieraient de la nécessité de les consulter dans un but scientifique tout à fait sérieux, pour l'utilité de la science elle-même, pour ainsi dire, et les plus grands soins devraient être apportés à leur conservation ; 2" les grandes collections générales, que l'on ne devrait pâs non plus exhiber constamment, mais qu'il faudrait com- muniquer plus facilement au public, demandant à les étudier ou à les voir ; 3" enfin une collection abrégée, et avant tout de la faune indigène, et celle-ci pourrait être exposée continuellement. Loin d'être du rebut, elle serait composée de beaux exemplaires, renou- velés quand besoin serait. Remarquez aussi que, si quelquefois des collections sont obligées de conserver des exemplaires défectueux, des débris d'insectes, c'est au contraire dans les parties précieuses, et pour des exemplaires précieux, raretés ou types, que le cas se pré- sente ; le public, lui, ne comprendrait pas ces reliques de la science; aussi lui servirait-on de beaux spécimens complets, mais d'espèces vulgaires. M. Sauveur redemande la parole pour constater que la question ne lui semble pas encore avoir été assez mûrie pour que la discus- sion n'en soit pas continuée dans une prochaine séance, où il compte reprendre la parole, après avoir examiné ce que quelques-uns de ses collègues viennent de dire. Il doit pourtant déclarer tout d'abord qu'une collection spéciale primaire, ou un peu plus que primaire, destinée à enseigner les grandes lignes de l'entomologie, comme l'oTit indiqué les deux honorables préopinants, ne lui semble pas être dans les attributions du Musée de l'État. Deux points qui méri- tent d'être examinés, ce sont la crainte de voir l'exposition publique CLXVII apporter trop de préjudice à la conservation de certains insectes, et la crainte que l'exhibition de trop vastes collections ne cause au pu- blic fatigue et ennui, au lieu de lui procurer de l'instruction. Quant à la crainte de ceux qui n'osent, ainsi que l'a très bien dit M. Mélise, s'adresser aux conservateurs ou autres personnes de l'établissement pour réclamer la vue de collections, e^le est vraie et légitime. Lui- même, à Paris dernièrement, a tiré grand profit de la vue de collec- tions géologiques qu'il n'aurait pas demandé à voir, n'étant pas géo- logue, s'il eût été nécessaire de le faire, pour pouvoir les examiner. Ce point n'est donc pas à dédaigner. Revenant à la crainte des in- convénients de l'exposition pour la conservation des couleurs des insectes, il pense qu'il ne serait pas impossible d'y parer en restrei- gnant la durée de l'exhibition à 2 ou 3 heures par semaine. L'assemblée décide que la discussion de la question continuera dans la séance prochaine. La séance est levée à 10 1/2 heures. Assemblée générale du 90 (léccnibre 'iSl'i. Présidence de M. Candèze. Présents : MM. Bommer, Breyer, Brunet, Capronnier, Colbeau, Cornet, De Keyn, J. De Lafontaine, Desguin, Dubois, Dufour, Polo- gne, Fondu. Lallemand, Lambrichs, Le Comte, Mélise, Pierret, Putzeys, Quaedvlieg, Sandoz, Sauveur, de Sélys-Longchamps, Van Segvelt, Weyers, "Willain et Preudhomme de Borre, secrétaire. MM. Dupont, Fontaine, de Looz-Corswarem et Roelofs ont fait excuser leur absence. La séance est ouverte à 12 1/2 heures. Le procès-verbal de l'assemblée générale du 26 décembre 1873 est approuvé. Le Président, prenant la parole, s'exprime comme suit : Messieurs, Un usage que l'on ne peut que louer prescrit au Président de notre Société de traiter le jour de l'assemblée annuelle, sous forme de discours, quelque sujet d'ordre général. Les sujets ne manquent pas en entomologie. Cependant je me suis laissé gagner par le temps, et celui-ci m'a fait défaut pour rédiger un article suffisamment mûri et élaboré. Je me bornerai donc aujourd'hui à vous soumettre quelques idées CLXVIII qui me sont inspirées par la lecture, dans notre dernier bulletin, de l'article de M. Tournier. Vous avez vu que M. Tournier est en discussion avec M. Desbro- chers des Loges sur la question de savoir si les Dorytomus merklio- nalis et auripennis sont de simples variétés du D. vorqx, ou s'ils doivent être considérés comm^ des espèces distinctes, et il propose de s'en remettre, pour trancher le différent, à l'avis de notre collè- gue M. Roelofs. Si, au lieu de mon excellent ami Roelofs, j'étais appelé à donner mon avis, je serais assez tenté de remettre le prononcé de mon jugement au temps où l'on se sera enfin entendu sur la signification du mot espèce. Mais comme ce temps est encore, sans doute, fort éloigné, je serais bien obligé de le formuler, en le faisant précéder, comme c'est l'usage, de quelques considérants. Je ne formulerai pas de jugement, puisque je ne suis pas choisi pour trancher la ques- tion, mais je vais vous exposer les considérants qui peuvent, me paraît-il, s'appliquer à toutes les discussions de ce genre. Je serai aussi bref que possible. Il faut bien l'avouer, plus nous allons, moins on s'entend sur la signification précise du mot espèce. Autrefois, du temps des Linné, des Buffon, plus tard des Fabricius, des Olivier, des Cuvier, on s'accordait assez bien sur ce point important. Aujourd'hui que l'école transformiste prend de plus en plus pied dans la science, ne voyant plus dans les soi-disant espèces que des formes de transition entre les types antérieurs et les types à venir, aujourd'hui, d'autre part, que la théorie de l'immutabilité absolue des types, cherchant à réagir contre cette tendance, confond races et espèces, et prétend faire remonter à une création de toutes pièces l'origine des êtres qui peuplent ce monde, aujourd'hui, dis-je, on ne s'entend plus du tout là dessus, et Vintuition, c'est-à-dire une sorte de tact personnel, devient le seul guide dans la distinction des espèces. Nous en sommes positivement arrivés là. Les botanistes vont, sous ce rapport, encore bien plus loin que nous. Il y a telle de nos plantes indigènes, le Draba verna de Linné, par exemple, que l'on a osé décomposer en deux cents types spécifiques distincts ! On n'est pas encore aussi révolutionnaire en entomologie, mais si, chez nous, l'activité décomposante ne porte pas autant sur les espèces, ne la voyons-nous pas s'attaquer de plus en plus aux genres. Dans cer- taines familles, dans les Longicornes, par exemple, presque toutes les anciennes espèces sont devenues des types de genres, et on peut prévoir que, dans un avenir peu éloigné, le fâcheux exemple que donnent certains botanistes sera suivi par quelques-uns d'entre nous. C'est là le point noir des sciences descriptives. Mais j'en reviens à cette méthode d'intuition, à ce tact personnel, CLXiX qui reste en définitive notre seul guide dans la distinction des espèces, en l'absence d'un critérium certain, admis par tous, sans conteste. Or, du moment que l'on doit s'en rapporter au tact per- sonnel pour apprécier la valeur des caractères spécifiques, le champ est largement ouvert aux luttes scientifiques du genre de celles que soutiennent en ce moment MM. Tournier et Desbrochers des Loges. En s'en rapportant à un arbitre, ces entomologistes font appel à un tact personnel, et si, au lieu d'un arbitre, ils en assemblaient dix, j'ai la ferme conviction que ces dix arbitres se sépareraient en deux camps suivant les tendances analytiques ou synthétiques de leur esprit. Ou pourrait croire, d'après ce que je viens de dire, que mon opi- nion est que nous allons droit au chaos en nomenclature ! Non, le ciel me préserve d'émettre un pronostic aussi désespérant. S'il en était ainsi, nous n'aurions plus qu'à brûler nos livres et nos collec- tions, à nous occuper d'industrie et de commerce et à chercher nos distractions partout ailleurs que dans notre chère science. Non, nous avons heureusement une porte de salut. De toutes les opinions personnelles naît le sens commun qui finit toujours par l'emporter en science comme en toutes choses. Si j'ai dit tout à l'heure que dix arbitres ne pourraient tomber d'accord sur la question qui m'a servi d'exemple, j'aime à croire cependant qu'il se formerait une majo- rité de bon sens, qui finirait par entraîner les autres. Je demande bien pardon à MM. Tournier et Desbrochers des Loges d'avoir pris texte de leur polémique pour donner mon avis sur la question en litige. Il va de soi qu'ils ne sont pas ici person- nellement en cause, et que je n'ai eu en vue que de discuter le prin- cipe même de leurs débats. Nous voyons tous les jours surgir de semblables discussions entre entomologistes d'égale compétence ; pour l'un, la présence d'une épine au tibia antérieur constitue un caractère spécifique important ; pour l'autre, cette même épine n'a qu'une valeur insignifiante. Qui a tort? qui a raison? Simple question de tact personnel. Il arrivera quelque jour un monographe qui tranchera la question suivant son tact à lui, et, si ses travaux sont marqués au coin du sens commun, les entomologistes de l'avenir ne manqueront pas de confirmer son jugement en adoptant sa manière de voir. Je m'arrête. Messieurs ; cette question est beaucoup trop sérieuse pour être ainsi traitée au courant de la plume. J'ai voulu vous livrer, sans autres prétentions, les réflexions que m'a inspirées la lecture de la note de M. Tournier et appeler votre attention sur les tendances divergentes que nous voyons s'accentuer de plus en plus dans la science, à notre époque. \MN.VLES DE L.V SUC. ENTOM. 1>B BELGIQUE, T. XVIl. V CLXX J'arrive à l'exposé de la situation de notre société et de ses travaux actuels pendant l'année qui vient de s'écouler. Constatons d'abord que notre prospérité va toujours en croissant. Nos bulletins prennent de jour en jour plus d'importance, et les ques- tions scientifiques qui les remplissent, montrent que notre activité est égale à celle des sociétés entomologiques des plus grands pays. A différentes reprises, j'ai reçu à cet égard des félicitations de la part d'éminents entomologistes étrangers, et je suis heureux de vous les transmettre. Je pense que la mesure que vous avez prise d'envoyer nos bulletins à nos collègues étrangers, a une importance capitale ; cet exemple sera suivi, je n'en doute pas, par d'autres sociétés qui comprendront que c'est la meilleure preuve de vitalité et d'activité qu'elles puis- sent donner, et que le surcroît de dépense qui en résulte est large- ment compensé par la prompte publicité donnée aux communications faites dans les séances. Le nombre de nos membres effectifs continue à croître. De 136 qu'il était l'année dernière à la même époque, il est monté à 149, dont 80 résidant en Belgique. Il a été admis 20 membres effectifs nouveaux, mais l'accroissement réel n'a été que de 13. La mort nous en a enlevé trois (1), et il y a eu quatre démissions. La mort nous a enlevé également un de nos correspondants, M. Francis Walker. Les membres honoraires sont restés au nombre de onze ; le nombre des membres correspondants s'est réduit de 22 à 20. Un accroissement notable a eu lieu dans le chiffre des sociétés avec lesquelles nous sommes en relation d'échanges. De 97 qu'elles étaient l'année dernière, elles sont arrivées à 117. Nos publications augmentent aussi dans des proportions considé- rables. Vous avez reçu au commencement de l'année le xvi* volume des Annales. Le xvii" est terminé, il renferme divers travaux impor- tants de MM. Capronnier, Putzeys, Tournier, Roelofs et de Lans- berge. L'impression du xviii" est commencée, et notre secrétaire a entre les mains des manuscrits qui en feront un volume considérable. Vous avez pu déjà juger par vous mêmes que les bulletins men- suels suivent la même progression. Cette pléthore, qui n'est encore jusqu'ici que le signe d'une santé brillante, ne peut que nous inspirer une légitime satisfaction. Un seul de nos collègues témoigne de l'inquiétude en présence de cette acti- vité vitale, c'est notre trésorier. Il craint que cette accumulation de mémoires qui va toujours en grossissant, ne fasse perdre l'équilibre (1) MM. Andries, l'un de nos fondateurs, Crolch el Henry. CLXXI à son budget. La situation financière qu'il va vous exposer tout à l'heure est cependant très rassurante, surtout si on la compare à celle qu'il vous présentait il y a deux ans, et, s'il a des craintes, ce n'est que pour un avenir encore éloigné. Rassurons-nous cependant, Messieurs, que ce ne soient pas ces considérations qui arrêtent notre élan scientifique. S'il existe un point noir à l'horizon, j'entrevois à côté un point lumineux qui grossira, et le fera disparaître, j'en ai la ferme convic- tion. Tout récemment le pays a été agréablement surpris de la muni- ficence royale à l'égard des œuvres de l'esprit et de l'intelligence. Le prix de 25,000 frs. accordé chaque année par le Roi aux travaux intellectuels marque manifestement une ère nouvelle dans laquelle entre notre pays. Naguère les études scientifiques ne rencontraient qu'une estime médiocre chez nos gouvernants, étrangers pour la plu- part aux sciences et du reste préoccupés d'autres questions sérieuses. L'initiative du Roi portera des fruits, soyez en certains, et nous serons appelés quelques jours à en recueillir notre part. Une bonne nouvelle pour terminer. Un de nos collègues les plus zélés et dont nous imprimons en ce moment même d'importants tra- vaux, vient d'être l'objet d'une éminente distinction. Vous avez pu lire dans les journaux que M. de Lansberge est appelé au gouverne- ment général des Indes néerlandaises. Nous ne pouvons que nous féliciter de la haute position que va occuper notre honorable collè- gue, position qui lui permettra de rendre à la science en général et à notre chère science en particulier, d'utiles services. {Applaudisse- ments). M. Sauveur, membre de la Commission de vérification des comptes, prend la parole pour exposer les conclusions de l'examen de la ges- tion financière de la Société pendant l'année 1874. Avec l'adhésion unanime de l'assemblée, il propose de témoigner à M. Pologne, tré- sorier, la gratitude de la Société pour la manière dont il a continué à remplir ses fonctions. Le trésorier présente ensuite le compte de l'exercice écoulé, tel qu'il a été clôturé le 5 décembre par le Conseil d'administration et vérifié par la Commission de comptabilité : Recettes : frs. 4,435-32; dépenses : 4,05i-34; reliquat : 383-98. Le trésorier fait connaître que, pour capitaliser les sommes versées par deux membres étrangers qui ont demandé à devenir membres à vie, il a été acquis huit obligations de l'emprunt communal de Schaer- beek portant les no^ 1606, 1607, 1608, 1609,1610, 11330, 31702 et 31703. Après approbation par l'assemblée des comptes de 1874, le tréso- rier expose la situation financière de la société et donne lecture du CUXII projet de budget pour l'année 1875, prévoyant, en recettes et en dépenses, la somme de frs. 7,739-46. L'assemblée aborde la discussion des articles du budget, qui sont successivement adoptés. Le chiffre de la cotisation reste fixé à 16 francs et celui du volume des annales à 18 francs pour le commerce, sauf la réduction d'un tiers en faveur des membres à recevoir. MM. Breyer, Sauveur et Putzeys appellent l'attention du Conseil d'administration sur l'étude de divers points de détail destinés à per- mettre de publier plus de mémoires dans les volumes sans trop augmenter les frais annuels d'impression, et à satisfaire par la célé- rité la plus grande possible les auteurs des travaux présentés. Le président et le secrétaire déclarent prendre bonne note de ces observations et s'engagent à étudier les points qui leur sont signalés. Les chiffres du budget, tels qu'ils sont présentés par leConseil, sont ensuite adoptés à l'unanimité. L'ordre du jour appelle l'examen de la proposition de la Société Malacologique de Belgique, de se joindre à elle pour préparer les bases d'une Fédération des Sociétés scientifiques de Belgique. Le président donne lecture des conclusions suivantes, rédigées par la commission spéciale nommée par la société dans sa séance men- suelle du 5 décembre, pour examiner la proposition : »5 Après mûr examen, la commission, tout en approuvant le but que la Société Malacologique cherche à atteindre, croit que le mo- ment de la réalisation de cette idée n'est pas encore arrivé. » M. Putzeys demande la parole et s'exprime comme suit : Depuis plus d'un siècle, la Belgique possède une Académie dont les attributions sont indiquées par le titre d'Académie des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts. Malgré les divisions et subdivisions que l'on a fait subir à ce vaste plan, il est impossible que tous les membres d'une classe soient éga- lement aptes à tous les travaux que cette classe comporte et y pren- nent un égal intérêt. Aussi, la classe des sciences a-t-elle été partagée en deux sections dont la seconde s'occupe de la Botanique, de la Géologie, de la Minéralogie et de la Zoologie. Mais il est évident que cela ne suffit point encore et que, si le zoo- logiste reste indifférent aux transformations des champignons, s'il importe peu au botaniste que la baleine soit un mammifère ou un poisson, le géologue et le minéralogiste, à leur tour, ne s'intéres- sent à la botanique et à la zoologie que dans leurs points de contact avec la géologie. Le besoin de spécialiser davantage a donné naissance à des asso- 1 CLXxin dations qui, accessibles à tout le monde, se sont vouées : l'une à la Géologie, l'autre à la Botanique, une troisième à la Malacologie, une quatrième à l'Entomologie. Dérivées d'un centre commun , ces associations ont compris qu'elles ne peuvent pas rester isolées et que chacune d'elles peut, sur quelques points, avoir à réclamer le concours des autres. L'une d'elles a même conçu le projet d'une fédération qui serait l'objet d'une convention formelle. Vous êtes saisis, Messieurs, de cette proposition. Si, comme cela semble résulter des explications qui ont été four- nies, il ne s'agit que de resserrer les liens de la confraternité entre tous ceux qui s'occupent des sciences naturelles, je dirai que l'idée est généreuse et digne de toute notre sympathie. — Mais, que cette confraternité existe déjà, que beaucoup de membres d'une société le sont également d'une ou deux autres ; que les rapports individuels sont aussi excellents qu'on peut le désirer, La confraternité existe donc dans nos dispositions, dans nos actes, je dirai même dans notre intérêt. Un règlement formel n'y ajouterait rien. Il est cependant un point de vue qui me paraît être digne de toute notre attention. Certaines questions, par leur généralité, embrassent tout le champ des sciences naturelles. Je citerai la notion du genre et de l'espèce, — la constance ou la variabilité des espèces. Ces deux questions sont communes à la botanique et à la zoologie. Vous vous rappellerez à ce propos les observations intéressantes que nous a exposées M. le professeur Morren à l'une des séances de l'année dernière. Je citerai encore tout ce qui se rattache à la répartition géogra- phique des insectes. Si les discussions dont ce point important a déjà été l'objet n'ont pas encore abouti, c'est peut-être parce que nous avons négligé le concours que la géologie et la botanique pou- vaient nous donner. Toutes ces questions, et bien d'autres du même genre, exigeraient des efforts communs et des décisions communes. L'Académie, qui concentre dans une seule de ses sections tout ce qui fait l'objet de nos différentes sociétés, pourrait se livrer à l'étude de ces questions générales. Mais les associations libres et morcelées ne peuvent y parvenir que moyennant une entente commune. Il y a donc, dans la proposition qui vous est faite, un côté très- sérieux et digne de la plus grande attention. Mais, d'un côté, les moyens d'atteindre le but n'ont pas encore été étudiés d'une manière suffisamment pratique. D'autre part, il existe actuellement entre plusieurs sociétés quel- CLXXIV ques divisions qui disparaîtront, j'en suis convaincu, mais qui, aujourd'hui, pourraient compromettre un projet dont l'importance me paraît démontrée. Je propose donc un ajournement pur et simple de toute décision. M. Colbeau demande à son tour la parole. Je ne sais si je dois avoir grand espoir de voir ma conviction par- tagée entièrement par la majorité de l'assemblée, mais j'espère que l'on voudra bien m'écouter un instant. Je regretterais de ne pas voir la Société Entomologique faire par- tie, dès le principe, d'une institution que je regarde comme appelée à un grand avenir et dont l'utilité ne me paraîtjias mise en doute au point de vue général de la diffusion des connaissances scientifiques dans le pays. D'un autre côté, je ne vois aucune raison sérieuse pour que la Société ajourne la réalisation d'une mesure qu'elle regarde comme bonne en principe, et je vois, au contraire, dans cette réali- sation prochaine, des avantages pour la Société , que je n'ai pas toutefois l'intention d'énumérer aujourd'hui. Mais en admettant même que la Fédération ne puisse nous être actuellement utile d'une manière directe, il reste un autre point bien autrement important à examiner : c'est celui de savoir si notre concours ne peut pas être utile aux autres et si notre abstention, en ce moment, ne pourrait pas entraver les progrès des études scienti- fiques. Voilà, je pense, le vrai point scientifique, inscrit du reste à l'article premier de nos statuts, la Société ayant pour but de « pro- pager le goût des observations entomologiques dans le pays et de concourir par ses travaux au développement de la science. « Or, la Fédération proposée est certainement l'un des moyens les plus puis- sants qui puissent nous aider à atteindre ce double but. Je pourrais longuement m'étendre sur ce sujet, mais je crois préférable d'être bref. Quant aux moyens proposés, ou projet de statuts, ce n'est pas le moment de le discuter ; c'est un simple projet, élaboré à notre de- mande par la Société Malacologique , et la lettre de celle-ci, à laquelle nous allons répondre, nous invite simplement à venir le discuter ensemble et l'améliorer s'il y a lieu. Je prie l'assemblée de réfléchir sérieusement aux divers côtés de la question et de ne pas, par un vote précipité, se nuire peut-être à elle-même en même temps qu'au mouvement scientifique du pays. Un grand nombre d'autres membres prennent successivement la parole. M. Cornet dit que c'est un devoir pour la Société de ne pas se préoccuper exclusivement du plus ou moins d'intérêt personnel CLXXV qu'elle peut avoir à entrer dans la Fédération, mais qu'elle doit con- sidérer les avantages immenses qu'une telle institution est appelée à procurer à l'étude des sciences naturelles dans le pays. Il ne com- prend pas que, du moment oii il a été déclaré que la nomination de délégués aux réunions préliminaires pour formuler les statuts défi- nitifs laissait toujours la Société libre ensuite de les admettre ou de les repousser, la Société ne procéderait pas à cette nomination. M. Sauveur dit que la proposition présentée est l'indice d'un mou- vement scientifique dans le pays auquel il serait fâcheux que la Société entomologique s'abstint complètement d'intervenir. Pour- quoi, dans tous les cas, n'enverrions-nous pas des délégués ? D'autres membres prennent la parole et déclarent qu'ils préfèrent adopter purement etvSimplement les conclusions de la commission. M. Colbeau, appuyé par quelques-uns de ses collègues, insiste pour que les conclusions de la commission soient motivées ; elles équivalent à un rejet de la proposition et ne disent pas clairement pourquoi. M. de Borre dit qu'il est convaincu que le but, très-louable d'ail- leurs, que se sont proposé les auteurs du projet ne serait atteint, ni maintenant, ni même en aucun temps, par une fédération des sociétés, mais qu'il le serait plutôt par une association générale des natura- listes, individuellement engagés, comme ils le sont dans les asso- ciations similaires existant aux Iles Britanniques, en Allemagne et en France, associations auxquelles les auteurs du projet tombent dans une très-grande erreur, en prétendant comparer l'institution qu'ils proposent. Plusieurs membres interviennent pour faire remarquer à M. de Borre qu'il sort de la question et que le seul objet qui soit en dis- cussion est le projet de fédération des sociétés. M. de Borre répond qu'il n'a nullement l'intention de développer cette idée, mais que, se voyant interpellé, comme membre de la com- mission, sur les motifs qui ont dicté à celle-ci les conclusions qu'elle propose, il a cru devoir exposer pourquoi personnellement il est contraire au projet. La discussion ayant encore continué quelque temps, les conclu- sions de la commission sont mises aux voix. M. Cornet demande le scrutin secret. Le dépouillement des votes donne 20 voix en faveur des conclu- sions de la commission et 8 contre. Elles sont donc adoptées. M. Colbeau prend la parole pour développer sa proposition de donner officiellement aux membres se rendant à l'étranger des délé- gations pour représenter la Société : Je serai très-bref, car je ne crois pas que ma proposition ait besoin CLXXVI de démonstration ; elle a pour but surtout d'indiquer un moyen de mettre la Société en relation d'échange de publications, etc., avec des sociétés étrangères éloignées. Je sais bien que souvent ces rela- tions peuvent s'établir par correspondance, mais il est des cas où cela est difficile, sinon impossible, et où la présence d'un membre délégué de la Société peut être beaucoup plus efficace. Je pourrais citer l'exemple d'autres sociét-Js qui depuis longtemps ont adopté ce système, qui a produit d'excellents résultats. M. Le Comte appuie cette proposition. MM. Sauveur, de Sélys et de Borre prennent successivement la parole. Ils reconnaissent la réalité des avantages que présenterait la proposition, mais à côté, ils croient devoir signaler, dans certains cas, des inconvénients d'une gravité telle qu'il leur semble préféra- ble de renoncer plutôt aux avantages et de laisser les choses telles qu'elles sont. M. Colbeau déclare retirer sa proposition. L'assemblée s'occupe ensuite de l'élection d'un Président en rem- placement de M. Candèze, non rééligible. M. Putzeys est élu par 25 voix, et est proclamé Président aux applaudissements de l'assemblée. Il prend la parole pour adresser quelques mots de remerciements, et propose d'en voter à son savant prédécesseur {Applaudissements). On passe à l'élection de trois membres du conseil d'administra- tion. MM. Pologne, Van Volxem etWeinmann, membres sortants, sont réélus. MM. A. De Lafontaine, Peteau et Sauveur sont réélus membres de la commission de vérification des comptes. MM. Breyer, Pologne, Van Volxem, Weinmann et "Weyers sont réélus membres de la commission des collections. L'assemblée s'occupe ensuite de fixer le lieu de l'excursion de 1875. Plusieurs localités sont proposées, et après discussion, l'as- semblée est appelée à choisir entre Knocke (Flandre occidentale), Hertogenwald, Hockay et Casterlé (Anvers). Seize voix se pronon- cent pour la première de ces localités. La séance est levée à 3 heures. LISTE DES MEMBRES de la SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE. 26 DÉCEMBRE 1874. Les noms précédés d'un astérisque (*) sont ceux des Membres fondateurs. iileiubres effectifs. MM. Abeille de Pebrin (Elzéar), membre de la Société entomologique de France, rue Grignan, 7, à Marseille. — Coléoptères d'Europe. Allard (E.), membre de la Société entomologique de France, rue Paradis- Poissonnière, 2, à Paris. — Coléoptères d'Europe. Allport (Morton), membre des Sociétés Zoologique et Linnéenne de Londres, à Hobart-Town (Tasmanie). — Entomologie générale. Arreola-Medal (Melesio), docteur en médecine, membre de plusieurs Sociétés savantes, à l'Hôpiial-^t— Jean, à Bruxelles. — Entomologie générale. Bar (Constant), membre de la Société entomologique de France, à Cayenne. — Entomologie générale. Bauduer (Paul), pharmacien, membre de la Société entomologique de France, à Sos, près Nérac (Lot et Garonne.) — Coléoptères. Becker (Léon), artiste peintre, rue Godecharles, 28, à Ixelles. — Lépido- ptères. Becquemont, membre de la Société entomologique de France, avenue des Ternes, 64, à Paris. — Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. Bkllier de la Chavignerie, membre de la Société archéologique d'Eure- et-Loir, des Sociétés entomologiques de Berlin, de Stettin, de France, d'Italie, etc., rue St-Louis, 35, à Evreux (Eure). — Lépido- ptères et Coléoptères d'Europe. Bellynck (Rév. P. A.), Professeur au Collège de la Paix, à Namur, associé de l'Académie royale de Belgique, et membre de diverses sociétés savantes. — Entomologie générale. Berger (Emile), étudiant, à Arlon. — Coléoptères. Bertolini (Stefano de), docteur, membre de la Société entomologique italienne, etc., à Trente (Tyrol.) — Coléoptères. Bischoff-Ehinger (André), négociant, à Bâle, (Suisse). — Coléoptères. Blackburn (Révér. Th.), à Greenhithe, près Dartford, comté de Kent. — Coléoptères d'Europe. ANNALES DE LA SOC. ENT. DE BELGIQUE, T. XVI. W CLXXVIU BoBDT (Firmin), employé de commerce, rue Sans-Souci, 10, à Ixelles. — Entomologie générale. Bolivar y Ubrutia (Ignacio), Secrétaire-adjoint de la Société Espagnole d'Histoire naturelle, Galle de Hita, 4, à Madrid. — Coléoptères et Orthoptères d'Europe. BoMMER (J.E.), Professeur à l'Université de Brmxelles, conservateur du Jardin botanique de l'Etat, membre de diverses sociétés savantes, rue de la Chancellerie, 18, à Bruxelles. — Entomologie générale. Lépidoptères. BoNAERT (Baron Raoul), rue de la Réunion, 5, à Mons. — Coléoptères. BoNvouLOiR (V"' Henri de), membre des Sociétés entomologiques de France, Londres, Berlin, Stettin, Vienne, Lyon et Suisse, rue de l'Université, 15, à Paris. — Coléoptères. Bourdon (Jules), docteur en sciences naturelles, place Saint-Pierre, 21, à Liège. — Coléoptères. *Breyer (Albert), docteur en médecine, etc., boulevard de Waterloo, 76, à Bruxelles. — Lépidoptères et Coléoptères. Brunet (Louis), rue Montagne de la Cour, 7, à Bruxelles. — Entomolo- gie générale. Lépidoptères. Brusina (Spiridiou), chef de section au Musée d'histoire naturelle, à Agram (Croatie). — Entomologie générale. Candèze (E.), docteur enmédecine, membre de la Société entomologique de France, membre de l'Académie royale de Belgique, etc., à Glain, lez- Liége. — Entomologie générale, Coléoptères (Élatérides, Lamellicornes et Lougicornes). Capronnier (J.-B.), artiste-peintre, membre de la Société entomologique de France ; rue Rogier, 246, à Schaerbeek. — Entomologie générale. Lépidoptères de Belgique et exotiques. Chapuis (F.), docteur en médecine, membre de l'Académie royale de Bel- gique, etc., rue du Gymnase, 4, àVerviers. — Coléoptères. Charlier (Eugène), docteur en médecine, médecin chirurgien du bureau de bienfaisance de Liège, membre de plusieurs Sociétés savantes, Fau- bourg St-Gilles, 19, à Liège. — Entomologie générale, Lépidoptères, Coléoptères. Chaudoir (Baron Maximilien de), gentilhomme de la chambre de S. M. l'Empereur de toutes les Russies, membre de plusieurs Sociétés savantes nationales et étrangères, en Volhynie (Russie), ou chez M. Salle, rue Guy de la Brosse, 13, à Paris. — Coléoptères (Carabiques). Chevrolat (Auguste), membre de la Société entomologique de France ; rue Fontaine-Saint-Georges, 25, à Paris. — Coléoptères. Clavareau (Camille), notaire, à Waret-la-Chaussée, province de Namur. — Lépidoptères de Belgique. *CoLBEAU (Jules), naturaliste, membre de la Société entomologique de France, de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs CLXXIX autres Sociétés savantes , chaussée de Wavre , 178 , à Ixelles , lez-Bruxelles. — Coléoptères en général, Orthoptères, Hémiptères, Névroptères et Lépidoptères de Belgique. Cornet (J. F.), employé à l'Administration des Postes, secrétaire de la Société Belge de Microscopie, chaussée de Wavre, 313, à Ixelles. — Entomologie générale. CouBEAux(Hippolyte), rue des Paroissiens, 17, Bruxelles. — Entomologie générale. Lépidoptères. Craven (Alfred), officier au service de l'Angleterre, à Bombay (Hindous- tan), ou chez M. Ern. Vandenbroeck, rue Terre-Neuve, 124, à Bruxelles. — Entomologie générale. Crustacés. Crépin (François), conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, mem- bre correspondant de l'Académie royale de Belgique, rue de l'Espla- nade, 8, à Bruxelles. — Entomologie générale. De Franquen (Charles), à Huy. — Lépidoptères d'Europe, Dekeyn (Eugène), négociant, rue aux Choux, 15, à Bruxelles. — Lépidoptères. De Lafontaikè (Alfred), rue Joseph II, 39, à Bruxelles. — Aptères. *De Lafontaine (Jules), conservateur des collections de l'Université, à Gand. — Coléoptères, Lépidoptères, Hyménoptères et Diptères. Delamain (Henri), membre de la Société entomologique de France, à Jarnac (département de la Charente). — Lépidoptères d'Europe. Demont (Jules), rue Neuve, 25, à Namur. — Entomologie générale, Lépidoptères et Coléoptères. *Demoulin (Gaspard), membre de la commission administrative du Musée de Mons, membre de la Société entomologique de France, rue de Nimy, 46, à Mons. — Hyménoptères et Diptères. Depuiset, naturaliste, membre de la Société entomologique de France, rue des Saints-Pères, 17, à Paris. — Entom. gén. , Lépidoptères. Desbrochers des Loges (J.) membre de la Société entomologique de France, à Gannat (Départ, de l'Allier). — Coléoptères européens; Curculionides européens et exotiques. Desguin (Léon), étudiant en médecine, petite rue de l'Ecuyer, 18, à Bruxelles. — Coléoptères. Deyrolle (Emile), naturaliste, membre de la Société entomologique de France, rue de la Monnaie, 23, à Paris. — Entomologie générale. Deyrolle (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de France, Faubourg St-Honoré, 181, à Paris. — Coléoptères, Lépido- ptères exotiques. Deyrolle (Théophile), peintre naturaliste, rue de la Monnaie, 23, à Paris. — Lépidoptères. DoNCKiER-HuART (Ch.), rentier, hameau des Vennes, 88, à Liège. — Lépidoptères. CLXXX Dubois (Alphonse), D' en sciences naturelles, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale, Lépi- doptères. DuFOUR (Arthur), joaillier, rue de la Madeleine, 7, à Bruxelles. — Lépidoptères. Dupont (E.), directeur du Musée royal d'histoire naturelle, membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres sociétés savantes ; au Musée d'histoire naturelle h Bruxelles. — Entomologie générale. Du Pré (Gaston), étudiant en médecine, chaussée St-Pierre, 99, à Etterbeek. — Coléoptères. DuTREux (Aug.), ancien receveurgénéral du grand-duché de Luxembourg, officier de l'ordre de la Couronne de Chêne, membre des Sociétés ento- mologiques de France et de Stettin, et de l'Institut royal grand- ducal de Luxembourg, au Château de la Celle, par Bougival (Seine et Oise). — Lépidoptères européens et Lépidoptères exotiques diurnes. Emich (Gustave d'), secrétaire adjoint au Ministère royal Hongrois du commerce, chevalier de plusieurs ordres et membre de plusieurs sociétés savantes, à Pest (Hongrie). — Coléoptères. *FoLOGNE (Egide), architecte, membre de la Société malacologique de Bel- gique, au Palais du Roi à Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe. 'Fondu (Nicolas), sous-contrôleur des accises, rue des Chapeliers, 6, à Bruxelles. — Lépidoptères. Fontaine (César), membre de la Société malacologique de Belgique, à Pa- pignies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépidoptères et Coléoptères. Frédéricq (Léon), docteur en sciences naturelles, préparateur d'anatomie comparée à l'Université de Gand. — Entomologie générale. GiLNiCKi (Henri), naturaliste, rue de la Monnaie, 23, à Paris. — Coléoptères. Girard (Maurice), docteur en sciences naturelles, professeur de sciences physiques et naturelles au Collège Rollin, membre de la Société Ento- raologique de France, du Conseil delà Société Zoologique d'Acclima- tation, etc., rue Thénard, 9, à Paris. — Entomologie générale, anato- mie, physiologie, insectes nuisibles et utiles, sériciculture. GiRON (Alfred), vice-président du tribunal de première instance de Bruxelles, rue Goffart, 12, à Ixelles. — Lépidoptères. GoBERT (Emile), docteur, à Mont-de-Marsan, département des Landes (France). — Coléoptères. GoNZALO Y Goya (Angel), professeur d'histoire naturelle à l'Institut de -Casariego, à Tapia, près Oviédo (Espagne). — Entomologie générale. GouTTiER (H.), notaire, à Braine l'Alleud (Brabant). — Lépidoptères. Grenier (A.-D.), membre de la Société entomologique de France, rue de Vaugirard, 5.5, à Paris. — Coléoptères de France. Hennuy (Léon), à Dinant. — Coléoptères. Heusch DE LA Zangrye (baron Oscar de), au château de Ridderborn. à Vliermael-Roodt, par Bilsen (Limbourg). — Coléoptères. CLXXXI HoRVATH (Geyzade), conservateur au Musée d'histoire naturelle, Membre de diverses Sociétés savantes, à Pest (Hongrie). — Coléoptères et Hémiptères. Iriartk (Francisco), conservateur du Musée national d'histoire naturelle, à Lima (Pérou). — Entomologie générale. Janson (E.), bibliothécaire de la Société entomologique de Londres, Muséum street, 28, à Londres. — Entomol. génér.. Coléoptères (spécialement les Elatérides). Jekel (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de France; cabinet entomologique, rue Letort, 2, (18" arrond.) à Paris. — Coléo- ptères européens et exotiques. (Curculionides). Kappus (Jean), employé, rue St-Lazare, 21, à St-Josse-ten-Noode. — Coléoptères. Katter (F,), professeur au lycée, à Putbus (Ile de Rugen, Prusse). — Coléoptères, Lépidoptères. Lacerda (Antonio de), à Bahia, Brésil. — Coléoptères. Lallemand (Amédée), candidat notaire, rue Berckmans, 12, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Lépidoptères. Lallemant (Charles), pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes, à l'Arba, près Alger. — Coléoptères de France et d'Algérie. Lamarche (Oscar), industriel, membre de la Société royale de Botanique, rue Louvrex, à Liège. — Lépidoptères (spécialement les Papilionides). Lambrichs (Edmond), artiste peintre, rue Kessels, 66, à Schaerbeek. — Entomologie générale, Lépidoptères. Lange (Charles Jules), secrétaire de chancellerie de la Légation Imp. et R. d'Autriche-Hongrie, à Athènes. — Coléoptères. Larrinua y Azcona (Angel de), licencié en droit, Calle San Roque, 3, à Madrid. — Coléoptères. Le Brun (Marcel), membre de la Société entomologique de France, rue Grand Cloître St-Pierre, 28, à Troyes (Dép. de l'Aube). — Coléo- ptères. Le Comte (Théophile), membre de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs autres sociétés savantes, rue de Grammont,àLessines. — Entomologie générale, Lépidoptères. Lefèvre (Edouard), membre de la Société Entomologique de France, rue Verciugétorix, 28 (XIV' arrond.), à Paris. — Coléoptères, spécia- mentClytrides. Lethierry (Lucien), membre de la Société entomologique de France, rue Blanche, à St-Maurice, lez-Lille. — Coléoptères et Hémiptères. Liagre (Charles), médecin de bataillon au régiment des Carabiniers, rue d'Egmont, 46, à Malines. — Entomologie générale. Lépidoptères. Looz-CoRswAREM (Priucc Guillaume de), au château d'Ahin, près Huy; — Lépidoptères. CLXXXII Mabille (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société entomologique de France, place de la Halle aux Veaux, 5, à Paris. — Lépidoptères. Mac Lachlan (Robert), F. L. S. Limes Grove, North-Lewisham, S. E. London. — Névroptères. Manès (Ad.), capitaine d'infanterie, membre de la Société entomologique de PVance, à Saujon (Charente Inférieure). — Coléoptères. Maurissen (A. H.), membre de la Société entomologique néerlandaise, rue de Tongres, à Maestricht. — Lépidoptères et Coléoptères d'Europe. Mazarredo (Carlos de), élève de l'École des Ingénieurs-forestiers, Calle San Roque, 3, à Madrid. — Entomologie générale. MÉLisE (Louis), employé au Gouvernement provincial, rue du Prési- dent, 24, à Ixelles. — Coléoptères MiEDEL (Joseph), rue Lairesse, 72, à Longdoz-Liége. — Coléoptères. MiGNEAUX (Jules), peintre naturaliste, membre de la Société entomologique de France, rue du Cloître St-Merry, 16, à Paris. — Entomologie générale. Mniszech (Comte de), membre de la Société entomologique de France, rue Balzac, 22, à Paris. — Coléoptères. Moquin-Tandon (Gaston), docteur en sciences, avenue d'Antin, 19, à Paris. — Formicides. MoRREN (Edouard), professeur de botanique à l'Université de Liège, membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs Sociétés savantes. Quai delà Boverie, 1, à Liège. — Entomologie générale. *MoRS (Louis), ingénieur civil, membre de la Société entomologique de France, rue de St-Pétersbourg, 23, à Paris. — Coléoptères et Lépi- doptères. MouRLON (Michel), docteur-agrégé à la faculté des sciences de l'Université de Bruxelles, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, rue Montoyer, 6, à Bruxelles. — Entomologie générale. Oberthur (Ch.) imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes, (Départe- ment d'Ile-et-Vilaine, France.) — Lépidoptères. Paulino de Oliveira (Manoël), membre de la Société Entomologique de France, etc., professeur à l'Université de Coïmbre (Portugal). — Coléoptères et Lépidoptères. Pbllet (P.), naturaliste, membre de la Société entomologique de France, rue du Figuier, 4'''*, à Perpignan (Pyrénées Orientales). — Coléo- ptères. Peteau (Antoine), rue Royale, 173, à St-Josse-ten-Noode. — Lépidoptères. Pierret (Emile), Marché-aux- Herbes, 35, à Bruxelles. — Hémiptères. PiocHARD de l^ Brûlerie (Charles), membre de la Société Entomologique de France, Avenue de l'Observatoire, 19, à Paris. — Coléoptères (spécialement les Carabiques et les Ténébrionides). CLXXXIIl Plateau (Félix), docteur en scieiaces naturelles et en sciences zoologiques, professeur de zoologie à l'Université de Gand, membre de l'Académie royale de Belgique, rue du Casino, 15, à Gand. — Entomologie générale; anatomie et physiologie; Crustacés; Myriapodes. Preudhomme de Borre (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes, conservateur-secrétaire du Musée royal d'histoire naturelle à Bru- xelles. — Entomologie générale ; géographie entomologique ; Coléo- ptères, spécialement les Hétéromères et les Hydrocanthares. Proost (Alphonse), docteur en sciences, secrétaire de la Société centrale d'Agriculture de Belgique, rue des Roses, 76, Faubourg de Laeken, Bruxelles. — Entomologie générale. Lépidoptères. PuLS (Jacques), membre des Sociétés entomologiques de France, de Ber- lin, etc., pharmacien, place de la Calandre, 6, à Gand. — Diptères, Hyménoptères. PuRVES (J. C), propriétaire, chez M. Ern. Vanden Broeck, rue Terre Neuve, 124, à Bruxelles — Entomologie générale. PuTZEYS (J.), secrétaire général au Ministère de la Justice, membre de plusieurs Sociétés savantes, chaussée St-Pierre, 70, à Etterbeek. — Coléoptères (Carabiques). QuAEDVLiEG (Louis) fils, propriétaire à Visé (Liège). — Lépidoptères européens et exotiques. Ragusa (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, etc., Albergo Trinacria, à Palerme. — Coléoptères. *RoELOFs (W.), artiste-peintre, chaussée de Haecht, 218, à Schaerbeek. — Coléoptères, (Curculionides). RosART (Adrien), rentier, rue d'Idalie, 33, à Ixelles. — Lépidoptères d'Europe. Ross (Alex. Milton), M. D., membre de diverses sociétés savantes, à To- ronto (Canada). — Entomologie générale, Lépidoptères. Sandoz (Virgile), artiste-graveur, rue d'Assaut, 19, à Bruxelles. — Lépi- doptères de Belgique. Saunders (Sir Sidney Smith), Président de la Société Entomologique de Londres, etc., Rosenheim, Reigate (Angleterre). — Entomologie générale. *Sauveur (Jules), directeur général de l'instruction publique au Ministère de l'Intérieur, rue de la Loi, 212, à Bruxelles. — Faune entomolo- gique de Belgique. ScHUSTER(Ad.), Herrngasse, à Cobourg, (Saxe-Cobourg). — Lépidoptères. SÉDiLLOT (Maurice), avocat, membre de la Société Entomologique de France, rue de l'Odéon, 20, à Paris. — Coléoptères. 'SÉLYS LoNGCHAMPS (Baron Edmond de), sénateur, membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés savantes, à Liège, boulevard de la Sauvenière, 34. — Névroptères (principalement Odonates) indigènes et Lépidoptères d'Europe. CLXXXIV Sharp (David), membre de plusieurs sociétés savantes, à Thornhill (Dum- frieshire, Ecosse). — Coléoptères. Simon (Eugène), D"' en médecine, membre de la Société entomologique de France, rue Cassette, 24, à Paris. — Entom. gén., Arachnides. STAUDiNGER(D'Otto),'Diana-Bad,àDresde(Saxe). — Lépidoptères d'Europe. 'Tennstedt (Aug.), rue de ïirlemont, 173, à Louvain. — Coléoptères, Staphylinides. Terby (François), docteur en sciences naturelles, rue des Bogards, 124, à Louvain. — Entomologie générale. Thielens (Armand), doct. en sciences natur. , membre de diverses Sociétés savantes, rue de Namur, 10, à Tirlemont. — Entomologie générale. Thirot (Edouard), chef de bureau à l'administration communale de Schaer- beek, rue de Laeken, 42, à Jette St-Pierre (Brabant). — Lépido- ptères et Coléoptères. Thyes (Eugène), contrôleur des contributions directes et accises, à Ni- velles. — Lépidoptères. 'Thysebakrt (Baron Charles de), propriétaire, rue de Berlaimont, 26, à Bruxelles. — Lépidoptères. TosQuiNET (Jules), médecin de régiment au 2' de ligne, rue Eglise St-Anne, 6, à Bruges. — Hyménoptères. TouRNiER (Henri), membre de la Société entomologique de France, place Métropole, 2, à Genève. — Coléoptères. Vallette (René), membre de la Société entomologique de France, à Fontenay-le-Comte (Vendée). — Coléoptères et Lépidoptères. Van Bemmel (Charles), étudiant, rue Saint-Lazare, 25, à St-Josse-ten- Noode. - Entomologie générale. Van Benbden (Edouard), docteur en sciences naturelles, membre de l'Acad. royale de Belgique, professeur de zoologie et d'anatomie comparée à l'Université de Liège. — Entomologie générale, biologie, embryogénie, Crustacés et Annélides. Vandenbroeck (E.), rue Terre-neuve, 124, à Bruxelles. — Entomolo- gie générale. Arachnides, Myriapodes, Crustacés. Vander Meulen (Edmond), artiste peintre, rue de la Buanderie, 13, à Bruxelles. — Lépidoptères. Van Lansberge (G.), envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de S. M. le Roi des Pays-Bas, rue de Trêves, 56, à Ixelles-lez- Bruxelles. — Coléoptères, spécialement Lamellicornes. Van Segvelt (Edmond), pharmacien, membre de la Société royale de Botanique, rue du Serment, 11, à Malines. — Entomologie générale ; mœurs des insectes. Van Volxem (Camille), membre de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs autres sociétés savantes, boulevard du Régent, 32, à Bruxelles. — Entomologie générale. Coléoptères (Lamellicornes, Longicornes) et Hémiptères. CLXXXV Verdiani-Bandi (Luigi), membre des Sociétés entomologiques d'Italie et de France, à Castiglioni d'Orcia (Province de Sienne). — Coléoptères. Wankowicz (Jean), membre de diverses Sociétés savantes, à Minsk (Lithuanie, Russie). — Coléoptères. Warben (J. Q. a.), membre de diverses Sociétés savantes, à New- York. — Entomologie générale. Weinmann (Rodolphe), industriel, chaussée de Mons, 71, à Cureghem-lez- Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe, Lycénides européens et exo- tiques. Weyers (Joseph-Léopold), membre des Sociétés entomologiques de France, de Suisse, de Stettin, de la Société raalacologique de Belgique, etc. rue des Fripiers, 24, à Bruxelles, — Coléoptères (Buprestides). WiLLAiN (D.), instituteur, à Trivières, près Bracquegnies (Hainaut). — Entomologie générale. Zuber-Hofer (Charles), négociant, membre de la Société Entomologique de France, à Dornach (Alsace). — Coléoptères. Membres honoraires. MM. BoiSDuvAL, docteur en médecine, membre des Sociétés botanique de France, entomologique de France, impériale et centrale d'horticulture de Paris, etc., rue des Fossés-Saint-Jacques, 22, à Paris. DoHRN (C.-A,), président de la Société entomologique de Stettin, etc., à Stettin (Prusse). Fairmaire (Léon), membre des Sociétés entomologiques de France, de Stettin et de Berlin, d'histoire naturelle de Maine-et-Loire et de Savoie, zoologique et botanique de Vienne et royale d'Edimbourg, licencié en droit, directeur de l'Hôpital St-Louis, rue Bichat, 40, à Paris. Hagen (Herman- Auguste), Docteur; à l'Université de Cambridge. Etat de Massachusetts (États-Unis de l'Amérique du Nord). Kraatz (G.), président de la Société entomologique de Berlin, docteur en philosophie, etc., Linkstrasse, 28, W, à Berlin. Le Conte (John-L.), docteur en médecine, à Philadelphie (Pensylvanie, États-Unis). — Coléoptères de l'Amérique du Nord. MiLLiÈRE (Pierre), membre de la Société entomologique de France, Villa des Phalènes, à Cannes (Alpes marit.). — Lépidoptères. MuLSANT (Etienne), président de la Société Linnéenne de Lyon. — Coléo- ptères, Hémiptères. Snellen van Vollenhoven (Samuel-Constant), docteur en droit et es-sciences, membre de l'Académie royale des sciences, Vanden Bosch-straat, 34, à La Haye. Stainton (H. T.), membre de la Société entomologique de Londres, etc., Mountsfield Lewisham, SE. London. Stâl (Cari.), à Stockholm (Suède). — Entomologie générale, Hémiptères. ANNALES DE LA SOC. ENTOH. DE BELGIQUE, T. XVl. X CLXXXVI Membres eorrespoodants. MM. Charlier (Alexandre), lieutenant de la marine marchande. GoBANZ, docteur, professeur à Klagenfurt (Carinthie). HuYVENAAR, docteur en médecine, rue Duquesnoy, 5, à Bruxelles. Kawall, pasteur, à Poussen (Courlande, Russie), — Entomologie géné- rale, Hyménoptères. KocH (Gabriel), docteur, membre de plusieurs Académies et Sociétés savantes, Bleichstrasse, 14, à Francfort sur le Mein. KÔPPEN, employé au ministère, à Saint-Pétersbourg, membre de la Société entomologique de Russie. Lancia de Brolo (marquis Frédéric), secrétaire de l'Académie royale Palermitaine, à Palerme. LuciANi, Ile Maurice. Mariot (Jean-Romain-Pierre), docteur en médecine, à Cantagallo (Brésil). Marseul (Abbé S. A. de), membre de diverses sociétés savantes, boulevard Pereire, 271 (Porte Maillot), Ternes, à Paris. Osten-Sacken (baron Charles), membre du corps diplomatique de Russie, etc., à Washington (Etats-Unis). Packard (D'"A.S.), Salem, Massachusetts (États-Unis de l'Amer, du Nord). Pallandt (baron Henri de), Oranje Straat, 4, à La Haye. Pebez Arcas (Laureano), professeur de zoologie à l'Université, membre de l'Académie royale des sciences, Galle de las Huertas, 14, à Madrid. Phipson (Thomas-Lambe), docteur en sciences naturelles, à Paris. RoGENHOFER (Alois), consorvateur au Musée Impérial d'Histoire naturelle de Vienne, secrétaire de la Soc. Imp. et R. Zoolog. Botan., Josefstad- terstrasse, 19, à Vienne. Saussure (Henri de), membre de diverses sociétés savantes, Cité, 24, à Genève. ScuDDER (Samuel) à Boston, Massachusetts (Étals-Unis de l'Amérique du Nord). — Lépidoptères et Névroptères. SoLSKY (Simon de), secrétaire de la Société entomologique de Russie, à St-Pétersbourg. Viola (Miguel-Navarro), avocat, à Buenos-Ayres. Membres décèdes. Andries (J. Fr. Aug.), rentier, â Saint-Josse ten-Noode -(membre effec- tif et fondateur). Crotch (G. R.), sous-bibliothécaire à l'Université de Cambridge (Angle- terre) (membre effectif). Henry (J. J.), chevalier de la Légion d'Honneur, à Perpignan (membre effectif) Walkbr (Francis), Esq., à Londres (membre correspondant). Organisation administrative POUR l'année sociale 1874. Conseil d'administration. MM. Candèze, président. Van Volxem, vice-jprésident. Preudhomme de Borre, secrétaire et bibliothécaire . Pologne, trésorier. Fondu. Weinmann. Weyers. Commission de vérification des comptes. MM. A. De la Fontaine. Peteau. Sauveur. * LISTE DES BIBLIOTHEQUES QUI, EN BELGIQUE, REÇOIVENT LES ANNALES DE LA SOCIÉTÉ. {. Anvers. — B libliothè que de la ville. 2. Arlon. — » s 3. Ath. — » » 4. Audenarde. — t » 5. Bruges. — ï) » 6. Bruxelles. — II royale. 7. » — B du Sénat. 8. » — t de la Chambre des Représentants. 9. » — » du Ministère de l'Intérieur. 10. » — » du Musée royal d'histoire naturelle, 11. » — de l'Université libre. 12. Charleroi. — de la ville. 13. Courtrai. — B 14. Gand. — de l'Université. 15. Liège. — » 16. Lierre. — de l'École normale de l'État 17. Louvain. — de la ville. 18. » — de l'Université catholique. 19. Malines. — de la ville. 20. Mons. — » 21. Namur. — » 22. Nivelles. — de l'École normale de l'État. 23. Ostende. — » de la ville. 24. Tournay. — Y » 25. Verviers. — S » 26. Ypres. — » > LISTE DES ACADÉMIES, SOCIÉTÉS SAVANTES, REVUES PÉRIODIQUES, ETC. AVEC LESQUELLES LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE ÉCHANGE SES PUBLICATIONS. (26 DÉCEMBRE 187t.) Belgique. 1. Bruxelles. — Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-arts. 2. » — Société royale de Botanique de Belgique. 3. » — » Malacologique. 4. » — » Royale Linnéenne. 5. » — » Centrale d'Agriculture. 6. » - Fédération des Sociétés d'Horticulture de Belgique. 7. Gembloux. — Institut agricole de l'État. 8. Liège. — Société royale des Sciences. 9. Mons. — » des Sciences, des Lettres et des Arts du Hainaut. Allemagne. 10. Augsbourg. — Naturhistorischer Verein. IL Berlin. — Konigliche Preussische Akademie der Wissenschaften. 12. » — Entomologischer Verein. 13. » — Bericht liber die wissenschaftlichen Leistungen im Ge- biete der Entomologie. ( partie entomologique de Wiegmann's Archiv fiir Naturgeschichte, directeur M. le professeur Troschel.) 14. Bonn. — Naturhistorischer Verein der Preussischen Rheinlande und Westphalens. 15. Brème. — Naturwissenschaftlicher Verein. 16. Breslau. — Verein fiir Schlesische Insektenkunde. 17. Carlsruhe. — Naturwissenschaftlicher Verein. 18. Colmar. — Société d'Histoire naturelle. 19. Danzig. — Naturforschende Gesellschaft. 20. Dresde. — Nunquam otiosus. — Zoologische Mittheilungen, par L.-W. Schaufuss. 21. Francfort sur le Mein. — Senckenbergische Naturforschende Gesellschaft. 22. Greifswald. — Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpom- mern und Hugeo. cxc 23. Halle. — NaturwisseQschaftIicher Verein fur Sachsen und Thii- ringen. 24. Kônigsberg. — Kônigliche physikalische-œkonomische Gesellschaft. 25. Leipzig. — » Sàchsische Gesellschaft der Wissen- schaften. 26. Munich. — Kônigliche Bayerische Akademie der Wissenschaften. 27. » - Coleopterologisclie Hefte; direct, le baron von Harold* 28. Ratisbonne. — Zoologiscli-Mineralogischer Verein. 29. Stettin. — Entomologischer Verein. 30. Stuttgart. — Verein fiir Vaterlàndische Naturkunde in Wiirteoi- berg. 31. Wiesbaden. — Verein fiir Naturkunde im Ilerzoglhum Nassau. Angleterre. 32. Londres. — Entomological Society. 33. B — Zoological Society. 34. > — Linnean Society. 35. I — Newman s Entomologist. An illustrated journal of Bri- tish Entomology; rédacteur; M. E. Newman. 36. » — The Zoologist. A monthly journal of Natural History ; rédacteur : M. E. Newman. 37. » — The Entomologist's Monthly Magazine ; rédacteurs ; MM. MacLachlan, Stainton, etc. 38. » — Hardwicke's Science Gossip; rédacteur: M. J. E. Taylor. Aotriche. 39. Briinn. — Naturforschender Verein. 40. Graz. — Naturwissenschaftlicher Verein fiir Steiermark. 41. Prague. — Kônigliche Bôhraische Gesellschaft der Wissenschaften. 42. Presbourg. — ' Verein fiir Natur- und Heilkunde. 43. Vienne. — Kaiserliche Akademie der Wissenschaften. 44. » — Kaiserliche-Konigliche Zoologische Botanische Gesell- schaft. 45. » — Verein zur Verbreitung Wissenschaftlicher Kenntnisse. Danemark. 46. Copenhague. — Kongelige Danske Videnskibernes Selskab. (Aca- mie royale danoise des Sciences et des Lettres). Espagne. 47. Madrid. — Real Âcademia de Ciencias. 48. > — Sociedud Espaîiola de Historia natural. CXCI France. 49. Amiens. — Société Linnéenne du Nord de la France. 50. Angers. — » Académique de Maine et Loire. 51. » — » d'Etudes scientifiques. 52. Bordeaux. — » des Sciences Physiques et naturelles. 53. » — » Linnéenne. 54. Caen. — » » de Normandie. 55. » — .\nnuaire Entomologique; rédacteur: M. A. Fauvel. 56. Cherbourg. — Société des Sciences naturelles. 57. Dijon. — Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres. 58. Lille. — Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts. 59. » — Bulletin scientifique, historique et littéraire du Départe- ment du Nord et des pays voisins; direct. : MM. Gos- selet et Dehaisnes. 60. Lyon. — Société Linnéenne. 61 . » — » d'Agriculture, Sciences et Arts utiles. 62. Paris. — Académie des Sciences de l'Institut de France. 63. » — Société Entomologique de France. 64. » — L'Abeille, Journal d'entomologie ; direct. : M. S.-A. de Marseul. 65. » — Petites Nouvelles entomologiques ; direct. : M. E. Dey- rolle. 66. » — La Feuille des Jeunes Naturalistes; direct. : M. J. de Gaulle. 67. Rouen. — Société des Amis des Sciences naturelles. 68. Toulouse. — » d'Histoire naturelle. Italie. 69. Bologne. — Accademia délie Scienze. 70. Florence. — Societa Entomologica Italiana. 71. Gènes. — Museo.civico di Storia naturali ; direct : M. le marquis Doria. 72. Milan. — Reale Istituto Lombarde di Scienze e Lettere. 73. » — Societa Italiana di Scienze naturali. 74. Modène. — » dei Naturalisti. 75. Palerme. — Reale Accademia Palermitana délie Scienze e Lettere. 76. Rome. — » » dei Lincei. 77. Venise. — » Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti. Liaxemboarg. 78. Luxembourg. — Institut Royal Grand-Ducal. Pays-Bas. 79. Amsterdam. — Koniaklijke Akademie van Wetenschapen. 80. Haarlem. — Société Hollandaise des Sciences. 81. La Haye. — Nederlandsche Entomologische Vereeniging. CXCII Russie. 82. Dorpal. — Naturforscher-Gesellschaft. 83. Helsingfors. — Société des Sciences de Finlande. 84. Moscou. — » Impériale des Naturalistes. 85. Odessa . — » des Naturalistes de la Nouvelle Russie. 86. Riga. — NaturforscherVerein. 87. Saint-Pétersbourg. — Académie Impériale des Sciences. 88. » — Société Entomologique de Russie. Suède et Horwége. 89. Christiania. — Université. 90. Stockholm. — Académie royale Suédoise des Sciences. 91. Upsal. — Société royale des Sciences. Suisse. 92. Genève. — Société de Physique et d'Histoire naturelle. 93. Lausanne. — » Vaudoise des Sciences naturelles. 94. Neuchatel. — Société des Sciences naturelles. 95. Schaffhouse. — Schweizerische Entomologische Gesellschaft. Étals-Unis. 96. Albany. — New- York State Agricultural Society. 97. Boston. — American Academy of Arts and Sciences. 98. » — Society of Natural History. 99. Buffalo (New- York). — » of Natural Sciences. 100. New-Haven (Connecticut). — Academy of Arts and Sciences. 101. New-York. — Lyceum of Natural History. 102. Philadelphie. — Academy of Natural Sciences. 103. » — Zoological Society. 104. » — American Entomological Society. 105. Portiand (Maine). — Society of Natural History. 106. Saint-Louis (Missouri). — Academy of Sciences. 107. Salem (Massachusetts). — Essex Institute. 108. » — Peabody Academy of Sciences. 109. San Francisco. — Californian Academy of Sciences. 110. Washington. — Sraithsonian Institution. 111. » — Department of Agriculture. 112. » — United States Geological Survey of the Territories. | 113. B — War Department. Office of the Chief Signal Officer. Asie. 114. Batavia. — Natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch Indië. Amérique méridionale. 115. Buenos- Ayres. — Museo publiée; direct. : M. le D' H. Burmeister. 116. Cordova (Tucuman). — Academia Nacional de Ciencias exactas. Australie. 117. Hobart-Town. —Royal Society ofTasmania. CATALOGUE BIBLIOTHEQUE DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE. DIVISION II. COLÉOPTÈRES. FASCICULE IV. N" de r Invent. général. Abeille de Perrin (E.). — Description de deux espèces nou- velles de Coléoptères du Bassin circum-méditerranéen, et quelques observations sur divers Malachiaires, sui- vies de la description d'Anophthalraus nouveaux. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 — Quelques observations sur l'habitat en France de divers Coléoptères. (Ib. ib.) » — Sur .les mœurs du Corsebus bifasciatus. (Ib. ib.) >^ — Nouveaux Coléoptères français. (Ib. 1870.) » — Sur la larve du Coraebus bifasciatus. (Ib. ib.) » — Megatoma rufovittata, esp. nouv. (Ib. ib.) » — Observations sur les descriptions de plusieurs Coléo- — ptères, par M. Bellier de la Chavignerie. (Ib. ib.) » Ancey. — Sur le DactylosternUm abdominale. (Ib. 1869.) » Albé (Ch.). — Sur des Coléoptères aveugles recueillis en Corse et en Sardaigne par M. Raymond. (Ib. ib.) » Baly (J.-S.). — Descriptions of new gênera, and of some re- cently discovered species of Australian Phytophaga. (Trans. Ent. Soc. London, 1871.) 51 ANNALES HE LA SOC. ENTOM. DE DELGIQUE, T. XVIt, I Bargagli (P.). — Escursioni entomologiche sulla Montagna di Cetona. (Bull. Soc. Ent. Ital,, II.) 35 — Materiali per la fauna entomologica dell' Isola di Sar- degna. Coleotteri. (Ib. II, III, et suiv.). » — Descrizione di nuove specie di Coleotteri dell' Italia centrale. (Ib. III.) » Bâtes (II.-W.). — Descriptions of a new genus, and of two new species of Longicorn Coleoptera. (Trans. Ent. Soc. Lond., 1871.) 51 — Descriptions of three new species of Cicindelida;. (Ib. ib.) » — On Caryoborus cardo. (Ib. Proc, 1863.) » — On the species of Agra of the Amazons Région. (Ib. Proc, 1865.) » Baudi (Fl.). — SuUe specie italiane di Scotodipnus. (Bull. Soc. Ent. Ital., III.) .?5 Bedel(L.). — Sur quelques Coléoptères recueillis aux environs d'Arcachon, en septembre et octobre 1868. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 — Sur une nouvelle espèce française du genre Notoxus. (Ib. ib.). Belllier de la Chavignerie. — Descriptions de Coléoptères nouveaux propres aux Basses-Alpes. (Ib. 1870.) » — Note sur le Rhizotrogus Bellieri Reiche. (Ib. ib.) » Bertolini (St. de). — Agabus Venturii Bert., nuova specie di Coleoltero del Trentino. (Bull. Soc. Ent. liai., II.) 35 — Una Inondazione dell' Adige. Notizie entomologiche. (Ib. III.) » — '■ Neue Kaferarten desTrentinogebietes. (Cistela Costessii mihi, Omophlus longicornis mihi ; Polydrosus gentilis mihi.) (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.) 41 — Camptorhinus statua, Cryptocephalus Loreyi, Chryso- raela limbrialis. Notizen iibcr ihr Vorkommen. Aus einem italienischen Briefe iibersetzt von E.-A. Dohrn. (Stett. Ent. Zeit., 1860.) 50 Blackmore. — On a curions raonstrosity of Pimelia scabrosa. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1870.) 51 Bland (J.-H.-B.). — Descriptions of several new species of Nortb American Coleoptera. (Proc. Ent. Soc. Philad. IV.) 10 — Compiled descriptions of North American Staphyli- nidaî. (Ib. ib.) » Bond. — On Drilus flavescens. (Trans. Ent. Soc. London, Proc, 1868.) M BosE. — Rliinosimus ruliceps, n. sp. (Stett. Ent. Zeit., 1858.) 50 Brauer (F.). — Ueber die Larve von Cardiophorus equiscti Herbst. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1857.) 41 Brendel (E.)- — On some new species of Pselaphidaî. (Proc. Ent. Soc. Philad., V.) 10 — New Species and corrections in the Family Pselaphidaû. (Ib. ib.) • » — Synopsis of the gênera and species of the family Psela- phidse. (Ib. VI.) » — Descriptions of some New Species of Pselaphidae. (Ib. ib.) » Brisout de Barneville (Ch,). — Description d'une nouvelle espèce française de Gneorhinus. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 Brisout de Barneville (H.). — Monographie des espèces euro-. péennes et algériennes du genre Baridius. (Ib. 1870.) » Caignart de Saulcy (Fél.). — Diagnosi di alcune specie nuove di Coleotteri ipogei e descrizione di una nuova specie di Reicheia. (Bull. Soc. Ent. Ital. IL) 35 Gandèze (E.)» — Lamellicornes rencontrés à Verviers dans les laines de Buenos-Ayres. (Ann. Soc. Ent. Belg., XIV.) 1 Chaudoir (baron M. de). — Essai monographique sur le groupe des Pogonides. (Ib. ib.) » — Essai monographique sur les Orthogoniens. (Ib. ib.) » — Briefliche Mittheilung (Cicindela campestris, var. pon- tica; genus Trachypachys ; genus Brachycœlus; Car. Adonis.) (Stett. Ent. Zeit., 1858.) 50 ■ — Beitrag zur Kenntniss der europàischen Feroniden. (Ib. 1859.) » — Notes on the spécifie value of Eurygnathus parallelus Chaud. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1871.) 51 — Descriptions de Calosoma nouveaux, des collections de MM. de Chaudoir et Salle. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 Chevrolat (A.). — Coléoptères de l'île de Cuba. Notes, synony- mies et descriptions d'espèces nouvelles. Huitième Mé- moire : Familles des Dascyllides et Malacodermes. (Ib. 1870.) . » — Description de deux Dorcadion nouveaux et observa- tions sur quelques autres espèces du même genre. (Ib. ib.) » — Description de six Coléoptères exotiques, éclos à Paris. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.) 1 — Monographie du genre Rhinochenus. (Ib. ib.) > — Description d'un Pcribleptus nouveau. {\\>. ib.) » Clark (Haml.). — On four new species of H3'droporus. (Trans. Ent. Soc. London, Proc, 1862.) 51 — On the water-beetles capturcd by M. F. -G. Water- house in Australia. (Ib. Proc. 1863.) » — On a very abnormal form of Eumolpidso, from ^\^cst Australia. (Ib. Proc. 1865.) >, Claudon. — Sur les habitudes naturelles du Carabus nodulosus. (Ann. Soc. Ent. France, 1869-) 48 — Sur la Cetonia morio. (Ib. ib.) » — Sur les mœurs et l'habitat de divers Buprestides. (Ib. 1870.) Cornélius. — Ernahrung und Entwickdung von Chrysomela du- plicata Germ. (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 >— Entomologische Notizen (Apion sorbi Herbst ; Adimonia capreéB L. ; Fang von Insecten an HausAviinden ; Agyrtes subniger Dej. ; Purpuricenus budensis; Faden-wiirmer; Chrysomela varians Fab.; Psylliodes chrysocephalaL.) (Ib. ib.) » — Zur Ernahrungs- und Entwickelungsgeschichte der Blattkiifer. Lema rugicollis Kug. (Ib. 1859.) ' » CoTTY (Ern.). — Relation de quelques chasses de Coléoptères rares d'Algérie. (Mém. Soc. Linn. Nord. France, 1866.) 578 Crotch (G. R.). —On Dermestes Frischii Kugel. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1862.) 51 — Note on theDasytes. (Ib. Proc. 1870.) . » — On some species ofTrachyphlœus. (Ib. ib.) » Dawson (J. F.). — Notes of British Geodephaga. (Entom. Annual, 1858.) 54 Dei (Ap.). — Presunto ibridismo délie Coccinelle. (Bull. Soc. Ent. Ital. III.) 55 Desbrochers des Loges (J.)- — Description de Polydrosus et autres Curculionides nouveaux et d'un genre nou- veau de la même famille. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) . 48 Desmarest(Eug.). — Sur les observations de M. Preudhomme de Borre sur les femelles à élytres lisses du Dytiscus mar- ginalis. (Ib. 1870.) — Sur les mœurs des Plinus. (Ib. ib.) » DOBNER. — Briefliche Mittheilung iibcr Hylecœtus. (Stett. Ent. Zeit. 1859.) 50 DOHRN (Ant.). — Ein neuer Cryptocephalus dcr europâischen Fauna (Cr. Suffriani.) (Ib. ib.) » Dohrn (C. A.). — Ueber aufTallende Nachlâssigkeiten (Ib. 1858.) » ~ Emphylus aut Spavius? (Ib. 1859.) » DOUBLEDAY. — Letter on tlie noise made by the Anobium. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1866.) 51 DuNNiNG (J. W.) — Observations on the nomenclature of Austra- lian Buprestida3 adopted by M. Edw. Saunders. (Ib. Proc. 1868.) » — Note on Anobium paniceum (Ib. Proc. 1870.) » Elditt. — Ueber Hœmonia equlseti F. (Schr. Phys. Œkon. Ges. Kônigsberg, IL) H Evans (W. F.). — On Pyronota festiva found in wool imported from NewZealand. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1866.) 51 Fairmaire (L.)- — Note sur les Coléoptères recueillis par Ch. •Coquerel à Madagascar et sur les côtes d'Afrique. 'IP partie. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 — Essai sur les Coléoptères de la Barbarie. VIP partie. (Ib. 1870.) » Ferrari (comte J. A.). — Drei neue Kàfer aus der osterreichi- schen Monarchie. (Verh. Zool.Bot. Ges. Wien, 1866.) 41 — Drei neue westasiatische Kiifer (Phyllocerus longi- pennis; Dendroides Ledereri; PurpuricenusLedereri.) (Ib. 1869.) . » Frauenfeld (chevalier G. von). — Beitrag zur Metamor- phosengeschichte aus dem Jahre 1862. Die Riissel- kàfer. (Ib. 1863.) — Cossonus ferrugineus Clrv. (Ib. 1864.) » — Anobium piniSturm. (Ib. ib.) » — Orchestes scutellaris Grm. und Orchestes fagi L. (Ib. ib.) » — Tachys pumila m. (Ib. ib.) i» — Argopus hemisphsericus Duft. (Ib. ib.) » — Tychius polylineatus Grm. und Apion varipes Grm. (Ib.ib.) » Dibolia rugulosa Rdtb. (Ib. ib.) » — Ueber verschiedene Kiifer. (II). 1866.) » — Ueber die diessjahrigen VerwiJstungen des Rapsglanz- kàfers in Bôhmen und Màhren. (Ib. 1867.) » — Boletophagus agaricola Fbr., Diaperis boleti L. und Mycotophagus quadripustulatus L. (Ib. ib.) » — Coccinella bissexguttata 111. (Ib. 18G8.) » — Coniatus lœtus Mill. (Ib. ib.) » — Monstrositiit bei Hydrous piceus L. (Ib. ib.) » — Ueber Orchestes pratensisGrm. (Ib. ib.) » — Ueber Stereonychus fraxini Deg. (Ib. ib.) » — Ueber Bledius tricornis Grv. (Ib. 1870.) » — Ueber Vertilgung des Rapskàfers. (Ib. ib.) » Frivaldsky (E. von) et Frivaldsky (J. von). — Drei neue Grolten- Kiifer aus Ungarn. (Ib. 1857.) » Fry (Al.). — Letler from Belizeon the genus Aspisoma Casteln. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1865.) 51 Geumar. — Lacordaire s Eintheilung der Erotylinen, mitgetheilt. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 GERSTiECKER (A.) — Beitragc zur Kenntniss der Curculionen. N» II. (Ib. 1860.) » GiRAUD (J.). — Description d'un Coléoptère nouveau du genre Si- bynes. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1861.) 41 Gobanz (J.). — Zur Coleopterenfauna der Steiner-Alpen und des Vellach-Thales. (Ib. 1835.) » GoRiiAM (H. s.). — On Sunius neglectus Maerkel. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1870.) 51 — On Oxytelus fulvipes Er. (Ib. Proc. 1871.) » Grenier. — Sur quelques Coléoptères nouveaux pour lu faune française. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 — Sur la larve du Tiresias serra. (Ib. 1870.) » Guérin-Méneville (F. E.). — Catalogue des Insectes Coléoptères recueillis par M. Gaetano Osculati, pendant son explo- ration de la région équatoriale, sur les bords du Napo et de l'Amazone. (Verh. Zool. Bot. Ges. "Wien, 1855.) • 41 Hampe (Cl ). — Neue Kiifergattung (Rhacopus.) (Ib. ib.) » — Ein neuer Hohlenkiifer (Pholeuon angusticolle.) (Ib. 185G.) ). Harold (baron E. von). — Note sur quelques Coprides du Mexique. (Ann. Soc. Ent. Franco, 1869.) 48 — Monographie du genre Crlaphyrus Latr. ; trad. par ' A. Preudhomme de Borre. — Paris, 1870, 1 broch. in- 12. 585 Heer (Osvv.). — Ueber Trichopteryx Kirby. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 HOBSON (J.). — Letter on Lampyris. i|Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1865.) 51 IIORN (G. H.). — Notes on the habits of a fcw Californian Coleo- ptera. (Proc. Ent. Soc. Philad. VI.) 10 — On Usechus Lacerta Motsch. (Ib. ib.) » — On Rhagodera tuberculata Mann. (Ib.ib.) » — Some observations on Phodaga alticeps Lee. (li). ib.) » — Description of a new Pseudomorpha from Caiifornia, with notes on the Pseudomorphidœ. (Trans. Amer. Ent. Soc. I.) 23 — On Amphizoa insolens Leconte. (Ib. ib.) » — Notes on the Zopheri of the United States. (Ib. ib.) » — Descriptions of new Gênera and Species of Western Scarabseidse , with notes on others already known. (Ib. ib.) » — Geotrupesof Boréal America. (Ib. ib.). » — A few remarks on the species of Cicindela of the Uni- ted States. (Ib. ib.) » — A few remarks concerning several Coleoptera regar- ding whose identity there is some doubt. (Ib. ib.) » — Catalogue of Coleoptera from South Western Virginia. (Ib. II.) — New species of Coleoptera from the Pacific District of the United States. (Ib. ib.) » — A few Remarksconcerning the genus Cossyphus. (Ib, ib.) » Janson (E.-W.). —New British Species noticed in 1857. (Ent. Annual, 1858.) 54 — Notes on Ant's Nests Beetles. (Ib. ib.) » — New British Spscies noticed in 1858. (Ib. 1859.) d — New British Species noticed in 1859. (Ib. 1860.) » — New British Species noticed in 1860. (Ib, 1861.) » — On Philonthus punctiventris Kraatz, (Trans. Ent. Soc, Lond. Proc, 1861.) 51 — On Homalota subterranea, Haploglossa pulla and Haplo- glossa nidicola. (Ib. ib.) » — On four Species of Coleoptera hitherto unrecorded as British. (Ib. Proc. 1864.) » — On Myrmedonia plicata Er, (Ib. Proc. 1865.) » — On the British Species of the genus Throscus. (Ib. Proc. 1866.) » — On Throscus carinifronsdè Bonv. and Cryphalus piceœ Ratzeb. (Ib. Proc. 1871.) » Jenyns (L.). — On the noise made by the species of Anobium. (Ib. Proc. 1866.) » KavT'all (H.). — DieEucnemidenundElaterideninKurlandund Livland. Mit Bezugnahme auf einen wenig bekannten Artikel von Eschscholtz. (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 Kellner, — Quedius riparius, eine neue Art. (Ib, 184.S.) VON KiESENWETTER (H.). — Ueber einige Myrmecophilon. (Ib. ib.) » KlHBY (W.-F.). — Index tothe new British Coleoptcra enuraerated in the Entomologist's Annual 1856-1861. (Entoin. An- nual, 1862.) 54 Kirsch (Th.). — Zwei neue Laufkiifer (Callisthenes elegans et Cra- tocephalus (iiov. gen.) songaricus). (Stett. Ent. Zeit. 1859.) 50 Klingeliioffer. — Ueber die ersten Zustiinde der Lina populi und treraulscFab. (Ib. 1843.) » — Apate Dufourii Lalr. (Ib. ib.) » — Bostrichus dispar Helhvig. (Ib. ib.) » — Dicerca berolinensis Fabr. (Ib. ib.) » — Ceuthorliynchus macula alba Hrbst. (Ib. ib.) » — Necrophorus germanicus L. (Ib. ib.) » — Carabus auratus L. (Ib. ib.) » — Einiges iiber das Fangen der Kâfer bei Nacht. (Ib. ib.) » KORNICKE. — Ueber den Riisselkàfer (Bruchus rulimanus Sclionb), welcher Verheerungen in den Saamen der Ackerbolinen '(Vicia Faba. L.) anrichtet. (Sclir. Phys. Œk. Ges. Kônigsb. II.) H KoLENATi. — Der erste ostindische Conotrachelus, neue Species, (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1858.) 41 — Ein neues osterreichischen CurculionidenGenus, ent- deckt vom Grafen von Khuenburg. (Ib. ib.) » KoLLAR (V.). — Beitrag zur Kenntniss ùber die geograpbisclie Verbreitung und den Haushalt des Callidium russicum Fabr. (Id. 1857.) — Beitrag zur Naturgeschichte des Bostrichus curvidens Rtzb. (Ib. ib.) — Beitrage zur Naturgeschichte desgrossen Fichten-Bast- kiifers, Hylesinus (Dendroctonus) micans Kug., aus den Beobaclitungen des H. C. Leinweber. (Ib. 1858.) » — Zur Naturgeschichte des Ulmen-Blattkàfer, Galleruca xauthomelœna Sclirk. (Ib. ib.) » — Ueber Agrilus viridis Kies., ein die Erlen verwiistendes Insect. (Ib. ib.) » — Ueber den Haushalt des Erbsenkafers, Bruchus pisi L. (Ib. ib.) Kraatz (G.). — Eine neue Gattung (Typhlobium) aus der Fa- milieder Staphylinen. (Ib. 1856.) » Kriechbaumer. — Coleopterologische Bemerkungen (Toxotus hume- ralis und dispar; Apoderus intermedius.) (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 — Zur Biologie von Rutela gloriosa Burra. (Ib. 1859.) » Laboulbène (A.). — Sur la larve du Steatoderus ferrugineus. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 — Sur la larve de l'Elmis œneus. (Ib. 1870.) » Le Conte (J.-L.). — New Coleoptera coUected on the Survey for the extension of the Union Pacifie Railway E. D. from Kansas to FortCraig, New-Mexico. (Trans. Amer. Entom. Soc. II). 23 — Coleoptera of the U. S. Coast Survey expédition to Alaska, under charge of M. G. Davidson. (Ib. ib.) » Lefèvre (Ed.). — Labidostomis maculipennis, n. sp. (Ann. Soc. Ent. France, 1870.) 48 Leinweber. — Verwùstungen durch Galleruca xanthomelsena. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1856.) 41 Lentz. — Erster, Zweiter und Dritter Nachtrâgezum neuen Yer- zeichniss der Preussischen Kiifer. Kônigsberg, 1857. (Schr. Phys. Œkon. Ges. Konigsb. I, VII et XI.) 11 Leprieur. — Sur les mœurs des Hsemonia. (Ann. Soc. Ent. France, 1870.) 48 Loew (Franz). — Ueber einige in Siidfriichten gefundene Kàfer. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1858.) 41 — Zoologische Notizen iiber verschiedene Coleoptera. (Ib. 1866.) » — Ueber Cicindela Fischeri Adanis, und Obrium bicolor Kraatz. (Ib. 1867.) » — Ueber Meloë-Larven. (Ib. ib.) » Loew (H.). — Beschreibung zweier neuen Cicindeleii und Bemer- kungen iiber eine angebliche Varietàt der Cicindela campestris. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 LiCAs(H.). — Note sur les métamorphoses de TOtiorliynchus sul- catus Fabr. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 -- Note sur deux espèces nouvelles de Pachydema, Coléo- ptères lamellicornes de la tribu des Mélolonthides. (Ib. ib.) » — Note sur la femelle du Polyphylla mauritanica, Coléo- ptère lamellicorne de la tribu des Mélolonthides. (Ib.ib.) » — Note sur la Chrysochroa Mniszechii. (Ib. ib.) — Sur une espèce nouvelle du genre Carabus, provenant de la Chine. (Ib. ib.) — Sur un nouveau genre de Géolrupides de la Chine. (Ib. ib.) — Sur la femelle du Lamprorhiza Mulsanti. (Ib. ib.) — Sur les moeurs des Bradycellus pubescens et obsoletus. (Ib. ib.) ANNALES DE L\ SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. •' 10 — Note sur la nymphe du Megalosotua Actseon L. (Ib. 1870.) > — Sur la présence de la Nebria complanata L., et de la Chrysomela Bauksii Fab. aux environs de RoscoQ", en Bretagne. (Ib. ib.) » — Sur les femelles larviformes du genre Malacogaster Bassi. (Ib. ib.) » — Neopliœdimus Auzouxii, genre nouveau et espèce nou- velle de la tribu des Cétonides. (Ib. ib.) » — Sur les métamorphoses de l'Opatrum sabulosum. (Ib. ib.) » — Sur l'Astynomus sedilis L. (Ib. ib.) •' Mac-Lachlan (R.)- — On the pupa of Lucanus cervus. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1868.) 51 Mahler (Ed.). — Ueber einige blinde Grottenkafer. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 18o6.) 41 Malinowski (von). — Beitrage zur Naturgeschichte der Gyrineu. (Ib. 1864.) » Marmottan. — Mode of capturing Hsemonia equiseti ; translated from theFrench. (Murray Journ. Trav. a. Nat. Hist. I.) 34 Marseul (S. A. de). — Sur les mœurs des Baridius. (Ann. Soc. Ent. France, 1870.) 48 Matz. — Uel-er Orsodacna nigricollis. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 Miller (J.). — Eine entomologische Reise in die ostgalizischen Karpathen. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.) 41 Miller (L.). — Beitrage zur Grotten-Fauna Krains. (Ib. 1855.) » — Beschreibung eines neuen Grotten-Kafers. (Oryotus Schmidtii.) (Ib. 1856.) d — Beschreibung eines neuen Grotten-Kafers aus Un- garn. (Drimeotus Kovacsii.)(Ib. ib.) » — NeueKâfer-Arten. (Ib. 1866.) » — Timarcha Lomnickii, n. sp. (Ib. 1867.) * — Ein Beitrag zur unterirdischen Kaferfauna. Adelops croaticus, n. sp. (Ib. ib.) » — Zwei neue Otiorhynchus-Arten. (Ib. 1870.) » MiNK (W.). — Fundorte einiger seltener Kiifer. (Stett. Ent. Zeit. 1859.) 50 MOORE (Fr.). — Note on Tomicus monographus. (Trans. Ent. Soc. Loudon, Proc. 1867.) 51 — On Ihe cocoons ofa Sagra from Bombay. (Ib. Proc. 1870.) Motschulsky (V. de). — Hydrocanthares de la Russie, catalogisés. — Helsingfors, 1855, 1 broch. in-S». 571 11 — Die Coleopterologischen Verhaeltnisse und die Kiifer Russlands. — Moscou, 1846, 1 vol. iii-8°. 572 MuLLER (Alb.). — On a monstrous Pterostichus Prevostii with eight legs. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1869.) 51 — On aberrations of Abax parallelus and Clerus formica- rius. (Ib. Proc. 1870.) » — On thelarva of ^Egosoma scabricorne. (Ib. ib.) » Oberthur (Ch.). — Coléoptères trouvés auprès du cratère du Vésuve. (Ann. Soc. Ent. France, 1870.) 48 Osten-Sacken (baron). — Die amerikanischcn Leuchtkâfer. (Stett. Ent. Zeit. 1861.) 50 Pandellé (L.). — Etude monographique sur les Staphylins euro- péens de la Tribu des Tachyporini Erichson. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 Parry. — Characters of new Gênera and Species of the Family Lucanidse. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1862.) 51 — Further Remarks on M. James Thomson's Catalogue of Lucanidse, (Ib. Proc. 1864.) » — On Odontolabis Stevensii. (Ib. ib.) » — On Ochodœus obscurus Le Conte. (Ib. Proc. 1870.) » — Lissapterus Howittanus H. Dejr. (Ib. Proc. 1871.) » Pascoe (F. P.). — On a Collection of Coleoptera, made in the South of France. (Ib. Proc. 186i.) » — Note on Xenocerus semiluctuosus. (Ib. Proc. 1862.) » — Note on Stenidea Muls. and Blabinotus Woll. (Ib. ib.) » — On the présence of large lumps or tufts of hair on par- ticular abdominal segments of ihe females of Obrium cantharinum and other Longicornia. (Ib. Proc. 1864.) » — Atractocerus Kreuslerae and Cyphagogus Odewahni, nov. sp. (Ib. ib.) » — On the geographical range of the genus Cossyphus. (Ib. Proc. 1865.) » — On the Sound emitted by an Australian Bolboceras. (Ib. ib.) » — Notes on Calamoblus and Hippopsis. (Ib. ib.) » — Note •n two new species of Articerus. (Ib. Proc. 1866.) » — Mecynotarsus albellus, n. sp. (Ib. ib.) » — Ectrephes formicarum, n. gen. and spec. (Ib. ib.) » — On a new genus and species of Traesisterninse : Aua- stetha raripila. (Ib. ib.) » — Toxotus Lacordairii, new species frorn Greece. (Ib. Proc. 18G7.) » 12 — On a new genus of Cucujidsc from New Zealand. (Ib. Proc. 4868.) — Brief diagnoses of some new gênera and species of Co- leoptera, (Ib. ib.) » — Eudianodes Swanzii, new genus and species of Prio- nidae. (Ib. ib.) » — Oxycorynus hydnorse, n. sp. of Curculionidsc. (Ib. ib.) , — On the Coleopterous gênera Aprostoma, Mecedanum and Gempylodes. (Ib. Proc. 1869.) » — On a species of Saragus remarkable by a peculiar fun- goid growth. (Ib. ib.) » — On Nepharis alata Casteln. (Ib. Proc. 1870.) »» Pelikan (A. von). — Ueber Missbildung -eines Kiifers. (Verh. Zool. Bot. Ges Wien, 1867.) 41 — Ueber Getreide - Verwiistungcn im Banatc durch Anisoplia, (Ib. ib.) j. — Pachybracliys haliciensis bel Wien aufgefunden. (Ib. 1870.) Perris (Ed.). — Sur la larve de TOlibrus afiinis. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 — Sur les mœurs des Mordellistena. (Ib. ib.) » — Mœurs de la larve de l'Anobium paniceum. (Ib. ib.) » Pfeil (Ott.). — Bemerkungen iiber Lebensweise und Vorkomraen einiger Kàfer Ostpreussens. (Stett. Ent. Zeit. 18o8.) 50 — Bemerkungen zur Gattung Hylecœtus Latr. (Ib. 1859.) ), — Excursionen in das Nassfeld und auf das Gamsgas- kogel in der Umgebung von Wildbadgastein. Beitrag zur Kiiferfauna der norischen Alpen. (Ib. ib.) » — Notizen iiber Pelecotoma fennica. (Ib. 1860.) » Philippi (F. H. E.). — Catalog der ch lenischen Arten des Genus Telephorus Schaffer. (Ib. 1861.) » Philippi (R. a.) et Philippi (F. H. E.). — Coleoptera nonnulla nova Chilensia prœsertim Valdiviana. (Ib. 1860.) » PicciOLi (F.). — Rivistn dei Coleotteri spettanti alla Fauna sotter- ranea recentemente scoperti in Italia, e deçciizione di due nuove specie anottalme. (Bull. Soc. Ent. Ital. II.) 35 — Descrizione di due nuove specie di Coleotteri italiani. (Ib. ib.) PicciOLi (F.) et Bargagli (P.). — Catalogo sinonimico e topogra- fico dei Coleotteri délia Toscana. (Ib. I, II et suiv.) » Piochard de la Brûlerie (Ch.)- —Lettre sur les Coléo- ptères de la Palestine. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 43 — Lettre sur les Coléoptères du Liban. (Ib. ib.) » — Détails entomologiques sur un nouveau voyage en Sy- rie. (Ib. 1870.) » — Pill-roUing Beetles, translatée! from the French. (Mur- ray Journ. Trav. a. Nat. Hist. L) 34 PiRAZZOLi (0.). — I Carabi italiani. (Bull. Soc. Ent. Ital. IIL) 35 Power. — On seven species of Coleoptera new to the British List. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1869.) 5i Preudhomme de Borre (A.). — Description d'une nouvelle espèce du genre Hyphydrus, H. lugubris. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.) 1 — Description d'une nouvelle espèce du genre Hydropo- rus, H. Crotchi. (Ib. ib.) 1 Putzeys (J.). — Amara indivisa, nov. sp. (Ib. ib.) » — Comparaison des listes de Carabiques de Néerlande et de Belgique. (Ib. ib.) » — Chasses entomologiques de MM. Putzeys et Roelofs en Hollande. (Ib. ib.) » RagUSa (E.). — Deserizione di due nuove specie di Goleotteri trovate in Sicilia. (Bull. Soc. Ent. Ital. II.) 35 — Altre due nuove specie di Coleotteri trovate in Sicilia (Claviger nebrodensis, Omalium marinum). (Ib. III.) » — Deserizione di una nuova specie d'Atialus délia Sicilia. (Ib.ib.) » Reading. — On Pentarthrum Huttoui Woll. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1862.) 51 Reiche (L.). — Étude des espèces de Mylabrides de la collection de L. Reiche, suivie d'une Note sur le genre Trigo- nurus Mulsant, et description d'une espèce nouvelle. — Paris, 1865, 1 br. in-8". 595 — Quelques remarques sur la Monographie du genre An- thaxia, publiée par M. de Marseul, dans l'Abeille, 1865. — Paris, 1866, 1 br. in-8". 596 — Examen de quelques espèces de Cétonides d'Europe et pays limitrophes, et description de quatre espèces nou- velles. — Paris, 1870, 1 br. in-8''. 599 — Quelques mots sur le Catalogue général des Coléoptè- res de MM. Gemminger et Harold. — Paris, 1870, in-B". ■ » — Notes sur quelques espèces du genre Athous, des Co- léoptères Elatérides. — Paris, 1869, 1 br. in-8". 598 — Même ouvrage. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 14 Reitter (E.). — Revision der europàischen Meligethes-Arten. — Briinn, 1871, 1 vol. in-8". 624 ROGERS (F.-W.). — Uebersicht der in den Verein. Staaten von Nord-Amerika eiiiheimischen Chrysomelen. Ans dem Englisclien mit Zusâtzen von D' Suffrian. (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 Rouget (A.). — Sur l'Orchestes lonicersB et l'Agapanthia angusti- coUis. (Ann. Soc. Ent. France, 1870*) 48 RuPERTSBERGER (M.). — Biologisclie Beobachtungen. Coleoptoren. (Corymbites cinctus, Cœliodes fuliginosus, Ceuthorhyn- chus Robertii, Gymnetron linarise, Chrysomela varians). (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1870.) 41 RUSSELL — Letter on the habits of a species of Meloe. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1868.)" 51 Rye (E.-C). — On Lathrobium geminum Kraatz. (Ib. Proc. 1862.) » — New British Species, Corrections of Nomenclature, etc., noticed since the publication of the Entomologist's Annual, 1861. (Enlom. Annual, 1863.) 54 — New British Species, Corrections of Nomenclature, etc., noticed since the publication of the Entomologist's Annual, 1863. (Ib. 1864.) » — New British Species, Corrections of Nomenclature, etc., noticed since the publication of the Entomologist's Annual, 1864. (Ib. 1865.) » — New British Species, Corrections of Nomenclature, etc , noticed since the publication of the Entomologist's Annual, 1865. (Ib. 1866.) » — New British Species, Corrections of Nomenclature, etc., noticed since the publication of the Entomologist's Annual, 1866. (Ib. 1867.) » — New British Species, Corrections of Nomenclature, etc., noticed since the publication of the Entomologist's Annual, 1867. (Ib. 1868.) » — New British Species, Corrections of Nomenclature, etc., noticed since the publication of the Entomologist's Annual, 1868. (Ib. 1869.) » — New British Species, Corrections of Nomenclature, etc., noticed since Ihe publication of the Entomologist's Annual, 1869. (Ib. 1870.) » — New British Species, Corrections of Nomenclature, etc., noticed since the publication of the Entomologist's Annual, 1870. (Ib. 1871.) » — ISew British Species, Corrections of Nomenclature. 15 etc. , noticed since the publication of the Entomologist's Annual, 187]. (Ib. 1872.) » — A List of the Species of Coleoptera recorded as new to Britain in the Entomologist's Annuals 1855-72 ; with the more important corrections in Nomenclature, etc. (Ib. ib.) ,. Saunders (Edw.). — On the Fabrician type-specimens of varions species of Buprestidse in the collection of Sir Joseph Banks. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1868.) 51 Saunders (S. -S.). — On the transformations of the Strepsipterous Insect Hylechthrus Rubi. (Ib. Proc. 1865.) » — On the systematical arrangement of the Strepsipteridse. (Ib. Proc. 1871.) » Saunders (W.-W.). — On the larva and pupa of Endomychus coccineus. (Ib. Proc. 1862.) » — On fungoid excrescences on a larva of Lamellicorn. (Ib. Proc. 1866.) » Sauveur (J.)- — Supplément au Catalogue des Coléoptères de la faune belge. Relevé des Addenda publiés dans les volumes I inclus XIV des Annales. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.) 1 Schaufuss (L.-W.). — Ancylonycha rugipennis. (Stett. Ent. Zeit. 1858.) " 50 — Beschreibungen von Sphodrus modestus, S. gracilipes, und Danacsea macrocephala. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1862.) 41 — Neue Grottenkâfer. (Ib. 1863.) » — Monographie der Gattung Machserites Mill. (Ib. ib.) « — Beschreibung einiger neuentdeckter Kàfer. (Ib. 1864.) » ScHAUM (H.). — Observations on the Nomenclature of British Ca- rabidse, as established in the Catalogue of British Co- leoptera by G. R. V^aterhouse. (Ent. Annual, 1860.) 54 — Scaritarchus Midas, a new genus and species of the Coleopterousgroup Scaritidse. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1862.) 51 — Brief iiber Carabus violaceus, C. purpurascens und C. exasperatus. (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 — Ueber einige Bembidien. (Ib ib.) » SCHINDLER (K.). — Ueber die Forstschàdlichkeit des Hylesinus vit- tatusFab. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1860.) 41 SCHIÔDTE (J.-C). — Corotoca og Spirachtha : Staphyliner, som fode levende Unger, og ère Huusdyr hos en Termit. — Copenhague, 1854, 1 vol. in-4". 583 16 SCHMIDT (Ferd.-J.). — Adelops Milleri, n. sp. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1855.) 41 — Drei neue Hôhlenkàfer aus Krain. (Ib. 1860.) » ScHMiDT (....)• — Ueber « Gênera et Species Curculionidum, cum synoiiymia hujus Familiœ; a C. A. Schonberr. T. VII, P. I et II. » (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 ScHMiTT. — Enlwicklungsgeschichte von Gracilia pygmaea Fab. (Ib. ib.) » — Hylesinus hederœ mibi. (Ib. ib.) » — Entwicklungsgescbichte von Anisarthron barbipes Dahl. (Ib. ib.) i> SCRIBA (W.). — Einige neue deutscbe Stapliylinen. (Ib. 1859.) » — Ueber das Vorkommen und die Lebensweise von eini- gen Staphylinen. (Ib. ib.) » Sharp (D.). — Catalogue of British Coleoptera. — Londres, 1871, 1 br. in-H". 567 — . On three species of Coleoptera new to the British List (Autalia puncticoUis n. sp. ; Tachinus proximus Kraatz; Lesteva monticola Kiesw.) (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1864.) 51 VON SiEBOLD (Th.). — Zusatz zu dem Rosenhauer'schen Aufsatze iiber Xenos Rossii. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 Smith (Fr.). — On Aspidomorpha Sanctse Cruels. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1861.) 51 — On Claviger testaceus. (Ib. Proc. 1863.) » — On Ripiphori. (Ib. Proc. 1864.) » — On the tapping noise made by Anobiura and other Co- leoptera. (Ib. Proc. 1865.) « — On a species of Xenos detected in Australia. (Ib. Proc. 1867.) » — On Physonota gigantea. (Ib. Proc. 1869.) » — On a smootli corneous luminous larvse from Uruguay, supposed to be a Pyrophorus. (Ib. ib.) » — On Meloe rugosus. (Ib. ib. et 1870.) » Solsky (S.). — Prémices d'une faune entomologique de la vallée de Zaravschan, dans l'Asie centrale. (Hor. Soc. Ent. Ross. VIII.) 32 — Remarques synonymiques. (Ib. ib.) » Stone (S.). — On theparasitism of Rhipiphorus in the wasps-nests. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1869.) 51 SuFFRlAN. — Berichtigungen und Nachtriige zu seinem Aufsatz uber die Gyrinen. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 — Entomologische Bemerkungen. (Ib. ib.). » 17 — Synonymische Miscellaneen XV. Atopa cinerea et cer- vina(Ib. 1858.) » — Idem XVI. Chrysomela 5-punctata L. =Chr. 10- pustulata Fabr. von St-Domingo. — XVII. Lemaab- dominalis 01. et L. ventralis m. — XVIII. Lema cœ- lestina Klug = L. pubescens Lac. (Ib. 1859.) » — Idem XIX. Cantharis humeralis Redt. = C. discoidea Ahr. (Ib. 1860.) „ — Idem XX. Coecinella tigrina L. und. C. 20-guttata L. (Ib. ib.) — Idem XXI. Cryptocepbalus Stragula Rossi und C. pal- liatns mihi. (Ib. 1861.) » Tapper (M. F.). — Beetles. (Entom. Annual, 1867.) 54 Targioni-Tozzetti (A.). — SuUa composizione délie zampe delGy- rinus natator. (Bull. Soc. Entom. Ital. I.) 35 — Suir organo che fa lume nelle Lucciole volanti d'Italia (Luciola italica), nuove osservazioni. (Ib. II.) » Taylgr (C. P.). — On the Ravages of the Borer (Xylotrechus qua- dripes Chevrol.) in the year 1867. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1868.) 51 Theobald(W. jun.). — Letter on the synchronous émission of light by fîreflies. (Ib. Proc. 1866.) » Trimen (ROL.). — Letter from Cape Town, on the habits ofsome species of Paussidse. (Ib. Proc. 1870.) » TscHAPECK (H.). — Elodes Carolinse, n. sp. (Stett. Ent Zeit. 1859.) 50 Wailes (G.)- — Notes on Bembidium nigricorne Gyll. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1862.) 51 Walker (Fr.). — List of Coleoptera collected by J. K. Lord, Esq. in Egypt, Arabia and near the African shore of the Red Sea, with characters of the undescribed spe- cies. — Londres, 1871, 1 broch. in-8". 554 Wankowicz (J.). — Description des espèces du genre Pteni- dium qui ont été trouvées en Lithuanie. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 — Description d'une nouvelle espèce de Ptilium. (Ib. ib.) » — Note sur les modifications que présente Tavant-der- nier segment ventral des mâles des Trichopteryx. (Ib. ib.) » — Sur une nouvelle espèce de Pocadius. (Ib. ib.) » — Sur une nouvelle espèce d'Agathidium. (Ib. ib.) » — Descriptions de nouvelles espèces de Coléoptères. (Ib. ib.) » ANN.VLF.S J)E LA SOC. ENTOM. l)B BELCIQtr, T. XVII. III 18 Wateiihouse (Ch. 0.). — On some black species of Cantbaris with red heads and filiform antennœ. (Trans. Ent. Soc. Lond. 1871.) 51 Waterhouse (G. R.). — On three species of Scymnus. (Ib. Proc. 3861.) ^ » — On tbree species of Bryaxis. (Ib. ib.) i — Note on tbe British Species of Clambus. (Ib. ib.) » — On Ceutborhynchus sulcicoUisGyll., and G. inornatus n. sp. (Ib. ib.) » — Correction of three errors in his Catalogue of British Coleoptera. (Ib. ib.) » — Descriptions of three new species of Curculionidœ from Australia. (Ib. ib.) » — Descriptions of the British species of the Genus Ty- chius (Ib. Proc. 1862.) » — On seven British species of Homalota. (Ib. ib.) » — On Oxytelus piceus Er., Quedius umbrinus Er., Ha- plocnemus nigricornis Fab. and Latiiridius rugosus Herbst. (Ib. ib.) » — On some British species of Hôraalota. (Ib. Proc. 1863.) » — On certain British species of the genus Mycetoporus. (Ib. ib.) . — On the « Boletobius castaneus » of Messrs Hardy and Bold's Catal. of the Ins. of Northuniberland and Dur- ham. (Ib. ib.) » — On a new British species of Aleochara. (Ib. ib.) » — On Oxypoda lentula Er., 0. misella Kraatz, Trechus obtusus Er., and Bembidium (Philochthus) Manner- heimii Sahlb. (Ib. ib.) » — Homalota platycephala, n. sp. (Ib. ib.) » — Note on Scymnus quadrilunulatus Muls. (Ib. ib.) » — On Psammodius porcicoUis and Onthophilus exaratus. (Ib. Proc. 1864.) » VON Weidenbach. — Entomologische Excursionen im Monat Juni 1842 in der Umgegend des Bades Kissingen. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 Weir (J. J.). — On damages caused to the corks of wine in a cellar by the larva of Tenebrio. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1866.) 51 — On the habits of the weevils (Calandra). (Ib. Proc. 1870.) » Westwood (J. 0.). — Descriptions of some new exotic species of Lucanidre. (Ib. 1871 ) » 19 — On a Strepsipterous insect of Ceylon. (Ib. Proc, 1861.) » — On the ravages committed in Essex on the willow trees by Cryptorhynchus Lapathi. (Ib. Proc. 1863.) » — On a species of the family Nitidulidce, which is para- sitic in the nest of Trigona carbonaria, the honey-bee of New South Wales. (Ib. ib.) » — On two new Coleoptera (Cephaloncus Capito, Aglycy- deres setifer). (Ib. ib.) » — Descriptions of three new species of the family Paus- sidse. (Ib. Proc. 1864.) » — Moluris (Phanerototua) Rowleiana, n. sp. (Ib. ib.) » — Descriptions of two anomalous Carabideous beetles (Delinius Essingtonii n. sp., et Spanus Natalicus, n. sp.) (Ib. ib.) » — Descriptions of new species of Coleoptera (Apatetica nitiduloides;Syntelia indica; Syntelia mexicana.) (Ib. ib.) — On ravages committed by Ptilinus pectinicornis, Ano- bium striatum, and A. tessellatum, (Ib. ib.) » — On three new exotic Longicorn Beetles (Cantharocne- mis Livingstonii, Cantharoplatys Felderi, Cantharo- ctenus Burchellii.) (Ib. Proc. 1866.) » — On Ectrephes formicarum Pascoe. (Ib. ib.) » — Observations made at Cannes on the habits of Ateuchiis sacer. (Ib. Proc. 1868.) » White (Ad.). — On the injury caused to ginger root by Lasioderaa testaceum, and to macaroni by Sitophilus Oryzse. (Ib. Proc. 1861.) » — On a new genus of the family Buprestidae. (Ib. ib.) » WiLSON (C. A.). — Notes on the South-Australian Calosoma Cur- tisii. (Ib. Proc. 1863.) > — Notes on Cerapterus Macleayi and Calosoma Curtisii. (Ib. Proc. 1867.) » WlMMER (A.). — Ueber Cassida oblongalll. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1870.) 41 ZiMMERMANN (C). — Synopsis of the Scolytidse of America North of Mexico. With Notes and an Appendix by J.-L. Le Conte. (Trans. Amer. Ent. Soc. II.) 23 Anonyme. — Observations on Lacordaire s Gênera des Coléoptères. Tome VI. (Entom. Annual, 1865.) 54 — On theFirefliesin Malayan India. (Trans. Ent, Soc. London, Proc. 1865.) 51 — Ist es an der Zeit, eine deutsche Kiiferfauna heraus- zugeben? (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 20 DIVISION III LÉPIDOPTÈRES. FASCICULE III. N" de rinvcnt- gênerai. Altum. — Zusâtze und Berichtigungen zu den Angaben der Herren Speyer in ihrer Schrift : a Verbreitung, etc. » betreffs der Umgebung vou Munster. CStctt. Ent. Zeit. 1859.) ^ 50 — AuITallendc Erscheinungen an Schmotterlingen im Sommer 1858. (Ib. ib.) . — Hermaphroditen von Sphinx convolvuli, (Ib. 1860.) » — Lepidopterologisches aus dem Miinsterlande. III. (Ib. 1861.) » Armitage. — On Oiketicus Kirbyi. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1865.) 51 Ballion (E.). — Synonymische Bemerkungen ùber cinige Schmet- terlinge. (Stett. Ent. Zeit. 1867 et 1868.) 50 Bâtes (H. W.). — Notes uponthe variation of sexes in Argynnis Diana. (Proc. Ent. Soc. Philad. IV.) 10 — On seven forms of Papilio belonging to the Machaon group. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1869.) 51 Beavan (R. C). — Remarks on the Tusseh Silkworm of Bengal. (Antherœa Paphia L.) (Ib. Proc. 1864.) » Behr (H.). — Description of a new species of Chrysophanus. (Proc. Ent. Soc. Philad. VI.) 10 — Verzeichniss der Rhopaloceren Californiens. (Stett. Ent. Zeit. 1866.) 50 — Ein Brief aus St-Francisco in Californien vom 3 Màrz 1868. (Ib. 1868.) » Bennett (G.). — On a greasy-looking Noctua, known as the Bu- gong moth, from Australia. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1865.) 51 — On a wonderful flight of moths in Sidney and the vicinity.(Ib. Proc. 1868.) » Berkeley- — On the larva of Coleophora hemerobiella. (Ib. ib.) p Betiiune (Ch. J. s.). — Descriptions of three new species of Cana- dian Nocturnal Lepidoptera. (Proc. Ent. Soc. Philad. IV.) 10 BlCKNELL et CowAN. — On an extraordinary spécimen of Gonep- teryx rhamni. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1871.) 51 21 BmcHALL (E.). — On Dianthœcia capsophila. (Ib. Proc. 1863.) » — On the small size of Vanessa Urticse and Zygœna Fili- pendula3 in the Isle of Man. (Ib. Proc. 1868.) i BiscHOFF (J. G.). — Ueber das Eierlegen der aufgespiessten Schmetterlinge. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 — Entgegnung auf die Bemerkungen der H. C. F. Freyer in Augsburg (Gastropacha arbusculse.) (Ib. 1860.) » — Mittheilung des brieflichen Ausspruches von H. D'' Herrich-Schâffer in Regensburg bezûglich der Gastro- pacha arbusculse. (Ib. 1861.) » Blake (Ch. a.). — Description of a new species of Cuban Lepido- ptera (Papilio Grotei.) (Proc. Ent. Soc. Philad. IV.) 10 Bond. — On Lithosia Caniola. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1862.) 51 — On a monstrosity of Acherontia Atropos. (Ib.ib.) » — On hermaphrodites of Antliocharis Cardamines and of Papilio Machaon. (Ib. Proc. 1863.) » — On Ephestia ficella. (Ib. Proc. 1865.) » — On an andromorphous femaîe and a gynsecomorphous maie of Fidonia atomaria. (Ib. ib.) » — On varieties of Gonepteryx Rhamni. (Ib. ib.) » — On a variety of Ennychia anguiualis. (Ib. ib.) » — On Acidalia mancuniata Knaggs. (Ib. ib.) » — On Bombyx Cynthia. (Ib. Proc. 1866.) » — On a variety of Lasiocampa trifolii. (Ib. Proc. 1867.) » — On a curions habit of Macroglossa stellatarum. (Ib. ib.) » — On a variety of Adela De Geerella. (Ib. ib.) » — On Sterrha sacraria. (Ib. ib.) » — Un a spécimen of Bombyx quercus in which the co- lours of the maie and femaîe are combined. (Ib. Proc. 1868.) «> — On varietiesof Setina irrorrella and Arctia villica. (Ib. ib.) » — On some varieties of Limenitis Sibylla and Polyomma- tus Adonis. (Ib. ib.) » — On Epichnopteryx betulina Zell. (Ib. Proc. 1870.) » — On Psyché reticella Newm. (Ib. ib.) » — On an example of Vanessa Atalanta retaining the larval head. (Ib. Proc. 1871.) » — On a crippled example of Bombyx Mori, retaining the larval head. (Ib. ib.) » — On a hybrid between a maie Boorbyx Pernyi and a female B. Yamamai. (Ib. ib.) » — On a singular variety of Chœrocampa elpenor. (Ib. ib) » — On a séries of small pale examples of Lasiocampa tri- folii. (Ib. ib.) » — On two remarkable varieties of Clisiocampa castrensis. (Ib. ib.) BowLESS (G. J.). — On the occurrence of Pieris Rapse in Canada. (Ib. Proc. 1865.) » BoYD (W. C). — On some varieties of several British Lepidoptera. (Ib. Proc. 1871.) r> Breyer (A.). — Rapport sur la deuxième édition du Cataloguedes Lépidoptères de la Faune européenne, de MM. Stau- dinger etWocke. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.) 1 Briggs (T. H.). — On theforms ofZygœna Trifolii, with some re- marks on the question of spécifie différence, as oppo- sed to local or phytophagic variation, in that genus. (Trans. Ent. Soc. London, 1871.) 51 Buckley. — On the habits of sorae biitterflies in Ecuador. (Ib. Proc. 1870.) j) BURMEISTER (H.). — Sobre una nueva especie del genero Attacus, de Corrientes. (Anal. Mus. Publ. Buen.-Ayr. I.) 576 BuRMElSTER (JUNIOR.). — On the pupa of Ageronia Amphinome. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1868.) 51 Butler (A. G.). — On Nemeobius Lucina and Anthocharis Carda- mines. (Ib. ib.) » — On varieties of several butterflies, captured in Swit- zerland. (Ib. Proc. 1869.) » — On some Butterflies recently received by M"" Swanzy from West Africa. (Ib. Proc. 1870.) » — On the larvœ of Argynnis Adippe and A. Niobe. (Ib. ib.) » — On a dwarf Vanessa Urticoc. (Ib. ib.) » — Descriptions of live new species, and a new genus, of Diurnal Lepidoptera, from Shanghai. (Ib. 1871.) » — On a new species of Brahraoca, from the "West Coast of Africa. (Ib. Proc. 1871.) » — On the variations of Cœnonympha Satynon on the op- posite sides of the Genuoi. (Ib. ib.) » — On the experiments made by M. Meldola to testing the effects of dyes on Lepidoptera. (Ib. ib.) » Christoph (H.). — Beraerkungon zu einigen in Labrador vorkora- nienden Schmetterlingen. (Stett. Eut. Zeit. 1838.) 50 23 — Der Begattungsart von Oigyia dubia und walirschein- lich noch mehrerer Orgyia-Arten. (Ib. 1862.) » — Vier neuesiJdrussische Schmctterlinge. (Ib. ib.) » — Beschreibung einiger neuer Schmetterlinge aus der Umgegend von Sarepta. (Ib. 1867.) » — Biologische Notizen ûber einige Schmetterlingen. (Bomb. Eversmanni Evm. ; Mycteroplus puniceago; Euterpia Laudeti ; Pericyma albidentaria Fr.; Coleo- phora argy relia H. S.) (Ib. ib.) » Clarke (W. B.). — On a great flight of moths observed in Austra- lia. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1868.) 51 Claus. — Ueber das bisher unbekannte Mânnchen von Psyché hélix, (Stett. Ent. Zeit. 1866.) 50 Clemens (Br.). — North-American Micro-Lepidoptera. (Proc. Ent. Soc. Philad. V.) 10 — Notes on Thyridopteryx ephemerœformis. (Ib. VI.) » . CoTTY (Ern.). — Observations à propos du Bombyx Cynthia. (Mém. Soc. Linn. Nord France, 1866.) 578 Cox. — Notes on coUecting Lepidopterous Larvse. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1864.) 51 Crueger (C). — Ueber « Australian lepidoptera and their transfor- mations, drown from the life by Harriett and Helena Scott, with descriptions, gênerai and systematic, by A. W. Scott. » (Stett. Ent. Zeit. 1867.) 50 Curo. (Ant.). — Di una nuova forma di Erebia prossima alla Ne- rine Freyer, proveniente dalle Alpi dello Stelvio, e délia Gastropacha arbusculse Freyer. (Bull. Soc. Ent. Ital. III.) 35 Daniel. — Ueber Gastropacha Dumeti. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 De Grey (T.). — On the pupa of Hypercallia Christierninana. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1868.) 51 DiETRiCH (K.). — Zur Systematic der Schmetterlinge. (Stett. Ent. Zeit. 1862.) 50 Dohrn (C. A.). — DePhalsena Bombyce. (Ib. 1867.) » — Ausgeblaseue Raupen nach der Méthode des H. Schreiner in Weimar. (Ib. 1868.) » DoRFMEiSTER (G.). — Ueber die Zwitter bei den Schmetterlingen. (Ib. ib.) » DoRViLLE. — On some anomalous Lepidoptera. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1866.) SI DOUBLEDAY. — On certain varieties or malformations of Melitœa Artemis, Pieris rapœ, Anchocelis luuosa, and Cheima- tobiabruraata. (Ib. Proc. 1871.) » Dubois (Ch. F.) et Dubois (Alph.). — Lts Lépidopicres de l'Europe, leurs clienilles et leurs chrysalides, décrits et figurés d'après nature. (Suite. Voir Fascicule I.) Li- vraisons 47 à 60. DUNNING. — On Dasypolia Templi. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1865.) — On Fidonia piniaria. (Ib. ib.) Edwards (W. H.). — Descriptions of certain species of Diunial Lepidoptera found within the limits of the United States and British America. N" 4. (Proc. Ent. Soc. Philad. IV.) — Notes upon Papilio Asterias and Saturnia Promethea hermaphrodites. (Ib. ib.) — Description of a new Species of Limenitis. (Ib. V.) — On certain North American species of Satyrus. (Ib. VI.) — Description of certain species of Diurnal Lepidoptera found within the limits of the United States aud Bri- tish America. N" 5. (Ib. ib.) — Description of certain species of Diurnal Lepidoptera found in the United States. (Trans. Amer. Ent. Soc. I.) — Description of a new Hesperian (Hesperia Waco.)(Ib. II.) — Notes on a remarkable variety of Papilio Turnus, and descriptions of two species of Diurnal Lepidoptera. (Ib. ib.) Evans (W. F.). — On two malformed spécimens of Vanessa Ata- lanta. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1865.) Felder (K.). — Diagnosen neuer von E. Baron von Ransonuet in Vorder- Indien gesammelter Lepidopteren. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wion, 1868.) — Diagnosen neuer von dem K. K. Oberlieutenant H. von Hedemann in Mexico in den Jahren 1865-1867 ge- sammeher Lepidopteren. ErsteFolge. (Ib. 1869.) Fereday (R. w.). — Letter on Cynthiacardui. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1867.) Fischer von Koslerstamm. — Lithosia Lurideoia Zinck. is eigene Art. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) von Frauenfeld (Chevalier G.). — Castnia Inca Wlk. iu Europa gefangen. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.) — Weitere Mittheilung ïiber den BaumwoUschiidling 395 51 10 23 51 41 51 50 41 25 Egyptens ; nach einem Bericht des H. Ivanovich in Cairo, (Ib. ib.) » — Ueber den von H. Schirl erfundenen Schmetterlings- Selbstfânger. (Ib. ib.) » Frey (H.). — Ueber « The Natural History of the Tineina, by H. T. Stainton. Vol. I and II. » (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 Freyer (C. F.). — Die Falter der Rheinthal- oder Schliickenalpe bei Reutte in Tyrol. (Ib. 1845.) » — Lepidopterologisches. Zur Naturgeschichte und Be- schreibung der Cucullien : Umbratica, Lucifuga, Lac- tucse et Campanulse. (Ib. 1859.) » — Ueber meine Gastropacha Arbusculœ. (Ib. 1860.) » — Die Naturgeschichte von Thyris Fenestrina. (Ib. ib.) » — Ueber Gastropacha Arbusculse. (Ib. ib.) » — Lepidopterologisches. (Ib. 1861.) » Gallus. — Zur Naturgeschichte der Ochsenheimeria taurella Wien. Verz., eines der Landwirthschaft schàdlichen Insects. (Ib. 1865.) » Gartner (A.). — Callimorpha matronula L. und ihre Futterpflan- zen. (Ib. 1859.) » — Ueber die ersten Stânde der Limenitis aceris Fab. (Ib. 1860.) » — Polia aliéna Hiibn. (Ib. 1861.) » — Atychia appendiculata Esp. (Ib. 1864.) » — Anacampsis tenebrella Hûb. und tenebrosella Fisch. v. Roslst. (Ib. ib.) » — Die ersten Slànde mehrerer Crambiden und eine neub Bucculatrix. (Ib. 1865.) » GERSTiECKER. — Ueber « Enumeratio corporum animalium Musei imperialis academise scientiarum Petropolitanese. Classis Insectoruin. Ordo Lepidopterorum. Pars II. Lepidoptera Heterocera. » (Ib. 1858.) » Glaser (L.). — Lebensfàhigkeit des befruchteten Cossus-Eies im Leib der todten Mutter. (Ib. 1861.) » Gredler(V.). — Zur Literatur der Conchylis ambiguella Hiibn., Roserana Frôl. (Treitschke.) (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1869.) 41 Gregson. — On Acidalia veterata. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1866.) 51 Grentzenberg (R.). — Die Makrolepidopteren der Provinz Preus- sen. (Schr. Phys-ôkon. Ges. Konigsberg. X.) 11 Grote (A. R.). — On the synonymy of Parathyris angelica Grote. (Proc. Ent. Soc. Phil. IV.) 10 A!. — Notes on the Bombycidse of Cuba. (Ib. ib.) » — Notes on the Zygœnidae of Cuba. (Ib. VI.) » — On the North American Platypteryginse. (Trans. Amer. Ent. Soc. II.) 23 — On the Synonymy, etc , of certain species of American Lepidoptera. (Ib. ib.) » Grote (A. R.) et Coleman (C. T.). — Descriptions of American Le- pidoptera. (Ib. I et II.) 1' Grote (A. R.) et Robinson (C. T.). — Description of a new species of Citheronia and Eemarks on Anisota rubicunda. (Proc. Ent. Soc. Phil. IV.) 10 — Lepidopterological Notes and Descriptions. N" 1. (Ib. ib.) — A Synonymical Catalogue of North American Sphin- gidse, with Notes and Descriptions. (Ib. ib.) i> — Lepidopterological Notes and Descriptions. N° 2. (Ib. VL) ), — Notes on the North American Lepidoptera in the Bri- tish Muséum described by M. Fr. Walker. (Trans. Amer. Ent. Soc. IL) 23 Hagen (H.)- — Acentropus niveus und Narycia elegans. (Stett. Ent. Zeit. 1839.) 50 Hartmann (A.). — Ueber Microlepidopteren und eine Sesia an Juniperus. (Ib. 1868.) » Healy (G.). — Observations on the Moulting of the Larva of Nep- ticula aurella. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1863.) 51 Hering. — Beitrage zur Insekten-Fauna Pommerns (Acronycta, Diphtera, Bryophila, Kymatophora, Episema, Agro- tis, Amphipyra, Noctua, Triphaena, Hadena, Eriopus, Phlogophora, Miselia, Polia, Trochea, Apamea, Ma- mestra, Thyatira, Calpe, Mithymna, Orthosia, Cara- drina, Simyra, Leucania, Nonagria, Goctyna, Xan- thia, Cosmia, Cerastis, Xylina, Asteroscopus, Cleo- phana, CucuUia, Abrostola, Plusia, Anasta, Heliothis, Acontia, Erastria, Anthophila, Ophiura, Gatephia, Catocala, Brephos, Euclidia, Vhiypteryx. (incomplet). (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 — Arsilonohe (Led.) Simyra (Tr.) Biittneri, n. sp. (Ib. 1858.) » — Ueber < Die Pflanzen und Raupen Deutschlands. Ver- such einer lepidopterologischen Botanik, von 0. Wil- der. IIBand);. (Ib. 1861.) » — Lepidoptern-Abdriicke der Herren Rudolf und Alfred Niess in Dresden. (Ib. 1864.) » Hewitson. — On perforation of stems of laurel trees, caused proba- bly by the larva of Zeuzera iEsculi. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1862.) 51 — On the variety Timeus of Chrysophanus Phlœas. (Ib. Proc. 1865.) " » — Note on the plumules on the wings of butterflies. (Ib. Proc. 1866.) » — Note on Tachyris Jacquinolii, (Ib. Proc. 1868.) » VON Heyden (C). — Fragmente ans meinen entomologischen Tage- biichern, (Incomplet.) (Stett. Entom. Zeit. 1860, 1861, 1862, 1865.) 50 — Kurze AntwortaufdiectBeleuchtung und Berichtigung» desH. G. Koch. (Ib. 1861.) » — Zur Acidalia Beckeraria. (Ib. 1864.) » HiLLER. — Vespertilio als Feinschmecker und Systemverâchter. (Ib. 1858). » HoFMANN (Ernst). — Drei neue Gelechien und ein neuer Chau- liodus. (Ib. 1867.) » HoFMANN (Ottmar). — Zwei neue Tineen. (Ib, 1868.) » — Die ersten Stânde von Crambus pratorum Fab. und Stathmogoda pedella. (Ib. ib.) » — Ueber Œcophora devotella Heyd. (Ib. ib.) >' — Beitràge zur Naturgeschichte der Tineinen. (Ib. ib.) » HoLDSWORTH (Edw.). — On Actias Selene. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1866.) 51 — On some Moths from Shanghai. (Ib.Proc. 1869.) » — Letter on the identity of Oeonapunctata, Lasiocampa remota and Lebeda hebes. (Ib. Proc. 1870.) » — Description of the larva of Heterusia remota. (Ib. ib.) » — Note on the habits of a species of Epicopeia , from Shanghai. (Ib. ib.) » — On the cocoons of Bombyx Pernyi. (Ib. ib.) » HoPPFER (C.) — Bericht ùber Felder's Lepidoptera der Reise der Fregatte Novara. (Stett. Ent. Zeit., 1865 et 1869.) 50 — Neue Arten der Gattung Papilio im Berliner Muséum. (Ib. 1866.) — Ueber Cenea StoU. (Ib. ib.) » HORSFIELD (Th.) et Moore(Fr.).— Bombyx moriLinn,, und Bomb. Huttoni Westw. Aus dem Englischen iibertragen von C. A. Dohrn. (Ib. 1861.) « 28 HuTTON (Th.). — On Attacus Ricini, A. Cynthia, Bombyx Mori and B. Huttoni. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1867.) Kaspar (R.). — Bericht ûber Bombyx Yama-maju. Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.) — Bericht ùber Saturnia Cynthia. (Ib. ib.) » Keferstein (A.) — Ueber jungfràuliche Zeugung bel Schmetterlin- gen. (Stett. Ent. Zeit., 1861.) 50 — Einige Bemerkungen iiber die Schmetterlingsfauna von Reichenhall und Gastein. (Ib. 1864.) » — Briefliche Mittheilung iiber Schmetterlinge vod Cali- fornien. (Ib. 1866.) » — Bemerkungen iiber Satina. (Ib. 1867.) » — Lepidopterologische Mittheilung iiber die californischen Lycsenen. (Ib. ib.) » — Lepidopterologische Notiz. (Ib. 1868.) i> Keller (Ad.). — Ueber Liparis dispar (Ib. 1862.) » — Ueber Cerastis serotina Ochs. (Ib. ib.) i — Zwitter von Limenitis Populi L. (Ib. ib.) » Kingston (R. C). — On the capture of Chœrocampa Celerio and others Lepidoptera on the flowers of Physianthus albi- cans. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1863.) 51 KlRBY (W.-F.). — Cœnonympha Mandane n. sp. (Ib. Proc. 1862.) » — Notes on the Synouymy of certain British Butterflies. (Ib. Proc. 1864.) — On a dwarf maie spécimen of Polyommatus Icarus (Alexis). (Ib. Proc. 1865.) i — A Tabular Comparison of some Représentative Species of Diurnal Lepidoptera in Europa, India, and North- America. (Ib. Proc. 1868.) » — Notes on the synonymy of certain Europsean Lepido- ptera. (Ib. Proc. 1871.) — Synonymies Notes on Lepidoptera. Sphingidae. (Ib. ib.) » Klotz (C). — Bemerkungen iiber Sphinx nerii. (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 Knaggs (H. G.). — On a Larva of Lepidopterous ejected from the nostrils of a child. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1861.) 51 — On Acentropus niveus. (Ib. ib.) » — On the Larvae of some species of Eupithecia. (Ib. ib.) » — Notes on New and Rare British Lepidoptera (excepting Tiueina) in 1871. (Entom. Annual, 1872.) 54 Koch (G.). — Entwurf einer Aenderungdes Systems der Lepi- dopteren. (Stett. Ent. Zeit. 1860.) 50 29 — Beleuchtung und Berichtigung der Kritik eines Frank- furten Entomologen. (Ib, ib.) » — Fortsetzung und Schluss zur vorjâhrigeu und diessjâh- rigen Kritik und Antikritik des H. von Heyden. (Ib. 1861.) » VON Kronhelm (A.). — Ueber Oeligwerden der Scbmetterlinge. (Ib. ib.) » Krziz (Rud.). — Bericht ùber die Erziehung von Euprepia (Ple- retes) Matronula in einem Jahre. (Ib. 1858.) » Lewis (W. Arn.). — An Examination ofthe arrangement of Macro- Lepidoptera introduced in England by M. Doubleday, and a suggestion as to its origin ; with some strictures upon synonymie lists. (Trans. Ent. Soc. London, 1871.) 51 — On examples of malformation in Melitsea Cinxia, Gy- matophora diluta and Scopelosoma satellitia. (Ib. Proc. 1871.) » LovvNE (B. T.). — On a moth ofthe genus Audea, captured at sea. (Ib. Proc. 1864.) » Mabille(P.)> — Remarques sur divers Lépidoptères observés auprès de Carcassonne. — Paris, 1869, in-S». 598 Mac-Lachlan (R.). — Remarks on the Supposed Influence of the Food of the Larvae in causing Variation in Lepi- doptera. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1861.) 51 — On Sterrha sacraria. (Ib. Proc. 1865.) » — On avariety of Cabera pusaria. (Ib. Proc. 1866.) » — On the habits of Macroglossa stellatarum near the sea. (Ib. Proc. 1867.) — On Liparis dispar. (Ib. ib.) » — On the facih'ty with which the silkworm disease might be communicated to the healthy larvse of other Lepi- doptera. (Ib. ib.) » — On Hypercallia Christierninana. (Ib. Proc. 1868.) » Mann (J.). — Zehn neue Schmetterlingsarten beschrieben. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1867.) 41 — Lepidoptern gesammelt wiihrend dreier Reisen nach Dalmatien in den Jahreu 1850, 1862 und 1868. (Ib. 1869.) — Beitrag zur Lepidopteren-Fauna von Raibl in Obcr- Kàrnten. (Ib. 1870.) » — Beitrag zur Kenntniss der Lepidopteren-Fauna des Glockner-Gebietes , nebst Beschreibung drei neuer Arten. (Ib. 1871.) » 50 — Ueber den Artunterschied der Apatura Clytie von Apat. Ilia. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 MÉNÉTRif:s (E.)- — Réponse à la revue critique du Catalogue des Lépidoptères de l'Académie de St-Pctersbourg, qui a été imprimée dans les Archiv fur Naturgeschichte von Wiegmann, 22' année, 1856. (Ib. 1858.) >' — Ueber Castnia Godarti. (Ib ib.) » — Enumeratio corporum animalium Musei imperialis Aca- demise Scientiarum Petropolitanae. Classis Insectorum. Ordo Lepidopterorum. — St-Pétersbonrg, 1855 à 1863, 3 vol. in-8». 579 Mengelbir (W.)- — Lepidopterologische Miscellen. (Stett. Ent. Zeit. 1860.) 50 \. — Reiseskizzen aus den Alpen. (Ib. 1861.) » Minière (P.)« — Iconographie et description de Chenilles et Lépidoptères inédits. (Suite. Voir Fascicule I). — Tome III, livrais. 26 à 33. 259 MiTFORD. — On an hybrid of Phrigalia pilosaria and Nyssia hispi- daria. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1861.) 51 — Notes on some species of Psyciie. (Ib. ib.) »• MooRE(F.). — On Epicopeia Polydora Westw. (Ib. Proc. 1862.) » — On Lepidoptera coUected by Capt. A. M. Lang in the North Western Himalaya. (Ib. Proc. 1865.) « — On two Entoraogenous Fungi found at Darjeeling upon Lepidoptera. (Ib. ib.) » MiiHLiG(G.-G.). — Zwei neue Gelechien und eine neueColeophora. (Stett. Ent. Zeit. 1864.) 50 — Zur Naturgeschichte der Coleophoren. (Ib. ib.) » — Coleophora tanaceti, n. sp. (Ib. 1865.) >^ Muller(Alb ). — On the différences between the larvœ of Argynnis Adippe and Niobe. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1870.) 51 Newman. — Pseudogyneous Spécimen of Liparis dispar. (Ib. Proc. 1862.) — Destructive propensities of the Larva of Zeuzera ^Esculi. (Ib. ib.) ). — On Larvse of Hepialus lupulinus. (Ib. Proc. 1866.) » VON NoLCKEN (baron F.-H.-W.). — Cidaria tristata und funerata. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1870.) 41 Osten-Sacken (baron). — Der americanische Heerwurm (Army Worm), Leucania extranea Guénée. (Stett. Ent. Zeit. 1862.) 50 Pfaffenzeller (Fr.). — Ueber Gastropacha Arbusculse. (Ib. 1860.) » 31 — Zum Thema : Gastrop. Arbusculse Fr. (Ib. 1862.) » — GelechiaPetasitis, n. sp. (Ib. 1867.) » Philippi (R.-A.). — Eudelia rufescens Ph., ein neuer Spinner von Chile. (Ib. 1864.) « Plôtz (C). — Berichtigungen zur Systematischen Beschreibung der Raupen unter Angabe ihrer Lebensweise und Ent- wickelungszeiten von 0. Wilde, Berlin, 1861. (Ib. 1861.) » Preudhomme de Borre (A.). — Liste des Saturnides du Musée royal d'histoire naturelle de Belgique. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.) 1 VON Prittwitz (0.). — Die Generationen und die Winterformen der in Schlesien beobachteten Falter. (Stett, Ent. Zeit. 1861 et 1862.) 50 — Bemerkungen und Zusâtze zu Wilde's systematischer Beschreibung der Raupen. (Ib. 1862.) » — Literarisches. Das Sepp'sche Schmetterlingswerk. (Ib. ib.) — Beitrag zur Fauna des Corcovado. (Ib. 1865.) » — Literarisches. (Ib. 1866.) » — Sepp und seine Werke. (Ib. ib.) » — Lepidopterologisches. (Ib. 1867 et 1868.) » Pryer (H.-J.-S.). — On a monstrous spécimen of Halias quercana. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1868.) 51 Quaedvlieg (L.). — Description d'une anomalie observée chez un exemplaire de Hestia BeliaWestw. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.) 1 Reakirt (Tr.). — Observations upon some American Pieriuœ. (Proc. Ent.Soc.Philad.lv.) 10 — Descriptions of some new species of Danainse. (Ib. V.) » — Descriptions ofsome new species of Eresia. (Ib. ib.) >• — Coloradian Butterflies. (Ib. VI.) » Rogenhofer (A.). — Ueber Agrotis-Raupen und Hyponomeuta- Gespinnste. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.) 41 — Ueber Zwitter von Rhodocera rhamni L. und von Rh. Cleopatra. (Ib. 1869.) » — Die ersten Stànde von Earias vernana Hiib. (Ib. ib.) » — Zwitter von Gnophos dilucidaria S. V. (Ib. ib.) » — Lautâusserung des Mànnchens von Thecophora fovea Tr. (Ib. ib.) » — Beitrâgezur Kenntnissdergeographischen Verbreitung der Lepidoptern in Oesterreich. (Ib. ib.) » — Ueber die Synonymie und die frûheren Stànde von 32 Earias iosulana B. (siliquana H. Sch.) und Beschrei- bung einer neuen Art. (Ib, 1870.) » — Ueber Heliothis armigera. (Ib. 1871.) » RoGERS (W.). — Ofl varieties of Hipparchia Janira and Rumia cra- taegala. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1866.) 51 RUSPINI. — On a variety of Lycœna Phlœas. (Ib. 1862.) » RUSSELL (W.-T.). — On captures in England of Papilio Podalirius, Callimorpha Hera and Eulepia grammica. (Ib. Proc. 1861.) — On some rare species of British Lepidoptera. (Ib. Proc. 1862.) y Samy. — Sur une anomalie présentée par un Liparis dispar mâle. (Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXVI.) 546 Sartorius (Ch.). — Letter on Carpocapsa saltitans Westwood. (Proc. Ent. Soc. Philadelph. VI.) 10 Saunders (W.-W.). — On the ravages commited by the larvse of Agrotis segetum.(ïrans. Ent. Soc. London, Proc. 1863.) 51 — On the cases formed by the larvse of some species of Œceticus. (Ib. Proc. 1866.) » Saunders (W.-W.) cIBates (H.-W.). — On Heliconia Melpomene and some others Heliconiœ. (Ib. ib.) » SchlvEGER (Fr.). — Ueber «Die geographische Verbreitung der Schmetterlinge Deutschlands und der Schweiz. Von Ad. Speyer und Aug. Speyer. I Theil. Die Tagfalter, Schwàrmer und Spinner. Leipzig, 1858. » (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 — Ueber « Die Schmetterlinge Deutschlands und der Schweiz, systematisch bearbeitet von H.v.Heinemann. Zweite Abtheilung : Kleinschmetterlinge. Band I. Heft I. Die Wickler. . (Ib. 1864.) » SCHLEICH. — Ueber die friiheren Entwicklungsstànde des Ptero- phorus didactylus Lin. Ev. (trichodactylus Hb. (Ib.ib.) » — Ueber den Fang und die Behandlung der Microlepi- dopteren. (Ib. 1867.) » — Einige microlepidopterologische Beobachtungen ùber eine neue Nepticula, die Baupe von Gelechia micella und ùber Gracilaria imperialella. (Ib. ib.) » — Notiz Uber das Entschuppen der Schmetterlingsfliigel. (Ib. 1868.) » — Conchylis Woliniana nov. sp. (Ib. ib.) » — ZurNaturgeschichtedesPterophorusLienigianus.(Ib.ib.) » — Ueber die Lebensweise der Baupe von Exseretia Alli- sella. (Ib. ib.) » 33 — Beitrag zur Naturgeschichte der Raupe von Laverna Phragmitella. (Ib. ib.) » ScHMiDT (Franz). — Zur Naturgeschichte einiger Lepidopteren. (Ib. 1858.) V — Eine neue Noctua. Noctua florida n. sp. (Ib. 1859.) » SCHMiDT (H. R.). — Die Makrolepidopteren der Provinz Preussen. (Schr. Phys. Œk. Ges. Konigsb. III.) 11 ScHULTz. — Beschreibung einer neuen Noctua (Caradrina). N. Milleri. (Stett. Ent. Zeit. 1862.) 50 Scott (A. W.). — On Agrotis vastator. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1868.) 51 Scudder (S. H.). — Revision of the hitherlo known species of the genus Chionobas in North America. (Proc. Ent. Soc. Philad. V.) 10 de Sélys-Longchamps (baron Edm.). — Renseigne- ments du professeur Stefanelli sur les Deilephilus eu- phorbiae et esulse. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.) 1 Shearwood. — On a dark variety of Argynnis Aglaia. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1871.) 51 Shepherd (Edw.). — On Biston betularius. (Ib. Proc. 1863.) » VON SiEBOLD (C). — Lettera alla Societa Entomologica Italiana sulla Partenogenesi del Bombyx Mori. (Bull. Soc. Ent. Ital. III.) ^ 35 — Anfrage wegen eines Puppengespinnstes. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 Smith (Fr.). — On Hyponomeuta padella. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1863.) 51 — On a social larva of a Lepidopterous insect from Brazil. (Ib. Proc. 1868.) » — On a larva-case from Mount-Sinai, supposed to belong to a species of Œceticus. (Ib. Proc. 1869.) » Snellen van Vollenhoven (S. C). — Beschrijvingen en Afbeeldingen van Nederlandsche Vlinders {faisant suite à Sepp (J. Chr.)NederlandscheInsecten.) {Suite. Voir Fascicule II.) Part. III, livraisons 3 à 24. 427 Speyer(A.). — Verzeichniss der im Fiirstenthume Waldeck im gefliigelten Zustande iiberwinternden Schmetterlinge. (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 — Ueber Noctua (Cucullia) lactucse W. V. und die mit ihr verwechselten Arten. (Ib. ib.) » — Ueber die Naturgeschichte und die Artrechte von Noc- tua cerasinaFr. H. S. (N. castanea Esp.) (Ib. ib.) » — Lepidopterologische Beobachtungen auf einer Wande- rungiiberdas Stilfser Joch. (Ib. 1859.) » ANN.VLUS DE l..\ SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. V 34 « Die Schnietterlinge Deutschlands und der Schweiz, systematisch bearbeitet von H. von Heineinann. Erste Abtheilung : Grossschmetterlinge. Braunschweig, 1859. n Besprochen und mit gelegentlichen systema- tischen Bemerkungeu begleitet. (Ib. 1860.) js — Einige lepidopterologische Beobacbtungen und Bemer- kungen. (Saturnia carpini ; Goniopteryx Cleopatra ; Erebia ligea; Larentia infidaria De la Harpe.) (Ib. ib.) » — Kritische Bemerkungen zu dem Catalog der Lepidop- leren Europas und der angrenzenden Lander, von . D^ 0. Slaudinger und D^ M. Wocke. (Ib. 1862.) >; — Psyché tenella n. sp, (Ib. ib.) r — Zur Vertheidigung. (Ib. ib.) m — Erebia nerine Fr., Reichlini H. S. und Morula Sp. (Ib. 1865.) — Erebia triopes, gorges var.? (Ib. ib.) » Psyché (Oreopsyche) tenella Sp. (Ib. ib.) » < — Ueber einige in Freyer's Neueren Beitrâgen zur Scbmetterlingskunde publicirte Arten. (Ib. ib.) » — Lepidopterologische Mittheilungen (Melitœa parthenie Borkh.; Nemoria viridata L. und porinata Z.; Zono- soma (Cabera) suppunctaria Zell.; Cilix ruffa L. (spi- nula W. V.); Caradrinasericea n. sp.) (Ib. 1867.) » — Bemerkungen iiber einige englische Schmetteriinge. (Ib. ib.) » — Ueber Gnophos ophthalmica Led. und einige verwandte Ai'ten. (Ib. ib.) » Gnophos serotioaria H. (Ib. ib.) » — Ennychia minutalis n. sp. (Ib. 1868) » Speyfk (A.) et Snellen van Vollenhoven (S. C). — Ueber tt Beitriige zur Schmetterliogskunde. Kritische Bear- beitUDg der wichtigsten entomologischen Werke des 17 und 18 Jahrhunderts beziiglich der darin abgehan- delten europaischen Schmetteriinge von A. Werne- burg. ). (Ib. 1865.) » Stainton (H. T.). — Ueber Gelechia Sepiella und Gel. trian- uulella. (Ib. 1867.) » — On cases of two species of the long-horned moths. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1861.) 51 — On the Larvse of two species of Micropteryx. (Ib. ib.) > — On the pupaof the Lepidopterous genus Micropteryx. (Ib. Proc. 1862.) » — Orgyia Ericae etc. (Ib. ib.) » 35 — On Zelleria Lepariella. (Ib. ib.) » — Note respecting the Micropteryx bred from Hazel- leavcs by Herr Kaltenbach. (Ib. ib.) » — On Bactra ub'ginosana. (Ib. ib.) » — On a paper on the genus Nepticula by Von Heine- mann, (Ib.ib.) » — On the larvse of Hyponomeuta padella and of an In- curvaria, supposed to be I. pectinea. (Ib. Proc. 1863.) — Notice on the habits of ïinea vivipara Scott. (Ib. ib.) » — Habits of Elachista apicipunctella. (Ib. ib.) x — On Micropteryx fastuosella. (Ib. ib.) » — On Tinagma resplendellum. (Ib. ib.) > — On Tortrix grandsevana Zel. (Ib. ib.) » — On the pupa of Anchinia verrucella. (Ib. Proc. 1864.) ^ — A remarkable variety of Tinea cloacella. (Ib. Proc. 186o.) — On some Micro-Lepidopterous larvse. (Ib. Proc. 1866.) » — On the species of the genus Gelechia. (Ib. ib.) » — On Gelechia vicinella and Gelechia atrella. (Ib. ib.) n — On Stathmopoda? Guerinii. (Ib. ib.) » — On the dislijie which birds seemed to hâve for certain butterflies. (Ib. ib.) » — On Tinea oleastrelia Millière. (Ib. Proc. 1867.) » — On Ebulea catalaunalis. (Ib. ib.) » — On Paradoxus Osiridellus Millière, a new genus and species of Tineina. (Ib. Proc. 1869.) » — On Gelechia atrella. (Ib. ib.) » — On Cosmopteryx Lienigiella. (Ib. Proc. 1870.) » — On the diinorphism in the larva of Sphinx Atropos. (Ib. ib.) » — New British Tineina in 1871. (Ent. Ann. 1872.) 54 — Note on the Rediscovery of the Larva of Antispila Ri- villei, after a lapse of 120 years. (Ib. ib.) » Staudinger (O.). — Diagnosen nebst kurzen Beschreibungen neuer andalusischer Lepidopteren. (Stett. Ent. Zeit. 1859.) 50 — Zur Rechtfertigung. (Ib. 1860.) * — Ueber einige neue und bisher verwechselte Lepido- pteren. (Ib. 1861.) » — Reise nach Finmarken. Macrolepidoptera. (Ib. ib.) ». — Ueber einige neue griechische Lepidopteren. (Ib. 1862.) — Die Arten der Lepidopteren-Gattung Ino Leach, nebst 36 einigen Vorbemerkungen uber LocaWan'etàten. (Ib. ib.) ). — Bemerkungen ûber Arten der Gattung Colias. (Ib. 1866.) >. — Drei neue Sesien und Berichligung ûber einige altère Arten. (Ib. ib.) > — Zur Gattung Heliodes. (Ib. ib.) » — Einige neue Lepidopteren (sammtlich aus der Samm- lung des verstorbenen 0. Grimer). (Ib. 1^67.) » — Gelechia petasitella und Phyllobrostis Hartmanni. (Ib. ib.) » — Bemerkun{» iiber Gnophos Meyeraria Lah. (Ib. 1868.) » — Ueber « Vcrzeichniss cicr Schinetterlinge des Herzog- thums Nassau. Von D"" A. Rôssier. » (Ib. ib.) » Steudel. — Gelechia sepiella, n. sp. (Ib. 18G6.) >> Stevens (S.). — On a variety of Papilio Semperi. (Trans. Ent. Soc, London, Proc. 1866.) 51 Teich (C. A.). — Lepidoplerologische Mittheilangen. (Stett. Ent. Zeit. 1866.) 50 TiMiNS (D. C). — On Rearing Lepidoptera in Winter, and on the possibility of Naturalizing Exotic Lepidoptera. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1863.) 51 — Notes on the larvœ of Charaxes Jasius and Melitsea Provencialis. (Ib. Proc. 1866.) » — Note on the appearaoce of Argynnis Lathonia. (Ib. ib.) )> — Seven new species of the Genus Thais. (Ib. Proc. 1867.) » — On three abnormal spécimens of Argynnis Lathonia. (Ib. Proc. 1868.) Trimen (R.). — Deilephila livornica capturednear Cape-Town. (Ib. Proc. 1863.) )' — On the identity of Charaxes Argynnides and Nympha- lisJahlusa. (Ib. Proc. 1865.) >. Trimoulet (H.). — Catalogue des Lépidoptères du Département de la Gironde. (Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXII.) 546 Vaughan (How.). — On Dianthœcia conspersa. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1870.) 5] — On the Triphsena Curtisii Newm. (Ib. Proc. 1871.) » — On a nearly black variety of Arge Galalhea. (Ib. ib.) » "Walker (Fr.). — Note on Argynnis Cybele and A. Aphrodite. (Ib. Proc. 1862.) Wallace (Alex.). — On a plan of mounting Micro-Lepidoptera. (Ib.ib.) » 557 — On Bombyx Ricini and Bombyx Cynthia. (Ib. Proc. 1866.) — On Bombyx Cynthia. (Ib. Proc. 1867.) » Wallace (A. R.). — On polymorphism in some species of Papilio. (Ib. Proc. 4864.) » — On the effect oflocality in producing change of form, examplified in some species of Papilio, Eronia and Pieris. (Ib.ib.) » Walsh (B. D.). — Letter from Rock Island, Illinois, on mimetic Lepidoptera. (Ib. Proc. 1865.) » Weir (J. J.). — On some varieties and hybrids of the genus Po- lyommatus. (Ib. Proc. 1868.) ♦ — Ou Heliothisarmiger. (Ib. Proc. 1869.) ^ — On the identity of Argynnis Adippe and Niobe. (Ib. Proc. 1870.) » Werneburg. — Ueber einige Schmetteriinge altérer entomolo- gischer Schriftsteller. (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 — Bemerkungen liber die Lepidopteren in Scopoli's Ento- mologia Carniolica. (Ib.ib.) » — Ueber einige Abbildungen in C. Clerk's Icônes insec- torum etc. (Ib. ib.) » — Die Lepidopteren in Thunberg's « Dissertationes Aca- demicEe. (Ib. 1858 et 1859.) Einige Bemerkungen iiber die Spanner des Genus Eu- gonia Hb. (Ib. 1859.) Ueber die scheckensaumigen Arten des Genus Hes- peria. (Ib. 1861.) » — Zur Naturgeschichte der Geometra Pomonaria. (Ib. ib.) — Ein Beitrag zur Fauna der Insel Sylt. (Ib. 1865.) « — Ueber das Lepidopteren-Genus Colias, wie es in Stau- . dinger's Catalog aufgestelltist. (Ib. ib.) " Westwood (J. G.)- — Oii ^^e Australian species of Psychidaî. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1862.) 51 — On Gracilaria rufipennella. (Ib. Proc. 1863.) » — On the larvse and pupse of the Gênera Coronis and Cas- tnia. (Ib. ib.) » On Papilio Castor and P. PoUux. (Ib.ib.) >» On the method of preparing Lepidopterous Larvaj. (Ib. ib.) — Charaxes Argynnides n. sp. (Ib. Proc. 1864.) » Papilio Hewitsonii n. sp. (Ib. ib.) >' — Liphyra Brassolis, new genus and species of butterfly from East-India. (Ib.ib.) » 38 — On an anormal spécimen of Acherontia Alropos. (Ib. Proc. 1865.) — On Liparisdispar. (Ib. Proc. 1866.) » — On Vanessa Urticse. (Ib. Proc. 1867.) » — Partial gynandromorphism in Anthocharis Cardamines. (Ib. Proc. 1870.) ,. — Examples of gynandromorphism in Anthocharis Carda- mines, Polyommatus Adonis and Siderone Isidora. (Ib. ib.) — On Papilio Crino, from Ceylan. (Ib. Proc. 1871.) » — On the Papilio Thersander of Fabricius. (Ib. ib.) » Westwood (J. 0.), Wallace (A. R.) et Bâtes (H. W.). — On the theory of mimiery examplified in a monstrous indivi- dual of Pieris Pyrrha, a Brazilian butterfly. (Ib. Proc. 1866.) » Weymer (G.). — Beitrag zur Naturgeschichte der Pachnobia Leu- cographa S. V. (Stett. Ent. Zeit. 1865.) 50 — Bemerkungen liber einige Lepidopteren. (Ib. ib.) » White (Al).). — On a new species of Bombyx, from ludia. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1861.) SI — On a new species of Lycsena from New-Zealand. (Ib. ib.) » WiESENHÏJTTER (Fr.). — Beitrag zur Kenntniss der ùberwinternden Schmetterlinge. (Stett. Ent. Zeit. 1859.) .50 Wilde. — Beitrâge zur Naturgeschichte der Schmetterlinge (Me- litœa Maturna; Sesia Tenthrediniformis (Erupiformis); Hepialus Lupulinus.) (Ib. ib.) » WiLLiAMSON (W. C). — On Earias siliquana. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1867.) 51 WiLSON (G. J.). — On a gynandromorphous spécimen of Lasio- campa Quercus. (Ib. Proc. 1868.) » WocKK (M. F.). — Reise nach Finmarken. Microlepidoptera. (Stett. Ent. Zeit. 1862.) 50 — Ein Beitrag zur Lepidoplernfauna Norwegens. (Ib. 1864.) — Zwei neue Nepticuleu. (Ib. 1865.) » — Zwei neue Arten von Chauliodus. (Ib. 1867.) » VVooD (T. W.). — On the mimiery of Nature by herself, exampli- fied by the colouring of the under side of the wings of Anthocharis Cardamines. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1863.) 51 — On Vanessa Milberti, from British Columbia. (Ib. Proc. 1867.) »> — Remarks on the Coloration ofChr3'salides. (Ib. ib.) » 59 — On the pupa of Sphinx lig-ustri. (Ib. Proo. 1868.) » — On several exotic species of Saturniidse. (Ib. ib.) . WlllschlegEL (J.). — Einige Mittheilungen liber Cucullia Cam- panulse Freyer. (Stett. Ent. Zeit. 1859.) 50 — Mittheilungen iiber die ersten Stânde einiger Sclimeî- terh'nge. (Miselia Magnolii Bdv. ; Polia ruûcincta Hiïbn.; Plusia Bractea S. V.) (Ib. ib.) » — Ergànzungen zu « Wilde's Pflanzen und Raupen Deutschlands. » (Ib. 1864.) » Zeller (P. C). — Beitrag zur Kenntniss der Lepidoptern-Fauna der Umgegend von Raibl in Oberkarnthen und Preth im angrenzenden Kûstengebiet. (Verh. Zool.Bot. Ges. Wien, 1868.) 41 — Asopia Lienigialis und Grambus Lienigiellus, Zwei neue Falterarten. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 — Zwei hermaphroditische Falter (Hipparchia Janira; Geometra lichenaria.) (Ib. ib.) » — Ueber Phalsena Tin. Xylostella Lin. (Plut, xylost. auctor.) (Ib. ib.) » — Nachricht iiber einige Falter der Meseritzer Gegend. (Ib. 1865.) . » — Einige Worte iiber das Seppsche Werk nebst Probeii aus der Fortsetzung desselben. (Ib. 1866.) » Beschreibung einiger amerikanischen Wickler und Crambiden. (Ib. ib.) » — Ueber Senta maritima Tauscher (ulvse H.) (Ib. ib.) » — Ueber die europàischen Setina-Arten. Zweiter Artikel. (Ib. 1867.) ■ Naturgeschichte der Fidonia fasciolaria. (Ib. ib.) » — Ueber das Entschuppen der Schmetterlingfliigel. (Ib. ib.) >. — Ueber « Die Schmetterlinge Deutschlands und der Schweiz, systematisch bearbeitet von H. von Heine- mann. Zweite Abtheilung. Band I, Heft 2. Die Zuns- 1er. » (Ib. ib.) » — Ueber « Skandinaviens Fjàdermott (Alucita Lin.) beskrifna af H. D. J. Wallengren, » (Ib. ib.) >> — Einige von Herrn Pickard Cambridge, besonders in iEgypten und Palestina, gesammelte MicroLepidoptera. (Ib. ib.) — Einige ostindische Microlepidoptera beschrieben. (Ib. ib.) — Lepidopterologische Ergebnisse einer Reise ia Ober- k.ïrnthen. (Ib. 1868.) >» 40 — Beilràge zur Naturgeschichte der Lepidoptern (Lycœna Medon und Artaxerxes;Boarmia glabraria Hbn. ; Aci- dalia corrivalaria Kr. ; Melissoblaptes bipunctanu3 Z.; Depressaria annexella, ciliella an applanse varietas?; Tin;igma balteolellum F. R.; Pterophorus Inulse Z.) (Ib. ib.) VON ZiEGLER UND Klipphausen. — Ueber die europâischen Arten der Rhopnlocera-Gattung Melitœa Fab. (Ib. J867.) » Anonyme. — Nacbricht ûber eine lepidopterologische Excursion von Wien aus in die Steyrischen Alpen. (Ib. 1843.) » — A new American Silkworm : Attacus Polyphemus L. (Traos. Ent. Soc. Lond. Froc. 1865.) 51 41 DIVISION IV. NÉVROPTÈRES ET ORTHOPTÈRES. FASCICULE I. N" de l'Invent. général. AssMUSS (E. Ph.). — Verzeichniss der Orthopteren des Gouverne- ment Kaluga. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wiea, 1857.) 41 Audinet-Serville. — Note sur l'Acridium peregrinum Olivier, (Ann. Soc. Ent. France, 1845.) 48 AussERER (C). — Neurotteri Tirolesi, colla diagnosi di tutti i ge- neri europsei. (Ann. Soc. Nat. Modena, IV.) 492 Bachman. — Ueber das Vorkommen und die Lebensweise der Acanthaclisis occitanica Villers auf der frischen Neh- rung. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1855.) 41 Berce. — Sur l'élève des larves du Myrmeleo formicarium. (Ann, Soc. Ent. France, 1865.) 48 Blackmore. — On Acrydium peregrinum in Tangiers. (Trans. Ent. Soc. London. Proc. 1871.) 51 Blisson. — Supplément au Mémoire sur la préparation des Œsch- nes et des Libellules, publié dans les Annales de la So- ciété entomologique de France, tome IX. (Ann. Soc. Ent. France, 1844.) 48 Braueu (Fr.). — Beitrâge zur Kenntniss der Verwandlung der Neuropteren. (Ascalaphus Macaronius Scop.; Man- tispa pagana Fabr. ; Beschreibung der Larve und Nymphe der Acanthaclisis occitanica Villers.) (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1855.) 41 — Beitrâge zur Kenntniss des inneren Baues und der Verwandlung der Neuropteren. (Einige Worte iiber die vergleichend-anatomische Untersuchung der Neuro- pteren-Genera. — Limnopbilus fuscus L.; Bittacus ti- pulariusLatr.; Boreus hiemalis Latr.; Mantispa pagana Fabr.; Drepanopteryx phalgenoides L.; Formicaleo te- tragrammicus Pallas; Verzeichniss der um Wien auf- gefundenen Neuropteren.) (Ib. ib.) » — Verzeichniss der im Kaiserthume Oesterreich aufge- fundenen Odonaten und Perliden. (Ib. 1856.) » AN.N.VLCS HE I.A SOC. F.NTOM. I)E RELGItIL'E, T. XVU. VI 42 Vergleichende Beschreibung der Sialis fuliginosa Picf. (?) undlutaria L. (Ib. ib.) Rûckblick auf die im Jahre 1850 beschriebenen oster- reichischen Arten der Gattung Chrysopa Leach, nebst Beschreibung der Ch. tricolor nov. sp. (Ib. ib.) Ueber Boreus hiemalis. (Ib. 4857.) Beitrâge zur Kennfniss der Verwandlung der Neuro- pteren. Boreus hiemalis L. (Ib. ib.) Chrysopa tricolor, verglichen mit der Beschreibung von Ch. gracilis Heyden und slenoptila Schneider. (Ib. ib.) Bemerkungen iiber die kurzfliigeligen Formen einiger Perliden-Arten. (Ib. ib.) Bittacus Hageni, eine neue europaische Art, beschrie- ben und mit den verwandten Arten verglichen. (Ib. 1860.) Beitrîige zur Kenntniss der Panorpiden-Larven. (Ib. 1865.) Gattung Isoscelipteron Costa. (Ib. 1864.) Zwei neue Arten dèr Gattung Apochrysa Schneider. (Ib. ib.) Beschreibung einer neuen Neuropteren-Gattung, An- kylopteryx m. (Ib. ib.) Zweiter, Dritter, Vierter und Fiinfter Berichte iiber die auf der Weltfahrt der Kais. Fregatte Novara ge- sammelten Neuropteren. (Ib. 1865.) Bericht iiber die von Herrn Baron Ransonnet am rothen Meere und auf Ceylon gesammelten Neuropteren (L.). (Ib. ib.) Beschreibungen neuer exotischer Libellen. (Ib. 1866.) Zusàtze und Berichtigungen zu Hagen's Hemerobida- rum Synopsis synonymica und Beschreibung einer neuen Nymphiden-Gattung, Myiodactylus aus Austra- lien. (Ib. ib.) Beschreibung neuer exotischer Libellen aus den Gat- tungen Neurothemis, Libellula, Diplax, Celithetuis und Tramea. (Ib. 1867.) Larve von Hypochrysa nobilisHeyd. (Ib. ib.) Eier und Larve von Chrysopa pallida Schneid. (Ib. ib.) Larve von Hemerobius humuli L. (Ib. ib.) Beitrag zur Kenntniss der Mantispiden-Gattungen. (Ib. ib.) 43 — Bericht ûber die von H. Dir. Kaup eingesendeten Odo- naten. (Ib. ib.) — Beschreibung neuer Neuroptera aus dem Muséum Go- deffroy und Sohn in Hamburg. (Ib. ib.) — Ueber Myrmeleon sinuatuni Olivier, als Beitrag zur Kenntniss der Myrmeleoniden- Gênera : Palpares, Ste- nares und Acanthaclisis. (Ib. ib.) — Neueexotische Odonalen. (Ib. ib.) — Beschreibung und Verwandlung des Dendroleon pan- therinus Fbr., und Vergleichung der bis jetzt be- kannten Myrmeleoniden- und Ascalaphiden-Larven. (Ib.ib.) — Ueber den Dimorphismus der Weibchen in der Libel- luIinen-Gattung Neurothemis. (Ib. ib.) « -— Neue und wenig bekannte vom H. Doct. Seraper ge- sammelte Odonaten. (Ib. 1868.) , — Zweineue Myrmeleon-Arten. (Ib. ib.) , — Neue von Herrn D"" G. Semper gesammeite Neuro- pteren. (Ib. ib.) ,. — Verzeichniss der bis jetzt bekannten Neuropteren im Sinne Linné's. (Ib. ib.) ,i — Dritter Bericht ûber die von H. G. Semper mitge- theilteu, von dessen Bruder auf den Philippinen ge- sammelten Neuropteren und Beschreibung einerneuen Libellen-Gattung, aus dem Muséum GodeÊfroy in Ham- burg. (Ib. ib.) y, — Beschreibung neuer Neuropteren aus dem Muséum Godeffroy in Hamburg. (Ib. 1869.) — Beschreibung der Verwandlungsgeschichle der Man- tispa styriaca Poda, und Betrachtungen iiber die so- genannte Hypermetamorphose Fabre's. (Ib. ib.) » — Xiphocentron Bihmekii. (Ib. 1870.) >, — Ueber zwei neue von Prof. D. Bilimek in Mexico ent- deckte Insekten (Xiphocentron Bihmekii; Paraphle- biahyalina.) (Ib. 1871.) ^ — Beitriige zur Kenntniss der Lebensweise und Verwand- lung der Neuropteren. (Micromus variegatus Fabr., Panorpa communis L.; Bittacus italiens Klg., und Bit- tacus Hagenii Brau.) (Ib. ib.) > BmsoiJT DE Barneville (L.). —Orthoptères rapportés des Pyré- nées orientales, par M. Bellier de la Chavignerie. — Paris, 1857, in-8°. 59 — Quelques Orthoptères des Basses-Alpes. (Ann. Soc. Ent. France, 1859.) 48 44 — Sur quelques Orlhoptères de la famille des Acrididés, pris aux environs de Paris. (Ib. ib.) « — Orthoptères de Sicile, recueillis par M. E. Bellier de la Chavignerie. (Ib. 1860.) » Brown (Edvv.). — On a newspecies of Locust found at Burton-on- Trent. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1869.) 51 Brunner von Wattenwyl(C.). — Ueber die Genitalien der Blat- liden. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1861.) 41 — Disquisitiones orthopterologicse. Dissertatio II. Non- nulla Orthoptera europsea nova vel minus cognita de- scripsit etdepixit. (Ib, ib.) » — Ueber die von der K. K. Fregatte Novara mitge- brachten Orthopteren. (Ib. 1862.) » BuRMEiSTER (H.). — Notiz ùber die Mantis-Arten bei Buenos- Aires. (Berl. Ent. Zeitsch. VIII.) 40 Butler (A- G.). — On a Locust of the genus Conocephalus, recei- ved living inEngland. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1869.) 51 Chaney (W.). — On Atropos pulsatoria. (Ib. Proc. 1867.) » Cleghorn. — On Ihe great damage done in the young Casuarina plantations at Madras by a species of Acheta. (Ib. Proc. 1868.) » CoME. — Sur les ravages exercés en Algérie par l'Acridlum pere- grinum. (Ann. Soc. Ent. France, 1867.) 48 Coquerel (Ch). -- Orthoptères de Bourbon et de Madagascar. (Ib. 1861.) » Cornélius. — Libellenzùge im Bergischen. (Stett. Ent. Zeit. 1862.) 50 Costa (A.) et Hagen (H. A.). — Neuroptera Neapolitana, nebst Synopsis der Ascalaphen Europas. (Ib. 1860.) » Dohrn (Anton.). — Charles Brunner de Wattenwyl, Nouveau Sys- tème des Blattaires. Vienne, 1865; angezeigt. (Ib. 1866.) Dohrn (H.). — Beitrag zur Kenntniss europaischer Forficuhnen. (Ib. 1859.) — Die Dermapteren von Mexico. (Ib. 1862.) » — Versuch einer Monographie der Dermapteren (incom- plet.) (Ib. 1864 et 1865.) ~ Idem. Nachtrag. (Ib. 1867.) » — Zwei neue Dermapteren aus Nordaustralien. (Ib. 1869.) Doumerc. — Description d'une nouvelle espèce de Névroptère de la Tribu des Hémérobiens. — Paris, 1861, in-8". 102 — Même ouvrage. (Ann. Soc. Ent. France, 1861.) 48 4Ô DuFOUR (Léon.) — Sur une nouvelle espèce de Phalangopsis. (Th. ib.) » DuNNiNG. — On the species of Pacliytylus. (Trans. Enl. Soc. Lon- don, Proc. 1870.) 51 Eaton (A. E.). — On some points in the Anatomy of the immature Csenis macrura of Stephens. (Ib. 1868.) » — On some new British species of Ephemeridse. (Ib. 1870.) — A Monograph oftheEphemeridse. (Ib. 1871.) » Elditt (H. L.). — Myrmicophila acervorum Panz., ein fiir die preussische Insecten-Fauna neues Thier. (Schrift. Phys. Œk. Ges. Kônigsberg, III.) 11 Fjeber (F. X.). — Beitràge zur Orthopteren-Kenntniss. I. Zu Thamnotrizon Fisch. (Wien. Ent. Monatsclir. V.) 52 FiNGER (.!.)• — Wanderheuschrecken. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1858.) 41 von Frauenfeld (chevalier G.). — Thamnotrizon apterus Fbr. (Ib. 1864.) » VON Gernet (E.). — Eine Nachricht iiber Heusebrecken aus dem 16''" Jahrhunderte. (Bor. Soc. Ent. Ross. V.) 32 Ghiliani (V.). — Sur l'Epacromia angustifemur. (Ann. Soc. Ent. Belg. XII.) 1 — Sulla Phaneroptera liliifolia Fabr. (Bull. Soc. Ent. Ital. I.) 35 — Razza o specie di Acridite. (Ib. ib.) » — Sulla Opomala sicula. (Ib. II.) » Girard (M.). — Note sur une espèce nouvelle du genre Hemero- bius. (Ann. Soc. Ent. France, 1859.) 48 — Indication et discussion d'un nouveau caractère géné- rique du genre Hemerobius, Tribu des Myrméléoniens, ordre des Névroptères, et description de deux espèces nouvelles de ce genre, recueillies par le R. P. Mont- rouzier, et désignées par lui sous les noms de Chloro- melas et Stigma. (Ib. 1862.) » — Considérations générales sur le genre Raphidia (Né- vroptères, Raphidiens), et Note sur les espèces de ce genre qui se trouvent aux environs de Paris. (Ib. 1864.) — Sur la larve de la Raphidia ophiopsis L. (Ib. 1865.) » — Sur la capture en Syrie de la Libellula leucosticta Burmeister. (Ib. 1868.) » — Sur la Libellula tlaveola L. (Ib. ib.) » Giraud(J.). — Analyse d'un travail de M. Fr. Brauersurles mœurs et les métamorphoses des Mantispa. (Ib. 1870.) » 46 GouLD. — Communication respecting the question of the liability of Odonata to the attacks of birds. (Trans. Ent, Soc. LondoD, Proc. 1872.) ^ 51 Grabeh (V.). — Die Orthopteren Tirors mit besonderer Riick- sicht auf ihre Lebensweise und geographische Ver- breitung. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1867.) 41 — Faunistische Studien in der syrmischen Bucht. I. Ueber Orthopteren. (Ib. 1870.) » — Ueber Polygamie und anderweitige Geschlechtsver- hàltnisse bai Orthopteren. (Ib, 1871.) » — Ueber den Ursprung und Bau der Ton-Apparate bel den Akridiern. (Ib. ib.) » Hagen (H. A.). —Notes on the Genus Raphidia. (Trans. Eut. Soc. London. Sér. III. V.) 51 — Révision critique des Phryganides décrites par M. Rambur, d'après l'examen des individus types. — Bruxelles, 1860, 1 broch. in-8o. 161 — Même ouvrage (Ann. Soc. Ent. Belg. IV.) 1 — Phryganea grandis und striata Linné. (Linn. Ent. V.) 2 — Die Entwicklung und der innere Bau von Osmylus. (Ib. VII.) — Monographie der Termiten. (Ib. X.) » — Specielle Monographie der Termiten. (Ib. XII.) » — Die Odonaten- und Neuropteren-Fauna Syriens und Klein-Asiens. (Wien. Entom. Monatschr. VII.) 52 — Examen des Névroptères (Non Odonates) recueillis en Sicile par M. E. Bellier de la Chavignerie. (Ann. Soc. Ent. France, 1860.) 48 — Névroptères (Non Odonates) de la Corse, recueillis par M. E. Bellier de la Chavignerie en 1860 et 1861. (Ib. 1864.) — Additions aux Névroptères (Non Odonates) de la Corse, d'après l'examen des chasses faites en 1862, par M. E. Bellier de la Chavignerie. (Ib. ib.) » — Synopsis of the BritishPlanipennes. (Ent. Ann, 1858.) 54 — Synopsis of the British Phryganidœ. (Ib. 1839, 1860 • et 1861.) » — Synopsis of the British Psocidœ. (Ib. 1861.) » — Synopsis of the British Ephemeridœ. (Ib. 1863.) » — Synopsis der Neuroptera Ceylons. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1858 et 1859.) 41 — Phryganidarum Synopsis synonymica. (Ib. 1864.) » — Psocinorum et Embidinorum Synopsis synonymica. (Ib. 1866.) » 47 Notizen beira Studium von Brauer's Novara Neuro- pteren. (Ib. 1867.) 5 Beitrag zur Odonaten-Fauna des Russischen Reiches. (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 Riisslands Neuropteren : Phryganiden, Myrmeleo- niden , Ascalaphiden , Màntispiden , Nemopteriden , Dilariden, Hemerobiden, Sialiden, Panorpiden, Pso- ciden, Termitiden. (Ib. ib.) » Ueber eine von H. Prof. Zeller entdeckte Geschlechts- verschiedenheit bei der Gattung Coniopteryx Haliday. (Ib. 1859.) Ansschliipfen von Chrysopa-Larven. (Ib. ib.) » Beitrag zur Kenntniss der Neuropteren (Màntispiden und Hemerobiden.) (Ib. ib.) » Ueber das Vorkommen von Palingenia longicauda und Acanthoclisis occitanica in Preussen. (Ib, ib.) « Die Phryganiden Pictet's nach Typen bearbeitet. (Ib. 1859, 1860 et 1861.) . Ueber Hemerobius (Chrysopa) triraaculata Girard. (Ib. 1860.) « Ueber die Neuropteren-Fauna Amerikas. (Ib. ib.) » Berichtigung zu « Fischer von Waldheim, Notice sur quelques Orthoptères et Neuroptères du Brésil. » (Ib. ib.) » Beitrag zur Kenntniss der Myrmeleon-Arten. (Ib. ib.) Ueber Phryganiden-Gehiiuse. (Ib. 1864.) » Beitrâge zur Kenntniss der Phryganiden. (Ib. 1865.) » Beitràge zur Kenntniss und Synonymie der Psociden. (Ib. 1866.) » Entdeckung der Phryganide, welche die schneckenar- tige Gehâuse (Helicopsyche) bewohnt. (Ib. ib.) » Die Neuropteren Spaniens nach Ed. Pictet's Synopsis des Neuroptères d'Espagne, Genève, 1865; und D'' Staudinger's Mittheilungen. (Ib. ib.) » Hemerobidarum Synopsis synonymica. (Ib. ib.) » Revision der von H. Uhler beschriebenen Odonaten. (Ib. 1867.) Revision der von H. Scudder beschriebenen Odonaten. (Ib. ib.) Ueber « F. Th. Kôppen : Ueber die Heuschrecken Sûdrusslands ; nebst einera Anhange liber einige andere daselbst vorkommende schiidliche Insecten. » (Ib. ib.) » Die Neuroptera der losel Cuba. (Ib. ib.) » 48 — Agapetus lomentosus Pictet. (Ib. 1868.) h — Monographie der Gattuiig Berœa Steph. (Ib. ib.) i Zur Kenntniss von Psychomyia Latr. (Ib. ib.) » Monographie der Gattung Dasystoma Ramhur. (Ib. ib.) » — ■■ Odonaten Cubas. (Ib. ib.) » — FragmentezurGattungNeurothemisBrauer. (Ib. 1869.) » — Zur Odonaten-Fauna von N'CU-Granada nach Lindig's Sammlungen. (Ib. ib.) » Haliday. — Sur la soie produite par les larves du genre Embia. (Ann. Soc. Enl. France, 1863.) 48 Jakowlevv(W.). — Verzeichniss der Neuropteren der Wolga-Ge- gend. (Hor. Soc. Ent. Ross. VI.) 32 Kawall (J. H.), — Die Orthopteren und Neuropteren Kur- land's. — Riga, 1864, I br. in-8". 215 Keferstein. — Ueber die schadlichen Heuschrecken. (Stett. Eut. Zeit., 1843.) 50 KiNG (Ch. B.). — On Anisomorpha buprestoides. (Trans. Ent. Soc, Lond., Proc. 1867.) 51 Kœppen (F. Th.). — Ueber die Heuschrecken in Siidrussland, nebst einem Anhange iiber einige andere daselbst vor- komraendeschadliche Insekten. (Hor. Soc. Ent. Ross. III.) 32 KoLAZY (J.) — Ueber die Niihrung der Gryllotalpa vulgaris L. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1871.) 41 KoLENATl. — Eine neue ôsterreichische Phryganea. (Ib. 1856.) » — Beitriige zu Oesterreichs Neuropteren-Fauna. (Wien. Entom. Monatschr. II.) 52 — Die Larve von Setodes hiera Kolenati. (Ib. ib.) » Beitriige zur Kenntniss der Neuroptera austriaca. (Ib. ib.) — Synopsis prodroma der Gattung Hydropsyche. (Ib. ib.) » — Systematisches Verzeichniss der dem Verfasser be- kannten Phryganiden und deren Synonyraik. (Ib.III.) i> KoLLAR (V.). — Ueber Mantis religiosa. (Verh, Zooi. Bot. Ges. Wien, 1855.) 41 — Beitrag zur Geschichte schiidlicher Heuschrecken. (Ib. 1858.) KiiNSTLER (G. A.). — Ueber Heuschreckenfrass. (Ib. 1864.) » Laboulbène (Al.). — Sur la Nemura nebulosa et la Perla parisina. (Ann. Soc, Ent. France. 1868.) 48 Lallemant (C). — Notice sur l'invasion des Sauterelles en Al- gérie (Acridium peregrinum ; Djerad des Arabes), sui- vie de remarques par M. de Sélys-Longchamps. (Ann. Soc. Ent. Belg. IX.) 1 49 LOBSCHEiD. — Ueber Acridium peregrinura. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1870.) 41 LOEW (Fr.). — Beitrâge zur Kenntniss der Orthopteren (Raphido- phora cavicola Koll. ; Locusta caudata Charp. ; Palin- genia longicauda Swamm.) (Ib. 1861.) >> — Ueber Palingenia lioraria L. und Lestes fusca Vanderl. (Ib. 1866.) — Neuropteren-Verzeichniss auf lueinem im Mai 1862 nach Graz, Laibach, Trient und Gorz Ausllnge ge- samraelten. (Ib. ib.) » — Ueber Heliothrips hsemorrhoidalis Bouché. (Ib. 1867.) * LoEVV (H.). — Abbildungen und Bemerkungen zur Anatomie eini- ger Neuropterengattungen. (Linn. entoniol. III.) 2 LuBBOCK (siR John). — Ou the preparatory state of Psocus. (Trans. Eut. Soc. London, Proc. 1862.) 51 Lucas (H.). — Notes sur TAcridium peregrinum. (Ann. Soc. Ent. France, 1845.) 48 — Note sur l'Hetrodes Guyonii Aud.-Serv. (Ib. 1859.) » — Sur l'Hetrodes Guyonii Serv. (Ib, 1860.) » — Note sur le genre Eugaster, Orthoptère de la famille des Locustiens, qui habite le sud des possessions françaises dans le nord de l'Afrique. (Ib. 1861.) » — Sur les capsules ovifères de la Blatta surinamensis. (Ib. ib.) » — Note sur la Perisphœraglomeriformis. (Ib. 1862.) » — Note sur l'Acridium albipesDe Geer. (Ib. ib.) >• — Sur l'Œcanthus pellucens Scopoli. (Ib. ib.) >* — Sur l'Epacromia (Gryllus) thalassina Fabr. (Ib. ib.) » — Quelques remarques sur le genre Perisphœra, Ortho- ptère de la famille des Blattaires, et description d'une espèce nouvelle appartenant à ce genre. (Ib. 1863.) » — Sur une éclosion d'œufs de Phyllium au Jardin des Plantes. (Ib. ib.) » — Sur une nouvelle espèce de Callimenus des environs de Pékin. (Ib. ib.) » — Sur une nouvelle espèce du genre Saga. (Ib. 1864.) » — Note sur le Gampsocleis gratiosa. (Ib. 1865.) i" — Observations sur un Nouveau genre d'Orthoptère sau- teur (Cosmoderus erinaceus), de la famille des Locus- tiens. (Ib. 1868.) » — Sur un fourreau de Phrygane des environs de Rio- Janeiro. (Ib. ib.) » — Remarques sur TEugaster Servillei, Orthoptère sauteur de la famille des Locustides, et description d'une espèce ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVU. Vil m nouvelle appartenant à cette coupe générique. (Ib. 1869.) — Note sur llschnopoda Reyi, Orthoptère coureur de la famille des Phasmides. (Ib. ib.) » — Sur les Eurycantha calcarata et insularis, espèces nou- velles de Phasmides de l'archipel Salomon. (Ib. ib.) » Mac Lachlan (Rob.). — Notes sur la Monocentra lepidoptera de Rambur (Phryganides). (Ib. 1868.) » — Characters of New Species of Exotic Trichoptera; also of one New Species inhabiting Britain. — Londres, 1862,1 br.in-8°. 252 — On Anisocentropus, a new Genus of Exotic Trichoptera, with Descriptions of Five Species, and of a new Species of Dipseudopsis. — Londres, 1863, 1 br. in-S". 253 — On some new Forms of Trichoplerous Insects from New Zealand ; with a List of the Species knowu to inhabit those Colonies. — Londres, 1 br, in-8°. 246 — New Gênera and Species, etc., of Neuropterous Insecls, and a Revision of M"" F. Walker's British Muséum Catalogue of Neuroptera. Part II (1855), as far as the end of the Genus Myrmeleon. — Londres, 1 br. in-8". 249 — On the Types of Phryganidae described by Fabricius from the Banksian Collection. — Londres, 1863, in-8". 251 — Descriptions of new or little kuown Gênera and Spe- cies of Exotic Trichoptera ; with Observations on cer- tain Species described by M. F. Walker. — Londres, • 1865, 1 br. in-8». 255 — New Gênera and Species of Psocidaî. — Londres, 1866, 1 br. in-8o. 254 — Description of a new Neuropterous Insect helonging to the genus Corydalis Latreille. — Londres, 1866, 1 br, in-8o. 256 — A Monograph of the British Psocidaî. — Londres, 1867, in-8°. 250 — Contributions to a Knowledge of Europsean Tricho- ptera (First Part). — Londres, 1868, 1 br. in-S". 257 — A Monograph of the British Neuroptera-Planipennia. — Londres, 1868, 1 vol. in-8". 248 • — Synopsis of the Species of Panorpa occurring in Europe and the adjoining Countries: with a Description of a singular new Species from Java. — Londres, 1869, 1 br. in-8". 247 — On New Forms, etc., of extra-europcan Trichopterous Insects. — 1 br. in-8". 499 Ueber Lasiocephala taurus Costa ; iibersetzt von C. A. Dohrn. (Stett. Ent. Zeit. 1866). 50 Beraerkungen iiber europaische Phryganiden, nebst Beschreibung einiger neuer Gênera und Species. (Ib. 1867.) » Notes additionnelles sur les Phryganides décrites par M. le D^ Rambur. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIII). 1 Descriptions of the British Species of the Genus Steno- phylax. (Trans. Ent. Soc. London, Série III, I), 51 Characters of New Species of Exotic Trichoptera ; also of One New Species inhabiting Britain. (Ib. ib.) >» On Anisocentropus, a New Genus of Exotic Tricho- ptera, with Descriptions of Five Species, and of a New Species of Dipseudopsis. (Ib. ib.) » On the Types of Pliryganidce described by Fabricins from the Banksian Collection. (Ib. ib.) » Trichoptera Britannica ; a Monograph of the British Species of Caddis-flies. (Ib. S. III, V.) « Descriptions of new or little known Gênera and Spe- cies of Exotic Trichoptera ; with Observations on cer- tain Species described by M. Fr. Walker. (Ib. ib.) » New Gênera and Species of Psocidae. (Ib. ib.) i^ A New Genus of Heraerobidse, and a New Genus of Perlidse. (Ib. ib.) » A Monograph of the British Neuroptera Planipennia. (Ib. 1868.) » Contributions to a Knowledge ofEuropœan Trichoptera. (Ib. ib.) » Synopsis of the Species of Panorpa occurring in Eu- rope and the adjoining Countries ; with a Description ofasingular new Species from Java. (Ib. 1869.) « Note on Boreus hyemalis and B. Westwoodii. (Ib. ib.) Descriptions of a new genus and four new species of Calopterygidse. and of a new genus and species of Gomphidaî. (Ib. 1870.) Remarks concerning the identification of Myrraeleon formicaleo, formicariura and formicalynx of Linné. (Ib. 1871.) Some Suggestions for the succesfull Pursuit of the Study of Phryganidsc, with a Description of a N*cw British Species. (Entora. Annual, 1861.) 54 Notes on British Trichoptera, with Descriptions of New Species, etc. (Ib. 1862.) » S2 — Notes on British Triclioptera, with Description of a New Species of Rhyacophila. (Ib. 1863.) i> — Notes on North-American Phryganidse, with especial référence to tliose contained in the Collection of the British Muséum. (Ib. ib.) » — Notes on British Trichoptera. (Ib. 1864 et 1868.) « — A Synonymie List of the British Trichoptera. (Ib. 1865.) ). — Stray Notes on Swiss Trichoptera. (Ib. 1871.) « — On three new British Species of Trichoptera. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1863.) 51 — On cases of the larvaî of varions gênera of Trichoptera. (Ib. ib.) — On an andromorphous female of Calepteryx splendens. (Ib. Proc. 1865.) » — On the eggs of a species of Ascalaphus or Myrmeleon deposited in rows on a twig of niulberry tree from Sangos, Central India. (Ib. Proc. 1866.) » — On some cases ofcaddis-worms. (Ib. ib.) « — On a species of Mantispidse from Bahia, supposed to be the female of Trichoscelia notha. (Ib. Proc. 1867.) » — On an example of gynandromorphism in Limnephilus striola Kolenati. (Ib. ib.) » — On some caddis-flies larvse. (Ib. Proc. 1868.) » — On the transformations of Mantispa pagana, discovered by D^ Brauer. (Ib. Proc. 1869.) — On a gynandromorphous spécimen of Brachycentrus subnubilus. (Ib. Proc, 1870.) ^ — On a striking case of mimetic resemblance Ijetween two common North-American Libellulidœ not vcry clo- sely allied : Libcllula pulchella Drury and Plathemis trimaculata De Geer. (Ib. Proc. 1871.) » — Observations upon the synonymy of two common spe- cies of Europîcan ant-lions. (Ib. ib.) » Mac Lachlan (R.) et Hohne (Ch.). — On Dilar Hornei, a new Species of Neuroptera from India. (Ib. Proc. 1869.) Mac Lachlan (R.) et de Sélys-Longchamps (ba- ron E.). — Névroptcres de Miiigrclie. (Ann. Soc. Ent. Belg. XII.) 1 VON Malinowski. — Beitriige zur Naturgeschichte der Wander- heuschrecke (Acridium migratorium L.). (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1865.) 41 Où Meyer (A.). — Beitràge zu eincr Monographie der Phryganiden Westphalens. (Stett. Ent. Zeit. 1867.) 50 MoRREN (Ch.). — Sur une émigration de Demoiselles. — Bruxelles, 1 broch. in-S'*. 178 MuLDER (Cl.). — Ontleedkundige aanteekening over Macrolyristes imperator yoll., vergeleken met eenige andere Regt- vieugeligen. (Tijdschr. v. Ent. VIII.) 26 Ml'LLER (Alb.). — On the impregnated and unimpregnated eggs of Libellula flaveola Linné. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1871.) .51 — Notes on the persécution of Libellulidae by birds of prey. (Ib. ib.) » Perris (Ed.). — Observations sur les manœuvres de TŒcanthus pellucens (Orthoptères-Grylloniens) pour la ponte de ses œufs. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) 48 Philippi (R. A.). — Bacteria unifoliata, n. sp. (Stett. Ent. Zeit. 1865.) 50 Preudliomme de Borre (A.). — Catalogue synonymique et descriptif d'une petite collection de fourreaux de larves de Phryganides de Bavière, donnée par M. Walser à la Société entoraologique de Belgique. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.) 1 Uitsema (C). — De Enoicyla pusilla Burm. in hare verschillende toestanden. (Tijdschr. v. Ent. S. II, v.) 26 VON Boeder (V.). — Ueber Bittacus Hageni Brauer. (Berl. Ent. Zeit. XIII.) 49 Rogenhofer(A.). — BeitragzurKenntnissderEntwicklungsge- schichte von Mantispa styriaca Poda (pagana Fabr.) (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1862.) 41 RosTOCK (M.). — Verzeichniss sàchsischer Neuropleren. (Berl. Ent. Zeit. XII.) 49 Saunders (W. W.). — On Extalasoraa Hopei, of the family Phas- midse, from New Hébrides. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1862.) 51 — On a living spécimen of a specics of Locustidaj from Mexico, found in an Orchid-iiouse. (Ib. Proc. 4865.) » — On eggs supposed of a Clirysopa from New South Wales. (Ib. Proc. 1866.) — On four Locustideous larvse, from New South Wules. (Ib. ib.) de Saussure (H.). — Études sur quelques Orthoptères du Musée de Genève nouveaux ou imparfaitementconnus. (Ann. Soc. Ent. France, 1861.) 48 54 SCHAUM (H.). — Necrophilus arenariiis Roux, die mulhmassliche Larve von Nemoptera. (Beil. Ent. Zeit. I.) 49 — LFeber ( Neuroptera austriaca, von Fr. Brauer und F. Loew. » (Ib. ib.) » — Ueber «Monographie des Gomphines, par E. de Sélys- Longcharaps et Hagen. (Ib. III.) x — Ueber das Skelett der Forficuliden. (Ib. VII.) " Schneider (G. Th.). — Sj^mbolec ad Monographiam Generis Chry- sopre Leach. — Breslau, 18ol, 1 vol. in-8". 402 Scudder (S. H.). —Materials for a Monograph of Ihe North American Orthoptera. — Cambridge, 1862, 1vol. in-S». 274 • — On the Devonian Insects of New-Brunswick. — Bos- ton, 1865, 1 page in-8". 487 — An Inquiry into the Zoological Relations of tlie first discovered traces of Fossil Neuropterous Insects in North America; with Reraarks on the différence of structure on the Wings of living Neuroptera. — Bos- ton, 1865, 1 br. in-4". 464 — Même ouvrage. (Mém. Boston Soc. Nat. Histor. I.) 6 — Notes upon some Odonata from the Isle of Fines. — Boston, 1866, 1 br. in-8". 276 — Additional Remarks upon the Odonata of the Isle of Fines and of the White Mountains of New Hampshire. — Boston, 1867, 1 br. in-8". ' 268 — Catalogue of the Orthoptera of North America descri- bed previoiis to 1867. —Washington, 1868, 1 vol. in-8". 387 — Même ouvrage. 388 — Considérations drawn from the Study of Mole Cric- kets. — Boston, 1868, 1 br. in-8". 429 — On the Rank of the Familles of Orthoptera. — Boston, 1868, in-8°. — Remarks on two new Fossil Insects from the carboni- ferous formation in America. — Boston, 1868, in-S". > — Notes on the Stridulation of some New England Or- thoptera. — Boston, 1868, 1 br. in-8», 428 — A Centiiry of Orthoptera. Décade I, Gryllides. — Boston, 1868-69, 1 br. in-8". 289 — Reraarks upon the arrangement of the Families of Or- thoptera. — Boston, 1868-69, in-8". » Notes on Orthoptera coUected by professor J. Orton on either side of the Andes of Equatorial South Ame- rica. — Boston, 1868-69, in-8". — A Study of the gigantic lobe-crested Grasshoppers of 55 SoQth and Central -America. — Boston, 1868-69, in-S». » — Upon a new insect of New Zealand. — Boston, 1868- 69, in-8°. » — Revision of the large, stylated, fossorial Crickets. — Salem, 1869, 1 vol. gr. in-S". 431 — Materials for a Monograph of the North-American Orthoptera, including a Catalogue of the known New England Species. (Boston Journ. Nat. Hist. VIL) 5 de Sélys-Longchamps (baron Edm.). — Monographie des Libellulidées d'Europe. — Bruxelles, 1840, 1 vol. in-8°. ''S7 — De la chasse et de la préparation des Névroptères. — Paris, 1859, 1 br. in-18. 146 — Synopsis des Agrionines. Première légion : Pseudo- stigma. —Bruxelles, 1860, 1 br. in-S". 141 — Idem. Seconde légion : Leptes. — Bruxelles, 1862, 1 broch. in-8°. ' 142 — Idem. Dernière légion : Protonevra. — Bruxelles, 1860, 1 br. in-8". 149 — Liste des Libellules d'Europe et diagnose de quatre espèces nouvelles. — Paris, 1848, in-S". 152 — Description de deux nouvelles espèces d'jEschna, du sous-genre Anax (Leach). — Bruxelles, in-8°. 151 Énumération des Libellulidées de la Belgique. — Bru- xelles, in-8». » — Additions à deux notices sur les Libellulidées. — Bru- xelles, in-8°. » — Nouvelles additions aux Libellulidées de la Belgique, de 1840 à 1843. — Bruxelles, in-S*'. — Sur la Sauterelle voyageuse observée en Belgique. — Bruxelles, in-8». — Synopsis des Caloptérygines. — Bruxelles, 1853, in-8». " Synopsis des Gomphines. — Bruxelles, 1854, in-8°. » — Secondes additions au Synopsis des Gomphines. — Bruxelles, 1869, 1 br. in-8°. 292 — Secondes additions au Synopsis des Caloptérygines. — Bruxelles, 1869, 1 br. in-8". 295 — Note sur quelques Libellules d'Europe. (Ann. Soc. Ent. France, 1843.) 48 — Catalogue des Odonates de la Sicile, établi après un exame:i des chasses de M. E. Bellier de la Cliavignerie. (Ib. 1860.) !» 56 — Catalogue des Névroptères Odonates de la Corse, établi d'après un examen des chasses de M. E. Bellier de la Chavignerie faites en 1860 et en 1861. (Ib. 1864.) » — Aperçu statistique sur les Névroptères Odonates. (Trans. Ent. Soc. London, 1871.) 51 — Secondes additions au Synopsis des Caloptérygines. (Bull. Ac. Belg. Sér. II, XXVII.) ' 3 — Secondes additions au Synopsis des Gomphines. (Ib. Sér. II, XXVIII.) — Catalogue des Insectes Odonates de la Belgique. (Ann. Soc. Eut. Belg. III.) 4 — Catalogue raisonné des Orthoptères de Belgique. (Ib. VI.) >> — Addenda au Catalogue des Insectes Odonates de la Belgique. (Ib. ib.) » — Notice sur une nouvelle espèce de Némoptère. (Ib. X.) » — Additions et corrections au Catalogue raisonné des Or- thoptères de Belgique. (Ib, XL) w — Sur l'Acridium peregrinum. (Ib. ib.) » — Nouvelles espèces d'Odonates du Mexique. (Ib. ib.) )> — Diagnose d'un nouveau genre d'Agrionine d'Australie : Heraiphlebia mirabilis. (Ib. ib.) » — Diagnose d'un nouveau genre d'Agrionine d'Australie : Synlestes Weyersii, et d'une Panorpide nouvelle d'Australie : Bittacus nigriceps. (Ib. ib.) » — Odonates des Iles Seychelles. (Ib. XII.) » — Note sur le Merope tuber. (Ib. XIII.) » Nouvelle Révision des Odonates de l'Algérie. (Ib. . XIV.) — Résumé d'une nouvelle classification de la sous-famille des Cordulines. (Ib. ib.) » — Notice sur quelques Ascalaphidee. (Ib. ib.) » de Sélys-Longchamps (baron E.) et Delamain. — Sur le Macromia splendens. (Ib. XL) « de Sélys-Longchamps (baron E.) et Hagen (H. A.) — Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. — Liège, 1850, 1 vol. in-8°. 138 — Monographie des Caloptérygines. — Liège, 1854, 1 vol. in-8". 139 — Monographie des Gomphines. — Liège, 1857, 1 vol. in-8" 140 Shimer (IL). — Description of the imago and larva of a new spe- cies of Chrysopa. (Proc. Ent. Soc. Philad. IV.) 10 57 VON SiEBOLD. — Over Agriotypus armatus en Trichostoma pici- corne. (Tijdschr, v. Ent. III.) Snellen van Vollenhoven (S. C). — Beschrijving eener nieuwe soort van Kakkerlak, Archiblatta Hoevenii.(Ib. V.) — Beschrijving van eene nieuwe Tetrix-soort. (Telrix limosina.) (Ib. VIII.) — Macrolyristes, een nieuw Geslacht van Orthoptera. (Ib. ib.) Stal(C.). — Orthoptera quœdam africana, — Stockhohn, 1871, 1 broch. in-8" Stein (J. p. E. Fr.). — Eine neue europâische Heuschrecken- Gattung. (Berl. Ent. Zeit. IV.) — Ueber Drymadusa spectabilis Stein. (Ib. VI.) — Beitrag zur Neuropteren-Fauna Griechenlands, mit Beriicksichtigung dalmatinischer Arten. (Ib. VII.) — Ueber « Orthoptères de l'Amérique moyenne, par H. de Saussure. I. Famille des Blattides. » (Ib. IX.) — Ueber Mantispa Styriaca Poda (pagana Fabr.) (Ib. XI.) Stoitzner. — Vertilger der Maulwurfsgrille. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1870.) SuQUET. — Sur les ravages causés aux environs de Beyrouth, par l'Acridium peregrinura. (Ann. Soc. Ent. France, 1865.) ToLLiN (C). — Zur Naturgeschichte der Termiten. (Stett. Ent. Zeit. 1862.) Trimen (R.). — On an Orthopterous Insect found in gardens about Cape Tovvrn. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1868.) TiJRCK (R.). — Ueber die in Oesterreich unter der Enns bis jetzt aufgefundenen Orthopteren. (Wien. Ent. Monatschr. II.) — Mehrerc fiir Niederosterreichs Fauna neue Ortho- pteren. (Ib. IV.) — Fiir Niederosterreichs Fauna neue Orthopteren. (Ib. VI.) — Ueber die in Europa vorkomraenden Tettix-Arten. (Ib. ib.) Van Beneden (P. J.) et Coemans (Eug.)- — Un Insecte et un Gastéropode pulmoné du terrain houiller.— Bruxelles, 1867, 1 broch. in-8^ Van IIasselt (A. W. M.). — lets over het blaartrekkend vermogen der Blalta americana. (Tijdschr. v. Ent. VIII.) — lets over de Phryganiden. (Ib. Sér. II, l.) INNlLEâ DE LA liOC. ENTOM. D£ BELUIUIIE, T. XVU. 26 663 49 41 48 50 51 52 127 26 IX 58 DE Waga. — Observations sur diverses migrations de Sauterelles. (Anu. Soc. Ent. France, 4860.) 48 Walser. — Trichoptera bavarica. Die bisherin der Umgebungvon Schwabhausen in Oberbayern aufgefundenen Phryga- nideUjderen bekannte Larven und Gehâuse, nebstge- nerellen Notizen iiber ietztere. — Augsbourg, 1 broch. in-8°. 223 Weir (J. J.). — On the use of the anal appendages of the Earwig. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1865.) 51 "Wesmael (C.)- — Notice sur les Hémérobides de Belgique. — Bruxelles, in-8°. 372 — Enumeratio methodica Orthopterorum Belgii. — Bru- xelles, in-8°. » Westwood (J. 0.). — Descriptions of New Species of Mantispidse in the Oxford and British Muséums. (Trans. Ent. Soc. London, Sér. III, V.) 51 — On some Trichopterous-Iarva -cases, found at Mentone. (Ib. Proc. 1863.) » — Descriptions of two new Species of Phasmidse (Hete- ropteryx Hopei and Phyllium Feejeeanum.) (Ib. Proc. 1864.) » — On Locusta migratoria L. (Ib. Proc. 1870.) » — Rectifications de la nomenclature de plusieurs espèces de Phasmides récemment décrites. (Anu. Soc. Ent. France, 1864.) 48 Weyenbergh (H. JUNIOR.). — Over Libellula quadrimaculata L. (Tijdschr. v. Ent. Sér. II, III.) 26 White (Ad.). — Holostomis M'Lachlani, new species of Phryga- nidge,*from Northern India. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1861.) 51 WiLSON (C. A.). — On Myrmeleonidse. (Ib. Proc. 1869.) » Yersin (A.). — Note sur quelques Orthoptères nouveaux ou peu connus d'Europe. (Ann. Soc. Ent. France, 1860.) 48 — Description de deux Orthoptères nouveaux d'Europe. (Ib. 1863.) * Zeller (P. C). — Ueber « Die Orthoptera der Regensburger Fauna, von D"" Jacob Singer. » (Stett. Ent. Zeit. 1870.) 50 Anonyme. — Ueber « A Catalogue of British Neuroptera, by R. Mac-Lachlan and A. E. Eaton, i (Ib. ib.) » — On the récent plague of Locusts in Algeria. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1866.) 51 TABLE DES MATIERES. Notice sur les époques d'apparillon des Lépidoplères Diurnes du Brésil, recueillis par M. Van Volxem, dans son voyage en 1872, par M. J. B. Capronnier 5 Tribus Nymphalides 24 » Brassolides '28 » Pavonides » » Morphides » » Biblides 29 » Satyrides j » Hesperides 32 Table des espèces et noms nouveaux. 39 Tribus Papilionides 8 » Piérides 10 » Lycaenides 14 » Erycinides 18 » Peridromides 21 » Danaïdes 22 » Heliconides 23 » Acraeides -. 24 Essai d'un Tableau synoptique des espèces du genre Mecinus Germ., par M. H. TOURNIER 40 Descriptions d'espèces nouvelles : 1. Mecinus laeviceps 42 | 4. Mecinus humeralis 45 2. — Reichei 43 5. — Fairmairei 46 3. — nasutus 44 | Relevé des Cicindélides et Carabiques recueillis en Portugal par M. C. Van Volxem en mai" et juin 1871, par M. J. PuTZEYs 47 Description d'espèces nouvelles : 4. Pterostichus Van Volxemi .... 56 5. Bembidium Dufouri (Porris in litt.) 60 1. Nebria Van Volxemi 49 2. Leistus expansus 50 3. Zaphium macrophthalmum ... 51 Appendice au Mémoire de M. J. B. Capronnier, sur les Lépidoptères du Brésil. Description d'une espèce nouvelle du genre Terias, par M. le D"" BOISDUVAL 61 Observation relative à Terias Tenella Bdv. — M. J. B. Capronsier 62 Matériaux pour servir à la Monographie de la Tribu des Érirrhinidcs de la Famille des Curculionides (Coléoptères), par M. H. Tour NIER Supplément '^* Table alphabétique des Érirrhinides 1'5 Notice sur les Cicindèles et Carabiques recueillis dans l'île d'Antigoa par M. Purvcs, par M. J. PuTZEYs '117 Description d'espèces nouvelles : 1. Selenophoruspropinquus. . . . . 118 | 2. Tachys picturatus 119 Notes relatives à ces espèces, par M. J. PuRVEs " 63 60 Curculiooidcs recueillis au Japon par M. G. Lewis, par M. W. Roelofs. Deuxième partie 121 Description des genres et des espèces .. Table 175 Errata 176 Observations sur la classification des Lamellicornes Coprophages, par M. G. v\N Laxsberge. I. Aieuchides 177 Comptes-rendus des séances de la Société : Séance du 10 janvier 1874 I (Lépidoptères à ajouter à la Faune belge. — M. Donckier-Huart.) (Rectification à la note de M. le D' Boisduval sur les Adélocéphalidcs. — M. A. R. Grote.) (Procédé de capture du Metœcui paradoxm. — M. A. Rouget.) (Contre l'autorité exclusive dû monographe en matière de rectifications synonymiques. — M. E. de Harold.) (Réplique à la note précédente. — M. Preudhomme de Borre.) (Sur les noms inlitteris. — M. de Sélys-Longchamps.) (A propos d'un article d'interprétations synonymiques publié par M.Kraatz. — M. Breyér.) (Proposition d'encourager les études de faunes tout-à-fait locales. — M. Preudhomme de Borre.) — du 7 février 1874 XXII (Résumé analytique de divers travaux récents relatifs à la parthénogenèse et à l'embryogénie des insectes. — M. Breyer.) (Sur les mœurs de la chenille du Bombyx Cralœgi. — M. Fondu.) — du 7 mars 1874 XXXIll (Sur l'aberration /cAnuioide» de la Faneasa Urticœ. — M. de Sélys-Long- champs.) (Surlc changement des noms faisant double emploi. — M. dellarold.) (Analyse de la notice de M. Sharp: The Object and Melhod of Zoological Nomenclature. — M. Quaedviieg.) (Emploi de la glace pour retarder l'éclosion des œufs à'Attacut yama-mai. — M. M. Girard.) (Petite nappe pour la chasse des coléoptères sous les écorccs. — M. R. Vallette.) {Isoporien der europâischen Tagfalter, von E. Ilofmann. Analyse. — M. Quaedviieg.) (Objections aux catalogues de faunes locales. — M. A. Fauvel.) (Nouvelles considérations sur l'opportunité de la division du travail dans les études de géographie entomologiquc. — M. Preudhomme de Borre.) — du 11 avril 1874. LXI (Défense des opinions émises par M. E. Hofmann dans son ouvrage sur les Isopories des Diurnes d'Europe. — M. Quaedviieg.) — du 2 mai 1874 LXXIll (Différences entre les Tychius afjinis et triiirgatus. — M. Desbrochers des Loges.) — du G juin 1874 LXXVII (Rapports sur le travail de M. H. Tournier, intitulé : Matériaux pour servir à la Monographie de la Tribu des Érirrhinides. — MM. Roelofs ot Van Volxem.) — du 4 juillet 1874 LXXXIII (Diagnoses de quelques Coléoptères européens otcircumeuropcens : Cneme- platia rufa\ Chiloneus Chevrolati ; Eusomus Bcckeri; Polydrosus deli- ciosus ; P. roseus ; Slrophomorphut algériens ; Tanymecua HeveUerei '< T. rotundicollis ; Ccenopah Heichei. — M. Tournier.) (Observation relative aux mœurs de VAlherix /bisFab. — M. Tournier.) 61 (Rapport sur l'excursion annuelle de la Société Entomologique à Baudour (Hainaut). — M. Mélise.) (Cœnonympha Hero L., var. nouv. Areteoides. — M. Pologne.) — du 1 août 1874 XCIX (Liste de Lépidoptères recueillis à Dinant. — M. Fondu.) (Note sur une excursion à Maeseyck, faite le 20 et le 21 juin 1874. — M. de Sélys-Longchamps.) (Sur la vie évolutive de la Deiopeia pulchra Schiff. — M. Mabllle.) — du 5 septembre 1874 CVIII (Note sur sept espèces de Noctuelles à double éclosion. — M. Fondu.) (CQup-d'œil sur quelques espèces européennes du genre Liophlœus Germ. — M. Tournier.) — du 3 octobre 1874 CXVIII — du 7 novembre 1874 CXXIV (Observations critiques sur les travaux de M. H. Tournier relatifs aux Érirrhinideset auxL«o;)Wœtts. — M. Desbrochers des Loges.) (Les Arachnides de France, par Eugène Simon. Analyse. — M. Plateau.) (Note sur les Géotrupides qui se rencontrent en Belgique. — M. Preu- dhomme de Borre.) {Ennearabdus, gen. no\,', Synopsis Ritsemœ Laflsb. — M. van Lansbergc.) (Note sur les Carabiques de la collection de feu Wesmael. — M. Putzeys.) (Carabiques recueillis par M. Roffiaen à Beaufort et Echternach. — •M. Putzeys.) (Sur un système d'exposition par rotation des collections entomologiques dans les Musées. — M. Preudhomme de Borre.) — du 5 décembre 1874 CXLVIIl (Diagnoses de dix espèces nouvelles de Gurculionides : Cneorhinus maroc- canus; Cn, Heydenii; Cn. tarsalis; Cn. Diecki; Catapionus interme- dius ; C. maculalus ; C. viridarius ; Heydenia (n. g.) crassicornis ; Acra- didius Milleri; A.ochraceus. — M. H. Tournier.) (Réponse aux observations critiques de M. Desbrochers. — M. Tournier.) (Sur le premier fascicule de la Révision des Élatérides,- par M. Candcze. — M. Preudhomme de Borre.) (Sur les motifs pour, et les moyens propres à exposer en entier les col- lections entomologiques des Musées publics. — M. Mélise.) Assemblée générale du 26 décembre 1874 CLXVll Liste des membres de la Société CLXXVIl Organisation administrative en 1874 CLXXXVil Liste des bibliothèques qui, cn Belgique, reçoivent les Annales de la Société CLXXXVIII Liste des Académies, Sociétés savantes, Revues périodiques, etc. avec lesquelles la Société Entomologique échange ses publications. CLXXXIX Catalogue de la Bibliothèque de la Société Entomologique de Bel- gique (suite) * — Division II. Coléoptères Fascicule IV. » — » III, Lépidoptères. » HL 20 — » IV. Névroptères et Orthoptères. » I. ^1. Table des Matières ^^ J i ] M\ u*u*.^i5r::: ffluiiiiuiui '»v*^w*y^n|Hm û ^-^A^ ttrlTT KSiis^J r'*^**,^ II"»::?""» ■\,- kAàilItlU .».'^''%