ANNALES DE BIOLOGIE LACUSTRE ANNALES DK BIOLOGIE LACUSTRE PUBLIEES sors LA DIRECTION DU D Ernest ROUSSEAU TOME IV 1909-191 1 BRUXELLES LIBRAIRIE DE L'OFFICE DE PUBLICITÉ 46, RUE DE LA MADELEINE, 46 LISTE DES COLLABORATEURS K. APSTEIN, à Kiel. S. IWERINTZEW, à Saint Pétersbourg. II. BACHMANN, à, Lucerne. Th. BARROIS, à Lille. P. de BEAUCHAMP, à Paris. F. K. BEDDARD, à Londres. K. A. BIRGE, à Madison. R. BLANCHARD, à Paris. C. BOMMER, à Bruxelles. 0. BORGE, à Stockholm. A. BORZI, à Païenne. G.-L. BRADY, à Sunderland. F. BROCHER, à Vandœuvres. C. BRUYANT, à Clermont. L. CAR, à A grain. R. CHODAT, à Genève. E. von DADAY, à Budapest. R. DANGEARD, à Poitiers. J.-G. DE M AN, à Ierseke. G.-B. DE TONI, à Modène. F. DOFLEIN, à Munich. C. ECKSTEIN, à Eberswalde. KKE, a Baie. TABLE DES MATIERES IH TOME IV Page! F. Brocher. - Recherches sur la respiration des Insectes aquatiques adultes '.• F. Brocher. — Sur L'organe pulsatile observé dans les pattes des Hémiptères aquatiques 33 F. Brocher. - Métamorphoses du Tipula lunata Lin. 42 F. Brocher. — Métamorphoses de V Hemerodromia prœ- catoria Fa 11 l J C. Walter. — Neue Liste Belgischer Hydracarinen . 10 A. Thienemann. — Orphnephila testacea Macq. Fin Beitrag zur Kenntnis der Fauna hygropetrica . . . 53 F. Brocher. — Les phénomènes capillaires. — Leur impor- tance dans la biologie aquatique 89 K. Loppens. — Fauna Aquatica Europeae. — Les Bryo- zoaires d'eau douce d'Furope ... .... 139 St. Konsuloff. — Contribution à l'étude des Rotateurs de Bulgarie 162 F. Brocher. — Observations biologiques sur quelques Dip- tères et Hyménoptères dits « aquatiques •• .... 170 W. A. Schulz. — Neuer Beitrag zur Kenntnis A<-v Was- serimmen 187 W. A. Schulz. — Sùsswasser-Hymenopteren ans dem See von < Ivermeire 194 Th. Griinspan. — Fauna Aquatica Europeae. — Die Siiss- wasser-.Gastrotrichen Europas. — Fine zusammen- t'assende Darstellung ihrer Anatomie, Biologie und Systematik • . 211 F. Brocher. — Observations biologiques sur quelques Insectes aquatiques 307 A. Thienemann. — DasSammeln von Puppenhàuten der Chironomiden. — Noch einmal eine Bitte uni Mit- arbeit 380 F. Brocher. — Recherches sur la respiration des Insectes aquatiques adultes. — Les Dyticidés 383 P. de Beauchamp. — Analyse de récents travaux sur les Rotifères et les Gastrotriches, avec les diagnoses de toutes les espèces nouvelles 399 RECHERCHES SUR LA Respiration des insectes aquatiques adultes LA NOTONECTE Etude biologique d'un insecte aquatique avec un appendice sur la respiration des Naueores et des Corises (1) par Le I) 1 Frank BROCHER Trois auteurs seulement, à ma connaissance, ont parlé de la respiration de la Notonecte. Le premier fut Léon Dui'our (2), qui la décrivit en cinq lignes : " La Notonecte, dit-il, respire par ses stigmates abdomi- nauœ,qm sont fort petits et au nombre de six..., elle présente dans son thorax une ébauche d'organe pulmonaire, les trachées y sont contiguës comme les tuyaux d'un orgue. » Schmidt-Schwedt (3) a beaucoup plus approfondi la question. Miall (4) ne faisant que le citer, sans rien ajouter de neuf, nous nous contenterons donc de donner un bref résumé des vingt lignes que Schmidt-Schwedt consacre à ce sujet, et qui sont ce qui a été écrit de plus complet sur la respiration de ce! insecte. " La Notonecte, dit-il, pour respirer, amène à la surface de (1) Travail lu à la Soc. zool. de Genève, le 15 juin 1909. (2) Dufoue. Recherches anatomiques sur les hémiptères. Paris, 1833. (3) Schmidt-Schwedt in Zacuakias, Thier und Pflanzenu-elt des Sussicas- sers, Leipzig, 1891, t. II, p. 112-113. (4) Miall. Aquatic itisects, London, 1903. — 10 — l'eau son extrémité postérieure. On s'attendrait donc à trouver cette région pourvue de grands stigmates ; or, au contraire, ils y sont fort petits. En revanche, il y a trois paires de grands stig- mates qui, sans aucun doute, sont de première importance pour la respiration. Ils sont situés : 1° sous le prothorax, dans la peau molle qui le réunit au mésothorax ; 2° latéralement, de chaque côté, au mésothorax et au métathorax. L'air est amené, à ces stigmates, par un chemin très particu- lier. La face ventrale de l'abdomen, déprimée de chaque côté, forme une sorte de canal, recouvert et fermé par un toit de poils hydrofuges. C'est par ces canaux que Voir arrive jusqu'au thorax, d'où il peut, grâce aux poils hydrofuges qui revêtent aussi ce dernier, se répandre jusqu'aux sti l es parties médianes de ces deux segments sont restées nette- ment distinctes, séparées l'une de l'autre. Les Notonectes m'ont paru beau- coup plus communes que les ^, et le fait que, chez elles, la face ventrale de l'abdomen paraît n'avoir que six segments, explique peut-être pourquoi Dufour et d'autres auteurs après lui n'ont attribué que six segments seulement à l'abdomen de ces insectes. Cependant, si on examine leur face dorsale, on y verra toujours, distinctement, le septième segment, quoiqu'il soit beaucoup plus petit que les autres (fig. 17). Comparez aussi les figures 15 et 16, qui représentent ces segments chez le À et la 9. — 10 — Nous comprendrons à présent que, Les stigmates étanl situés à la hase des partiels latérales des segments, pour eliorcher si le septième eu possède, il faudra extraire, pour ainsi dire, les parties latérales de ce segment, cachées dans le corps de l'insecte. Or, effectivement, à leur base (fig. 16) on trouve un stigmate de dimension un peu plus grande que celle des autres stigmates abdominaux, mais encore relativement tort petit. Nous avons vu que les bords de l'ouverture respiratoire étaient formés par les extrémités des trois parties constitutives du septième segment, garnies de leurs poils. Lorsque la Notonecte fait basculer son sep- tième segmenl d'arrière en avant, les deux pièces mobiles, à la base de chacune desquelles se trouve un stigmate, sont écartées en arrière et latéralement. Par suite de ce déplacement, les stig- mates sont tirés hors de leur cachette et amenés sous l'ouver- ture respiratoire, où ils se trouvent comme au fond d'un puits, mais en relation directe avec l'atmosphère. Les figures 15, 16, 17. 18, 19 et leur explication feront aisé- ment comprendre la structure de ce septième segment, la manière dont il a été englobé et recouvert par le sixième, ainsi que la place où se trouvent les stigmates. La découverte de ces nouveaux stigmates me permit alors de donner, à la dernière expérience, l'interprétation suivante : ■• La Notonecte n'inspire que par les stigmates, inconnus jus- qu'alors, de son septième segment. Elle peut, sans que cela paraisse aucunement gêner son inspiration, être privée de l'usage de ses six autres paires de stigmates abdominaux. •■ Cependant, j'observai que les Notonectes, qui avaient subi les opérations précédemment indiquées, recommençaient néanmoins, au bout de quelque temps, à respirer, sans que l'expiration eût l'air de leur causer beaucoup d'efforts. La seule chose qu'on remarquait était une accumulation d'air, permanente et anormale, sur leur thorax (ventral); celui-ci était presque aussi argenté que c'est le cas pour la partie inférieure d'un Hydrophile. Supposant que l'air expiré, ne pouvant plus passer par son chemin habituel, sous le toit de poils de l'abdomen, s'échappait, peut-être, en passant sous les élvtres, pour de là, par la face dor- sale, gagner l'ouverture respiratoire, je fis une nouvelle expé- rience. Exp. 4. — La Notonecte subit le même traitement que dans l'expérience précédente, mais en plus, je lui ampute la moitié postérieure des ailes et des élvtres. Je frotte ensuite, avec un — 20 — tampon imbibé d'alcool-éther, le dos de l'Insecte, en avant bien soin de ne pas toucher les derniers segments. Le corps de la Notonecte se trouve entouré, comme par un cercle, d'une région de ses téguments qui devient mouillable par l'eau, et où, par con- séquent, l'air ne peut ni adhérer, ni, à plus forte raison, circuler. Il n'y a plus aucune communication extérieure entre l'air qui revêt la partie antérieure du corps et celui qui se trouve à la par- tie postérieure. La seule communication aérienne possible, entre ces deux régions, se l'ait, au moyen des trachées, par l'intérieur du corps. Le résultat est le même que dans les expériences précédentes. L'inspiration se fait normalement; en revanche, l'expiration demande à l'Insecte de grands efforts. Parfois même, ne pouvant éloigner l'air qui recouvre son tho- rax, la Notonecte, à la fin de l'inspiration, retire momentanément sous l'eau son extrémité postérieure, comme si elle cherchait, en empêchant toute expiration possible par un autre endroit de son corps, à diriger vers son thorax tout son effort expiratoire. Mais, malgré cela, ne pouvant réussir à se débarrasser de l'air expiré qui l'enveloppe, l'Insecte est forcé à tout moment, ou de se retourner pour faire émerger son dos, ou d'appliquer son thorax contre la surface. Cette gène, permanente, et cette fois définitive, de son expiration, amène sa mort souvent dans les vingt-quatre heures. Conclusion. — La Notonecte n'inspire que par les stigmates de son septième segment. L'air qu'on observe sous les poils de son thorax, de sa face dorsale et de son abdomen, n'est que l'air, expiré par ses stigmates thoraciques, qui gagne l'ouverture res- piratoire pour s'échapper. Exp. 5. — On obture les stigmates inspirateurs du septième segment, en les touchant avec un fin pinceau, imbibé d'huile, fluidifiée par l'adjonction d'un peu de pétrole. L'exécution de cette expérience est assez difficile. Il s'agit de tirer passablement en arrière les pièces latérales du septième segment, sans les blesser, pour rendre les stigmates visibles; d'écarter les poils du sixième segment, qui, fort gênants, vien- nent toujours s'interposer; de déposer une quantité suffisante d'huile pour bouclier les stigmates, et cependant d'éviter d'en répandre alentour. Quand l'opération a été bien exécutée, voici ce qu'on observe : — 21 — Lorsqu'on remel la Notonecte à L'eau (1 ). elle prend contact avec la surface e1 présente son ouverture respiratoire d'une manière normale. Puis, s'apercevanl que le résultai es1 nul, c'est-à-dire quel'airne pénètre pas dans ses trachées, elle s'impatiente, frotte avec ses jamltes son extrémité postérieure, surtout son septième segment, plonge, revient à la surface, s'agite, etc.; souvent elle se retourne et sa face dorsale émerge. Si on la laisse se reposer et s'habituer à ce nouvel état, et que, quelques heures après, on vienne de nouveau l'observer, mais sans l'effrayer et sans la déranger, voici ce qu'on voit : la Notonecte a sa position habituelle sous et contre la surface de l'eau, mais son ouverture respiratoire n'est pas apparente, elle la tienl volontairement fermée. En revanche, un peu en avant, les poils qui forment le double toit recouvrant l'abdomen, sont, des deux côtés, un peu écartés, laissant voir la sixième paire de stigmates (fig. 20 à gauche). D'autres fois, l'ouverture est plus considérable, c'est une véritable fenêtre produite par le renver- sement en dehors d'un certain nombre de poils, qui découvre deux stigmates, le sixième et le cinquième (fig. 20 à droite). Mais cela n'a lieu, alors, en général, que d'un seul côté. L'inspi- ration et l'expiration se font par cette ouverture, sans efforts apparents. Il est rare que cet état persiste plus de vingt-quatre heures; l'insecte réussit à déboucher ses stigmates et il reprend son mode habituel de respirer. Conclusion. — Lorsque, pour une raison ou une autre, la sep- tième paire de stigmates ne fonctionne pas, la Notonecte peut utiliser les stigmates de son sixième et de son cinquième seg- ment, pour l'inspiration. Mais, dans ce cas, elle est obligée de créer une nouvelle ouverture respiratoire, en écartant ses poils abdominaux, au-dessus des stigmates qu'elle veut utiliser. Cela nous montre que ces stigmates ne peuvent communiquer, pendant l'inspiration, avec l'ouverture respiratoire normale; les stigmates du septième segment, seuls, peuvent le faire. Eux seuls, donc, servent à l'inspiration. Les résultats de ces expé- riences m'ont donc amené à interpréter la physiologie de la res- (1) Pour toutes ces opérations, j'anesthésiais l'Insecte avec des vapeurs d'éther. Une fois l'opération faite, je le laissais revenir à lui dans un récipient quelconque, sans eau. Ce n'est qu'environ une heure après, quand il était tout à fait remis, vif, et faisait des bonds pour s'échapper, que je le remettais à l'eau. .v x 99 pirationde la Notonecte d'une manière tout autre que Schmidt- Schwedt. " La Notonecte, dirais-je (1), pour respirer, amène à la sur- l'ace de l'eau son extrémité postérieure. Elle peut, par suite d'une organisation particulière, mettre, lorsqu'elle le désire, en contact avec l'atmosphère ses deux stigmates les plus posté- rieurs, situés sur le septième segment abdominal. Ces stigmates, inconnus jusqu'à présent, sont invisibles, profondément enfouis dans le corps. Eux seuls servent à inspire?* l'air. Ensuite, à un moment donné, au moyen de contractions actives des muscles de son corps, la Notonecte expulse l'air qu'elle vient d'inspirer. Cette expiration se fait pour ainsi dire exclusivement par les trois paires de stigmates thoraciques. Une partie de l'air provenant des stigmates prothoraciques s'accumule sous la voûte prothoracique ; une autre partie se répand dans les poils qui revêtent sans ordre la face ventrale du thorax et ensuite sous ceux de l'abdomen, particulièrement sous ceux qui constituent la double lignée médiane. J'ignore encore ce que devient l'air dégagé par les stigmates dans les chambres mésothoraciques. Quant à l'air expiré par les stigmates qui se trouvent dans les chambres métathoraciques, il se dirige vers l'abdomen et, sous le double toit de poils qui revêtent ce dernier, gagne l'ouverture respiratoire. Ces canaux abdominaux sont virtuels, c'est-à-dire qu'ils ne se forment que lors de l'arrivée de la colonne d'air venant du thorax. Ils n'existent que pendant l'expiration et ne communiquent avec l'ouverture respiratoire postérieure qu'à ce moment-là. Pendant l'inspiration, ils n'existent pas, leurs deux parois étant accolées l'une à l'autre. Une autre partie de l'air expiré par les stigmates métathoraciques, grâce au sillon dorso- latéral que nous avons décrit, s'insinue entre les élytres et le corps de l'insecte. Il se répand dans l'espace compris entre le dos et les élytres et, contournant l'extrémité postérieure du corps, peut s'échapper par l'ouverture respiratoire. ■• .T'ai fait remarquer plus haut la grande analogie qu'il y a, soit dans la manière de respirer, soit dans la structure du sys- (1) Comparez cette explication avec celle de Schmidt-Schwedt, donnée au début de l'article. — 23 — tème respiratoire externe, entre La Nèpe et la Notonecte. Il suffirait que, chez cette dernière, les parties latérales de son sep- tième segment abdominal s'allongeassenl davantage pour qu'il y cul identité complète. Toutefois, l'organisation de leur système respiratoire interne diffère. La Nèpe possède quatre vessies aériennes, la Notonecte en est dépourvue. On trouve, il est vrai. dans le thorax de cette dernière, ainsi que Dufour l'avait remarqué, beaucoup de gros troncs trachéens. Il y en a même un (déjà bien visible chez la larve) qui (flg. 22), parlant du stig- mate mésothoracique, et se dirigeant vers le dos, est dilaté en l'orme de fuseau. Mais il n'y a pas de véritables vessies aériennes, du moins je n'en ai pas observé. Chez la Nèpe, l'air expiré ne se répand que sous les élytres et le prothorax ; chez la Notonecte, en plus, il enveloppe le corps presque entier. Nous avons déjà vu par quel chemin il arrivait à l'abdomen et sous les élytres, voyons a présent par où il passe pour arriver sur la face externe des élytres. La carapace du prothorax recouvre un peu, près de leur inser- tion, la base des élytres. Ceux-ci sont en entier revêtus de minuscules poils hydrofuges; en outre, ils présentent une rai- nure longitudinale revêtue de poils hydrofuges plus longs et plus apparents. Cette rainure, lorsque les élytres sont fermés, aboutit sous la voûte prothoracique. Il est compréhensible que, grâce à cette disposition, une partie de l'air emmagasiné sous le prothorax s'échappe par ce passage et diffuse ensuite uniformément sur les élytres (fig. 10, :■). Enfin, pour montrer ce qui arrive lorsqu'on bouche les stig- mates thoraciques, citons encore une dernière expérience. Exp. 6. — Au moyen d'un fin pinceau, imbibé d'huile, j'obture les six stigmates thoraciques. Lorsque l'animal, ayant repris ses sens, est remis à l'eau, on constate les faits suivants : la Notonecte, au début, reste sous la surface dans sa position normale et ne peut plonger. Elle essaie de le faire, si on la taquine, mais elle ne descend que de un à deux centimètres et se rapplique de suite contre la surface. Les poils abdominaux sont soulevés par une grosse bulle d'air qui s'étend d'arrière en avant et gagne le thorax. Pour s'en débarrasser, la Notonecte, ou bien amène son tho- rax contre la surface, ou bien, plus généralement, prend contact avec l'atmosphère par toute la face ventrale de son abdomen (1). Elle est angoissée, bouge sans cesse, change de place, mais ne plonge pas. Les élytres ne sont pas, ou ne sont que fort peu argentées. Il est rare que l'animal survive à cette opération. Au bout de quelques heures, il devient apathique et, parfois, coule au fond. Conclusion. — A l'occasion, les stigmates abdominaux servent à l'expiration, mais ils le font d'une manière trop insuffisante pour que cela permette à l'insecte de plonger. Car, dans ce cas, la Notonecte doit pouvoir expulser rapidement l'air contenu dans son thorax; c'est ce qui explique, peut-être, pourquoi les stigmates qui servent à cet usage sont de dimension plus grande que les autres. Du reste, il est probable que chez la Notonecte — comme c'est le cas chez beaucoup d'insectes, ainsi que l'admet Pla- teau (2) — l'expiration est de courte durée, produite par la contraction volontaire des muscles respiratoires. Tandis que l'inspiration est beaucoup plus lente et se l'ait passivement, par la dilatation du corps et des trachées, qui, par élasticité, revien- nent à leur position première. Il est donc tout naturel que les stigmates par lesquels se fait l'expiration soient plus grands et plus nombreux que ceux qui servent à l'inspiration. Avant de terminer, disons encore quelques mots au sujet de la respiration chez les larves. La Notonecte pond d'octobre à mai. Les œufs sont cylindriques, jaunes, arrondis aux deux extrémités, longs de 2.5 millimètres environ. Lors de l'éclosion, une partie de la coque se déchire et s'entr'ouvre sous forme de volet. La jeune larve, qui, à ce moment, a une longueur de 3 millimètres, s'échappe et gagne de suite la surface en nageant. En effet, à sa naissance, son poids spécifique étant supérieur à celui de l'eau, elle ne pourrait, comme les adultes, parvenir a la (1) Je ferai remarquer, ;i ce propos, que cette attitude, que j'ai appelée atti- tude d'essouillement (fig. 12), est prise seulement pour favoriser l'expiration. En effet, quand les stigmates inspirateurs sont bouchés (par exemple dans l'exp. n° 5) et que la Notonecte, cherchant à les remplacer, utilise pour l'inspi- ration ses stigmates abdominaux, elle ne prend pas cette attitude. Elle se con- tente de mettre un ou deux stigmates en communication avec l'atmosphère, en écartant les poils qui les recouvrent (fig. 20). (2) Plateau. « Recherches exp. sur les mouv. respir. des Insectes ». Mèm.del'Acad.roy.des sciences, lettres et beaux-arts de Belgique, t. XLV. lssi. - 2b — surface en se laissant flotter. Mais, dès qu'elle a pris contact avec L'atmosphère, toute sa face ventrale el thoracique, revêtue de poils hydrofuges, se garnit d'air. Spn poids spécifique se trouve diminué et, à partir de ce moment, elle est dans les mêmes con- ditions que Les Imagos. Elle ae nage plus que pour descendre, et, dès qu'elle cesse de Le faire, remonte passivemenl s'appliquer contre la surface. Sur ces jeunes larves, absolumenl transparentes, on peut faci- lement constater les trois paires de stigmates thoraciques, et six paires de stigmates abdominaux, ainsi que toutes les trachées qui les réunissent les uns aux autres (fig. 21 et 22). Il va probablement, comme chez l'adulte, sept paires de stig- mates abdominaux, mais l'extrémité postérieure de ces toutes jeunes larves est tellement garnie de poils et de piquants que ces derniers rendent impossible l'étude de cette région. Toutefois, dès la première mue, les sept paires de stigmates abdominaux deviennent nettement apparents (fig. 23). Au moment de l'éclosion, les trachées ne contiennent point d'air, mais, dès que les larves ont [iris contact avec l'atmosphère, et se sont revêtues d'une couche aérienne, les trachées commen- cent à fonctionner. J'ignore si, à cette période de leur vie, il y a déjà une spéciali- sation en stigmates inspirateurs et expirateurs. Chez les larves plus âgées, que leur taille plus grande (12 à 13 millimètres) permet de mieux étudier, j'ai constaté que la respiration se faisait comme chez les Imagos. Toutefois, la larve étant dépourvue d'ailes et d'élytres, l'air expiré par les stigmates thoraciques est évacué en entier par-dessous les poils qui garnis- sent la face ventrale de l'abdomen. Et maintenant, pour terminer, comme je l'ai fait pour l'Hydro- phile, je me demande : Pourquoi la Notonecte s'entoure- t-elle d'tine couche d'aire Cet air lui sert-il pour sa respiration? Joue-t-il un rôle quelconque^ La question n'est pas oiseuse, car beaucoup d'insectes aqua- tiques n'emportent pas d'air avec eux ; en particulier la grande majorité des larves. Et pourtant, la période larvaire étant une période d'accroissement et d'activé nutrition, les oxydations doivent avoir lieu avec bien plus d'intensité el devraient néces- siter une plus grande consommation d'oxygène. Or, ces larves, non seulement n'emportent point avec elles de provision exté- 2 — 26 — rieure d'air, mais encore elles ne sont, en général, pourvues, ou, du moins, n'utilisent qu'une seule paire de stigmates, à l'extré- mité postérieure, stigmates qui, alternativement, servent à l'inspiration et à l'expiration. Cette question du nombre des stigmates et de leur disposition, de l'existence, ou non, de l'enveloppe aérienne est, en outre, parfaitement indépendante du volume de l'animal ou de son genre de vie. La larve du Dyticus margindlis, qui est une des plus volumineuses, des plus mobiles et des plus carnassières, n'utilise cependant que ses deux stigmates terminaux et n'emporte aucune réserve d'air, tandis que beaucoup de petits Hydrophiliens, apa- thiques, peu mobiles et végétariens, sont enveloppés d'une couche d'air. Ainsi que je l'ai démontré pour la Notonecte et, précédemment, pour l'Hydrophile et la Nèpe (1), l'air qui entoure le corps de ces insectes est de l'air expiré. C'est de l'air qui ne doit plus leur servir chimiquement pour la respiration. Mais, et c'est probable- ment là son rôle principal, il leur sert physiquement, en dimi- nuant le poids spécifique du corps, ce qui leur permet de flotter. Comme preuve, je rappellerai d'abord le l'ait des larves de Notonecte qui, à leur naissance, sont plus lourdes que l'eau, mais qui, dès qu'elles ont pu atteindre la surface et se revêtir d'une couche d'air, peuvent flotter, .le signalerai ensuite le l'ail que, — si, en bouchant tous les stigmates thoraciques d'une Notonecte adulte, on l'empêche de dégager de l'air; et surtout, si, (Mi lui dégarnissant de poils une trop vaste région de son corps, ou la met dans l'impossibilité de retenir une couche aérienne autour d'elle (et. tout particulièrement, si on combine ensemble ces deux expériences) — peu de temps après qu'on a remis la Notonecte à l'eau, elle coule au fond et meurt. Tandis qu'elle survit, si on la conserve hors de l'eau. La Notonecte meurt donc, non pas parce qu'elle ne peut faire circuler dans ses trachées qu'une quantité insuffisante d'air, mais parce que la quantité d'air qu'elle peut dégager, répandre ei conserver autour de son corps est insuffisante pour la faire flotter. El, dans ce cas, l'animal, après avoir cherché vainement à se maintenir à la surface, souvent même en y prenant la position retournée, c'est-à-dire en faisant émerger son dos, finit par tomberai! tond et, n'y pouvant respirer, se noie. (1 i Voir Bull. Soc. zool. de Genève, t. t cl , 1908. — 27 — Je conclus donc que chez la Notonecte et probablement chez les autres insectes aquatiques, L'air qui est conservé adhérent au corps est de l'air expiré : <|u*il ne sert habituellement probable- ment pas pour la respiration; que son rôle, si ce n'est unique, du moins le [tins important, est de servir à alléger le corps pour lui permettre de flotter. J'ai déjà décrit précédemment (1) le mécanisme de la respi- ration chez la Nèpe et la Ranâtre. Indiquons rapidement, à pré- sent, comment respirent les autres Hémiptères aquatiques. Le Naiicorc cimicoïde respire de la même manière que la Notonecte. Les six premières paires de stigmates abdominaux sont situées à la face ventrale, plus ou moins dissimulées sous un revêtement de courts poils hydrofuges, qui recouvrent toute cette région. Les stigmates de la septième paire, situés à la base des parties latérales du septième segment, sont, de même que chez la Notonecte. dissimulés à l'intérieur du corps; toutefois, l'air leur parvient, non pas comme chez cet insecte, par la face ventrale, mais bien par la face dorsale. Lorsqu'on observe un Naucoré respirant à la surface de l'eau, on voit en efièi qu'il aborde cette dernière par l'extrémité dorsale de son abdomen, constituée par le septième segment, qui a la forme d'un fer à cheval, dans l'échancrure duquel on aperçoit l'extrémité seule du huitième segment. Les bords de cette échancrure, ainsi que la portion visible du huitième segment, sont revêtus de poils hydrofuges. C'est cette région du corps qui prend contact avec l'atmosphère; c'est par elle que l'air arrive aux stigmates de la septième paire. L'air, inspiré par cette voie, est ensuite, comme chez la Notonecte, expiré : en partie, par les stigmates thoraciques et emmagasiné sous les élytres; en partie, par les six paires de stigmates abdo- minaux ventraux, et retenu adhérent à l'abdomen, grâce au duvet hydrof uge qui revêt ce dernier. Lorsque, au moyen d'un compte-gouttes, on soutire à un Nau- eore toute sa provision d'air —celle qui est sous les ailes et celle qui revêt son ventre — l'insecte, devenu trop lourd, tombe au fond de l'eau. Mais, — si on le maintient près de la surface, «le façon qu'il puisse prendre contact avec l'atmosphère, — cette région, (pie nous venons de décrire, adhère a la surface, et, par (1) Bull. Soc. zuol. de Genève, t. 1 er , 1908. — 2S — le fait de la tension capillaire, soutien! le corps. On verra alors le Naucore inspirer lentement; puis on observera que l'air, petit à petit, s'accumule, d'avant en arrière, sons les élytres, et, en même temps, on constatera que l'insecte reforme son plastron d'air ventral, en étendant, avec ses pattes, l'air qui sort de ses stigmates abdominaux. L'étude du mécanisme de la respiration chez les Corises pré- sente beaucoup plus de difficultés, à cause de la petite taille de ces insectes el par le l'ait du peu de facilité qu'on a, ou, du moins, que j'ai eue, à me procurer, en quantité suffisante, des exemplaires de la seule grande espèce, la Corise de Geoffroy. L'explication que je donne doit donc être considérée plus comme une hypothèse très probable que comme une vérité scientifique- ment démontrée. La Corise, pour prendre contact avec l'atmo- sphère, ne se serf pas de son extrémité postérieure, ainsi que le font les autres Hémiptères aquatiques. Elle aborde la surface par un de ses flancs, el le contact est de si courte durée qu'on n'a pas le temps de se rendre compte comment les choses se passent. De même que les autres Hémiptères aquatiques, la Corise pos- sède une série de stigmates abdominaux ventraux, dissimulés sous un fin revêtement de poils hvdrofuges. Elle possède aussi trois paires de stigmates : meta-, niéso- et prothoraciques. Les stigmates pro- et mésothoraciques sont fort petits et difficiles à trouver. Les stigmates métathoraciques, par contre, apparais- sent dès qu'on soulève les élytres; leur ouverture est particu- lièrement grande et toujours béante. Par transparence à travers la peau, on remarque aisément, à cause de ses dimensions, un gros tronc trachéen qui, partant de ce stigmate, se dirige, le long du corps, dans la direction de la tête. Nous axons vu que, chez la Notonecte, chaque stigmate méta- tlioracique se trouvait au fond d'une sorte de chambre dont les parois étaient formées par le corps de l'insecte, son élytre, et une plaque, dite coxale. Il en est de même chez la Corise; mais, chez elle, cette chambre n'est pas hermétiquement close. Un petit interstice persiste toujours entre le bord de l'élytre et la plaque coxale. Or, c'est par cette région de son corps que la Corise aborde la surface de l'eau, lorsqu'elle vient respirer. Il est donc probable que l'inspiration se fait par là. L'air serait aspiré au moyen des stigmates métathoraciques; il serait ensuite expiré par les autres stigmates thoraciques et par les stigmates abdominaux, pour être retenu autour du corps. EXPLICATION DES FIGURES Figure 1. — Montre, vue de face, une Notonecte appuyée sous et eorvbre la surface. Remarquez les cinq points d'appui, éloignés les uns des autres. Le point noir à l'extrémité postérieure de l'abdomen est l'ouvert -ivre respi- ratoire. A gauche, en haut, est représentée une Notonecte flottant sur la surface de d'eau, son corps est aux trois quarts émergé. Figure 2. — Montre, vue de côté, une Notonecte appuyée sous et contre la surface. Remarquez qu'au contact des pattes et de l'extrémité de l'ab- domen, la surface est repoussée en haut. Les pattes postérieures ne touchent jamais la surface. Figure 3. — L'ouverture respiratoire fermée. Figure 4. — L'ouverture respiratoire béante. Figure 5. — Face ventrale de l'abdomen d'une Notonecte, au repos, respirant tranquillement, sous la surface de l'eau. On voit lies deux toits latéraux, formés par la convergence- des deux doubles lignées de poils hydrofuges. On voit aussi l'auréole de poils nwu-illahlvs qui entoure les trois segments postérieurs. Figure 6. — Coupe transversale du cinquième segment abdominal. On voit le «double toit, formé, de chaque côté, par les poils de recouvrement. hydrofuges. Ces poils sont dans la position qu'ils occupent lors de l'expi- ration, lorsqu'ils sont soulevés par la colonne d'air. Pendant l'inspiration, ils sont appliqués contre le tégument. Latéralement, des .deux côtés on voit les muscles respiratoires, réunissant le tégument ventral -au tégument dorsal. Enfin, cette coupe étant celle du corps d'une Notonecte femelle, on voit que l'abdomen est rempli d'oeufs. Les ailes et élytres sont supprimés. Figure 7. — Face ventrale de l'abdomen d'une Notonecte à laquelle on a enlevé, à gauche, tous les poils. A droite, les poils hydrofuges du thorax ont été laissés, et les poils hydrofuges formant le toit de recouvre- ment ont seulement été écartés. Cette figure est destinée à montrer ce que j'appelle le duvet hydrofuge. Ce duvet, qui recouvre toute la Oaoe abdo- minale, cacher par les poils de recouvrement, n'a été laissé que sur les cinquième et sixième segments, des deux cotés. Il a été enlevé sur les autres segments. Sur toutes les autres figures, pour plus de clarté, ce duvet n'a pas été représenté. Cette figure montre, en outre, du cote gauche et d'une manière schéma- tique, le* sept stigmates abdominaux. — 30 — Figure 8. — Face ventrale d'une Notonecte dont tout de côté droit (côté gauche de la figure) a été dégarni de ses poils, afin de rendre visibles les plaques coxales, marquées en pointillé (71 = plaque coxale métathora- cique ; x = plaque coxale tmésothoracique). Figure 9. — Notonecte vue ide côté, l'aile et l'élytre étant ouverts. Le thorax a été dégarni de ses poils pour rendre les plaques coxales plus apparentes. / = chambre mésothoracique ; h = stigmate mésothoracique. La partie qu'on voit de ce stigmate n'est pas perforée. La portion per- forée, où aboutit un tronc trachéen, se trouve cachée sous la plaque coxale. g = proéminence du corps de l'insecte, contre laquelle l'élytre vient s'ap- pliquer, séparant les deux chambres iméso- et (métathoraciques ; u = rebord de la plaque coxale, contre lequel l'élytre vient s'appliquer : e = stigmate métathoracique, s'ouvrant dans la chambre [métathoracique ; f = dépres- sion dorso-latérale, faisant communiquer la chambre métathoracique avec l'espace dorsal sous-élytral. Figure 10. — Notonecte vue ide côté, l'aile et l'élytre étant fermés. Figure destinée à compléter la précédente, en montrant comment l'élytre fermé clôture les deux chambres thoraciques. n = plaque eoxale> métatho- racique ; x = plaque ooxale mésothoracique ; ; = rainure par où 'l'air venant de la voûte prothoracique s'échappe, pour se répandre ensuite uni- formément sur la surface de l'élytre. Figure 11. — Coupe transversale d'une Notonecte, au niveau des stig- mates métathoraciques. Cette coupe est destinée à montrer spécialement la ichambre métathoracique. a ~ l'élytre ; b = tégument dorsal ; c = mus- cles thoraciques ; d = aile repliée sur elle-même : c — stigmate imétathn- racique ; i = chambre métathoracique ; k = rebord de l'élytre s'appliquant contre la plaque coxale ; m = tégument chitineux du fémur de la troisième paire ; n = plaque coxale ; = fémur de la deuxième paire ; r = muscles constituant le fémur de la troisième paire ; cette troisième paire de mem- bre se trouve coupée, presque à son insertion. La deuxième paire, au con- traire, (0) est vue à un plan un peu postérieur au plan de la coupe. s = intestin ; u = rebord de la plaque coxale, contre lequel l'élytre s'ap- plique, fermant ainsi la chambre métathoracique ; v = prolongements chi- tineux protégeant l'intestin. Figure 12. — Abdomen de Notonecte, en état d'essoufflement, c'est à-dire dont tous les poils abdominaux de recouvrement sont écartés et laissent à découvert les stigmates abdominaux. On distingue sur cette figure les stigmates de la quatrième, cinquième et sixième paire. Figure 13. — Montre l'abdomen d'une Notonecte dont on a enlevé les poils de la ligne médiane, pour servir à l'expérience n° 1. Figure 14. — Montre l'abdomen d'une Notonecte dont on a enlevé les poils médians et latéraux des segments 1, 2. 3. 4 et 5, pour servir aux expériences n os 2 et 3. Figure 15. — Extrémité postérieure .de l'abdomen d'une Notonecte mâle à l'état nonmal de repos. Le côté droit a été dégarni de ses poils. On voit les quatrième, cinquième et sixième segments avec leur stigmate. Quant — 31 — .m septième segment, * 'en voil que La partie osédiane et l'extrémité seulement des parties Latérales, qui sont presque en entier dissimulées dans le corps. Kiuure 16. — Extrémité posi/érieuredeVabdomen d'une Notonecte femelle, dégarnie -de poils d'un côté. On a tiré en arrière le septième segment, de façon à rendre visible le stigmate qui se trouve à La hase 4e la partie latérale droite. Figure 17. — .Montre l'extrémité de l'abdomen d'une Notonecte, vu du côté dorsal, à l'état normal. Le septième segment seul est indiqué en pointillé. Figure 18. — Même légende que pour la figure précédente ; seulement, pour le rendre plus apparent, le septième segment a été tiré en arrière. Figure 19. — Le septième segment vu de côté, ainsi que' les organes génitaux externes, qui correspondraient au huitième segment. Le septième segment seul est pointillé. Figure 20. — Cette figure montre le résultat de l'expérience n" 5. La Notonecte écartant ses poils abdominaux pour mettre en relation avec l'atmosphère' son sixième stigmate (à gauche du dessin) ; ou, ouvrant une fenêtre, pour mettre à l'air ses stigmates des cinquième et sixième seg- ments (à droite du dessin). Figure 21. — Toute jeune larve île Notonecte venant d'éolore, vue par la l'ace ventrale. On a écarté d'un côté la moitié des poils abdominaux. Chez la toute jeune larve il n'y a pas de lignée médiane de poils abdomi- naux. Les poils thoraciques sont, chez elle, non pas placés sans ordre, mais arrangés en une série latérale de chaque côté ; .ils ne peuvent se renverser. Cette figure montre le système trachéen presque en entier ; c'est la seule ligure où soient indiqués les stigmates pro thoraciques qu'on voit des deux côtés du bec. Figure 22. — Même larve que ci-dessus, vue par la face dorsale. Cette figure est la seule où soit indiquée la trachée dilatée en fuseau qui part du stigmate mésothoracique. Figure 23. — Représente l'abdomen d'une larve après la première mue. Sur le côté droit de la figure, on a enlevé les pattes et écarté les poils abdominaux de recouvrement. On constate que ces larves sont pourvues de la double lignée médiane des poils hydrofuges de recouvrement. On remarque aussi, aisément, du côté où les poils ont été écartés, les sept stigmates abdominaux. L'abdomen est compose de sept segments, tous bien apparents ; le septième segment est aussi important que les autres. Comparez cette figure avec les figures 7, 8, 12, 14, qui représentent l'ab- domen de l'Imago, où le septième segment (surtout ses parties latérales) est plus ou moins caché et tend à disparaître. Comparez surtout avec la figure 16, où le septième segment, tiré en arrière*, donne à l'abdomen une forme presque identique à celle que ce dernier a dans cette figure 25. — 32 - Figure 24. — Enfin, j'ai représenté, dans ces broie schémas, les trois hypothèses faites pour expliquer la respiration de la Notonccte. Gros trait = air inspiré. Trait mince = air expiré. Gros trait interrompu = trajet de l'air dans l'intérieur du corps. a) Hypothèse ide Dufour : Six paires de stigmates abdominaux, servant alternativement à l'inspiration et à l'expiration. b) Hypothèse de Schmidt-Sohwedt : Six paires de stigmates abdomi- naux, et surtout trois paires de stigmates thoraciques, servant alternative- ment à l'inspiration et à l'expiration. r) Hypothèse expliquée dans les pages qui précèdent : Une seule paire de stigmates inspirateurs, celle du septième segment abdominal. Tous les autres stigmates servent à expirer l'air, qui, enveloppant le coips d'une couche aérienne, finit par regagner l'ouverture respiratoire qui lui a servi d'entrée, et par laquelle il peut 6'échapper. Cette ouverture respi- ratoire, résultant de l'écartement des poils abdominaux, sert donc, alter- nativement, au passage de l'air inspiré par les stigmates du septième segment, puis, ensuite, à l'expulsion de l'air expiré par tous les autres stigmates. Vandoeuvres (Genève). SDR L'ORGANE PULSATILE OBSERVÉ DANS LES PATTES DES HÉMIPTÈRES AQUATIQUES par Le D'- Frank BROCHER. A. La Ranâtre. J'ai eu l'occasion d'observer, dans les pattes des larves des Hémiptères aquatiques, un organe assez bizarre, qui sert à pro- voquer, ou à entretenir la circulation du sang dans l'extrémité du membre. Cet organe est fort peu connu ; les Traités d'Anatomie com- parée ne le citent même pas. Henneguv (1) cependant le mentionne, mais d'une manière tout à fait succincte : •• Behn (2), dit-il, en 1835, et Locv (3) en 1884, ont observé un organe pulsatile, dans les pattes des Hémiptères aquatiques «, et c'est tout. Behn et Locv sont, du reste, fort sobres de description : •• La structure, ainsi que le fonctionnement de cet organe, dit Locy, sont l'on difficiles à définir... son étude histologique ne m'a donné aucun résultat ••. Je crois donc intéressant de donner quelques renseignements sur cet organe, autant pour attirer l'attention des naturalistes et provoquer de nouvelles recherches, que pour confirmer, par mes propres observations, celles de Behn el de Locv, et un peu les compléter. Récapitulons donc rapidement les conclusions «le ces deux auteurs, que nous pouvons confirmer de notre enté : — Les Hémiptères aquatiques (Ranâtre, Népe, Corise, Noto- (1) Henneucy, Les Insectes, Paris, 1904, p. 87. (2) Behn, Annales Sciences Naturelles (Zoologie), 2'' série, Tome IV, 1835. (3) Lo<"Y, Obse>-rat.iotis ou the pulsating or gans in the legs of certain Hemip- tera. American Xatwalist, vol. XVIII, 1884, pp. Kt-18. — 34 — necte, Naucore, etc.) ont, dans leurs pattes, un organe qui sert à provoquer la circulation du sang dans l'extrémité du membre. Cet organe est visible citez l'adulte, mais d'une manière si indistincte, à cause de l'opacité des téguments, qu'il est impos- sible de définir ce que l'on voit. En revanche, chez les larves, vu la transparence des tissus, il esi beaucoup plus distinct. En par- ticulier, on peut très bien constater son influence sur la circula- tion dos globules sanguins (1). Cet organe est situé, pour le membre antérieur, à la base du premier tarsien, c'est-à-dire près de son articulation avec le tibia. Aux deux membres postérieurs, en revanche, il est situé à la base du tibia, c'est-à-dire près de son articulation avec le fémur. ( 'et organe a une action directe sur la circulation du sang dans le membre. Lorsqu'il s'arrête de puiser, la circulation cesse dans l'exl remité du membre; lorsque les pulsations recommen- cent, la circulation reprend. Les puisai ions de cet organe n'ont aucune corrélation avec celles du vaisseau dorsal, elles sont beaucoup plus rapides. Les pulsations ne sont pas continues ; souvent il y a des périodes, plus ou moins longues, où l'organe reste au repos com- plet. Ces organes sont indépendants les uns des autres ; ils peu- (1) Ce point est très important. C'est pour l'avoir méconnu que cet organe a passé inaperçu, depuis prés de 75 ans qu'il a été découvert. En effet, en 1834, Behn découvrit cet organe chez les larves des Hémiptères aquatiques, et signala son influence sur la circulation. Mais, la même année, le célèbre Léon Dufour, qui venait de publier ses « Recherches anatoniiques et physiologiques sur les Hémiptères 1833 », ne pouvant admettre que cet organe ait échappé à sa perspicacité, raconte lui-même (1), «qu'au reçu du travail de Behn, malgré la saison avancée, il prit son filet et alla pêcher des Hémiptères, pour vérifier la chose. » Mais c'était en automne, par conséquent il ne trouva que des adultes. Et c'est, d'après l'examen de ces adultes seuls, qu'il reconnaît qu'effective- menton voit bien un tressaillement vague dans les pattes des Hémiptères aqua- tiques, mais que ce tressaillement, suivant lui, est d'origine musculaiie et n'a aucune action sur la circulation, qui, du reste, d'après son opinion, n'existe pas chez les Insectes. Et il conclut qu'évidemment Behn avait fait une erreu d'observation. Or, telle était, à cette époque, l'autorité de Du four, qu'après lui personne ne parla plus de la découverte de Behn (i) Annales Scientes Naturelles Zoologie) 2 e série, Tome IV, 1835, p.olo. - 35 — venl puiser dans un membre et pas dans un autre. Ils sonl auto- matiques, c'est-à-dire qu'ils continuent à puiser, sou>venl pendanl plus d'une heurt', sur un membre séparé «lu corps. Mais, dans ce cas, les pulsations tendent à se ralentir, ei les périodes de repos deviennent plus fréquentes. Cetorganea 1;» forme d'une longue lanière, fixée a ses deux extrémités, tendue dans le sens de la longueur du membre. Elle se prolonge quelquefois dans plusieurs articles (tarses). A sa base, vers l'articulation, elle l'orme un coude ri est fixée, en outre, de chaque côté, aux téguments, par de nombreuses attaches (Locy). Cette membrane, tendue dans l'intérieur du membre, en par- tage doue La cavité en deux parties. Le courant sanguin est centrifuge dans la région postéro-inférieure, il est centripète dans la région antéro-supérieUre. Après ce résumé des observations de Belin et dé Locy, observa- tions que, quant à moi, je puis confirmer en tous points, je vais maintenant indiquer ce que les circonstances m'ont permis de définir, avec plus de netteté qu'eux. Les larves sont d'autant plus transparentes qu'elles sont plus jeunes. A plusieurs reprises, j'ai pu observer des larves de Ranàtre, au moment même de leur éclosion. Locy et Hehn ne disent pas avoir réussi a faire leurs observations dans de sem- blables conditions. Or, deux heures après leur naissance, ces larves commencent déjà à se pigmenter et le fonctionnement de l'organe pulsatile se voit beaucoup moins nettement. Sur ces larves, qui viennent d'éclore, il m'a semblé qu'on pou- vait interpréter ainsi le fonctionnement de cet organe : C'est la région coudée qui parait être le siège, ou, au moins, le point de départ du mouvement, qui se propage ensuite dans le reste du diaphragme. D'après ce qu'il m'a semblé voir, ce seraientles attaches latérales fôjficj de l'extrémité du diaphragme qui seraient contractiles. Lors de la systole, elles tireraient à elles le diaphragme, ten- dant à l'amener en haut et à gauche (ceci dit par rapport au dessin ci-dessous); puis, quand cette action cesserait, le dia- phragme reviendrait en bas et à droite (diastole), par sa propre élasticité. Cette action se comprendra mieux avec les figures suivantes, qui sont, plus ou moins, schématisées (fig. A et. B). 36 ,1 représente l'organe pendant la diastole (au repos) grossi environ 45 fois. B représente l'organe pendant la systole (en étal de contrac- tion). a) Lieu de départ *\u courant sanguin centripète ; b) Faisceaux musculaires latéraux, servant à tendre le dia- phragme (attaches latérales de Locv). (Je n'ai représenté que cinq de ces muscles, eu réalité il y en a une douzaine;) 3 c) Faisceaux musculaires latéraux, du cou' 1 opposé; d) Cavité supérieure. Courant sanguin centripète; é) Espace par où arrive le courant sanguin centrifuge : f) Cavité inférieure. Cotiranl sanguin centrifuge; g) Un globule sanguin: h ) Le diaphragme; i) Solution de continuité du diaphragme, endroit où le courant sanguin passe de la cavité inférieure à la cavité supérieure. Or, il est évidenl que, quand les muscles (b) (c) se contractent, non seulement ils poussent directement le courant sanguin der- rière eux en (a), niais encore ils attirent le diaphragme (A). L'espace (f) tend à s'agrandir, l'espace (//) à se rétrécir. Il \ a donc aspiration ^h\ sang en (/') el compression en {d). Le sang — 37 — est aspiré en (é) v.enanl de l'article précédent (courant centri- fuge), Ll esl refoulé en (d) et en (a) dans le même article (courani centripète). Au momentde ladiastole, les conditions sonl inverses .- il y h aspiration en (d) el compression en (/'). Ces doux cavités com muniquani ensemble à l'extrémité vermeire, Moll,Vilvorde, Willrbroeck. — Schweiz, Bôhmen, Skandinavien, Deutschland, [talien. 14. Hydryphantes ruber deGeer. Assenede, Hamme, Exaerde, Virelles, Moll, Caeskerke, Scl- zaete. — Europa. 15. Arrhenurus globatcr Miii.i.. Overmeire, Postel, Groenendael, Virelles, Willebroeck, Ciergnon, Genck, Exaerde. — Europa. II). Arrhenurus maximus PlERSIG. Selzaete, 20. September 1903. — Schweiz, Deutschland, Italien. Bôhmen, Central Russland. 17. Arrhenurus caudatus de Geer. Exaerde, Postel, Adinkerke, Moll, Vilvorde. — Europa. 18. Arrhenurus compact us PlERSIG. Arendonck, 30. Oktober 1903. — Schweiz, Deutschland, Bôhmen, Monténégro. 19. Arrhenurus maculator Mûll. Syn. : Arrhenurus, leucharti Piersig; 1906, Rousseau, Notes p. 183. Tervueren, Postel, Adinkerke, Arendonck, Caeskerke, Moll, Willebroeck, Exaerde, Genck. — Europa. 20 Arrhenurus cuspidator Mûll. Tervueren. — Deutschland, Schweiz. 21. Arrhenurus affinis Ivoen. Overmeire. — Schweiz, Deutschland, Bôhmen, Schweden, Turkestan. ±2. Arrhenurus crenatus Ko in. Genck, 2 Ç. — Holstein, Bôhmen. t'i. Arrhenurus battilifer Ivoen. Postel, Overmeire, Vilvorde. — Schweiz, Deutschland, Dane- mark. — 50 — 24. Arrhenurus neumani Piersig. Mirwart. — Europa. 25. Arrhenurus tricuspidator Mùll. Selzaete, Overmeire, Tervueren, Genck, Willebroeck, Cier- gnon. — Europa. 2fi. Arrhenurus claviger Koen. Postel, Adinkerke, Arendonck. — Europa. 27. Arrhenurus virens N'eu. m. Overmeire, 30. August 1905. — Deutschland, Schweden, Frankreich, Bôhmen . 28. Arrhenurus bruzeli Koen. ( Ivermeire, Selzaete, Arendonck, Assenede. — Europa, Tur- kestan. 29. Arrhenurus crassicaudatus Kra.m. Tervueren. — Deutschland, Bolnnen, Skandinavien, Schweiz, Grossbritannien. 30. Arrhenurus albator Mull. Tervueren. — Danemark, Skandinavien, Deutschland, Bôhmen, Britannien. 31. Arrhenurus sinuator Mull. Overmeire, Tervueren. — Europa. Turkestan. 32. Arrhenurus forpicatus Neum. Overmeire. — Schweiz, Skandinavien, Finnland, Deutschland, En gland. 33. Arrhenurus bifidicodulus Piersig. Adinkerke, 1 Ç. — Deutschland. 34. Arrhenurus knauthei Koen. Caeskerke. — Deutschland. 35. Arrhenurus solidus I'iersic. Adinkerke. — Deutschland, Bôhmen. 36. Arrhenurus fimbriatas Koex. Overmeire. — Deutschland, Danemark. :'.". Arrhenurus spec. Virelles, l , — 51 — 38. Brachypoda versicolor MûLL. Tervueren. — Europa. 39. Frontipoda musculus MûLL. Genck. — Europa. 10. Limnesia histrionica Herm. Overmeire, Tervueren, Postel, Selzaete, Adinkerke, Aren- donck, Moll, Vilvorde, Exaerde, Genck. — Europa, Nord- Amerika. il. Limnesia undulosa MûLL. Syn. : Limnesia koenikei Piersig; 1906, Rousseau. Notes, p. 186. Overmeire, Groenendael, Willebroeck, Ciergnon. — Europa, Nord-Amerika. iJ. Limnesia koenikei Piersig. Overmeire. — Europa, Nord-Amerika. 43- Limnesia maculata Mi ll. Overmeire, Tervueren, Woluwe, Groenendael, Postel, Aren- donck, Virelles, Willebroeck, Ciergnon, Genck, Overyssche. — Europa, Nord-Amerika. li Hygrobates re tir nia tus Kram. Woluwe. — Schweiz, Deutschland, England, Nord-Italien, [rland. i5. Hygrobates longipalpis Herm. Tervueren, Woluwe, Groenendael. — Europa, Syrien. Palaestina, Nord-Amerika. 16. Hydrochoreutes krameri Piersig. Overmeire. — Schweiz, Deutschland. Central -Russland, Schweden, Macédonien, Nord-Italien 47. Laminipes ornatus Koch. Exaerde, Genck. Europa. * 48. Pionopsis lutescens Herm. Nach Lameere haùfig. *49. Atax intermedius koi.x. Bruxelles (Van Beneden). * 50. Atax Bonzi Clap. Nacli Lameere ziemlich haiiflg. 51. Atax crassipes Mûll. Overmeire, Tervueren, Willebroeck. — Europa, Palœslina, Turkestaii, Nord-Amerika, Siïd-Afrika. " 52. Atax ypsilophorus Bonz. Sehr haiiflg (Lameere). 53. Neumania spinipes Mûll. Overmeire, Postel, Moll, Vilvorde. — Europa. 54: Neumania vernalis Mûll. Vilvorde, Hamme. — Europa. 55. Neumania triangularis Piersig. Woluwe. — Schweiz, Deutschland, Ungarn, Italien, Russland. 56. Typhis liliaceus Mûll. Ciergnon. — Europa. 57. Piona longipalpis Krexli. Overmeire, Tervueren, Postel, Selzaete, Moll, Virelles. — Europa. 5S. Piona conglobata Kocil. Overmeire, Ciergnon. — Europa. 59. Piona nodata Mil ll. Overmeire, Tervueren, Postel. Selzaete, Adinkerke, Moll, Virelles, Willebroeck, Exaerde, Ciergnon, Genck, Overyssche, Assenede. — Kuropa. Siid-Afrika. 60. Piona fuscata Hek.m. Hamme. — Europa, Nord-Amerika. 61. Piona rotunda lviiA.MEU. Tervueren, Woluwe. Groenendael. — Europa, Turkestan, Nord-Amerika. (i u 2. Piona rufa Koch. Overmeire, Tervueren. Willebroeck, Genck. — Europa, Tur- kestan. ORPHNEPHILA TESTÀCEA Macq Ein Beitrag zur Kenntnis der Fauna hygropetrica von D' August Thirnemann Miinster in Westfalen (Mit :: Abbildungen iin Text und 2 Tafeln) Fauna hygropetrica Mit dem Namen Fauna hygropetrica bezeichnete ich vor einiger Zeit eine eigenartige Biocoenose (1905, p. 553-556); in clen lefczten Jahren hatte icli des ôfteren Gelegenheit, hygrope- trische Tiergenossenschaften zu beobachten und genauer zu un- tersuchen ; die Fesfcstellung einer neuen echten Charakteribrm i'iir dièse Lebensgemeinschaf t veranlasst mich jetzt, die Beson- derheiten der Fauna hygropetrica etwas eingehender dar- zustellen. Die hygropetrische Forma ist die Tierwelt der nur von diinner Wasserschicht iiberspûlten Felsen. Dièse Définition bedarf aber noch schàrferer Fassung. Nicht jeder feuchte Fels bietel den hier behandelten Tieren die rechten Lebensbedingungen. Qnbedingt nôtig isl reinstes, klares Wasser, das den Felsen in zwar diinner Scliicht, aber in stetigem Flusse iiberrieselt. In chemisclier Beziehung mag man d;is Wasser als Quelhvasser oder Bachwasser bezeichnen, wie es das Mittelgebirge zu tage tretenlàsst. Durch die geringe Dicke der Wasserschicht, die stets nur vvenige Millimeter betragt, wird ein hoher Sauerstoif'gehalt erziell (1). Dieser (1) Vgl. Abschnitt, III. — 54 — ist fur die hygropetrischen Formen, die Wasseratmung haben, unbedingl erforderlich ; machtmanz. B. deD Versucli, Tinodes- larven oder- puppen zu xi'iclilen und bedeckt die Tiere nur mit einer einige Centimeter liohen Wasserschicht, so ersticken die Tiere unfehlbar; das Gleiche ist von den hygropetrischen Helicopsyche arten bekannl (Rougemontl879, 1880). Ein hoher Sauerstoffgehalt wiirde ja auch zweifellos bei starkem Flusse desWasserserreicht werden, selbsl wenn dieWasserscliicht eine Dicke voneinein Centimeter oder etwasmelirbesàsse. Diegeringe Dicke der Wasserschichl wiederum ist fur diezweiteGruppeder hygropetrischen Formen Lebensbedingung, fur die Arten, die auf die Atmung atmosphàrischer Luft ausschliesslich oder doch fast ausschliesslich angewiesen sind; ich denke hier an dieStra- tiomyiden- und Pericomalarven, an die Larve von Dicrano- myia trinotata und «lie Larve von Orphnephila testacea. Dièse Tiere kriechen auf den Felsen so herum, dass ihre Ven- tralseite imWasser liegt, der Riicken derKôrpers aber, \vo sich die Atemôflhungen befinden, von Luft umgeben ist. Wird die Wasserschicht zudick, so sind zwei Môglichkeiten vorhanden: Entweder das Tier bemiiht sich, seine Stigmen mit der aimos- phàrischen Luft in Verbindung zuhalten; dannmuss es seine Unterlage los lassen und wird von der Wasserstrômung fort- gerissen und von seinem Wohnorte weggeschwemmt. Oder das Tier liait sich an der Felswand l'est; dann wird es vom Wasser iïberspiilt und geràl in die Gefahr, zu ersticken. Nun kommt es tatsàchlich an den echt hygropetrischen Stellen auch zuweilen voi\ dass die Wasserschicht voriibergehend einmal zu grôsserer Dicke anschwillt; und es mag schon hier erwàhnt sein, dass auch die Formen mit Stigmenatmung durch Analkiemen befàhigt sind, solche Stôrungen fur kûrzere Zeit auszuhalten. Das Normale jedoch bleibt fur dièse Arten die Luftatmung, wiesie nur bei dûnner Wasserschicht môglich ist. Eine weitere Eigentûmliclikeit der hygropetrischen Stellen isl die Vegetationslosigkeit oder Vegetationsarmut. Nur selten findetman an solchen Felsen ein Algenpolster ; meist isl das i restem vôllignackt und nur die mikroskopische Untersuchung zeigt, dass Diatomeen doch in betràchtlicher Zahl vorkommen. Doclj gilt Letzteres keineswegs fur aile hygropetrischen < >rtlich- keiten. Die Nahrung unserer Formen bestehl zum grôssten Teil aus den organischen Partikeln, die das Wasser mitreissl und an den kleinen Rauhigkeiten des Felsens hàngen làsst. Ofl kanii man beobachten, wie an einem modernden Buchen- blatt, das durch das Wasser oder den Wincl auf deD nassen Fels verschlagen ist, die liygropetrischen Larven fressen. Wo Diatomeen vorhanden sind, dienen auch sic den Tieren als Nahrung, Die Oberflache solchen Gesteins, auf dem man die typische Fauna hygropetrica findet, pflegl ziemlich glati zu sein; grobere Modellierung fehlt: auch der anscheinend recht glatte Fels, liber den das Wasser spiilt, isl immer noch rauh genug, uni den Tieren Hall und Stùtze bei der Fortbewegung zu bieten. Zum Schlusse dieser Charakteristik liygropetrischer Stellen sei bemerkt, dass aile Felsen mit typisch liygropetrischer Tier- wclt hcll belichtet, j;i in einzelneu Gegenden stârk besonnl waren. Feuchte Felsen, wiesieeben geschildert, finden sich ira Mit- telgebirge und Hochgebirge nicht selten ; ich kenne aus eige- ner Anschauung solche hygropetrischen Stellen ans Tirol, aus der Schweiz(2000 in.), aus demSchwarzwald, denVogesen, dem Odenwald, dem Thuringer Wald und dem Sauerland. DieTierwelt àerFauna hygropetrica kann in zwei Gruppen geschieden werden : einmal Formen, die typisch fur die unter- suchten Stellen sind. Sic kehren, wofern ihnen nicht durch andere Umstande (z. B. Klima) Schranken gezogen sind, iiberall wieder wo sich in Mitteleuropa hygropetrische Plâtze finden; nur selten trifft man sic an anderen Stellen an und dies sind daim stets solche Lokalitàten, die gewisse Verwandtschaft mit den hygro])etrischen Stellen zeigen. DieseGruppe enthàltdie typischen Vertreterder Fauna hygropetrica, ihre Charakter- und Leitformen; man mag dièse Gruppe als die der euliygro- petrischen Tiere bezeichnen. Im Gegensatz dazu stehen Formen, die gewôhnlich anderen Biocoenosen angehôren — z. B. Bewohner von Quellen, von Bachmoosen — und die nur selten auf den schwach iiberspùlteii Felsen angetroffen werden ; sie sind mehr •• zufàlliffe » Gàste: sie môgen daher als tychhygropetrische Formen bezeichnel sein. Die euhygropetrische Fauna Mitteleuropas wird ans den Larven und Puppen von Trichopteren und Dipteren gebildet. Nach dem augenblicklichen Stande unserer Kenntnisse mi'issen zur ecliten Fauna hygropetrica folgende Arien gezàhll werden. 56 — ]" TRICHOPTEREN : Beraea maurus Ct. Tin odes assimilis McL. Tinodes auréola. Tinodes sylvia Ris. Stactobia fuscicornis Schneid. Stactobia Eatoniella McL. 2° DlPTEREN : Orphnephila testacea Macq. Pericoma nubila Mg. Dicranomyia trinotata Mg. Z)ia?a maculata Mg. Oxycera pulchella Mg. und andere Stratiomyidenlarven (1). Folgende Cliironomidenlarven habe ich bislier nur an livgro- petrischen Stellen gesammelt; doch muss erst weiteres Nach- forschen dartun, ob dièse Formen wirklicli euhygropetrisch sind (vgl. auch Thienemann 1903, p. 33) : Diamesa hygropetrica Kieffer. Metriocnemus bifidus Kieifer. Thienemannia gracilis Kieffer. Schon frûher(1905, p. 555) habe ich darauf hingewiesen, dass wir in (1er Fauna hygropetrica eine Ûbergangsfauna vor uns haben, eine Vereinigung von Formen, die vom Wassertier /uni Landtier ùberleiten. Den Beweis fur dièse Behauptung fiihrte ich damais an der Schwimmhaarreduction der Trichopterenpuppen; ein zweiter Beweis lâsst sich aus den Atmungsverhàltnissen (1er hygrope- trischen Tiere gewinnen. Bei fast allen Trichopterenpuppen findel sich fin zweizeiliger Borstenbesatz an einem oder mehreren Beinpaaren; gewôhnlich isi das zweite Beinpaar, das uach dem Ausschliipfen «1er Puppe ans dem Gehâuse dièse zur Oberflâche des Wassers ruderfc, am (Il Aus dem Lun/.er Seengebiet liegen aiir Oxyceralarven vor (gesammelt von D 1 ' Brehm-Elbogen an lier « unteren Stuie des Wassertalles » uml einer « Wasserinne am Pùrschsteig u. d. Jagermauern ») die sich von den 0. pul- chellalarven hauptsâchlich durch die bedeutende Verliingerung der beiden Chitinhaken an der Ventralseite des praeanalen Segmentes unterscheiden. :»7 starksten beborstet, vvàhrend die beiden anderen Paare wenige Borsten tragen, ja zumeist ganz kahl sind. Bei der einzigen terrestren Trichopterenart, Enoiajhi jnisilla Burin, l'ehlen die Schwimmhaare, wei] nutzlos geworden, ganz. Audi den hygropetrischen Formen kônnen Schwimmhaare kaum Nutzen bringen; demi die ausschlùpfende Puppe wird durch den hef- tigen Wasserstrom liber die Felswand hinweg an deren Grund oder in sonsteihen ruhigen Winkel gerissen, \vo die Verwand- lung '/aiv Imago erfolgt. Und wirklich finden \v\v bei den Trichopteren der hygropetrischen Fauna einen ununterbroche- nen Ubergang vom tjpischen Schwimmhaarbesatz der eclit Abbildung 1. — Mitteltarsen der Puppen von : a) Tinodes assimilis ; b) Beraea maurus; c) Stactobia fuscicornis. lacustren Formen bis zur Kahlheit wie sie uns die terrestre Enoicyla zeigt (vgl. hierzn 1905, pp. 552-557). Je charakte- ristischer eine Trichopterenart fur die Fauna hygropetrica ist, dh. je weniger hàuflg sie oder ilire nàchsten Verwandten an uiclit hygropetrischen Plàtzen vorkommen,um sostàrkerist der Schwimmhaarverlust (Abbilding 1). Tinodes assimilis McL liât vôllig behaarte Mitteltarsen; andere Tinodesarten kommen in Seen und Bàchen vor und es scheint nicht ausge- sclilossen, dass auch Tinodes assimilis heute noch in Bàchen leben kann, resp. erst seil kurzer Zeit zum hygropetrisclien Leben iibergegangen ist. Beraea maurus Ct. liât nur ganz einzelne Haare auf den Mitteltarsen; Pup- pengespinnstes etwas von der Unterlage abgehoben Lst und dor- salwàrts gebogen, so kann die Puppe ihre ganz vorn befind- lichen zwei offenen Prothorakalstigmen durch das Gespinnst hindurchdràngen und so mit der Lufi in Verbindung setzen. Es scheint, als herrsche der letztgenannte Atemmodus bei àlteren Puppen vor. Uber die Funktion der sogenannten Analschlàuche der Dip- Lerenlarveu sind die Akten noch keineswegs geschlossen. Doch isl es bei unseren hygropetrischen Formen ziemlich sicher, dass sie «1er Atmungdes im Wasser gelôsten Sauerstoffsdienen. Schon Fritz Mùller 1 1888, p. 27 l) beobach tête bei einer brasilianischen Psychodidenari der Fauna hygropetrica, die normalerweise Stigmenatmung besitzt, dass sie unter Wasser gebracht, die — 61 — Analschlàuche vorstreckt, beim Verlassen des Wassers sie ein zieht. Die gleiche Beobachtung lâsst sich an unseren einheimi- schen Formen leichl machen. Dassdie Môglichkeit, zur Wasser- atmung iiberzugehen, fur die der steten Gefahr des Uberspiilt- werdens ausgesetzte hygropetrische Fauna von grôsster Bedeu- tung isi. Liegi auf der Hand. Wasdie Lokomotion der liygropetrischen Arten anlangt, so zeigl sich hiereine weitgehende Parallèle mit don Formen des Bergbaches aber auch bedeutende [Jnterschiede. Will sich ein Tier im Bâche lialten oder gegen die Strômung bewegen, su ninss es entwederein Testes dauernd fixiertesGehàusebauen oder kràftige Retentionsorgane besitzen, mit denen es sich an den kleinen Unebenheiten der Unterlage befestigen kann und die ilim aucb bei der Fortbewegung oine stets schnell und leicht zu befestigende Stùtze geben. Formen ohne solche Gehàuse oder dièse < >rgane kônnensich im Bach nur an ruhigern Stellen,so im Gewirre der Bachmoose oder zwischen dem Laub und Geàst flacherer Uferpartien erhalten. Daszwar rasch, aber indùnnster Schicht strômende Wasser hjgropetrischer Stellen lasst einen geringeren Grad der Ausbildung der Fixations- und Retentions- einrichtungen als der eigentliehe Bergbachgeniigenderscheinen. Formen mit runden, schwach hornartig gewôlbtem Gehàuse wie Beraea maurus kommen im Bach nur an ruhigeren Stellen vor (Micrasema, Sericostomatinaé) oder sind auf kleinere Quellrhmsale beschrânkt (Beraea und Adicellaarten) . Auch freilebende Dipterenlarven (wie Orphnephila, Oœycera und Pericoma) findel man im Bâche nur zwischen Moos und dem Laub des (l'ers; nur einzelne freie Cliironomidenlarven auch auf der Unterseite der Steine. Liponeura und Simulium der Bâche sind mit Fixationsorganen ausgerùstet, mit denen sich die Organe der hygropetrischen Arten nicht messen kônnen. Fiir das Lehen auf den nur diïnn iiberrieselten Felsen ffenuo'en die Fussstummel der Orphnephilalarve und der dichte Borsten- besatz der Pericoma- und Stratiomyidenlarven, um sie an der Felswand nicht nur festzuhalten, sondern ihnenauch nocheine Bewegung der Strômung entgegen zu gestatten. Nur die dreh- runde und relativ grosse Larve von Dicranomyïa muss sich durch lockeres Gespinnst verankern. Die freilebenden, aber nichl mehr mit starker aktiver Bewegung begabten Puppen von Pericoma, Diœa, Orphnephila kônnen sich hier nicht mehrhalten, sondern ruhen, wie oben schon erwàhnt, am Fusse — 62 — (1er hygropetrischen Felswàncle unter Steinen oder zwischen Laub. Wie Dicranomyia, verpuppt sich auch die wasserat- mende Tinodeslarve auf den hygropetrischen Wànden in ihren t'esten, dem Gestein angeklebten Rôhren ; die Lage der Puppe ira Gehàuse scheintstets so zu sein, dass der Kopf nach nnten, also in Richtung der Strômung, liegt; die reife Puppe. die das Gehàuse verlàsst, wird so von dem Wasser mitgerissen, und an ruhiger Stelle, am Fusse des Felsens entschlùpft ihr die Imago. Das Ausschlûpfen «1er Oœyceraim&go und der Dicranomyia- iniago bietet keine Schwierigkeiten ; bei beiden bleibt die Pup- penhaut, am Felsen angeheftetoder ira Gespinnst festgeklemmt, zurùck; das aufgebogene Vorderende des Dicranomyiacocons làsst die Imago die Puppenhaut verlassen, olme dass das noch weiche Tier in Gefahr kàme, von der Strômung beschadigt zu werden. Hier magaucheine Bemerkung Fritz Milliers (187 ( .), p. 407), dem wir mancherlei Notizen iiber die Fauna hygropetrica Brasiliens verdanken, Platz finden : •• Grumichella befestigt nicht, wie die grosse Grumicha und andere Trichopteren, vor der Verpuppung ihre Gehàuse, son- dern deren Deckel. Gewôhnlich sitzen die Gehàuse mit dem Mundende nach obenansenkrecliten Felsen, an denen eine dùnne Wasserschicht niederfàllt. Gegen dièses Wasser wùrden die Piijtpen nach Lôsung des Deckels kaum ans dem festsitzenden Gehàuse auskriechen kônnen oderdocli von demselben ùbel zuge- richtet werden. So aber bleibt der Deckel am Felsen sitzen, wenn er vom Gehàuse ringsum gelôst ist und in letzterem wird die Puppe von dem stiirzenden Wasser fortgerissen, uni an einem ruhigeren Orte herauszukriechen und sich zu verwan- deln. » Daiil liât kûrzlich sehr beachtenswerte •• Grundsàtze und Grundbegritfe der biocoenotischen Forschung •• ausgesprochen (1908 p. 349 11.) Wenn er sagt : •■ man darf Biocoenosen nur so •weit unterscheiden, als die Tatsachen dazu nôtigen, dh. soweii man mindestenseine charakteristische Form angeben kann », so ist das zweifellos richtig. Und ebenso sicher ist es, dass \msereFauna hygropetrica eine einheitliche, echte Biocoenose darstellt. Als Leitform dieser Fauna bezeichnete ich vor drei Jahren Oxcycera pulchella und auch nach meinen nunmehr erweiter- — 03 — irii Ërfahrungen mussich dièse Artals die charakteristischste iind weitesl verbreitete euhygropetrische Form betraehten. Und als Charakterformen môgen iiberhaupt aile oben ;ils euhygropetrisch aul'gefiihrten Arten von Trichopteren- und Dipterenlarven gelten. Allerdings mit Unterschieden. Dahl bezeichnel die Gewàsser und Gelàndearten als Wolm- plàtze von tierischen Lebensgemeinschaften als •• Zootope ». Tiere, die an mehreren Zootopen in gleicher Weise zu finden sind, nennl er •• eurytop •• ; •• stenotope » Tiere kommen nur in cincr oder einzelnen Biocoenosen vor (1). Streng « stenotop - sind von den euhygropetrischen Formen ' die Stactobiaarten und Oxyceralarven, vielleicht anch einige Tinodesarten ; sie trifft mau tatsàchlich nur im hygropetrischen Gelànde an; findet man sic eirimal anderswo vielleicht in einem Quellrinnsal, so sind es stets nur einzelne Exemplare. « Stenotop -• sind aueli die anderenecht hygropetrischen Tiere, allerdings in dem etwas erweiterten Sinne. dass sic ausser in der Fauna hygropetrica auch nochin einer anderen Lebens- gemeinschaft vorkommen. Keine Biocoenose steht isoliert in der Natur da; jede wird Beziehungen, Verwandtschaften zu anderen, hàufig Nachbar- biocoenosen, zeigen. Verhàltnisse, die in mancher Hinsicht den hygropetrischen àhneln, finden sich in kleinen und kleinsten Quellrinnsalen wieder : wenig Wasser, das locker aufliegende Steine oder Laub in dûnner Schicht und stetem Flnss nass erliali; Sauerstofïsàttigung des Wassers mai Reinheit. vSo kônnen auch hier die Tiere ventral vom \\ T asscr umspûH sein, wàhrend die Dorsalseite in die atmosphàrische Luft ragt und ein Stigmenatmung ermôglicht ist. Daher finden sieh demi tatsàchlich drei der oben als euhygropetrisch aufgefùhrten Arten sehr Iuiufigauch in solchen Rinnsalen wieder, und da im grossen und ganzen kleine Quellrinnsale hàufiger anzutreffen sind als echt hygropetrische Stellen, so wird man diesen — Beraea maurus, Orphnephila testacea und Dixa >naci<- (1) Auf die noch schiirteren Unterscheidungen, die Enderlein (1908, p. 71 ff) bei der Gruppierung von « Lebenskomplexen » vorgenommen liât, gehe ich hier nicht naher ein, da sie fur unsere spezielle Frage nur eine geringe Rolle spielen. Bei der Fauna hygropetrica fallt der Begriff der Biocoenose mit dem der Biosynoeeie lim Sinne Enderleins) zusammen. Die euhygropetrischen Tiere sind nach Enderleins Nomenklatur als stenoto|j-heterocoen zu bezeichnen. — 64 — lata — ■ auch besonders liâufig an kleinsten Bàchlein bege- gnen. Sie sind gleich charakteristisch fur hygropetrisch.es Gelânde wie fur Quellrinnsale ; ihro strenge Beschrânkung auf dièse beiden Biocoenosen aber gestattet es, sie noeh als « stenotope » Arten zu bezeichnen. Die Beziehungen der beiden Lebensgemeinschaften sind noch enger. Wir unterschieden oben von den echtem hygrope- trischen Arten zufàllige Gàste der Fauna hygropetrica, tychhygropetrische Tiere. In keinem hygropetrischen Gelànde findet sich nur die erste Grappe ; stets sind auch andere Tiere, wenn auch in ganz wesentlich geringerer Zalil vorhanden. Und aile dièse Formen sind sonst Bewohner der Quellrinnsale oder kleiner Bergbàche. Ein ausfûlirliches Verzeichnis findet sieh ain Schlusse dièses Abschnittes. Hier seien als solche tvchhygropetrische Formen nur einzelne genannt, so Bythi- nella Dunkeri, Tipulidenl&rven, die Larven von Crunoecia irrorata und L'tilocolepus granulatus. Anhangsweise gehe ich auf zwei intéressante echt hvgrope- trisclie Dipterenlarven noeh in Kùrze ein. Einnial Dicrano- myia trinotata Meig (1). Meines AVissens ist die Métamor- phose dieser Limnobiide bisher noeh nieht besehrieben. Die Art ist den eulrygropetrischen Formen zuzuzahlen ; ieh habe sie an einer grossen Zahl weit auseinanderliegender hygropetrischer Stellen gesatnmelt — in Tirol, in den siiddeutsehen Gebirgen, im Thùringer Wald, im Sauerland — ; nur zwei Mal traf ich sie an anderen Platzen an, die jedoch grosse Ahnlichkeit mit hygropetrischen Stellen hatten ; so an einer kleinen Quelle unter- halb der Ennepetalsiierre (5, vi, '08 Larven, Puppen); das Wasser floss hier in di'mner Schicht iiber Felstri'unmer; i'erner in der Lenne bei Schmallenberg (7, ix, 'ou, aile Stadien), wo die Larven und Puppen in Menge an der ausseren Seite eines Brettes sassen, das, mil den Bach zu stauen, quer durch die Lenne gelegt war und dessen àussere Seite durch das durch Ritzen vorquellende Wasser nass erhalten wurde. Im Gebiet der Lunzer Seen (Nieder-Ôsterreich) kommt Dicrano- myia an der •• unteren Stufe des Wasserfalles •• vor. (1) Ich will nicht verfehlen, Herrn IV P. Sack, Frankfurt a/M. der mich bei nieinen Bemiihungen, die Lebensgeschichte der Wasserdipteren auf'zukli- ren, durch die sichere Bestimniung- der ge/iichteten Imagines hâufig in t'reundlichster Weise unterstutzte, auch hier meinen herzlichsten Dank aus- zusprechen. — 65 - Die griïnlichen, dunkler marmorierten, auf der Bauchseite lielleren Larven sind in Eïabitus den Tipulalarven sehr àhnlich; sie sind 10-11 mm. lang und L.5-2 mm. dick. Das letztë Seg- ment tràgj zwei offne Stigmen, auch sind Analschlauche vor- lianden. Die Larve spinnt ganz lockere, aber zàhe Gange; mu- so kann sich das drehrunde Tier nul' den liberspiïlten Felsen lialten. Vor der Verpuppung fertigl die Larve einen etwa lo mm. langen au den Enden abgerundeten, am Vorderende lockereren oder mit kleiner Ôffnnng versehenen Cocon an, in dem die Puppe, meist regungslos, ruht. Ist die Puppe reif, so stôssl sic mil einem, vorn am Kopf befindlichen kenelfôrmieen Vorsprung der durch die zwei dicht an einander gedràngten Prothorakalstigmen gebildet wird, das Gespinnst durch; sind die Thorakalsegmente hindurchgedràngt, so platzt die Puppen- haut und die Imago fiiegt davon, wàhrend die Puppenhaut in den Cocon eingeklemmt, zurùckbleibt. Hàufig flndet man die Puppengehàuse in wagerechter Stellung auf dem Fels befestigt. Das ursprùnglich reine Gespinnst bedeckt sich nicht selten mit Sandoder iiberzieht sich mit Algen, Diatomeen u. dergl. Eine zweite intéressante Forai ist die Larve von Pericoma nubïla Mg. [ch habe sie zuerst im Jahre 1902 durch Professor G. W. Millier in Thiiringen kennen gelernt und neuerdings in grôsserer Menge im Sauerland gesammelt und gezûchtet. Die Larve gehôrt zu den scliônsten ans den Kreis der Pericoma- verwandten. Sic ist echt hygropetrisch ; doch bevorzugt sie eine besondere Art hygropetrischer Stellen; nicht selten flndet man nàmlich — besonders an Strassen, diezum Teil ins Gestein eingesprengfc sind — feuchte Felsen, obèrhalb deren das Wasser iiber und durch lehmigen Boden fliesst und diesen aufweicht. Dann setzen sich in den Rauhigkeiten des Felsens lehmige Massen ab, wenn auch nur in dùnnster Schicht. An solchen Stellen kriecht die bis etwa 8-9 mm. lange Larve ïrei auf dem Fels herum. Aber selbst dem Kenner wird es schwer, auch ans nachster Nàhe, die Larven zu selien. Die Dorsalseite des mit langen Borsten besetzten Tieres ist stets vôllig von Lehm bedeckt, dh. an jeder der vielen Borsten haftén ringsherum Lehmpartikelchen, nur die Bauchseite und dev Kopf sind frei davon. Das Ganze gleicht so cher einem Schmutzklûmpchen, als einem organisierten Wesen. Am leichtesten isi das Tier noch beim Kriechen, wenn es vollstàndig ausgestreckt ist, zu erkennen; dann markieren sich die Segmentgrenzen als kleine - 60 — Emkerbungen in dem lànglichen •• Sclimutzhàufchen ». Die Puppe liegt frei zwischen Laub oder organischem Détritus ani Grande der Felspartien. Die Larve von Pericoma nubila ist ein schônes Beispiel fur die Anpassung cinesWesens an die Farbe seiner Umgebung. Natùrlich war hierzu in unserem Falle keine besondere •• Na- turzùchtung •• nôtig; denn aile bis jetzt bekannten Pericomalar- ven (1) besitzen eine Dorsalbedeckung mit langen, zahlreichen Korsten. Wenn eine solche Larve, — die sonst iin Wasser zwischon Pflanzen, vor allem don Mooscn der Bâche leben — dazu Lïberging, sich auf nassen, lehmigen Stellen aut'zuhalten, so musste sich der Lehmiiberzug und damit die Schutzfàrbung von selbst einstellen. Zusammenstellung aller untersuchten hygropetrischen Stellen und ibrer Fauna. Neckarsteinach (Sommer 1001). Beraca maurus. Limnobates stagnorum. Tinodes assimilis. Pericoma sp. Stactobia fuscicornis. Yerschiedene Dipterenlarven Oxycera pulchella. Ccratopogniiipupuex). Orphnephila testacea. Anacaena globulus. Dicranomyia trinotata. Limnaea truncatula. Oligochaeten. SCHWARZWALD, BUEHLERTAL BEI ÛBERTAL (10. V. '04) (2). Stactobia fuscicornis, Ancylus fluvialilis. O.rycera sp. Pericoma sp. Dicranomyia trinotata. SCHWARZWALD, ZUFLUSS DES FeLDBEBGSEES (1300 M.) (10. VI. '04). Stactobia fuscicornis. Dicranomyia trinotata. Orphnephila testacea. (1) Genau beschriehen ist von sicher bestimmten Pericomaarten nur die Métamorphose von Pericoma canescens (von Miall in Trans. Ent. Soc. Lon- don 1895, p. 141-i:>:3. Taf. III IV). Mir ist bisher die Aul/ucht folgende For- men gelungen : Pericoma tristis, P. ocellaris, /'. nubila, Ulomyia fuligi- nosa. (2) Mac Lachlan (1886) giebt Stactobia fuscico>-nis aus dem Gutachthal im Schwarzwald an und bemerkt dabei : « assez commune dans certains endroits chauds, où l'eau suintait sur le paroi des rochers le long du chemin ». • 17 — l'i-u.i /i;i;\Y \i.n. Eschbacu (21. v. '04). Beraea sp. Cyphoniden\arven. Oxycera sp. Gammarvs pulex. Orphnephila testciGea. Vogesen, Seebachpaelle unteriialb Belciiensee (19. VII. '04). si (ici ohm fuscicornis. Orphnephila testacea. Vogesen, bei Metzeral (In. vu. '04). Stactobia fuscicornis. Plilocolepus granulalus. Beraea maurus. Crunoccia irrorala. Orphnephila leslacea. Apataniasp. Philopotaminenlarven. Cyphoniden larven . Bythinella Dunkeri. Wi.sïi au:n, Sauerland, an der Fuelbecke Talsperre. Oxycera pulchella. Apatania fimbriata. Orphnephila testacea. Crunoecia irrorata. Pericoma nubila. Anacaena globulus. Dicranomyiatrinotata. Cuphoniden\avven. Tinodes assimilis. Nemura sp. Dira muculata. Gamviarus pulex. Diamesa hygropetrica. Planaria alpina. Metriocnemus bifidus. Planaria gonocephala. Thienemannia gracilis. Eiseniella sp. Bythinella Dunkeri. Limnaea truncatula. Westfalen, Sauerlaxi», xaiie der Glspôrerre. Orphnephila testacea. Anacaena globulu*. Dicranomyia irinotala. Limnaea truncatula. Pericoma nubila. Oligocliaeten. Melriocnemus bifidux. Poduriden. Thienemannia gracilis. Verschiedene Clnronomidenhvven. ÏHUERINGEN, FELSENTAL BEI ÏABARZ (I. IX- '02) (6. VIII. '0!)). Orphnephila testacea. Oligochaeten. Pericoma nubila. Chironomiden. Thueringen, Roellchen BEI Tambach (II. VIII. '07). Dicranomyia trinotata. Tirol, Sellraintal xaiie Innsbruck (20. VII. '03). Dicranomyia trinotata. — 68 — SUEDTIROL, BEI ÂGORDO (2. VI. '03). Stactobia Ealoniella. Tipuliienpwppe. Oxycera sp. Parnidenterve. Tinodes sp. Diamesa sp. Pericoma sp. SUEDTIROL, BEI TORBOLE AM GARDASEE (vil. '03). Oxycera sp. SCHWEIZ, BEI GÔSCHENEN (29. VII. '04) (1229 M.). Stactobia fuscicornis. Orphnephila testacea. Oxycera sp. Pericoma sp. SCHWEIZ, FURKASTRASSE BEI 2100 M. (30. VII. '04). Stactobia fuscicornis. Tipuliden\ar\en. Orphnephila testacea. Schweiz, am Rhonegletscher (30. vu. '04) (2000 M.). Stactobia fuscicornis. Andere Dipterenlarven. Orphnephila testacea. Aus der Litteratur mag hier noch erwàhnt sein, dass Klapâlek (1900, p. 5.) die Larven und Puppen von Stactobia Eatoniella in eine Quelle sammelte « welche als eine sehr diurne Schicht von Wasser ùber die Untermauer in den Strassengraben herab- rieselte». Steinmann (1907, p. 72 [97]) sammelte dieselbe Art « massenhaft an einem iiberfluteten senkrechten Felsen in Zermatt (1800-1850 m.) ••. Sie war dort vergesellschaftet mit Oxycera sp. und Pericoma sp. (1. c. p. 85 [110]). Auch eine andere Stratiomyide, die stàrker beliaart ist als Oxycera, gehôrl nach Steinmann zur Fauna hygropetrica. II Orphnephila testacea Macq Wenngleich, wie ans vorhergehender Zusammenstellung ersichtlich, Orphnephila testacea Macq weit verbreitel ist, so war bisherdie Métamorphose <\<>v Ar1 doch gànzlich unbekannt. Das mag zum Teil daran liegen, dass bei der Aufzucht der Larven, wie iiberhaupt aller hygropetrischen Formen, <\ev Kunstgriff angewandt werder muss, die Tiere nur in dûnnster - 69 — Wasserschichl zu halten. Im anderen Falle sterben sic unwei- gerlich. [ch habe die frisch gesammelten Larveti ersl — wahrend der Excursion — in weithalsigen Flaschen trans- portiez, in deneD aur so vie] Wasser war, dass die Wànde gerade benetzl wurden; einige feuchte Blàtter darin gaben den LarveD uoch besseren Hait. Zuhaus kamen die Larven in flache ( rlasschalen, deren Boden und Seitenwànde mil Filtrierpapier ausgekleidet waren ; das Filtrierpapier wurde gerade so nass gehalten, dass auf seiner Oberflàche noch eine ganz dùnne, zusammenhàngende Wasser- hant zu selien war. Einige Blàtter stellten das ganze Fnventar dieser Zuchtbehàlter dar. So wurden Imagines Ende August und weiterhin bis zum 23. November gezùchtet. [ch verdanke die genaue Bestimmung der Fliege Herrn Pro- fessor D'.T.-.T. Kieffer, dem ich auch hier meinen herzlichsten Dank ausspreche. Ober die systematische Stellung schrieb er mir : •■ Nach Macquart soll die Stelle zwischen den Pilzmùcken und Gallmûcken sein; Meigen ist derselben Meinung; Schiner gibt an, das Tier kônne in keine Familie gebracht werden und beschreibl es deshalb am Schluss seines Werkes nebst einigen andern unter dem Titel : Species incertae sedis... Die Larve muss hier den Ausschlag geben fur die Stellung ira System ••. Die Metamorphosenbeschreibung wird zeigen, dass Orphne- phila testacea sicher in den Verwandtschaftskreis der Chiro- Domiden gehôrt, wenngleich sic auch hier eine Sonderstellung einnimmt und als Vertreterin einer besonderen Subfamilie ffelten muss. a) Die Métamorphose von Orphnephila testacea Macq. Larve (Fig. 1) : Lange des ausgevvachsenen Larve 14 mm., Breite etwa 1 mm. Zaid der Segmente = Kopf -f- 12. Allgemeiner Habitus der einer Chironomidenlarve. Farbe: Bauchseite weiss. Rùcken und Seiten weisslich-griinlich, dunkelgraugriin marmoriert. Bei jùngerer Larve herrschen die helleren Tône vor, die vor «1er Verpuppung stehenden sind viel dunkler. Segment 1 und 2 sind dunkler als die folerenden: die hellen Marmorie- rungen entwickelen sich ersl von Segmenl 3 an recht. Bebor- stung der Larve schwarz. — 10 - Kopf hell-rotbraun, fast senkrechl nacb unten geneigt. Charakteristisch sind eigenartige, zipfel- oder kegelfôrmige Vorsprùnge des Kôpfkapsel, die rnehr oder weniger stark ven- tralwârts umgebogeu sind (Fig. 2). Auf der Hôhedes Clypeus, da \vo er ventralwârts umbiegt, ein langer, stark ventral gekrùmmter Medianzipfel, dem jederseits noch ein kleiner Seitenkegel aufgesetzt ist, sodass er dreiteilig ist. Jederseits daneben ein kiirzerer Lateralzipfel ; latéral von diesem ein eini'aclier, làngerer, den wir den Okularkegel nennen wollen; demi in ihm, und ilin meist ganz erfullend, liegt das schwarze Auge (Fig. 3). Ventral darunter jederseits ein kiirzerer Subokularzipfel. Médian von diesem liegt jederseits ein brei- ter stumpfer Hôcker, ^\^ distal eine ringfôrmig verdickte Stelle zeigt, neben der ein kleiner Chitinstift zn stelien scheint (Fig. 3); bei richtiger Drehung aber sieht man, dass hier drei blasse Chitinblàtlehen nebeneinander stelien; latéral davon ein Bôrstchen (Fig. 1). Das Ganze stellt die sehr rudimentàre Antenne vor. Zwischen diesen verschiedenen Vorwôlbungen sind einfaclie und zerschlitzte Borsten auf der Kôpfkapsel wie folgt verteilt : Ober dem Okularkegel eine zerschlitzte Borste ; medianwârts davon auf den Pleuren dicht an der Grenze des Clypeus eine gleiche. Dicht iiber und etwas latéral vom Medianzipfel jederseits eine einfache und eine zerschlitzte 15.; untcr dem Medianhôcker zwei zerschlitzte 1!. Unter jedem Antennalhôcker eine lange einfache B. ; auf den Seiten des Kopfeszwei Lange einfache B.,z\vei kiirzere nahe der Mandibel- liasis, zwei Borsten an der Basisdes Labiums (Fig. 8). Mundteile : a) Das Lahrum (Fig. 5) ist eine ventralwârts gebogene an den Clypeus sieh anschliessende Flatte; sie tràgt nahe ihrer Basis jederseits eine kiirzere und eine làngere einfache Borste, auf ihrer Mine médian dicht nebeneinander zwei starke, kurze, spitze Dornen, jederseits daneben eine blasse Borste ; darunter noch einige kurze, teils stumpfe, teils spitze, einfache Borsten. Des distale Rand ist mil vielen (an lot)) flachgedrùckten Chi- tingebilden besetst, die wie die Blàtter eines Bûches nebenein- anderstehen. Jedes stellt einen ventralwârts umgebogenen spitz endenden Haken dar, dessen concave Seite sàgeartig gezàhnt ist. Die kràftigsten solchen Haken stelien médian, latéral schwà- chere. Dièse gezàhnten, spitzen Haken legen sich wie ein dich- - 71 - ter Busch odrr eine Reuse ventralwàrts iiber die Mundôflf aung(Fig. 5). b) Der Maxillarteil (Fig. 6) besteht ans zwei Hôckern. Der eine, gerundete, ist der Palpus maxillaris ; auf ihm stehen eine grôssere Zabi teils einfacher, teils zweigliedriger Stii'te und Borsten undHaare; sehr lange Haare stehen in dichtem Busch nahe seiner Basis. Ventral von dem Palpus ein zweiter Hôcker, auf dem neben einem Haarbusch ein Kranz dicht nebeneinander stehender abgeflachter Chitinhaken sich befln- det, die in ihrer Concavitàt gezàhnt sind. Ihre Krùmniung ist medianwàrts geriehtet. DieMenge der Sàgehaken an Labium und Maxillen bildet einen Filter- oder, wenn man liebèr will, Greif apparat, mil dem auchdie feins ten organischen Partikelchen festgehalten und fur die Ernàhrung verwertet werden kônnen. c) Die Mandibeln (Fig. 7) sind sjmmetrisch, kurzdreieckig, médian nicht ausgehôhlt, dunkelbraun, mit doppelter Spitze und fiinf stumpt'en, kràt'tigen Zàhnen, zwei Riïckenborsten, einer Borste auf dem Basalteil und einei' Reihe feinster langer Haare médian auf dem Basalteil. il) Hypopharynx dicht mit kleinen Bôrstchen und warzenar- tigen Tuberkeln besetzt. e) Labium (Fig. 8) etwa dreieckig, gelbbraun, distal und in den proximalen Ecken dunkler. Die distal» 1 Partie tràgt zwei Breite, grobe Endzàhne und drei Lateralzàhne, von denen der zweite médian uoeîî einen kleinen Seitenzahn liât. Analwàrts von dem gezàlmten Rande erliebt sich nul' der Ventralflàche das Labium zu einem mil zalinartigen Kerben versehenen Wulst, an d. 'm besonders zwei Mittelzàhme stark vortreten. In den Pro- ximalecken des Labiums einige kraftige Falten. — Auf dem ersten Abdominalsegment stehi dorso-lateral nahe dem Analrande jederseits ein offnes Stigma, dh. eine kleine (Durchmesser 0,033fi mm.)Clntinwarze, an deren Oberfiàclie die Trachée mit vielen kleinen Ôffnungen mùndet (Fig. 9). Ventral ein Querwulst, auf dem einfache, ungesàgte Hakenborsten dichl neben einander wie die Zàhne eines Kammes stehen ; mehrere solches Querreihen stehen dicht hintereinander, so dass die làngsten Haken in der Reihe am weitesten oral, die kûrzesten anal stehen. Aile Haken sind analwàrts gekriimmt. Einzelne einfache Borsten stehen auf allen Abdominalsegmen- ten verstreut. Stark zerschlitzte Borsten (vgl. Fig. '.•) stehen in folsrender Anordnuns;. 72 * Segment I : Oral vom Stigma zwei grôssere und eine kleinere. Segment II : In jeder Oralecke eine grosse und eine kleine. Segment III : In (1er Mitte der Lateralseite zwei (drei). Segment IV-X : In den Vordereeken zwei gleichgrosse, auf der Mitte der Lateralseiten zwei ebensolche. Segment XI : Nur in der Mitte «1er Lateralseiten zwei Schlitzborsten. Beim vorletzten (XI) Segment laufen die Analecken dorso- lateral in je einen Hôeker ans (Fig. 10); in dem zwischen diesen Hôckern befindlichen Sattel stehen zwei dunkel-braune, holie Chitincjlinder, deren jeder einen Endpinsel von fiinfBorstentràgt (Fig. 11). Oralwàrts dichtunter diesen Cylindern ein querovales Stigma, in dem die beiden Haupttracheen durch vicie kleine ronde Ôffungen enden (Fig. 11). Das letzte Segment (Fig. 10) ist gegen die iibrigen im stuinp- fen Winkel (von etwa 1 10") ventral warts geneigt ; es ist cylindrisch, nur wenig gegen das Ende liin verjiïngt. Der After liegt terminal und zwar in der dorsalen Hiilfte der Endflàche. Aus dem After konnen vier fingerformige, weisse Anal- schlàuche vorgestrecktwerden. Direktunter dem Aller steht eine Grappe von schwarzbraunen, làngeren und kûrzeren Haken- dornen, deren Krûmmung und Spitzen ventral gerichtet sind. Direkt vor dem After stehen einzelne einfache Borsten rings uni das Segment herum. Die zwei dorsalen Borsten dièses Ringes sind sehr krâftig und fàcherartig'zerschlitzt; zweisolcher zersclilitzfcer, aber etwas kleinere Borsten stehen nebeneinander auf derDorsalseite des Segmentes etwa in der Mitte. Ausserdem einzelne einfache Borsten auf dem Segment zerstreut. — Ganz junge Larven von etwa 2.5 mm. Lange unterscheiden sich folgenderniassen von den ausgewachsenen. Sic sind weiss-durchscheinend, ohne jede dunklere Zeichnung. Das Auge bestelit aus zwei deutlich getrennten Pigmentmassen, von denen die vordere hall) so gross aïs die hintere ist. DieStigmen enden nur mit einer geringenZahl vont >fmimgen; am Prothorakalstigma zàhle ich etwa 6-8, am praeanalen Stigma etwa 9. Nur die Borsten der Kopfkapsel und der drei ersten Segmente sind schon als Schlitzborsten ausgebildet; auf allen iibrigen Segmenten stehen an deren Sielle einfache, nichl zerschlitzte Borsten. — 73 — Puppe : Im Habitus den Puppen der Ceratopogongruppe sehràhnlich. (Fig. L2.) Lange 5-6 mm.; Breite ] mm. Die Chitindecke des ganzen Kôrpers tragl kleine, rimde oder ovale Warzen, die mit weiteren oden engeren Zwischenràumen unregelmàssig verteill sind (vgl. Fig. L3). Auf der Vorderflàche (\< ^ • ^ ^\ — 76 — vorgezogene After dienl zugleich aïs Fuss. •• Ahnlich liegen die Verhâltnisse bei anderen Ceratopogonlarven und ganz ahnlich auch bei der Orphnephilalarve (vergl. Fig. 10). Ob der Bau der Mundteile bei Orplmephila und den echten Ceratopogonlarven Parallelen zeigt, làssl sich noch nicht fest- stellen, «la nocli von keiner echten Ceratopogonlarve die Mundteile genauer bekannt sind. c) Lebensweise und Verbreitung von Orphnephila testacea Macq. WirhabenimerstenTeile dieser Arbeit Orphnephila testacea als typisches Mitglied der hygropetrischen Fauna und zugleich als Bewohner kleinster Quellrinnsale kennen gelernt ; die von uns genauer untersuchten hygropetrischen Stellen mit ilirer Fauna sind gleichfalls dort verzeichnet. Uberall, wo ich bisher Orphnephila testacea in kalten Quellen oder auf iiberrieselten Felsen gesucht habe, habe ich die Tiere auch gefunden; wenigstens die Larven; Puppen und Imagines bekommt man seltener zu Gesicht. Das wird auch der Grund sein, das man bisher, voi' Kenntnis der Méta- morphose, unsereArt Fur eine seltene Form gehalten liât. Nach meinen Erfahrungen besitzl Orphnephila testacea eine weite horizontale wie vertikale Verbreitung. Sie wurde von Haliday fur England, von Macquart und Meigen fur Liittich, von Zetterstedt fur Lappland und Norwegen (rarissime!) erwàhnt ; auch Ruthe (Isis, 1831, p. 1211) beschreibt sie, also wohi fur Deutschland. Sciiiner i'and sie « ein einziges Mal an einem Bâche in der Prein« (Osterreich). Ich besitze die Art aus der Schweiz (Gebiei «1er Furka und des Rhonegletchers. Hôchster Fundort, 2100 m.), aus dem Schwarzwald, dem Pfàlzerwald und den Vogesen, aus dem Odenwald, dem Thurin- gerwald, ans dem westfàlischen Sauerland und Mûnsterland (Baumberge). Aus dem Lunzer Seengebiet (Niederôsterreich) liegi mir Orphnephilamaterial vor, das von Dr. Brehm-Elbogen an Eolgenden Stellen gesammelt wurde: 1. Steinhalde der Lunzer Wasserleitung ; 2. Wasserrinne am Purschsteig u. d. Jàger- miiuern; 8. Saugartenquellc Weiter sammelte ich Orphnepliila in Rinnsalen der Krei- delialbinse] Jasmund auf Riigen, in Bachen auf Bornholm, und — 77 — in einem Bach im Langedal zwischen Ulven und Sôfteland in Westnorwegen. Orphnephila testacea ist also von Lappland bis /uni Kamm der Alpen verbreitel ; sic findet sich ■■m der ( )stsee wie in 2100 m. Hôhe an dn- Furka. Uber die Eiablage und die enibrjonale Entwickelung von Orphnephila testacea konnte ici) bisher keine Beobachtungen machen. Die Verpuppung und das Ausschlûpfen der Imagines findel \ oui Hochsommer bis /.uni Spàtherbst (November) stati wenigstens im westfàlisehen Sauerland; die Puppenlie- gen frei amGrunde dur hygropetrisehen Felsen zwischen Gestein und Pflanzen. Wie die Untersuchung (U^ Darniinhaltes der Larven zeigt, nàhren éicli die Tiere von organischem Détritus, wie er sich auf dem teuchten Gestein ansammelt; den Darm dur jùngsten Larven fand ici) vollgepfropfl mit Diatomeen. Von besonderem Intéresse — weil ausgepràgte Anpassung an das hygropetrische Leben zeigend — is< die Fortbewegung dur ( Irphnepliilalarven. Die Fortbewegung der Orphnepliilalarven kann auf zweierlei Weise geschehen. Die Larve kann nach Art dcv Librigen Chironomidenlarven langsam vorwàrts kriechen, wobei der ganze Korper gestreckl ist und auf der Unterlage t'est aufliegt. Diesui- Vorwàrtskrieclien gescliieht mit Hûlfe dw vorderen Gehhôcker; sie Ualten sich an den kleinen Unebenheiten des Felsens t'est; nunmehr schiebl sich die Larve nur ein wenig vor, die Hôcker werden etwas kontrahtiert,wieder vorgestreckt, iialten sich t'est usw. Stutzpunkt t'iir dieser Kriechen ist die jedesmalige Anheftungsstelle der Klauen des vorderen Geh- hôckers. Bei jeder Bewegungder Hôcker rûcktdie Larve eine Strecke vor, die etwa der Lange des vôllig ausgestreckten Gehhôckers entspricht, resp. etwas grôsser ist. Die Nachschieber treten bei diesem Bewegungsmodus nicht in Tàtigkeit. Die Mundwerkzeuge sind bei dem Kriechen in fortwàh- render Bewegung, uni die auf der Unterlage aufsitzenden Nahrungspartikelchen abzuweiden. Wesentlich intéressai! ter und wirksamer ist die zweite Art der Fortbewegung, die mati bei den Orphnepliilalarven beobach- ten kann und die in dieser Ausbildung von keiner anderen Dipterenlarve bekannl geworden ist. Zum Verstàndnis dieser Bewegung, die ich als eine •• schnik- — 78 kende •• oder •■ schnellende •• bezeichnen môchte, dient die Text- figur 2, I-IV und V. Will die Larve in der Richtung des Pfeiles (I) sich vorbewegen, so hei'tet sie den vorderen Gehhocker fest und schiebt nun das Abdomen so vor, dass etwa ein U entsteht, dessen Bogen in der Richtung der Bewegung liegt, wàhrend Kopf und Hinterende die Endpunkte der Schenkel des U bilden (II, III). Ist dies geschehen und hat sich das Kôrper- ende * hygropetrischen Lebens. Eine vertikalen, resp. sagittale Bogenkrûmmung des Kôrpers wàre hier hôchst unzweckmàssig. Demi nicht nur, dass die Larve hier fortwàrend einen betràchtlichen Teil ihres Kôrpers ans dem diinnen Wasserhàutchen heraus in die Luft bràchte : vor allem wàre ein riesiger Kraftaufwand nôtig uni die Oberflàchenspannung des Wassers zu iiberwinden. Dièse Schwierigkeit wird beseitigt, indeni die hygropetrische Form den Bogen nicht vertikal in der Sagittalebene, sondern horizon- tal in der Transversalebene schlàgt. So bleibt der Kôrper stets auf dem Wasser und die Kraft, die sonst zur Ûberwindung der Oberflàchenspannung nôtig wàre, kann voll und ganz zur Lokomotion verwendet werden. III Sauerstoffgehalt des "Wassers an hygropetrischen Stellen. J. Kônig (1899, p. 238) liess Wasser in clùnner Schichl an eineni Drahtnetze hërabrieseln und prûfte das Wasser vor und nach der Rieselung auf seinen Sauerstoffgehalt. •• Das zu diesen Versuchen verwendete Drahtnetz war cca 3,5 m. liocli und unter einem stumpfen Winkel hin- und hergebogen, uni die Oberflàche môglichst gross zu gestalten. ■■ An éinem sol- chen Drahtnetz fcropft das Wasser nicht, sondernlàuft beieiniger- — 82 — massen stumpfem Winkel des Drahtnetzes in don Làngsmaschen in àussersl dùnner Schicht herunter. •• Zum Rieseln wurde sauerstoffarmes Bnmnenwasser verwen- det. Der Gehalt des Wassers an Sauerstofi vor and nach dem Herabrieseln war, auf das Liter bereclinet, folgender : Vor dem Herabrieseln Nach dem Herabrieseln Temperatur îles Wassers °C Sauerstoff gehalt ecm. Temperatur des Wassers °C Sauerstoff- gehalt ccm . 1. Bnmnenwasser . 13,3 2,8 12,2 7,2 2. Brunnenwasser . . 12 2,9 14,4 7,1 3. desgl. /.uni zweiten herab^erieselt . Maie 14,4 7,1 16,4 7,1 Schon nach einmaligem Herabrieseln haï sich also das sauer- stoffarme Brunnenwasser mil Sauerstoff gesàttigt. Dieser Versuch stellt die Verhàltnisse hygropetrischer Loka- litàten kiïnstlich lier, nur mit dem Unterschied, dass an den schwach Liberspùlten Felsen der Sauerstoff der Luft nur von einer Seite an das Wasser herankommt, wàhrend die diinne Wasserschicht in dem Dralitnetz von beiden Seiten der Einwir- kung der Luft zugânglich ist. An der oben nâher beschriebenen hygropetrischen Sicile an der Fuelbeker Sperre worden Sauerstoff beslimmunjien des Wassers (mndi der Winklerschen Méthode) vor dem Berieseln der Felswand und nach dem Wrlassen der Felswand am 1. xi. '08 vorsrenommen. Dabei ergab sich folgendes. TEMPERATUR SAUERSTOFF IN CCM. I'RO !.. Oberhalb der Felswand .... Unterlialb der Felswand .... 8° 7" 10,23 10,97 pro 1. auf Wùrde sich dus Wasser van 8° und 10,23 ccm 7" abkùhlen, so wùrde es A.bsorptionskoeffizienten bereclinet - - aunmehr einen Sauei unter Benutzung der Winklerschen — 83 stotfgehall von 10,48 zeigen mûssen. Das •■ Mehr •• an Sauer- stoffgehalt von 0,49 ccm. pro 1. isl also auf Etechnungder Rie- selung ïiber den Felsen zu setzen. Dièse Zunahme isl umso beachtenswerter .-ils das hier vorliegende Wasser schon einen Sauerstoffgehalt besitzt, (1er dem aach den experimentel] festgelegten Àbsorptionskoeffizienten berechneten (fur 7" : s,."):!.", ccm. prô 1.) betràchtlich iibersteigt, also schon mil Sauer- stoff ùbersàttigt isl. Die Hôhe des Sauerstoft'gehalts wird noch auffallender erschei- nen, wenn wir die Sauerstoffwerte der hygropetrischen Stelle mit nachfolgender Tabelle yergleichen, in der einige Sauer- stoflzahlen von stehenden nnd fliessenden Gewiissern — in der kalten Jahreszeit verzeichnet sind. DATUM. < a. SAUERSTOFF- GEHALT. ccm. pro 1 Baumberge : Linke Laasbecker Aaquelle 2. ii. '08 7" 5,85 Baumberge : Bach etwa30Schr.unt. d. Quelle 2. ii. '08 8°25 5,91 Baumberge : Redite Laasbecker Aaquelle . 2. ii. '08 8*75 4,86 Baumberge : Quelle eines kleinen Bachleins 2. ii. '08 8°5 6,62 16. ii. '08 5°5 8,91) Baumberge : Nonnenbach, weiter abwlirts . 16. ii. 'os 4°5 9,63 Sauerland : Hennetalsperre., Oberflache . 31. x. 'OS 9» 9,12 Sauerland : Glortalsperre, Oberflache. . 2. xi. '08 8°5 8,48 Ain 17 nnd IN. iy. wurden abermals Sauerstoifbestimmungen an der hygropetrischen Stelle an der Fuelbecke-Sperrevorgenom- men, mit folgendem Resultate : Wassertemperatur. Sauerstoff in ccm. pro 1. 17. iv. 18. iv. 17. iv. 18. iv. Oberhalb der Felswand. Unterhalb der Felswand . 8» 7° 8" 8,49 8,61 8,33 8,66 — 84 Zwei Zuflussbàclie hatten am 18. iv. an Lhrer Mùndung in die Sperre bei einer Temperatur von 6° resp. 7° einen Sauer- stofïgehalt von 8,69 resp. 8,84 ccm. pro 1. Endlich wurden am 27. v. '09 und 14. ix. '09 wiederum Sauerstoffproben genommen : Wassertemperatur Sauerstoffgelialt in ccm. pro 1. 27. v.'09 14. ix. '09 27. v. '09 14. rx. '09 Oberhalb der Felswand, . . S" 905 7,64 7,43 Unterhalb der Felswand Hauptrinnsal 9°25 10°] 7,63 7,38 Unterhalb der Felswand kleines Nebenrinnsal. 11 "5 11 °5 7,28 7,11 Zum Vergleich hiermil die folgenden Zahlen aus Gewàssern dos Sauerlandes : Datinn. Wasser- 1 Temperatur 0. Gehalt. Fuelbecke Sperre : Oberflacbe (10 h a. m.) 27. v. 16°1 7,51 Fuelbecke Sperre : Oberllache (6 h p. ai.) 27. v. 16°5 7,91 Fuelbecke Sperre : Tiefenablass . 27. v. 5-9 6,71 Fuelbecke Sperre : Oberllache (6 h p. in.) 14. ix. 15«25 0,70 Fuelbecke Sperre : Zufluss I . . 27. v. 9°5 7,14 Fuelbecke Sperre : Zufluss 111 . 27. v. 10" 7.42 Hundembach bei Kirchhundem 14. i\. 12"3 7,05 J4. ix. 11»3 7,(10 Ruhr oberhalb Wildshausen . 2. x. 10°3 7.76 An unserer Untersuchungsstelle rieselt also Liber die Felswand ein Wasser, dass schon oberhalb derselben stets einen sehr hohen Sauerstoffgehalt aufweist. Selbsl wenn das mit Sauerstoff schon ùbersàttigte Wasser — 85 — durch das Passieren der Felswand eine Temperaturerhôhung erfàlirt, so wird nichl immer der Sauerstoffgeliall dadurch verringert; hàufig iïberwiegl der Erfolg der Rieselung gegen- i'iber der Temperaturerhôhung : trotz Sauerstofllibersàttigung schon oberhalb der Felswand und trotz Temperaturerhôhung auf der Felswand zeigt das Wasser nach clem Verlassen t\c^ Felsens noch einen hôheren Sauerstoffgehalt als vorher. Mûnster-i-W., November 1909. 86 LITTERATIÎR 1834. Bouché, Naturgeschichte derlnsekten, I. L883. Brauer, Die Zweifliigler des kaiserlichen Muséums zu Wien. ll.Sys- tematische Studien auf Gruntllage der Dipterenlarven. Denk- schrift. k. Akad. d. Wiss. Wien, Math. nat. Class. 47. 1908. Dalh, Grundsiitze und Grundbegriffe der biocoenotischen Forschung Zoolog. Anzeiger, XXXIII, p. 349-353. 1908. Enderlein, Biologisch- faunistische Moor- und Dùnen- Studien, 30, Ber. des Westpreuss. Bot. Zool. Ver., Danzig. 1909. KlEFFER, J.-J., Diagnoses de nouveaux Chironomides d'Allemagne, Bull. soc. hist. nat , Metz. 1900. Klapalek, Beitrag zur Kenntnis der Neuropteroïden von Krain und Karnthen. Bull. int. Acad. Sciences de Bohême. 1899. K.ÔNIG, J., Die Verunreinigung der Gewiisser, I. Band, Berlin. 1886. MacLachlan, une excursion neuroptérologique dans la Forêt-Noire (Schwarzwald). Revue d'entomologie Gaën, V, p. 126, f. f. 1879. Mûller, Fritz, Ueber Phryganiden, Zoolog. Anzeiger, 2. 1888. Mûller, Fritz, Larven von Mùcken und Haarflùglern mit zweierlei abwechselnd tiitigen Atemwerkzeugen, Entomolog. Nachricht, XIV, p. 273-277. 1879. Bougemont, Helicopsyche sperata, Bull. soc. Neuchâtel, XI, p. 405-426. 1880. Rougemont, Note sur l'Helicopsyche sperata, ibid., XII, p. 29-38. 1907. Steinmaxn, Die Tierwelt der Gebirgsbiiche, Annal. Biologie lacus- tre, II, p. 30-162. 1905 Thienemanx, Biologie der Trichopterenpuppe, Zool. Jahrb. Abt. f. Syst., XXII, p. 489-574. 1908. Thienemanx, Ueber die Bestimmung der Chironomidenlarven und puppen, Zool. Anzeig., XXXIII, p. 753-756. 1909. Tiiiexemann, Beitriige zur Kenntnis der westfidischen Sûsswasser- fauna. I. Kieffer und Thienemann, Chironomiden. 37, Jahresb. Zool. Sekt. des westf. Provinzialvereins f. Wissenschaft und Kunst. p. 30-37. K7 — TA FELERK LABRL'Nfi Orphnephila testaeea Macq. Figuren 1-11 : Larve 1. — Photogramm einer ausgewachsenen Larve "23 : 1 ("). 2. — kopf von oben KiO : 1. 3. — Auge und Antenne von der Seite 22"> : 1 . 4. — Antenne 225 : 1. 5. — Labrum von der Seite 340 : 1 . 6. — Maxille340 : I. 7. — Mandibel 22."> : 1. 8.— Labium 125 : L. 9. — Rechtes Protborakalstigma und zwei zerschlitzte Borsten des zwei- ten Segmentes 340 : 1. 1U. — Analende von der Seite 40 : i. 11. — Stigma und Borstentrfiger des Praeanalsegmentes 225 : 1. Figuren 12- 16 : Puppe (und Imago) 12. — Pbotogramm einer Puppenexuvie 18 : I (*). 13. — Protboracalliorn (Exuvie) 160 : I. 14. — Fliigelsclieide (Exuvie) 40 : 1. !5. — Imaginalfliigel 20 : 1. 16. — Metathorakales Stigma (?) (Exuvie,) 340 : 1. (*) Herrn Professor Dr. w. Stempel] «prêche ich fin- die Anfertigung der Microphotogramme meinen herzlichsten Dank ans. Annales de Biologie lacustre. Tome IV. Planche I. I c e/rvC Fig. 1. I Ct/Yvt FiR. 2. nales de Biologie lacustre. Tome IV. Planche II. Fis-. 3 X *U ' "•--''< Fig. 5. Fig. 7. Fig. 8. Fier. 6. Annales de Biologie lacustre. Tome IV. Planciil: III. Fis. 9. Fis. 10. X v s c* 01 Annales de Biologie lacustre. Tome IV. Planche V Fie. îfi. Fig. 17. Fig. 10. >U- vtnwtaX Fig. 18. Annales de Biologie lacustre. Tome IV. Pr,ANCIIE VI. Fis-. 21. Fier. 22. Fig. 23. Fig. 24. LES PHÉNOMÈNES CAPILLAIRES Leur importance dans la biologie aquatique par P. BROCHER Avec 44 figures dans le texte. Première partie. — Physique. Lorsqu'on étudie la biologie des animaux aquatiques, on est amené à reconnaître que la connaissance des lois régissant les phénomènes capillaires a une grande importance pour expliquer différents faits physiologiques curieux qui en sont la consé- quence. Ces phénomènes capillaires et ces faits physiologiques étant en général peu connus, ou souvent mal compris, je crois intéressant d'en donner ici un court aperçu. Les phénomènes capillaires sont dus à l'attraction que les molécules du liquide exercent entre elles, et sur les corps solides en contact avec le liquide. Les physiciens ont été amenés à con- sidérer la surface des liquides comme étant dans un état d'arran- gement et do cohésion moléculaire spécial, qu'on peut comparer à celui d'une fine membrane élastique recouvrant le liquide Nous l'appellerons la pellicule de surface. Lorsqu'on se trouve vers une chute d'eau, on voit, souvent, flotter à la dérive ce qu'on appelle des huiles. 7 - 90 — Or, une bulle n'est pas autre chose qu'une faible quantité d'air entraîné par l'eau, lors de sa chute, qui reste un moment empri- sonné sous la pellicule de la surface, jusqu'à ce que celle-ci crève (fig. 1 ). Fig. l. Voici, à présent, comment sont généralement énoncées les lois qui régissent les phénomènes capillaires : Si le corps solide en contact avec le liquide est mouillé par celui-ci, le liquide s élève contre le corps et tend à l'attirer dans son sein. Si, au contraire, le corps solide n'est pas mouillé par Veau, le liquide, à son contact, se déprime, et tend à repousser le corps hors de l'eau. Pour simplifier on dira qu'il est « attiré par l'air ••. En réalité, les choses sont cependant plus compliquées. Cer- tains corps, lorsqu'ils entrent dans l'eau (venant de l'air), se com- portent comme s'ils n'étaient pas mouillés; l'eau se déprime à leur contact et ils ont de la difficulté à pénétrer. Mais, dès qu'ils ont réussi à entrer, ou à être mouillés, ils se comportent alors comme des corps mouillables. On peut observer ce phénomène contre l'ongle, lorsque l'on trempe son doigt, perpendiculairement, dans l'eau. Les téguments chitineux de beaucoup d'insectes aquati- ques se comportent de même (Hydrophilidés). En outre, la loi, telle que nous l'avons énoncée plus haut, ne se rapporte qu'à ce qui se passe entre la surface de l'eau et un corps plus ou moins perpendiculaire à elle. Si la paroi du corps nVsi pas perpendiculaire à la surface, les phénomènes sont plus com- pliqués. Un dessin rendra leur explication plus compréhensible (voir figure 2). Ce dessin nous montre comment la surface de l'eau se com- porte, au contact d'un corps, suivant les différentes inclinaisons des laces de ce dernier. Le côté gauche de la figue représente ce qui se passe avec un corps non mouillé, le côté droit ce qui se passe avec un corps mouillé. L'angle que fa il In surface de F eau arec celle d'un corps qui entre en contact arec elle, est toujours le même, quelle — 91 — 92 — que soi/ l'inclinaison du corps (1). Tous les angles a sont égaux entre eux ; tous les angles b sont de même égaux entre eux. Cet angle est variable suivant chaque corps. Il peut être plus ou moins ouvert; il peut être dirigé au-dessus ou au-dessous de l'horizontale (2). Il est d'autant plus aigu que le corps est •• non mouillable -, et d'autant plus obtus que le corps est ■• mouillable ». Entre ces deux extrêmes, on peut avoir tous les degrés. Etudions à présent les phénomènes, tels qu'ils se passent sur le côté gauche de la figure : L'angle {a) étant constant, la surface de l'eau étant supposée toujours horizontale, et l'inclinaison du corps pouvant varier, il en résulte que l'angle que fait la surface de l'eau avec elle- même est forcément variable (angle c de la figure). Cet angle c, dans l'exemple choisi d'un corps non mouillable par l'eau, est, le plus souvent, situé au-dessous de la ligne horizontale qui cor- respond à la surface plane de l'eau, c'est pourquoi l'on dit que la surface de l'eau se déprime au contact du corps. C'est le cas eu particulier avec les niveaux 1, 2, 3, 4, 5 ei 6. Le corps contre lequel se produit cette dénivellation subit de a part de la surface de l'eau une traction dont la force ei le sens sont proportionnels à l'intensité et au sens de cette dénivellation, comme si la surface de l'eau, déplacée, cherchait à reprendre son niveau normal, en entraînant le corps avec elle. On voit que l'intensité de cette traction varie suivant les diffé- rents niveaux. Elleestmaximaau niveau 1; elle diminueau fureta mesure que l'angle (c) devient plus ouvert. Celui-ci, au niveau 7, est arrivé à être à tel point ouvert qu'il atteint 180°; il n'existe plus. A partir de ce point, dépassant 180°, il devient de signe contraire, comme nous le voyons aux niveaux 8 et 9. La surface de l'eau ne s'abaisse plus, elle se relève contre le corps. Elle ne cherche plus à le repousser vers le haut, elle l'attire à elle vers le bas. Donc, dans certaines conditions d'inclinaison de leurs faces, les corps non mouillables par l'eau peuvent néan- moins être attirés par elle et se comporter comme un corps (t) Cette loi est connue en physique sous le nom de : « loi de la constance d es angles de raccordement ». (2) Il va sans dire que cet angle varie aussi suivant chaque liquide. Nous ne nous occupons ici que de l'eau. — 93 — mouillable. C'esl Le cas, par exemple, dans le sujet qui nous occupe, pour la face inférieure de certains Insectes non mouil- lables par L'eau, lorsqu'ils sont posés sur la surface. Mais cette force attractive sera toujours beaucoup moindre que si c'était un corps vraiment mouillable qui abordât la surface avec la même inclinaison. Il va sans dire que les mêmes raisonnements peuvent s'appli- quer aux phénomènes représentés sur le côté droit de la figure, qui sont exactement les mêmes, mais inverses, vu la nature dif- férente du corps qui est mouillable. Il résulte de tout ceci que la distinction des corps, en corps ■• mouillables » — attirés par L'eau — et en corps •• non mouilla- bles ■' — repoussés par l'eau — est théoriquement impossible, puisque : I" Il n'y a aucune ligne de démarcation entre ces deux qualités, qui ne désignent, en fait, que des degrés variables (1) de la » pro- priété qu'ont les corps de se laisser, plus ou moins, mouiller par l'eau » (2), et 2° parce que — suivant qu'un même corps entre dans l'eau ou, au contraire, qu'il en sort, ou, simplement, sui- vant l'inclinaison variable de ses faces — la surface de l'eau se comporte envers lui, dans certains cas, comme s'il était mouillable (elle l'attire) et dans d'autres, au contraire, comme s'il ne l'était pas (elle le repousse). Cependant, pour la commodité de l'exposé, nous continuerons à employer ces expressions, en définissant toutefois que par le ternie de « mouillable » nous voulons parler d'un coi'ps contre lequel la surface de Veau s'élève dans la majorité des cas — mais pas nécessairement dans tous — cependant, tou- jours lorsque la surface de ce corps est perpendiculaire à la surface de Veau, comme c'est le cas, par exemple, pour les corps que représentent les figures 2, B et 3, B. Le terme de « non mouillable « désignera, en revanche, un corps contre lequel, dans les mêmes circonstances, la surface de l'eau se déprime, comme c'esl Le cas, par exemple, pour les corps que représentent les figures 2, A et 3, A. (1) Absolument comme les termes de chaud et de froid ne désignent que des degrés variables de la température d'un corps et non deux états opposés de ce même corps. (2) Pour simplifier, nous désignerons dorénavant cette propriété par le terme de mouillabilité. — ï>4 — D'après cette manière de voir, il nous arrivera doue, dans le cours de cet article, de parler du degré plus ou moins prononcé de •■ mouillabilité » ou de « non mouillabilité •• d'un corps, sui- vant que celui-ci appartiendra à l'une ou à l'autre de ces deux catégories. Je tiens, avant de continuer mon exposé, à faire quelques remarques au sujet de cette figure 2, qu'il est de toute importance d'avoir bien compris, pour pouvoir interpréter les faits que nous étudierons dans la suite. Remarque 1. — Nous avons dit que <« l'angle que fait la sur- face de l'eau, en prenant contact avec le corps, est variable suivant chaque corps ». L'angle (a) de 45", que fait la surface de l'eau, en prenant contact avec le corps, tel qu'il est représenté dans la figure 2, est donc un angle choisi arbitrairement, comme pouvant être observé contre un corps quelconque. Il va sans dire que nous aurions pu en choisir un autre, plus aigu ou plus ouvert. Si nous avions adopté un angle plus aigu (de 30" par exemple), il en serait résulté que la figure A aurait représenté un corps possé- dant a un degré supérieur les propriétés des corps non mouilla- bles. Le niveau d'équilibre, au lieu d'être en 7, se serait trouvé en 8. Le niveau 9, lui, n'aurait présenté qu'une dépression égale à celle du niveau . — Je tiens à attirer l'attention sur les phéno- mènes qui se passent, lorsqu'un corps mince, aplati, modérément mouillable — qui aurait les mêmes propriétés que, par exemple celui de la fig. 2 B — se trouve être parallèle, ou presque, à la surface de l'eau (fig. 4, b). £ Le phénomène s'observe très fréquemment dans la nature, soit qu'il s'agisse de longs poils, flottant sur la surface de l'eau ; soit (1) Dans les figures suivantes (sauf les fig. 24 et 25, qui avaient été faites pour un autre article), un gros trait indique en général les téguments ou parois mouillables; un trait mince, les téguments non mouillables; ce trait mince est accompagné de hachures transversales, si le tégument est revêtu de poils hydrofuges. l/eau est indiquée par un pointillé ; la pellicule de surface, par une ligne pointillée. innales de Biologie lacustre, 'l'unie I\ Planche VI * ■;• V X / Fi°\ A. Fis-. B. ' Lùh J-LfiefliiH Kvti.iHIcs ,3 PI IX. 14 /.!//, dLGoflàre EniaceUA' - 97 — Lorsqu'un insecte nageur, dans un but spécial, place ses membres contre la surface de l'eau parallèlement, ou presque, au plan de celle-ci. Alors la l'ace inférieure «le ce corps — admettons, pour fixer les idées, qu'il s'agisse d'une dos pattes postérieures d'un Haliplus, ou d'une Notonecie (cas que nous aurons à étudier plus loin) cette face inférieure, se trouvanl être dans les conditions indiquées aux niveaux 6, 7, 8, 9 de la fie- 2, B, est attirée, en bas, par la surface de l'eau qui s'élève contre elle. Mais la face supé- rieure de celle même patte se trouvant être dans les conditions indiquées aux niveaux 1 et 2 de la fig. 2, B,est repoussée par l'eau qui se déprime contre elle. Elle est. comme on dit, pour simpli- fier, attirée par l'air. Dans cette situation-là, cette patte se comportera donc comme étant ■• mouillable » par sa face inférieure et ses faces latérales, et comme étant •• non mouillable », par sa face supé- rieure (fig. 1, h). Mais, si on détache cette patte du corps de l'insecte, et qu'on la place, non plus parallèlement à la surface de l'eau, mais perpendiculairement à cette surface, les deux côtés de cette patte se comporteront, tous les deux, semblablement, comme un corps mouillable (cas du niveau 5, fig. 2, B) (fig. 4, d). Je ferai remarquer qu'un membre, ou un organe (une série de poils par exemple), placé dans cette situation — flottant, à la surface de l'eau, parallèlement à celle-ci — constitue un appareil stabilisateur de premier ordre. En effet, dans ces conditions, le membre se trouve : retenu en bas, s'il cherche à sortir de l'eau (fig. 4 a) et, aussi, mais avec moins d'intensité, attiré en haut, s'il cherche à s'enfoncer dans l'eau (fig. 4, c). Suivant la nature des téguments et l'inclinaison du membre, se sera l'une ou l'autre de ces deux attractions qui prédominera. Remarque 6. — Lorsqu'un corps, mince, allongé, pointu, modérément mouillable — admettons, par exemple, qu'il s'agisse de la griffe d'un insecte — aborde la surface de l'eau perpendi- culairement par-dessous, celle-ci se comportera envers lui comme elle se comporte dans le cas du niveau 5 fig. 2, B. En effet, la surface horizontale, qui se trouve formel* l'extrême pointe de la griffe, est de si petite étendue qu'elle peut être consi- dérée comme nulle — ou encore, comme traversant la pellicule de surface et sortant de l'eau — alors — l'angle de raccordement de la surface se faisant contre la partie de la griffe située plus bas, partie qui est perpendiculaire, ou presque, au plan de la 98 — surface de l'eau (cas du niveau 5 fig. 2, B) — celle-ci s'élève contre la griffe et tend à la ramener en bas (fig. 5). Fig. 5. Remarque 7. — S'il s'agit d'un poil, le phénomène est dif- férent parce que ce corps est souple. Théoriquement, si le poil aborde la surface par-dessous, absolument perpendiculairement — sollicité de tous côtés par des forces attractives de même in- tensité — il restera perpendiculaire et se comportera comme dans le cas précédent. Mais cela ne doit jamais arriver. En effet, pour une raison ou pour une autre, les forces attractives qui agissent sur le poil varient d'intensité. Pour peu que le poil aborde la surface avec une légère incli- naison, le côté incliné vers l'eau se trouvera dans des conditions plus ou moins semblables à celles que représente le niveau (> de la fig. 2 B ; et l'autre côté du poil, tourné vers le haut, se trou- vera dans des conditions se rapprochant de celles représentées au niveau 4 de la même figure. L'attraction étant plus intense au niveau 6 qu'au niveau 4(1), le poil s'inclinera vers l'eau. Or, plus il s'inclinera, plus l'at- Fig. 6. traction augmentera d'intensité (fig. 6) et attirera le poil, jusqu'à ce que celui-ci arrive à être couche sur la surface de l'eau. A ce (1) Comparez à ces deux niveaux la hauteur de la dénivellation de la sur- face de l'eau, dénivellation qui est proportionnelle à l'intensité de l'attrac- tion. — 09 — moment, il se trouvera dans les conditions que nous avons étudiées dans la remarque 5 : la l'ace tournée en liant se compor- tera comme une surface hydrofuge, et la l'ace tournée vers l'eau se comportera comme une surface mouillable. Si une des faces du poil se trouve avoir une chitine d'une nature plus facilement mouillable que celle de l'autre face, pour les mêmes raisons, ce sera la face du poil la plus mouillable qui subira la plus forte attraction et s'inclinera vers l'eau. Enfin, si le poil l'ait partie d'une série de poils, placés cote a cote, et avant en face d'elle un tégument hydrofuge, auquel de l'air reste adhérent, il en résultera qu'un des cotés du poil res- tera toujours sec — même sous l'eau (puisqu'il sera appuyé con- tre une surface hydrofuge) — et que l'autre côté du poil sera toujours mouillé. Quand un poil ou une série de poils, placés dans ces conditions, aborde la surface de l'eau, le côté mouillé, seul, subit l'attraction de la surface. Dans ce cas, le poil se courbe, s'incline, et son côté mouillé vient s'appliquer contre la surface de l'eau, tandis (pie son autre côté, se trouvant tourné vers le haut, reste non mouillé. On peut observer ce phénomène particulièrement sur les séries de poils qui revêtent la face ventrale de l'abdomen de la Notonecte, ainsi que sur la rosette des larves des Stratiomydés (que, plus loin, nous étudierons en détail). Mais nous ne pouvons entrer dans plus de détails, c'est pour- quoi nous avons énoncé la loi (page 2) d'une manière un peu schématique, qui est un résumé et une moyenne des différents cas qui peuvent se présenter. Nous devons cependant attirer l'attention sur les conditions toutes spéciales qui résultent du fait que la surface de l'eau se raccorde à un corps qui est horizontal (ou presque), comme c'est le cas au niveau 1 de la flg. 2. Dans tous les autres cas, le bour- relet que forme la surface de l'eau se trouve avoir en face de lui la paroi du corps. Mais lorsque le raccordement de la surface de l'eau se fait contre une paroi horizontale — et, à plus forte raison, contre une paroi horizontale légèrement concave — si le corps est de peu d'étendue, le bourrelet que forme la surface de l'eau aura en face de lui le bourrelet que forme la surface de l'eau qui lui est opposée (fig. 7 à 12 ; voir aussi fig. :>, A. niveau 1). Plusieurs cas peuvent se présenter. — 100 — A) Le corps est immergé (cas du niveau 1 de la fig. 2) ; il aborde la surface par-dessous . 1° Le corps est non mouillable; il entre en relation avec la surface : a) en tendant à émerger. h) ou, au contraire, étant en partie émergé, il s'immerge davantage, jusqu'à l'immersion complète. 2° Le corps est mouillable. B) Le corps est hors de Veau ; il aborde la surface par-des- sus (cas du niveau 9 de la fig. 2). A) Le corps est immergé. r II est non mouillable. Etudions, pour commencer, un cas très fréquent dans la nature, celui d'une cupule horizontale, légèrement concave, non mouil- lable ; mais située sur un corps dont les téguments partout ail- leurs sont mouillables. à) Supposons que cette cupule aborde la surface de l'eau par- dessous. L'examen des figures suivantes nous dispensera d'une longue explication : Nous voyons, sur la fig. 7, que la surface de l'eau, pour- se rac- corder au corps, selon l'angle (a) qui est constant, est obligée de se projeter en partie sur le corps et de se replier sur elle-même. C'est le même phénomène qu'on observe aux niveaux 1 et 2 de la fig. 2 A. Fig. 7. Fig. 8. ( )r, si la cupule est de petite dimension, la partie de la surface de l'eau qui est projetée sur la cupule peut se rencontrer avec la partie de la surface de l'eau projetée, qui est en face, et ces deux surfaces arrivent à se souder, en emprisonnant sous elles une minime quantité d'air (fig. 8). Dans ce cas, la surface non mouillable de la cupule se trouve recouverte par une mince couche d'eau, qui l'empêche d'entrer en relation avec l'atmosphère. — 101 — Cette mince couche d'eau diminue de plus en plus d'épaisseur, au fur et à mesure que le corps émerge davantage (fig. 9); les deux pellicules qui la limitent arrivent à s'accoler l'une à l'au- tre et à s'insérer, toutes deux, au même endroit, contre; le corps. Elles constituent alors une sorte de voûte, recouvrant la surlace non mouillable de la cupule. Cette voûte devient pour ainsi dire indépendante de la surface de l'eau, qui l'a formée et qui l'envi- ronne, et elle peut persister, même lorsque le corps, continuant à émerger, sort en partie de l'eau, et que la surface de l'eau se rac- corde à lui, à un autre endroit placé plus bas (fig. Obis). Fig. 9. Fis;. 9bis. La pellicule de surface peut subsister au-dessus d'une petite surface hydrofuge dans une autre circonstance encore. Lorsqu'un corps « très mouillable » est parallèle à la surface de l'eau, ou, même, émerge légèrement au-dessus de celle-ci, la pellicule de surface, adhérant au corps, est soulevée par lui et continue à le recouvrir (fig. 3, 1>, niveaux 1 et 2, et fig. 10, a). Or — si cette région du corps possède une cupule hydrofuge, pouvant s'ouvrir et se fermer — il arrive, dans cette circonstance, que la fine pellicule de surface qui recouvre le corps — au lieu de se rompre entre les deux lèvres de la cupule, lorsque celles-ci s'écartent l'une de l'autre (comme cela est indiqué à la fig. 10, b) — continue à adhérer à ces deux lèvres, qui sont mouillables, et reste — par le fait de son élasticité et de sa cohésion — tendue par-dessus la cupule(fig. 10, c et d). Fig. 10. Ce phénomène — infime petit cas particulier des phénomènes capillaires, eux-mêmes minime chapitre de la physique — est cependant si important dans la nature, qu'il nécessite, chez — 102 - beaucoup d'insectes, des organes spéciaux poui' combattre ses fâcheuses conséquences. b) Voyons, à présent, ce qui se produit lorsque le corps, flot- tant à la surface, au lieu de chercher à émerger davantage, s'enfonce, au contraire, dans l'eau. La surface de l'eau, au moment où elle touche le bord de la cupule non mouillable, se raccorde subitement à lui, suivant l'angle (c). Elle se projette donc sur la cupule, se repliant sur elle-même, comme nous l'avons signalé plus haut (fîg. 7). Si la cupule est étroite, les différentes parties de la surface de l'eau, surplombant la cupule, se réunissent et se soudent ; elles for- ment une voûte sous laquelle une bulle d'air reste emprisonnée (fig. 8). Puis, si le corps continue à enfoncer, la pellicule, qui réunit celle qui constitue la voûte à celle de la surface horizon- tale, se rompt brusquement (fîg. 11). Tout contact avec la surface cesse, et la bulle d'air, captive sous la voûte, reste adhérente à la cupule et est entraînée sous l'eau (fig. 12). C'est la bulle, qu'on observe fréquemment, adhérant à la cupule hjdrofuge, dont sont munies beaucoup de larves aquatiques, à leur extré mité postérieure. Fig. 11. Fig. 12. 2° Lorsque le corps aborde la surface de l'eau par une paroi horizontale (ou légèrement concave) mouillable, nous voyons sur la figure 2, B, niveau 1 , que la surface se déprime légèrement à sa rencontre — mais sans se replier, ni surplomber au-dessus de lui (comparez les niveaux 1 à droite et à gauche) — et elle attire le corps en haut. Cette traction est toujours de bien moindre intensité que s'il s'agissait d'un corps non mouillable (comparez, sur la fig. 2, la hauteur de la dénivellation — qui indique l'intensité — des niveaux 1 adroite et a gauche). Or, si le corps est de petite dimension, il peut arriver que les portions déprimées de la — 103 surface de L'eau, qui se t'ont face, se rencontrent et s'unissent l'une à l'autre contre le corps (fig. 13, a). Le corps se trouvera soumis à deux forces : la pesanteur tendra à l'attirer au fond, tandis que la traction capillaire de la surface l'attirera en haut. Si la force — que nous appellerons P — représentée par le poids du corps moins la poussée hydrostatique, est supérieure à la force — que nous appellerons A — produite par la tension capillaire de la surface, le corps se détache et coule au fond (fig. 13, b). ri V ' '•' "'\.j— . il 1 ' - ■ a ' JL c Fig. 13. Si la force P contre-balance exactement la force A, le corps reste suspendu à la surface, qui se déprime au maximum possible (fig. 13, a). Si la force P est inférieure à la force A, le corps sera attiré en haut jusqu'à ce que la force P, qui est invariable, arrive 1 à contre-balance? la force A qui, elle, diminue au fur et à mesure que le corps se rapproche de la surface (au fur et à mesure que la dénivellation diminue, voir page 92). Le corps restera donc suspendu sous la surface, qui se déprimera, seulement un peu, à sa rencontre (fig. 13, c). Donc, dans de certaines conditions, ta petticide de ta surface de Veau peut, sans se rompre, — c'est-à-dire sans qu'aucune partie du corps émerge et entre en contact avec l'air — simplement se déprimer à la ren- contre d'un corps mouillable et attirer celui-ci en haut . Nous verrons que ce cas existe dans la nature. B) Nous pourrions étudier aussi les phénomènes particuliers qui se passent lorsque la surface de l'eau est abordée, par-dessus, par un corps horizontal, mouillable ou non mouillable, venant de l'air (cas des niveaux 9 de la fig. 2). Mais ces phénomènes n'ayant, du moins à ma connaissance, pas de conséquences pra- tiques dans le sujet qui nous intéresse, nous ne nous en occu- perons pas. — 104 — Voyons à présent en quoi tous ces phénomènes peuvent influencer les habitants de l'eau. Répétons encore une fois que, si les phénomènes capillaires se produisent au contact de tout corps avec la surface de l'eau, leur intensité est cependant si faible qu'elle ne peut avoir une influence appréciable que sur de très petits corps. Nous pouvons même dire que, s'il s'agit d'un corps « inerte •• ( 1 ), ceux-là seuls seront influencés, dont le poids, par rapport à leur surface (2), est si minime, qu'il puisse être contre- hn lancé par la force attractive capillaire. La résultante de la pesanteur et de la poussée hydrostatique peut être positive ou négative. Elle est positive, lorsque le poids spécifique du corps est supérieur à celui de l'eau. Dans ce cas, le corps tendra à tomber au fond, à moins que la force attractive capillaire ne soit supérieure à cette résultante. Cette résultante est négative, lorsque le poids spécifique du corps est inférieur à celui de l'eau. Dans ce cas, le corps, repoussé par l'eau, tendra à flotter sur la surface, au moins en partie, à moins que la force attractive capillaire, étant supérieure à la force de flottaison résultant de la différence entre le poids spécifique de l'eau et celui du corps, ne maintienne ce dernier sous la surface. S'il s'agit d'un ■- animal vivant -, ou seulement d'un de ses organes, pour que l'attraction capillaire ait sur eux une influence appréciable, il faudra, en plus, quelle soit supérieure à la force musculaire que Vanimal peut déployer contre elle (puissance natatoire s'il s'agit de l'animal entier; force muscu- laire propre de l'organe, s'il ne s'agit que d'un organe seul). C'est pour cela que, quoique les phénomènes capillaires soient indépendants de l'état dévie et se produisent de la même manière avec un corps vivant ou lorsqu'il est mort, ils deviennent cepen- dant, quelquefois, un peu plus apparents à la mort de l'animal, par suite de l'anéantissement de sa faible puissance musculaire antagoniste. (t) Dans cet article le terme « inerte » est employé par opposition à celui de « vivant ». (2) Ou, plus exactement il faudrait dire : par rapport à la ligne de contact avec la surface de l'eau. — 105 Deuxième partie. — Partie biologique Pour faciliter au Lecteur Le classement , c). Souvent PHalipus est obligé de répéter deux à trois fois cette manœuvre avant de réussir à plonger. J'ai constaté que dans les mêmes circonstances, les Corises, les Notoneetes ci divers petits Hydrophilidés emploient, parfois, le même procédé pour pénétrer au sein de l'eau. />) Il existe, d'autre part; des insectes qui réussissent à pénétrer sous l'eau, quoique entièrement revêtus de poils hydro- fuges. L'eau ne pouvant s'insinuer entre ces poils, une mince couche d'air y reste adhérente et contribue à accroître la ten- dance à flotter. Pour pouvoir vaincre cette double résistance et pénétrer dans l'eau, l'animal doit donc employer une force assez grande ou être muni d'un point d'appui ; il ne pourra, dans ce cas, entrer dans l'eau qu'en marchant contre un corps fixe, sol, plante ou corps flottant (fig. 20, a). Il entre dans l'eau de plus en plus, la repoussant de tous côtés (fig. 20, b) et emmenant avec lui une tramée d'air, par laquelle il reste en contact avec l'atmosphère (fig. 20, c). A un moment donné, cette tramée se rompt (fig 20, . Fig. 27. ses six pattes qui s'appuient contre elle (fig. 27) et la repoussent de bas en haut. Mais, étant mouillées par l'eau, elles sont accom- pagnées par une fine pellicule qui les empêche de sortir et tend à les maintenir sous l'eau (1). (1) C'est donc le même phénomène que celui que nous avons décrit plus haut, pour la Notonecte. Seulement, chez celle-ci, le corps étant dans sa plus grande partie non mouillable, la Notonectene peut s'appuyer contre la sur- face que si elle l'aborde dans une seule position (par l'extrémité postérieure de sa face ventrale). Tandis que les petits Hydrophilidés, eux, peuvent indifféremment s'appuyer contre la surface directement par leur face dor- sale, ou au moyen de leurs pattes. Ils marchent ainsi jusqu'à ce qu'ils rencontrent un corps qui puisse leur servir de point d'appui pour regagner la profondeur. L'air qui revêt l'abdomen, est, grâce aux pattes, maintenu à une certaine distance de la surface. S'il venait à l'effleurer, le contact s'établirait avec l'atmosphère, et le ventre, non mouillable, de L'insecte, sérail happé par l'air, ce qui lui enlèverait l'usage de ses jambes (fîg. 28). Quand ce cas se produit fortuitement, l'ani- mal, flottant comme un navire mal équilibré, chavire tout de suite, et se retrouve dans sa position première, nageant le dos en haut, sous la surface, appuyé contre elle. Fig. 28. Fig. 29. Les phénomènes qui se passent lorsque l'Hydrophilidé nage sous la surface, dans cette position, sont en réalité beaucoup plus complexes. Et, d'abord, pourquoi les téguments dorsaux ne se compor- tent-ils pas, comme cela est indiqué pour les corps mouillables, aux niveaux 1 et 2 de la fig. 2, B ; pourquoi le dos, presque paral- lèle à la surface de l'eau, ne subit-il pas l'attraction aérienne. La première raison, cela va sans dire, c'est que les téguments des Hydrophilidés sont d'une nature plus facilement mouillables que ceux par exemple des Gvrins ou des Haliplus, et que l'angle de raccordement de la surface de l'eau contre eux se rapproche plus de celui représenté à la fig. 3, B que de celui représenté à la fig. 2, B. Cela esi évident, mais, en outre, il se produit d'autres phéno- mènes, fort intéressants. Lorsqu'on dépose sur la surface de l'eau un petit Hvdrophi- lidé (un Berosus, par exemple) qu'on a conservé quelques minutes hors de l'eau — si on le place, la face ventrale touchant l'eau, et le dos en haut — on verra que l'insecte se comporte comme si ses élytres — au moins en partie — étaient « non mouillables ». En effet, la partie supérieure de la face dorsale de cet insecte reste sèche, émergeant un peu sur la surface, qui se déprime ioui autour, formant un bourrelet, peu saillant, il est vrai (fig. 29). — 119 — L'insecte se trouve donc, aussi, subir L'attraction aérienne. Pour combattre cette force attractive, qui l'empêche de pénétrer au sein de l'eau, il emploie deux procédés. Parfois, il se passe sur le dos ses pattes postérieures mouillées, comme nous avons indiqué que les Haliplus procédaient; ou bien, le plus souvent, il culbute de côté, faisant un tour complet sur lui-même. Il se tourne, mettant sa face (iorsale, en lias, dans l'eau; puis, toul de suite, il reprend sa position première, le dos tourné en liant. ( >n constate qu'à la suite de cette manœuvre, le Berosus peul nager sous la surface ou pénétrer dans l'eau. Si on examine alors ce même insecte, nageant sous et contre la surface, on verra avec étonnement que son dos dépasse tou- jours un peu la surface de l'eau, mais que celle-ci, au lieu de se déprimer tout autour (fig. 29), monte, au contraire, contre lui (fig. 20), le recouvre entièrement, et tend, par conséquent, à le maintenir sous elle et à l'attirer en bas (fig. 3, I>, niveau 2). Nous avons là un exemple du cas signalé (p. 90) au début de l'article : les élvtres des Hydrophilidés (de beaucoup d'entre eux, au moins) sont formés d'une chitine qui se comporte comme un corps non mouillable — lorsqu'elle est sèche — mais qui — dès qu'elle a réussi à être mouillée — retient l'eau, et se comporte alors comme un corps mouillable. Et, en même temps, nous avons la solution de ce problème qui, pendant longtemps, m'a intrigué : Pourquoi les petits Hydrophilidés qu'on jette, ou qui tombent, à la surface de l'eau, s'arrangent-ils à y arriver tou- jours le dos tourné en bas, ci, si on les dépose intentionnelle- ment, la face ventrale posée sur l'eau, pourquoi font-ils toujours une culbute complète avant de partir à la nage ? Il font cela l)oiu' mouiller leurs élvtres, car si elles restent sèches, la tension capillaire répulsive est suffisante pour empêcher l'insecte de s'immerger en entier. Lorsque l'Hydrophilidé nage sous la surface, la pellicule de surface se trouve donc repoussée vers le haut et recouvre toute la face dorsale de l'insecte comme d'une voûte liquide (fig. 26). Cette mince lame aqueuse est rendue manifeste (surtout chez le grand Hydrophile), par les irisations et les courants qu'on y observe, semblables à ceux qui se produisent, parfois, dans les parois d'une bulle de savon. Mais si, pour une raison ou pour une autre, l'insecte laisse trop longtemps son dos hors de l'eau ou si, émergeant trop, il dépasse la limite de cohésion de cette pellicule aqueuse, celle-ci se rompt et l'insecte se trouve — — 120 — — comme dans le cas signalé au début — avoir sa face dorsale, en partie au moins, sèche, émergeant hors de l'eau, avec tous les ennuis que cela lui amène. Cette propriété qu'ont les corps mouillables d'être maintenus sous la surface, nous explique encore le but et le fonctionnement d'un organe resté longtemps énigmatique. Certaines larves de Dyticidés (celle du D. margïnalis, par exemple) possèdent, à l'extrémité postérieure et à la face ventrale de leur dernier seg- ment abdominal, deux appendices ciliés, divergents, appelés les cerques. Ces appendices sont mouillables. Parmi les larves des Djticidés, les unes peuvent nager en pleine eau, tandis que les autres ne peuvent que marcher sur le fond ou sur les végétaux immergés. Les larves nageuses (celle du D. margïnalis, par exemple) ont un poids spécifique qui se rapproche à tel point de celui de l'eau que, souvent, la même larve — suivant que ses trachées sont plus ou moins remplies d'air, ou suivant l'état de réplétion de son intestin — a une tendance à s'élever passivement au sein de l'eau ou, parfois, au contraire, a tomber au fond. Mais, même dans ce cas, quand la larve a réussi à mettre en contact avec l'atmosphère et à ouvrir ses deux stigmates postérieurs, l'attrac- tion aérienne qui se produit sur eux — malgré le peu d'étendue de leur surface hvdrofuge — est, cependant, toujours suffisante pour contre-balancer et même surpasser le très minime excès de poids qui pourrait exister. Le poids spécifique de son corps devenant — ou étant déjà — inférieur à celui de l'eau, la larve subit, de ce fait, une poussée hydrostatique de bas en haut, qui tend à l'appuyer contre la sur- t'.ice, et même — vu la forme allongée de son corps — à la faire chavirer contre la surface pour qu'elle y flotte suivant les lois de la pesanteur. Mais si ce cas se produisait — et il se produit par exemple lorsqu'on ampute à une larve ses deux cerques (1) — les stigmates terminaux se trouveraient dans une position défavo- (1) Lorsqu'on ampute à une larve ses deux cerques — au premier mo- ment — la larve est désorientée et déséquilibrée. Lorsqu'elle aborde la sur- face, au lieu de rester suspendue et appuyée, plus ou moins perpendiculai- rement (lîg. 30, a) contre celle-ci, elle chavire; la face ventrale de son abdomen vient se placer plus ou moins parallèlement à la surface de l'eau (fig. 30, b). Assez vite — au bout de quelques minutes — la larve se rend compte (?) de ce qui lui arrive et elle pare à cet accident en changeart l'in- clinaison et l'équilibre de son corps. Elle arrive à s'installer de nouveau, à — 121 — rablc à leur fonctionnement. Le rôle ( 1 ) des cerques est d'empê- cher qu'une telle éventualité oe se produise. La larve abordant la surface par son extrémité postérieure, les cerques arrivent en premier contre la surface et, étant mouillables, ils repoussent celle-ci de bas en haut el s'appuient contre elle. La larve — grâce à la faible poussée hydrostatique, à laquelle s'ajoute par- fois une poussée d'origine musculaire, produite par «les mouve- ments de liant en lias des pattes ciliées natatoires — se trouve alors ('are appuyée contre la surface, par une région triangu- laire — constituée par son extrémité postérieure et ses deux cerques écartés l'un de l'autre — région suffisamment grande Pig. 30. Fig. 31. pour lui assurer une certaine stabilité, et cela dans une position favorable au bon fonctionnement des stigmates (fig. 31.; 32, a; 30, a, et 44). peu près normalement, à la surface ; mais elle m'a paru avoir, quelquefois, un peu de peine à s'en détacher. D'où l'on peut conclure : a- Que les cerques ne sont pas, ce que l'on a parfois supposé, un flotteur hydrofnge subissant l'attraction aérienne et permettant à la larve de se suspendre à la surface de l'eau — puisqu'elle pe Jt s'y installer et s'y mainte- nir après qu'on les lui a enlevés ; b. Que quand la larve respire à la surface, son poids spécifique est infé- rieur à celui de l'eau — puisque son corps retenu à la surface de l'eau par l'adhérence aérienne de ses stigmates, au lieu de pendre perpendiculaire- ment suivant les lois de la pesanteur, tend à flotter parallèlement à la surface; c. Que ses cerques lui aident à se maintenir en équilibre, plus ou moins perpendiculairement, contre la surface de l'eau, en s'appuyant contre celle-ci, du côté où elle tend à chavirer. La larve se trouve donc suspendue à la surface par ses stigmates et, en même temps, appuyée contre la surface par ses cerques. vl) Il va sans dire que ce n'est pas l'unique fonction des cerques. La larve les utilise aussi comme organe natatoire propulseur, et surtout directeur. Mais nous ne nous occuperons pas de cette fonction, car nous n'étudions ici que l'influence des phénomènes capillaires sur ces organes. 9 — 122*— Mais les cerques ont encore une autre fonction. Quand la larve se trouve dans la position que nous venons d'indiquer, ses stig- mates terminaux, non mouillables, subissent, comme nous l'avons dit, une faible attraction aérienne. Lorsque la larve veut quitter la surface, elle fait un effort pour partir à la nage, mais si, n même temps, elle presse contre la surface, avec L'extrémité de ses cerques; ou si, simplement, elle incline son corps en arrière, les cerques — dans ces deux circonstances — fonctionnent comme un levier du deuxième genre et contribuent à détacher les stigmates de la surface (1) (flg. 32, b). Fig. 32. Cependant la grande majorité des larves des Dyticidés ne sont pas nageuses et ont un poids spécifique (2) supérieur à celui de l'eau (larves des Colymbètes, Agabus, Ilybius, etc.). Ces larves vivent dans les détritus du fond et, pour entrer en relation avec l'atmosphère, grimpent le long des végétaux. Elles sont, cepen- dant, toutes, pourvues de ces deux longs appendices postérieurs qui, il est vrai, ne sont, alors, en général, pas ciliés. Quel peut être leur rôle? Si on observe ces larves, on verra que, comme nous l'avons signalé, elles grimpent le long d'un appui quel- conque pour venir renouveler leur provision d'air. Arrivées près de la surface, elles se retournent, se fixent solidement avec leurs (1) Plus la larve inspire d'air, plus le poids spécifique de son corps dimi- nue; plus celui-ci devient léger, plus la poussée hydrostatique augmente et tend à faire chavirer le corps, la face ventrale en haut. Or nous venons de signaler que lorsque le corps s'incline dans cette direction les stigmates tendent à être détachés de la surface de l'eau. Ce détachement aurait donc lieu, chez certaines larves nageuses, d'une manière presque automatique, grâce aux cerques, lorsque l'animal est suffisamment rempli d'air. (2) Quoique ce paragraphe soit consacré aux animaux dont le poids spéci- fique est inférieur à celui de l'eau, nous parlerons néanmoins, ici, de ces larves, — bien que leur poids spécifique soit supérieur à celui de l'eau, — parce que, par rapport à la surface, elles se comportent comme si leur poids spécifique était inférieur à celui de l'eau. — 123 — pattes ci poussent en liant Leur extrémité postérieure, Coile-ci repousse donc la surface de bas en haut, comme dans le cas pré- cédent; la seule différence est que cette poussée esl d'origine musculaire et non d'origine hydrostatique; < >r la larve, accrochée à un corps quelconque, souvent mal placé, est, par ce fait, condamnée à aborder la surface, avec son extrémité posté- Fig\ 33. rieure, dans une position quelconque, souvent oblique, qui gêne- rait le fonctionnement des stigmates. Mais, dans ce cas, un ou les deux cerques, s'appuyant contre la surface, forcent l'extré min'' de la larve à se redresser et la maintiennent contre la surface dans une position favorable au bon fonctionnement des stigmates (fig. 33, 34). — 124 — Ces figures nous montrent une larve qui marche contre un corps émergeant. La larve, arrivant contre la surface de l'eau par son côté droit, cherche à atteindre la surface avec son extré- mité postérieure, qu'elle pousse en haut, dans ce but. Dans ces conditions, le cerque droit entre le premier en contact avec la surface ; il s'appuie contre celle-ci et force l'extrémité postérieure de la larve à décrire un quart de cercle en tournant sur lui- même. Le tubercule dorsal postérieur, où se trouvent les stigmates, aborde ainsi la surface, parfaitement perpendiculairement au plan de celle-ci, dans une bonne position. 3. — Si le poids spécifique de l'animal est supérieur à celui de l'eau, les phénomènes sont beaucoup plus complexes et plus difficiles à comprendre. Ils permettent, cependant, d'expliquer un phénomène qui a beaucoup intrigué les naturalistes et qui, jusqu'à présent, n'a, je crois, pas reçu d'explication. Je veux parler de la reptation ou, au moins, de la suspension, sous la surface de l'eau, de certains Mollusques (Lymnées, Cyclas), de quelques vers (Turbellaires, Némertiens, Piscicole) et des Hydres. Ces animaux, ayant un poids spécifique supérieur à celui de l'eau et ne pouvant nager, sont forcés de ramper sur le fond ou contre les végétaux. Cependant on les voit parfois, malgré les lois de la pesanteur, quitter le rivage et, rampant sous la surface de l'eau, adhérer à cette dernière, bien que leur corps soit mouillable (fig. 35). Un coup d'oeil jeté à la figure 2 nous expli- .>.*? Fig. 35. quera ce phénomène. Nous voyons qu'un corps quelconque, abor- dant la surface de l'eau par-dessous, venant de la profondeur, est toujours attiré par la surface (niveau 1). S'il est non mouil- lable, l'attraction est très forte, et peut môme faire émerger le — 125 — corps (ex. Gyrin), si, en revanche, ce dernier est mouillable, l'ail faction, tout en existant, est fort faible. Dans le cas qui nous occupe, cette attraction est d'autant plus faillie que le degré de •• mouillabilité •• des animaux, que nous venons de citer, se rapproche bien plus de celui du corps repré- senté à la figure 3 B (sans cependant l'atteindre), que de celui du corps représenté à la figure 2 B. Cependant cette force attractive, malgré sa faiblesse, — vu l'étendue des surfaces en contact et leur horizontalité presque par- laite, — est suffisamment énergique pour contre-balancer la force-pesanteur. Le poids spécifique des Mollusques aquatiques et des Turbellaires étant presque le même que celui de l'eau, leur pesanteur est en effet minime. Cette force attractive sera cependant si faible, qu'un rien suffira à l'annihiler. Une secousse imprimée à l'eau suffit, en effet, souvent pour faire tomber l'ani- mal au fond (1). La fine pellicule de la surface, ainsi que nous l'avons signalé dans la première partie de cet article (page 103), peut simple- ment se déprimer à la rencontre du corps et attirer celui-ci. En outre, un phénomène semblable h celui que nous avons observé chez les Hydrophilidés, quoique se produisant en sens contraire, peut aussi survenir. Chez les Hydrophilidés, l'animal, avant un poids spécifique inférieur à celui de l'eau, repousse la pellicule en haut et celle-ci, sans se rompre, recouvre l'animal comme d'une voûte aqueuse et tend à l'attirer en bas. Tandis que certains des animaux que nous avons mentionnés plus haut, dont le poids spécifique est supé- rieur à celui de l'eau, peuvent, au contraire, après avoir adhéré à la surface, rendre, plus ou moins, concave la région de leur corps qui y adhère. Dans ce cas, la pellicule, sans se rompre, sans quitter le corps de l'animal, se déprime, se creuse et tend d'autant plus à le ramener en haut et à le retenir contre la surface. J'ai pu, une fois, observer ce phénomène, clans des conditions toutes particulières, qui m'ont beaucoup aidé à l'interpréter. Dans un de mes bocaux, l'eau, qui n'avait pas été changée depuis plusieurs mois, était recouverte d'une végétation microscopique, qui faisait paraître la surface comme saupoudrée d'une fine (1) Ce cas est, pour ainsi dire, la contre-partie de celui des Éphémères, Papillons, etc., que nous avons étudié page 108. — 126 — poudre verte. < >r, j'observai qu'une Piscicole marchait sous et contre la surface. J'examinai la chose, avec une forte loupe, et voici ce (pie je vis : l'animal appliquait sa ventouse à plat contre la surface et celle-ci — en vertu des lois capillaires (flg. 2 B, niveau 1) — se déprimait à peine et adhérait à l'animal. Puis, presque tout de suite, la Piscicole creusait sa ventouse et la surface suivait le mouvement sans se rompre. On voyait le godet, formé par la ventouse, en entier coloré par la teinte verdàtre de la sur- face. Celle-ci se comportait donc absolument comme l'aurait fait une fine membrane élastique (fig. 36 et 37). Je crois qu'on peut expliquer de la même manière la suspen- sion des Hydres sous la surface. 7 ^fegSPf Fig. 36. Fis. 37. Mais revenons aux cas les plus habituels, où l'animal, grâce à, ses téguments mouillables, est retenu sous la surface, lorsqu'il cherche à sortir de l'eau. b) L'animal, s'il a un point d'appui contre lequel il puisse grimper, peut avoir une puissance musculaire suffisante pour J C/. Fig. 38. vaincre cette force attractive. Mais, au fur et à mesure qu'il sort de Veau, une mince pellicule de liquide s'attache à lui et tend à le retenir (fig. 38, a et b). — 127 — Souvent L'animal se fixe, à quelques millimètres au-dessus de la surface, à un corps flottant ou à la tige d'une plante. Il se trouve alors hors de l'eau, mais cependant encore tout entier baigné dans le liquide, car la tnince pellicule d'eau l'entoure et le relie au liquide sous-jacent, le mettanl complètemenl à l'abri de la dessiccation, et, en outre, contribuanl puissamment à le l'aire adhérer au corps sur lequel il se trouve. Comme exemple, je citerai la larve de Dicoa, qui souvent fait ainsi sa sieste hors de l'eau (flg. 38, C). c) L'animal peut avoir la force de rompre ce lien, qui le relie au liquide, c'est-à-dire, qu'entouré toujours de sa mince enve- loppe d'eau, il continue à s'éloigner jusqu'à ce que le fcràii d'union se rompe; mais il reste toujours entouré d'une mince pellicule aqueuse, adhérente à son corps. Toutefois, cette pelli- cule (fig'. 38, d), n'étant plus en relation avec le liquide sous- jacent, tend à s'évaporer et à diminuer. C'est pour cela, sans doute, que les animaux qui ont ces habitudes errantes sortent de l'eau, la nuit surtout, moment où ils auront le moins à redouter ce danger. En outre, ils n'excursionnent jamais bien loin; rare- ment ils s'éloignent de plus de quelques centimètres de la surface de l'eau. Comme exemple typique, je citerai les Némertiens, Vers que, dans notre aquarium, nous surprenons souvent la nuit hors de l'eau, quelquefois sous le couvercle. Différentes larves de Tipu- lidés ont aussi des mœurs semblables, un peu amphibies. Or, quand l'évaporation leur a enlevé une certaine quantité d'eau, ils adhèrent de moins en moins au corps sur lequel ils rampent, et finissent par retomber spontanément sur la surface de l'eau. 2° Nous nous trouvons là en présence d'un nouveau cas : celui d'un corps mouillable, venant de l'air, abordant la surface par-dessus. Mais il ne se passe rien de particulier. Le corps, étant mouillable, est tout de suite attiré dans l'eau, et l'animal tombe au fond ou part à la nage. II Nous devons maintenant examiner comment la surface de l'eau se comporte à V égard des surfaces séides « non mouil- lées •■■ qu'on observe parfois, chez certains animaux rentrant — 128 — dans la catégorie de ceux que nous venons d'étudier, dont les téguments sont, dans leur plus grande partie, •• mouillables •• par l'eau. Les cas qui peuvent se présenter sont si divers que nous sommes forcés de les classer en quelques groupes. 1° Animaux dont la région non mouillée peut être assez grande, et, toujours, revêtue de poils hydrofuges. Il s'agit — comme c'est le cas pour le Parnus et l'Amalus, que nous avons déjà mentionnés — d'animaux organisés pour la vie aérienne, respirant par trachées ou poumons (Argyronète), et non par branchies, et allant vivre sous l'eau, en emportant, adhérente à une région spéciale de leur corps, une petite provi- sion d'air. Cet air peut servir à la respiration, mais son rôle le plus important, à mon avis, est de diminuer le poids spécifique du corps et d'augmenter sa force de flottaison. Nous trouvons dans ce groupe la nombreuse famille des Hvdrophilidés, nous y voyons aussi l'Argyronète. Tous ces ani- maux conservent, lorsqu'ils sont immergés, un revêtement aérien, adhérant à leur corps, suivant le mécanisme indiqué pour le Parnus. Mais — si, chez le Parnus, c'est le corps entier qui est ainsi entouré d'air — chez les animaux que nous venons de citer, ce n'est qu'une région seulement de leur corps, qui conserve un revêtement aérien, région garnie, dans ce but, de poils hydro- fuges. Lorsque l'animal vient à la surface de l'eau pour respirer, une partie seulement de cette région entre en contact avec l'atmosphère. L'air que ces animaux viennent chercher à la sur- face et dont ils emportent une provision (1) avec eux. tend tou- jours à les ramener en haut. S'ils sont forts nageurs, ils peuvent rester, au moins un moment, dans l'eau, en nageant librement, -ans avoir besoin d'un point d'appui (Hydrophile, Berosus, Argyronète, ''te., etc.). Mais, s'ils sont faibles et mauvais (1) Je dois, toutefois, mentionner que la plupart des insectes aquatiques — outre le revêtement aérien extérieur, total ou partiel, que nous venons de signaler, chez beaucoup d'entre eux — emportent encore une provision d'air, dissimulée sous leurs ailes (et quelquefois sous leur thorax). C'est le cas pour les Nèpes, les Corises, les Notonectes et autres Hémiptères aqua- tiques, ainsi que pour les Hydrophilidés, les Dyticidés et autres Coléoptères aquatiques. Les Elmis, seuls, à ma connaissance, du moins, font exception (et peut-être les Hamionia?). — 129 — nageurs, ils ne peuvenl rester dans l'eau qu'accrochés aux plantes (la plupart des petits Hydrophilidés). Si ce poinl d'appui leur manque, ils remontent comme une bouée à la surface, et nous avons déjà indiqué plus haut comment ils s'y compor- tent. .Mais il m'est impossible de m'étendre davantage sur ce sujet, qui n'est, pour ainsi dire, qu'un cas particulier de ce qui a déjà été traité dans le chapitre [ er , § 2 A, et, surtout, dans le cha- pitre II, § 1 a -x ; toute la différence ne consistant qu'en une plus ou moins grande étendue de la surface hydrofuge. Nous mentionnerons seulement les Dytiddés, dont nous n'avons pas encore parlé. Chez ces insectes, la face dorsale des deux derniers segments abdominaux — où se trouvent les stig- mates qui servent à inspirer l'air — est revêtue de poils hydro- fuges. Le Dytique tient habituellement cette région cachée sous ses élytres. Ce n'est qu'au moment où il aborde la surface de l'eau, par son extrémité postérieure, qu'il pousse en arriére ses deux derniers segments. Ceux-ci, grâce aux poils hvdrofuges qui les revêtent, entrent immédiatement en contact avec l'atmo- sphère, et l'air peut arriver aux stigmates. 2° Nous devons maintenant examiner le second groupe, le dernier et le plus important : Animaux glabres (ou munis de poils, non hvdrofuges, servant souvent pour la stabilité ou la locomotion), avant le corps en entier (ou presque) mouillable par l'eau, sauf une ou quelquefois plusieurs petites régions spéciales. Ces régions, quelquefois glabres, sont souvent munies de courts poils isolés ou de piquants hvdrofuges. Elles peuvent même, temporairement, être dissimulées ou rétractées dans le corps. Elles sont, en gêné- rai, mais pas toujours, en relation avec les orifices respira- toires. Dans ce groupe rentrent beaucoup de larves de Diptères et de Coléoptères. Un ou deux exemples choisis feront comprendre le mécanisme souvent très compliqué, ingénieux et très varié du fonctionnement de ces organes. Voyons comment les choses se passent avec la larve de YHydrous caraboïdes, lorsqu'elle vient respirer l'air à la sur- face de l'eau. Chez cette larve, les deux troncs trachéens abou- tissent, à la partit? postérieure du corps, à une petite cupule dor- sale, non mouillable par l'eau, tout le reste du corps étant — 130 — mouillé. Quand la larve aborde la surface par son extrémité pos- térieure, cette petite cupule seule obéit à la loi qui la fait adhé- rer à l'air, et être repoussée par l'eau (fig. 30, a). La larve se trouve de ce fait allégée et peut rester sans efforts suspendue à la surface. Mais nous avons vu que les physiciens attribuaient à la sur- face des liquides certaines propriétés particulières de cohésion, et il pourrait fort bien arriver — cas que nous avons étudié dans la première partie de cet article, page 101 — que la minime cupule respiratoire (non mouillable) restât cependant recouverte par la mince pellicule élastique aqueuse qui con- stitue la surface. Pellicule qui adhérerait au corps, sur tout le pourtour de la cupule (fig. 39, b), absolument comme une fine membrane liquide reste tendue dans le trou d'une aiguille qu'on retire de l'eau. Dans ce cas, la larve arrivant à la surface, n'en- trant pas en contact avec l'atmosphère, les forces capillaires d'attraction seraient sans action sur elle, et elle ne pourrait renouveler sa provision d'air. La nature a prévu cette difficulté et y a paré. Elle a muni la larve d'un tubercule, garni de poils raides hydrofuges, dominant la cupule respiratoire. Ces poils sont destinés, lorsque la cupule arrive à la surface, à empêcher la lâcheuse pellicule de se former (fig. 39, c), comme quand avec une aiguille on crève une pellicule d'eau de savon tendue dans un cerceau. :•.: & ' -.- /.: '" ■>.-.' : ■■ . /, ■■. ;. t Parmi les larves pourvues d'une disposition plus ou moins semblable, je citerai les larves de V Anophèles, Dixa, et celles de divers Hydrophilidés. La larve de Dixa a, en outre, la particularité d'avoir, sur le dos, une série de cupules, non mouillables. Ces cupules, n'ayant aucune relation avec le système respiratoire, sont uniquement destinées à faire flotter le corps entier parallèlement à la surface de l'eau. — 131 — La larve du StrCbtiùntys a tOUt le dOrps mouillé par l'eau. Il se termine par une cupule respiratoire, formée par une rosette de poils divergents, qui ne se l'orme qu'au moment où la. larve aborde la surface de l'eau. Lorsque la rosette est ouverte — ■ les poils qui la constituent, se trouvant dans la situation plus OU moins horizontale, dont nous avons étudié les conséquences page 97 — la l'ace inférieure de la rosette se comporte comme si elle était mouillable et adhère a la surface de l'eau; tandis que la surface supérieure se comporte comme si elle était hydrofuge. L'eau, donc, ne pouvant l'envahir, se déprime tout le tour et tend à l'attirer en haut (flg. 10. a). La larve reste suspendue à la surface, par sa rosette, et, ses stigmates se trouvant au centre de celle-ci, elle peut respirer tranquillement. Lorsque la larve veut rentrer dans l'eau, elle est obligée de faire un effort, — soit nata- toire, soit, le plus souvent, en s'accrochant à un corps, — effort suffisant pour surmonter cette force qui la retient adhérente à la surface de l'eau. Nous avons vu (page 102) que, lorsqu'une petite cupule hydro- fuge, parallèle (ou presque) à la surface, s'enfonçait sous celle-ci, la surface de l'eau se projetait au-dessus de cette cupule, formait une sorte de voûte, sous laquelle une petite quantité d'air persis- tait, adhérant à la surface hydrofuge de la cupule. Or les poils qui constituent la rosette, flottant sur la surface de l'eau et étant fort souples, suivent toutes les inflexions de celle-ci. Lorsque la larve s'enfonce sous l'eau et que la surface Pig. 40 s'infléchit — formant la voûte et englobant la bulle d'air — les poils, suivant le mouvement, s'infléchissent à leur tour et se trouvent appliqués sur la bulle d'air (fig. 40, b, c). Les deux faces des poils restent dans les mêmes conditions que lorsque la rosette était ouverte à la surface de l'eau. La face — 132 — extérieure des poils est toujours mouillée, tandis que la surface interne reste sèche, appliquée contre la bulle d'air. Lorsque la larve remonte à la surface, celle-ci est abordée par la pointe de cette rosette fermée, qui, alors, a, plus ou moins, la forme d'une poire. Dès que les poils qui la constituent touchent et percent la pellicule de surface — se trouvant dans les conditions que nous avons étudiées page 98 (cas d'un poil dont un côté est mouillé et l'autre pas) — le côté mouillé, seul, subit l'attraction de la surface et, par ce fait, la rosette tout entière s'ouvre (fig. 40, e,f). On peut se demander ce qui arriverait si, lorsque la rosette est ouverte, on déposait une goutte d'eau dans celle-ci, accident qui doit se produire assez souvent. Dans ce cas, l'examen de la figure 2, A, niveau 1, nous explique ce qui se passe. Au contact du corps non mouillable, la goutte d'eau de tous côtés s'incurve, pour que sa surface prenne, sur toute sa périphérie, le même angle de raccordement. La goutte d'eau se met à l'état sphéroïdal. Elle roule dans la cupule, comme une gouttelette de mercure. La plus petite secousse, imprimée par l'insecte, suffit à la mettre en branle et à la chasser de la cupule (fig. 41) formée par la rosette. Fiçr. 41. Le poids spécifique de la plupart des larves aquatiques — même de celles qui, ayant des stigmates, sont obligées de venir respirer à la surface (certaines larves de Dyticidés, de Diptères, d'Hydrophilidés, etc.) — est, en général, un peu supérieur à celui de l'eau. Plusieurs de ces larves vivent au fond de l'eau. Lorsqu'elles veulent respirer, elles doivent gagner la surface, soit à la nage (Culex), soit en grimpant le long d'un corps quelconque (diverses larves d'Hydrophilidés et de Dyticidés), soit en rampant sur le rivage (Tipulidés). Mais certaines larves, grâce à la propriété qu'a leur cupule hydrofuge de les maintenir à la surface, y restent, pour ainsi — 133 — dire, toujours — quoique ayant un poids spécifique supérieur ;'i celui de l'eau. C'es.1 leur habitat uormal, leur station habituelle (larves d'Anophèles, de Dixa, de divers Hydrophilidés). Cen'esl que pour un petit instant, et, souvent, seulement par accident, qu'elles quittent, parfois, la surface et nagent un court moment, ou marchent le long des végétaux immergés. Dans ce cas — Lorsque la larve, par un effort suffisant, a réussi à sur- monter l'attraction capillaire qui la retient à la surface, et à entraîner sous l'eau sa cupule — une bulle d'air reste, en géné- ral, adhérente à celle-ci. Cet air, diminuant le poids spécifique du corps de la larve, augmente son pouvoir de flottaison et tend en tout cas à ramener la cupule en premier contre la surface. D'autres larves, menant une vie plus libre — quoique dénuées de point d'appui et n'ayant qu'une faible puissance musculaire — oni la faculté d'aborder et, surtout, de quitter la surface avec la plus grande facilité. Ces larves peuvent, lorsque leur cupule respiratoire flotte à la surface, la fermer volontairement; ce qui fait qu'aucune bulle d'air n'y reste adhérente. Dans ce cas — l'attraction capillaire sur la cupule cessant — l'animal tombe au fond de l'eau, par le simple fait de la pesanteur, et rien ne tend à le ramener à la surface. La larve doit regagner celle-ci volontairement, en nageant ou en rampant. Nous pouvons en citer deux exemples : chez la larve ng tube filiforme, parcouru dans toute sa longueur par deux troncs trachéens. Ceux-ci se terminent, à l'extrémité du tube, par une cupule respiratoire hydrofuge, formée par deux valves, chacune munie d'un court poil rigide. Lorsque l'animal retire ses trachées dans son corps, les deux valves s'appliquent l'une con- tre l'autre, la cupule se ferme et rentre dans l'intérieur du tube qui s'invagine sur lui-même, comme un doigt de gant qu'on retournerait. Il m'est impossible d'étudier ici toutes les combinaisons qui se présentent et qui sont infinies, car la grande majorité des insectes aquatiques (surtout les larves), rentrent dans cette caté- gorie. C'est le cas pour les Népidés, pour beaucoup de lames de Diptères, de Coléoptères, etc. Je veux cependant encore signaler l'organisation toute spé- ciale que présentent certaines larves des Liinnophiles (Tipu- lidés). Ces larves vivent, en général, enfouies dans le limon, au fond des eaux peu profondes. Leur corps est en entier roouilla- ble; son poids spécifique est supérieur à celui de l'eau. Ces lar- ves respirent cependant par stigmates; elles doivenl donc parfois mettre ces derniers en relation avec l'atmosphère et, pour cela, pouvoir rester à la surface de l'eau. Elles possèdent, à leur extrémité postérieure, un véritable panache de poils hvdrofue.es abondants, longs et très flexibles. Lorsque la larve est dans l'eau, ces poils sont réunis ensemble et ne forment qu'un seul filament ; mais, dès qu'ils arrivent à cire en contact avec la surface, ils sont happés par l'air et se déploient en évenl ail sur la surface de l'eau. Ils forment alors un véritable radeau hydrofuge, auquel le corps de la larve est suspendu, par son extrémité postérieure, où se trouvent les stig- mates. La larve peut ainsi aisément respirer. Si, fortuitement, elle est poussée loin du rivage, comme elle est dépourvue de tout organe natatoire, elle a beaucoup de peine à se libérer de cette attraction et à quitter la surface. Pour cela, elle replie son corps, Lui donnant la forme d'un anneau, en amenant sa tête — 135 — contreson extrémité postérieure. Puis elle roule son corps sur Lui-même, cherclianl à enrouler autour de Lui Les poils qui for ment son panache-radeau hydrofuge. La surface de celui-ci dimi- nue à tel point que l'attraction capillaire devient nulle et, par son propre poids, Le corps tombe au fond de L'eau (fig. 13). Pie. 4:5. Après avoir passé en revue tous cesdifférents procédés, qu'em- ploient les larves quand elles viennent respirer à la surface de l'eau, et avant de quitter ce sujet, je tiens à faire ici une obser- vation : Nous pouvons classer les larves aquatiques, respirant par stig- mates, eu deux catégories : -\. — Les larves qui, lorsqu'elles abordent la surface de l'eau pour respirer, la repoussent de bas en haut cl s'appuient contre elle. Dansée groupe rentrent toutes les larves, à poids spécifique inférieur à celui de l'eau, qui sont appliquées contre la surface par la poussée hydrostatique (larves du D. margina- lise! >\r l'Acilius). Nous y trouvons aussi les larges qui, quoique ayant un poids spécifique supérieur à celui de l'eau, repoussent néanmoins la surface parce qu'elles prennent un point d'appui (larves non nageuses des Dyticidés : d'Ilybius, de Colymbétés d'Agabus, etc.). B. — Les larves qui, lorsqu'elles abordent la surface de l'eau pour respirer, restent suspendues à cette dernière, qui se déprime haut en bas. Ces Larves ont toujours un poids spé- cifique supérieur à celui de l'eau. Nous avons signalé dans cr groupe les larves des Culex, des Anophèles, de Ptychoptères, Ar<. Tipulidés, et de beaucoup d'Hydrophilidés, etc. Or, je tiens à montrer les modifications corrélatives qu'amène 136 — dans l'organisation de ces larves le fait qu'elles se suspendent à la surface ou, au contraire, s'appuient contre. La larve se suspend à la sur- face : Elle est pourvue d'une cupu- le respiratoire, non mouillable, au fond de laquelle sont ses stigmates. Suspendue par sa cupule res- piratoire, la larve est, par le fait de la pesanteur, d'emblée dans une position favorable au bon fonctionnement de ses stig- mates. La larve s'appuie contre la surface : Elle n'a point de cupule res- piratoire, ses stigmates se trou- vent même souvent sur un mamelon. Grâce à un appareil spécial — les cerques, qui sont mouil- lables — la larve peut se main- tenir contre la surface dans une position favorable au bon fonc- tionnement de ses stigmates. Nous arrivons à la conclusion assez inattendue (pie — chez les larves qui s'appuient contre la surface — les cerques, organe mouillable (1), remplissent la même fonction (mutatis mutan- Fk-. 44. dis) que remplit — chez les larves qui sont suspendues à la sur- face — la cupule respiratoire, hydrofuge. Ces deux organes (1) A ce propos, je signalerai qu'il n'y a aucune analogie, ni morpholo- gique, ni biologique, ni physiologique, entre les appendices que nous venons de signaler — les cerques — et les appendices qu'on observe aussi à la face ventrale du dernier segment abdominal, chez certaines larves d'Hydrophilidés. Chez ces derniers, ces appendices servent d'organe res- piratoire accessoire, ce sont des branchies ou des trachéo-branchies. — 137 — servent à maintenir La larve en équilibre à la surface de l'eau, dans une position qui lui permette l'usage de ses stigmates pos- térieurs. Nous ; avons essayé de représenter schématiquement ces deux ordres de phénomènes par la figure ci-contre (fig. 44), qui repré- sente une larve de Dyticus marginalis et une larve de Culex, toutes deux respirant à la surface de l'eau. Les flèches en trait plein indiquent la direction suivant laquelle agit la force-pesan- teur, et les flèches en pointillé, la direction suivant laquelle agis- sent les forces attractives capillaires. CHAPITRE TROISIÈME La capillarité permet encore d'expliquer quelques phéno- mènes que nous pourrons observer à la surface de l'eau dans un aquarium. Lorsque deux corps flottants sont tous deux mouillés par l'eau, ou sont tous deux non mouillés par Veau, dès qu'ils s'approchent l'un de l'autre, il se produit entre eux une vire attraction, ils se précipite ni l'un vers l'autre et restent accolés. Mais, si l'un des C07*ps est mouillable et l'autre non mouillable, ces deux corps se repoussent. Voilà pourquoi nous voyons les petites buchilles flottantes et certains insectes, morts ou vivants, se réunir et former des amas qui, en général, viennent s'appliquer contre les parois du bocal, le verre étant comme eux mouillé par l'eau. Tandis qu'au centre de la surface se trouve un autre amas, formé d'Insectes appar- tenant à d'autres espèces, de petits Crustacés, et d'autres corps qui, comme eux, n'étant pas mouillés par l'eau, se sont agglo- mérés ensemble, et, repoussés par tous les autres corps et par les parois du bocal, restent au milieu. C'est en vertu de ce même principe que, chez la Nèpe et la Ranàtre, les deux tiges qui constituent le siphon restent, sous l'eau, accolées l'une à l'autre. Ces animaux ont le corps terminé par un long prolongement filiforme, appelé siphon. Cet organe est formé de deux tiges, concaves, indépendantes l'une de l'autre, dont les concavités réciproques se font face et sont garnies de courts poils hvdro- fuges. 10 — 138 - Lorsque l'animal est sur terre, il tient volontiers les deux tiges écartées l'une de l'autre. Mais, dès qu'il entre dans l'eau, tout de suite, les deux tiges du siphon sont attirées réciproquement, l'une contre l'autre, par leur face intérieure concave et hydro- fuge. Elles constituent ainsi, parleur accolement, un tube, dont l'extrémité seule, affleurant la surface, permet à l'animal, quoi- que immergé, d'inspirer l'air. Enfin la capillarité explique encore pourquoi, dans les pays où règne la malaria, on répand un peu de pétrole sur l'eau des mares, pour détruire les larves de moustiques. Lorsque ces larves viennent respirer à la surface, suivant un des nombreux procédés que nous venons de décrire, voici ce qui leur arrive : au moment où elles ouvrent, pour prendre contact avec l'atmosphère, leur cupule respiratoire, non mouillable par l'eau, le pétrole, qui, lui, a un angle de raccordement tout diffé- rent de celui de l'eau, peut la mouiller; il l'envahit et l'animal meurt asphyxié. Tandis que le pétrolage de l'eau n'a aucune influence sur tous les autres animaux qui, respirant par branchies, par trachéo- branchies, ou par la peau, n'ont rien à faire avec la surface. En effet, ces animaux (poissons, hydres, vers, larves diverses, lar- ves de Corèthre, d'Ephémères, etc.) vivent aussi bien quand l'eau est recouverte d'une couche de pétrole que quand elle est recouverte d'une couche de glace. & j Vandoeuvres, Genève. FAIM AOUATICA EUROPEyE LES BRYOZOAIRES D'EAU DOUCE D'EUROPE par K. Loppens. Avant-propos. Le présent ouvrage n'est pas un simple extrait de mon travail sur la faune mondiale (« Les Bryozoaires d'eau douce", Annales de Biol. Lacustre, 1908, t. III); plusieurs descriptions ont été modifiées en vue de rendre la détermination plus commode. Pour ce qui concerne la distribution géographique, tous les pays d'Europe sont renseignés où l'espèce en question a été observée par des chercheurs sérieux ; il y a, en plus, une indication de lieux à côté du nom de pays, pour les espèces très rares ou diffi- ciles à découvrir. Dans l'introduction ci-après, on trouvera une description des Bryozoaires d'eau douce au point de vue anatomique, dans laquelle sont expliqués les termes, qu'on trouve plus loin dans les tables dichotomiques. Concernant, les espèces et variétés déplacées dans la systématique, on peut voir les explications que j'en ai donné dans l'introduction de mon travail déjà cité (« Les Bryozoaires d'eau douce ••, 1908). La liste bibliographique renseigne, en dehors des ouvrages de systématique, dont le nom de l'auteur est cité dans les descrip- tions, la plupart des ouvrages concernant la biologie générale des bryozoaires d'eau douce d'Europe. Introduction. Les Bryozoaires sont des animaux fixés dans une logette ou zoécie ; ces zoécies bourgeonnent et forment des colonies. Le polype contenu dans une zoécie est composé d'un tube digestif plié en U ; ce tube est attaché au fond de la zoécie par un funi- — 140 — cule, cordon mésentérique, reliant la couche péritonéale de l'estomac, à celle de la zoécie. C'est sur ce funicule que naissent les produits génitaux. Chez les Phjlactoléniates, le funicule pro- duit des statoblastes, espèce d'œufs parthénogénétiques. Ces œufs sont formés d'un embryon enfermé entre deux couvercles chiti- neux, formant des corps lenticulaires ; la partie médiane, circu- laire, opaque, renferme l'embryon ; la partie plus claire, bordant la précédente, forme l'appareil flotteur, munie ou non d'épines ou de crochets. C liez les Bryozoaires la bouche et l'anus sont rapprochés l'une de l'autre à cause de la courbure du tube digestif; chez les Ecto- proctes, la bouche seule est entourée par le lophophore, portant une couronne de tentacules, pourvus de cils vibratiles. Chez les Phylactolémates la bouche est munie d'un epis- tome, petite excroissance mobile servant peut-être d'épiglotte. Les organes segmentaires manquent chez la plupart des Bryo- zoaires, sauf chez les Phylactolémates, chez lesquels on trouve sous les tentacules des organes assez rudimentaires pouvant concourir à l'excrétion. Le système nerveux est très simple ; il se compose seulement d'un seul ganglion nerveux, situé entre la bouche et l'anus. Chez les Gymnolémates, les Ctênostomes possèdent autour de l'orifice des zoécies, par où peut saillir toute la partie anté- rieure du tube digestif, une collerette sétigère, composée d'une membrane circulaire, pourvue en général de soies; ces soies fer- ment l'orifice lors de la rétraction de l'animal dans la zoécie. D'autres, les Chilostomes, possèdent, près de l'orifice de la zoé- cie, un opercule mobile, petit couvercle fermant exactement la zoécie lors de la rétraction. Un certain nombre de Ctênostomes forment leurs colonies par des stolons rampants, sur lesquels bourgeonnent des zoécies; ces stolons forment la partie basilaire des colonies et se fixent solidement au substratum. Préparation des Bryozoaires. La préparation des Bryozoaires demande quelques soins spé- ciaux, à cause delà grande sensibilité des tentacules; il faut encore, pour une même espèce, varier la technique d'après la plus ou moins grande sensibilité des colonies. 11 faut envisager deux cas, lors de la préparation; si lesorga- — 141 - oismes doivenl être préparés en étal d'érection, c'est-à-dire que toute la partie antérieure du corps doil être hors de la zoécie, il est indispensable d'employer un anesthésiant. Les meilleurs anesthésiants sont l'hydrate de chloral, le chlorhydrate de cocaïne et l'alcool à 90°; voici comment ils doivent être employés. Avant d'essayer un anesthésiant, il est toujours préférable, si les colonies sont nés sensibles, de Les laisser quelques heures dans un cristallisoir fermé par un couvercle de verre, et conte- nant une eau dépourvue de nourriture; de cette façon, la dimi- nution d'oxygène rend les organismes moins sensibles, ce qui facilite l'action de l'anesthésiant. I >n ne peut cependant laisser trop longtemps les colonies dans ces conditions, sinon il arrive un moment crue tous les individus se contracteraient pour ne plus apparaître. Pour l'emploi du chlorhydrate de cocaïne, on procède comme suit : Quand les colonies sont bien épanouies, on jette de temps en temps une petite pincée de chlorhydrate tout autour des colo- nies, en évitant de toucher les tentacules; on recouvre le cristal- lisoir d'une plaque de verre, et quelques minutes après on ajoute une nouvelle pincée jusqu'au moment où l'attouchement des tentacules ne produit plus aucune contraction. Pour l'hydrate de chloral, qui se présente sous forme de petits cristaux, on en remplit un petit sac de tulle que l'on suspend au-dessus de l'eau du cristallisoir de façon que la partie inférieure seule du sac touche l'eau ; de cette façon, les cristaux se dissolvent peu à peu, sans qu'on s'en occupe, et les Bryozoaires s'endorment facilement. On s'assure, comme pour la cocaïne, si la sensibilité a disparu, avant de passer au fixage. L'alcool à 90° est un excellent anesthésiant ; on en prend à l'aide d'une pipette et on le laisse écouler lentement dans l'eau du cristallisoir ; on répète l'opération à intervalles de quelques minutes, mais en opérant toujours à distance assez grande des individus épanouis. Si les colonies peuvent être conservées rétractées, on procède immédiatement au fixage, sans l'emploi d'un anesthésiant. Le fixage n'est pas rigoureusement nécessaire avant l'immersion dans un liquide conservateur ; cependant, pour les colonies qu'on se propose de conserver longtemps avant de les étudier, ainsi que les pièces pour musées et collections, il est plus prudent d'employer un fixateur, afin de durcir le protoplasma des cellules, plus rapi- - 142 - dément et plus complètement que ne peuvent le faire les liquides conservateurs. Les meilleurs fixateurs pour Bryozoaires sont l'acide acétique cristallisable et le chlorure de mercure (sublimé corrosif), tous les deux en solution concentrée; ce dernier fixateur s'emploie à chaud ou à froid. L'emploi du chlorure de mercure demande quelques précautions; si, après le bain de chlorure, on place tout de suite les spécimens dans la solution définitive, il se forme un précipité qui donne aux préparations une couleur grisâtre ou même noire. Pour éviter ce précipité, il faut laver les préparations à l'eau de pluie. Si la liqueur définitive est l'alcool, on peut, pour avoir une certitude complète, placer les préparations, après le lavage à l'eau de pluie, dans de l'alcool iodé ; on enlève les organismes de ce dernier liquide, pour les mettre dans l'alcool ordinaire, quand il ne se produit plus aucune décoloration dans l'alcool iodé. N'im- porte quel fixateur on emploie, il est prudent de ne pas laisser les préparations plus d'une minute dans la solution. Pour la conservation définitive, on emploie le formol ou l'alcool. Pour le formol, on prend de la solution commerciale qui est à 40 p. c, de trois à cinq parties pour cent d'eau de pluie bouillie. Les premiers jours on renouvelle la solution assez souvent, deux à trois fois pendant la première semaine; plus tard, on change le liquide dès qu'il s'en dégage une odeur désagréable autre que l'odeur caractéristique du formol. Les avantages du formol sont multiples : d'abord la facilité de pouvoir préparer de grandes quantités de liquide avec peu de formol, ce qui rend cette manière de préparer précieuse et indispensable en voyage: ensuite le formol ne décolore pas les organismes et conserve admi- rablement la souplesse et la forme. L'inconvénient que le formol dissout à la longue le calcaire en couche mince n'existe pas pour les Bryozoaires d'eau douce, ces organismes étant protégés par des revêtements chitineux ou gélatineux. Avant d'étudier un spécimen conservé au formol, il faut d'abord le laver dans de l'eau pure, à cause des vapeurs de formol qui s'en dégagent. On peut également conserver les Brvozoaires dans un mélange en proportions diverses de formol et d'alcool. Une formule à recommander est la suivante : Eau de pluie bouillie .... 50 Formol à 40 p. c 3 Alcool à 70° 50 Si on emploie l'alcool seul, il est préférable de ne jamais — 143 — immerger immédiatement les colonies dans l'alcool très l'ort ; on commence par l'alcool à 15°. Après une huitaine de jours, on remplace cette solution par une autre marquanl 60°. Beaucoup de colonies peuvenl même se conserver définitivement dans ce liquide; en toul eus, il vaul mieux de ne jamais dépasser les 70° . L'alcool doit être renouvelé quand il a sensiblement jauni. Tables dichotomiques des familles, genres et espèces. ( ouronne tentaculaire entourant la bouche et l'anus : A. Endo- proctes. Couronne tentaculaire n'entourant que la bouche : B. Ecto- proctes. A. Endoproctes. Pas d'espèces européennes en eau douce. B. Ectoproctes. Lophophore en forme de fer à cheval ou ovalaire; bouche pourvue d'un épistome : statoblastes naissant sur le funicule. 1. Phylactolémates . Lophophore circulaire; bouche dépourvue d'épistome; pas de statoblastes. 2. Gymnolémates. I. Phylactolémates. Colonies opaques ou translucides, tubuleuses ou agglomérées ; statoblastes arrondis et lisses. 1. PlumateUides. Colonies formant des masses charnues, gélatineuses ; stato- blastes épineux, circulaires, ou en forme d'ellipse, aux deux extrémités pointues ou tronquées. 2. Lophopodides. 1. Famille PlumateUides. 1. Zoécies à cuticule cornée. 2. Zoécies à cuticule gélatinoïde, incolore, parfois brune; stato- blaste en forme d'ellipse. 3. Hijalinella. 2. Zoécies longues, tubuleuses, agglomôrées'ou libres ; colo- nies adhérentes. Lophophore en forme de fer à cheval ; stato- blastes elliptiques pourvus d'un appareil flotteur lisse. 2. Plumatella. — 144 — Lophophore ovalaire, statoblastes réniformes, dépourvus d'appareil flotteur. 1. Fredericella. 1. Genre Fredericella Gervais. Une seule espèce ; caractères du genre. Lophophore pourvu de 24 tentacules. Fredericella sultana. Fredericella sultana Blumenbach, Gervais 1837, Thompson 1843, Dumortier et P.-J. Van Beneden 1850, Kraepelin 1887, Davenport 1904, Loppens 1908. Fig. 1. Fig. 1. — Statoblaste de Fredericella sultana Blum., gr. 70. Synonymes : Fredericella dilatata Allman, 1843-1844. Fred. Duplissisi Forel, 1885. Plumatella sultana Dumortier, 1835; Loppens, 1906. Plum. lucifuga Jullien, 1885. Tubidaria sultana Blumenbach, 1774. Naisa sultana Lamouroux, 1816. Distribution géographique : Angleterre, France, Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Suisse, Russie. Sur les plantes aquatiques. 2. Genre Plumatella Lamarck. i. Zoécies tubuleuses, carénées. 2. Zoécies tubuleuses, cylindriques, droites; lophophore pourvu de 50 tentacules. Plumatella repens. Zoécies parallèles, accollées dans toute leur longueur, formant des masses compactes autour des corps immergés. Var. fungosa. 2. Zoécies longues, légèrement carénées, s'élargissant plus ou moins vers l'orifice; lophophore pourvu de 44 tentacules. Plumatella emarginata. — 145 — Zoécies emmêlées Lâchement, courbées vers le sommet, for- mant des masses peu compactes autour (les corps immergés. Var. muscosa. piumateiiarepensLiuué, Blainville, 1834; Dumortier, 1835 Allman, 1843; Johnston, 1847; Dalyell, L848 ; Jullien, 1885; Loppens, 1906-1908. Fig. 2 et 3. Fig. 2. — Stato- blaste de Plumatella repensL.,gr. 50. Fig. 3. — Plumatella repens L., gr. 2.5. Synonymes : Plumatella campanulata Lamarck, 1816; Gervais, 1837 P. -.T. Vnn Beneden, 1848. Plumatella lucifuga ? Blainville, 1826. Plum. calcaria ? Carus, 1826. Plum. coralloïdes Allman, 1850-1856. Plum. elegans Allman, 1850. Plum. hyalina Kafka, 1882. Plum. niticla Leidy, 1851. Plum. Dumortieri Allman, 1850. Plum. polymorpha Kraepelin, 1887 ; Davenport, 1904. Plum. casmiana Oka, 1907. Plum. arethusa Hyatt, 1866; Jullien, 1885. Kammpolyp Schàffer, 1754. Federbuschpolyp Roesel, 1754. Tubipora repens Linné, 1758. Tubularia gelatinosa Pallas, 1766. Tub. fungosa Pallas, 1768. — 146 — Tub. repens Miïller, 1773. Tub. campanulata Blumenbach, 1779. Tub. lucifuga Vaucher, 1804. Tub. reptans Turtan, 1806. Alcyonium fluviatile Bruguière, 1789. Alcyonella stagnorum Lamarck, 1816; Dumortier, 1835. Alcyonella fluviatilis Raspail, 1827; Gervais, 1839. Alcyonella fungosa Pallas, 1768; Dumortier et P.-J. Van Beneden, 1842; P.-J. Van Beneden, 1848. Alcyonella flabellum P.-J. Van Beneden et Allman, 1856. Alcyonella anceps Dalyell, 1848. Alcyonella gelatinosa Dalyell, 1848. Naisa campiniul uta Lamouroux, 1816. Naisa repens Lamouroux, 1816. Distribution géographique : Toute l'Europe. Très polymorphe ; sur les plantes aquatiques, murs d'écluses, vannes, etc. Var. fungosa Kraepelin, 1887; Davenport, 1904; Loppens, 1908. Synonymes : Plumatella fungosa Braem, 1890. Voir tous les Alcyonella. synonymes de Plumatella repens. Distribution géographique : Angleterre, Allemagne, France, Belgique, Pays-Bas, Russie. Plumatella emarginata Allman, 1843-1844; Loppens, 1908. Fig. 4. Fig. i. — Statoblaste de Plumatella emarginata Allm., gr. (30. Synonymes : Plumatella lucifuga ? Vaucher, 1804; Jullien, 1885; Schmidt, 1885 ; Loppens, 1906. Plum. fruticosa Allman, 1843-1844. 147 - PI ' ion. repens P.-J. Van Beneden, 1848. Plum. allmani Haucock, 1850; Allman, 1856. Plum. diffusa Leidy, 1851; Allman, 1856; Hyatt, 1865 1866 : Jullien, 1885. Plum. stricta Allman, 1856. Plum. Aplini Mae Gillivrais, 1860. Plum. princeps Kraepelin, L887 ; Davenport, 1904. Alcyonella Benedeni Allman, 1850. Distribution géographique : Irlande, Belgique, Allemagne, Suisse, Russie. Sur les plantes aquatiques. Var. muscosa Kraepelin, 1887 ; Loppens, 1 ( ,»08. Distribution géographique : Allemagne, près Hambourg et Wurtzbourg. Entoure les tiges des plantes aquatiques. 3. Genre Hyalinella Jullien. Zoécies courtes, très peu saillantes, très rapprochées, formant des colonies rayonnâmes ou linéaires; statoblastes elliptiques pourvus d'un appareil flotteur. Hyalinella punctata. Hyalinella punctata Hancock, Loppens, 1908. Fig. 5 et 6. Fi g. f>. — Statoblaste Fig. .">. — Hyalinella punctata Hanc. (d'après Kraepelin), de Hyalinella punctata gr. 20. Hanc.gr. 50. Synonymes : Hi/alinella vesicularis Jullien, 1885. Hyal. vitrea Jullien, 1885. Plumatella vitrea Hyatt, 1865-1866. P^m.pwnctoHancock,1850;Allmann,1856; Kraepelin, 1887; Davenport, 1904. Plum. vesicularis Leidy, 1854; Allman, 1850. Plum. lophopoidea Kafka, 1885. — 148 — Distribution géographique : Angleterre, Northumberland ; Autriche, Bohème; Russie, Finlande; Livonie, près Dorpat; Allemagne, Saxe, près Pi rua; Bille et Kohi lira ni, près Hambourg. 2. Famille Lophopodides. 1. Colonies fixées. 2. Colonies mobiles, laminif ormes, à partie plantaire servant à la reptation ; zoécies disposées en zones concentriques ; statoblastes pourvus d'un appareil flotteur épineux. 3. Cristatella. 2. Colonies ayant une forme déterminée. S. Colonies sans forme déterminée, ordinairement lobées, par- fois pédiculées ; hyalines ; zoécies disposées sans ordre à la surface; statoblastes pourvus d'un appareil flotteur non épineux. 1. Lophopus. 3. Colonies formant des masses sphéroïdales, parfois subco- niques ou fusiformes; zoécies immergées dans une substance gélatineuse hyaline, rassemblées en groupes stelliformes ; stato- blastes pourvus d'un appareil flotteur épineux. 2. Pectinatella. 1. Genre Lophopus Dumortier. Colonies plus ou moins dressées, parfois pédiculées; lopho- phore pourvu de 60 tentacules; hauteur 5 à 10 millimètres: sta- toblastes en forme d'ellipse prolongée en pointes aux deux extré- mités. Lophopus cristallinus. Lophopus cristallinus Pallas ; Dumortier, 1835; Dumortier et P. -.T. Van Beneden, 1850; Allman, 1856; Kraepelin, 1887; Davenport, 1904; Loppens, 1906-1908. Fig. 7 et 8. Fig. 7. — Lophopus cristallinus Pall., gr. 6. Fig. 8. — Stalo- blaste de Lopho- pus cristallinus Pall., gr. 40. — 149 — Synonymes : Lophopus Bakeri P.-J. van Beneden, 1848. Lophopus Trembleyi Jullien, L885. Polype à panache Trembley, 1745; Baeck, L745. Bell flower animal Baker, L753. Tubularia crystallina Pallas, 1766. Tub. câmpanulata Linné, 1767. 2W/>. reptans Linné, 1789. Plumatella cristata Lamarck, 1810. PI h m. câmpanulata Gervais, 1837. Plum. cristanilla Gervais, 1839. Naisa reptans Lamouroux, 1810. Alcyonella stagnorum Johnston, 1838. Distribution géographique : Angleterre, France, Pays-Bas, Belgique, Suède, Allemagne. Sur les plantes aquatiques, Lemma, Juncus, etc. 2. Genre Pectinatella Leidv. Statoblastes plus ou moins circulaires, pourvus d'un appareil flotteur épineux; épines longues, terminées par deux crochets recourbés; lophophore pourvu de 65 tentacules. Pectinatella magnifica. Pectinatella magnifica Leidv, 1851 ; Hvatt, 1865-1860 ; Jullien, 1885; Kraepelin, 1887; Davenport, 1904; Loppens, 1908. Fig. 9 et 10. Fig. 9. — Pectinatella magnifica Leidy, Fig. 10. — Statoblaste de réduit (d'après Hyatt). Pectinatella magnifica Leidy, gr.25. — 150 — Synonymes : Cristatella magnifica Leidy, 1851. Distribution géographique : Allemagne, Bille, près Hambourg. 3. Genre Cristatella Cuvier. Colonies d'un jaune grisâtre; zoéeies rangées en trois zones concentriques; lophophore pourvu de 55 tentacules; longueur ordinaire des colonies, 50 millimètres ; largeur 13 millimètres; longueur maxima 280 millimètres. ( 'ristattella mucedo. Cristatella mucedo Cuvier, 1798-1830; Turpin, 1836; Ger- vais, 1839; Allman. 1843-1850; P. -T. van Beneden, 1818; Jullien, 1885; Kraepelin, 1887; Davenport, 1904; Loppens, 190(3-1908. Fiff. 11 et 12. Fig. 11. — Cristatella mucedo Cuv., gr. 3 (d'après Allman). - 151 - Synonymes : Cristatella mucedo var. idae Kraepelin, 1887; Davenport, 1904. ('/■/si. vagans Lamarck, 1816 ; Lamouroux, 1816. Crist. mirabilis Dalyell, L834. Crist. lacustris Potts, L88 1. Derkleinere Federbuschpolyp Roesel, 1751. Fig. l u 2. — Statoblaste de Cristatalla mucedo Cuv., gr. 35. Distribution géographique : Angleterre, France, Belgique, Pavs-Bas, Suisse, Russie, Alle- magne. Sur les tiges des plantes aquatiques. II. Gymnolémates. Orifice des zoécies ordinairement entouré d'une collerette séti- gère, parfois nu : A. Cténostomes. Orifice des zoécies pourvu d'un opercule mobile : B. Chilostomes. A. Cténostomes. Zoécies cornées, claviformes, formant des colonies dressées à ramifications grêles. 1. Palud'/ccllides. Zoécies cornées, hyalines, tubiformes, dressées, naissant d'un élargissement du stolon rampant. 2. Victor ellides. — 152 — Famille Paludicellides. Zoécies bourgeonnant à l'extrémité supérieure et latéralement; orifice dépourvu de collerette sétigère; colonies formant des branches ramifiées, dressées sur une portion adhérente. Paludicella. Genre Paludicella Gervais. Zoécies allongées, à orifice court et carré; lophophore pourvu de 16 tentacules. Paludicella articulata . Zoécies plus ventrues, à orifice long et circulaire ; lophophore pourvu de 8 tentacules. Paludicella Miilleri. Paludicella articulata Ehrenberg; Gervais, 1836; Allman, 1843; Thompson, 1843; Jolmston. 1847; Loppens, 1908. Fig. 13. Fig. 13. — Paludicella articulata Ehrenb., gr. 10 (d'après Dumortier). Synonymes : Paludicella Ehrenbergi Dumortier et P.-.T. van Beneden, 1850; Allman, 1856; Jullien, 1885; Kraepelin, 1887: Daven- port, 1004; Loppens, 1006. Palud procumbens Hancock, 1850 — 153 — Palud. elongata Leidy, 1851. Alcyonella articulata Ehrenberg, 1831. Alcyon, diaphana Nordmann, 1832. Distribution géographique : Angleterre, Franco, Belgique, Suisse, Russie, Norvège, Alle- magne. Sur les pierres et les coquilles de mollusques. Paludicelia Mûlleri Kraepelin, 1887; Loppens, 1908. Fig. 14. Fig. 14. — Paludicelia Mulleri Kraep., gr. 20 (d'après Kraepelin). Distribution géographique : Allemagne, près Greifswald. Sur les tiges des végétaux aquatiques. Famille Victor ellides. Orifice des zoécies rond ou carré. Victor cil a Genre Victorella Kent. Zoécie à orifice carré; colonies composées d'un stolon ramifié produisant des élargissements fusiformes ou claviformes, d'où naissent dos zoécies dressées, bourgeonnant latéralement sur toute leur longueur d'un soûl côté; lophopliore pourvu de s ten tacules; hauteur des zoécies 2 millimètres. Victorella pa rida . Il — 154 - Victorella pavida Kent, 1870; Hincks, 1880 ; Kraepelin, 1887; Loppens, 1908. Fig. 15. Fig. 15. — Victorella pavida Kent, gr. 40 (d'après Kraepelin). Distribution géographique : Angleterre, près Londres; Belgique, près Nieuport; France, près Bergues; Allemagne, près Greifswald. Eau douce;' eaux saumâtres; eau de mer, dans les bassins ci huitrières; sur les coquilles de Balanus, les Cordvlophora, les plantes aquatiques. B. Ghilostomes. Colonies rampantes ou d ressers; zoécies calcaires ou calcaro- chitineuses; face ventrale en partie ou entièrement membra- neuse, entourée d'une paroi latérale saillante. Membraniporides. Famille Membraniporides. Zoécies situées sur une seule face, rangées en quinconce, par- fois en séries linéaires. Membranipora. Genre Membranipora Blainville. Colonie encroûtante; zoécies oblongues, à la face ventrale entièrement membraneuse; parois latérales calcaro-chitineuses ; deux ('pines aux coins supérieurs ; zoécies disposées en quinconce ou sans ordre défini; lophophore pourvu de 20 tentacules. Membi 'anipora membi •anacea. — 155 — Colonie dressée ou encroûtante; pas d'épines aux coins supé- rieurs; Lophophore pourvu de LO à 17 tentacules; hauteur des colonies dressées, 5 a 13 millimètres. Var. erecta. Membranipora membranacea Linné; Busk, 1852; Blainville, 1834; Ilincks, 1880; Loppens, 1906-1908. Synonymes : Flustra membranacea Linné, 1767; Johnston, 1847. Flustra telacea Lamarck, 1835. Distribution géographique : Belgique, [ires Nieuport. Canaux à eaux saumâtres, sur les murs des ponts. Var. erecta Loppens, 1906-1908. Fig. 16, Fig. 16. — Membranipora membranacea L., var. erecta Loppens, grand, nat. Var. A ; Loppens, 1903-1906. Distribution géographique : Belgique, près Nieuport; France, près Dunkerque; Pays- Bas, lires Philippine; sur les tiges des plantes aquatiques et sur les branches mortes. Celte variété vit dans les eaux saumâtres des canaux, rivières et mares. BIBLIOGRAPHIE Ouvrages concernant la systématique et la biologie générale des Bryozoaires d'eau douce d'Europe. Ailman, 1843. On plumatella repens : Reports of British Assoc. Allman, 1843. Synopsis of the gênera and species of zoophjtes inhabiting the fresh waters of Ireland : Rep. Brith. Assoc. Allman, 1843. On the muscular System of Paludicella and other Ascidian zoophytes of fresh water : Froc. Roy, Irish Aead. Allman, 1844. Synopsis of the gênera, etc. Annals Mag. Nat. Hist. Allman, 1850. The nat. Hist. of the genus Alcyonella : Proc. Roy. Irish Acad. Allman. 1856. A monograph of the fresh water Polyzoa, London. Allman, 1878. 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On ne connaissait jusqu'à présent en Bulgarie que cinq espèces de Rotateurs {Triarthra longiseta Ehbg., Salpina brevïspina Ehbg., Pterodina patina Ehbg., Mastigocerca rattus Ehbg., Euchlanis dilatata Ehbg.), signalées dans une note de Vavra, publiée en 1893 (1 ). Occupé depuis plus de deux ans à l'étude de nos Rotateurs, j'ai pu en déterminer plus de cent et trente espèces, la plupart pro- venant des eaux douces et stagnantes des environs de Sofia. Dra- goman, Karlukoro, Zlatna-Panega, Tirnovo, Varna, Dobritsh, Saranibey, Pazardjik, Plovdiv, Karlovo, Sliven et Bourgas. Quelques formes seulement ont été recueillies dans la mer Noire sur le littoral de Bourgas, ainsi que dans les eaux saumâtres aux environs de celte même ville. J'ai eu l'occasion aussi de faire plusieurs récoltes dans les eaux des monts Vitosha, près de Sofia. Les espèces énumérées dans la présente note se rapportent aux quatre ordres Rhizota, Bdelloida, Ploïma, etScirtopoda. I. — Rhizota. F. Floseulariadae. G. Floscularia. 1. FI. cornuta Dobie, Sofia, Sarambey. 2. FI. ornataEhr., Sofia. (1) « Ein Beitrag zur Kenntnis der Siisswasserfauna von Bulgarien », von Dr. Vavra, in Prag. (Sitzungsberichte der Konigl. bôhmischen Gesellschaft der Wissenschaften, 1893.) — 163 — V. Melicertadae. G. Melicerta. :;. .17. ringens Schrank., Sofia . G. Lacinularia. !. L. socialis Ehr., Sàrambey. II. — Bdelloida. F. Philodinadae. G. Rotifer. 5. R. vulgaris Ehr., Sofia, Vitoscha, Sàrambey, Kalo- fer, Bourgas. 6. R. /ardus Ehr., Sofia, Kalofer. 7. R. citrinus Ehr., Sofia, Sàrambey. 8. R. macrurus Schrank., Dragoman. 9. R. macroceras Gosse, Plovdiv. 10. R. neptunius Ehr., Sofia, Kalofer. G. Philodina. 11. Ph. roseolaEhr., Sofia, Vitoscha, Sàrambey. Plov div, Sliven, Tirnovo. 12. Ph. citrina Ehr., Sofia, Vitoscha, Sàrambey, Sliven, Tirnovo. 13. Ph. megalotrocha Ehr., Sofia. 14. Ph. macrostyla Ehr., Vitoscha. 15 Ph. flaviceps Bryce, Sofia, Sliven. G. Callidina. 16. C. consiricta Duj., Sofia, Dragoman, Sliven. 17. C. parasita Gigl., Sofia. 18. C. socialis Kell, Sofia. 19. C. tridens Milne, Sofia. 20. C. bihamata Gosse, Sofia . 21. C. bidens Gosse, Sofia. F. Adinetadae. G. Adineta. 22. A. naja Dav . , Sofia. 23. A. gracilis Janson, Sofia. — 164 — III. — Ploïma. F. Microcodidae. G. Microcodides. 24. M. orbiculodiscus Thorpe, Vit ose ha. F. Asplanchnadae. G. Asplanchna. 25. A. brhjhtwelli Gosse, Sofia, Zlatna-Panega, Sli- ven, Straldja, Rousse, Varna. 26. A. amphora Hudson, Sofia. 27. A. ebbesbornii Hudson, Sofia. G. Asplanchnopus. 28. A. myrmeleo Ehr., Sofia, Sarambey, Rousse. G. Sacculus. 29. 5. viridis Gosse, Sofia. F . Synchaetadae . G. Synchaeta. 30. S. pectinata Ehr., Sofia. 31. S. tremula Ehr., Sofia, Plovdiv. F. Thriarthradae. G. Thriarthra. 32. TV. longiseta Ehr., Sofia, Zlatna-Panega, Sliven, Tirnovo, Rousse. G. Polyarthra. 33. P. platyptera Ehr., Sofia, Rousse, Tirnovo. F. Hydatinadae. G. Hydatina. 34 . //. senta Ehr . , S o f i a . G. Notops. 35. N. brachionus var. spinosvs Rousselet, Sofia, Sa- rambey. — 165 — F. Notommatadae. G. Taphrocampà. 3(3. T. saundersiae Gosse, Sofia. 37. T. annutosà Gosse, Vit ose ha. G. Notommata. 38. N. aurita Ehr., Sofia, Sliven. 39. N. brachyota Ehr., Sofia, Sarambey. 40. V. saccigera Ehr., Sofia. 41. N.tripus Ehr., Sofia, Sarambey. 42 . N. najas Ehr . , Sofia. 43. N. cyrtopus Gosse, Sofia. 44. N. torulosa Duj., Sofia, Vitoscha, Dragoman. G. Copeus. 45. C. copeus Ehr., Sofia, Sarambey. 46. C. pachyurus Gosse, Sofia, Dragoman, sliven. 47. C. cerberus Gosse, Sofia. G. Proaies. 48. Pr. decipiens Ehr., Sofia, Sarambey, Plovdiv. 49. Pr. /W/sEhr., Sofia. 50. Pr. sordida Gosse, Plovdiv. 51. Pr. parasita Ehr., Sofia, Dragoman. 52. Pr.petromyZon Ehr., Sofia. G. Furcularia. 53. F. forficulaEhr., Sofia, Vitoscha, Sarambey, Plov- div, Bourgas, Dobritsch, Tirnovo. 54. F. longiseta Ehr., Sofia. 55. F. lactistes Gosse, Sofia, Vitoscha, Sarambey. 56. F. marina Duj., Golfe de Bourgas. 57. F. reinchardti Ehr., Golfe de Bourgas. • G. Diglena. 58. D. catellina Ehr., Sofia, Plovdiv, Bourgas, Tirnovo, Dobritsch. 59. D . forcipata Ehr. , S a r a m b ey . G. Eosphora. 00. E.aurïta Ehr., Sofia, Plovdiv, Tirnovo. 61. E. digitata Ehr., Sofia. Trouvé dans une oligochète du genre Bucholzia — 166 — G. Diaschiza. 62. D. gibba Ehr., Sofia, Sliven, Straldja, Tirnovo, Sarambey. 63. D. sterea Gosse, Sofia, Vitoscha, Sarambey, Plov- div, Kalofer, Sliven, Bourgas. 64. D. gracilis Ehr., Sofia, Plovdiv, sliven, Tirnovo. 65. D. lacinulata Millier, Sofia, Vitoscha, Plovdiv, Sarambey. (Si). D. hoodi Gosse, Sofia. 67. D. eœigua Gosse, Sofia, Sarambey, Varna. 68. D. caeca Gosse, Sofia, Vitoscha, sliven. G. Balatro. 69. B. calvus Claparède, Environs de Sofia. •ouvé ds Mchlsn. G. Albertia. 70. A. naïdis Bonsfield, Environs de Sofia . Dans le corps de Poligochète Nais ellinguis MiïU. F. Rattulidae. G. Rattulus. 71. R. carinatus Ehr., Sofia, Plovdiv. 72. R. rattus Ehr., Sofia, Vitoscha. 73. R, longiseta Ehr.. Sofia, Plovdiv. 74. R.scipio Gosse, Sofia. 75. R. bieristatus Gosse, Sofia. G. Diurella. 76. D. porcellus Gosse, Sofia, Sarambey, sliven. 77. D. brachyura Gosse, Sofia, Vitoscha, Dragoman, Plovdiv, Bourgas, Varna. 78. D. insignis Herrock, Sofia, Dragoman. 79. D. tigi •is Millier, Vi to s c ha . 80. D. sulcata Jennings, Vitoscha. F. Dinocharidae. G. Dinocharis. 81. D . pocillum Ehr . , Sofia, Sarambey, Straldja. 82. D. tetractis Ehr., Vitoscha. — 167 - G. Scaridium. 83. Se. longicaudatum Ehr., Sofia, Dragoinan, Saram bey, Plovdiv. G. Stephanops. 84. St. muéicus Ehr., Sofia. 85. St. lamellaris Ehr., Sarambey. F. Salpinadae. G. Salpina. 86. N. m ne roua ta Ehr., Sofia, Vitosc ha, Zlatna-Pa Qega . Sarambey. st. S. brevispina Ehr., Sofia, Zlatna-Panega, Drago- îii m ii , Sarambey, Plovdiv, Straldja. 88. $. eustala Gosse, Sofia. F. Euchlanidae. G. Euchlanis. 89. E. dilatataEhr., Sofia, Plovdiv, Sliven, straldja. 90. F. deflexa Gosse, Sofia. 91. E. triquetra Ehr., Sofia. '. 12 . /: . pi/>'/formis Gosse, Sofia. F. Cathypnadae. G. Cathypna. 93. C. luna Ehr., Sofia, Vitoscha, Sarambey, Plovdiv, Karlovo, Rousse, Straldja. 94. C. ungulata Gosse, Sofia. G. Distyla. 95. D. flexilis Gosse, Sofia, Sarambey, Sliven. G. Monostyla. 96. M. hmarisEhv., Sofia, Vitoscha, Dragoman. 97. M. cornuta Ehr., Sofia, Dragoman, Sarambey, Plovdiv, Sliven, Tirnovo, Straldja. 98. M. huila Gosse, Sofia, Dragoman, Sarambey, Straldja. 99. M. quadridentata Ehr., Dragoman, Sarambey. — 168 — F. Coluridae. G. Golurus. 100. C. bicuspidatas Ehr., Sofia, Dragoman, Plovdiv, Sarambey. 101 . C. candatus Ehr. , B ou r g as . 102. C. obtusus Gosse, Sofia, Vitoscha, Sarambey, Sliven, Straldja. 103. C. loucher es Gosse, Golfe de Bourgas. 104. C. grallator Gosse, Golfe de Bourgas. 105. C. leptus Gosse, Golfe de Bourgas. 100. C.margoi Kertesz, Straldja. G. Metopidia. 107. M. lepadella Ehr., Sofia, Vitoscha, Sarambey, Plovdiv, Karlovo, Sliven, Straldja, Varna, Zlatna-Panega. 108. M. solidus Gosse, Sofia, Dragoman. Plovdiv, Kar- lovo. 109. M. oxystemum Gosse, Sofia, Sarambey. 110. M. acuminata Ehr., Sofia, Dragoman. 111. M. oblonga Ehr., Sofia. F. Pterodinadae. G. Pterodina. 112. Pt. patina Ehr., Sofia. Sarambey, Karlovo, Straldja, Tirnovo. 113. Pt. elliptica Ehr., Sofia. 114. Pt. valvata Hudson, Sofia. 115. Pt. mucronata Gosse, Sofia. 116. Pt. truncata Gosse, Sofia. 117. Pt. crassa Levander, Sofia. F. Srachionidae. G. Brachionus. 118. Br. urceolaris Ehr., Sofia, Zlatna-Panega, Pazar- djik, Karlovo, Sliven, Varna, Straldja. 119. Br. rubens Ehr., Sofia, Pazardjik, Karlovo, Bourgas. 120. Br. pala Ehr., Sofia, Zlatna-Panega, Karlovo, Varna, Dobritsch, Straldja. — 169 — 121. Br. dorcas Gosse, Rousse, Sofia. 122. Br. backeri Ehr., Sofia, Sarambey, Plovdiv, Sliven, Tirnovo, Housse, Straldja. 123. Br. angularis Gosse, Sofia, Sarambey, Sliven, Stral dja, Rousse . 124. Br. militaris Ehr., Sofia, Sarambey, Plovdiv. 125. />>■. mUlleri Ehr., Golfe de Bourgas. 126. Br. falcatus Zach., Rousse. 127. Br. bidentata A.nderson, Sofia, Plovdiv. G. Noteus. 128. .V. guadricornis Ehr., Sofia. G. Schizocerca. 129. Sch. diversicomis Dad., straldja. F. Anuraeadae. G. Anuraea. 130. A. aculeata Elu-., Straldja. 131. A. aculeatay&r. brevispina Gosse, Karlovo. 1 32. A . cochtearis Gosse, Rousse, Straldja. 133. A. hypelasma Gosse, Sofia. G. Notholca. 134. N.siriata Ehr., Sofia. 135. N. acuminata Ehr., Sofia. IV. — Scirtopoda. F. Pedalionidae. G. Pedalion. 136. 1'. mirum Hudson, Sofia, Zlatna-Panega, Rousse, Bourgas. 12 OBSERVATIONS BIOLOGIQUES sur quelques Diptères et Hyménoptères dits " aquatiques par Frank Brocher H L'Hydrellia modesta Lw. et son parasite Le 16 août 1900, j'ai trouvé sur une feuille de potamogeton atteignant la surface et flottant sur celle-ci, une ponte de petits œufs à peine visibles à l'œil nu (flg. 1). Ces œufs étaient ovales fusiformes, de couleur blanchâtre, leur longueur atteignait 1/2 millimètre. Leur coque présentait des crêtes et des sillons, dirigés dans le grand axe de l'œuf et souvent réunis transversa- lement les uns aux autres (fig. 2). Fig. 1. Fragment de feuille de Potamogeton avec une ponte A'Hydrellia modesta. Fig, 2. — Un de ces œufs, fortement grossi. Quelques jours après, l'éclosion eut lieu; les larves qui sor- tirent de ces œufs se mirent tout de suite à cheminer sur la feuille et à la ronger. Je connaissais déjà ces larves, les avant fréquemment observées sous l'épiderme des feuilles du potamo- — 171 — geton. Elles sont apodes, cylindriques, vermif ormes. Toutefois, à leur naissance, elles possèdenl à la face ventrale neuf mame- lons, ou bourrelets transversaux, rugueux, qui leur serveni pour cheminer sur la surface de la feuille. Mais, lorsqu'elles habitent sous l'épiderme, ces bourrelets s'atténuent et disparais- sent. Le corps se termine eu pointe à l'extrémité antérieure; l'extrémité postérieure, elle, es1 moins effilée et est pourvue de deux crochets terminaux (fig. 3). Fig. 3. — Larve adulte de YHydrelliamodesta. On voit, en avant, le crochet buccal et, à l'extrémité postérieure, les deux crochets terminaux. Les deux troncs trachéens partent de ces crochets et sont réunis par une anse transversale. La bouche est située à l'extrémité antérieure; les pièces buc- cales sont réduites à un simple crochet qui sert à la larve soit à détacher les particules végétales dont elle se nourrit, soit à s'ac- crocher pour se tirer en avant et progresser. Il n'y a point d'yeux. Le système trachéen est complètement clos. Deux gros troncs parcourent le corps dans toute sa longueur, distribuant de fines ramifications à la peau et aux organes. En arrière, ils aboutis- sent aux deux crochets déjà signalés; en avant, vers la tête, ils se terminent en cul-de-sac et par beaucoup de fines ramifications trachéennes. < 'es larves vivent sous l'épiderme des feuilles du potamogeton. Elles décollent celui-ci au fur et à mesure qu'elles avancent et creusent une galerie, en minant le parenchyme de la feuille, au moyen de leur crochet buccal qu'elles meuvent horizontalement, c'est-à-dire dans le plan delà feuille. Au bout de quelque temps, elles se fixent solidement, au fond de leur galerie, au moyen de leurs crochets postérieurs, et se transforment en puparium. On voit, petit à petit, la larve changer de forme. Sa peau gonfle, durcit, devient cornée; elle se détache des tissus sous-jacents et se transforme en une véri- table coque — appelée puparium — entourant le corps, ("est donc une véritable mue. Mais la larve, au lieu d'abandonner cette vieille peau, la conserve autour de son corps. C'est dans son intérieur, et protégée par elle, qu'elle subira ses métamorphoses. — 172 — Pendant les premières heures de cette transformation, on voit encore puiser le vaisseau dorsal et le puparium parait plein. Mais, au bout de vingt-quatre heures environ, on constate que celui-ci change de couleur, par le fait qu'il s'est rempli d'air (1), et le corps de la larve n'en occupe plus que la partie antérieure (fig. 4). £ Fig. 4. — Puparium de l'Hydrellia. A. Puparium, vu de dos, pendant qu'il se constitue. On constate que le corps de la larve l'occupe presque en entier. Les trachées sont encore nettement visibles et elles sont toujours en relation avec les crochets ter- minaux. La région plus claire au milieu du dos, c'est le vaisseau dorsal qu'on voit toujours puiser. Enfin on constate que la partie anléro-dorsale tend à s'aplatir. C'est cette région qui, plus tard, se détachera pour laisser sortir le diptère. B. Le même puparium, vu par la face ventrale, vingt-quatre heures plus tard. On constate que le corps de la larve s'est rétracté, a diminué de volume et se concentre vers la région antérieure. Les troncs trachéens ne sont plus visibles. Le puparium tout entier est rempli d'air. 11 conserve encore l'aspect général de la larve, on voit, en avant, sous forme de cica- trice, la bouche, et, en arrière, l'anus et les deux crochets terminaux. Lorsque le moment de la sortie de l'imago est venu, la partie aplatie dorso-antérieure du puparium se détache, connue un cou- vercle, et tombe; la mouche s'échappe par cette ouverture. Par suite des circonstances que j'indiquerai plus loin, je n'ai pu obte- [1) On ignore encore par quel procède — 173 — nir le diptère que deux lois. Ce1 insecte a été déterminé par le diptérologue Prof. P. Stein, à Trepfow a/R (Allemagne), Hydrellia modesta Lw. Du reste, quel que soil le nom exact, ce diptère me paraît suffisammenl déterminé par ses mœurs el l'habitai de sa larv< — c'est l'Hydre] lia du potamogeton. La larve e1 les métamorphoses de cet Hydrellia ne sont, je crois, pas encore connues : Marchai, du moins, ne le mentionne pas (1). Mais ce qui es1 surtoui intéressant, c'est le fait que, dans la nature, j'ai trouvé que de la plupart de ces pupariums sortait, non pas un Hydrellia, mais un hyménoptère parasite. Pour mon-, trer à quel point celui-ci est abondant, j'indiquerai qu'une fois, sur seize pupariums recueillis, un seul renfermait une nymphe d'Hydrellia et les quinze autres contenaient l'hyménoptère para- site. Je n'ai pas encore pu obtenir une détermination exacte de celui-ci. Suivant M. de Gaulle, il s'agit d'un Braconidé de la tribu des Exosteriddes. Les parois du puparium étant transparentes, on peut parfai- Fig-. 5 — Puparium d'Hydrellia contenant un Braconidé, presque entièrement développé. Le puparium est vu par la face ventrale. On voit à l'extrémité postérieure : les deux crochets terminaux du corps de la larve, ainsi que l'anus. A l'ex- trémité antérieure, un peu à gauche, on remarque les restes de l'armure buccale de la larve encore pourvue de son crochet. Les ailes de l'hyménoptère ne sont pas encore complètement développées. tement distinguer, lorsque l'hyménoptère est déjà bien déve- loppé, son corps, ses ailes et ses pattes. On peut observer que, lorsque le moment de sa libération approche, il fait des mouve- ments comme s'il cherchait à s'étirer. L'hyménoptère est tou- jours placé dans le même sens que l'était la larve de l'Hydrel- lia ; sa tête correspond toujours à. l'extrémité céphalique du puparium (fig. 5). (1) Marchal, « Biologie des Hydrellias ». Bull. Soc. Ent. de France, 100.1. — 174 — Voici comment j'ai procédé, et le dispositif, qu'après divers tâtonnements j'ai adopté pour surveiller comment l'hyménoptère quittait le puparium et se comportait sous l'eau. Je choisissais d'abord une feuille du potamogeton ayanl un puparium dans lequel se trouvail un hyménoptère déjà bien déve- loppé, prêt à sortir, et qui faisait des mouvements. Je plaçais cette feuille (F) dans une petite cuvette de verre (A), remplie d'eau, et, au moyen d'un petit caillou (P), je la mainte- nais au fond. La cuvette (A) étant recouverte par une mince plaque de verre (V), j'immergeais le tout dans une seconde cuvette (B), aussi remplie d'eau, dont le niveau dépassait la plaque de verre (Y). Grâce à ce dispositif, il ne restait point d'air dans la cuvette (A) et ranimai, lors de son éclosion, ne pouvait sortir de l'eau (fig. 6"). tWk^-^VU»! B - A _ ■ \M Jlp?: Fig. 6. J'ai constaté que les hyménoptères, bougeant déjà et prêts à sortir du puparium, ne quittaient pas celui-ci lorsque le temps était sombre, ou si on les maintenait dans un demi-jour. Et même, si ces conditions se prolongeaient trop longtemps, l'in- secte périssait sans sortir. Mais, exposé au soleil, ou au grand jour, souvent, en moins d'un quart d'heure, l'hyménoptère s'échappait du puparium, après y avoir, en rongeant la paroi, percé une ouverture latérale, plus ou moins circulaire (1). Je n'ai jamais assisté à la sortie même hors du puparium; elle doit se faire extrêmement rapidement. Mais voici ce que j'ai observé : on trouve sous la plaque de verre (V), en général du côté qui reçoit la lumière, l'hyménoptère qui vient de quitter le puparium. (1) Nous avons vu plus haut que, lorsque le diptère quitte son puparium, les choses se passent différemment. Dans ce cas, une partie du puparium se détache et livre passade à l'insecte. — 175 — Ses deux ailes enveloppent et maintiennent autour du corps une petite provision d'air. Ainsi que nous l'avons expliqué plus haut, vingt-quatre heures après que la larve de l'Hydrellia s'est transformée en puparium, cedernierse remplil d'air. C'esl une partie de cet air qui reste adhérenl au corps de l'hyménoptère. .J'ai vu l'hyménoptère se promener contre le verre (V) pen- danl environ deux heures, cherchant toujours à parvenir à la surface de l'eau. Si l'on enlève La lame du verre (V) qui fait obstacle, l'Hyménoptère, soulevé par l'air adhérant, à son corps, monte comme une bouée. Il atteint la surface et — son corps, dans des conditions, étanl non mouillable par l'eau — il se trouve posé, sec, sur l'eau et peut s'envoler aussitôt (fig. 7). Nous pouvons donc admettre que, dans la nature, l'hyménop- tère, en sortant du puparium, est, tout de suite, amené à la sur- face par l'air qui enveloppe son corps (1). Si la lame de verre (V) reste en place, l'hyménoptère, après deux heures d'inutiles efforts, perd sa bulle d'air et tombe au fond du bocal. Ses mouvements deviennent incoordonnés et, si on ne lui vient en aide, il finit par périr. Cependant, lorsqu'il git ainsi, même depuis quelques heures, si on lui tend une herbe ou s'il trouve un point d'appui, il peut, en grimpant, arriver à gagner la surface et à sortir de l'eau. Mais, souvent, dans ce cas, il est épuisé, mouillé, malade, et il lui faut un certain temps pour qu'il puisse se sécher et s'en- voler. Je ne suis jamais parvenu à faire rentrer dans l'eau un de ces hyménoptères qui venait d'en sortir. J'ignore quand et où la femelle pond. Peut-être le fait-elle lorsque les larves de l'Hydrel- lia se trouvent sur des feuilles de potamogeton temporairement amenées vers la surface de l'eau ? En tout cas, je puis affirmer que l'hyménoptère infeste la larve de l'Hydrellia plusieurs jours avant que celle-ci se transforme en puparium. Mais l'œuf de l'hyménoptère n eclôt et la larve ne se développe que lorsque la larve de l'Hydrellia s'est transformée en pupa- rium. (1) Lorsque c'est l'Hydrellia qui sort du puparium — ainsi que j'ai pu 'observer une t'ois — à part l'observation faite quelques lignes plus haut, les choses se passent de la même manière. — 176 — En effet, deux larves d'Hydrellia, capturées depuis plusieurs jours, s'étant transformées chez moi en puparium, il sortit de ceux-ci deux hyménoptères. Donc les larves de l'Hydrellia étaient infestées avant que je les apporte à mon domicile (1). Il est possible que ces larves soient infestées par plusieurs espèces d'hyménoptères, car il m'est arrivé, une fois, de voir sortir d'un puparium un hyménoptère qui différait sensiblement de ceux que j'étais habitué à voir paraître. P. -S. — Cette notice était déjà rédigée, lorsque j'ai eu con- naissance du travail de Stefani Perez sur le Giardinaia (Zool. Jahrb. f. Syst., t. XV). Il y a beaucoup d'analogie entre l'hy- ménoptère que ce naturaliste a décrit et celui que j'ai observé ; il s'agit évidemment, si ce n'est de la même espèce, du moins d'espèces voisines. Cependant, à mon avis, Stefani Ferez a commis une erreur en ne t econnaissant pas un puparium de diptère dans ce qu'il a décrit comme étant la chrysalide de V hyménoptère. D'après ses propres dessins, on reconnaît, tout de suite, qu'il s'agit là d'un puparium; on y distingue la bouche et le crochet buccal de la larve du diptère, ainsi que les deux crochets posté- rieurs terminaux. Comparez les dessins de Stefani Perez avec les miens. En revanche, il y a une différence dans la manière dont les pupariums sont fixés aupotamogeton. Les pupariumsde l'espèce que j'ai observée sont fixés sous l'épidémie de la feuille; Stefani Perez, lui, les a décrits et figurés comme étant fixés aux tiges. (1) Cette observation étant fort intéressante, en voici un bref résumé : 24 octobre 1908. Recueilli deux larves d'Hydrellia. 29 id. Les deux larves se transforment en puparium. 30 id. Les deux pupariums sont remplis d'air. Dans l'un d'eux, on voit, à la partie supérieure, une petite larve qui bouge comme une sang- sue, léchant à droite et à gauche. La partie antérieure du puparium est encore opaque. 5 novembre 1908. Les deux pupariums contiennent un hyménoptère parasite. 12 novembre 1908. On voit les hyménoptères, distinctement tonnés, bouger. 17 id. Les deux hyménoptères volettent sur la surface de l'eau. Ce qui est remarquable, c'est la rapidité du développement de l'hyménop- tère, qui, en moins de trois semaines, passe de l'état d'œuf à celui d'imago. 177 L'Anagrus nov. sp. parasite des œufs du Lestes. En L863, Lubbock décrivit sous Le nom de Polynema natans un microscopique liyménoptère à mœurs aquatiques (Proc. Lin. Soc, XXIV, L863, pp. L"35-'42). Depuis Lors, Les auteurs, les uns à La suite «les autres, ont recopié la description de Lubbock en ajoutant que Polynema était parasite des œufs de Caloptéryx, œufsquel'on trouve fré- quemment à la face inférieure des feuilles du Nymphaea. Je crois qu'il v a dans ces données deux erreurs. Les œufs d'Odonate, que l'on trouve implantés dans les tissus de la l'ace inférieure des feuilles du Nymphaea, ne sont pas des œufs de Caloptéryx; ce sont ceux d'un Agrionide, probablement du genre Lestes (1). Ces œufs sont effectivement très souvent parasités par un minuscule hyménoptère; mais ce n'est pas par celui décrit et figuré par Lubbock, mais bien par une espèce voisine appartenant au genre Anagrus (fig. 8). Avant observé à différentes reprises et ayant eu l'occasion d V'iever ces microscopiques guêpes, je crois intéressant de résu- mer ici mes observations, qui diffèrent un peu de ce qui a été dit jusqu'à présent. a) Il ne m'est arrivé qu'une seule fois de récolter directement dans Veau un Anagrus. Je le vis, à mon retour à la maison, marchant sur les détritus qui se trouvaient au fond du bocal contenant le produit de ma pêche. Il m'échappa, du reste. Vu sa petitesse, je le perdis de vue et ne pus le capturer. b) En revanche, j'ai observé, assez souvent, des Anagrus marchant surlasurface de l'eau ou, au-dessus de celle-ci, contre les parois du bocal dans lequel j'avais versé le produit d'une pèche au filet fin. Mais je n'ai jamais vu ces insectes entrer dans (1) N'ayant jamais élevé les larves provenant de ces œufs, je ne puis rien affirmer. Je dois, cependant, indiquer les raisons qui me font admettre que ces larves ne sont pas des larves de Caloptéryx, mais bien celles d'Agrions ou de Lestes. a) On trouve, surtout en automne, les larves des Caloptéryx dans les ruis- seaux ; tandis que les Nymphaea, au contraire, croissent dans les eaux sta- gnantes ; b) Les larves des Caloptéryx ont des antennes tout à l'ait caractéris- tiques (toutefois, j'ignore si elles le sont dès la naissance). Or, les antennes des larves, que j'ai vues naître des œufs en question, ne ressemblaient pas aux antennes des larves des Caloptéryx, mais bien à celles des larves des Agrions ou des Lestes. — .78 — l'eau et je n'ai jamais pu les forcer à y entrer. Si on les pousse sous l'eau, au moyen (l'une aiguille, ils restent entourés d'une enveloppe aérienne, qui les ramène tout de suite à la surface. c) En juin 1907, j'ai trouvé, sur un fragment de roseau flottant sur L'eau, une ponte d'Agrionide, dont plusieurs œufs étaient parasités, et je pus observer l'apparition de l'hyménoptère sous l'eau. En effet, au bout de quelques jours, le fragment de roseau, s'étant imprégné d'eau, ne flotta plus; il resta au fond du bocal. J'ai observé, une fois, un Anagrus, marchant contre le roseau, sous l'eau. Il paraissait en parfaite santé et cheminait allègre- ment. Il n'était pas entouré d'air. Il tenait ses ailes horizontale- ment placées sur son dos, l'une recouvrant l'autre. Jamais je ne l'ai vu essayer seulement de les entr'ouvrir et, à plus forte raison, s'en servir comme d'une rame pour nager. Je ne l'ai jamais vu, non plus, quitter son point d'appui et nager avec ses pattes. Plusieurs de ces petits hyménoptères, en outre, gisaient morts au fond ou contre la surface. D'où je conclus que, pour sortir de l'eau, les Anagrus ont besoin d'avoir un point d'appui, ainsi que j'ai constaté ce fait, plus tard, pour d'autres espèces. d) J'ai trouvé plusieurs fois, dans les pontes de Lestes, sous les feuilles de Nymphaea, souvent en assez grand nombre, des œufs parasités par ce même Anagrus. Vers la fin d'août, lorsqu'on examine la face inférieure des feuilles de Nymphaea, on en observe souvent qui présentent des séries de petites barres de couleur brune, plus ou moins trans- parentes, parallèles les unes aux autres, dont la longueur n'atteint pas 1 millimètre. Ce sont les coques, vides, des œufs, déjà éclos, du Lestes, implantés dans l'épaisseur des tissus de la feuille. Mais on observe, par-ci par-là, quelques-uns de ces œufs qui, au lieu d'être brun clair transparents, paraissent opaques, comme s'ils étaient encore pleins. Ils sont quelquefois noirs ou roses, suivant leur degré de développement. Ces œufs contiennent, effectivement, encore quelque chose, maiscenVsi plus l'embryon du Lestes. Si, en dilacérant, avec deux aiguilles, les tissus de la feuille, on isole quelques-uns de ces œufs et qu'on les observe au micros- cope, on distingue dans plusieurs d'entre eux, grâce à la transpa- rence de la coque, la nymphe de l'hyménoptère. Souvent on la voit bouger ses pattes ou ses longues antennes, rabattues des deux côtés du corps. — 179 — Au boul de quelques jours, l'hyménoptère, ayanl acquis fcoul sou développement, quitte L'œuf. Il marche sous la Feuille et, contournani sou bord, monte sur celle-ci et sorl de L'eau. Il se sèche un moment, puis s'envole J'ai observé cela, plusieurs L'ois, sur des feuilles de nyrnphaea que je conservais entières (ou à peu près) dans un grand bocal. Il est fort difficile dans ces conditions — vu la grande dimen- sion du bocal et la taille microscopique de l'insecte — de capturer celui-ci. Si on ne conserve qu'un fragment minime de feuille de nymphaea dans un bocal de petite dimension, fermé, afin de garder, emprisonnés, les Anagrus, dès leur apparition, on ne réussil pas non plus. Le fragment de feuille, s'il est de peu d'étendue, pourrit rapi- dement, et les hyménoptères contenus dans les œufs meurent. Pour pouvoir observer avec facilité les Anagrus vivants et pour pouvoir les capturer, j'ai eu recours à un petit tour de main qui m'a donné de bons résultats. Je mets dans un verre de montre un morceau de papier buvard, blanc, imbibé d'eau; je dépose dessus une dizaine d'œufs para- sités — extraits délicatement, avec une aiguille, hors des tissus de la feuille — choisis parmi ceux qui contiennent un hymé- noptère bien visible, déjà bien développé, remuant et qui parait prêt à sortir. Je recouvre avec un deuxième verre de montre qui s'ajuste exactement sur le premier. En général — dans les vingt-quatre ou quarante-huit heures qui suivent — sur une dizaine d'œufs ainsi choisis, il s'en trouve toujours quelques-uns desquels l'hyménoptère sort. Les autres périssent. Les éclosions se produisent surtout le matin. Les £ m'ont paru être beaucoup plus nombreux que les Ç. L'Anagrus, une fois hors de l'œuf, se promène avec beaucoup de grâce, agitant ses longues antennes et peignant ses ailes. Si, lorsque celles-ci sont sèches, on a le malheur d'écarter les verres de montre, l'hyménoptère — sentant l'air frais — s'envole aussitôt et, vu sa petitesse, on le perd de vue immédiatement. Si l'on veut en observer de vivants sous le microscope, il faut — avant que leurs ailes soient sèches — cueillir les hyménop- tères avec un poil de moustache mouillé. On peut ainsi les trans- porter rapidement dans une cellule en verre sur porte-objet, dans laquelle ils vivront quelque temps et où on pourra les observer à loisir. — 180 — Une minuscule goutte de chloroforme, déposée an bord du verrelet ou au bord des verres de montre, suffit pour tuer ces insectes. J'ai remis à M. le D r A. Schulz quelques-uns de ces hymé- noptères; il a eu l'obligeance de 1rs déterminer. Selon lui, il s'agit d'un Anagrus présentant des caractères particuliers; c'est probablement une espèce nouvelle, qu'il décrira prochainement. Litus cynipseus. Halid. parasite des œufs du Limnobates. En mai et juin 1908, il m'est arrivé, une dizaine de fois, de trouver, fixés à des roseaux pourris, flottant sur l'eau, des œufs d'insecte d'un aspect assez bizarre. Je les ai toujours trouvés isolés; ils sont opaques, de forme allongée fusiforme, de cou- leur grise ou brune. Leur surface est sillonnée de nombreuses crêtes et de dépressions longitudinales; leur longueur est d'un millimètre environ. Mais ce qui les rend tout particulièrement intéressants, c'est leur mode d'attache. Au roseau est fixé un disque adhésif, duquel part une courte tige souple qui aboutit à une des extrémités de l'œuf. Celui-ci, suspendu comme un bat- tant de cloche, est mobile. Tous les œufs que j'ai trouvés, sauf trois, étaient déjà vides. Les uns étaient percés d'un trou circulaire, dont les bords étaient plus ou moins déchiquetés et rongés (fi g. 9). J'ai constaté, dans la suite que les œufs ainsi perforés étaient ceux dont était sorti l'hyniénoptère parasite. Les autres quoique vides n'avaient aucune ouverture apparente. Ce n'est qu'en les comprimant légèrement et en les faisant rou- ler entre le porte- et le couvre-objet qu'on apercevait parfois — à peine discernable au milieu des saillies et des rainures de la coque — la fente par laquelle la larve de l'insecte était sortie. Mais, chez quelques-uns, on voyait, encore engagée dans cette fente, la dépouille que la larve avait abandonnée en sortant de l'œuf (fig. 10). Cette peau présentait une sorte de carcasse chitineuse noire semblable à celle qu'on observe, dans les mêmes circonstances, à la dépouille qu'abandonnent les Gerris.lors de leur éelosion (1). (1) Cette armure chitineuse sert à la larve, au moment de Téclosion, à faire sauter la coquille de l'œuf. L'insecte, en naissant, mue, et laisse cette dépouille encore à moitié engagée dans l'ouverture par laquelle il vient de sortir. — 1H1 J'ai donc supposé que ces œufs étaienl ceux d'un hémiptère aquatique (1). [soles el mis en observation dans un petil bocal, Les trois œufs qui étaient encore pleins onl tons trois donné naissance à un hyménoptère. mm dm Fig. 9. — (Kuf de Limnobates dont est sorti un Litus cynipseus. Fig. 10. — Œuf de Limnobates dont est sorti un Limnobates. Dans deux cas, j'ai trouvé celui-ci. au matin, voletant contre le couvercle, ou se promenant, hors de l'eau, contre les parois du bocal. Une seule fois, j'ai eu la chance de le voir encore dans l'eau. L'œuf avait été recueilli le 27 mai. Le 21 juin, au matin, je trouvai l'hyménoptère dans l'eau, se promenant sur le fond du bocal. Puis je le vis grimper le long d'un fragment d'herbe et il atteignit la surface sous et contre laquelle il marcha, comme contre un plafond. Je ne l'ai jamais vu nager ni avec ses ailes, ni avec ses pattes. Au bout d'un moment, il rencontra un fragment de liège flottant et il s'en servit pour essayer de sortir de l'eau. (1) Ce n'est que ces derniers jours (juin 1010) que nous avons eu la chance de retrouver quelques-uns de ces œufs. Sur cinq œufs recueillis, deux seule- ment, jusqu'à présent, ont éclos, et de chacun il est sorti une larve de Lim- nobates. — 182 — Il avait réussi à sortir sa tête, son thorax et quelques-unes de ses pattes, lorsque, à la suite d'une fausse manœuvre, il lâcha le liège et partit à la dérive, son corps étant à moitié émergé. Il finit cependant par se tirer d'affaire. Avec celles de ses pattes qui étaient déjà hors de l'eau il dégagea successivement ions ses autres membres. Les ailes lui donnèrent beaucoup «le travail, car elles étaient aplaties contre la surface et y adhéraient. Il passa à plusieurs reprises une de ses pattes entre l'aile et la surface de l'eau, cherchant à les séparer l'une de l'autre. En même temps il tirait aussi et essayai! de soulever cette aile en haussant son corps sur ses autres pattes. Dès qu'il avait réussi à dégager une aile, il la plaçait horizontalement 'sur son dos et entreprenait tout de suite le dégagement d'une autre. Il décolla ainsi successivement de la surface de l'eau ses quatre ailes ci Les arrangea sur son dos, l'une recouvrant l'autre. Chose curieuse, dès que les ailes ou les pattes étaient hors de l'eau, elles m'ont paru être absolument sèches et étaient deve- nues non mouillables par l'eau. L'hyménoptère se mit ensuite à marcher tranquillement sur la surface de l'eau et à voleter contre les parois du bocal. J'ai remis a M. le D r A. Schulz ces exemplaires; il a eu l'obli- geance de les déterminer. Selon lui il s'agit, connue c'est le cas pour le précédent, d'un hyménoptère de la sous-famille des Mymaridés, c'est le Litus cynipseus Halid. 2 x et 1$. Hyménoptère nageur sp ? (Diapria?) J'ai trouvé l'hyménoptère, représenté à la figure 11, h; 8 juil- let 1908; il nageait dans l'eau d'un bocal dans lequel j'avais versé le produit d'une pêche au filet fin. J'avais promené le filet parmi <\(^ touffes de plantes diverses garnissant le fond d'un fossé fort peu profond, au milieu d'un pré. Ce fossé était alors à peu près à sec. L'eau n'atteignait que par endroits une profon- deur maxinia de •"> à 10 centimètres, même, à certains endroits, on n'en trouvait plus que dans les dépressions du sol produites par les pas des vaches. A mon arrivée à la maison, je remarquai dans mon bocal : 1" Marchant sur les détritus du fond, un Anagrus (voir l'obser- vation antérieure), et 2" nageant en pleine eau, L'hyménoptère qui fait le sujet de cette notice. — 183 — Je pris celui-ci avec une pipette ut — pour pouvoir l'observer plus aisément — je le mis avec un fragment de feuille pourrie, seul, dans un petil bocal (1) aux. trois quarts rempli d'eau. Voici ce que j'ai constaté : L'hyménoptère se tint, eu général, au fond du bocal, caché sous la feuille. Fréquemment il se frottail la tête ou les ailes avec ses pattes, cherchanl à débarrasser l'une de celles-ci d'une minuscule bulle d'air qui, retenue par les poils, avait l'air de beaucoup le gêner. La bulle d'air, vu sa légèreté, tendait tou- jours à lui soulever la jambe et l'empêchait de marcher. Je le vis aussi, à plusieurs reprises, se mettre à nager en agitant ses pattes, dont les postérieures ont le tibia en partie garni de longs cils. Il nageait, avec aisance, au milieu de l'eau. montant, descendant ou faisant Le tour du bocal. Il demeura immergé, en parfaite santé, pendant cinq heures. Je mis, alors, sur la surface quelques fragments de liège. Un instant après, regardant ce qui se passait, je vis avec surprise que l'hyménoptère était sorti de l'eau et marchait sur la surface de l'eau ou, parfois, contre les parois du bocal. Ayant, au moyen d'une aiguille, repoussé l'insecte dans le liquide, l'hyménoptère se remit tout de suite à nager. Il retourna se fixer contre la feuille pourrie et se mit à nettoyer ses ailes des minimes particules d'air qui y étaient restées adhérer. Je n'ai pas conservé, vivant, plus longtemps, cet hyménop- tère. Je l'ai tué et préparé, c'est celui que représente la figure 11. Une semaine plus tard, le 15 juillet, je suis retourné explo- rer ce même fossé. L'eau que je rapportai dans mon bocal était couverte de divers petits diptères ei de divers petits hyménoptères morts ou mourants; ils adhéraient à la surface ou, à la fin, imbibés d'eau, ils coulaient au fond. Mais, parmi eux, je remarquai deux nouveaux hyménoptères aquatiques. L'un nageait librement dans Peau ; l'autre, hors de l'eau, se promenait sur une feuille flottante. Pendant que j'ob- servais ce dernier, je le vis contourner le bord de la feuille, entrer délibérément dans l'eau et, ensuite, rester complètement immergé, appuyé contre la face inférieure de la feuille. Tes deux hyménoptères étaient semblables à celui capturé la semaine précédente, mais leurs antennes ne se terminaient pas en massue. C'étaient donc probablement des maies. (1) D'une contenance de 100 centimètres cubes environ. — 184 — Je mis l'un des insectes, seul, dans un petit bocal aux trois quarts rempli d'eau. Le fond en était couvert de sable, et il y avait une petite plante dont les tiges n'atteignaient pas la surface de l'eau; celle-ci «Mail dépourvue de tout corps flottant. L'hymé- noptère resta immergé, nageant dans l'eau (fig. 12), ou mar- di;! ut sur le fond, avec l'apparence du parfait bien-être, pendant ringt-quatre heures — soit du 15 juillet à 6 heures du soir au 16 à G ou 7 heures du soir. A ce moment, ses mouvements devinrent incoordonnés, il cessa de se promener, tomba sur le côté et resta immobile comme sans connaissance. Le 17, au matin, il était dans le même état; il présentait encore quelques tressaillements musculaires, entre autres des mouvements de la saillie qui protège l'articulation de l'aile ; puis il mourut. L'autre hyménoptère fut mis dans un bocal semblablement disposé; mais l'extrémité de la plante atteignait la surface de l'eau et y était maintenue par un petit flotteur de liège. L'insecte sortit de l'eau dans la nuit du 15 au 10. Je n'ai jamais réussi aie faire l'entrer dans l'eau. Lorsqu'on le poussait dans le liquide, il revenait tout de suite à la surface, sans être mouillé, et surnageait comme un corps léger et non mouillable. Il vécut ainsi quatre jours, marchant, tantôt sur la surface de l'eau, tantôt contre les parois du bocal, ou voletant dans le petit espace compris entre l'eau et le bouchon. Je le trouvai mort le 20 juillet au matin. J'ai remis ces insectes à M. le D r A. Schulz; selon lui il s'agit d'un hyménoptère proctotrupide, probablement de la famille des Diapriinse (?). CONCLUSION Il résulte de ces observations — et de celles faites, antérieure- ment, sur d'autres espèces, par divers naturalistes (Marchai, Rousseau, Schulz, Stefani-Perez, etc.) — que certains hyménop- tères peuvent être observés dans l'eau, à l'état d'imago, et que quelques-uns d'entre eux peuvent impunément séjourner dans ce milieu un temps assez long — vingt-quatre heures. Pourquoi trouve-t-on ces hyménoptères dans l'eau? que font- ils dans cet élément? L'opinion courante est qu'ils y entrent pour chercher l'œuf ou la larve dans lesquels ils disposeront leur propre œuf. La chose est possible, elle est même probable, elle n'est — 185 — cependant pas certaine. Cette supposition, en outre, n'est pas applicable à tous les hyménoptères dits •• aquatiques « et elle n'explique, en tout cas, pas l'immersion des mâles. A mon avis, je crois que la plupart des hyménoptères qu'on trouve dans l'eau — et aussi les quelques diptères qui y ont été signalés, Hydrellia, Clinocera, etc. (1) — sont les individus qui, après avoir vécu dans ee milieu à l'état larvaire (les hyménop- tères comme parasites), s'y sont transformés en insectes ailés. Mais, une fois devenus imagos, ils cherchent, au plus vite, à quitter l'élément liquide qui ne leur convient plus. Cela expli- querait la difficulté qu'on a à faire rentrer l'insecte dans l'eau, une fois qu'il en est sorti. Nous avons vu que les hyménoptères dits « aquatiques » pou- vaient se développer comme parasites dans les œufs ou dans les larves — plus exactement dans les nymphes — de divers insectes. Si l'hyménoptère s'est développé dans un œuf il sort de celui- ci, à l'état d'imago, sans qu'aucune trace d'air adhère à son corps. Et, dans ce cas, il a besoin d'avoir un appui, contre lequel il puisse marcher, pour gagner la surface et, surtout, pour sortir de l'eau, exemples : Litus cynipseus, Anagrus. Il est possible que quelques-uns de ces hyménoptères puissent nager en pleine eau, ainsi que différents auteurs l'ont signalé pour Polyneina et Prestwichia. Si l'œuf de l'hyménoptère a été pondu dans la larve d'un insecte, l'œuf ne se développe que lorsque la larve s'est trans- formée en nymphe. A ce moment, l'œuf de l'hyménoptère éclùt, la larve qui en sort mange la nymphe de l'insecte, après quoi elle se transforme à son tour en nymphe, exemple : Braconidé parasite de la larve de l'Hydrellia, Agriotypus parasite de la larve de phrvgane. Dans ce cas — la coque nymphale, ou le puparium, contenant de l'air — la larve de l'hyménoptère se développe et se trans- forme en imago dans un milieu, confiné il est vrai, mais rempli d'air. Lorsque l'hyménoptère, devenu imago, quitte cet abri et entre dans l'eau, son corps reste enveloppé — au moins en par- tie — d'une couche aérienne, grâce à. laquelle il s'élève comme une bouée et atteint tout de suite la surface. Il n'a donc besoin, pour y parvenir, ni de nager ni de marcher contre un appui. (1) Voir Bull. Soc. zool., de Genève, t. I, p. 115. 13 - 186*— Lorsqu'il arrive à la surface — son corps étant non mouillable — il est repoussé par l'eau et il se trouve posé, sec, sur la sur- face, d'où il peut s'envoler aussitôt. Outre l'observation précédente du Braconidé parasite de la larve de l'Hydrellia, nous avons eu l'occasion, ce printemps, de constater que, lorsque l'Agriotypus quitte l'étui de phryganidé, dans lequel il s'est développé et a passé l'hiver, les choses se passent semblablement. L'Agriotypus sort revêtu, en partie, d'une couche d'air, qui le fait flotter, et il arrive tout de suite à la surface de l'eau. Lorsque, pour une raison ou pour une autre — par exemple, arrêt de l'hyménoptère dans un enchevêtre- ment d'algues, ou rencontre brusque d'un insecte nageur, etc. — l'hyménoptère perd sa provision d'air, il n'arrive pas tout de suite à la surface. Il reste quelquefois assez longtemps sous l'eau et présente, dans ce cas, une remarquable résistance à l'asphyxie. Mais, si l'eau n'est pas profonde, il peut, en grimpant le long- dès végétaux, arriver quand même à la surface. Avant de terminer, je désire remercier MM. de Gaulle, Schulz et Stein pour les déterminations qu'ils ont eu l'obligeance de faire. Vandœuvres (Genève). NEUER BEITRAG ZUR KENNTNÏS DER WASSERIMMEN Von W. A. Schulz, Villet'ranche-sur-Saône. (Mit 4 Abbildungen im Texte.) Schon soit làngerer Zeit und auch jetzt noch felilt es mir an Musse, ilas mir in don Jetzten drei Jaliren zuhànden gekonnnene nene Material an Sûsswasserimmen in seiner Gesamtheit zu bearbeiten, wie es ursprunglich meine Absicht gewesen war. Ich darf micli deshalb vielleicht fur lieute darauf beschranken, kurz vom systematischen Standpunkte ans iïber ein paar kleine, im Wasser lebende Mymariden zn berichten*, die mir Herr Dr. med. Frank Brocher in Vand œuvres bei Genf zum Studium ùbergab, als ich noch im Genfer naturhistorischen Muséum arbeitete. Uber die Lebensweise der Tîerchen wird dieser tuchtige Beobaehter der Wasserinsek ten selbst seine Wahrnehmungen verôffentlichen. Ihm gebiihrt mein Dank fur die Ubermittlung seiner Exemplare. Die alte Frage nach der systematischen Stellung der Myma- riden, die bekanntlich zu den winzigsten aller Insekten zalen, ist erst jùngst wieder durch Kieffer in Fluss ge- kommen, der sic (in E. Andrés « Species des Hyménoptères d'Europe et d'Algérie », t. IX, p. 50, 1903) bei den Procto- trypiden (richtig Serphiden) eiureihte. Wer sich aber schon eitnnal don Bau des weiblichen Hinterleibes einer Myma- ride und besonders daran die Art dos Austritts des Legestachels unter dem Mikroskope angeschaut hat, wird, wenn er un- parteiisch sein will, kaum umhin konnen, jene Tierchen zu den - 188;- Chalciden zu reclmen, wie es in frûherer Zeit Haliday und neuerlich (in « Memoirs of the Carnegie Muséum », vol. I, No. 4, January 1904, p. 3(31) Ashmead tat. Etwas anderes ist es allerdings, ob man die alte Einteilung in « Chalciden » und «Serphiden» ùberhaupt aufrechterhalten will; icli meines- teils halte sie fur eine ki'instliche, die nicht mehr Wert be- ansprucht als etwa die Sonderung von -'Aculeaten» und » Terebrantien •• oder •• Macrolepidop teren » und •• Mi- crolepidopteren ". Doch das System der Hautfliïgler bleibt eben von Grund an neuaufzubauen, und so etwas gehôrt nicht in die vorliegende Arbeit. Die Mymariden sind als Parasiten in den Eiern anderer Insekten bekannt, im einzelnen weiss man aber noch reclit wenig ùber die Wirte der verschiedenen Species. Da ist es nun Brochers Verdienst, zwei, zu ebenso vielen Gattungen ge- hôrende Arten ans Wasserin sekten erzogen und die Parasiten selbst als Bewohner des Siisswassers nachgewiesen zu haben. Brocher liât die Tiere als inikroskopische Kanadabalsam- Pràparate hergerichtet, was fur die Untersuchung solcher Minutien an sicli gewiss das beste ist; nur veriindern sich dadurch bei hellgefarbten Formen die Farben etwas, und die plastischen Merkmale des Rumpfes entgehen vielfach der Be- obachtung. Der letzte Umstand hat indessen fur das vor- liegende Material keine Bedeutung, weil die fur die Unter- scheidung der Gattungen und Arten wiehtigen Kennzeiclien im Bau der Tarsen und Fi'ihler und in der allgemeinen Fonn des Hinterleibes, ob er nàmlich gestielt oder sitzend ist, begrundet sind. Fur die Spccieskenntnis ist man leider noch immer auf die wenigen alten Auktoren, hauptsiichlich Haliday, F. Walker und Arnold Fôrster angewiesen, da Kieffers Licferungswerk iibcr die europaisch-nordafrikanischen Serphiden nocli nicht bis zu den Mymariden vorgeschritten ist. Litus Halid. Haliday errichtete dièse Gattung 1833 auf zwei ihm nur im weiblichen Geschlechte bekannten britischen Arten dimidiatus (Curt.) und cynijjseus Halid., mit funfgliedrigen Tarsen, sitzen- dem oder fast sitzendem Hinterleib und beim £ 9-gliedrigen Fiihlern. Dimidiatus (Curt.) ist 1873 von T. A. Marshall zu Halidays Genus Arescon (1846 = Limacis A. Forst., 1847) — 189 — gebrachl worden, andererseits liât aber Litus durch eine von Howard 1896 als L. Enocki beschriebene weibliche Geylon- Schlupfwespe Zuwachs erhalten. Mànnchen fehlten so lange, bis Schmiedeknecht solche aucli fur Litus in seiner schwàchlichen Kompilation: « Die Ilvnimopteren Mittoleuro- pas », Jena L907, S. 442 kurz anfùhrte, ihnen aber fàlschlich dreizehngliedrige Fûliler zuschrieb, wovon weiter unten noch die Rode sein soll. Von Brocher gesammelte zwei qç? und ein Ç — die (ftf stammen ans dem Karpfenteiche Tronchin bei Genfnnd tragen die Fundnotiz 31. VIII. 1007 bezw. VI. 1008 — lassen sich nur auf Litus cynipseus Halid. (1833) beziehen; wenigstens deckt sich das Ç mit der Beschreibung, die A. Fôrster vom Ç dieser Art in der « Linnaca Entomologica », II, 1847 p. 207 gab. Nacb ihm werde es niclit selten im Grase unter Bàumen ge- funden. Forsters Kennzeichnung ist aber nach dem mir zurVer- fùgung gestandenen Materiale noch in den folgenden wesentlichen Punkten zu ergànzen: der Vorderfliïgel (siehe Fig. 1) tritt Fig. I . — Charakteristischer Teil des Vorderfliigels von Litus cynipseus Halid. bei beiden Geschlechtern am Hinterrande vor dem Ende der gegeniïberliegenden Randader in spitzer Ecke vor, so dort i'ast wie ausgeschnitten erschei- nend, jedoch in schwàcherem Grade als bei dem ver wandten, beilàufîg aus England, nicht, wie Dalla Torre in seinem Kataloge angibt, Osterreich, beschriebenen Alaptus eœcisus Westw. (Trans. Linn. Soc. London. Zool. [2] I, 1870 p. 586, tf 1 ?, pi. 73, fig. 10 [cT] & 11 [$]); und ferner zeigt sich auf der Scheibe des Vorderfliigels, etwas hinter dem Ende der Randader, ein langlicher, verloschener, h or- — 190 - niger Querfleck. Dieser ist bei dem tf vom 31. VIII. 07 (siehe Fig. 2) abweicliend auf einen grossen Hornknopf reduzirt, der mit der Spitze des Marginalnervs durcli ein schràges, schraales, blasses Aderstûck zusammenhangt. Hierdurch kommt etwas Analoges zu- Fïg.2. — Abweichend gebaute Vordertlùgelbasis von Litus cynipseus Halid. stande wie der Radius (ramus stigmaticus) im Vorder- Au gel der Chalciden, eine Bildung, die Wistwood a. a. (). p. 588 den Mymariden kategorisch abgesproclien liât. Sonst liesse sich von Litus cynipseus Halid. noch sagen, dass seine Fiiigel nicht etwa braun gefârbt sind, wie es die Wortstellung in Forsters Beschreibung vermuten lassen kôrmte, sondern dass aie giashell sind und nur durch die lange, braune Behaarung in schwacher Vergrôsserung leiclit getriibt erseheinen. Die Beinfàrbung ist an den BRoCHERschen Pràpa- raten nicht genau festzustellen, sicher aber sind bei ilmen die Beine nicht durchweg rot, wie A. Fôrster angab, sondern die Schenkel und Schienen sind, ausser knapp am Grunde und Ende, gebràunt. Der Marginalnerv ist allerdings lang; er erstreckt sich indessen nicht bis zur Mitte des Vorderrandes, laut Sciimiedeknecht, sondern, und zwar in beiden Ge- schlechlern, nur bis zu einom Drittel der Lange des Vorder- flugels. Das çf ist ûberhaupt dem Ç ganz àhnlich. Die Fiihler des çf sind zwôlfgiiedrig (der Schaft als ein Glied gorcchnet) und ziemlich lang und krai'tig, glei chinas s ig dick; die Geissel- giieder wenigstens doppelt so lang wie dick, zylindrisch, in der Mitte etwas verdickt, mit langen, nach dem Ende der Glieder zu gekrùmmten Borstenhaaren bt^setzt. Schaft von mlissiger Dicke, schwach gebogen, am Grunde und Ende leiclit verjiiûgt, gleiohlang dem 3. -f- 4. Fiihlergliede. Stielchen — 191 — (pedicellus) fast so breit wie lang, annàhernd kugelig. 1. Geisselglied eiri wenig langer als . Fùhlerglied unbedeutend langer als das 2., aber kiïrzer als «las 4., dièses und die folgenden neun Glieder unter sirli annàhernd von gleicher Lange. Das 2. Glied erscheint Fig. i — Anagrus Brocheri Sehlz. rf : linker Fiihler. blassgelb, die anderen Fûhlerglieder kônnten vielleiclit, nacli einer gewissen Trùbung zu schliessen, die sie in den mikrosko- pisclien Pràparaten haben, bràunlich gefàrbt sein. A. yallidus A. Fôrst. çf ist liiervon durch die nach der Spitze hin allmâhlich dùnner werdenden Fûhlerglieder ver- schieden. Nàher di'irl'te Brocheri Anagrus subfuscus A. Fôrst., in der Deutung durch Heymons (Deutsche entomologische Zeit- schrift, 1908 p. 141-144, Çcf, Fig. 1, 2), stehen, wenigstens konimt damit der Bau der Fiihler in beiden Geschlechtern fast ganz iiberein. Indessen die Difïerenzen in der Kôrperfàrbung sind doch zu gross, als dass man zurzeit an eine artliclie Ver- einigung denken konnte. Das typische Pàrchen von Anagrus Brocheri stammt aus Vand œuvres bei Genf, wo es Dr. Frank Brocher im Sep- tember 1906 zugleich mit einem zweiten, mir vorgelegenen tf derselben Art entdeckte. Fin drittes, von ihm am gleichen Orte im Oktober 1907 erbeutetes Anagrus- ç$ machte zuerst den Eindruck einer eigenen Species, weil an ihm der Fiihlerschaft erheblich langer als an den anderen Exemplaren erschien. Nach einiger Ûberlegung und nochmaligem sorgialtigen Ver- gleich der iibrigen Mannchen fand ich aber lieraus, dass bei diesen die Schal'tbasis infolge der Lagerung der Prliparate aui" der Bauchseite, durch die Stirn verdeckt war, und der Schaft in Wirklichkeit dieselbe Lange wie an jenem tf vom Oktober hatte, das demgemàss ebenfalls zu Anagrus Brocheri zu rechnen ist. -se- SUSSWASSEMYMENOPTEIM AUS DEM SEE VON OVERMEIRE Von W. A. Schulz, Villefranche-sur-Saône. (Mit 2 Abbildungen im Text.) Bei Abi'assung meiner Arbeit ûber einige Wasser-Brazo- nidon aus dem See von Overmeire in Belgien, in don •• Annales de la Société entomologïqne de Belgique », t. Ll (1907), konnte ich nicht almen, wie rasch meine damalige Voraussage, dassdie Susswasseransammlungen auf der Erde, die Flùsse, Bâche, Seen und Teiche, eine reiche Fauna von Klein h y me no - pteren bergen, eine Bestatigung finden sollte. Der Herausgeber vorliegender Zeitschrift, Herr Dr. E. Rousseau in Briissel, hat nâmlich in den beiden Sommern 1906 und 1907 im selben See von Overmeire weitere, reiche Fange von Wasserimmen gemacht, die auf den folgenden Blattern systematisch behandelt werden, wobei es Rousseau ùberlassen bleibt, seinerseits die stets erwiinschte Ergânzung iïber die Lebensweise der Tiere zu lief ern . Es mag sein, dass die langen Haarfransen an den Fliïgeln von A naphes cinctus (Halid., ■•Pohjnema natans») diesein Insekt nicht dazu dienen, eine Luftblase zum Atmen mit unter \Yasserzunehmen,aber an obengenannterSchriftstelle lag es mir aiich nicht ob, eigene Beobachtungen wiederzugeben, vielmehr aur den Werdegang der Kenntnis von den Wasserhymeno- p te l'en kurz zu schildern. Versehentlich ist dabei allerdings leider unterblieben zu bemerken, dass die soeben env;Umte Annahme Westwood und nicht etvva niich selbst zum Auktor bat. Westwood berief sich in diesein Zusammenhange u. a. auf Wahrnehmungen Lubbocks und Audouins iïber das Atmen von Insekten unter Wasser; hier seine eigenen Wortc fur solche, di<' Westwoods Abhandlung nicht zur Hand haben — 195 — (««Transactions <>ï the Linnean Society of London », 2 d séries, Zoology, vol. I. p. 584, 1879) : »With regard tothe natatoriaJ habits of this curious Lnsect(viz. «Polynema natans»), l may observe thaï ih« v long fringe of lin»' hairs along the margins of the wings is admirably adapted to retain a bubble of air, aeeded t'or the respiration of the Lnsect ander water, which, as Sir John Lubbock observes, takes pJace through spiracles in the usual manner. Mr. Victob Audouin showed how this was effected in an insect belonging to the family Garàbidae and genus Aepus, which passed a considérable portion of its existence in sait water beneath high-water mark, and which was clothed witli long setae; and it is in like manner owing to the sericeous covering of the Argyroneta thaï the diving-bell spider is able to subsist under water. » Die Luftblasen théorie stammt also nicht von mir lier; ob sie Bestand hat, wird walirscheinlich schon die nàchste Zukunft Lehren. Dann dùrfte es sich auch baldentscheiden, was es mit einer anderen Théorie auf sich hat, die jener im Januar 1U08 von IIky.mons in der Zeitschrift der Berliner « Nationalisten » ent- gegengestellt worden ist und folgendermassen lautet: «Die Haarfransen sind Einrichtungen, die die Fortbewegung in der Luft beim Fluge erleichtern. — Fliigelfransen kommen mm in ganz analoger Weise auch bei zalreichen kleinen Insekten vor, die nnr auf dem Trocknen sich anfhalten. Ihre Aufgabe liegt darin, dass sie den Widerstand der Tragflache beim Fluge oder beim passiven Verwehen durch einen Luftzug vergrôssern helfen, ohne den Flùgel entsprechend zu belasten. Nur in diesera Sinne kann meiner Meinung nach auch die Haar- bekleidung der Fliigel bei den Wasserhymenopteren auf- gefassl werden; wir haben aber keinen Grund zu der Annahme, dass der Haarbesatz erst infolge des Wasseraufenthaltes von den Tieren erworben sein soll.» Es ist nur gut, dass Heymons gegen den Schluss: «meiner Meinung nach» eingefùgt hat, damit sich freilich einigermassen in Widerspruch zu dem apo- diktischen Anfange setzend. Da sind ferner die im Endgliede verbreiterten oder ver- dickten Tarsen. Solche besitzen wiederum wenigstens aile nachstehend besprochenen Brazoniden mit einziger Aus- nahme von Apanteles ferrugineus (Reinh.) T. A. Marsh., und die fn'iher vorgebrachte Hypothèse, zu tieren Valerschaft icli mich freudig bekenne, wonach dièse Beinbildung bestimmt ist, — 196 — die Fortbewegung der Wespen im Wasser zu unterstùtzen, und somitein Anklang an die Schwimmhaut der Wirbeltiere gegeben scheint, erhàlt jetzt eine neue Stiïtze. Dass dièse «Apparate bei den genannten Hymenopteren doch jedenfalls noch auf einer àusserst unvollkommenen Stufe stehen», wie mir Heymons entgegenhielt, beruht auf Voreingenoramenheit. Grôsser kônnen sie ja eigentlich verhàltnismassig an solchen winzigen Tierclien niclit sein und komplizirter gebaut auch nicht. Heymons wird docli nicht etwa verlangen, dass beispiels- weise eine Dacnusa an ihren Beinen einen «Apparat" von der- selben Grosse und Differenzirtheit wie eine Ente mit sicli tràgt. Jedenfalls muss ich Einspruch erheben gegen die schul- meisterliche Zurechtweisung, die mir der Auktor hat zuteil werden lassen, indem er u. a. '-nicht theoretische Spekula- tionen, sondern sehr einfache Beobachtungen am lebenden Tiere « anempfahl. Heymons liât eine Anzal tûchtiger Schneide- und Fârbearbeiten geliefert, wie man sie von einem Univer- sité tszoologen erwarten kann, aber zum mindesten damais, als ich die Elire hatte, seine persônliche Bekanntschaft im Berliner Muséum zu machen (Oktober 1906), besass er nacli seiner eigenen Aussage von der Systematik, Ethologie, Ôkologie, Géogra- phie u. s. w. der Hymenopteren, wie auch wol der iïbrigen Insekten, noch kauni irgendwelche Kenntnis. Hierùber hatte man an sich nicht erstaunt zu sein brauchen, da man ja weiss, dass solchen Herren die ewige Honigbiene, die un- vermeidliche Kùchenschabe und der geduldige Mehlwurm herhalten mùssen. Wunderbar war nur, dass Heymons damais soeben zum Kustos ausgerechnet der hymenopterologischen Sammlung des genannten Muséums ernannt worden war. Es wurde sich hiernach empfehlen, dass mein Kritiker kunftighin in seinen Urteilen und Ratschlàgen auf ilim fernliegenden Gebieten ein wenig mehr Zuruckhaltung ûbte. Es folgt nunmehr die Besprechung von Rousseaus Wasser- immen. Brazonoidea tjber die Notwendigkeit der Schreibweise Brazonoidea, Brazonidae und Brazon oder, wenn man will, Brazonoi- dea u. s. w., habe ich mich an anderer Stelle ausgelassen und kann deshalb hier damit wie mit einer gegebenen Tatsache rechnen. — :197 — Microgastridae 1. Apanteles ferrugineus (Reinh.) T. A. Marsh. (1885). Von dieser schôngefàrbten, bishor bloss erst ans England bekannten kleinen Schlupfwespe liegt ein durch Rousseau im See von Overmeire eingetragenes Ç vom 26. August 1907 vor. Es weicht von T. A. Marsiialls Artbeschreibung durcli etwas geringere Grosse — seine Korperlange betràgt nur 2,5 înni — und vor allem durch grossenteils unregelraassig grob langsgerunzelte und demzufolge matte Hinterhiïften ab. Der Einteilungsgrund .") bei diesem Auktor (in Andrés « Species des Hyménoptères d'Europe & d'Algérie-, t. IV, p. 109, 1889) ist also geeignet irrezul'uhren. Die Hinterhiiften sind am belgisclien Exemplare vollkommen rotgelb, hingegen seine Klauenballen an allen Tarsen schwarz. Endglied der Tarsen schlank. Am Abdomen ist nient nur die Mittelplatte des 1. Tergits, sondern auch das 2. Tergit am Grunde, wenn auch verschwommener, schwarz- braun verdunkelt. Das Hypopygium finde ich nicht abgeplattet, vielmehr Làngs der Mitte hochgewôlbt, wenngleich nicht gekielt. Apanteles ferrugineus; wurde ans den im Schilfrohr lebenden Raupen der Schmetterlinge Chilo phragmitellus Hubn. und Macrogaster arundinis erzogen; T. A. Marshall glaubte von der ausnahmsweise plattgedrûckten Kôrperform des Parasiten auf eine besondere, noch unerl'orschte Lebens- weise dièses schliessen zu konnen, in der Art etwa, dass er dadureh befàhigt werde, sich in Ritzen oder unter Rinde zu verkriechen. An Rousseau wird es jetzt sein, uns liber den angedeuteten Punkt aul'zuklaren. Opiidae 2. Ademon decrescens (Nées). Dièse Art war schoii von E. Rousseau laut -Annales de la Société entomologique dé Belgique-, t. LI p. 166-168 (1907) als Sùsswasser-Hymenoptere nachgewiesen worden. Er liât sie dann 1900 und 1907 im See von Overmeire in grosserer Zal — 198 — wiedererbeutet: mir liegen dièse Fange in 4 ÇÇ und 12 çfcf vor, wovon bloss 1 Ç und 5 cfcf 1 eine Fundtagangabe, nàralich 20. VIII. 07, tragen. Die $$ entsprechen liinsiclitlich der Zeielinung mehr oder weniger der Charaktei'istik, die icli an soeben zitirtem Orte, p. 107-168, geliefert batte; bôcbstens wàre zu erwâhnen, dass an ilinen die Tarsen fast durchweg schwarz bleiben. Von den secbs «Varietàten» T. A. Marshalls (1894) passt keine so reeht dalùn, am ehesten nocb etwa II. var. 6. Die Mànner sind aile eraeblich dunkler und ent- sprechen bei diesem Auktor am besten I. var. 1, mit vollig scbwarzen Schienen und Tarsen. Es sind an ilinen nur die Mandibeln, das 1. Fulilergeisselglied, die Spitze der Huften, die Sclienkelringe und die àusserste Basis der Sclienkel rotgelb gezeiclmet. Stigma ganz oder grossenteils schwarzbraun. Die Kôrperlânge scbwankt bei diesen Exemplaren in beiden Ge- sehlecbtern zwisclien 2 und 3 mm. Dacnusidae IvOUSSEAUS neuerliche, reiche Ausbeute an Siïsswasser- II vinenopteren dieser Gruppe ist in systematischer Hinsicbt deshalb wertvoll, weil sie nichtnur mature, sondera aucli nocb unausgeiarbte Individuen cnilijilt, wodureh unsere Kenntnis einiger, bisber wenig untersucbter Species erwiinschte Er- weiterung und Vertiel'ung bekommt. Es sind 1 Arten in eben- soviel verscliiedenen Gattungen. 3. Dacnusa phoenicura Halid. (1830), begriindei auf eineni einzelnen, sclilecht priiparirten und vor allem, wie wir sogleicli seben werden, offenbar immaturen ç£ aus Irland, und seitdem von keinem Auktor mehr wieder- erkannt, liegt in Rousseaus Ausbeute vom See von Overmeire in vier ÇÇ ohne Angabe eine Fangtages vor. Eins dieser ÇÇ luit nocb nicbt die voile Ausfàrbung erreicht, und es ist daher, àhnlich wie Haliday das q konnzeiclmctc, am Hinterluibe vom 2. Ivinge ab und an den Beinen durchweg, licht liornbraun aufgehellt; die iibrigen drei ÇÇ hingegen haben ein ganz schwarzes Abdomen und an den Beinen hellere Zeieli- nung nur an der Spitze der Huften, den Sclienkelringen, der Unterseite der Sclienkel und allenfalls nocb am Ende der — 199 — Schïeneu, welcheTeile aile rotbraun gefarbt sin'd. Bisweilen erscheinen die Beine l'a si ganzlich verdunkelt. Der Name phoe- nicura verliert danach eigentlich seine Berechtigung, muas aber natùrlich trotzdem erhalten werden. Daa bisher unbeschriebene Ç dieser Art gleiclit dem q in der Grosse und den plastischen Merkmalen. Die Fiihler finde ici) Uidessen an den RoussEAUschen Exemplaren 25- und 27-glied- rig; aiu'li isi nur bei zweieD von ihnen, gleich dem 2, Hinter- leibtergite, «1ns 3. Tergit ebenfalls sehr foin làngsrunzelstreifig, wàhrend an den ùbrigen beiden Weibchen die Tergite, vom 3. beginnend, glànzend glatt sind. Solche kleinen Unter- schiede konnen jedoch keinen Zweifel an der Richtigkeit der Deutung der uns hier beschàftigenden Stùcke aufkommen lassen, zumal dièse in den sonstigen Punkten, besonders aucb in der Form der langgestreckten, beinahe die Fliigel- spitze erreichenden Radialzelle (\<>v Vorderflûgel mit phoenicura-tf i'ibereinstimmen. 2. Vorderfliigel-Discoidal- zelle aussen geschlossen. Endgliod aller Tarsen ver- lange rt, jeweils gleiohlang den beiden voraui'gehenden Glie- dern zusammen, und ûberdies verbreitert. Mittelsegment dicht filzig grauweiss behaart. Hinterleib ein klein wenig langer als Thorax und Mediansegment zusammen, flachgedruekt, nur ganz an der Spitze leicht komprimirt, mit dariiber nicht oder nur eine winzige Strecke hinausragender Legescheide. Segment 1 bloss 1 1/3 mal so lang wie hinten breit, vom von knapp halber Breite wie hinten, sein Tergit ver- hàltnismàssig kraftig làngsrunzelstreifig, in der Mitte mit zwei parallelen, auf einer hôckerartigen Auftreibung verlanfenden. vor dem Hinterrande verschwindenden Langskielchen. 4. Ametria uliginosa (Halid., 1839). Ein in dem ôl'ter genannten See ara 26. VIII. 1907 ein- getragenes Parchen sowie ein weiteres Ç ohne Fundzeitangabe, aile drei mit vom 2. Tergite an polirt glattem Hinterleibe, gehôren zu der in Europa anscheinend weit vei breiteten Qyro- campa uliginosa (Halid.); nur hat man sich daran zu ge- wôhnen, fur Gyrocamjta A. Forst. (1802) das zu gleicher Zeit und ain selben Orte, jedoch zwei Buchseiten vorher errichtete Synonyni Ametria A. Forst. zu nehmen. Beide Gesehlechter dieser Art haben an allen Beinen ein ver langer te s und — 200 — verbreitertes Tarsenendglied. Même Dacnusa Rons- scaui («Ann. Soc. entom. Belgique?*, LI, p. 168, Fig. 2, 1907) fàUt beilàufig mit ilir zusammen. Der Missgriff erklàrt sich dadurch, dass mir damais kein Dacnusiden-Vergleichs- material, sondern lediglich die in dieser schwierigen Familie leicht irrefùhrende Literatur zugebote stand, und auch avis dem mangelhaften Erhaltungszustande des von mir zur Be- schreibung verwandten Exemplars. Es ist also irrig, wenn ich dort (veranlasst durch den von Haaren verklèbten Thorax- rûcken) schrieb, dass Kopf und Bruststiïck matt seien. 5. Chorebus nerèidum Halid. (1839). 4 ÇÇ und 3 S S aus dem See; 1 Ç und 2 ê ê sind bezetteli : Overmeire, 26. VIII. 07. Samtliche Exëmplare stimmen mit T. A. Marshalls (1896) Beschreibung dieser Schlupf- wespe bis auf die belanglose Abweichung ùberein, dass die S ê ein Fûhlerglied mehr liaben, als der englische Auktor angab, also 23-gliedrige Fiïhler besitzen. LetztesTarsenglied aller Beinpaare wiederum in beiden Geschlechtern so langwie die beiden voraufgehenden Glieder zusammen und nach dem Ende hin verbreitert. Ch. nereïdumist frûher selten in Irland, Englandund Holland unter Algen an der Miïndung von Fliissen und ara Meeresufer gefunden worden, wo er sich langsam fortbewegen soll. Rousseaus Feststellung des Insekts als Sûsswasser- bewolmer ermangelt daher nicht eines gewissen Interesses. Mein Chorebus natator (Ann. Soc entom. Belgique LI, p. 171, Ç, 1907) hat sich diesmal unter dem RoussEAUschen Materiale nicht vorgefunden. Es wàre neuerdings die Ver- wandtschaft dieser Form mit Ch. najadum Halid. (1839) ins Auge zu fassen. 6. Chaenusa conjungens (Nées, 1811). 9 $Ç, worunter sich 3 immature befinden, und 8 c? S . 2 aus- gefàrbte ÇÇ und 6 <$ 3 fiihren ein Fangtagetikett : 26. VIII. 1907. Die Beine der unreifen Stiicke sind fast ganz rotgelb und deren Hinterleibringe vom 2. an rotbraun gelarbt. Bei den aus dem See von Overmeire vorliegenden maturen Exem- plaren beschrànkt sich die rotbraune Fiirbung auf : die Ober- kiet'er; die Taster; das Ende des 2. und die àusserste Basis des — 201 — 3. Fiihlergliedes ; die Hùften, Schenkelringe und Schenkel von Beinpaar I und II und die Schenkelringe sowie Schenkelbasis von Beinpaar III. Schienen, namentlich beim ,, stellenweis etwas rotbraun aufgehellt. Dièse .Vn isi andem kurzen und dicken Vorderflùgel- Stigma leichl zu erkennen. T. A. Marshalls Beschreibung von ihr (1896) wàre dahin zu berichtigen, dass Kopf, Mesopleuren und Abdominaltergit 2 und :i nicht glànzend glatt, sondern infolge m i k roskopisch zar ter und sehr dichter, leder- artiger Runzelpunktirung mail sind. Endglied aller Tarsen etwas verbreitert und gleichlang der Summe der jeweils vorhergehenden beiden Grlieder. Aphidiidae 7. Aus der schwierigen Gattung Praùn Halid. — deren Namen man wegen, der Ableitung vondern griechischen Adjektrv npâoç mit richtiger, latinisirter Neutralendung Praum schreiben sollte — liegt ein einzelnes, am 2(3. VIII. 1907 im See von Over- meire erbeutetes Ç von kaum iiber 1 mm Kôrperlànge vor, das sich trotz gewisser Zeichnungseigentiimlichkeiten, die iibrigens xwang'los aus der Variabilitàt dièses winzigen B I at tlàuspara- siten erkliirt werden, unzweifelhaft auf P. abjectum Halid. (1833) zurùckfùhren làsst. Das erwàhnte Ç besitzt 14 Fùliler- glieder und, worauf die Auktoren bislier nicht hingewiesen haben, ein verbreitertes Tarsenendglied aller Bein- paare. Dierùcklaufende Ader in den Vorderflùgeln ist bei ilnn, gleich den Cubitalqueradern, ganzlich erloschen. Von T. A. Marshalls (1896) Artbeschreibung weicht es durcli die Verteilung der blassen Kôrperzeiclmung ab, indem an ilim ausser der Mundgegend nicht nur das 3., sondern auch das 2. Fûhlerglied, ferner die Heine l'ast in allen ihren Teilen, ein- schliesslich der Hùften, und endlich am sonst se Invar zen Hinterleibe bloss das 1. Segment in seiner Gànze, vom 2. Ringo dagegen nur der ausserste Vorderrand bràunlichgelb gefàrbt sind. Otfenbar waltet da aber, wie gesagt, eine gewisse indivi- duelle Verànderlichkeit ob. Praum abjectum wàre nach T. A. Marshall im Herbst zirmlieh gemein und lebte als Sclnuarotzer bei einer ganzen Reihe von Aphiden, woriiber man das Nàhere bei diesem Schriftsteller selbst nachlese. 14 — 202 — Serphoidea Diapriidae E. Rousseau liât im Soe von Overmeire einen kleinen Schwarm einer Ceratopria- Art eingetragen, im ganzen 39 S ê uncl 2 ÇÇ, Avorunter sich 11 unausgeiarbte, aucli ara Kopf und Rumpf noch braun aufgehellte çÇ ç$ befinden ; nur von den matu- ren Stûcken tragen 21 çfcf und 1 Ç ein Fangdatum : 26. Au- gust 1907, wàhrend aile ùbrigen Exemplare eines solchen erman- geln. Um nun fur dièse Art einen einigermassen zuverliissigen Namen zu gewinnen, habe ich lange gewartet, bis Kieffers im Erscheinen begriffene Serphoiden-Bearbeitung in Andrés " Species des Hyménoptères d'Europe & d'Algérie" entsprechend weit vorgeschritten sein wûrde. Leider ist sie jedoch zur Stunde, wo ich dies schreibe, noch nicht bis za den Arten der Diapriiden-Gattung Ceratopria {Trichopria) Aslim. gedie- hen, und da mir eine weitere Hinausschiebuug meiner Arbeit versagt wird, bleibt nur iibrig, in der friiheren Literatur eine Speciesbezeiclmung zu suchen oder notigenfalls eine solclie neu- zuschaffen, selbstauf die Grefahrhin, damit bloss die Synonymie zu bereicliern. Eine genaue Durchsicht der ungenûgenden Beschreibungen palàarktischer u Diapria»-Form6n vonseiten der àlteren Schrift- steller fiihrte zu keinem Ergebnisse. Ara ehesten scliien nocli Diapria melanocorypha Ratzb. («Die Ichneumonen der Forstinsecten«, II. Band, 1848 S. 144, Ç) zu passen, aber die mir vorliegenden beiden WeibcJien haben eine rotliche Aufliel- lung vveder an der Einlenkungstelle der Fliigel noch am Munde noch an der Unterseite des Hinterleibstiels. Auch stimmen zu ihnen Ratzeburos Angaben iiber den Schwellungsgrad der FiïJderkeulenglieder nicht ganz genau. I ); uni liess sich beson- ders an Diapria elongata C. G. Tlionis. (Ôfvers. Svensk. Vet.-Akad. Fôrh. XV, 1858 p. 366, $) denken; jedoch auch hier sind die Làngen- und Dickenverhaitnis.se der Fùhlergeissel- glieder verschieden. Dasselbe gilt von Diapria nigra Nées (1834), in der Deutung ihrer beider Geschlechter durch C. G. THOMSON (1858), einer Art, die iiberdies kleiner zu sein sclieint. Ich habe daim schliesslich noch unter den nordamerika- nischen Ceratopria-\md Trichopria- Arten Asiimeads Umscliau —'203 — gehalton in der vagen Vbraussetzung, dass meine Força sich vielleichl auch zufàllig jenseits des Ozeans vertreten finden kônnte. CJnd wirklich kommt Trichopria ruflpes Ashm. (Bullet. I'. St. Nat. Mus. No. 15, 1893 p. 434, pi. XVIII, fig. l [çf], la j j |, aicht umgekehrt, wie Dalla Torre oach dem Vorgauge Ashmeads fàlschlich zitirt) nahe an sie heran, besiLzt indessen abweichend ira , behaarte Wangen, eine kùrzere, dickere Fûhlergeissel, insbesondere auch dickeren pedicellus; im ? einen verhàltpismàssig viol kùrzeren pedi- cellus und làngeres Fuhlerendglied. Nach allédem eriibrigt nurmehr, Rousseaus Wespen vor- derhand als einer unbeschriebenen Art zugehorig aufzufassen. Danait endigen jedoch noch nicht die Schwjerigkeiteu, int i Schutzeinrichtung anzusehen. Fur die Stirnkappe werden auch Bezeichnungen wie Kutikularhelm und Kopfschild ge- braucht, und es ist fur die Unterscheidung verschiedener Arten von Wichtigkeit, dass dièse Kutikularvorstùlpung ol't recht eigenartig geformt den Vorderrand und die Seiten des Kopi'es umgibt. Die Ventralseite der Gastrotrichen ist bewimpert. Die Aus- bildung der Wimpern in zwei Langsbander, welche Zelinka (72) als hervorragend speziflsches Merkmal fur die Systematik dieser Tiere bezeichnete, wurde seitdem bei allen normalen Gastrotrichen gefunden. Neuerdings hat jedoch Hlava (28) eine Gastrotrichen-Art, Stylochaeta fusiformis Spencer, trefflich beschrieben und abgebildet und bei dieser Gelegenheit eine Anordmmg der Bauchwimpern zwar ebenfalls in zwei Reihen, aber bûschel- weise verteilt, konstatiert. E. v. Daday (9) glaubt bei sonst normalen Gastrotrichen eine vollstandig bewimperte Unterseite gefunden zu haben und zwar bei Tchthydium crassum Dad., Lepidoderma elongatum Dad. und Uhaetonotus pusillus Dad. Dieser Befund wiïrde phvlogenetische Spekulationen be- giinstigen und die verwandtschaftlichen Beziehungen der Gastro trichen, welche zu gewissen niederen Wurmformen hindeuten, wahrscheinlich machen; vielleicht auch der systematischen Zugehôrigkeit von Turbanella hyalina M. Schultze zu den Gastrotrichen eine Stiitze bieten. v. Daday's Beobachtungen wurden jedoch an konserviertem Material gemacht und dràngen rnich zu bemerken, dass die konservierten Gastrotrichen, besonders in Bezug auf die Be- wimperung der Ventralseite, Bildef vortauschen, die von den tatsàchliehen Verhaltnissen abweichen und erst durch Be- obachtungen am lebenden Objekt ihre notwendige Ergànzung finden miissen. Es ware aber ira allgemeinen nôtig der ventralen Be- wimperung der Gastrotrichen intensive Aufmerksarakeit zu schenken. Oit sind die ventralen Wimperbànder der Gastro- trichen vorn verbunden. Zelinka (72) zieht dièse Erscheinung in einem Vergleich mit dem Reste eines Wimperkranzes der 15 — 218 — etwas kleiner Trochophora, sieht aber in der Ausbildung von zwëi Wimperbàhdern eine sekundàre Erscheinung. Wendet man sich der Betrachtung der Bewimpêrung des Vorderendes am Gastrotrichenkôrper zu, so muss man die Bewimpêrung der Dorsal- von der der Ventralseite getrennt bespreehen und die Unterschiede beachten, welche in Bezug auf dièse bei den Euichthijdina und den Apodina, namentlich den Gênera Dasydytes und Gossea, herrschen. Die Verteilung der Kopfwimpern und Tasthaare, bezw. Sinneszellen kann auf entsprechende umgebildete Organe der Trochophora zurûckgefuhrt werden. Ebenso konnen mannig- fache Analogien mit den Radertieren nachgewiesen werden. Doch soll vor allem die Verteilung der Wimperhaare am Vorderende geschildert werden. Bei den Euichthydinen (z. B. Chaetonotus maximus Ehrb.) fallen sichelfôrmig nach vorn gekri'immte Cilien in der Nàhe des Mundes auf, die unbeweglich gehalten werden und beim Schwimmen als Tastorgane zu wirken scheinen. Sie haben wohl die Aufgabe, durch scldagende Bewegungen die Nahrungs- teile vor die Mundôffnung zu bringen. Nàchst ihnen sind eine Reihe schràg zu den Flimmerbàndern stehender Cilien zu beobachten; sie ragen mit nach vorn gekrùmmter Spitze qUer hinaus. Ausser diesen sind noch die Cilien des vorderen seit- liclien Biischels auffallend; sic schlagen nach hinten und treiben auch unbrauchbare Kôrper in den Richtungsstrom, den sie her- vorrufen. Die Verteilung der Wimpern am Vorderende ist sclion inner- halb einer Unterordnung eine verschiedene. Ich schildere hier dièse Verhaltnisse bloss bei Chaetonotus maximus Ehrb. etwas eingehender. Chaetonotus maximus Ehrb. (Fig. 1, 4, b, c) besitzt, wie noch mehrere andere Gastrotrichen, eine Verbindung der beiden ventralen Cilienbander hinter der Querfurche des Vorderendes. Der Kopf von Chaetonotus maximus Ehrb. fcràgt acht in Paaren verteilte Wimperbùschel. Dorsal flndet man an der Grenze der Stirnkappe ein Bùschel von drei bis vief Haaren; diesen Haaren ist eine sehr variierende Bewegungsfâhigkeit eigen. Sie ragen bald sichelfôrmig gekrummi starr nach vorn und dienen dann beim Schwimmen als Taster oder sic schlagen mit peitschenartiger Bewegung nach rûckwàrts. Das zweite Paar der Tasthaare steht auch unmittelbar an der Stirnkappe, 219 — nur etwas weiter aach riickwarts, und fûhrt langsam tastende oder Lebhafter schlagende Bewegungen ans. Die Verteilung der Kopfwimpern bei den Pseudopodina Schm Fig. 1. — Ûbersicht der Anatomie von der Bauchseite. (Nach Zelinka.) 525: 1. D, Mitteldarm; G, Gehirn; hM, hintere ventrale Muskeln; hS, hinterer seitlicher Muskel; Kl, Klebdrùsen: Mr, Mundrohr; 0, Ei; Oe, Oesophagus; Ov. Ovarium; R, Retractor des Vorderendes; Ri, R-2, dessen Aeste; Schm, Schwanzmuskel; vM, vorderer ventraler Muskel; Wa, Wassergeffissystem. nàhert sich der bei den Apodina. Und bei diesen fînden wir Verhàltnisse, die zu einem Vergleich mit der Bewimperung des Kopfes der Trochophora anregen Bei einigen Dasydytes- Arten besitzt der Kopf nàmlich Wimperkrànze, welche sich um die Ventralseite, bei anderen aucli uni die Dorsalseite ziehen. — 220 — Zelinka (72) zog dièse Verhaltnisse schon einmal in Er- wàgung; doch kônnten aucli jetzt niclit melir als Vermutungen ausgesprochen werden. Wassergefâssystem Die Gastrotrichen besitzen als Exkretionssystem ein Wassergefàssystem von durchwegs gleichartigem Baue. Es liegt zu beiden Seiten der vorderen Darmhàlfte und besteht aus drei Teilen: Einem Flimmerrohr, einein vielfach ge- wundenen und verschlungenen weichen K anale und einem Fig. 2. — Wassergefiissystem von Chaetonot us maximus Ehrb. (Nach Zelinka.) 1285 : 1. D, Mitteldarm; Fb., FJimmerband; Ft, Flimmerrohr; (i, Gehirn; Md, Miindung des Exkretionssystems; 0, Ei; Oe, Oesophagus; II, Retractor; Schl, Wassergefiisschlinge; Wa, Wassergefiissystem. — 221 — ans diesen hervorgehenden kurzon Endstùcke. Dièse Teile breiten sich in verschiodenon Ebenenaus und sind daller in einer Bildebene oichl sichtbar. Auch der vielfach gewundene Kanal Liegt in mehreren Ebenen. Man kann drei Ausbreitungsebenen unterscheideo und in der mittleren dieser zeigt der Kanal eine liberaus reiche Entwickelung, so dass die Schlingen dos Rohres zuweilen den ganzen Leibesraum zwisGhen Darm und Kôrper- wand ausfùllen. An diesem umfangreichsten Teile des Exkre- tionssystems falll eine gerade nach vorn verlaui'ende Partie, welche in der Hôhe des ( )sophagus aufhôrt, auf. Mitten in der dichtgeknàuelten Masse liegt, parallel zur Làngsachse des Kôrpers, ein schmaler, mattglanzender, holiler Stab, der in seinem Hohlraum lebhaftes Fliramern zeigt. Der Bau des Exkretionsorgans ist demnach folgender: Ein langer, stabi'ôrmiger Flimraertrichter, dessen freies Ende nach vorn geriehtet ist und in dessen Innern eine nach hinten gehende Flimnierung aut'tritt, setzt sich nach riickwarts in den weichen aufgeknàuelten Kanal fort, der ihn verhiïllt und der in seinen Zellwiinden dunkle Kôrnchen zeigt, die von Zelinka (72) als Exkrete gedeutet wurden. Dieser Kanal erstreckt sich sehr weit nach vorn und ôffnet sich an der Bauchflàche nach aussen. Die Mùndungen beider Seiten sind getrennt. Das Exkretionssystern der Gastrotrichen steht auf einer hôheren Entwickelungsstufe als das der Echinoderen, aber auf tieferer als das der Rotatorien. Centralnervensystem Das Nervensystem der Gastrotrichen ist in ein centrales und ein peripherisches zu scheiden. Das Centralnervensystem (Gehirn) liegt in Força einer Decke i'iber dem Osophagus, wie bei den Ràdertieren. Es ist zum Teil noch in der Ausscheidung aus dem Ektoderm begritfen und hàngt mit diesem zusammen. An drei Stellen kann man diesen Zusammenhang beobachten. Dariïber soll weiter unten berichtet werden. Zunâchst einige Worte iïber die Lage des Centralnervensystems. Nach vorn reicht es weiter hinunter als nach riickwarts, wo es sich jederseits in einen etwas seitlich gelegenen spitzen Zipfel auszieht. Der grôsste Teil des Gehirns liegt seitlich; die beiden Flûgel desselben werden durch eine dorsale dùnnere Partie verbunden. Betrachtet man die Dorsalseite des Geliirns, — 222 — so ziehen vor allem zwei lichte kernlose Flachen die Aufmerk- samkeit auf sich. Dièse Flachen liegen hintereinander. Die hintere ist ungeiahr kreisrund und allseitig von Ganglienzellen umstellt. Sieliegt in der Einsattelung des Osophagus. In ilir sind keine Kerne, nur Granula zu finden, weshalb man sie als « Punktsubstanz » deutete. Die vordere kernlose Flache ist nicht so regelmàssig und deutlich umgrenzt. Auch sie ist von Ganglienzellen umstellt. Zwischen beiden kernlosen Flachen ist eine Verbindung von drei Reihen Ganglienzellen. An dièse Ganglienzellen schliessen sich noch mehrere andere von untergeordneter Fig. 3. - a) Gehirn von Chaetonotus maximus Ehrb. von der dorsalen Seite. (Nach Zelinka.) X80 : 1. Oc. IV. aT, vorderesTastbiischel; d, dorsale, in Fortsiitze aus- g-ezogene Zelien; Gi. Ganglion fur aT; G2, Ganglion fur die seitlichen Tasthaare; Gs, Ganglion an den Seiten des Oesophagus; Gi, Ganglion am Retraktormuskel; bT, seitliches Tastbùschel; Oe, Oesopliagus. P, Punktsubstanz; H, Retraktor des Vorderendes; Z, Ganglienzellkern am Ende des Oesophagus. b) Dasselbe von der Unterseite. 880 : I . Oc. IV. aG, spitz auslaufende Ganglienzellen; Gi und G2 wie in Figur a; G5, Ganglion fiir vCi; K, Kerne der Hypodermis; Mr, Mund- rohr; N, Nervenfaser; Oe, Oesophagus; R, Retractor des Vorderendes; Ri und Ru, dessen Aeste; vCi, ventrales Tastbùschel. — 223 — Bedeutung an. Am hinteren Énde ziehen siôh zwei médiane Zellen in Fortsàtze, die bis an don Ôsophagua heranreichen, ans (Fig. Sa, d). Die beiden vordersten Ganglienpaare sind birnfôrmig und ihre spitzeD Enden ragen nach vorn. Dus erste Ganglion tràgl das vordere dorsale Bùsche] Tasthaare (Fig. Sa, G x ). Das zweite Ganglion endel etwas seitlich zwischen den beiden lateralen Kopflappen; I iï slellen ein Ei und einen Embryo in der Eischale von Chaetonotus maximus Ehrb. dar. Ennerhalb der Eischale liegl der Embryo abgeknickt; Kopf und" Schwanz berûhren sich an demselben Pôle. Der Embryo fiihrt in der Eischale Windungen ans und verànderi dabei die Form der weichen und elastischen Schale, die schliesslich dem Drucke nachgibt, wodurch das Tier die Freiheit gewinnt. Das noch in (1er Eihaut eingeschlossene Tier liât schon seine vollstàndige I organisation erreicht. II. Biologischer Teil Ùber die Lebensweise, namentlich ùber die Érnàhrung, die Bewegung, das ôrtliche und zeitliche Vorkommen der Gastro- trichen hat Zelinka (72) in trefflichér Weise geschrieben. Seit jener Zeit sind nebst zahlreiclien neuen Arten auch éinige wenige biologische Eigentùmlichkeiten der Gastrotriclien ffiit- entdeckt worden, weîche besonders auf die Art ihres Vor- kommens Bezug haben. Viel neue Beobachtungen liegen nicht vor und die meisten derselben kônnen wohl nur als Erganzungen beziehungsweise Bestàtigungen jener Befunde der ersten Be- obachter angesehen werden. Die Nahrung der Gastrotriclien besteht in tierischen und pflanzlichen Qrganismen und iliren Resten. Ilir Darm zeigt aber oft auch charakteristisclie Bestandteile des Bodens der Gewàsser, welche sie bewolinen. Zelinka (72) sali den Mittel- darm verscliiedener Arten in Folge reichlich genossener Algen oft lebhaft grûn gefàrbt. Gosse (18) beschreibt den Darm bei Gossea antennigera Gosse gleicht'alls von grimer Farbe. Bei Ichthydium tergestinum ans dem Golfe von Tries t, allerdings einer marinen Form, sali ieh zu wiederholten Malen eine Anzahl von Diatomaceen im Mitteldarm. M. Voigt betont (66), nur einmal im Darm eines Chaetonotus simrothi Diato- maceen beobaclitet zu haben. Stokes fand (55) auch schon einmal im Jahre 1888 im Darme von Lepidoderma rhomboïdes Diatomaceen. — 232 — Tiere oder Reste von Tieren wurden im Darme verschiedener Arten gefunden. Nach Stokes (55) soll die Nalirung von Dasy- dytes saltitans aus ziemlich grossen Infusorien bestehen und bei Dasydytes goniathrix sali Gosse (18) die Cliitinschale eines kleinen Tieres im Darme. Sclion altère Autoren versuchten Fiitterungsversuche mit Indigo bei Gastrotrichen. Eiirenberg und Fernald taten dies. Letzterer sali, dass das Tier das Indigokôrnchen bis in den Ôsophagus brachte und sich dann bemùhte, es wieder von sich zu geben; doch gingen die Tiere zu Grunde bevor eine Ent- scheidung eintrat. Im Sommer 1906 stellte icli ahnliche Versuche mit Neutral- rot und Methylenblau an. Dièse ergaben, dass die Tiere sowohl das Neutralrot als auch das Methylenblau in den Mitteldarm brachten. Nach einiger Zeit verlangsamten allerdings ihre Bewegungen und sie gingen zu Grunde. Methylenblau schien sie rascher zu tôten. Die Môglichkeit liegt nahe, dass dièse Farbstoffe gelôst wurden bevor sie in den Mitteldarm gelangten und deshalb dort Aufnahme fanden. Parasiten wurden bis jetzt bei Gastrotrichen im Allgemeinen nicht beobachtet. Nur Voigt {66) gelang es, bei Chaetonotus ploenensis (damais von ihm als Chaetonotus acanthodes bestimmt) einen Endoparasiten festzustellen. Vou diesem Be- fund gibt der Entdecker folgende Schilderung: « Im Darme einiger Exemplare von Chaetonotus [acanthodes] = ploe- nensis aus den Holst-Mooren bemerkte ich im Juli einen liinglichen, dunklen Kôrper, der sich bewegte. Durch den Druck des Deckglases wurde der Darminhalt des Gastrotrichen ausgepresst; das fragliche Objekt trat eben- falls hervor und setzte seine Bewegungen fort. Der rehr metabolische, aber meist spindelformige Korper liess eine Astasia-Art erkennen, die im aus- gestreckten Zustande 36 ;j, kontrahiert dagegen 16,5 ;j mass. Geiseln wurden nicht beobachtet. Es ist wohl mnglich, dass dièse Astasia-Sfezies dem Chaetonotus als Nalirung gedient bat, aber die unverminderte liewegungsffihigkeit des Flagellaten im Darme und nach dem Verlassen des- selben gibt immerhin der Annahme einer parasitischen Lebensweise der Astasia Raum. Es wurden auch trotz genauer Durchsicht des Materials keinefreilebenden Exemplare der .As/«s/a an getroffen. » Oft zeigte der Dann eine graue Fàrbung. Bei Ichthydium fôrcipatum sali Voigt die Nahrungsreste im Darme gelblich, bei Chaetonotus chuni einmal violett und bei Gossea anten- — 233 — nigera griïn gefàrbt. Eir lebender Chaetonotus serraticau- dus batte Stùcke einer Oscillatoria aufgenommen, die seinen Darm vollstandig erfiillten. VoiGTerwahnt in den «Biologischen Ergebnissen», dass Bak- terien einzelnen Gastrotrichen anhaften oder sic umgeben. Er sagt: "Altère Exemplare der Dasydytes-Arten ans dem Schloss- parkteiche trugen of1 einen dickeu Bakterienbesatz an ihrem Hinterleibe. Doch war eine Schàdigung des Wirtes durch die anhaftenden Spaltpilze aiclit zu erkennen. Nicht unerwàhnt môge schliesslich bleiben, dass ich mitunter die absterbenden Gastrotrichen ans dem Schlossparkteiche wàhrend der Iïe- obachtung von ein oder zwei Exemplaren einer Spirillum- Art umtanzt sali. Es musstè aber das verendende Tier den um- gebenden Wasserschichten bereits Zersetzungsprodukte mit- fceilen, wodurcli eine chemotaktische Anziehung der Spirillen erfolgte." Die Aufnahme der Nahrung geschieht in der schon von Zelinka (72) ausfûhrlich geschilderten Weise. Das Tier durch- schwimmt den Wasserraum und sucht die Nahrung oder zieht sie nach Art der Rotatorien vermoge eines Wasserwirbels bei àn- geheftetem Fusse herbei. Die Nahrungsaufnahme erfolgt rasch. Wie Zelinka beobachtete, verweilt die Nahrung im Mittel- danue oft stundenlang und gleitet dann langsam nach hinten. Die ruckweise Bewegung, welche sie zuweilen an die frûhere Su die bringt, erfolgt ohne den Einfluss von Flimmern lediglich durch Kontraktionen der Darmwand. Wimpern l'ehlen voll- standig. Das Schwimmen ermoglichen den Gastrotrichen die ventralen Cilienbânder; zwei Chitinkegel an der Unterseite des Kopfes erleichtern ihre Funktion, indem sie eine Erhebung des Kôrpers von der Unterlage bewirken und den Wimpern damit eine freiere Bewegungsfàhigkeit ermoglichen. Auch die Enden der Schwanz- gabel werden beim Schwimmen nach abwàrts gehalten und dienen als Stiitzen des Kôrpers. Wahrend des Schwimmens bemerkt man ein Zittern des Kopfes und ein Tasten nach verschiedenen Riclitungen mit demselben. Das Tier àndert die Richtung seiner munteren Bewegung oft und plôtzlich. Muskeln wurden im Darme gleich- falls nicht nachgewiesen; doch zeigt er selbstàndige Be- wegungen, nameritlich ein Zucken der Darmwand und grôssere selbstàndige Formverànderungen. 16 — 234 — Die meisten Gastrotrichen bewegen sich schwimmend fort. Einige kônnen auch springen. Dep Gastrotrichen ist ein Schwimmen eigen, welches sie sclion bei schwacheren Ver- grôsserungen von Infusorien unterscheidet. Sie schwimmen nàmlich nie nach riiçjtwârts. Ausser Dasydytes sçbl- titans Stokes, welcher sicli mittels der vier Ventralborsten emporrichtet, kônnen auch noch Siylaçhaeta fusiformis Spencer, Dasydytes festinqns M. Voigt und Dasydytes goiiiathrix bedeutende Spriïnge ausfùhren. E. v. Daday bemerkt (9) liber Gossea pauciseta v. Daday, dass sic wohl bcim Schwimmen dep. Vorderteil des Kôrpers emporgerichtet hait. Dies erinnert an die Angabe von Schimkewitsch, dessen Chaetotiotus bogdanovii beini «Krie- chen» den Vorderleib gleichi'alls empp^gehoben halten soll. Die Gastrotrichen kônnen sich mit Mund und Gabelschwanz anhaften. Das Anheften mit dem Schwanze gescliielit \x\M- kùrlich und kann willki'u'licli durch rasclies Abbiegen der Zehen und Cilienbewegung gelôst werden. Oft sieht man auch noch den Sekretfaden der Klebdriisen, welcher den Zehen naclifoigt. Das Sekret ist gleich dem der Philodiniden. Die Gastrotrichen pf[egen sich gelegentlich auch mit dem Munde anzuheften. Das Hinterende schlagt dann làngere Zeit hinund lier bis durch anscheinend niclit geringe Miïhe die Los- lôsung erfolgt. Ausser der Bewegung der Tasthaare und ipner der ventralen Cilien, sowie der Bewegung des Hinterendes, haben die Tiere noch die Fahigkeit, das Vorderende eigentumlich abzubiegen. Die Abbiegung des Hinterendes wird durch die ventralen medianen Muskelaste bewirkt. ^ r erden sie kontrahiert, so nahern sich die Gabelenden, zieht sich jedoeh ein seitlicher Schwanzmnskel zusammen, so entfernt sich der Gabelast von der Mittellinie. Ziehen sich beide genannten Muskeln zu- sammen, dann ôffnet sich die Schwanzgabel scheerenartig, kon- trahieren sich aile Schwanzmuskeln zugleich, dann wird die Schwanzgabel ventral ganz cingcschlagen. Dasy(/y/es/d.sc/Thom\)son,D//sydyfesdHl)hfsM.Yoigt und Dasydytes festin aux M. Voigt besitzen die Eigenart, sich •• aui'zubaumen •-. VdioT sehildert das « Aul'biiumen •> von [)((.syitytes on. er . Tl . jrb. tiber das zeitlicho Auftreten der mit einem * versehenen Arten exiatieren keine .yenauen Angaben. — 237 — Ans dieser Tabelle ist zu ersehen, dass die scheinbar am meisten bevorzugten Zeiten von Mai bis November sind. Audi in Marz, Januar und Februar wurden nicht wenige Arten beobachtet. Schon C. II. Fbrnald (14) berichtet, sie mitten im Winter aus Tiimpeln, vvelche zugefroren waren, erhalten zu haben. Und neuerdings hebl Voigt hervor (65 und 66), dass or im allgemeinen die meisten Gastrotrichen auch in der kalten Jahreszeil fand. Einige wurden sogar im Winter am hàufig- sten gefunden. Manche Arten scheinen jedocli die wârmere Jahreszeit zu I>r\orzugen. Meine einschlàgigen Beobachtungen sind nicht so umi'ang- reich, als dass sie mir ein abschliessendes Urteil ermôg- lichten. In don Herbstmonaten fand ich dnrchsclmittlicli mehr Arten und in grôsserer Anzahl, als im Friihlinge. Einmal konnte ich zufàllig in einem Glaso mit Wasserlinsen, wolclies schon etwa zwei Jahre gestanden war, die Anwesenlieit von Chaetonolus maximus Ehrb. und Chaetonotus hystrix Metschn. konsta- Lieren. Schon Dujardin erzàhlt, dass er in einem Glase mit Wasser, welches zwei Jahre stand, Lcpidoderma squamnif/- tum fand. Eine Angabe Zelinka's kann ich bestiitigen, der in Glàsern mit Wasserlinsen, welche das ganze Jahr standen, Chaetono- tus maximus Ehrb., Chaetonotus brevispinosus Zel. und Lepidoderma squammatum Duj. fand, denn ich konnte in Glàsern mit Wasserpflanzen, die ein Jahr standen, wàhrend desselben die Anwesenlieit von Chaetonotus maximus Ehrb., ( 'haetonotus hystrix Metschn. und Lepidoderma squamma- tum, Duj. feststellen. Eine genaue Kenntnis des zeitlichen Auftretens der Gastro- trichen scheint mir aus àusseren Gri'mden erschwert und ich stimme M. Voigt bei, welcher ûber das Auftreten der Gastro- trichen indem von ihm untersuchten Gebiet sich dahin âussert, dass dièse Tiere so vereinzelt erbeutet werden, dass sie in dem eingesammelten Materiale fehlen kônnen, wàhrend sie zu gleicher Zeit in der betreffenden Wasseransammlung vor- kommen. Hinsichtlich des ôrtlichen Auftretens der Gastrotrichen liaben neuere Untersuchungen ein ziemlich reiches, wenn auch nicht — 238 — liickenloses Material ergeben, welclies desgleichen ein nicht ganz vollkomracnes Bild dariiber liefert. JSfêbst einzelnen, aphoristischen Bemerkungen, die gelegent- licli bei Beschreibung neuer Formen gomacht wurden, liât M. Voigt (65) im Zusammenliange ausfuhrlich iïber das ôrtliche Auftreten zahlreiclier Gastrotrichen berichtet. Im Siisswasser werden sie nicht selten gefunden und scheinen unter sehr verschiedenen Lebensbedingungen gecleihen zu kônnen. Die Gastrotrichen sind Sùsswasser- und Meerestiere. Bis jetzt wurden sie in Seen, Teichen, Ti'unpeln, Mooren (Hoch- und Torfmooren) und in Wiesengraben gefunden. Hier trift't man sie leicht auf den Blàttern von Wasserplianzen, namentlich Le m na, Potamogeton, Characeen, Scirpus, Blodea, Hydro- charis morsus ranae, Sphagnum und anderen. Oft findet man sie auf dem Boden der Gewàsser, der mit ver- moderten Pfianzenresten bedeckt ist. Chaetonotus maoôîmus Ehrb. ist von Imhof aus der Tiefe des Achensees gefunden worden Voigt liât sein Vorkommen im grossen Ploner See aus einer Tiefe von 30 m festgestellt. Ausserdem sind noch 16 Gastrotrichen-Arten auf dem Grunde des Schlosspai'ktiïches von Pion von Voigt festgestellt worden, die dort als Mitglieder der « sapropelischen Lebewelt- vor- kamen. Voigt's Wasseranalysen aus dem Schlossparkteiclie zu Pion ergaben einen hohen Gehalt an H 2 S und C0 2 , namentlich in den tieferen Wasserschichten, doch schien dies die Tiere vôllig un- beeinflusst zu lassen. Die von mir untersuchten Wasseransammlungen fiïhrten geruchloses Wasser. Die nun folgende Tabeile II soll ùber die Verbreitung der Gastrotrichen im Sùsswasser Europas orientieren. Vergleiche ergeben, dass die in Europa gemachten Funde anderen Welt- toilen, sowohl in Bezug auf die Mannichfaltigkeit als den Formenreichtum, iiberlegen sind. Einige dieser Arten sind eclite Kosmopoliten, andere ausserin Europa noch in Asien oder in Amerika gefunden worden; die Vermutung liegt nahe, dass auch die scheinbar rein europaischen Formen noch in anderen Weltteilen oder Regionen vorkommen, bis jetzt jedoch noch nicht beobachtel wurden. Die jetzt so rege und aufblùhende Sùsswasserbiologie kann - 239 - mit' diesefii Crébiëtê noch Pëiênë Beitràge Liefern, namentlich fiir soiche Greffèhdên, dèfeii SûëëWâSserfalifLâ noch Wëfîig UfltefStldht wunlr. Arien, dit 1 in verschiëdeiien Regionen gefunden wurden zeigen in ihivm Habitus kêine Abweichungen. Bei den Gastro- irichcn schêiht iiberhaupl keine grosse Neigung zur Variation vOrhandëfi zu sein, die bei ihren nahen Ver- wandlen, den Rotalorien, in so typischer Weise zum Ausdruck kommt; bis jetzt ixt nur die Varietàt des Chaetonotus zelin- Hai, von mie aïs Ghâêtonoius zelinkai varietas graecensis beschrieben, bekannt. E. v. Daday spricht in seiner Arbeit liber die Sûsswasser- gastrotrichen Paragua.ys ( ( J) zwar wiederliolt von Ahnlichkeiten jener Formen mit bereits bekarmten enropiiischen, oder von geringen Abweichungen, welche die Exeinplai-e von Paraguay in Bezug auf die europaischen und nordamerikanischen Arten aufweisen; doch misst er diesen Abiinderungen keine so grossi; Bedeutung bei, uni dièse Gastrotrichen deshalb als Variëtaien der betreftenden Arten anzuselien. — 240 — Tabellarische Zusammenstellung der yerbreitung in - 24 Europas Sùsswasser. si Oeutschland. || - Orossbrllannlm 1 Oeslerreicn. Riwlind. Schwei' J« | I 1 I 1 j ~ : 3 î 3 = H 'S « 1 ^ - I C < | « « * ^ 3 i 1 i s i * j I " Ichtkydium podura 0. IV. Millier. . forctpaluniïï. Voigt - . fa'pitlwleniHi sqimmmntiim L>uj- ■ ■ ocellatum E. Metschn. . rhomboïdes A- C Stok. . ilhiii'tintottis nt'inmiis Lhrb. . . . scfcttfczci E. Metschn. - » h'htri.r lv .Metschn. . - » alackiae Gosse .... » brevispinosus Zel. ■ - macrochaetus Zel. - ■ n unsrtosus Zel Iflnwii. IV. Mi.ller . . » bogdanovii Schimk. . . n linguaeformis M. Voigt. n ternit icuudus M. Voigt. n HodicaudwsM. Voigt. . » arqttatus M. Voigt . . o inirmu.sM. Voittt . ■ • » siiccnvtits M. Voigt ■ - » cftwit M. VoiRt. . - • » rfmrofM M. Voigt. . . n ploe tiens in M. Voigt - . ente» Dad , - ■ » ocionanus A G> Stok. . » zclinkai : htifiispinnsus A.C. Stok. » s/nnitlosti* \ C Stok. ■ 1 Clnii'tiira capricornin E Metschn. - Sffopus primas (ininspan .... Dasydytes longis«tosum E. Metschn. ■i bisrlosum l J . '1 Thompson saluons A. C Stok.. . ■ » gontnthri.r lin^se . . . dtt&ïttsM. Voigt .... festmans M. Voigt . . . Sh/Iorhai'tn fusifnrw>< Spencer . . » stylifera M Voigt . . . Ungenau beschriebene Forme n: C/iaefono*usion0Îcauda(usTatem . « màcracanthus Lauterb. Uaaydgtcs zelinkai l.auterborn. . . Gossea uoiffft v. Dad. . . i i - i mi i — l - l l - 1 -- i i - i - i - i i ic 1 - 1 - ii'>- ~ 1- - 1 - -11?)- 1 1 -- i i - - 1 1 1 f ! 1 " - 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 ! 1 1 KO \ î î i(i) i - 1 1 1 ici 1 1 1(!) 1 1(1) 1(1) -- 242 — III. Systematischer Teil Seit Zklixka's gTimdlegendei' Monographie (1889) pflegt man der dort vorgvsehlagenen systematischen Gliederung der Gastfo- trichen in Subordines, Familien und Gênera zu folgeri. Dus systematische Bild liât jedOch ira Laufo der Jahre insofern eine Ànderung erfahren als zahlreiclie neue Vertreter die Aufstel- lung neuer Unterordnungen, Familien und Gênera notwendig machten. Die nachstehende, auf aile Gastrotriehen sich erstreckende Gliederung, ist die zurzeit ublicnfe. A. Gastrotricha vera (Siisswasser). Mit glatter, beschuppter oder bestaclielter Haut. I. Unterordnung: Euichthydina, mit Gabelscliwanz. 1. Familie Iclithi/d/dac, unbestachelt. Genus Ichtht/dinm. Lepidoderyna. Aspidiophorus. 2. Familie Chaetonotidae, mit Stacheln. Genus Chaetonotus. Chaetura. II. Unterordnung: Pseudopodina, mit scheinbarem Gabelscliwanz. Familie Pseudopodidae, mit einfachen Riicken- stacheln. Genus Setopus. III. Unterordnung : Apodina, olme Gabelscliwanz. Familie Dasydtjtidae, Kopf scharf abgesondert, liinteres Kôrperende abgerundet. Genus Dasydytes. » Stylochacta. Familie Gosse /duc, Kopfniclit scharf abgesondert, mit zwei Taster, liinteres Kôrperende gelappt. Genus Qossea. - 243 B. Gastrotrieha aberrantia (M.iiin). Familie Zelinkaidae. ('■chus ZelinMa. Zelinkia plana G-iardj éventuel! Turbanella hyalina M. Schultze. -i Bestimmungstabelle der Gattungen Mit Gabelschwanz, Euichthydina 1) Mit scheinbarem (Iabelschwanz, Pseudopodîna 2) Ohne Gabelschwanz, Hinterende abgestulzt, Âpôdinà. ... 3) \ MitStachein 4) ' \ Ohne Stacheln 5) Ivopf mit Tentakel, Hinterende schwach gelappt ■. Gossea Zel. p. 301 3. \ Kepf ohneTentakel,Hinterendeabgerundet, / mit zwei kurzen Zapfen Stylochaela H lava 279 \ KopfohneTentakel.Hinterendeabg'erundet. Dasi/dytcs Gosse 221 Hinterende mit zwei kurzen Ausziehungen des Rumpfes, von denen jede eine lange, steife Borste triigt Setoims Grùnspan 216 i Schwanzgabel einfach Chaetonotus Ehrb. 104 | » dichotomisch Chaetura Metschn. 214 ( Haut mit Stielschuppen Asjridiophorus 86 5. ] » mit Schuppen oder Hôckern. . . . Lepidoderma 74 Haut ganz glatt Ichthiidium 65 Gastrotrieha vera I. Unterordnung : Euichthydina. Mit einl'aclirni odor ver- zweigtem Gabelschwanz und Klebdrûseiiapparat. 1. Familie Ichthydidae, Haut nackt, beschuppt, mit Hôckern besetzt oder mit Stielschuppen, nie mit Stacheln. Genus Ichthydium Ehrenberg 1830. Diagnose: Hinterende mit Gabelschwanz. Kôrper in der Regel unbes taclielt. Haut nackt (7 Spezies, 6 davon europiiisch). (4 Arten im Sùsswasser, 2 ma- rin.) - 244 — Bestimmungstabelle fiir Ichthydium Korper gedrungen, Kopf breit, schwach dreiiappig, Hautganz nackt, weicli, kannin Falten gelegt werden. Ichthydium podura 0. Fr. Mùll. Korper schlank, Kopf mit gefliigeltem Scbilde, Scbwanzgabel zangenartig mit zahnartigem Vorsprung an (1er Innenseite. Ichthydium forcipatum M; Voi^t Korper schlank, Kopf fûnfiappig, mit halbmondlormiger Slirnkappe. Ichthydium tergestinum Grùnspan (marin). Korper flaschenformig, mit kantiger Stirnkappe, Kopf vollkommen rund. Ichthydium cyclocephalum Grùnspan (marin). Korper von krugahnlicher Form, Ilumpf hinten an beiden Seiten bogig erweitert, Gabelschwanz sichclformig gekriimmt. * Ichthydium crassum v. Dad. Ichthydium podura 0. Fr. Miiller 1786. (Fig. 8a, b.) Ichthydium podura 0. Fr. Miiller; Zelinka C, 1889, p. 386- 389, tab. XIV, fig. 15-16. Zelinka gibt in seiner Monographie eine genaue Beschreibung und zwei Abbildungen von dieser Art, welche bis dahin ziemlich fragmentarisch beschrieben wurde. Nach Zelinka betragt die Totallange dièses gedrungenen Tierchens 0,075 mm, die Breite des dicken, schwachdreilappigen Kopfes 0,0163 mm. Schwach und ganz allmahlich gelit der Kopf in den kurzen, breiten Hais uber. Der dicke Rumpf erweiterl sich nach rùckwàrts und rundet sich vor dem Beginn der Scbwanzgabel ab, so dass dièse plôtzlich von dem rundeD Korper entspringt. Die Schwanzgabel selbst ist kurz, 0,00875 mm; besonders verkùrzl erstiheinen jedoch die Endglieder des Fusses, sie sind 0,0025 mm lang. Bei den Bewegungen wird die weiche Haut in breite Falten geworfen, die an verschiedenen Kôrperstellen auftreten; sie geben dem Tiere. ganz besonders in der Seitenansicht, ein o-ewulstetes Aussi 'lien. (*) Ichthydium crassum v. Daday wurde nur in Siidamerika gefunden. - 245 — Auf der Dorsalseite sind je ein Paar Tasthaare in der Hals- und Kumpfregion verteilt. Die Ventralseite zeigt nur die beiden Flimmerbànder, welche vorn durch eineu schmaleu Wimper- streifen verbunden erscheinen. Die innere Organisation weichl von der anderer Arten niclii ab. Fig. 8. — Ichthydium podura 0. Fr. Mûller. (Nach Zelinka.) a) Vom Rûcken. 525 : 1 aï, vorderes Taslbûschel; hT und t, Tasthaare. b) Dasselbe von der Unterseite. lia, Basalteil des Gabelschwanzes: Ci, vorderes ventrales Cilienbiischel; Ci?, hinteres ventrales Cilienbiischel des Kopfes; E, Endteil des Schwanzes; fa, Falten der Haut; fl, Flimmer- biinder; lt. seitliches Tastbiischel des Kopfes; Mu, Mund. Das von mir beobachtete Ichthydium podura zeigte un- gefàhr dieselberj Dimensionen, wie sie Zelinka fur dièse Art angibt. Die Totallànge war 0.07935 mm bei einer Kopfbreite von 0,01725 mm. Wie an anderer Stelle bereits erwàhnt wurde, erschien das Protoplasma der Kôrperzellen grob ge- — 246 — kôrnt. Auffallend war auch ein unsymmetrisch liegcnder grôs- serer Ballon fraglieher Natur in der Nahe dos Gehirns. Dièses Individuum nnterschied siçh durch nichts von den bekannten Vertretern seiner Art. Diagnose: Kôrper gedrungen, Kopf dick, sehwarh dreilappig, 0,0163-0,0172 mmbreit. Hais 0,0125mm breit, allmàhlich eingeschniirt. Rumpf hinten plôtz- lich ab°erundet. Haut nackt. Mundrôhre schwach langsgerippt. Totallànge 0,075-0,0793 mm, Lange des Ôsopha- gus 0,0188 mm, der Schwanzgabel 0,00875 mm. Fundorte: Ceylon(?); Deutschland : Berlin, Strass- burg, Heidenheim(Wûr.ttemberg)i Ôsterreich: Graz; Schweiz : Bern; Frankreich : Paris; Danemark: Kopenhagen- Nord-Amorika : Trenton (New-Jersey); Afrika: Dongola. Ichtliydimn forcipatum M. Voigt 1904. (Fig. 9a, b, c.) Tchthydium forcipatum M. Voigt; 1904, Nr. 65, p. 126, 127, tab. V, fig. 4»w-c. Dièse schlanke Form wurde von M. Voigt imter Sphagnum im Holst-Moore bei Pion (Holstein) gefunden. Auffallend isi an ilir bloss der Gabelschwanz, wèleher aus Langen, dùnnen Rôhren besteht, die einen zalmartigen Vor- sprung an ilirem Ursprung besitzen. Die Schwanzgabel erinnert deshald an den Fnss von For/ictda, wie dies der Entdecker hervorhebt. Bemerkenswert istnoch die scheinhir yerdickte Kutikula des Hinterendes, welche an dieser Stelle wulstig erscheint. Auch die Form des Kopi'schildes ist auffallend; dièses gewahrt, von oben betrachtet, den Anblick wie wenn es zwei flùgelartige Fortsatze, welche zu beiden Seiten des Halses herunterreichen, be^t-zen wurde. Zwei Paar Taslhaaiv sind in der Hais- und Rnmpi'gegend — :>A1 - dorsal verteilt. Sie entspringen von kleinen Hôckern und sind an ilnvu Kndcii kolhig wrdiekl. Die Venlralseilr. zeigl Flininirr- bànder mil sehr langen Haaren. Fig. 9. — Ichthydium forcipatum M. Voigt. (Nach Voigt.) a) Horsalansicht des Tieres. h) Hinteres Knrperende mit Schwanzgabel. c) Tastkolben. Diagnose: Kôrper schlank, 106-129 \i lang, Kopf etwas weniger breit als der Rumpf, Brèïte des Rumpfes 29 [x, Breite des Kopf es 23 ja, Kopf mit eigentùmlich fiùgelartiger Stirnkappe. Schwanz- gabel lang, dunn, mit zahnartigem Vorsprung an der Innenseite, an die Zangen des Uadrrl.i ers Forfi- cula erinnernd. Dorsalseite mit zwei Paar Tast- haaren, dieselben kolbig verdickt endigend nnd von kleinen hûgeligen Erliebungen entspringend. Cuticula am Hinterende konstant gewnlstet, scheinbar verdickt. Lange der Schwanzgabel 30 u. . Osophagiis 2(3 ;ji lang. Wimpern der Flimmerbànder 26 ,u lang, Tas t h a are des Rûckens 12 jj. lang. Fundort: Pion (Holstein). Sphagnum-Tumpel, Sphagnum-Moore, Holst-Moore. Genus Lepidoderma Zelinka 188$. Diagnose: Hinterende gegabelt, Haut mit Schuppen oder Hôckern bedeckt (sechs Spezies, davon drei europaisch). 248 — Bestimmungstabelle fiir Lepidoderma Schuppen wappenschildfôrmig, Schwanzgabel gewôhnlich. Lepidoderma squammatum Duj. Schuppen in Form kleiner spitzer Dreiecke, Kopf mit zwei stark licht- brechenden Kiirperchen, die auch fehlen konnen. Schwanzgabel gewôhnlich Lepidoderma ocellatum Mets clin. Schuppen spilz rhonibisch; der Hinterrand jeder Schuppe scheint eine kleine supplementiire dreieckige Schuppe zu iragen. Schwanzgabel j2 j 1/3 l)is 1/4 so lang als der korper und in etwa 20 eingeschnùrte Glieder geteilt Lepidoderma rhomboïdes A. C. Stok. Schuppen spitz rhonibisch, ohne supplemenlare Schuppe. Schwanz- gabel aus zwei langen gegliederten Àsten bestehend. 'Lepidoderma biroi v. Dad. Kutikula mit Halbringen, die gestrichelt erscheinen und wahrscheinlich lieihen kleiner Schuppen sind. Schwanzgabel aus zwei diinnen Asten bestehend, die je in etwa 30 Glieder geteilt sind. "Lepidoderma elongatum v. Dad. Mit halbkugeligen l'jpillen . . . "Lepidoderma concinnum A. C Stok. Lepidoderma squammatum F. Dujardin 1841. (Fig. 10a, b, c, d.) Lepidoderma squammatum F. Dujardin; Zelinka C, 1889, Nr. 72, p. 390-897, lab. XII, fig. 1-3, 6-9, 11. Lepidoderma squammatum Duj.; Voigt M., Nr. 65, p. 127. Lepidoderma squammatum Duj.; Grùnspan Th.. Nr. 23, p. 222. Lepidoderma squammatum Duj. gehôrt wohl zu den hàufigsten Gastrotrichen. Der Korper ist schlank. der Kopf, schwachfùnflappig, geht allmàhlich in den nur wenig ein- gesclmurten Hais i'iber. Normalerweise ist der Rumpf nicht breiter als der Kopf. Die Totallànge betragt 0.1 187 mm-0,2 mm (nach Zelinka). Der Kôrpei 1 ist, die Flimmerbànder aus- (*) Die mit einem * versehenen Arten wurden in Europa noch nicht refunden. — 249 — genommen, mil Schuppen bedeckt, welche dorsal und ventral in alternierendeD Làngsreihen angeordnet sind. Fig. 10. — Lepidoderma squammatum Duj. (iNach Zelixka.) a) Vom Rûcken. 525: 1. hT, hinteres, vT, vorderes, 1T. seitliches Tast- bùschel; t, Tasthaare des Rûckens. b) Ivopf von derselbea Species vom Rùcken. 850 : 1. Bezeichnung wie in voriger Figur. c) Rûckenschuppen von Lepidoderma squammatum Duj. : I, erste Kopf- schuppe; II, zweite; III, Halsschuppe; 1V ? [{umpfschuppe. d) Normale Form der ventralen Schuppen von Lepidoderma squammatum. Die Schuppenform ist an einzelnen Kôrperstellen etwas ver- sehieden. Vorn am Kopfe sieht man wappenschildfôrmige Schuppen mit dreieckigem Vorderende. Der Vorderrand der Schuppen flacht sich weiter nach dem Halse zu ab und die Hals- sclmppen zeigen nahezu gerade Vorderrànder. Am Hinterende des Kôrpers sind die Schuppen wieder dreieckig vorgebaucht. Jede Schuppe hat ein etwas verjûngtes Hinterende und hôrt mit 17 — 250 — rundlichem zarten Rartcle auf. Die Riïckenseite des Kôrpers besitzt 2(3 Querreihen von Schuppen. Auf dièse i'olgt eine Anzahl kleinerer und grôsserer Schuppen oder Schilder und an dièse schliessen sich die Schuppen des Basalteiles des Schwanzes an. Sie bilden drei Querreihen. Dièse Schuppen sind sehr gross. Die innerste Schuppe der ersten Reihe ragt iiber den Kôrperrand hervor und gewàhrt bei schwàcheren Vergrôsse- rungen den Eindruck einer Borste. Die àlteren Beobachter dièses Tieres, welche mit schwachen Linsen zu arbeiten genôfigt waren, sprechen daher von •• Sta- cheln '• oder •• Haaren » in dieser Région. Auch im Profil sehen die Schuppen gekrummten Borsten almlich. Die Beschuppung der Ventralseite zeigt auch besondere Eigen- ti'unlichkeiten. Der vonlerste Teil des Kopi'es wird durch eine Querfurche von den Flimmerbandern geschieden und ist mit symmetrisch gelagerten Platten bedeckt. Dicht hinter der Mundrôhre stehen zwei kleine, kurze, kegelformige Spitzen. Der Raum zwischen den Flimmerbandern ist vor dem ersten Kôrperdrittel mit schmalen Querplatten bedeckt und von dort an beginnt die Bepanzerung mit Schuppen. Dièse Stehen in drei alternierenden Lângsreihen. Den Abschluss dièses Sehuppen- streifens bilden vier Platten von langgestrecktparabolischer Gestalt, die sich breit decken. Zelinka (72) liât âusfuhrlich berichtet, welchen Verwechs- lungen dièses Tier im Laufe der Zeit ausgesetzt War. Oit und zahlreich wurde Lepidoderma squammatum Duj. in neuerer Zeit gefunden. Auch jene Kxemplare von Ltipid&cbermâ sgrwanimatum Duj., welche ich in der Umgebung von Czemowitz i'and, zeigten mit den von Zelinka beschriebenen vôllige Ùbereinstimmunu-. Diagnose: Kôrper schlank, Kopf i'iinflappig, all- mahlich in den Hais iibergehend, Kopfbreite 0,033 mm, der Breite des Hinterleibes gleich, Kôrper mit Ausnahme . 399, 100, loi, tab. XV, fig-. la, b, c, ■ Der kopf besass eine Breite von 60 [>■ Die Stielschuppen waren in der Halsregion des Tieres 12 jx, am Hinterende dagegen 17 \> lang. Im Februar wurde aucb ein Ei des Aspidiophorus paradoxus mit leben- dem Embryo gefunden. Dasselbe besass eine glatte, larblose Schale von 145 ;j Lange und 74 ;j Breite. Die Lagerung des Embryos in demselben wird ans der obenstehenden Abbildung ersicbtlich. Die Schuppen lagen der Eisebale dicht an, wàhrend zwiscben denselben und dem Korper des Tieres die feinen Stielchen sichtbar wurden. Der Darm war mit bellgrauem, feinkôrnigem Inhalte gefiillt. Die Li'inge des Osophagus betrug bei dem eingeschlossenen Tiere 79 \i. Hiingengebliebene Detrituspartikelchen zeigten, welche Loge das Ei rach seiner Ablegung innegehabt hatte und lassen den Schluss zu, dass die Eut von Aspidiophorus paradoxus direkt auf den Schlamm gelegt werden. Aspidiophorus paradoxus ist ein édites Mitglied der sapropelischen Lebewelt und wurde in den Winter- und Frùhlingsmonaten dicht liber dem Grunde des oft erwahnten Wasserbeckens im Schlossparke zu Pion er- beutet. Im September 1902 fand ich auch ein Exemplar zwischen Characeen im grossen l'ioner See (Helloch). Das Tier diirfte ein wichtiges Bindeglied zwischen den glattschuppigen Formen und den stacheltragenden Gastrotrichen sein. Ich halte es lùr wahrscheinlich, dass die glattschuppigen Formen, wie sie die Gattung Lepi- doderma aufweist, nicht durch einfache Entwickelung von stachelartigen Erhebungen auf den Cuticularplatten zu Vertretern der Gattung Chaetono- tus geworden sind, sondern dièse glatten Schuppen der Lepidoderma ahn- lichen Tiere dùrften durch Ausbildung von Stielen emporgehoben worden sein. An der Basis dieser Stiele entstand eine neue Schuppe, — das nieren- formige Bliittchen an der Stielschuppe von Aspidiophorus paradoxus, — schliesslicb verkûmmerten die Schuppenblatter, und nur der Stiel und seine Fortsetzung, die durch das Blatt laufende Mittelrippe, blieben ùbrig, und beide bildeten sich zum Stachel aus. Dièse Annahme wird durch die eigentùmliche Form der Stacheln von Chaetonotus schultzei gestûtzt. Dièse Gastrotrichenspezies zeichnet sich durch Stacheln aus, welche bei Beginn des untersten Drittels ihrer Lange zwei krâftige Nebenspitzen tragen. Zum Vergleiche gebe ich die Abbildung eines solchen Stachels aus der Monographie der Gastrotrichen von Zelinka wieder. Denkt man sich den Raum zwischen den Nebenstacheln und der Haupt- spitze mit einer dunnen Membran ausgefùllt, so ergibt sich eine auffallige IJbereinstimmung mit dem Baue der Stielschuppen von Aspidiophorus paradoxus. Die Gabelung des Stieles, welche die verdickten Rander der Schuppe bei der letztgenannten Gastrotrichen-Art bildete, ist bei Chaeto- notus schultzei in den zwei Nebenspitzen des Hauptstachels erhalten geblieben. Auf gleiche Weise dùrfte sich auch ungezwungen das Auftreten der Nebenspitze der Stacheln bei vielen anderen Chaetonotus- Arten , z. B. bei 258 - «1er nacii ^nJtlidi un Uiage ynjtoiid » !hmond (l) ' Emo Vnuh] Riickeusiacheh unvci "' ll » uflhllPlul %, "'''- ,, " J " 1 ' "•inappig iS!Z!:e!;r, pp8n,thii ^ r,i,,B ' . ' -' '"''''-'- IreilappiB ? ,llam Vo^rran-I ., j . _ Ireilappjtf.iiiil k.iliUl.irheiiu Sclmpi-e,, H , ni , , ■!, Im.len - I." "' - 11 "' 1 l! ' Jreiiappig.miLhuliUlarhelm. ^huppen s ci li iS eing • - t acl e |nnur' kopf parabolisch - Kopl mit dreiteiligem Schilde . kopf vorn ruml, oline Schild . :ii>H»rmiK gekt'l .1er hmti iluilnli •Ch (ormosv* \ C S 'Ch piuiUui v. DaJ. 'Ch, ornatit$v, Dad. ci,, tlackiae Goase Schuppen am Vordemnd fa** P« iiscli.amHintBrrand^nliBïulireisi Schuppen rliomboedrisch. nûappiffam Slirnran reitBiligem Scliilde *i l P''liSrhi|,j[ 1 ,r(ili 1 Form kletoer, c langen, _ îgen versel i den Innen- und Aussen- rnp. Ail S larligen Verdickungen »ersehenen îlflhren .■n.l. seiche an d" '" Stacheln trngen kopl nul funft.?iligi?in Schilde, dessen " itenteile llùgelarlig herunler- I Kopf mit ."iteiiigein. kurzeti Sel a - kopfrund Schuppen vorn eingeschnitten . . lùnllappig- Si-lmppun (asl kreisrund s ts voro -4* ten ïwei ; *SHyfiâ ttfSbSr-. elw s.-ln.ppenlaM qU adr« w l. SrWan.gal.el lang, dunn, e.genarl.g t Schwanzgahel gew.ihnlicli Schwanïgabel gewonnlii h Schuppen vorn ruml mil supplemiMil-'- rerSchuppa lU " U ' m " ScInvanzgaM ge»"hi,hch srhuppeu seeliseckig . Sehwanzgahel kurz . . ■ \ Kopf funllappig ; ) kopl rund, mit kopfrand dreiti Kopl I . . l 1 1_- 1 1 ■ lui ■appen schild fêrmi g Kopl niinl. kopfrand dmteihg . Schuppen langln -lirunii ' -' l.ni^li. hov ;i J ii..i zwci k.ium rkli.uen l-'iti/n'liiii'-fii Scliiijipen ilreilappig . \.-i..-i.spiL/en .."..". . Schwonzgabal lui l.i-ii-i.icliHlii s.imthch mir *'-' spitzen ^rhwan^ah-'l gew.dinlich s, W.,n ,g; ,!".■! si.-lifll. .rrmg gekr Schwanzgabelenden verbreilerl Schwanzgabel gewôhnlich g. dunn Schwan/gabel mrissig lang, dùnii CA.»crro(icait(itMH.Voigt. CA. rimrotAi M Voigl. i,7, arguotw M Voigt. Ch. brevispinosut Bel i /, c/iuni M Voigl Cft lelintoiiC m hwan/gahel gewi'hnlii- t;h vhuUzn Mi-tschn Acht grosse Stacheln mil Nehenspilzen am Itumpfe m drei Iteihen. In den heiden seillirhen je drei, in der lianen Reihe ïwei Stacheln. /wei l'aar verlangerle Stacheln am llalie, ein Paaram Rumpfe, drei am Hinterende. Aufdemllûcken fast gleich lange St.ivlicln. zwisrlien drei Stachein in charakteristischer StelJung. Seiten- stacheln votn 0,0025 mm, hinten 0,00625 mm lang. Die zwei letzten Seitenstacheln ungefàhr die Lange der grossen Riickenstaclieln erreichend. Raum zwischen don ventralen Gilienbàndern mit sechs- eckigen Schuppen bedeckt. Ôsophagus 0,0225 mm lang. Mundrôhre kurz, làngsgestreift. Totallànge 0,0775-0,08125 mm. Funuûrï: Osterreich: Unterandritz bei Graz, Mai. Chaetonotus larus O. Fr. Millier 1784. (Fig. 30.) Chaetonotus larus O. Fr. Midi.; Zelinka C, 1889, Nr. 72, p. 430-334, tab. XV, fig. 5. Chaetonotus larus O. Fr. Midi.; Voigt M., 1 ( .)04, Nr. 65, p. 141. Fig. 30. Rùckenstachel von Chaetonotus larus 0. Fr. Millier. (INach Ludwig, aus Zelinka.) Zelinka liât (72) die Angaben, welche bis zu jcneni Jahre iiber Chaetonotus larus Midi, existierten, wiedergegeben. Es 19 — 284 — sei daher auch an dieser Stelle auf dièses zusauimenfassende Werk hingewiesen. In neuerer Zeit wurde Chaetonotus h iras nur von M. Voigt (65) bei Pion wiedergefunden. Die Total- lange des Tieres betragt nach Ludwig 0,0937-0,15 mm, nach Du.tardin 0,1-0,11 mm. Der Kopf wird als rundlich, schwach- dreilappjg beschrieben. Er gelit allmàhlich in den Hais iïber. Pie Dorsalseite und die Seiten des Kôrpers sind mit einfachen, dreikantigen Stacheln bedeckt, welche von ungleicher Lange sind . Im ersten Kôrperdrittel sind sie nur ein Viertel so lang als auf dem mittleren und letzten Kôrperdrittel. Die Riïckenstacheln stehen im ersten Kôrperdrittel in neun, im mittleren und letzten Kôrperdrittel in sieben Langsreilien. In jeder Langsreihe sind 15 bis 1(3 Stacheln. Davon sind die letzten sechs oder sieben einer Reihe auffallend verlàngert. Dielangsten Stacheln messen 0,01-0,017 mm. Die Stacheln entspringen vom Hinterrande tief parabolisch ausgeschnittener Schuppen. M. Voigt (1904) gibt die Totallànge schon abgestorbener Tiere mit 17G-200 \j., die Lange des Ôsophagus mit 68 \j. und die der Schwanzgabel mit 26 jx an. Die Schuppenform dieser Exem- plare war der von Ludwig gezeichneten wohl àhnlich, doch waren die seitlichen Einbuclitungen der Schuppe weniger ent- wickelt. Diagnose: Rùcken- und Seitenfiàchen mit einfachen, dreikantigen Stacheln bedeckt; dièse stehen in der Kopf- und Halsregion in neun, in der Rumpfregion in sieben Langsreilien; in jeder Langsreihe 15 bis 16 Stacheln; sechs bis sieben dieser Rùckenstacheln sind auffallend verlàngert; sie entspringen vom Hinterrand tief parabolisch ausgeschnittener Schup- pen, Ventral ausser den beiden Flimmerbàndern zwischen diesen in der Umgebung des -Afters» und auf dem Basalstiïck der Schwanzspitzen einige kleine Borsten. Totallànge 0,09-15 mm. Fundorte: Deutschland: Berlin, Landshut, Strass- burg(?), Mûnchen, Pion; England; Schweiz: Bern, Solothurn, Lugano, Zurich; Frankreich: Seine; Russland: Petei-sburg, Libau; Danemark: Kopen" hauen. — 285 — Chaetonotus linguaeformis M. Voigt 1904. (Fig. 31a, A.) Chaetonotus linguaeformis M. Voigt, 1904, Nr. 65, p. 133, 134, tab. V, fig. 41a, b. Chaetonotus linguaeformis M. Voigt; Hlava St., 1904, Nr. 28, p. 336 (bloss genannt). .l'v. 1 V |M i v Fig. 31. — Chaetonotus linguaeformis Al. Voigt. (INach Voigt.) a) Dorsalansicht des Tieres. b) Schuppe mitStachel von Ch. linguaeformis. Chaetonotus linguaeformis liât einen zungenfôrmigen Kôrper, dessen vorderer Teil besonders schmal und schlank ist. Der Kopf des Tieres ist relativ sehr klein. Er besitzt eine drei- teilige Stirnkappe. Die Schwanzgabel ist kurz. Dorsal und an den Seiten stehen dicht kurze, einfache Stacheln in Làngsreihen. Sie entspiïngen von wappenschildfôrmigen Schuppen. Nach dem Korperende hin nehmen sie an Lange zu. Die Ventralseite zeigt zwischen den Flimmerbiindern kleine Schuppen, auf denen kurze Stacheln stehen. Dièse Schuppen erinnern an die der — 286 — Oberseite. In der Halsgegend fehlen ventral sowohl Schuppen als Staclieln; die Wimpern der Flimmerbànder sind besonders stark entwickelt. Der Ôsophagus ist sehr lang. Er nimmt allmàhlich an Breite zu bis er zuletzt 29,7 t a breit wird. Seine Lange ist dabei 96-99 [x. Zwei Tasthaare stelien auf der Dorsalseite des Halses. Diagnose: Kôrper zungenfôrmig, Kopf sehr klein mit dreiteiliger Stirnkappe, Riïcken- und Seiten- flàchen mit diclitstelienden, einfachen, kurzen Sta- clieln bedeckt, die nach hinten an Lange zunehmen. Totallànge 330-367 f b toi te 68 [a. Lange des Gabelschwanzes 109 bis 148 y.. Ôsophagus 85 bis 80 \j.. Kiirzeste Staclieln am Kopl'e 10 \n, langste am Rumpfe 23 jj.. Grosste Schuppon 7,8 [a lang, ihre Staclieln 15,6 ,u lang. Fundort: Deutscliland: Pion (Holstein). M. Voigt spricht von der Môglichkeit, sein Chaetonotus nodicaudus sei mit einem anderen Chaetonotus identisch, welchen R. Lauterborn in seiner Mitteilimg : " Beitrage zur Rotatorienl'auna des Rlieins und seiner Altwiisser •• beschreibt und den er Chaetonotus macracanthus n. sp. nennt. Zurzeit existiert keine Abbildung von diesem Tiere. Chaeto- notus macracanthus Lauterborn wird als schlank, mit feinen, nacli rûckwârts langer werdenden, diclitstelienden Staclieln beschrieben. Den gegliederten Gabelsclnvanz teilt er mit anderen Gastrotriclien (vergl. Chaet. nodicaudus Voigt, Chaet. entzi Dad.). Die Totallange des Chaet. macracanthus wird mit 0,297 mm, der Gabelsclnvanz mit 0,081 mm, und der ( )sophagus mit 0,063 mm Lange angegeben. Die entsprechenden Kôrperteile von Chaetonotus nodicau- dus M. Voigt weisen bedeutend geringere Dimensionen auf. Es ist môglich, dass Ch. macracanthus Lauterborn mit Ch, nodicaudus M. Voigt identisch ist und nur ein junges Exemplar desselben war. Chaetonotus serraticaudus M. Voigt 1904. iFig. 33a, b, c, d.) Chaetonotus serraticaudus M. Voigt; 1904, Nr. 65, p. 137, 138, tab. V, îig. I3a-b. Chaetonotus serraticaudus M. Voigt; 1901. Nr. 62. Neben Ch. nodicaudus M. Voigt ist Ch. serraticaudus cincr der grôssten Vertreter der Gastrotrichen-Sippe. Sein i'ast durchaus gleichbreiter Kôrper erreicht eine Totallange von 490-544 [x. DerKopf trâgt eine dreiteilige Stirnkappe. Er ist weder von einer sogenannten Halspartie, noch vom Rumpf gesehieden. Der Kôrper des Tieres ist mit Ausnahme der — 289 — fllimmerbàûder mil cUchtstehenden, einfâôhêfl Stachêln bedeckt. Sie ûehmen nach dem Kôrperende an Grosse zu. Die letzten Seitenstacheln ragen liber die Enden dos Gabelschwanzes hinaus. Die Schwanzgabel bestehtaus zwel ctaeh aussen gekrtimmten Rohren, deren Aussenseiten mit schuppenartigen Zâhnen be- deckt sind. Kurz vôr ihrem Endc bcsitzt jede Relire oino knoton- artige Anschwellung; darauf bricht sic plotzlich mit nach innen gekrummter Spitzo ab. Vor Boginn dêf Schwanzgabel hort die dorsale I3estachelung auf ; dièse Stelie ist bioss beschuppt und tràgt ein Paar Tasthaare. a //\\i>vf / / il v " ,1 //.; 'ii Fig- 33. — Chaetonotus serraticaudus M. Voigt. (Nach Voigt.) a) Dorsalansicht desïieres. b) Kopfschild. c) Kôrperende mit Schwanzgabel von der Ventralseite. d) Dasselbe von der I>orsalseite. (Die Stachêln sind weggelassen.) — 290 — Diagnose: Kôrpei' langgestreckt, nahezu iiberall gleich breit, Kopf mit dreiteiligem Stirnrand. Kôrper mit Ausnahme der ventralen Flimmerstreifen mit einfachen Stacheln, die nach riïckwàrts an Lange zunehmen, bedeckt. Raum zwischen den Flimmer- bàndern mit kurzen Stacheln. Dorsalseite vor Beginn der Schwanzgabel bloss beschuppt, nicht bestachelt. Schwanzgabel ans zwei màssig langen, nach aussen gekriïinrnten Rôhren bestehend. Aussenseiten und das erste Drittel der Innenseiten derselben mit schuppen- artigen Ziihnen bedeckt, Schwanzspitze in der Seiten- lage des Tieres wie abgesetzt. Osophagus relativ kurz, Mundrôhre làngsgefaïtet. Totallange 490- 544 [a. Kopfbreite 53 \x. Osophaguslànge 109 [x, grossie Breite 30 jx, Schwanzgabel 40 jj. lang, Kopf- stacheln 10 \i messend, Seitenstachel an der Schwanz- gabel 59 p. lang. Fundort: Deutschland: Pion (Holstein). Cliaetonotus arquatus M. Voigt 1903. (Fig. 34a, b.) Cliaetonotus arquatus M. Voigt; 1903, Nr, 64, p. 90 ff. Chaetonotus arquatus M. Voigt; 1904, Nr. 65, p. 138, 139. Chaeto notas arquatus M. Voigt; Hlava St., 1904, Nr. 28, p. 336 (bloss genannt). Der schlanke Kôrper dièses Tieres lallt durch die eigenartige Form, beziehungsweise Biegung des Gabelschwanzes auf. Der Kopf ist fimflappig und nicht viel schmliler als der Rumpf. Auf der Rùckenseite des Tieres stehen grosse, einfache Stacheln, welclie nach dem Kôrperende hin an Grosse zunehmen. Die letzten sind ungefahr dreimal so gross als die Kopfstacheln. Vor Beginn des Gabelschwanzes hôrt die dorsale Bestachelung auf; hier entspringt ein Paar Tasthaare. Die zwei letzten Seitenstacheln sind so gross, dass sie die Schwanzgabelenden ûberragen. In jeder Làngsreihe stelien dorsal nur neun Sta- cheln, welche von nahezu quadratischen Schuppen entspringen. Die Schuppen machen den Eindruck kleiner, hiigelartiger Er- — 291 — hebungen. Die Stacheln sind an ihrem Ursprung kràftig und leicht gekrùmmt. Sic gehen in haarscharfe Spitzen aus. Die Ventralseite des Tieres zeigtden Raum zwisohen den Flimmer- bàndern mit sehr kurzen Stacheln bedeckt. A.uf der Unter- seite der Schwanzgabel stehen zwei lângere Stacheln, welche zwischen die Schwanzspitzen hineinragen. ( 'haetonotus arquatus isl wie \ iele andere Gastrotrichen cin Mitglied der «sapropelischen Lebewelt». Er hait sich auf dem Grunde der Gewâsser auf. Fig. 34. — Chaetonotus arquatus Voigt. (Nach Voigt.) a) Dorsalseite des Tieres. b) Schuppen mit Stacheln. Diagnose: Kôrper schlank, langgestreckt, Kopf fiinflappig, etwas weniger breit als der Rumpi : , Âste des Gabelschwanzes lang, diïnn, eigenartig ge- schwungen. Riïcken mit langen, einfachen, sehr — 292 — spitz endigenden Stacheln bedeckt; dièse entspringen von fast quadratischen Sehuppen und stehen weit auseinander. Nur neun in einer Langsreihe. Ventral- flâche mit zwei Flimmerstreifen, ihr Zwischenraum von kurzen Stacheln erfùllt. Ventral noch zwei langere Stacheln, die zwischen die Schwanzgabeliiste hineinragen. Ôsophagus bis- kuitiôrmig. Totalliinge 230 jj.. Kopfbreite 33 p., Schwanzgabel 46 \x lang, kiirzeste Kopfstacheln 10 ja, grôsste Rùckenstacheln 33 [i. messend, Seitenstacheln an der Schwanzgabel 40 y. lang. Osophaguslànge 53 [x. Fundorte: Deutschland: Pion; Osterreich: Siïd- bohmen (Torfmoore). Chaetonotus uncinus M. Voigt 1904. (Fig. 35a, b, c, d. ) Chaetonotus uncinus M. Voigt; 1904, Nr. 65, p. 139, tab. VI und VII, fig. 47a, b, und 51«, b. Chaetonotus uncinus M. Voigt; 1909, Nr. 66, p. 721. Dieser Chaetonotus zeigt einen langgestreckten Kôrper, einen lïinfteiligen Kopf und ein ganz merkwurdig geformtes Schwanzende. Der Basalteil desselben erscheint wie an- geschwollen, die Endgiieder sind hier durch Haken vertreten, die 5,2 {j. lang sind und nach aufwàrts gebogene Spitzen besitzen. Die Dorsalfliiche des Tieres ist mit kurzen, einfachen Stacheln bedeckt, welche sich an Lange nur sehr wenig unterscheiden. Sie entspringen von wappenschildfôrmigen Sehuppen. An den Aussenseiten des Gabelschwanzes stehen je drei kràftige, gros- sere Stacheln, die nach der Ventralseite zu allmiihlich kleiner werden. An der Innenseite der Schwanzgabel ist je ein gros- si Ter Stachcl zu sehen. Der Raum zwischen den beiden Flimmerbandern der Ventralseite tnigt gieichfalls Reihen kurzer Stacheln. Der Darm des Tieres zeigt keine charakteiïstischen Merkmale. ( )sophagus und Mundrohr sind kurz. — 293 — Fig. 35. — Chaetonotus uncinus M. Voigt. (Nach Voigt.) a) Dorsalansicht desTieres. b) Hinterende des Tieres von der Seite gesehen. c) Hinteres Korperende desselben von der Dorsalseite gesehen. d) Schuppe mit Stachel von Chaetonotus uncinus Voigt. (*) In Fig. 35a stehen die Stacheln am hinteren Korperende infolge eines VerSehens zu dicht. Diagnose: Kôrper langgestreckt, Kôpf fiinflappig, Schwanzgabel eigenartig plump und kurz, statt des Endgliedes ein gekrùmmter Haken, dessen Spitzen nach aussen gebogen sind. Dorsalseite des Tieres mit kurzen, einfachen Stacheln bedeckt, die nach rùckwàrts sehr wenig an Langé zunelimen. Total- lange 258 (340) [x, Kopfbreite 42 (56) ,a, Lange der Schwanzgabel 27 {x, Osophaguslange 82 u, làngste Stacheln 19,8 fx. Fundort: Deutschland: Pion, — 294 — Chaetonotus succinctus M. Voigt 1904. (Fig. 36a, b, c, d, e, f.) Chaetonotus succinctus M. Voigt; 1904, Ni*. 65, p. 141, 142, tab. VI und VII, fig. 4Qa-d und bOa-b. Fig. 36. — Chaetonotus succinctus M. Voigt. (Nach Voigt.) a) Dorsalansicht des Tieres (stark vergrcïssert). b) Schuppe mitStachel vom Ivopfende des C h. succinctus. c) Schuppe mitStachel vom Hinterendedesselben Tieres. d) In derSeitennnsicht. e) und f) Riickenstacheln mit Schuppen. Der Kôrper dièses Tieres ist plump. Der fûnflappige Kopf ist ebenso breit wie der Hais. Der Rumpf ist nicht viel breiter und endigt in einen kurzen Schwanz. Autfallend ist die Be- — 295 — stachelung dièses Tieres. Der Rùcken ist mit Schuppen be- deckt, von denen sehr kurze Stacheln entspringen. Die Forin der Schuppen am Kopfe ist ans der Figur 36b ersïchtlich. Um die Mitte der Dorsalseite zieht eine Reihe grosser, dùnner, einfacher Stacheln, welche von beinahe rechteckigen Schuppen entspringen. An den Seiten des Tieres stehen redits und links von der Schwanzgabel je zwei lange Stacheln, von denen der hintere die Schwanzenden weit ùberragt. Dorsal befinden sich zwischen der Schwanzgabel drei kurze, ventral zwei langere Stacheln. Zwei Paar Tasthaare sind in der Hais- und Rumpf- region auf der Dorsalseite des Tieres inseriert. Diagnose: Korper plump, Kopfrand iïinflappig, Schwanzgabel kurz, Rùcken mit kurzen, einfachen Stacheln bedeckt, welche von Schuppen charakteri- stischer Form entspringen. uni die Mitte des Kôrpers eine Reihe langer, dùnner Stacheln, wie ein Gùrtel, von fast rechteckigen Schuppen entspringend. An den Seiten des Kôrpers links und rechts vom Gabel- schwanze je zwei lange Stacheln, von denen der hintere weit liber die Schwanzgabel hinaussieht. Zwischen der Schwanzgabel dorsal drei kurze, ven- tral zwei langere Stacheln. Totallànge 217-225 ,u.. Kopfbreite 39 (x. Lange der Schwanzgabel 33-39 y.. Fundort: Deutschlaiid: Pion. Chaetonotus chuni M. Voigt 1904. (Fig. 37a, b.) Lhaetonotus chuni M. Voigt; 1904, Nr. 05, p. 143, 144, 145, tab. VI und VII, fig. 48 und 52. Chaetonotus chuni M. Voigt; Hlava St., 1904, Nr. 28, p. 230. Der Korper dièses Tieres ist schuhsohlenfôrmig. Kopf und Hais sind gleich breit; der Rumpf erscheint etwas breiter. Der Kopfrand ist dreiteilig. Die Dorsalseite des Tieres zeigt eine iïberaus reiche Bestachelung. Von oben betrachtet kann man neun Staclielreihen zahlen. Vor Beginn der Schwanzgabel wird die regelmiissige Aufein- anderfolge der langen Stacheln durch kurze gestort; darauf — 296 -_ t'olgen wieder langere Stacheln. In der Seitenlago ist der freia Raum leicht wahrnehmbar. Ein Paar ïasthaare sind dort zu sehen. Aile Stacheln entspringen von liinglichrunden Schuppen und besitzen Nebenstaclieln. Die Stacheln der Dorsalseite nehnien vom Kopfe gegen das Korperende bedentend an Lange zu und erreichen zuletzt das Dreil'aclie ihrer urspriinglichen Lange. Zwischen der Schwanzgabel stehen dorsal zwei starkere Stacheln init Nebenstaclieln, die ùber die Schwanzgabel etwas hinausragen. Der Raum zwischen den ventralen Flimmer- bandern ist mit kurzen, einfachen Stacheln besetzt, die von langlichrunden Schuppen entspringen. Dièse Bedeckung wird von vier einfachen, bedeutend liingeren Stacheln abgeschlossen. Sie ragen mit ihren Spitzen zwischen die Schwanzgabelenden hinein. Dièse erscheinen wie zusammengedruckt und an ihren Enden deutlich verbreitert. Der Rand der Verbreiterung be- sitzt zwei schwache Einbuchtungen. Die Mundrôhre ist langsgefaltet. Fig. 37. — Chaetonotiis chuni M. Voigt. (Nach Voigt.) a) Dorsalansicht des Tieres. b) Schuppe und Stachel. — 297 — Diaonossi Kôrper breit, sehuhsohlenfôrmig, sehr reioh bestachelt, dorsal neun EJeihen grosser, mit Nebenstacheln versehener Stacheln, die von lànglich- runden Schuppeo entsprjngen, Schwanzgabelenden verbreiter*, Kopfrand dreiteilig, Kopf und Huis von gleicher Breite, Mundrôhre kurz, leicht liings- gefaltet. Totallànge 201-210 jjl , Kopfbreite 41 p., Schwanzgabel 33 u., Ôsophagm 50,4 [k lang, liingste Kopi'stacheln 21-20 p., làngste Stacheln a m Hinter- ende 5(3-0(3 \k lang, grossie Schuppen auf der Dorsal- seite 18 [k Lange. Dorsale kurze Stacheln 5,2 \x lang. Fundorte: Dentschland: Pion; Osterreich: Siid- bohmen. Chaetonotus bogdanovii Schimkewitsch 1886. (Fig. 38.) Chaetonotus bogdanovii Schinik.; Zelinka C, 1889, Nr. 72, p. 435-437.. tab. XV, fig. 6. Fig. 38. — Chaetonotus bogdanovii Schimk. (Nach Schimkewitsch, aus Zelinka.) In seitlicher Ansicht, in willkùrlicher Vergrdsserung. — 298 — «Das Ende des Korpers ist gegabelt, mit einfachen, schwanzartigen An- hângen; die Bauchseite besitzt einen flimmernden, in Lângsreihen angeord- neten Haarbesatz; die Riickehoberflâche ist mit Staclieln bedeckt; am Kopfe befinden sich Tasthaare. Die Merkmale der Art Ichth. bogdanavii sind (Fig. 1) : Rùckenstacheln von gleicher Grosse, in Lângsreiben angeordnet; die Stacheln sind ohne Basalplatte und nach rùckwarts gekriïmml; am Rucken finden sich sechs Paare borstenformiger Anhânge; der Muni betindetsicham vorderen Korperende; ein Paar Bûschel von Tasthaaren ist vorhanden. Das eigentliche Merkmal fur die zu beschreibende Art ist die Anwesenheit von Borsten am Rucken. Zwei Paare dieser Anhânge sind am Halsteile angeordnet, ein Paar an der Grenze des zweiten und letzten Drittels des Korpers und drei Paare am binteren Teile des Korpers. Von den Halsanhiingen ist der hinlere kleiner und sitzt hoher (nâher der Medianlinie); von den hinteren Anhiingen ist der vordere grosser und sitzt tiefer (mehr an der Seite hereb); die zwei ùbrigen sind von gleicher Grosse und sitzen in einer Unie. Der Mund ist am Vorder- ende und am Grunde einer nicht sehr grossen Hohlung gelagert, welche vor dem Munde liegt. Bei der Bewegung ist das vordere Drittel des Korpers immer aufwarts aufgehoben.» In (9) liât von Daday eine neue Form Chaetonoius dubius v. Daday besclirieben, und die Vermutung ausgesprochen, dass beide Formen identisch seien. Man kann annelimen, dass die Unvollkommenheit der da- maligen optischen Instrumente es Sciiimkewitscii nicht ge- stattete, so feine und komplizierte Strukturverhâltnisse, wie sie die Gastrotrichen-Kutikula oi't aufweis£ zu erkennen; es ist môglich, dass Schimkewitch die Haut fur glatt ansah, da es ja auch jetzt bei Chaetonotus dubius v. Dad., die oftenbar sehr zarten Schuppen nur am Seitenrand des Korpers wahrzunehmen gelang, wàlirend dies fur die Rûckenschuppen nicht môglich war. Sehr nahe liegt es, in den •• l'uni' Paar langer, stachelartiger Borsten, die am Halse und in der hinteren Rumpfhàlfte verteilt sind-, jene «langeren, borstenfôrmigen Anhânge, von denen zwei Paar am Halse, ein Paar an der Grenze des zweiten Korperdrittels und drei Paar am Hinterende stehen », von denen Schimkewitsch spricht, wiederzuerkeniien. Auch werden die letzten beiden Paare dieser "Anhânge •■ bei beiden Chaetonotus- Arten kïirzer. (Unwesentlich ist wohl die Angabe, dass die Form, welche Schimkewitsch sali, bei der Bewegung das Vorder- ende immer emporgehoben hait.) Unterscheidend fur beide Arien ist, dass Ch. dubius v. Dad. fi'mf Paar langer « Dornen « besitzt, wàhrend Ch. bogdanovii Schimk. sechs Paar Borsten besitzen soll. — 299 — Schimkewitsch gibt die Zahl der Reihen kurzer Riicken- stacheln aichl an; zufàllig konnte auch bei Ch. dubius die Reihenzahl der kurzen Riickenstacheln nicht gezàhH werden. Die Verteilung der « langen, stachelartigen Dornen», die woli! in beiden Fallen Làngere Riickenstacheln sind, ist eine auffallend analoge. DiAGNOSE: RiïCken mit einfachen, kurzen Sta- clieln bedeckt. Zwischen diesen sechs Paar làngerer Stacheln; zwei Paar stehen ara Halse, oines an <\cv Grenze dos letzten Kôrperdrittels und drei Paar am Hinterende. Die letzten beiden Paar sind die kurzesten, sie finden sich ni eh r gegen die Mittellinie des Kôrpers zu. Fundort: Russland; Nowgorod, ini Sëe Kont- schansky. E. v. Daday fand seinen ('h. dubius ans einem Iriundations- tiimpel «les Paraguayflusses bei Corum ha in Matto Grosso. Totalliinge 0,11 mm mit Gabelschwanz, làngste Stacheln 0,04 mm, kurze Stacheln 0,02 mm. Chaetonotus octonarius A. C. Stokes 1887. (Fig. 39a, b and 41.) Chaetonotus octonarius A. C. Stokes; Zelinka C. 1889, Nr. 72, p. 446, fig. 9. Chaetonotus octonarius A. C. Stokes; Grùnspan Th., Nr. 28, p. 218, 219, lab. 18, fig. 6 uncl 9. Zelinka bringt in seiner Monographie die Originalangabe, welche Stokes ûber dièses Tier machte, uncl ein Schéma der Riickenstachelverteilung. (Eigene Beobachtungen fehlen.) Ich batte sclion Gelegenheit, dièses Tier, von welchem bis dahin eine genaue Beschreibung und Abbildung fehlte, an einer anderen Stelle zu besprechen (vergl. Grùnspan, «Zool. Jahrb.», Bd. 26, Heft 2, 1908). Hier kann nichts Neues iïber dasselbe hinzugefugt werden. Das kleine, schlanke Tier liât einen fiinflappigen Kopf, der zwei Paar Bùschel Tasthaare tràgt. Auf dem Riicken stehen 20 — 300 — aeht lange, derbe Stacheln mit deutlichen Nebenstaclieln, welche es leicht kenntlich machen. Der Rumpf endigt in eine Schwanz- gabel, die als gewôhnlich bezeichnet werden kann. Die Totallànge schwankl von 0,0862 bis 0,1034 mm. Breitedes Kopfes 0,0206 mm, wàhrend die des kurzen Halses 0,0172 mm betràgt. Der Rumpf ist in normalem Zustande (oline stark entwickeltes Ei) niclit breiter als der Vbrderteil des FCôrpers. Fig. 39. — Chaetonotus octonarius A. (-. Stok. (Nach Grunspan.) a) Dorsalansicht des Tieres. b) Schuppen mit Riickenstacheln. î A A A A A Fig. W). A A A Chaetonotus octonarius Stok. Schéma der Verteilung der Riickenstacheln. — 301 — Diagnose: Korper srhlank, Kopf deutlich fûnf- lappig, Riicken mit acht derben, deutlich gegabelten Staeheln auf dem Rumpfe in typischer Anordnung; sie entspringen von l'as t kreisrunden Schuppen. Lange eines Rûckcnstachels 0,025 mm. Totallànge 0,0862 bis 0,10344 mm. Kopfbreite 0*026 mm, Ôso- phagus 0,0275 mm lang, Schwanzgabel 0,01725 mm lang, gewôhnlich. Fundorte: Os te rreich .- Czernowitz (Bukowina), in mehreren Tùmpeln und Teichen; Nordamerika: Trenton (New Jersey). Chaetonotus tenais Griinspan 1008. (Fig. 41.) ( 'haetonotus tennis Griinspan; 1908, Nr. 23, p. 219, 220, 221, tab. 19. fig. 2 und 3. Dièse aufîallend di'mne, schlanke Form besitzt genau dieselbe Kopfform, wie Chaetonotus maœimus Ehrb. Die Unter- scheidung beider Arien erleiehtert die nberaus geringe Breite des Tieres — sie betrâgt nur ungefàhr die Hàlfte der Breite des Chaetonotus maœimus Ehrb. — ferner die dorsale Bestache- lung und die Form der Schwanzgabel. Auf dem Riicken stehen acht Làngsreihen einfacher Stacheln, die gegen die Schwanzgabel zu langer werden. Der letzte Seiten- stacliel ist auffallend lang. Die dorsale Bestachelung reiclit nicht bis an den Ursprung der Schwanzgabel lieran. Von dem letzten Riickenstachel an erstreckt sich ein beschupptes Feld bis an die Wurzel der Schwanzgabel. Dièse selbst besteht aus zwei dûnnen, relativ langen, etwas sichelfôrmig nach innen gekrûmmten Rohren. Je ein kurzer Stachel steht redits und links an der Aussenseite der Schwanz- gabelàste. Der Darmtraktus zeigt keine Besonderheiten. Der Ôsopha- gus wird 0,0345 mm lang und ist in seinem unteren Teile vei'- breitert. Die Kopfbreite kommt mit 0,01725 mm der Rumpf- breite ungefàhr gleich, doch hatten manche Exemplare eine Rumpfbreite von nur 0,0159 mm. — 3Ô2 — Fig. 41. Chaetonotus tenuis Grùnspan. (Nach Grùnspan.) Dorsalansicht des Tieres. Diagnose: Kôrper auffallend se limai und schlank, Kopf mit "Stirnkappo- versehèn, sonst Kopf uml Hais vvie bei Chaetonotus maximus Ehrb. Riicken und Seiten des Tieres mit einfachen, relativ langen Stacheln bewehrt, welche nacli dem Kôrperende zu langer werden; sie entspringen von lànglichrunden Schùppen. Auf dem Rûcken acht Làngsreihen von Stacheln. Der letzte Seitenstachel auffallend lang, 0,02764 mm messend. An der Wurzel der Schwanzgabel auf der Aussen- seite redits und links je ein kurzer, 0,01136 mm messender Stachel. Unbestaclieltes, nur beschupptes Gebiet auf der Rùckenseite vor Beginn der Schwanz- gabel, 0,02272 min lang. Totallànge 0,12765 mm, Rumpfbreite 0,0151» mm oder der Kopfbreite gleich, Kopfbreite 0,01725 mm, Ôsophagus 0,0345 mm lang. làngster Seitenstachel 0,0270 1 mm, an <\t>v Wurzel der Schwanzgabel 0,01136 mm. Fundokt: ( >s t ,e rrei c h , Czerno w i t /, (Bukowina). 303 — Chaetonotus multispinosus Griinspan 1908. (Fig. 42a, l>.) Chaetonotus multispinosus Griinspan; 1908, Nr. 23, p. 225, 226, tab. 18, fig. 1 und 5. Chaetonotus multispinosus is1 eine der kleinen Gastrotri- chen-Formen. Er wird bloss 0,14835 mm lang und erscheint dick, und plump mit dickem Kopf, reich mit fast gleichmàssig kurzen Stacheln bedeckt. Bemerkenswert ist seine Ahnlichkeit mit Chaetonotus brevi- spinosus Zel , welche in der Art der Bestachelung, der Kopf- form und dem kurzen ( )sophagus besteht. Gewisse charakteristische Eigentiimlichkeiten trennen dièse Art von Chaetonotus brevispinosus Zel. Hier sielit man einen deutlich fûnflappigen Kopf ohne Augenflecke, wàhrend Ch. brevispinosus Zel. einen kreisrunden Kopf und Augen- flecke besitzt. Die letzten Seiten- und Rùckenstacheln sind bei Chaetonotus brevispinosus Zel. verlàngert und stàrker gekriïmmt; bei Chae- tonotus multispinosus unterscheiden sich die letzten Stacheln in keiner Weise von allen anderen. Auch jene kràftigen, geraden Stacheln von gleicher Lange wie die gekriimmten in ihrer Umgebung, welche Ch. brevispi- nosus Zel. vor Beginn der Schwanzgabel besitzt, sind bei Chaet. multispinosus nicht vorhanden. Die Dorsalseite dièses Tieres ist auf Kopf, Hais und Rumpf mit dichtstehenden, kurzen, einfachen Stacheln bedeckt. Von oben betrachtet kann man 17 -f- 2 Làngsreihen zàhlen und in jeder derselben etwa 38 Stacheln. Dièse nehmen von der Mitte ungefàhr kreisrunder Schuppen ihren Ursprung. Die Ventral - seite zeigt mit Ausnahme der Flimmerbànder gleichfalls voll- stàndige Bedeckung mit Stacheln. An der breitesten Stelle kann man fi'mf kurze Stacheln zàhlen. Der Rauin zwischen den Flimmerbandern wird von dùnnen Schuppen bedeckt, welchen kurze Stacheln aufsitzen. 304 — Fig. i u 2. — Cltaetonotus multispinosus Grùnspan. (Nach Grùnspan. o) Dorsalansicht des Tieres. b) Ventralansicht. Diagnose: Kôrper dick, plump, Rûckenflàche mit kurzen, einfachen Stacheln bewehrt, die in 17 -f* 2 Làngsreihenstehen und von rnnden Schuppen enfspringen. Kopf deutlich fùnflappig, dick, 0,031 mm breit, Hais dick, etwas weniger breit. Osophagus kurz und dick, 0,0379 mm lang und hinten 0,0155 mm breit. Totallànge 0,14835 mm. Lange der Schwanz- gabel 0,0155 mm. Ventraler Raum zwischen don Flimmerbàndern mit zarten Schuppen, denen kurze Staclieln aufsitzen, bedeckt. An don Rumpfflàchen seitlich von don Flimmerbàndern kurze Staclieln in alternierenden tteihen. Fùnf Stacheln an der breitesten Stelle. Fundort: Deutschland: Hejdenheim (Wûrttemberg). — rso: Chaetonotus zelinkai Ciriinspan 1908. (Fig. 13a, h. c, (I.) Chaetonotus zelinkai Grriinspan; L908, Nr. 23, p. 226, 227, 228, tab. XVIII, fig. 1. 7,8, L0. Dièses Tier besitzl einen Kopf von hammerfôrmiger Form, einen schlanken Kôrper von 0,22425 mm Lange. Die Breite des Kopfes betràgl 0,0345 mm, vor dem Ubergange in den Hais nur 0,02 Q5 mm. Sehr reich isl die dorsale 1 testachelung. Sic wird von elf Langsreihen einfacher Stacheln gebildet, die am Kopfe 0,0069 mm., nahe dem Rumpfende etwa 0,0483 mm messen. Die Bedeckung mil Schuppen und Stacheln reicht dorsal bis dorthin, wo der Hinterrand der Mundôffnung von unten lier durchschimmert. Die Riickenstacheln entspringen von Schuppen, welche am Kopfe ein tiaches, gerades, verdicktes Vorderende zeigen, wàhrend sie am Rumpfe polygonal, deutlich sechsseitig sind. Vonoben gesehen, gewàhren sic am Rumpfende den Anblick eines ungleichseitigen Rhomboeders; von der Mitte des Hinter- randes desselben entspringt der Stachel. Den Ùbergang zu diesen Schuppen bilden gleiclifalls polygonale ungleichseitige Schuppen. Besonders charakteristisch fur das Tier sind drei lange Stachelpaare an den Seiten des Rumpfes vor Beginn der Schwanzgabel, die mit Nebenstacheln versehen sind. Diagnose: Kôrper schlank, mit «hammerfôrmigem» Vorderende. Kopf mit grosser Stirnkappe, allmàhlicli in den Hais ùbergehend. Totallànge 0,2242 mm, Breite des Kopfes 0,0345 min. Rùcken des Tieres mit elf Langsreihen einfacher, gegen das Kôrperende zu langer werdender Stacheln bedeckt. Schuppen am Kopfe mit geradem, verdicktem Vorderrand, am Rumpfe von polygonaler Gestalt, aneinander, nicht teilweise iibereinander liegenjd und alternierende Reihen bildend. Der Stachel entspringt vom Hinter- rande der Schuppe. Breite einer Schuppe am Riicken 0,00352 mm. Drei màchtige, mit Nebenstacheln versehene Stachelpaare an den Seiten <\vs Rumpfes vor Beginn Aw Schwanzgabel. Dièse sind von oben nach unten 0,0483, 0,05175 und 0,069 mm lang. — 306 — Rumpfbreite 0,03795 mm, Schwanzgabel 0,0345 mm lang. Fundort: Deu tselilaiid : Heidenheim (Wiïrttemberg)*. a Fig. 43- — Chaetonotus zelinkai Grùnspan. (Nach Grùnspan.) a) Dorsalansicht des Tieres. b) Kopf. 6") Riickenstaclieln mit Schuppen vom Kopf eines Chaetonotus zelinkai. d) Rùckenstacheln samt Schuppen von der hinteren knrperpartie. (*) Nacb brieflichen Mitteilungen kummt dièse Art auch in einem Teiche von Epping Forest liei London und in einem Tiïmpel bei Pittlochry (Scottisli Highlands) vor. An beiden Stellen wurde sic von David Bryce gefunden. 307 Chaetonotus zelinkai varietas graecensis Griïnspan 1908. (Fig.44fl,6.) Chaetonotus zelinkai var. graecensis Griïnspan; 1908, Nr. 23, p. 228, 229, tab. XVIH, fîg. 2 und 3. Dièse Form konnte bei flùchtiger Beobachtung fur Ch. zelin- kai gehalten werden, and wohl nur die Nebenstacheln, welche die Rûckenstacheln besitzen, scheinen siezu unterscheiden. Bei intensiver Beobachtung merkt man, dass hier die Ein- buchtungen des Kopfes l'ehlen und die Stirnkappe in grôsserer Ausdehnung den Kopfrand begleitet. Sie ist 0.0303 mm lang. Der Kopf besitzt an beiden Seiten je zwei "Einschnitte». Aueh hier zeigt der Rùcken eine reiche Bestachelung. Die Stacheln stehen in 9 + 2 Làngsreihen und nehmen gegen das Leibesende an Grosse zu. Sie besitzen sàmtlich Nebenstacheln; am Kopfe sind sie 0,02121, am Rumpfe 0,0242 mm lang. An den Seiten des Rumpfes beflnden sich auch hier vor Beginn der Schwanzgabel drei machtige, mit Nebenstacheln versehene Stachelpaare, welche 0,03636 mm, 0,04545 mm und 0,0606 mm lang sind. Die Seitenansicht zeigt zwôlf schiefe Querreihen von Stacheln, den Kopf bis an die Stirnkappe bestachelt und iiberdies die Schutzeinrichtung der "Panzerplatten ». Diagnose: Kôrperform wie bei Chaetonotus zelinkai. Totallange 0,2181 mm. Riicken mit 9 + 2 Reihen von Stacheln, welche durchwegs Nebenstacheln tragen und nach dem Kôrperende an Lange zunehmen. Kopfrand unterhalb der Stirnkappe nieht tief ge- buchtet, mit zwei ••Einschnitten- redits und links versehen. Lange der Stirnkappe im Profil gemessen 0,0303 mm, Ruckenstacheln 0.0212-0,0242 mm. Vor Beginn der Schwanzgabel an den Seiten des Rumpfes, wie bei Chaetonotus zelinkai, je drei lange, mit Neben- stacheln versehene Stachelpaare, 0,0606, 0,0454, 0,0363 mm lang. In der Seitenansicht 12 schiefe Querreihen von Stacheln, Kopf bis an die Stirnkappe bestachelt und Panzerplatten . Fundort: Ôsterreich: Graz. 308 — Fig. il. — Ckaetonotus zelinkai var. graecensis Griinspan. •Nach GrûNSPAN.) a) Dorsalansicht desTieres. b) Seitenansicht. Sk, Stirnkappe; PI, Panzerplatten; Se, Se,, Se3, die drei letzten Seitenstacheln. Chaetonotus simrothi M. Voigt L909. (Fig. 45.) Chaetonotus simrothi M. Voigt; L909, Ni'. 66, |>. ~rïl. Dcr Kôrper dièses Tieres isl langgestreckl und schlank. Die Dorsalseite isl mit einfachen Stacheln bedeckt, die nach dem — 300 — Hinterende an Lange zunehmen. Die Letzten Riickenstacheln sind etwa doppell so lang als die Kopfstacheln iU>± Tieres. Der Kopfrand des Tiens isi fiïnfteilig. Die beiden aussersten Telle der Stirnkappe sehen ftùgelartig ans. Die Schwanzgabel bestelit ans zwei màssig laneren. diinnen, arekrummten Rôhren. Die Riickenstacheln besitzen eine eigentûmliche Biegung (Fig. 16b). Sie entspringen von dùnnen Sclmppen (Fig. 16c). Die Ventralseite des Tieres besitzt kurze Stacheln. Die Total- lange des Tieres ist 390-427 (/.. Die Breite des Kopfes betràgt 60-68,8 y-. Das Tier hcsii/i einen ungefàhr zylindrischen (>s<>- phagus und eine kurze, làngsgerippte Mundrôhre. Ein Exemplar dieser An hatte vier Diatomeen, zwei Navi- cula-A.rt&n im Darm. Fig. 45. — Chaetonotits simrothi M Voigt. a) Vom Rùcken. b) Zwei Stacheln in der Seitenansicht. c) Schuppe mit Stachel. — 310 — Diagnose: Kôrper langgestreckt, schlank. Dorsal- seite des Tieres mit einfachen, gekrûmmten Stacheln bedeckt, die gegen das Hinterende des Kôrpers an L linge zunehmen uncl zuletzt ungefàhr doppelt so lang als die Kopi'stacheln sind. Die Stacheln ent- springen vom Hinterrand dùnner Schuppen; Kopf mit i'ùnfteiligem Stirnrand, dessen beide aussersten Teile flùgelartig vortreten. Ôsophagus zylindrisch, 105 \j. lang. Mundrôhre kurz, làngsgerippt. Schwanzgabel 60 \j. lange, diïnne, gekriïmmte Rohren bildend. Totallànge 390-427 \x. Breite des Kopfes 60-<5(),8 ;j., kurze Kopi'stacheln 14 \j. lang, làngste Stacheln an der Ventralseite 15 u lang, die grôssten Schuppen 13 ;j. lang und 12 \j. breit. Fundort: Deutschland: Pion (Holstein). Chaetonotus ploenensis M. Voigt 1909. (Fig. 46.) (Als Chaetonotus acanthodes Stok. bestimmt.) Chaetonotus acanthodes A. C. Stok.; M. Voigt fi), 1904, Nr. 65, p. 140, 141, tab. V, fig. 44. Chaetonotus ploenensis M. Voigt; 1909, Nr. 66, p. 718. Fig. 46. — Chaetonotus ploenensis M. Voigt. (Nach Voigt.) Dorsalansicht des Tieres. (1) «Der breite, schiilisolilenfïirmige Kiirper zeigt bei denTieren ohne Ei im Innern Kopf und lîumpf von fast gleichem Querdurchmesser. Nur an - 311 - (1er Stelle, \vo der Ôsophagus in den Darm ubergeht, ist der Kôrper an beiden Seiten etwas eingezogen. Am Kopfe entspringen vier Borsten- bûschel. Biicken und Seiten des Chaetonotus sind mit liinglichrunden Scliuppen bedeckt, auf welchen kurze, einfache Staclieln stehen- Die sup- plément;! ren Scbuppen, die Stores wahrgenommen hat, konnte ich nicbt auffinden. Die Scbuppen der Plôner Exemplare waren mehr aneinander als teilweise aufeinander gelagert, wie dies aus der von SîOKES gegebenen Abbildung liervorgebt. Bei Begin des hinteren Drittels der (iesamlliinge zieht sich ein Giirtel von ziemlich langen Staclieln um die Oberseite des Tieres. Die Schuppen zwischen diesem Gûrtel und der Schwanzgabel sind ohne Stacheln. Nur links und redits von der Schwanzgabel entspringen je zwei lângere Stacheln. Die Stellung der vier Tasthaare auf der Dorsalseite des Tieres wird aus der Abbildung Figur 44 ersichtlicb. Auf der Unterseite des Tieres entspringen am Hinterende vier lfmgere Stacheln, welche zumTeil zwischen der Schwanzgahel sichtbar werden. Die Gesamtlânge des Tieres schwankt zwischen 116 und 136 [i (nach Stokes 141 ;j). Die Lange des Ôsophagus betrâgt 39 ;j, die Lange der Schwanzgabel 16,5 ;•>. Die langen Stacheln des Gûrtels messen 14,3 p., die kiirzesten Stacheln 4 y. Die grossten Schuppen vveisen eine Liinge von 5,8 v auf. Im Darme einiger Exemplare dieser Chaetonotus- Art befand sich der einzige Parasit, der bei den (iastrotrichen zur Beobachtung kam (cf. p. 165).» Diagnose: Kôrper schuh&ohlenfôrmig, Kopf und Rumpf nahezu gleich breit, Rûcken und Seiten des Tieres mit lànglichrunden Schuppen bedeckt, auf welchen kurze, einfache Staclieln stehen. Die Schuppen mehr aneinander als teilweise aufeinander gelagert. Ein Gi'irtel von l'un! ziemlich langen Stacheln zieht bei Beginn des hinteren Kôrperdrittels um die Rûckenflache. Von hier bis zu Beginn der Schwanzgabel Rùckenflàche bloss beschuppt, un- bestachelt. Redits und links von der Schwanzgabel je zwei làngere Stacheln. Auf dem Halse und Rumpfe des Tieres je ein Paar Tasthaare. Die Ventralseite besitzt vier làngere Stacheln am Hinterende, die zwischen der Schwanzgabel dorsal sichtbar sind. Totallànge 116-130 u, Ôsophagus 39 ;j. lang. Schwanz- gabel 16,5 [*. messend, Stacheln des Gûrtels 14,3 ;j., kurze Stacheln 4 [j., grôsste Schuppen 5,8 ;j. lang. Fundort: Deutschland: Pion (Holstein). 312 — Chaetonotus entzi v. Daday 1S82. (Fig. il a, b, c.) Tchthydium eut;. H v. Daday; 1882, Nr. 5, p. 219, 250, 251, tab. III, fig. 1-6. K£/\a\ m 7 !>,\m 7/(1 l'A M« l'ii, V\l\ Fig. bl. — Chaetonotns entzi l»aday. (Nach Daday.) a) Dorsalseitedes Tieres. /y) Seitenansicht des Kopfes. c) Uebergang des Oesophagus in den Mitteldarm. - 313 — «Species ex hlitbydinorum familia elegans. Corpore elongato; frontc obtusa supra orem appendiculo semi-lunari; pseusopodio i'urcato articulis multis; dorsi setis insequalibus; epidermidis tabulis tetragonis; diflert ab omnibus Ichthydinis hucusque cognitis. Az eddig észbelt Ichthydium-fajoh kôrôtt legnagyobb, kôriïlbelôl 0,35- 0,4 "V" hosszù. Teste hosszukâs, lapitott s csupân hâtsô harmadâban, a bélcsatorna azon tâjân, liol a petefészkek fekùsznek, van kissé jobban kiszélesedve (I. tabla. 1. âbra). Homloka domborodott s mellfelé a két tapogatôserte pamaton kivù a szâj felett még egy mozgathatô cuticula sarlôt is visel (1. tâbl. 2. âbr.), mely a tâplâléknak a szâjba valo vezetését s mondhatnâm raegapritâsât eszk<">zli. Ez egyik kitûnô faji jelleme. A fej bâtoldali részén oldalt egy-egy pamat hosszù, f inom tapogatosorte foglal belyet ( I . t;'ibla. 1 . ;'ibra). Testének hâtsô vége villaalakû farkban végzodik, mely az eddig ismert fa.jokétûl eltér. 437, ta!». XV, fig'. 22. «Ausser den eben hervorgehobenen Formen habe îch noch zwei, die ich fur Reprâsentanten zweier besonderer (lattungen balte, beobacbtet. Die 314 eine von diesen ist langgestreckt und nicht flaschenfôrmig wie Chaetonotus, Ichthydium und meine andere neue Gattung; ihr Kopf ist selbst etwas breiter als der tibrige korper (Taf. XXXV, Fig. 2); der Rûcken ist mit einigen hintereinaader stehenden Erhebungen versehen; die Bauchseite ist mit einem Ùberzug von Flimmerhaaren bedeckt; auf dem Rùcken des Schwanz- endes befindet sich eine Reibe von starken gekrùmmten Borsten (Fig. 2, 3c). Am Hinterende sind zwei dichotomische Furcalanhànge vorhanden, die fur dasTier sehr charakteristisch sind (Fig. 2, 3).» (Zelinka zitiert die < Iriginalbeschreibung.) Fig. 4X. — Chaetura capricornia Metschn. (Nach Metschnikoff, aus Zelinka.) 525: 1. Diagnosk: Kopf breiter als der Korper. Riicken mit einigen liintereinander stehenden Erhebungen versehen. U b e r dem S c h w a n z e eine Q u e r r e i h e starker gekriïmmter Stacheln. Genaue Liingenangabe t'ehlt. Fundort: Russland, Charkow, Sumpf. II. Unterurdnung : Pseudopodina. Ohne Gabelschwanz, Hinterende mit zwei kurzen Ausziehungen, jede mit einer steifen Borste versehen. Famille Pseudopodidae. Mit einfaehen Hiickenstacheln. — SIS — (le n us Setopus Grunspan 1908. In Nr. 23 habe ich die Aufstellung dièses Genus begrûndet, indem ich auf die Eigentiïmlichkeiteïi hinwies, welche dièses Tier von den anderen bekânnten Gastrotrichen so wesentlich unterscheiden. Die eigenartige Ausbildung des Kôrperendes namentlich ist es, welche die Aufstellung eines neuen Genus notwendig machte. In jener Arbeii fùhrte ich auch ans, dass dièses Tier als ein intéressantes Bindeglied angesehen werden kann, welches die scharf getrennten Unterordnungen der Euichthydina und Apo- dina verbindet. Dièses Genus schliesst sich dann anmittelbar an das Genus Chaetura Metschn. an. Genus-Diagnosk: Hinterende médian schwach einge- schnitten, mit zwei kurzen Ausziehungen, jede davon mit einer steifen Borste. Hinterende eine Schwanz- gabel vortàuschend. Rùcken bestachelt. Setopus primus Grunspan 1908. (Fig. 49) Setopus primus Grunspan; 1908, Nr. 23, p. 222, 223, 224, tab. 19, fig. 1. Auch dièse Gastrotrichen- Art hat einen annàhernd flaschen- fôrmigen Kôrper. Dass Tier schwimmt sehr rasch und hait den Kopf und Hais dabei oft so rechtwinkelig abgebogen, wie es von manchen Dasydytes-Arten bekannt ist, namentlich von Dasy- dytes dubius und Dasydytes bisetosum, eine Eigentùmlich- keit, welche M. Voigt mit dem Namen «Aufbàumen» be- zeichnete. Von dieser Art kam mir nur ein Exemplar zur Beobachtung. Hoffentlich gelingt es, noch einige dieser interessanten Tiere aufzufinden, da neue Untersuchungen iiber die Verteilung der Hi'ickenstacheln und die Beschafîenheit der Ventralseite unter- riehten mùssen. 21 316 — Der Kopf ist dreilappig, mit Kopfschild und vier Biïsclieln Tastborsten, sowie Mundborsten versehen; er ist deutlich vom Halse geschieden. Der Hais ist 0,01035 mm lang und 0,02415 mm breit. Der Rumpf tràgt zwei kurzè Fortsatze von 0,0069 mm Lange; jeder derselben ist mit einer 0,0483 mm langen steifen Borste versehen. Das Darmsjstem besteht aus einem stark- muskeligen Osophagus von durchaus gleiclier Breite und 0,0414 mm Lange, der an den ( )sophagus der Das y dy tes -Arien errinnert. Der Mitteldarm ist an der Einmiindung des ( )soplia- gus bedeutend breiter als an seinem Ende und zeigt in seinem Innern eine Anzahl glànzender Kugeln. Der Rùcken des Tieres tràgt drei Paar langer, einfacher Stacheln. Fig. 49. — Setopusprimus Grûnspan. (Nach Grûnspan.) Dorsalseite des Tieres. Bo, Mundborsten; vC, vorderes Tastbùschel; vCi, hinteres Tastbùschel; 0e, Oesophagus. — 317 — Diagnosb: Kôrper annàhernd flaschenfôrmig, Kopf dreilappig, deutlich vom Halse geschieden, Rumpf mil zwei kurzen Ausziehungen, die je eine steife, Lange Borste tragen. Kopf mil gesondertem Kopf- schild, vier Biische] Tasthaaren und Mundborsten. Totallànge 0,1242 mm, Breite «les Kopfes 0,04] 1 mm. Lange des Ilalses 0,01035 mm, Breite desselbeD 0,0251 mm, Rumpflànge 0,0828 mm, Etumpfbreite 0,04485 mm, Ôsophagus derb, quergestreift, 0,0414 mm lang, BorsteD am Hinterende des Kôrpers 0,0483 mm Lang. Bewegung: Schwimmen und «Auf- bàumen». Fundort: Ôsterreich: Czernowitz (Bukowina), Dezember 1905. t III. Unterordnuxg : Apodina. Ohne Gabelschwanz, Hinter- ende entweder einfach abgerundet, oder gelappt und dann mit Haarbiïscheln versehen. a-. Daday liât die Apodina in die Familien der Dasydytidae und Gosseidae geschieden und charakterisiert die ersteren un- gefàhr in folgender Weise : Familie Dasydytidae. Kopf scharf abgesondert, liinteres Korperende abgerundet. Genus Dasydytes Gosse 1851. Bei Aufstellung der Genus-Diagnose fur Dasydi/tes waren erst drei Arten desselben bckannt. Der Hauptcharakter dieser konnte bezeichnet werden als : mit deutlicliem, abgesetztmn Kopfe, abgerundetem Hinterende, mit Borsten versehen. Jetzt sind sieben Arten dieser Gattung bekannt. Von drei der- selben (Dasyd. festinans, dubius, ornatus) heisst es, dass die Ventralseite des Kopfes drei Reihen schwingender Cilien tràgt. Dasyd. saltitans soll auf der Ventralseite des Kopfes nur -zwei Ringe al ternierender, schwingender Cilien tragen» und Dasyd. longisetosum einen -ganz bewimperten Kopf" be- sitzen. — 318 — Es erscheint jcdoch wahrscheinlich, dass Dasyd. saltitans auf der Ventralseite des Kopfes noch einen dritten Cilienkranz besitzt, was neuere Beobachiungen eventuell feststellen kônnten. Dasi/dytes longisetosum besitzt nioglicherweise auch Reihen von Cilien auf der Ventralseite des Kopfes und die vollstandige Bewimperung desselben ist nur eine Erscheinung, die der starke Wirbel der Cilien bervorruft. Es dràngt sich die Annabme auf, dass die ventrale Bewimpe- rung des Kopfes mit Reiben scbwingender Cilien bei den Dasy- df/tes-Arten, ein Genus- und nicht ein Artcharakter sei. Es ergibt sich demnach die Notwendigkeit, bei den Vertretern des Genus Dasydytes Artunterschiede hervorzuheben, welche die Bestimmung derselben erleichtern und es wird die Aus- bildungsweise der dorsalen Bestachelung als Artkriterium viel- leicht àhnlich wie bei den Chaetonotus- Arten beniïtzt werden kônnen. Genus-Diagnose: Kopf deutlich vom Rumpfe ab- gesetzt, ventral bewimpert, meist mit drei Reihen von Cilien. Hinterende abgerundet. Dorsalseite, oft auch Ventralseite mit Stacheln versehen; dièse ent- springen von Schuppen oder sitzen mit schrâg ab- geschnittener, verbreiterter Basis der Kutikula auf. Ventralseite mit zwei Wimperbàndern (sieben Spezies). Bestimmungstabelle fiir Dasydytes Borsten lang, gleichmiissig gekrûmmt. Borsten im scharfen Winkel geknickt. Kopf bewimpert. . Dasydytes longisetosum E. Metschn. Kopf mit zwei Iiingen von alternierenden schwingenden Cilien .... Dasydytes saltitans Stok. Unterseite des Kopfes mit drei Ueihen von Cilien. Dasydytes festinans Voigt Unterseite des Kopfes mit drei Keihen von langen Wim- pern Dasydytes dubius Voigt. Kopf allseitig bewimpert. Am Hinterende des Korpers zwei lange Bor- sten Dasydytes bisetosum Thompson. Kopf mit zwei Wimperbùschel. Dasydytes goniathrix P. H. Gosse. Um die Unterseite des Kopfes stehen drei Beihen von Cilien .... Dasydytes ornatus Voigt. 319 — Dasydytes longisetosum E. Metschnikoff 1864. (Fig. 50.) Cephalidium longisetosum E. Metschnikoff (*); 1804, Nr. 40, p. 45-2, tab. XXXV. fig. 1. Dasydytes longisetosum E. Metschnikoff; Zelinka C, 1880, Nr. 72, p. 130, tab. XV, fig. 21. Fig. 50. — Dasydytes longisetosum Metschn. (Nach Metschnikoff, aus Zelinka.) 525 : 1. (1) «Eine andere zur Fatnilie der Ichthydinen gehôrige Form ist mir gleichf'alls nach einem einzigen Exemplare bekannt, das ich in Giessen im Herbste des vorigen Jahres beobachtet habe. Dièse kleine, 0,08 mm lange Art, die ich Cephalidium (nov. -gen.) longisetosum (n. sp.) nenne, hat wiederum eine flaschenformige Gestalt (Taf. XXXV, Fig. 4) und einen ab- gestutzten breiten Kopf, dessen Vorderende einen abgesonderten Mund- apparat triigt und der auf seiner ganzen Oberflache mit langen Flimmer- haaren versehen ist. Auf den Kopf folgt ein diinner Hais, welcher in den breiten Korper iibergeht; dieser ist auf der Rûckenflache mit sehr langen, starken Borsten, auf der Bauchfliiche mit kleinen Flimmerhaaren besetzt; am Hinterende befinden sich keine Furcalanhange, aber an den Seiten des- selben ist links und rechts eine gerade auf einem Knôpfchen sitzende Borste (Fig. 4a) vorhanden, die offenbar ein Tastorgan darstellt.» Diagnose: Kopf vorne abgestutzt, breit, vom Rumpi'e deutlicli geschieden, mit Kopfschild, Hais dûnn, — 320 — Rumpf dorsal mit langen, starken Stacheln ver- sehen, die ïiber den Kôrper hinten hinausragen. Hinterende abgerundet mit zwei seitlicli stelienden geraden Tastborsten, die auf Knôpfchen sitzen. Totallànge 0,08 mm. Fundort: Deutschland: Giessen, Herbst. Dasydytes dubius M. Voigt 1900. (Fig. 51.) (Als D. bisetosus P. G. Thompson bestimmt.) Dasydytes bisetosus P. G. Thompson; M. Voigt (1), L904 Nr. 65, p. 145, 140, 147, tab. VII, fig. 53. Dasydytes dubius M. Voigt; 1909, Nr. 66, p. 718. Fig. 51. — Dasydytes dubius M. Voigt. (Nach Voigt.) Dorsalansicht. (I) « Der kurze,flaschenf, die Breite des Kopfes 33 fi, die Lange des Ôsophagus 42 u. Das Kopfschildchen ist 16,5 }J- breit. Die grossten Seitenborsten messen 39 i-i, die beiden Schwanz- borsten 41) bis 56 (i.. Der von Metschnikoff beschriebene D. longisetosus ist nur 80 n lang, weist aber grosse Àhnlichkeit mit D. bisetosus auf. Moglicherweise ist die Beschreibung des ersteren nach einem jungen Esemplare von D. bisetosus erfolgt. Darauf scheint auch der sehr lang dargestellte Ôsophagus in der von Metschniroff gegebenen Abbildung des Tieres hinzudeuten (Zelinka [117], Taf. XV,Fig. 21). Dasydytes bisetosus schwimmt sehr rasch. In der Ruhelage biegt er hiiufig den kopf im rechten Winkel nach oben, eine Eigentùmlichkeit, die er mit den anderen Dasy dy tes- Arten teilt, und wozu der dùnne Hais die Tiere befiihigt. Man kônnte dièse Bewegung der Tiere mit dem Ausdrucke «Aufbaumen» bezeichnen.» In «Nachtrag zur Gastrotrichen-Fauna Pions « wird dièse Form zwar als Dasyd. dubius M. Voigt bezeiclmet, doch spricht Voigt es immerhin noch als nicht unmôgiich aus, dass die Exemplare, welche bei Pion 1904 gefunden und als Dasyd. bisetosnm Thompson bestimmt wurden, mit den Tieren, dïe in England gefunden und Dasyd. bisetosum benannt wurden, identisch sein kônnten. Diagnose: Kôrper kurz, flaschenfôrmig; Kopf deutlich abgesetzt, mit kleinem Schild, ventral drei Cilienreihen um den Kopf, die an seinen Seiten etwas emporreichen, Kopf dorsal frei von Cilien; — 322 — Hais kurz, von geringer Breite, Kopf uncl Rumpf gewohnlich von gleichera Querdurchmesser. Dorsal an den Seiten des Rumpfes, drei Gruppen borsten- artiger Stacheln, die nach dem Kôrperende hin an Lange abnehmen. Hinterrand des Kôrpers ab- o-estutzt mit leichter mittlerer Einbuchtung, zwei lange, schràg nach aussen stehende Borsten am Kôrperende, seitlich von diesen redits und links ventral noch eine kurze Borste. Ein Paar Tast- haare auf dem Riicken des Tieres, Ventralseite mit zwei Flimmerbandern . Ôsophagus zvlindrisch, etwa ein Viertel der Kôrperlange messend, Mittel- darm zvlindrisch, mit feinkôrniger grauer Masse erfùllt. Tier fast farblos. Lange oline Endborsten 136 ja, Kopfbreite 33 ja, Osophagus 42 jx lang, grossie Seitenborsten 39 jx lang, Endborsten 49 bis 56 ;x messend. Schwimmt sehr rasch, «bàumt» in der Ruhelage oft auf. Fundorï: Deutschland: Pion (Holstein). Dasydytes goniathrix P. H. Gosse 1851. (Fig. 52.) Dasydytes goniathrix P. H. Gosse; 1851, Nr. 17, p. 198. Dasydytes goniathrix P. H. Gosse; 1864, Nr. 18, p. 400, 401, tab. II, fig. 9-12. Dasydytes goniathrix P. H. Gosse; Zelinka C, Nr. 72, 1889J p. 442, 443, 444, tab. XIV, fig. 8. In neuerer Zeit kam es vor, dass andere Formen fur Dasy- dytes goniathrix Gosse angesehen und die Ubereinstimmung der von Zelinka (72) gegebenen Zeichnung mit Gosses l )riginal- zeichnung angezweifelt wurde. Nach Einsicht in die Original- arbeit Gosses (••The Natural Historv of the Hairv-backed Ani- malcules [Chaetonotidae] », 1864) kann jedoch nui- die vôllige Identitàt seiner Zeichnungen mit der von Zelinka in seiner Monographie wiedergegebenen konstatiert werden. R. Lauterborn (1901) beschreibt im -Zool. Anz. », Bd. 24, — 323 — eine Form, welche Dasydytes goniathrix nahe stehen soll, die er fur neu liiilt und Dasydytes zelinkai benennt. Eine Abbildung isl dieser Beschreibung uichl beigegeben. M. VoiGThal (65) die Vermutung ausgesprochen, dass Dasy- dytes goniathrix Gosse und Dasydytes zelinkai Lauterborn ident seien. St. Hi.vva liai (28) Dasydytes zelinkai Lauterborn und Dasydytes goniathrix Gosse Ldentifiziert. In einer weiteren Arbeit (66) rechtfertigt M. Voigt die Auf- stellung einer neuen Spezies Dasydytes ornatus fur die Form, welclie er (65) als Dasydytes goniathrix Crosse angesehen batte. Fig. ,V2. — Dasydytes goniathrix Gosse. (Nach Gosse.) Diagnose: Kôrper schlank, Kopf fast kreisrund, vom schlanken Halse deutlich abgesetzt, Kopf- breite (1er Rumpfbreite gleich. Dorsalseite des Rumpfes und Halses mit langen, scharfwinkelig gebrochenen Stacheln besetzt. In der gekielten Mittellinie sind sic nicht vorhanden. Am Kopfe zwei Wim-perbuschel. Totallànge 0,1693 mm. Fundorte: England: Teicli bei Leamington (Juli). Nahe dem Grunde. Deutschland: Rliein (?). — 324 — Dasydytes ornatus M. Voigt 1909. (Fig. 53a, b.) (Als Dasydytes goniathrix Gosse bestimmt.) Dasydytes goniathrix Gosse; M. Voigt (!), Nr. 65, 1904, p. 147, tab. VII, fig. 54rt und b. Dasydytes ornatus M. Voigt (2); Nr. 60, 1904, p. 720. Fig. 53. — Dasydytes ornatus M. Voigt. (Nach Voigt.) a) Dorsalansicht. b) Stachel von Dasydytes ornatus M. Voigt. (1) «Wenn man das lebende sich rasch bewegende Tier untersucht, empfiingt man den Eindruck, als ob die Stacheln gleichmiissig verteilt an den Seiten des Tieres entspringen. Erst bei absterbenden oder verendeten Tieren kann man die Wahrnehmung machen,dass immer einige Stacheln zu Gruppen vereinigt an den Seiten des Tieres stehen. Das absterbende Tier kontrahiert haufig seinen Krirper. Zwischen den entstehenden Wùlsten sieht man dann die Stacheln ihren Ursprung nehmen. Gosse gibt die Lange des Korpers bei D. goniathrix mit — inch (169 n), 15U 1 die Lange des ganzen Tieres mit — inch (239 ;j) an (nach Zelinka [1 17]). 11U — 325 — Die Kôrperl&nge stimmt bei den von GOSSE und von Lauteuisorn beobach- teten Excmplaren fast iiberein (169 \> : 160 \>)- Die Kôrperlânge (1er in Pion beobachteten Tiere schwankte zwischen 176 und u 2<>î |A. Vom Kopfe desTieres bis zuden Spitzen der Stacheln gemessen, betrug die Gesamtlânge 245 bis 280 ».. Derlanggestreckte, Ûaschenfôrmige Korpervon D. goniathrixbesiiztme aile anderen bekannten Dasydytes-kvten einen sehr breiten Kopf, an dessen Seiten die langen Cilien sichtbar werden. Dieselben stehen in drei l.eihen um die Unterseite des Kopfes und ziehen seitlicb herauf. Sie bedecken aber nicht die Oberseite des Kopfes, wie mehrfacb angenommen wurde. Dièse Verhâltnissè sind sehr schwer zu ermitteln, da bei dem lebenden Tiere ein fortgesetztes Wirbeln mit den Cilien die Beobachtung iiusserst stnrend beeinflusst. Nach Zusatz von Chromessigsaure zu dem fast abgestorbenen Tiere gelingt aber die Feststellung der Cilienverteilung am Kopfe. Der Korper von D- goniathrix ist etwa in der Mitte der Gesamtliinge am breitesten. widirend bei den meisten anderen Gastrotrichen der Rumpf bei Beginn desletzten Drittels seinen grôssten Querdurchmesser erreicht. Das Kiirperende des Tieres ist abgerundet und weist eine leichte Einbuchtung auf. Zu beiden Seiten des Hinterendes entspringt von einer kleinen Erhebung je ein Tasthaar. Zwei weitere solcher Haare stehen auf der Oberseite des Halses. In der Seitenlage des Tieres wird auf dem vorderen Ende des Kopfes ein langes, steifes, schrâg aufwartsragendes Haar sichtbar, das ich auch hei D. stylifev an dieser Stelle beobachtete. Die Verteilung der langen, eigentùmlich geformten Stacheln ist nicht bei allen Tieren die gleiche. Bereits an den Seiten des Kopfes nehmen zwei grossere und manchmal auch einige kleinere Stacheln ihren Ursprung; dann folgen etwa in der Mitte des Halses links und rechts gewnhnlich zwei weitere Stacheln. Uber die Verteilung und ùber die Anzahl der neben einander inserierten Stacheln i;eben am besten nachfolgende Zahlenreihen Aufschluss. Mit der Z.ïhlung wurde am Kopfe begonnen. Die Beihen gelten nur fur eine Seite des Gastro- trichen. Die andere Seite weist fast immer dieselben Verhiiltnisse auf. I II III IV 1 1 1 1 2 1 2 1 3 3 3 3 5 3 3 4 5 5 5 5 5 5 3 5 3 4 3 3 3 3 2 3 1 1 1 1 Nach dem Knrperende hin nehmen die Stacheln an Lange zu. Zwischen der letzten Stachelgruppe und dem einzelnen grossen Stachel an jeder Seite des Korperendes ist ein etwas grosserer Zwischenraum, in welchen das oben erwiihnte Tasthaar hineinragt. Bei einigen Exemplaren wurden auch auf der Oberseite des Kopfes zwei — 326 — kurze Stacheln sichtbar. Ein Tier besass am korperende vor und hinter dem After je einen Stachel, wovon der vordere 106 n, der andere nur 73 ;j mass. Auf der Ventralseite des Tieres ziehen die beiden Flimmerbander entlang, und bei den meisten Individuel! stehen inderMiihe des Korperendesauf der Unterseite zwei kleine, ca. 23 f* lange Stacheln. Aile dièse Stacheln besitzen einen ganz charakteristischen Bau. Der Stachel weist eine gnissere und ldeinere Biegung auf. Das freie Ende desselben ist etwas verbreitert und tragt eine kleine Gabel. Auf der dem Tiere zugewendeten Ausbiegung desStachels sitzt ein dreieckiger, hyaliner Grat, zu welchem die Verbreiterung des freien Stachelendes quer gestellt ist. Nach Ablosung der Stacheln von der Cuticula durch Essigsiiure lassen die- selben eine schràg abgeschnittene Basis erkennen. Dadurchwird denselben eine grossere Anheftungsflache gegeben. Schuppen, von denen die Stacheln ihren Ursprung nehmen konnten, waren nicht nachweisbar. Das Tier tragt die Stacheln nach hinten gerichtet und vermag dieselben durch Kontraktion seines Korpers zu spreizen. Der lvopf besitzt ein kleines Schild, unter dem die kurze Mundrohre sichtbar wird. Der Ôsophagus war bei allen Tieren von zylindrischer (iestalt und ver- hâltnismassig kurz. Nach Gosse soll derselbe Spindelform besitzen. Dièse Form dùrfte aber durch Druck hervorgebracht worden sein, da Gosse selbst schreibt, das er den Ôsophagus bei einem breitgedrûckten Tiere unter- sucht hat. Der Darm verlauft in fast gleichmassiger Breite durch den Kôrper und enthidt graugefarbte, offenbar dem Boden des Gewiissers entstammende Massen. Die in dem Schlossparkteiche zu Pion gefundenen Dasydytes-goniathrix- Exemplare wiesen folgende Grossenverhallnisse auf: Lange des Korpers, 176 bis 204 n; Gesamtlange des Tieres vom Kopfe bis zu den freien Enden der letzten Stacheln, 245 bis 286 \x; Breite des Kopfes, 39 bis 43 fi; Lange des Ôsophagus, 43 bis 56 . longisetosum die ventralen Borsten. Unwesentlich erscheint mir die Angabe, dass bei I). longisetosum Metsch. der ganze Kopf bewimpert sein soll, wàhrend er bei D. saUi- tans Stok. zwei Wimperreihen dorsal und ventral aufweisen soll (vergl. p. 120 d. Arb.). R. Lauterborn {33b) erwàhnt D. saUitans Stok. als Mitglied der « sapropelischen Lebewelt» des Rheins. M. Voigt liât (05) das Auftreten von Dasydytes saUitans Stok. in dortigen Gewassern verzeichnet und einige Eigentùm- lichkeiten hervorgehoben, welche die Plôner Exemplare von denen untersclieiden, welche Stokes beschrieb und abbildete. Im « Nachtrag zur Gastrotrichen-Fauna Pions » (66) sieht sich M. Voigt nach neuerliehen Beobachtungen dieser Tiere und nach Einsicht in die Originalzeichnung, welche Stokes von Dasydytes saUitans gibt, veranlasst, die von ihm als D. saUi- tans bestimmte Form fur den Vertreter einer neuen Art anzu- sehen, welche er Dasydytes festinans n. sp. nennt (vergl. p. ]17d. Arb.). Diagnose: Korper oval, Kopf dreilappig, ab geplattet, deutlich vom Rurapfe geschieden, uni den Kopf zwei Ringe von Cilien; vier oder sechs derbe Stacheln entspringen direkt von der Kuti- kula, an derStelle wo der Hais in den Rumpf ùber- geht; sie gehen schief ûber den Rùcken, kreuzen die Stacheln der anderen Seite am Hinterrand des Kôrpers und ûberragen denselben bedeutend. Auf der Mitte der Unterseite sind jederseits eine lange gekrummte und eine kurze gerade Borste zu sehen. Raum zwischen den beiden ventralen Çilienbândern mit kurzen, feinen und unbeweglichen Borsten ver- sehen. Die Cilien der Flimmerbànder lans:, diinn und relativ wenig zahlreich. Totallànge 0,0847 mm. Kann schwimmen und springen. Fundort: Nordamerika: Trenton (New Jersey). — 334 — Auf de m G r un de kleiner Tiimpel und an ihrer Ober- flàche zwischen Lemnà; Ëuropa: klicin (Alt- wàsser). Als Mitglied der «sapropelischen l-ebo welt". Dasydytes bisetosum P. G. Thompson 1891. (Fig. 5(i.) Dasydytes b/sctosum P. G. Thompson 0); Nr. 58, 1801, p. 100-102. (1) «In November, 1890, whilst searching for Rotifera, 1 came across, in water from a pond near Leytonstone, Essex, some spécimens of a Dasydytes which does not appear to be identical with any member of this genus included in Dr. Zelixka's récent monograph, above referred to. Some half-dozen individuals were seen in ail, and afforded me opportunity of making the following observations, and of securing a fairly accurate sketcb of the animal. I propose to call this Dasydytes bisetosum. The body is plump and of oval outline when seen dorsally, rounded posteriorly, and of course without any caudal fork ; anteriorly, the trunk narrows to the neck, which latter is very distinctly marked off from the head. A couple of transverse wrinkles in the skin are more or less visible, crossing the neck. The head is large and wide, three-lobed in dorsal aspect, the latéral lobes prominent like puffed cheeks; the wldth of the head is nearly twice lhat of the neck, and about three-fourths that of the body at ils widest part. Both head and neck are usually considerably flattened, excepting the latéral head- lobes, which are somewhat globose and thicker than the central région of the head. The trunk is not at ail flattened, appearing circular in optical cross-section. The head is covered on ail its surfaces, dorsal, latéral, and ventral, wilh numerous vibratile cilia, directed backwards. The body is furnished, on its latéral surfaces, with a few rather short, very thin and délicate, somewhat appressed bristles,apparently arranged in about three longitudinal rows on each side, though this is a point difficult to déter- mine. I do not think any bristles occur on the dorsal surface proper. Thèse setae occur also on the sides of the neck, and, in side view of the animal, are seen to be directed dorsally and posteriorly ; none are nearly so long as the terminal caudal bristles to be described. The animal's ventral surface is longitudinally furred wilh active cilia, like ail the members of the order. The body is rounded behind, and has a terminal projection, convexly truncate, from which are given off two long, thin and délicate setae, quite one-third the total length of the animal's body and head, set wide apart at their base, and carried parallel or with their tips in contact. It is on account of thèse two conspicuous tail-bristles, which serve by — 335 — their great length to distinguish this new form from its allies, that 1 hâve selected the spécifie title bisetosum for the créature. The mouth is a permauently projecting tube, surrounded by a ring, at the extrême front of the head. It is continued into a long œsophagus, about one-third the total length of the animal, having a narrow, but distinct, straight lumen, and very thick walls, on which I could deteetno rross-stria- tion. The gullet terminâtes, at the point where the neck passes into the trunk, in a long straight stomach, running along the ventral side of the body-cavity, and crowded with colourless food in pellets: this is continued, without any visible constriction, into the intestine, and ends in the anusjust in front of the rounded posterior extremity of the trunk. I could not détermine the présence of the water-vascular canals and con- tractile vesicle ; almost : certainly thèse exist, but are exceedingly diflicult to observe. Dorsally to the stomach is situated a fairly large, colourless body, exhi- biting a central nuclear vesicle ; this body was formerly thought to be the ovary, but Dr. Zelinka has shown that the true ovaries in the Gastrotricha are paired organs placed near the venter, one on each side of the intestine (Unis corresponding in position with the paired ovaries of the family Philo- dinidae of the Rotifera). The large dorsal body is a developing ovum; whether this is contained within an oviduct having extremely délicate mem- branous walls, or simply lies freely in the perivisceral cavity, is doubtful, as also is its mode of exit from the body. The créature swims actively with an even gliding motion through the water; in no case did I observe any jerking or springing, the weak body- spines being probably useless for such a mode of progression. The head is often freely moved up and down upon the neck, but has not the constant drooping appearance (in side aspect) noticeable to D. fusi- f or mis. The latéral lobes seem capable, to some extent at least, of being protruded or relracted at the creature's will ; at certain times, the outline of the head appeared quite conical, or very faintly five-lobed (cf. the figures), while at others, the same animal presented the distinctly three-lobed out- line of the head already described. The présent species approaches in ils gênerai outline D. longisetosum (Metschn.), but is at once separated from the latter by the relative lengths of the body and caudal bristles. The latter are, in longisetosum, shown much less than half the length of the latéral body-setae (which are described, as «very long and stout »), and altogether lack the conspicuousness they attain in bisetosum. The présent form is also nearly twice the size of Metschnikoff's species, and other différences exist which I think fully justify me in regarding bisetosum as specifically distinct. The entire animal is quite colourless; length, excluding caudal setae about — — inch. In col I .sion, the same pond has furnished me, on other occasions, with pecimens of Dasydytes fusiformis Spencer and Lepidoderma rhomboides, Stokes (the latter only recorded, hitherto, from Trenton, New Jersey) while at Chingford I bave met with Dasydytes goniathrix Gosse and 1). fusi- formis Spencer. — 336 — Within the last few weeks, at Oakley, in lîedfordshire, I hâve taken Chaeton. schultzei Metschn. Thèse records, insignifiant hy themselves, serve to indicate the probability of much more extensive results, if micros- copie workers direct more systematic attention to the study of this small and obscure group of animais. » Fig. 56. — Dasydytes bisetosum P. G. Thompson. Diagnose: Rumpf im optisclien Querschnitt nahozu kreisrund. Kopf dreilappig, die seitlichen Lappen grôsser; von allen Seiten, dorsal, ventral und latéral, mit einer Anzahl scJiwingender Cilien versehen. Kôrper an den Seiten mit einigen ziemlich kurzen, sehr schwaclien und diinnen, etwas aufgericliteten Borsten versehen, die anscheinend in ungefàhr drei Langsreihen auf jeder Seite angeordnet sind. Der Rùcken scheint unbestachelt zu sein. Aucli auf dem Halse stehen Stacheln, doch sind dièse kiirzer als die letzten Schwanzborsten. Die Ventralseite ist wie bei allen anderen Gastrotrichen bewimpert. Das Hinterende des Tieres tràgt zwei Borsten, welclie et wa ein Drittel der Gesamtlange des Tieres betragen. Fundort: England: Essex (Leytonstone). 337 Genus Stylochaeta IIlava 11)04. L904, Nr. 28, p. 331-336, fig. 1 und 2. Mit oder ohne seitliche Stacheln. Hinten auf der Ventralseite ein Stachelpaar ohne Schuppen, jeder Stachel mit zwei Nebenspitzen. Kopf und Hais deutlich abgesetzt, Kopf ohne Tentakel, aber mit einem oder zwei Tasthaaren; Hinterende ab- gcrundet mit zwei kurzen Zapfen, von denen ein jeder drei Tastborsten tràgt (S. fusiformis [Spencer], stylifera [Voigt]). Stylochaeta fusiformis Spencer 1904. (Fig. 57a, b, c, cl.) Stylochaeta fusiformis Spencer (1); Hlava St., 1904, Nr. 28, p. 332-330, fig. 1 und 2. (1) «Durch die Korperform iihnelt dièse Art der Stylochaeta stilifera Voigt. Der Kôrper ist annahernd flaschenformig, mit deutlich vom Rumpfe abgesetzten Kopf und Hais; er ist farblos und durchsichtig, mehr als viermal so lang alsbreit. Der Rumpf ist lang, walzenformig, hinten ein wenig verengt und ab- gerundet; seitlich weist er schwache Einschnurungen auf und zwar in der Insertionshohe der Seitenstacheln, und dann noch eine immer deutlicher augespriigte Einbuchtung beinahe in der Mitte zwischen dem letzten Stachel- bùschel und dem Kôrperende. Eine schwache Einbuchtung befindet sich auch in der Mitte des ab- gerundeten Hinterendes. Die Rumpflfmge ist 90-H2 |x, Breite 31,5-33,7 fx. Der Kopf ist breit, dreilappig. Der minière Lappen ist klein, die seit- lichen aber miichtig entwickelt. Der Kopf erreicht die Breite des Bumpfes, in der Regel aber ist er noch ein wenig breiter. Seine Breite ist durch- schnittlich 3(> [*. Der Hais ist deutlich vom Kopf und Bumpf abgesetzt, ist recht eng und in der Mitte deutlich von den Seiten eingebuchtet. Die Lange des Kopfes und Halses ist 49,5 \j- Das Tier schwimmt hiiufig auf der Seite mit fast recht- winkelig zu der Ventralseite geknicktem Hais. Die Totalliinge meiner Exemplare ist also 148,5-162 f*.; nach Spencer ist \ die Liinge «weniger als — inch» (= 0,25 mm). Seitlich vom Rumpf ent- — 338 — springen aut' der Ventralseite drei Stachelbuschel. Das erste liegt eng am Ubergange des Halses in den Rumpf und enthalt drei lange, den Rumpf bedeutend ûberragende Stacheln. Dièse sind fast gleich lang; ibre Lange ist 121,5-135 !■>- und sie sind schon bei flùchtiger Beobachtung auffallend, indem die andern durch sie teilweise bedeckt sind. Das z\\ eite Stachelbuschel liegt etwa in dem ersten Drittel des Rumpfes und enthalt vier Stacheln ; zwei von ihnen sind annilhernd gleich lang und reichen hinter den Rumpf so weit, wie die Stacheln des ersten Ruschels; ihre Lange ist 81-99 !->-. Der dritte Stachel erreicht etwa zwei Drittel der Lange dieser (Lange 63-72 \i), der vierte zwei Drittel der Lange des dritten Stachels (Lange 55,5-59 !■>.). Das dritte Stachelbuschel hat seinen Ursprung, gleichwie die zwei voran- gehenden, wieder auf der Ventralseite, und zwar etwa in zwei Drittel der Rumpflange. Es enthalt nur zwei Stacheln von ungleicher Lange. Die Lange des langeren ist 63-76 ;->., der zweite ist kiïrzer (56,2-63 ;j). Aile dièse Stacheln entspringen seitlich am Rumpfe auf der Ventralseite, sind wenig auf die Dorsalseite gebogen und laufen dann dem Kôrper ent- lang nach hinten. Wenn das Tier mittels der Ventralwimpern schwimmt, liegen sie eng dem Kôrper an, wobei bisweilen die Stacheln der ersten Riischel sich mit ihren Spitzen kreuzen. Die Stacheln entspringen direkt, ohne Schuppen, und haben ihren charakteristischen Bau. Wie aus der Abbildung (Fig. 3) her- vorgeht, hat ein jeder Stachel in seinem hinteren Teil auf der Aussenseite zwei dreieckige Erweiterungen. Der Teil des Stachels zwischen der zweiten von ihnen bis zum Ende ist ein wenig steiler nach aussen gebogen. Die Stachelbasis ist ahnlich wie bei Dasydytes goniathrix schrag ab- geschnitten. Die Stachelschuppen waren nicht nachweisbar. Neben der Bewegung mittels der Ventralwimpern hat das Tier noch eine andere und zwar springende Art der Rewegung, und sie geschieht eben mittels dieser Stacheln. Durch ihr schnelles Ein- und Ausspreizen kann das Tier auf ziemlich bedeutende Entfernungen Sprûnge machen. Spencer erwâhnt nur 14 Stacheln, indem er die richtige Zabi derselben in einzelnen Rùscheln ûbersehen hat. Auf der Ventralseite, und zwar in der Hohe der letzten seitlichen Rumpf- einbuchtung, nehmenzwei Stacheln von ahnlicher Form wie die seitlichen, aber unbeweglich und kùrzer, ihren Ursprung; dièse sind Spencer ganz- lich entgangen. Ihre Lange ist 26-30,8 . lange Tastborsten. Sie sind nur, wenn das Tier auf der Seite schwimmt, sichlbar. Die Mundrohre ist lfmgsgerippt. Die Cilien auf dem Kopfe sind besonders auf der Ventralseite entwickelt; sie sind lang und erreichen die Einbuchtung auf dem Halse. Sie sind bûschelweise verteilt und in der mittleren Zone fehlen sie gânzlich. Die auf der Dorsalseite ùber der Mundoffnung befindlicben Cilien sind viel spârlicher und kiirzer. Was die Bewimperung des ûbrigen Knrpers betriffl, so sind die Cilien auf der Ventralseite in zwei Reihen und zwar bûschelweise verteilt, was hisher bei keiner Gastrotrichenart bekannt ist. Ob man dièse bùschelige Verteilung der Cilien fur einen Spezies- oder einen Cittungsclnrakter halten soll, kann ich bisher nicht entscheiden, da St. stylifera Voigt bisher nur in einem einzigen Exemplare aus Pion bekannt ist und Voigt selbst die Bewimperung der Ventralseite nicht aus- fùhrlicher erwahnt. Die Ventralcilien sind Spencer gânzlich entgangen, was ihn vielleicht dazu geliihrt halte, das Tier aïs Riidertier zu beschreiben. Im ganzen ziihlt man sechs Paare dieser Cilienbiischel, von denen zwei auf dem Halse und vier auf dem Bumpfe sich befinden. Dieselben sind gegen die Korperseite verschoben, besonders jene auf dem Halse, welche ganz latéral liegen. Die folgenden drei Paare von Bùscheln sind unter der Insertion der Seitenstacheln, das vierte an der letzten Rumpfeinbuchtung gelegen. Die Cilien sind lang und fein. Ubrigens ist die Ventralseite glatt, ohne Borsten. Dar Ôsophagus ist in der Mitte deutlich eingeschnùrt und besonders sein hinterer Teil stark muskulos und breiter als der vordere. Seine Lange ist 31,5-35 \j-, Breite vorn \>-. Lange des Ôsophagus 43 !-»-• » St. Hlava liât (28) eine bis dahin den Rotatorien unter dem Namen Polyarthra fusiformis Spencer zugerechnete Form wiedergefunden, als zu don Gastrotrichen gehôrend erkannt, und auf Grund eingehenden Studiums als Verfcroter eines neuen Gastrotrichen-Genus klassifiziert. Bedeutende Ahnlichkeit, vor allem die Àusbildung des Hinterendes von Dnsydytes stylifer Voigt veranlassten Hlava aucli dièse Form dem Gentis Stylo- chaeta einzuverleibeti. Fs gilt dalier fur dièses Tier der Name Stylochaeta stylifera M. Voigt. Fig. 58. — Stylochaeta stylifera M. Voigt. (Nach Voigt.)' a) Dorsalansirht. b) Stachel des Tieres. — 344 — Diagnose: Kôrper schlank, flaschen- oder spindel- tormig Kopf dick. die Rumpfbreite erreichend. Hais sehr dùnn, beim Schwimmen geknickt, recht- winklig abgebogen. Hinterende abgerundet, tragt zwei kurze Zapfen, von jedem entspringen dréi Borsten schràg nach aussen. Haut glatt. Kopf an den Seiten wulstig, dorsal eine steife Borste von 34 u. Lange, seitlich lange, schwin- gende Cilien tragend, Kôrper an den Seiten zu- weilen leiclite Einbuchtungen zeigend. Auf der Ventralseite links und redits von den Zapfen des Hinterendes zwei kràftige, gegabelte Stacheln mit Nebenspitzen, 26 \k lang. Die Dorsal- seite des Halses tragt ein Paar Tasthaare. Mund- rôlire lang, làrigsgerippt. Um die Unterseite des Kopfes scheinbar drei Cilienreihen. Bauchflàche mit zwei Bàndern sehr Langer Wimperhaare. Lange ohne Zapfen 190 \j.. Breite des Kopfes 30,(3 {/.. Grosste Breite des Rumpfes 40 a. Lange des Ôsophagus 43 -. Breite des Kopfes 43 |J-. Liinge des Ôsophagus 50 h- Liinge der Taster seitlich vom Kopfe 17 bis 19 [J-. Liinge der liingsten Borsten am Hinterende 33 !-*..» E. v. Daday bat in seiner Bearbeitung der Sùsswassermikro- fauna Paraguay's (9) sieh veranlassL gesehen, die von M. Voigt bescbriebene Gossea antennigera von der Gosse'- schen Form als eine neue Art zu trennen und begriindet dies mit dem Mangel von Schuppen bei Gosse's Exemplaren. Die neue Art wird Gossea voigti v. Daday benannt. M. Voigt sagt (0(3) mit Bezug auf dièse Form : -Icb bin zur- zeit nicbt in der Lage, mit Bestimmtbeit die Identitàt von Gossea antennigera Gosse und Gossea voigti v. Daday feststellen zu kônnen. ■• In dieser Arbeit wurde Gossea voigti v. Daday vorliiufig zu den ungenau beschiïebenen Formen gestollt. Diagnose: Kopf rund, so breit als der Kôrper, mit zwei keulenlormigen Organen, welclie Antennen gleiclien, verselien. Hais nur wenig eingescbniïrt, Rùckenflàche mit kurzen, dicbten, nach riickwarts gerichteten Haaren bedeckt, welche scheinbar in Quincunx stehen. Hinterende ungefahr dreilappig; die seitlichen Lappen tragen je ein Biïndel lângerer Haare, als der mittlere Lappen. Osophagus breit und lang. Zwei Buschel schwingender Cilien zu Sciten des Mundes. Totallange 0,1494 mm. Fundout: England: Teich bei LTampstead Ileath (Aùgust); Deutschland: Pion (Holstein). 347 — Ungenau beschriebene Arten : Cliaetonotus (?) longicaudatus Tatem 1867. (Fig. 00.) Chaetonotus longicaudatus Tafem (i); Nr. 57, p. 251, 252, tab. X. fig. 1. Chaetonotus longicaudatus Tatem (-); Zelinka C., L889, Nr. 72, p. 147-148, fig. 10. (2) «Chaetonotus longicaudatus (mihi) is by no means unrommon in some of the ponds in the neighbourhood of Reading, and is altogether an élégant créature in its proportions and movements, and, as seen in the cage stealing through the various patches of decaying vegetable matter, on which it feeds, remarkably resembles some of the viverine animais. The body is smooth, elongated, and but little dilated at the posterior extremity above the foot; the neck encircled by a ruff of reflexed setae; head slightly trifoliate; mouth infundibuliform, suctorial; œsophagus straight, longitudinally plicate (obvious enough when observed in the act of swallow- ing comparatively large masses of decaying vegetable matter); stomach on elongated cône, terminating in a short rectum and anus, opening just above and between the toes, which are very long and annulate; rotatory organ circular, abdominal, as in the other species of the genus; length 1/80 to I 400. The figure which accompanies this is X 380.» Fig. 60. — Chaetonotus (?) longicaudatus Tatem. (Nach Tatem, aus Zelinka.) 175 : 1. — 348 - Nach (1er Beschreibung ist nid il môglich zu entscheiden, ob dièses Tierin dasGenus Chaetonotus, Tchthydium oder Lepi- doderma gehôrt, wie schon Zelinka (72) hervorhebt. Die Totallànge des Tieres betràgt 0,254-0,317 mm; es ist demnach ebenso lang wie Lepidoderma rhomboïdes A. C. Stok. E. v. Daday spricht bei Beschreibung von Lepidoderma elongatum (9) von der Âhnliehkeit dieser Form mit Chaetono- tus longicaudatus Tatem, die namentlich in der allgemeinen Kôrperform und der Struktur der Furkalanhànge begrùndet erscheint. Unterscheidend ist die Kopfform und die Struktur der Kutikùla von Lepidoderma elongatum. Dièse Form soll aber auch mit Lepidoderma rhomboides Stok. am nàchstenver- wandtsein, ferner auch mit Lepidoderma birôi Dad. Ahnlieh- keit besitzén. Dièse Angaben kônnen zur Klàrung der unsicheren Stellung von Chaetonotus longicaudatus Tatem nicht beitragen. E. v. Daday meinl bei Besprechung der Lepidoderma-Avten in seiner Abhandlung «Untersuchungen iiber die Susswasser- Mikrofauna Paraguays»: «Wahrscheinlich gehôren auch die beiden unter den Namen Ichthydium entzii Dad. und Chaetonotus longicaudatus Tatem beschriebenen Arten hierher. » Chaetonotus macracanthus R. Lauterborn 1893. Chaetonotus macracanthus R. Lauterborn; 1803, Nr. 33, p. 254-273, fcab. XI. «Die den Rii lertieren nahe verwandten Gastrotrichen ergaben bier eine intéressante neue Art der Gattung Chaetonotus (Ch. macracanthus n. sp.), welche sich durch den Besitz von zwei langen gegliederten Schwanzspilzen auszeichnct, wie sie in ahnlicher Ausbildung nur noch bei Lepidoderma rhomboides Stokes vorkommen. Der schlanke Korper ist mit zarten, nach hinten allmiililich immer liinger werdenden Corsten dicht bedeckt. Die Gesamtliuige des Tieres betriigt 0,297 mm; davon entfallen auf die Scbwanz- spitzen 0,081 mm; der Ôsophagus ist 0,003 mm lang.» Voigt spricht (65) von der Moglichkeit der Identitàt des Chaetonotus macracanthus Lauterborn mit Chaetonotus nodicaudus Voigt (vergl p. 78 dieser Arbeit). Doch muss wohl noch die Beschreibung, welche Lauterborn von diesem Chaetonotus gibt, hier angefiihrt werden. — 340 Dasydytes zelinkai Lauterborn 1901. Dasydytes zelinkai Lauterborn; 1901, Nr. 33ô. «Im Gegensatz zu den Rotatorien sind die Gastrotrichen durch eine statt- liche Arten-, wenn auch gerade nicht Individuenzahl vertreten. Ich fand unterihnen einige, die bisher nur aus Nordamerika bekannt waren. Als Beispiele seien genannt: Lepidoderma rhomboïdes Stokes, Dasydytes salti- tans Stokes. daim Dasydytes longisetosum Metschnikoff, sowie eine der Dasydytes goniathrix Gosse verwandte Art. welche sich von der letzteren aber durch viel lângere und krâftigere Stacheln unterscheidet, die bùschel- weise an den Seiten des Rumpfes angeordnet und nahe ihrem distalen Ende schwach geknickt sind. Ich habe dièse durchschnittlich 160 . Fr. Mùller. Cercaria podura Muller, Vermium lluv. hist., Vol. l,p.66,Lop- pehaleren, 1773; 1786, Animale. Infusor., p. 124, tab. 19, fig. 1-5, exclus, fig. 3?; 1838, Ehrenberg, Ichthydium podura, C. G. Ehrenberg, p. 388, 389, tab. 43, flg. 2. und 1889, C. Zelinka, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, p, 386-389, tab. 14, fig. 15, 16. Ichthydium forcipatum M. Voigt 1902. In: Zool. Anz, 1902, Vol. 25, p. 37, und in: Forsch.-Ber. Pion, 1904, Teil 11, p. 126-127. Genus Lepidoderma Zelinka 1881). Zelinka, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, p. 390. Lepidoderma squammatum Dujardin 1841. F. Dujardin. p. 569, tab. 18, fig. 8, und Zelinka, in: Z. wiss. Zool., 1889, Vol. 49, p. 390-397, tab. 12, fig. 1-3, 6-9, 11. Lepidoderma ocellatum Metschnikoff 1864. Ichthydium ocellatum E. Metschnikoff, 1864, p. 451, tab. 35, fig. 1, und 1889, Ç. Zelinka, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, p. 397- 399, tab. 15, fig. 19. Genus Aspidiopho7*us M. Voigt 1904. Voigt, in: Forscb.-Ber. Pion, Teil 11, p. 128. Aspidiophorus paradoxus M. Voigt 1002. Voigt, in: Zool. Anz, Vol. 25, p. 680-681, und Voigt: Die Rotato- rien und Gastrotrichen der Umgebung von Pion (Dissertation), p. 128-132, tab. 6-7, fig. 45a, b und 49a, b. — 352 — Familie Chaetonotidae. Haut entweder mit Stacheln oder mit auf Schuppen auf- sitzenden Stacheln bewaniiet. Genus Chaetonotus Ehrcnberg 1830. In: Abh. Akad. Wiss. Berlin, p. 44. Chaetonotus maximus Ehrenberg 1838. Eiirenberg, p. 389, tab. 43, rtg. 3, und Zelinka, in: Z. wiss. Zool. Vol. 49. p. 312-317, tab. 12, flg. 4, 10, 12, tab. 13, aile Figuren, mit Ausnabme flg. 5-10. Chaetonotus sunitis Zelinka 1889. Stokes, 1887, Chaetonotus maximus, p. 152, und Zelinka, 1889, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, tab. 13, flg. 5. 10, p. 317-318. Chaetonotus schultzei Metschnikotf 1851. Chaetonotus maximus P. H. Gosse, 1851, p. 198, und Zelinka, 1889, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, p. 409-413, tab. 15, flg. 1. Chaetonotus hystriœ Metschnikoff 1864. Metschnikoff, Chaet. hystrix, p. 451, tab. 35, flg. 7. und Zelinka, 1889, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, p. 413-415, tab. 14, flg. 17-20. Chaetonotus stachiae Gosse 1864. P. H. Gosse, p. 397-399, tab. 1, flg. 7, und 1889, Zelinka, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, p. 410-417, tab. 15, flg. 15. Chaetonotus brevispinosus Zelinka 1889. C. H. Fernald, Chaetonotus iarus, p. 1217, Holzschnitt 1, 2, und 1889, Zelinka, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, p. 418-421, tab. 11, flg. 11-14. Chaetonotus spinulosus Stokes 1887. A. C. Stokes, p. 564-565, tab. 1, rtg. 2, 3, und 1889, Zelinka, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, p. 423, tab. 15, flg. 2, 12. Chaetonotus longispinosus Stokes 1887. A. C. Stokes, p. 565, tab. 1, flg. 8-10, und 1889, Zelinka, 1889, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, p. 424-425, tab. 15, flg. 3. Chaetonotus macrochaetus Zelinka L889. C. Zelinka, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, p. 425-427, tab. 1 l. flg. 7-10. Chaetonotus persetosus Zelinka 1889. li-.n,., p. 427-429, tab. 14, flg. 1-6. Chaetonotus larus 0. Fr. Mùller 1784. Trichoda larus (MtiLLERbei) HJERMANN,in: Naturforscher, Vol. 20, p. 170. tab. 3, flg. 61, 1784; Ehrenberg, 1838, p. 390, tab. 43, flg. 4, and Zelinka, 1889, in: Z. wiss. Zool.. Vol. 49, p. 340-344, tab. 15, flg. 5. Chaetonotus bogdanovii Schimkewitsch 1886. W. M. Schimkewitsch, p. 148-150, flg. 1, und Zelinka, 1889, in: Z. wiss. Zool., Vol. 49, p. 435-437, tab. 15, flg. 6. Chaetonotus linguaeformis M. Voigt 1902. In: Zool. Anz.,Vol.25, p. 116. Chaetonotus serràticaudus M. Voigt 1901. In: Forsch.-Ber. Plôn, Tcil 11, p. 137-138, tab. 5, flg. 43a- pusillus v. Dadaj, Sùdamerika (Paraguay). » dubiusv. Dadav, Sùdamerika (Paraguay). » erinaceus v. Daday, Sùdamerika (Paraguay). « heterochaetus v. Daday. Sùdamerika (Paraguay). entez v. Daday. Europa. " ornatus \ . Daday, Australien (Xeu-Guinea). " octonarius Stok., Europa, Nordamerika. zelinkai Griinspan, Europa. zelinkai var. graecensis Grùnspan, Europa. » tenuis Griinspan, Europa. multispinosus Griinspan, Europa, » marinus Giard (marin) (Ambleteuse). macracanthus Lauterborn, Europa. jamaiccusis Schm., Amerika. (sp.[?]) Collin, Ostafrika. (sp.[?]) Collin, Ostafrika. — 359 — Genus Chaetura Metsclm. Chaetura capricornia Metsclm., Ëuropa. Unterordnung Pseudopodina. Familie Pseudopodidae. Genus Setopus Griinspan. Setopus primus Griinspan, Europa. Unterordnung Apodina. Familie Dasydytidae. Genus Dasydytes Gosse. Dasydytes saltïtans Stok., Europa, Nordamerika. longisetosum Metschn., Europa. goniathrix Gosse. Europa. Msetosum P. G. Thompson, Europa. dubius M. Voigt, Europa. ornatus M. Voigt, Europa. festinans AI. Voigt, Europa. Genus Stylochaeta Hlava. Stylochaeta fusiformis Spencer, Europa. stylifera M. Voigt, Europa. Familie Gosseidae. Genus Gossea Zel. Gossea anten ni go'a Gosse, Europa. fasciculata v. Daday, Sùdamerika (Paraguay). pauciseia v. Dadaj, Sùdamerika (Paraguay). vo'igti v. Daday, Europa. B. Gastrotricha aberrantia. Genus Zelinkia A. Giard. Zelinkia plana A. Giard (marin) (Ambleteuse). Eventuell Genus Turbanella M. Schultze. Turbanellà hyalina M. Schulze, Europa. ÀNHANG : Philosyrtis monotoides A. Giard (marin) (Ambleteuse). — 360 — Literaturverzeichnis 1. 1870. Butschli, 0., Untersucbungen ûber freilebende Nema- toden und die Gâttung Chaetonotus, in: Z. wiss. Zool., Vol. 20, p. 385-413, tab. 2G. 2. 1863. Cl ap are de, E., Beobachtungen liber Anatomie und Entwickelungsgescnicnte wirbelloser Thiere, p. 90. Stellung zu den Echinoderes. 3. 1905. 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Dans le Livre, publié sous la direction du professeur Brauer, Die Sûsswasserfauna Deutschlands, actuellement en cours de publication, Ivuhlgatz, qui s'est occupé des Hémiptères, signale que chez les Limnobates et les Vélies la ponte et les jeunes larves ne sont pas encore connues. Ulmer, qui, dans ce même ouvrage, a rédigé le volume qui traite des Trichoptères, indique, parmi les Leptocéridés dont les larves n'ont pas encore été décrites, le Leptocerus albifrons. Les œufs et les larves de ces insectes m'étant connus, je puis fournir, à leur sujet, quelques renseignements. Je ferai connaître ensuite la ponte et la larve du Berosus aericejjs (Hydrophilidé), qui, je crois, sont aussi inédites, et je terminerai par quelques observations sur Prestwichia aquatica (Hvménoptère). La ponte, l'œuf et la larve du Limnobates. Les œufs du Limnobates sont fusiformes, allongés, coniques aux deux extrémités; ils sont opaques, de couleur grisâtre, leur longueur est un peu supérieure à 1 millimètre. Ils sont sillonnés dans toute leur longueur de crêtes et de dépressions longitudi- nales, comme le sont les noyaux de pèche ou les noix de muscade, ce qui fait qu'ils ressemblent plus à des graines qu"à des œufs d'insecte. Ces crêtes m'ont paru être constituées par un tissu, plus ou moins spongieux, contenant de l'air. On ne trouve ces œufs qu'isolés, par unités. Leur mode de fixation est assez bizarre. De l'une des extrémités de l'œuf part une courte tige souple qui aboutit à un disque adhésif. Les œufs 368 sont fixés par ce disque à des fragments de roseaux, surtout aux feuilles mortes de phragmites, ou à d'autres débris végétaux, flottant à la surface ou recouverts d'une faible couche d'eau. L'œuf se trouve donc mobile comme le battant d'une cloche. Mais, à l'opposé de celui-ci, il n'est pas suspendu. Au contraire, l'œuf, ayant un poids spécifique inférieur à celui de l'eau, a une tendance à flotter. Il s'élève perpendiculairement dans l'eau, retenu, ancré pour ainsi dire, par sa tige et son disque adhésif. Fig. 1. ( )n trouve ces œufs surtout pendant les mois de mai et de juin. Comme le font les larves de beaucoup d'Hémiptères, la larve du Limnobates mue au moment où elle sort de l'œuf. Elle laisse, engagée dans la fente par laquelle elle vient de sortir, une dépouille cutanée à laquelle on remarque une sorte de couteau chitineux noir. C'est au moyen de ce couteau, qui se trouve placé devant le front de la larve, que celle-ci fait sauter la coquille de l'œuf. La larve du Limnobates, comme aspect général, ressemble à l'imago (forme aptère); mais sa tête est beaucoup moins étroite. Au moment de l'éclosion, le corps de la larve (non compris les antennes, qui sont fort longues) a une longueur de m 001 6. Il est de couleur brun jaunâtre et blanchâtre. - 369 — Les œufa du Limnobates sont souvent infestés par un micros- copique ïïyménoptère : Le Litus cynipseus, Ilalid. La figure ci-jointe (fig. I) représente un œuf de Limnobates, avant éclos, auquel adhère encore la dépouille que la larve a abandonnée lorsqu'elle s'échappa. La ponte, l'œuf et la larve des Vélies. Les Vélies ne fixent pas leur ponte contre des corps flottants, ou même quelquefois submergés, comme le l'ont les autres Hémiptères marchant sur la surface de l'eau (Hydromètres, Limnobates). Les Vélies s'accouplent et pondent vers la fin d'avril; elles cachent leurs œufs, en amas, sans ordre, sur la végétation émergée du rivage, passablement au-dessus du niveau de l'eau. C'est du moins ainsi que procédèrent, chez moi, des Vélies captives (1). Les œufs sont petits, cylindriques, ovales aux deux extré- mités; leur longueur atteint 1 millimètre. Au moment de la ponte, ils sont blancs, mais ils brunissent légèrement dans la suite. Leur coque est lisse. Les larves, dès leur naissance, ont vaguement l'aspect général (mais pas la couleur) des imagos (forme aptère) ; la longueur de leur corps est de m 0013, la couleur de celui-ci est brun jaunâtre. Dès leur naissance, les larves gagnent la surface de l'eau, sur laquelle elles se mettent à marcher. La larve, la nymphe et les métamorphoses du Leptocerus albifrons, Linn. La larve du Leptocerus albifrons est tout particulièrement intéressante parce que — cas plutôt rare, mais non unique parmi les larves des Trichoptéres — elle peut librement nager au sein de l'eau. Il ne faut pas confondre nager au sein de Peau e1 nager, ou plus exactement flotter, à la surface. Les larves de plusieurs espèces de Trichoptéres peuvent, en marchant contre le rivage ou contre les plantes, atteindre la surface et ensuite flotter sur (1) J'ajouterai que les quelques individus que je conservai en captivité, déposèrent leurs œufs, en un seul amas, dans de la mousse. Mais, j'ignore si, dans la nature, les Vélies se réunissent ainsi, en société, pour pondre. — 370 — celle-ci. Pour cela, elles diminuent leur poids en introduisant un peu d'air dans leur étui. Mais, il n'y a, à ma connaissance, (pu' quelques espèces de la famille des Leptocéridés dont les larves soient organisées de façon à pouvoir abandonner le corps contre lequel elles marchent, et partir à la nage au sein de l'eau, en se dirigeant à leur gré. J'ai trouvé assez facilement, toutes les années, d'avril à juin, de petites larves de Leptocéridés organisées de cette manière Elles se tenaient presque exclusivement parmi les potamogetons dans un ruisseau à. courant lent. Ces larves vivent fort bien en captivité et elles y effectuent leurs métamorphoses. Habituellement, on voit ces larves marcher sur le fond ou contre les végétaux. Mais, à l'occasion, elles nagent en pleine eau, au moyen de leurs deux pattes postérieures. Pour cela, la larve dirige ces pattes en haut et en avant, en les faisant passer par-dessus les pattes médianes qui, elles, sont utilisées pour la marche. Elle nage ainsi, d'une manière un peu saccadée il est vrai, mais dans la direction qu'elle désire ; l'abdomen reste dans l'étui qui est incliné obliquement vers le bas. Pour éviter une description qui serait longue à écrire et ennuyeuse à lire, nous préférons donner une figure de cette larve (fig. 2 A). Nous ajouterons seulement les renseignements suivants : L'étui est droit; il est constitué par un tissu soyeux, incrusté de particules de sable ; il est ouvert aux deux extrémités; il est < le couleur grisâtre ou cornée ; sa longueur est de neuf millimètres environ, lorsque la larve est tout à fait adulte sur le point de se métamorphoser. La larve n'a pas de trachéo-branchies externes; ses pattes postérieures sont longues et pourvues d'une double série de longs poils natatoires. Les griffes des pattes médianes ont une forme très particulière (fig. 2 B). Lorsque le moment de la transformation arrive — en général, c'est vers le milieu du mois de juin — la larve fixe son étui, en l'attachant par du tissu soyeux, contre un corps quelconque : pierre ou surtout feuille de potamogeton. Ensuite elle se retire dans l'intérieur de l'étui et clôture l'ouverture antérieure seule de celui-ci, en confectionnant un opercule en tissu soyeux. Cet opercule est légèrement bombé extérieurement ; une ouverture ronde persiste en son milieu. La larve, pour faciliter sa. respira- tion, faisant continuellement onduler son abdomen, crée un courant d'eau qui entre par l'ouverture de l'opercule et, après 371 avoir baigné le corps, ressort par l'ouverture postérieure de l'étui. Au bout de quelques jours (2 ou 3), on constate (1) que la larve s'est transformée en nymphe et que la dépouille larvaire a été expulsée hors de l'étui. Fil La nymphe n'a pas, d'emblée, son aspect définitif. Elle est, d'abord blanche, molle, décolorée. Petit à petit, elle durcit et se pigmente; on voit apparaître les veux, puis la couleur noire des ailes. Pendant toute la durée de la période nymphale, la nymphe l'ait, par moment, de temps en temps, onduler son abdomen, pour provoquer un courant et renouveler l'eau contenue dans (1) Les parois de l'étui sont parfois assez transparentes pour laisser voir ce qui se passe à l'intérieur. — 372 — L'étui. Mais elle fait Ce mouvement beaucoup moins fréquem- ment que ne le faisait la larve ; il y a de longues pauses. Lorsque le moment de la transformation en imago esl arrivé, La nymphe repousse l'opercule qui ferme l'étui. Il s'ouvre comme le couvercle d'une boite et la nymphe sort. Cette nymphe nage dans l'eau au moyen de ces deux pattes médianes qui sont pour- vues de deux rangées de longs poils natatoires. Comme le font toutes les nymphes des Trichoptères, la nymphe du Leptocerus nage dans la même position qu'une Notonecte, en ayant le dos tourné en bas. Les pattes antérieures et postérieures restent appliquées contre le corps; les longues antennes, rabatlues des deux côtés, flottent en arrière. Lorsqu'elle arrive vers La surface, la nymphe se retourne et aborde celle-ci par sa face dorsale. Le tégument de cette région étant « non mouillable », subit l'influence capil- laire : la surface de l'eau s'écarte à son contact et il est attiré par l'air. La nymphe reste collée à la surface de l'eau. Alors, le tégument dorsal se fend et l'imago, en quelques secondes, se dégage de son enveloppe nymphale et s'envole aussitôt (]). Les imagos que j'ai obtenus ont été déterminés par M. le D r F rey-Gessner, entomologiste au Muséum de Genève, I.cjttocerus albifrons, Linn. Ils sont, du reste, absolument semblables à ceux que Pictet a figurés sous ce nom (2). La durée de la période pendant laquelle la nymphe nage étant fort courte, il est difficile d'observer celle-ci à ce moment-là. C'est pour cela, sans doute, qu'aucun auteur, à ma connaissance, n'a représenté une nymphe dans celle position. Toutes les ligures des nymphes de Trichoptères que je connais représentent des nymphes, incomplètement développées, encore immobiles dans l'étui. C'est ce qui m'a engagé à donner, ici, une figure de la nymphe du Leptocerus albifrons telle qu'on la voit lorsqu'elle nage librement dans l'eau (3) (fig. 3). (1) J'ai eu la chance, deux fois, d'assister à ce phénomène. (2) Pictet F .-i ., Histoire naturelle des Phryganidâs des environs de Genève, Genève, 1834. (3) Remarquez l'extrémité de l'abdomen de l'imago, déjà rétractée vers le haut, séparée de l'enveloppe nymphale, qui paraît toute transparente à cet endroit. La petite figure, à gauche, indique la longueur exacte des antennes, relati- vement au corps. ;;7:; Si. au moyen d'un artifice quelconque — par exemple en ten- dant une mousseline dans L'aquarium — on empêche la nymphi Fig. 3. d'arriver à la surface, l'insecte s'épuise en inutiles efforts, il finit par tomber au fond et, sans se métamorphoser, il meurt au bout de quelques heures. La coque ovigère, les œufs et la larve du Berosus aericeps, Curtis. En 1862, Schiôdte a figuré et décrit la larve du Berosus spinosus, Stev. (1). Depuis lors, les auteurs qui ont eu à parler (1) Schiôdte, De Metamorphosi Eleutheratorum Bidrag. t.il Insehternes Udridklinys historié kroyer Natuvh, Tikskr., 1862. - 374 — des larves des Berosus ont reproduit la description et la figure qu'en a donné Schiôdte. Je ne crois pas qu'on ait signalé les larves d'autres représentants de ce genre. Le Berosus spinosus étant une espèce peu commune, habi- tant surtout les eaux saumàtres, je crois qu'il est intéressant de faire connaître la larve du Berosus aericeps, qui est l'espèce de beaucoup la plus répandue dans nos eaux douces. Toutefois, je dois faire une observation. Je n'ai jamais élevé la larve dont je vais parler; je ne l'ai donc jamais vue se transformer en Berosus aericeps, imago. Je crois néanmoins, pour les raisons suivantes, qu'on peut considérer cette larve — qui, en tout cas, est une larve d'Hydro- philidé — comme étant celle de cet insecte. D'abord, vu ses dimensions, elle ne peut être attribuée qu'à un Hvdrophilien dont la taille se rapproche de celle du Berosus aericeps. Il n'y a que peu d'Hydrophiliens de cette taille-là (1); ils se trouvent dans les genres Hydrobius, Philhydrus, Hélé- phorus, Spercheus et Berosus. Or, les larves des représentants — de quelques-uns au moins — de chacun de ces genres sont connues, et, parmi elles, seule, celle du Berosus spinosus est privée de stigmates et ne respire que par des trachéo-branchies latérales qui sont assez dévelop- pées. La larve dont je vais parler n'a point de stigmates et possède de très longues trachéo-branchies latérales. Cette larve, en outre, ressemblant d'une manière générale à la larve du Berosus spinosus, il est plus que probable que c'est la larve d'un Hvdro- philien du genre Berosus. D'autre \m-t,\eBe?'OSus aericeps est le seul Berosus que j'aie rencontré dans la localité où j'ai trouvé cette larve — et il y esl abondant. Cette larve, que j'attribue donc au Berosus aericeps, vit dans les détritus, au fond de l'eau. Elle est fort apathique; elle se déplace à peine et avec des mouvements fort lents. Son corps étant, en outre, imprégné de limon et rendu méconnaissable par toutes sortes de débris et d'algues parasites qui le revêtent, on comprendra aisément que malgré — ou à cause de — sa forme (1) Le grand Hydrophile et YHydrous caraboïdes ont des dimensions lieau- coup supérieures; les autres Hydrophilidés, presque en totalité, sont de taille lieauioup plus petite. — 375 extraordinaire, cette larve passe inaperçue au milieu des détritus qui l'entourent. La figure suivante (fig. I) me dispensera d'une longue descrip- tion. Je dirai seulement que le corps à 7 millimètres. Pig. 4. Le prothorax ne présente rien de particulier; le niéso- et le métathorax ont, de chaque côté, un mammelon, une proéminence bien marquée. Mais les sept segments abdominaux qui suivent sont, eux, pourvus chacun, latéralement, d'un appendice mince, filiforme, remarquablement long, mais relativement peu souple. La longueur de ces appendices va en augmentant du premier au sixième; ils sont plus ou moins transparents et dirigés en arrière et en haut. La longueur de ceux du premier segment abdominal égale à peu près la longueur de la moitié du corps de la larve, mais celle des appendices du sixième segment atteint ou dépasse celle du corps entier. Le huitième segment abdominal est dépourvu d'appendices. — 376 — On distingue, à leur intérieur, une trachée qui les parcourt dans toute leur longueur. Ce sont donc des trachéo-branchies et c'est le seul organe respiratoire de la larve. Le système trachéen est, en effet, complètement clos. Cela explique pourquoi ces larves vivent exclusivement au fond de l'eau, sans jamais venir à la surface. Ces larves prennent grand soin de leurs trachéo-bran- chies et, souvent, les nettoient en les peignant avec leurs pattes. Malgré leur indolence, ces larves sont carnassières, et, en captivité, si la nourriture leur manque, elles se dévorent entre elles. Dans le chapitre concernant les larves des Hydrophilidés, Schiôdte a dit quelques mots de leurs coques ovigères II a signalé les formes variables de ces coques suivant les différents genres des insectes de cette famille. Mais il n'a pas mentionné la coque ovigère des Berosus. De tous les Hydrophilidés les Berosus sont ceux qui nagent le mieux (1) et ils se tiennent volontiers cachés dans les détritus au fond de l'eau. D'autre part, nous avons indiqué que leurs larves sont les seules connues d'entre les larves des Hydrophilidés, qui, par le fait qu'elles respirent exclusivement par trachéo-branchies, n'ont pas besoin de s'approcher de la surface de l'eau. Ces deux raisons me font présumer que les Berosus cachent, probablement, en général, leurs coques ovigères au fond de l'eau; tandis que les autres Hydrophilidés l'établissent près de la sur- face. C'est pour cela, je pense, que la coque ovigère des Berosus est plus difficile à obtenir et n'a pas encore été signalée. J'ai trouvé, une fois (le 31 mai), appliquée sous une planche pourrie, flottant sur l'eau, une petite coque blanche, soyeuse, de forme ronde lenticulaire; son diamètre était d'environ deux millimètres. L'ayant conservée un certain temps sans qu'aucune larve en sortit, je me décidai à rouvrir. Elle ne contenait que deux œufs, placés côte à côte, cylindriques, à extrémités arron- dies, longs de 1.3 millimètre. (1) Seuls, le grand Hydrophile, YHydrous caraboïdes et les Berosus peuvent pjnétrer au sdn de l'eau en nageant ; tous les autres Hydrophilidés se tien- nent surtout vers la surface de l'eau. Ces insectes ne peuvent pénétrer et res- ter au sein de l'eau que s'ils sont accrochés contre des végétaux ; mais dès qu'ils lâchent prise, par le l'ait de leur légèreté spécifique, ils remontent passi- vement à la surface. — 377 - Grâce à la transparence absolue de la coque de ces œufs, on pouvait voir, dans chacun d'eux, la larve contenue à leur inté- rieur. Il etaii Facile de reconnaître que c'étaient des larves de Berosus-. En effet, on distinguait parfaitement des deux côtés du corps, les sepl Irachéo-branchies que, seules d'entre les larves des Hydrophilidés. les larves des Berosus possèdent. Et, fait intéressant, les trachées de ces larves, encore dans l'œuf, conte- naient déjà de l'air. Ces deux larves étaient mortes. Quelques observations sur Prestwichia aquatica. De ions les Hyménoptères dits « aquatiques -, Prestwichia aquatica est probablement celui qui passe le plus de temps dans l'eau — plusieurs jours de suite! (Heymons) — qui s'y meut avec le plus d'agilité et chez lequel ce genre de vie a amené le plus de modifications — le +, est privé d'ailes. Cet insecte n'a, je crois, jamais été observé hors del'eau. Il est, du reste, fort peu connu (1). J'ai eu la chance d'en observer, une fois, un individu, nageant dans le bocal dans lequel je venais de verser le produit d'une pèche au lib'i fin (marais de Rouelbeau, près Genève, 12 juil- let 1910). C'était une femelle. Je conservai cet insecte vivant et je pus le voir nager avec agilité, avec ses pattes, ou marcher, contre les végétaux immergés, pendant vingt-neuf heures consé- cutives. Puis je le tuai pour le dessiner et le conserver. Les observa- tions biologiques que j'ai pu faire ne diffèrent en rien de ce qui a déjà été signalé. Un seul point m'a frappé; c'est le manque de (1) A ma connaissance, Prestwichia n'a été observé que par les naturalistes suivants : Décrit pour la première fois en 1863 par Lubbock (« On two Aquatic Hyme- noptera », Trans. Lin. Soc, vol. XXIV) ; Retrouvé en 1896 par Enock {Nature, 1896 et Pr. Ent. Soc. London, 1899-1900), puis par Willem, qui décrivit le mâle (Bull. Scient, de Gand, vol. XXX, 1897); Ensuite Heymons l'observa près de Berlin (« Siisswasser-Hymenopteren aus der Umgebung Berlins », Deutsche Entomologische Zeitschrift. 1908, pp. 138- 141), provenant d'une ponte de Ilanàtre ; Enfin Ussing, dernièrement, l'a vu sortir d'oeufs d'Apheloclieirus (« Bei- trage zur Biologie der Wasserwanze Aphelocheirus » ; ex : Internationale Revue der gesamten Hydrobiologie und Hydrographie, Bd. III, 1910 — 37R — ressemblance entre l'individu que j'avais sous les jeux et les figures qu'on trouve généralement dans les livres (1). Les figures données par Willem Victor, seules, m'ont paru exactes. Cet auteur, déjà, fait observer le peu d'exactitude de la figure et des descriptions données par Lubbock. Lui-même donne une bonne description et une série de figures exactes de divers détails anatomiques de Prestwichia. Cependant l'exemplaire Ç, que j'ai eu sous les yeux, différait de celui qu'a représenté cet auteur, par la brièveté des ailes et par le fait que le bord de celles-ci était garni, non pas de nombreux longs poils serrés, mais seulement par quelques poils peu abondants, longs, épars et isolés. En outre, comme autre particularité intéressante, il faut signaler la longueur et surtout la largeur du fourreau de la tarière et la longueur des membres, relativement à celle des ailes et du corps de l'insecte. Fia-. 5. (1) Far exemple dans : a) Lubhock, cité plus haut. Cette figure a été repro- duits dans plusieurs livres, entre autres dans Lampert : Bas Leben der Iiin- nenyewàssçr ; b) HEYMONsdans : Sussivasser fauna Deutschlands , de Bkaikr, Heft7,p.3l, — S79 — J'ignore si cet exemplaire unique est anormal, ou si les quel- ques auteurs, qui ont figuré cet Hyménoptère, ont commis, pour ces organes, des inexactitudes dans leurs dessins. Mais, dans un cas comme dans l'autre, il m'a paru intéressant de faire connaître cet exemplaire; surtout étant donné le fait que chez cette espèce les ailes ont une tendance à s'atrophier. Sur la figure de Prestwichia que je donne (fig. 5), la longueur el le nombre des poils des ailes sont rigoureusement exacts. Pour plus de clarté, je n'ai figuré que du côté gauche l'extrémité de l'aile postérieure qu'on voit, par transparence, à travers l'aile antérieure Vandœuvres (Genève). ■ t » 8»ti DAS SAMMELN VON PUPPENHAUTEN DER CHIRONOMIDEN Noch einmal eine Bitte um Mitarbeit. Von Dr. August Thienemann. Aufrufe, die sich an weitere Kreise wenden, um Material fur wissenschaftliche Arbeiten zu bekommen, verhallen in den meisten Fàllen ungehôrt. So ist es auch mit der Bitte um Mit- arbeit an der Aufzuclit von Cliironomidenlarven, die ich vor einiger Zeit aussprach, gegangen. }sur von wenigen Herren, einzelnen Zoologen und Aquarienliebhabern, habe ich melir oder minder reichliches Material vollstàndiger Chironomiden- metamorphosen erhalten. So dankbar ich hierfùr bin, zu einer monographischen Darstelluug der Métamorphose dieser weit verbreiteten und fein ditferenzierten Mûckengruppe reicht das vorhandene Material noch nicht aus. wenn ich auch selbst im Laufe der letzten Jahre wolil an 200 Metamorphosen geziichtet habe. Ich wiederhole also abermals meine Bitte und stelle jedem, der sich mit der àusserst einfaclien Aufzuclit der Chiro- nomidenlarven beschàftigen will, eine ausfiihrliche Anleitung dazu géra zur Verfùgung. Wem aber solche Zuchtversuche noch zu schwierig erscheinen, der kann mit wenig Mûhe doch misère bisher geringe Kenntnis der Biologie und geographischen Verbreitung der Chironomiden wesentlich erweitera und ver- tiefen. Und dazu môchte ich an dieser Stelle noch einmal anregen. — 381 — Es handell sich dabei ufio die Chironomidenfauna unserer stehenden I rewàsser, der Teiche und Seen. Schon ini ersten Frùhjahr, etwa Anfang April, verpuppen sich die Chironomidenlarven des Grandes und der Uferzone der Teiche und Seen, die reifen Puppen steigen zur Wasserober- ttàche auf, die geflûgelte Mûcke schwingt sich in die Lul't empor, die leere Puppenhaut bleîbt schwimmend an der Oberflàche zuriïck. Je weiter der Sommer vorriïckt, umso grôsser wird die Zahl der ausschlùpfenden Mi'ieken, umso grôsser wird die Menge der Puppenhàute auf dem Wasserspiegel. Das Maximum wird im August und September erreicht. Ara 8. August 1910 sammelten wir auf dem Weinfelder Maar (Eifel) 10 verschiedene Arten von Chironomidenhàuten, am 16. August auf dem Laacher See 11 Arten, am 5. Augusl auf der Urfttalsperre 12, am 8. September auf der Tambacher Tal- sperre (ïhûringen) 13, am 14. August auf dem Ulmener Maar deren 14. Dièse Chironomidenhaute aber sind sehr charakteristisch gebaut; sie lassen sich zum Teil schon jetzt bis zur Ait oder wenigstens Gattung bestimmen; und fur einen anderen Teil wird das, sobald erst nocli mehr vollstàndige Metamorphosen ge- zuchtefc sein werden, môglich sein. Das Sammeln dieser Haute ist bedeutend leichler und ein- t'acher als der Fang der zarten, empfindlichen Mi'ieken selbst. Schon vom Ufer aus, besser nocJi von einem Kaline, kann man mit einem gewôhnlichen, am Spazierstock befestigten Kàscher die Wasseroberflâche abschàumen und so die Haute in grossen Mengen in das Netz bekommen. Nun wendet man, naclidem die Haute in einer Ecke des Netzes zusammengespùll sind, dièses uni und spïilt dièse Ecken in einem Glàschen mit Spi- ritus ab. Eine Etiquette mit ( )rt und Datum des Fanges aufgeklebt, und wir haben ein Material gesammelt, das fur die Kenntnis dei" Lebensweise und geographischen Verbreitung <\t i \- Chirono- miden von grôsstem Werte sein kann. In den ruhigen Buchten unserer Seen treibi der W'ind die Chironomiden oft in Massen zusammen: die Seechironomiden sind zur Zeit noch kaum bekannt. Auch die Chironomiden kleinerer Teiche, zwischen deren Uferpflanzen die Haute ebenso in Mengen anzutreffen sind, harren noch der Beàrbeitung. Meine Bitte geht also dahin, dass die an Seen und Teichen - Séâ - sammelnden Entomologen und Hvdrobiologen, ebenso wie die praktischen Teichwirle, auch den Chironomidenhâuten ihre Aufrnerksamkeit zuwenden und mir die dort gesammelten Formen zur Untersuchung ùberlasseii môgen! Siewerden damit die Kenntnis dieser wissenschaftlich wie wirtschaftlich ausser- ordentlich wichtigen Insektengruppe wesentlich fôrdern. Munster in W., im Noveraber 1010. Landwirtschaftliche Versuchsstation. -*B«- RECHERCHES SUR LA Respiration des insectes aquatiques adultes LES DYTICIDÉS par Frank BROCHER. Après avoir étudié la respiration de la Nèpe et de l'Hydro- phile (1 ) el ensuite celle de la Notoriecte (•,'). je dois, pour être complet, dire, à présent, quelques mots de la respiration des Dyticidés. Peu d'auteurs, à ma connaissance, ont abordé ce sujet. Le travail le plus important est celui de Plateau qui, dans ses Recherches sur les mouvements respiratoires des in- sectes (3), a consacré un chapitre aux Dyticidés. Mais cet auteur a étudié la question d'une manière fort diffé- rente de celle (pie nous avons employée. Après avoir amputé les ailes et les pattes d'un Dytique et avoir fixé celui-ci sur une planchette, Plateau observait comment les différents segments de l'abdomen de l'insecte se mouvaient les uns par rapport aux autres. 11 arriva, du'reste, pour les Dyticidés, à cette conclusion. qui ne nous étonne pas beaucoup, c'est que le rythme de la res- piration chez l'animal en expérience diffère beaucoup de celui qu'on observe lorsque l'insecte est en liberté dans l'eau. Miall (4) et Schmidt-Schwedt (5) ne font qu'effleurer le sujet. (1)- Bull. Soc. Zool. de Genève, t. I, 1908, pp. 181-195. (2) Ann. Biol. lacustre, t. IV, 1909, pp. 9-3.3. (3) Mêm. Acad. roy. des sciences, lettres'et beuux-arls de Belgique, t. XLV, 1884. (4) Miall. — Aqualic Insects London 1903, p. 60. (5) Schmidt-Schwedt in Zacharias. — Thier und Pflanzenwelt des Sihs- ivassers, 1891, t. II, p. 60. 26 384 Ayant pris le Dt/ticus marginalis comme exemple, ils l'ont remarquer que, cet insecte amenant [tour respirer l'extrémité postérieure de son corps vers la surface de l'eau, il est probable que ce sont les stigmates postérieurs qui ont le plus d'importance pour l'acte respiratoire. Selon ces auteurs, cela expliquerait pourquoi l'orifice de ces stigmates est de dimension supérieure à celui des autres. Seulement, si le l'ait et l'explication qu'ils en donnent se trou- vent exacts pour le Dyticus marginalis, il n'en est plus de même pour d'autres Dyticidés. Chez le Cybister, par exemple, les stigmates des deux dernières paires ont, au contraire, l'orifice fort petit. En outre, cette explication est insuffisante; elle ne nous dit pas pourquoi les stigmates de la première paire abdominale sont — surtout chez le Dyticus marginalis — presque aussi grands que ceux des deux dernières paires (fig. 1, M.). Dans nos recherches, nous avons principalement cherché com- ment se faisait la circulation de l'air dans le corps de l'insecte, quels étaient les stigmates inspirateurs et comment fonction- naient ceux qui ne sont pas en relation directe avec l'atmo- sphère? Dans ce but, nous avons observé les allures des Dytiques en liberté; puis, nous avons aussi expérimenté — comme nous l'avons fait pour les insectes que nous avons précédemment étu- diés—en recherchant quelles conséquences résultaient pour l'ani- mal de l'occlusion artificielle — par un corps gras — de certains stigmates. Disons tout de suite que ces recherches sur les Dyticidés nous ont donné beaucoup plus de peine que celles sur la Nèpe, l'Hydro- phile et la Notonecte et que nous avons obtenu des résultats bien moins précis que dans nos recherches sur ces derniers insectes. Les expériences sont, en effet, difficiles à exécuter sur les Dyticidés ; leurs résultats parfois ne concordent pas les uns avec les autres et, souvent, il est difficile de les interpréter. Nous allons rapidement indiquer d'où proviennent ces diffi- cultés. a) Les Dyticidés supportent mal l'anesthésie. Ils restent, à la suite d'une narcose, troublés pendant plus de douze heures, quel- quefois même pendant presque vingt-quatre heures. Il est donc préférable d'opérer sans anesthésie préalable. - 385 — 1>) Malheureusement, les I lytiques étant des insectes \ igoureux el très vifs, ils se débattent el sont peu commodes à manier. Il arrive Facilemeni que, par accident, ils son! froissés ou meur- tris pendanl qu'on les opère. c) Les '. ayant aux pâlies des disques adhésifs, grimpenl contre les parois du bocal el sortent de l'eau une partie au moins de leur corps. Dans ces conditions, ils peuvent respirer par leurs stigmates mésothoraciques et les inconvénients, résultant pour l'insecte de l'occlusion expérimentale de certains stigmates, ne se manifestent pas. (h En outre, même si l'on n'expérimente qu'avec des £, il ne l'an! pas — pour la même raison — mettre de corps flottant sur l'eau. Les insectes, en effet, grimpent dessus, sortent de l'eau et il en résulte les mêmes conséquences. e) Les Dytiques sont des insectes forts; ils ont des mouve- ments respiratoires énergiques. Si, lorsqu'on vent boucher un stigmate, on se contente de lou- cher celui-ci avec un pinceau imbibé d'huile, l'insecte, parfois, rapidement, le débouche par un brusque mouvement expiratoire. J'ai vu la chose se produire chez un Cybister auquel je huilais les stigmates de la huitième paire. /') Il est donc nécessaire de se servir d'un corps gras plus consistant. .Lai employé la vaseline. Je ne me contentais pas de déposer la vaseline sur les stigmates que je voulais condamner; mais, pour plus de sûreté, je farfouillais, au moyen d'un fin pin- ci 'an, à l'intérieur du stigmate. Or, en général, plusieurs troncs trachéens aboutissent à un stigmate. Il se peut donc, en procédant ainsi, que non seulement on bouche le stigmate, mais encore qu'on introduise de la vase- line dans un ou plusieurs des troncs trachéens qui y aboutissent. Il peut en résulter Dytiques appartenant à deux espèces différentes, quoique voisines, différent quel- quefois. 386 h) La situation des stigmates sur lesquels on expérimente, complique beaucoup l'interprétation des résultats d'une expé- rience. Fig. 1. — Face abdomino-dorsale duCybister (C)et du D. marginalis (M). Remarquez la conformation et la grandeur différentes des stigmates de ces deux insectes, surtout de ceux des septième et huitième segments. Tous ces stigmates s'ouvrent, en etïet, dans l'espace dorsal sous-élytral. Ils sont soustraits à la vue et, en outre, le fonction- nement de chacun d'eux en particulier est plus ou moins solidaire de celui des stigmate voisins. Il est donc fort difficile d'interpréter les faits qui se mani- festent à la suite de l'occlusion de l'un ou de plusieurs de ces stigmates, parce qu'il est presque aussi impossible d'isoler par la pensée, qu'expérimentalement, le fonctionnement de chacun d'eux en particulier. Il se dégage néanmoins des nombreuses expériences aux- quelles nous avons procédé — malgré quelques divergences dans leurs résultats — un certain nombre de faits; et, comme ces faits concordent avec ceux que nous avons observés chez d'autres insectes aquatiques que nous avons étudiés, nous croyons qu'on peut les considérer comme acquis. Nous avons principalement expérimenté sur les espèces sui- vantes : Dyticus marginalis, punctulatus, dimidiatus et Cybister de Roesel. Nous avons aussi fait quelques observations et quelques petites expériences sur différentes espèces de petite taille indéter- minées. — 387 — Le système respiratoire se manifeste, à l'extérieur, riiez les Dyticidés, par neuf paires de stigmates. Los stigmates de la première paire (e, fig. 2) sonl situés dans la peau molle qui réunil le prothorax an mésothorax (1). Ces stigmates ne sont, probablement, utilisés que lorsque l'insecte est hors de l'eau. Lorsqu'il es1 immergé, ils ne lui sonl, (l'aucune utilité; leur oeclusion expérimentale ae m'a jamais paru incom- moder le Dytique. Fig. -2. —Coupe schématique longitudinale du corps d'un Dytique. Cette coupe est destinée à montrer la disposition générale du système trachéen et le fonctionnement des différents stigmates. L'insecte est supposé respi- rant à la surface de l'eau, x . . x, niveau de l'eau — 3. 6. 8 , troisième, sixième, huitième segments — a, élytre — b, aile — c, espace abdomino- dorsal sous-élytral — d, sac aérien, dont la base adhère au tégument des hanches des membres postérieurs — e, stigmate mésothoracique — g, sac aérien dont la base adhère au tégument du métasternum — n, tronc trachéen latéral longitudinal, reliant entre eux les stigmates — m, apophyse coxale- Nous appellerons ces stigmates •• stigmates mésothoraciques ». Ils correspondent, en effet, aux seuls stigmates thoraciques de la larve, qui sont situés, chez elle, franchement au mésothorax. Il y a ensuite huit paires de stigmates, placés sur la face dor- sale de l'abdomen ; ils sont recouverts parles élytres. Les stigmates des deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième paires se trouvent latéralement au fond d'une gout- fcièrede peau molle. (Vax ih^> deux dernières paires (septième et huitième) sont placés à la partie postérieure et latérale de la face dorsale des segments correspondants. La face dorsale de ces deux segments est chitineuse et revêtue, au moins en partie, de (1) Ces stigmates ne sont, en général, pas mentionnés par les auteurs. — 388 — poils hydrofuges. Ces deux segments sont habituellement plus ou moins rétractés l'un dans l'autre et dissimulés sous les éljtres ; leur l'ace ventrale est recouverte par celle du sixième segment. Vu leur situation, ces stigmates, au moins ceux de la huitième paire, ne sont souvent pas visibles, même Lorsque l'on soulève les élvtres. Mais, lorsque le Dytique, arrivé à la surface de l'eau, veut respirer, il pousse en arrière ses deux derniers segments qui, alors, dépassent le bord postérieur des éljtres. Comme leur face supérieure est revêtue de poils hydrofuges, l'eau ne la mouille pas; elle entre tout de suite en contact avec l'atmosphère e1 les stigmates qui y sont peuvent fonctionnel'. Les orifices de ces derniers stigmates (septième et huitième paires) diffèrent de ceux des autres stigmates abdominaux. Ils sont, en général, de dimension plus grande, exemple Dyticus marginalis, fig. 1, M; d'autres fois, au contraire, ils sont de dimension plus petite, exemple Cybister de Roesel, fig. 1, C. Quant aux stigmates de la première paire abdominale, ils ont aussi un aspect particulier. Leur orifice est, de même, plus grand que celui des cinq autres paires qui suivent ; en outre, il est, en général, de forme beaucoup plus allongée. Vu le grand développement du système musculaire chez les Dyticidés, il est difficile d'étudier, chez ces insectes, par dissec- tion, l'organisation du système trachéen, dans l'intérieur du corps. Mais le Cybister de Roesel nous sera, pour cette élude, d'un précieux secours. Les téguments de la face ventrale de cet insecte sont, en effet, à tel point transparents, qu'à travers leurs parois on peut voir les trachées et qu'on peut distinguer, lorsque l'insecte respire, leurs mouvements de dilatation et d'aplatissement. Or, chez le Cybister, outre le réseau trachéen, on observe de vastes taches blanchâtres, à bords déchiquetés : 1°) sous le tégu- ment qui constitue les hanches de la troisième paire de pattes, e1 2°) sous celui qui forme le métasternum et l'épisterne métatho- racique (fig. 3). Parfois, on voit le contour de ces taches se modifier plus ou moins. Si nous recherchons à quoi correspondent ces taches, nous verrons, en disséquant cette région, qu'elles sont produites par l'insertion contre les téguments de grandes poches pleines d'air. Après avoir constaté ces sacs aériens chez le Cybister, et après — 389 — avoir étudié — autant que faire se peut — leur disposition anatomique e1 Leurs rapports avec les trachées, qous pourrons, sans trop de difficultés, par dissection,' observer que chez les Dyticidés de grande taille (D. marginalis, punctulatus, dimi- diatus, etc.) il en existe de semblables (il el g, fig. 2). ('.s poches aériennes sont au nombre de quatre; il y en a deux de chaque côté. Elles sont situées au milieu tics masses musculaires du mésotliorax et du métathorax ; leur extrémité seule vient s'insérer au tégument ventral. Elles sont, de chaque côté, en relation avec le stigmate correspondant de la première paire abdominale. vU -.»[■'' Fig. 3. — Face ventrale d'un Cybister. On voit : 1°) De chaque côté, au thorax, les taches, à bords déchiquetés, qui correspondent à l'insertion des sacs aériens; 2°) A l'abdomen, quatre trachées sinueuses; ce sont les anses transversales ventrales qui relient les deux troncs longitudinaux latéraux dorsaux. Ce l'ait nous explique déjà pourquoi ees stigmates ont un ori- fice plus vaste que celui des autres. Il nous fait présumer, en outre, qu'ils doivent avoir une l'onction particulière. Nous ne croyons cependant pas que tous les Dyticidés soient pourvus de semblables poches aériennes. Le Laccophilus hyalinus esl un petit Dyticidé dont la taille — 390 — n'atteint que 4 millimètres. Il tire son nom de la particularité qu'a son corps d'être presque transparent. Mieux encore que chez le Cybister, on distingue, à travers les téguments de cet insecte, le système trachéen, le système digestif, les pulsations du cœur, les contractions des muscles, etc. Or, à chacune des régions où, chez le < 'ybister, on observe les taches blanchâtres produites par l'insertion des sacs aériens, on ne distingue, chez le Laccophilus, qu'une trachée qui se termine par un bouquet de fines ramifications. Etudions, à présent, comment on peut interpréter ce que l'on voit lorsque, assis au bord de l'eau, on regarde le manège des Dytiques en liberté — en se contentant de les observer, sans les inquiéter d'aucune manière; ou mieux, lorsque, dans son cabinet, on observe — dans les mêmes conditions — les allures de ces insectes, captifs dans un vaste bocal. L'insecte, appuyé sous et contre la surface de l'eau, par l'extrémité postérieure de son corps, qui se trouve en contact avec l'air, demeure immobile dans cette position, sans avoir l'air défaire aucun mouvement. Mais si l'on examine, à ce moment, avec une loupe, la face ventrale d'un Cybister, dans cette position, on verra les trachées, d'une manière rythmique et rapide, s'aplatir et se dilater alternativement. L'insecte fait-il seulement circuler de l'air dans son système trachéen, ou bien inspire-t-il de l'air et l'accumule-t-il dans ses sacs aériens ? A notre avis, lorsqu'un Dytique respire à la surface de l'eau, il ne s'approvisionne pas d'air, il ne fait que ventiler son système trachéen. En effet : 1°) on ne constate, à ce moment, chez le ( 'ybister, aucune dilatation de la partie visible des sacs aériens, et 2°) la surface émergée de la région dorsale de l'insecte n'augmente pas d'étendue. Or, si l'insecte remplissait d'air ses sacs aériens, le poids spécifique de son corps devrait diminuer d'autant et celui-ci devrait, corrélativement, tendre à émerger davantage. Enoutre, il nous est arrivé une fois d'observer (pie, vers l'extré- mité postérieure d'un Cybister, respirant ainsi à la surface île l'eau, on constatait l'existence d'un léger courant d'air capable de mettre en mouvement quelques poussières, tombées acciden- tellement sur la surface de l'eau. Les poussières, s'éloignani du corps de l'insecte, étaient donc chassées par de l'air expiré. — 391 — A un moment donné, le Dytique relire son pygidium sous ses élytres, donne un \ igoureux coup de rame, avec ses pattes posté- rieures, el plonge. Parfois, avant de se fixer, il nage un certain temps; mais, le pins souvent, il va, tout de suite, s'accrocher contre un appui quelconque, au fond de l'eau I ïne Fois accroché, il reste immobile. Au moment où l'insecte vient de quitter la surface de l'eau, mais après qu'il Va quittée, on voit parfois apparaître, sous l'extrémité postérieure des élytres, une bulle d'air — qui quel- quefois s'échappe — ou, au moins, un bourrelel ardente. Parfois ce phénomène ne se produit que lorsque l'insecte, arrivé au fond de l'eau, s'y est accroché; d'autres fois il ne se produit pas du tout. Ce phénomène diffère donc suivant les espèces observées et, quelquefois, chez les représentants d'une même espèce, il varie suivant les circonstances. Si l'insecte quitte la surface librement, a son gré, il n'apparaît souvent que peu, ou même point d'air a l'extrémité de son corps. Mais on en verra apparaître d'autant plus que l'insecte, effrayé, a du plus subitement plonger. Plateau a déjà signalé qu'au moment où il va plonger, le Dytique fait une ou deux courtes expirations. On peut donc admettre (pie, lorsque l'insecte est effrayé, il quitte parfois la surface subitement, pendant qu'il était en train d'inspirer. Et, dans ce cas, n'ayant pas en le temps de faire l'expiration, qui précède en général la plongée, il la l'ait une fois immergé. Si l'on perce un trou à la région médiane ou antérieure «le l'une des élytres, — et a l'aile sous-jacente — on verra souvent, dans les mêmes circonstances, la bulle d'air apparaître à cet orifice, plutôt (pt'a l'extrémité postérieure du corps. Donc l'air, qu'on voit apparaître a l'extrémité postérieure du corps de certains Dyticidés, n'est pas, comme on l'a dit, de l'air resté adhérent au pygidium. ("est de l'air qui est expiré par l'insecte, au moment où celui-ci plonge. Cet air s'échappe parles stigmates dorsaux: mais il reste en général sous les élytres. Ce n'est que si l'insecte, effrayé, fait des mouvements trop brusques ou si, par hasard, la quantité d'air qu'il axait absorbée — ('"tant trop considérable — le gènail pour plonger, en rendant -on corps trop léger, qu'une partie de cet air. ne trouvant pas la place pour se loger sous les élytres, apparaît en arrière et, quel- quefois, se détache sous forme de bulle et monte a la surface. Celte faculté qu'a le Dytique de l'aire passer dans l'espace - 392 — abdomino-dorsal sous-élytral, une partie au moins, de l'air con- tenu dans ses trachées et ses sacs aériens, lui permet de modifier, à volonté, l'équilibre de flottaison de son corps. .Te fus étonné de constater que. souvent, le fait de graisser, chez le D. punctula- tus, les stigmates de la première paire et surtout ceux des deux premières paires, amenait la mort de cet insecte; tandis que d'autres individus appartenant à la même espèce, ou à des espèces voisines, toléraient beaucoup mieux l'occlusion, même simul- tanée, de plusieurs stigmates dorsaux des paires suivantes. En étudiant la chose, je constatai que, lorsque le I). punctu- latus flotte au repos, c'est-à-dire sans respirer, à la surface de l'eau, c'est la région centrale de son dos et non la région posté- rieure qui émerge (flg. 4). Quand donc l'insecte veut mettre son pygidium en contact avec l'atmosphère, il doit amener un chan- gement dans l'équilibre de flottaison de son corps. La partie anté- rieure de celui-ci doit s'enfoncer et la partie postérieure s'élever (fig. 5). Ce mouvement de bascule se produit tout naturellement lorsque l'insecte, par l'intermédiaire de ses stigmates de la pre- mière paire, évacue, dans l'espace abdomino-dorsal sous-élytral, une partie de l'air contenu dans ses sacs aériens thoraciques. Si l'on bouche ces stigmates, on empêche ce déplacement de l'air; l'insecte ne peut plus mettre son pygidium en contact avec l'atmosphère; il ne peut respirer et meurt. (Je n'ai observé ce phénomène que chez le D. punctulatus.) Fig. 4. Fig. 5. En outre — et ce phénomène-là est assez général — l'occlu- sion de ces stigmates, au premier moment, empêche L'insecte de plonger ou, du moins, lui rend ce1 acte plus difficile. Dans la suite, le Dytique s'habitue a cette gêne L'air contenu dans les sacs aériens peut, en effet, être évacué, avec plus de lenteur évidemment, par les autres stigmates, dégagé dans l'espace sous- élytral et, au besoin, expulsé postérieurement. 11 faut aussi supposer, qu'à l'occasion, le Dytique — toujours — 393 — par l'intermédiaire de ses stigmates abdominaux de la première paire — peu! reprendre cel air de la cavité sous-élytrale e1 le réintroduire dans ses sacs aériens thoraciques. En plus, il m'a semblé, lorsqu'on ;i bouché ces stigmates, que l'insecte, constatant — inconsciemmenl sans douh — que le fonc- tionnement des sacs aériens était gêné, il m'a semblé, dis-je, que l'insecte s'abstenail de les remplir à uouveau — ou ne pouvail le l'aire — même lorsqu'il venait respirer à la surface par ses stig- mates postérieurs. En effet, j'ai souvent observé que, lorsque les Dytiques aux- quels on avait bouché les stigmates abdomino-dorsaux de la ou des premières paires avaient réussi à expulser une certaine quantité d'air, ils pouvaient, de nouveau, plonger facilement; mais le poids spécifique de leur corps était devenu, et restait, supérieure ce qu'il était auparavant. Le corps n'avait plus, ou avait moins de tendance à flotter; le Dytique devait toujours ramer pour remontera la surface. Enfin, je puis signaler encore un fait, que j'ai observé plusieurs fois chez divers Dyticidés, qui démontre bien que les stigmates dorsaux, surtout ceux de la première paire, fonctionnent comme stigmates expirateurs. Lorsqu'on enduit de vaseline, d'un côté seulement du corps, les premiers stigmates (et j'ai vu le phénomène se produire lors- qu'on enduit le premier stigmate seul), on voit parfois appa- raître une bulle d'air, latéralement, entre le prothorax et le mésothorax, du côté où les stigmates abdominaux ont été bouchés. Cet air a été évacué par le stigmate mésothoracique. Donc l'occlusion de quelques stigmates abdominaux d'un côté du corps a amené dans les trachées, qui aboutissent à ces stigmates, une telle augmentation de pression, que l'air s'échappe par le stig- mate mésothoracique, situé du même côté, stigmate qui est tou- jours inutilisé lorsque l'insecte est dans l'eau. Si l'on condamne les stigmates abdominaux des deux côtés du corps, on voit une bulle d'air apparaître aux deux stigmates mésothoraciques (1). (1) Il va sans dire que cet air, expiré par les stigmates mésothoraciques, s'échappe. Tandis que lorsqu'il est expiré par les stigmates abdominaux, il est emmaganisé sous les élytres et il continuera faire, pour ainsi dire, partie du corps de l'insecte. Or, par le départ de cet air, qui contribuait à alléger le corps, le poids de celui-ci se trouve augmenté et l'équilibre hydrostatique de l'insecte modifié. — 394 — - raiis. je crois, nous permettront d'admettre que les stig- 3 abdominaux-dorsaux — au moins ceux des six premières paires et lout particulièrement ceux de la première paire — fonctionnent — nous ne dirons pas exclusivement — mais •• prin- cipalement ■• comme stigmates expirateurs. En outre, ces faits nous montrent l'importance ries stigmates de la première paire, et ils nous font comprendre la raison pour laquelle l'orifice de ces stigmates est plus grand que celui îles stigmates suivants. Mais continuons à observer ce que font nos Dytiques. Une fois qu'il s'est accroché à un corps au fond de l'eau, le Dytique reste tranquille et. la plupart du temps, on n'observe rien de particulier. Il y a, cependant, des divergences suivant les - Chez certains Dytiques, surtout parmi ceux des petites espèces, on voit, au bout de peu de temps, apparaître, sous les èh très, à l'extrémité postérieure de l'abdomen, une boursouflure aérienne. Ce bourrelet argenté augmente, puis se résorbe en partie : parfois il disparait complètement, puis il réapparaît au bout d'un moment : quelquefois, mais rarement, une bulle d'air s'en détache. L'appa- rition de cet air, et surtout le fait qu'une bulle s'en détache, indique toujours que l'insecte va remonter à la surfac . La durée du temps qu'un Dytique reste sous l'eau est éminem- ment variable suivant les espèces et. probablement, suivant les circonstances et la température. Si l'on examine, à la loupe, la face ventrale d'un Cybister, accroché au fond de l'eau, on n'observera aucun mouvement res- piratoire. L'insecte ivste immobile: les trachées, qu'on voit par transpa- rence à travers les téguments, sont immobiles aussi. On n'y constate aucun mouvement de dilatation ou d'aplatissement, comme nous en avions observé lorsque l'insecte respirait libre- ment à la surface de l'eau. Le Dytique, lorsqu'il est accroché au fond de l'eau, à mon avis, ne respire pas. Du moins, entendons-nous. S'il ne respire pas physiquement, il respire toujours chimique- ment. v - - mtinue à absorber l'oxygène de l'air contenu lées; tuais l'insecte m- renouvelle pas cet air, comme ii . sail lorsqu'il était à la surface de 1 '• Je tiens à attirer l'attention sur ce point, car l'opinion que ... - - "lie qui est généralement admis — 395 — Voici, en effet, ce qu'on litdans Henneguj (1) : •• Les Coléoptères aquatiques emportent généralenienl sous l'eau une provision d'air, sous forme d'uni' couché étendue entre les élytres el le dos, ou retenue, sur la face ventrale, par un revê- tement de poils très tins; c'esl dans cette couche d'air que s'ou- vrent les stigmates et V animal respire alors comme il le ferait à l'air libre. •• Or, nous venons de constater que le Cybister, accroché au fond de l'eau, ue respire pas du tout comme il le faisait à l'air libre. Mrs observations sur d'autres insectes aquatiques m'ont amené à admettre que tous les insectes aquatiques, qui respirent l'air en nature, se comportent de même. La couche d'air qui revêt — en partie au moins — le corps'de ees animaux, n'est pas utilisée pour la respiration (2); cet air ne sert qu'à alléger le poids du corps, afin que celui-ci soit toujours rament' 1 passivement à la surface, lorsque l'insecte cesse de nager ou lâche son point d'appui. Il en résulte qu'un insecte aquatique, lorsqu'il est dans l'eau, n'a à sa disposition, pour ses besoins respiratoires, que l'air con- tenu dans ses trachées, absolument comme c'est le cas pour un insecte terrestre, accidentellement tombé à l'eau. Et la preuve de ce que j'avance, c'est que Plateau (3) a constaté que si l'on immerge, en même temps et ensemble, divers coléoptères ter- restres et des insectes aquatiques et qu'on les empêche (par un dispositif quelconque) d'atteindre la surface pour y respirer, les coléoptères aquatiques meurent, en général, plus vite que les représentants de beaucoup d'espèces terrestres, malgré que ceux-ci n'aient aucune provision d'air autour de leur corps. Parce que, dit Plateau, lorsque le besoin de respirer se fait sentir, les insectes aquatiques, qui se trouvent dans leur milieu habituel, font des efforts pour arriver à la surface et s'épuisent ; tandis que les insectes terrestres, accidentellement immergés, se contentent, pour éviter l'asphyxie, de fermer leurs stigmates et, résignés, ils attendent ainsi patiemment, sans bouger — donc (1) Hexneguy. Les Insectes, morphologie, reproduction, embryologie. Paris, 1904, p. 103. (2) Sauf, probablement chez l'Haemonia et les Elmidés. (3) Plateau. Recherches sur les articulés aquatiques. Bull. Acad. royale de Belgique, 1872. — 396 — en consommant le minimum de l'air contenu dans leurs trachées — que les circonstances leur permettent de sortir de cet élément qui ne leur convient pas. Et cet air leur suffit pendant longtemps. < m peut donc admettre que — au point de vue respiratoire — les insectes dits •- aquatiques » se comportent comme le font les insectes terrestres, qui s'abstiennent de respirer lorsqu'ils se trouvent dans L'eau. En d'autres termes, ils se comportent comme le l'ait l'homme, quand il plonge, ou comme le l'ont les mammifères amphibies. Seulement, ces insectes se sont, probablement, petit à petit, accoutumés ;'i prolonger, habituellement et volontairement, la durée de leur période d'immersion, période pendant laquelle ils restent, en général, immobiles, afin de diminuer, autant (pic possible, leur consommation d'oxygène. Mais revenons à nos Dytiques. Lorsque l'air, contenu dans les trachées, est vicié, l'insecte, éprouvant une sensation de gène, cherche a s'en débarrasser. Ce besoin s'exprime par une tendance à l'expiration; d'où appari- tion d'un peu d'air à l'extrémité postérieure du corps. Le Dytique se décide alors à remontera la surface. Pour cela, il a deux procédés qui, souvent, sont employés indifféremment par le même individu. Parfois, il se laisse passivement flotter et aborde la surface, en général, par le dos ou par l'extrémité postérieure de son corps (1). Mais, d'autres fois (2), le Dytique remonte rapidement en nageant, la tête dirigée presque perpendiculairement en haut. Arrivé a la surface, il se retourne et y applique son pygidium (3). Une fois en position, il se met, tout de suite, à ventiler énergïque- ment tout son système trachéen, comme nous l'avons indiqué précédemment. D'après ce que nous venons de voir, il est facile de présumer que, puisque les stigmates des six premières paires fonctionnent (1) Remarquez que, par le lait que de l'air y a été refoulé, cette extrémité se trouve tout naturellement allégée et tend, par conséquent, à arriver la première à la surface. Le Dytique aborde donc d'emblée celle-ci dans une position favorable au bon fonctionnement de ses stigmates inspirateurs. (2) Surtout quand le Dytique a expulsé une bulle d'air, ou quand on la lui a, expérimentalement, aspirée, au moyen d'un fin compte-gouttes. (3) Il est probable que, pour obtenir ces changements dans l'équilibre de son corps, au sein de l'eau, le Dytique utilise la faculté, que nous lui avons reconnue, de faire passer de l'air de ses sacs aériens thoraciques dans l'espace abdomino-dorsal sous-élytral et inversement. - 397 — principalement pour l'expiration, ce sont les stigmates des deux dernières paires(7 e e1 8 e ) qui servent surtout pour ['inspiration. Tel es1 bien Le cas. Voilà pourquoi ers stigmates sont conformés d'une manière un peu différente «les autres. Leur orifice est, en général, pourvu d'une ronronne de poils, formant une sorte de treillis au-devant de leur ouverture. Ils fonctionnent comme un tamis destiné à arrêter 1rs poussières qui pourraient rire aspirées. Mais, Là encore, nous observerons des divergences suivant les espères étudiées. Chez le Cybister de Roesel, l'inspiration se t'ait — et ne peut se faire — lorsque l'insecte est dans l'eau, que par les stigmates des deux dernières paires (7 e et 8 e ). L'occlusion de ceux-ci, avec un corps gras, amène, dans cette circonstance, fatalement., la mort de l'insecte. < >r, t'ait fort bizarre, l'orifice de ces stigmates est, chez le Cybister, tout particulièrement petit (fig. 1, C). Chez d'autres Dyticidés {D. marginalis, punctulatus, dimidiatus), l'inspiration, a l'étal normal, se t'ait aussi par les stigmates des deux dernières paires. Le graissage de ces stig- mates gène toujours l'insecte, mais n'amène pas sa mort. Le Dytique, quoique dans l'eau, arrive à déprimer la face dorsale de ses derniers segments et à éloigner ceux-ci suffisamment des élytres pour permettre à l'air de pénétrer dans l'espace sous- élytral. L'insecte, alors, par l'intermédiaire de ses stigmates dorsaux — de quelques-uns, au moins, d'entre eux — arrive à inspirer l'air. Mais c'est pour lui un mode anormal de respirer. Or, fait bizarre, chez ces Dytiques-là, l'orifice des stigmates des deux derniers segments est tout particulièrement grand (figl,M). Nous résumerons ainsi les conclusions de cette étude : Chez les Dyticidés, l'inspiration a lieu par l'intermédiaire des stigmates de la septième et surtout de la huitième paire. Les stigmates des six premières paires abdominales — et sur- tout ceux de la première paire — servent principalement à l'ex- piration. Les stigmates de la première paire abdominale sont particulièrement importants, parce que c'est par leur intermé- diaire que le Dytique peut évacuer, directement, dans l'espace sous-élytral abdominal, une partie de l'air contenu dans les sacs aériens thoraciques. Il est probable que l'insecte peut l'aire passer alternativement — 398 — cet air d'une de ces cavités dans l'autre, ce qui lui permel de modifier l'équilibre de son corps, lorsque celui-ci flotte au sein de l'eau. Les Dyticidés, une fois immergés, ne faisant plus aucun mouvement respiratoire, il faut admettre que l'air, logé dans l'espace dorsal sous-élytral, ne leur sert pas à renouveler celui qui est contenu dans leurs trachées, pendant qu'ils sont au fond de l'eau. Cel air, diminuant le poids spécifique de leur corps, tend à ramener celui-ci à la surface; en outre, il empêche l'eau d'en- vahir l'espace dorsal sous-élytral. Grâce à lui, les ailes restent toujours sèches et prêtes à l'usage. Avant de terminer, je désire donner encore quelques indica- tions sur la nature des mouvements respiratoires, chez les Dyti- cidés, et signaler quelques petits faits intéressants à observer, chez ces insectes : 1° Chez les Dyticidés, l'expiration est causée par la contrac- tion des muscles qui abaissent la paroi dorsale molle de l'abdo- men, ce qui, indirectement, comprime les trachées, contenues dans l'abdomen, ei en chasse l'air. L'inspiration, au contraire, se fait, lorsque les muscles se relâchent, par le retour passif de celle paroi à sa position première. Les trachées, alors, grâce a l'élasticité de leurs parois, redeviennent béantes et l'air y pénètre. 2° Les Dytiques peuvent, à volonté, — comme du reste les autres insectes — fermer les uns ou les autres de leurs stigmates, ce qui leur permet d'expirer, tantôt par certains d'entre eux, tantôt par d'autres. Cette ouverture et cette fermeture des stigmates peuvent être tout particulièrement bien observées, pendant la vie, aux stig- mates abdominaux dorsaux moyens du Cybister. 3° Chez le Cybister, les stigmates du huitième segment abdo- minal sont organisés d'une manière toute spéciale pour empêcher que des corps étrangers ne s'introduisent pendant l'inspiration. En avant de l'appareil d'occlusion, qui termine la trachée, se trouve un canal ehitineux, constituant une sorte de vestibule d'une certaine longueur. L'orifice de ce canal est entouré de poils qui, convergeant légèrement, les uns vers les autres, forment un faisceau dirigé en avanl de l'orifice. Vandœuvres (< ienève). ANALYSE DE RECENTS TRAVAUX SUR LES ROTIFÈRES ET (iASTROTRICHES par P. i.k BEAUCHAMP avec les diagnoses de toutes les espèces nouvelles i\ oir les analyses précédentes dans le volume III) LISTE BIBLIOGRAPHIQUE. 1. 1908. R. Groening. Mikroskopische Bewohner des Siiss- wassers. 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Bdelloïdes et Seisoniens (les Scirtopodes sont à fusionner aux Ploïmes), se rapprochent surtout dans le détail de celles de Wesenberg-Lund et tendent à grouper les genres et les familles en séries divergentes à partir des Notommatidés qui sont les plus voisins de la souche. Au point de vue des affinités du groupe, le rapprochement avec la larve trochophore ne se justifie que par la ciliation, les autres points communs, absence de cœlome par exemple, Tétant aussi bien avec les Turbellariés; or, un travail anté- rieur de l'auteur (voir cette revue, t. 111, p. 431) permet de rattacher la disposition des cils à des causes mécaniques générales plutôt qu'à une origine phylogénique donnée ; la comparaison avec la trochophore apparaît donc comme superflue. Enfin, sont résumées les données éthologiques : l'auteur admet l'origine du groupe dans les eaux douces, où sont ses principaux représentants, et reconnaît dans celles-ci quatre faunes principales : limnoplanctonique, héléoplanc- tonique, benthique et anabiotique. La seconde partie est consacrée au tégument indifférencié, toujours plasmodial,et à ses dérivés : cuticules (qui ne sont sans doute pas chi- tineuses), glandes du pied, fourreau des Rhizotes, formations ciliaires de appareil rotateur qui présentent une complexité cytologique très — 403 — variable, et particulièrement appareil rétro-cérébral, dont une étude comparative générale a été faite, qui a permis de le retrouver au moins à l'étal rudimentaire dans un grand nombre de familles et d'éta- blir qu'il représente un organe primitif en voie de régression- Il se compose fondamentablement d'un sac rétrocérébral à contenu vacuo- laire, colorable vitalement (avec parfois un amas de corpuscules réfringents au voisinage de l'œil qui se trouve à son contact), s'ouvrant par deux conduits au sommet de la tête qui donnent issue à son produit, et d'une glande subcérébrale à sécrétion mucinoïde, dont les conduits accompagnent les siens. L'étude de l'appareil digestif occupe la dernière partie, à débuter par celle du mastax à laquelle la méthode des coupes et l'examen in toto et sur le vivant ont été appliqués simultanément. C'est un pharynx ectodermique dont la coupe transversale dans le type moyen (malléé de Gosse) présente encore la disposition triradiée commune à celui d'un grand nombre de Vers, avec différenciation de pièces dures aux dépens de la cuticule et corrélativement des muscles, qui sont décrits en détail. Sa variation, étroitement liée à la physiologie, c'est-à-dire au mode d'alimentation, est suivie dans une trentaine de formes et les données de Gosse, dont les cinq types fondamentaux sont con- servés et définis, précisées, étendues et complétées par l'étude d'une série de types douteux et des intermédiaires entre tous. L'étude physiologique de l'estomac, formé d'une seule couche de cellules auxquelles s'en superposent, par place, d'autres sans doute musculaires, et ne se distinguant que par ses inclusions de l'œsophage qui le précède et de l'intestin qui le suit, a été faite principalement chez l'Ilydatine ; elle a mis en évidence une fonction d'emmagasinement des réserves albuminoïdes sous forme de globules basophiles digérés lors de l'inanition et une fonction d'excrétion avec rejet dans la lumière des corpuscules acidophiles; la chlorophylle est rejetée de la même façon avec encore plus d'évidence. Seul l'estomac des Bdel- loïdes offre une structure plasmodiale avec une musculature située au contact même de la lumière qui peut changer de diamètre indé- pendamment du reste. L'auteur s'efforce en concluant de mettre en évidence d'une part les caractères histologiques fondamentaux des Rotifères : tendance à l'état plasmodial et à l'établissement de diffé- renciations diverses au dépens du même plasmode, comme chez un infusoire, pérennité des noyaux, d'autre part l'étroite dépendance dans laquelle se trouvent entre eux et par rapport au mode de vie et d'alimentation l'appareil digestif et la ciliation, et de poser les bases de leur emploi en systématique. Fourreau gélatineux chez les Rotifères pélagiques. Lauterbokn (6) a observé autour de Rattulus cglindricus [Mastigocerca setifera | et de Gastropus stylifer [Hudsonella pygmœa | une enveloppe gélatineuse rappelant le fourreau des Floscularidés, relativement très épaisse, hyaline et adhérente au corps. On ne peut la mettre en évi- dence qu'en plaçant l'animal dans l'encre de Chine, ou par la colora- tion vitale. Elle parait avoir pour rôle de faciliter la suspension dans l'eau. — 404 — Histologie des Rotifères. Ce travail de HiRSCiii'ELDER(35)renferme une étude détaillée à'Eos- phora digitata dont les points les plus nouveaux sont la numération des cellules de la tête et de celles du cerveau, qui paraissent rigoureu- sement constantes dans chaque individu, et quelques données sur les nerfs et cellules sensitives ainsi que sur le vitellogène, où les noyaux disparaîtraient par fragmentation du nucléole contribuant à l'élabo- ration des réserves qui passent directement dans l'œuf, et les cellules ainsi dégénérées seraient remplacées par de nouvelles cellules embryonnaires. Les données sur Hydatina, Euchlanis et Notommata sont extrêmement fragmentaires. Dans une note ultérieure, de Beauciiamp (44) a critiqué quelques erreurs d'observation ou d'interprétation de ce travail. Monographie des Mélicertidés. Hlava (2) publie la traduction allemande de ce travail, déjà paru en tchèque en 1904.. Il commence par une partie anatomique assez détaillée mais ne renfermant guère de résultats nouveaux par rapport aux travaux antérieurs du même auteur sur Conochiloides et sur l'appa- reil excréteur. Il partage très justement la famille en deux sous- familles d'après l'appareil rotateur: Conochiloidina 1 , avec Conochi- lus et Conochiloides, Eumelicertina 1 , avec les autres genres. Des clefs allant jusqu'à l'espèce, des descriptions détaillées et d'excellentes figures sont données- Proaies latrunculus n. sp. parasite du Radiolaire Acanthocystis turfacea. Pénard (25) décrit et nomme pour la première fois cette espèce déjà observée par d'autres auteurs. L'animal pénètre probablement dans son hôte en se laissant avaler, en dévore le plasma, pond un ou plusieurs œufs et sort en rompant la coque siliceuse; probablement il tue d'emblée Y Acanthocystis par une sécrétion venimeuse. L'œuf ovale, qui mesure 40-42 \j. de long, éclôt en 2 ou 3 jours. L'adulte mesure 80-90 y, est grossièrement fusiforme avec un appareil rotateur fusiforme présentant une éminence dorsale, le tout bordé de longs cils. Les trophi sont très grêles, apparemment forcipés ; les rami n'ont pu être décelés, mais le fulcrum en baguette remonte plus haut que les unci unidentés. L'œil, occipital, forme une plaque bru- nâtre s'égrenant en granulations à sa face inférieure. Les tentacules n'ont pu être observés. La vessie et les glandes du pied sont bien développés, les orteils courts et coniques. Cette espèce est assez rare, mais par endroits déchaîne une véritable épidémie sur les Acanthocystis. Documents sur les Synchseta. Rousselet (26) décrit 8- fennica n. sp., espèce marine (ou plutôt saumâtre) de la Haltique, longue de 23N ;.»., caractérisée par deux grosses protubé- rances coniques, creuses, insérées dorsalement sur la tète au niveau de l'œil, figure S. bicornis Smith qui présente deux appendices sem- — 405 — hlahles un peu plus bas, et l'œuf d'hiver de S. pectinata qui est sphé- rique et couvert de verrues arrondies ; il s'élève contre l'opinion de W'esenberg-Lund, que quatre ou cinq espèces de Synchœta d'eau douce puissent être des variations saisonnières de la même. Systématique des Philodines. Mrimw (10) redéfinit le genre Philodina, qui doit être caractérisé seulemen par les orteils au nombre de 4 et inclure non seulement des espèces a yeux cervicaux, mais un certain nombre sans yeux jusqu'ici placées dans Callidina. 11 les partage en six groupes naturels d'après : l'ovi- parité ou la viviparité, la longueur des ergots, et les yeux, et traite du groupe vivipare à longs ergots, qui comprend P. macrostyla Elirbg. {tuberculala Gosse), P. aculeata Ehrbg. (avec nombreuses variétés suivant le nombre des épines) et P. spinosa (Bryce), dont il donne des ligures et descriptions détaillées. De Beauchamp (19) décrit une nouvelle espèce, P. intermedia, qui doit former à elle seule un groupe de valeur au moins égale à ceux de Murray, car elle présente dans son mastax préhenseur et légèrement protractile, et dans la réduction corrélative des disques rotateurs (qui ne servent plus à l'ingestion) avec développement de la plaque buccale, des caractères remarquables qui font passage vers le genre Mioodina Murray, et confirment les vues émises antérieure- ment par l'auteur. Elle vit dans des creux de rocher, parmi les Nosto- cacés, et est facilement reviviscente. La diagnose porte : « Forme allongée, ergots petits et effilés, largement séparés à la base, deux paires d'orteils très dissemblables. Trompe courte, jamais invaginée ni rejetée dorsalement. Appareil rotateur incliné verticalement, à peine plus large que le cou, composé d'une plaque buccale sans lèvre inférieure et de deux arcs circumapicaux peu développés, sans bande ciliée ni cingulum. Mastax affleurant presque la bouche, 3/3 dents rapprochées du boni antérieur, droit, liami s'articulant par deux longues apophyses qui permettent un mouvement de préhen- sion, pas de fulcrum. 7 flammes vibratiles, ovipare, deux yeux cer- vicaux, tentacule court, un appareil rétro-cérébral. Taille 500 \j- environ. » Rotif ères de Suède. Runnstro.m (28) en indique 121 espèces, dont quelques-unes non déter- minées spécifiquement, mais qu'il figure ou décrit. Sont indiqués comme nouveaux : Distyla oblonga : « Corps ovale allongé, cuticule lisse. Bord frontal dorsal anguleux, le ventral ovale, plus profondément incisé que l'autre, l'ex- trémité inférieure arrondie, la plaque ventrale de la carapace n'allant pas aussi loin vers la queue que la dorsale. Manubria larges, cour- bés. Pied à 3 segments apparents, enfoncés les uns dans les autres; orteils droits, acuminés. Long. 0.016 mm.; orteils 0.068. Pterodina Steenroosi. Identique aune espèce non décrite de Stenroos, sim- plement figurée. Longueur de la carapace, 0.165 mm. Dans un travail plus étendu, von Hoisten (22) énumère 132 espèces — 406 — et donne la liste complète de toutes celles observées dans son pays. Il s'est surtout attaché à la rectification de la nomenclature, et intro- duit un grand nombre de changements pour raison de priorité : c'est ainsi que Proaies cède la place à Pleurotrocha, Salpina à Mytilina, Colurus à Colurella, que Synchaeta tremula devient S. truncata nom. nov., Polyarthra platyptera, P. trigla, Brachionus urceolaris, Br. urceus, Brachionus pala, Br. calyciflorus et Brachionus Bakeri, Br. quadridentatus. [La plupart de ces changements sont justifiés et devront être faits un jour ou l'autre, mais il serait préférable d'at- tendre, pour les opérer dans une revision systématique approfondie de chaque famille, comme l'a fait Jennings pour les Rattulidés; le faire en passant dans un travail faunistique ne peut guère qu'aug- menter la confusion actuelle. P. B.]. Des ligures et remarques impor- tantes sont données, surtout dans les Notommatidés. Une seule espèce nouvelle est décrite, Ascomorpha minima, forme de très petite taille (43-51 y-), à contours assez variables suivant la contraction, dos fai- blement renflé avec deux sillons longitudinaux, ventre avec une dépression collaire plus ou moins marquée, couronne formée d'un cercle ciliaire unique avec deux styles médians, pas de longues soies ni de tentacule, œil rouge transversal, estomac brun jaunâtre, avec 3 diverticules latéraux peu marqués. Rotifères de Norvège. Au début de ce travail, Lie-Pettersen (37) donne un aperçu de la répartition des Rotifères dans les lacs (région limnétique et littorale), les flaques d'eau de pluie, les mares à Hypnurn et à Sphagnum, les tourbières de plaine et de montagne, où on peut définir une faune carac- téristique. Vient ensuite l'énumération des espèces observées, dont un certain nombre sont figurées. Les principales de celles quidonnent lieu à des descriptions plus détaillées sont : Floscularia mutabilis Bolton, où le pied est généralement entouré d'une masse gélatineuse qui doit servir de contre-poids à la couronne étalée [? L'auteur confond ici le levier du premier genre avec celui du second], Conochilus volvox et C. dossuarius, Callidina socialis qui vit sur les larves de Perles, Polyarthra platyptera dont est décrite une nouvelle forme palus- tris, plus petite (0,080 mm.) et à ailettes latérales inégales, la droite plus longue en général, etc. Des figures sont aussi données, de nom- breuses formes à'Anurœa etNotholca et à' A. sermlatâ var. Levan- deri n. var. à carapace acuminée en bas, long. 0.143 mm. seulement. Rotifères de Silésie. Dans un travail consacré principalement au phytoplancton, Lem.mer- mann (7) cite quelques liotifères et indique deux nouvelles variétés de Brachionus falcatus Zacharias : lyrata, où les deux épines inférieures sont recourbées en forme d'S; hamata, où elles reviennent en dedans presque jusqu'au contact l'une de l'autre. Rotifères de Chine et de Ceylan. BREHM (20) énumère quelques espèces et indique comme nouvelle, sous le nom de Brachionus anurœiformîs, une variété à épines inférieures courtes de Br. pala. — 107 — Rotifères du Thibet. D'après une collection faite et préparée sur place par lui dans cette contrée, Stewart (16) énumère 17 Rotifères et I (iastrotriclie. 5 espèces nouvelles, d'ailleurs différant par d'assez faibles caractères d'espèces bien connues, donnent matière aux diagtioses suivantes, peu caractéristiques, il faut le dire, non plus que les ligures : Rotifer tridentatus : « Forme générale vermiforme, effilée. Couronne divisée par une profonde et large incisure en deux moitiés. Yeux arrondis. L'extrémité de la trompejpeut être partiellement rétractée. 3 lignes circulaires autour du cou, de la seconde desquelles sort le tentacule; il a une petite portion terminale invaginable garnie de soies. Le corps est longitudinalement plissé. Pied graduellement atténué, avec 3 ou i lignes circulaires. Ergots coniques, longs de 0.02 millimètres. Deux longues glandes du pied. Mastax à 3 dents. Incolore, longueur 0-5 millimètres. » Mastigocerca Auchinleckii. — Diffère de M. bîcornis Ehrbg. [doit, bien entendu, s'appeler Rattulus P. B] parce que l'épine la plus courte est à droite, non à gauche, de la ligne médiane ; la lorica n'a pas de crête, et il existe une paire de petits «substyles». Longueur 0.27 mil- limètres ; orteil 0.17. Salpina shape. — Diffère de S. brevispina Ehrbg. par sa taille double et le manque d'épine lombaire, de S- similis Stokes par ce dernier carac- tère et l'épine pectorale non recourbée vers le dos. Longueur 025 millimètres, pied et orteils 0.13. Cathypna amban. — Diffère de G. luna Ehrbg. par : la plaque dorsale de la lorica plus basse en haut que la ventrale, le bord occipital non angu- leux, les cornes du pectoral moins saillantes et l'absence d'angles inférieurs à la plaque dorsale. Longueur 0. 17 millimètres. Notholca scaphula. — Diffère de N. scapha Gosse par la différence de taille, plus accentuée entre les épines centrales et sublatérales du bord occipital, l'incisure plus profonde du bord pectoral et les stries dor- sales au nombre de 20-21 au lieu de 11. Longueur 0.14 millimètres. Rotifères du Turkestan. E. von Daday (21), dans le plankton récolté par Pedaschenko dans les lacs Tschatyr-Kul et Issyk-Ivul au Turkestan, signale une douzaine de Rotifères, parmi lesquels Pedalion mucronatum n. sp. (identique, comme l'a montré Rousselet, à P. oxyure, décrit par Sernow dans un travail russe en 1903), qui se distingue des deux autres espèces du genre par son extrémité inférieure effilée en une longue pointe, sans orteils. La disposition des appendices natatoires est presque iden- tique à celle de P. fennicum; la lèvre inférieure manque comme dans celui-ci; le nombre de dents de l'uncus est de 7; les œufs d'hiver ont une coque brune et lisse. Longueur totale de la Ç, 0.17 à 0.19 milli- mètres. Rotifères et Gastrotriches africains. Dans un travail considérable sur tous les groupes d'eau douce, basé sur des récoltes importantes dans les lacs Nyassa, Rikwa, Victoria, la :^ v — 408 — région du Kilimandjaro, etc. ,1e même auteur (33) mentionne 5 Gastro- triches, parmi lesquels Lepidoderma hystrîx n. sp., longueur de 0. L5- 0.5 millimètres en tout, 0.34 sans la furca, qui est annelée en 15 arti- cles; à la différence des espèces voisines, la cuticule est lisse, sans écailles, mais porte dorsalement des épines un peu recourbées, disposées régulièrement sur toute la surface et longues de 0.007 milli- mètres. Les llotifères sont au nombre de 38, appartenant à tous les groupes, dont les espèces nouvelles sont: Notommatabra chiata, dont le corps présente latéralement et dorsalement trois énormes prolongements coniques, rappelant certains mâles d'Asplanchna. Le pied, qui pro- longe directement le corps, est court, formé de deux articles; les orteils également courts (0 mm 06). L'appareil rotateur est entouré d'un cercle ciliaire continu. Le mastax est puissant, probablement malléé [bien que, d'après la figure de l'auteur, on ne puisse affirmer qu'il ne s'agit pas d'une forme peu évoluée de mastax virgé ou forcipéj. L'œil n'a pas été vu. Longueur avec le pied étalé 0.81 millimètres. Hydatina oblonga paraît différer d'/f. senta par l'appareil rotateur, moins évasé et plus étroit, les prolongements portant les membranelles de l'appareil rotateur, au nombre de 2 seulement (il n'y en a pas d'im- pair), et les dents de l'uncus au nombre de 3. Longueur 0.56 milli- mètres. Mentionnons aussi des descriptions détaillées de deux formée rares, Notops lotos Thorpe et Metopidia mucronata Schmarda, caractérisée par une crête dorsale falciforme, et de nombreuses variétés figurées dans les Brachions, parmi lesquelles sont données comme nouvelles : pour Brachionus Bakeri : var. inennis, épines nucales peu déve- loppées, forme arrondie; var. Fulleborni, à épines inférieures courtes, larges et recourbées en dedans; var. Michaelseni, forme carrée, épines inférieures assez longues, déjetées en dehors, les nucales médianes très allongées comme dans Br. furculatus Thorpe, que l'auteur rapporte aussi à Bakeri- Un relevé complet est donné de toutes les espèces connues aupa- ravant en Afrique et de la répartition des formes signalées. Le travail de Murray (11) porte sur une douzaine de Bdelloïdes, provenant de mousses recueillies au Cap, au Vieux Calabar, Ouganda et Madagascar. L'un est nouveau, Callidinapinnigera, caractérisé par de nombreuses expansions du tégament, 3 de chaque côté dans la région supérieure, aplatis en nageoires (mais ne jouant aucun rôle de ce genre), 2 rangs de 4 épines obtuses dans la région inférieure et à la base du pied. La forme générale rappelle C multispinosci; ergots petits, deux colliers ventraux de papilles sur la tête, taille 200 à 250 n. Celui de Bûusselet (39) énumère les espèces trouvées dans une collection faite en Afrique centrale, dans les lacsTanganyika,Nyassa et Victoria et décrit NotopS lofitana n. sp., très curieuse espèce placée provisoirement dans ce genre, à forme trapue, ovoïde, appareil rotateur très dilaté avec deux yeux aux extrémités, pied assez court, à un article et deux orteils formant légèrement pince. Le mastax — 400 — parait, d'après sa figure, être virgé, peu différencié dans ce sens, avec i dents à l'uncus. Rotifères de Boston. ROUSSELET (13) encore donne une liste de quelques espèces recueillies à Boston à l'occasion du Congrès de Zoologie, avec la description de Notholca bostoniensis a. sp., qui diffère de N. longispina par sa taille plus petite (lorica 350 u, épine supérieure 136, inférieure I2 J 2>, la pré- sence de i épines occipitales au lieu de 6; des deux médianes, la plus longue est la gauche et non la droite. Il mentionne aussi un QEcistes non nommé et donne une figure de Plerodina parva Tenetz. Rotifères antarctiques. Au cours de l'expédition de Shackleton, qu'il accompagnait, Murray (39) n'a observé que des bdelloïdes, à part quatre espèces, dont l'une, l'ubiquiste Hydatina senta, avait peut-être été introduite par l'expédition de la Discovery dans le petit lac qui seul la renfermait. Les Bdelloïdes sont au nombre d'une douzaine, dont cinq nouveaux : Philodina gregaria. « Grande (800 ;-> au maximum), couronne grande, plus étroite que le tronc, plus large que le collier, espace entre les disques large, les lobes arrondis sortant du collier grands, l'espace intermé- diaire avec deux bosses plus petites; collier très saillant, mais faible- ment séparé des pédicelles; rostre court et large, tentacule court, yeux grands, brun pâle; dents (2+l)/(l+2), pied à i articles, ergots minces, pointus, faiblement divergents, séparés par un large espace plat; vivipare; se trouve réuni en grand nombre, formant des taches plus ou moins grandes. » Ph. antarctica- « Grande (jusqu'à 711 y. étalée), allongée; couronne de lar- geur modérée, plus large que le collier saillant, disques avec papilles centrales, portant chacune quelques soies fines; tentacule long; dents 2/2 ; pied à 4 articles, long, mince ; ergots à base large, triangu- laire, et partie apicale étroite à peu près de même longueur ; dernier article du pied court, orteils dorsaux à peu près aussi grands que les ventraux ; yeux brun pâle. » Ph. alata. « Taille modérée (300 >->-) ; couronne large, à peu près autant que le tronc en extension ordinaire; collier peu visible, les lobes qui arrivent à la lèvre supérieure ne dépassant pas la ligne du pont joi- gnant les pédicelles; espace entre les disques égal à leur diamètre ; des soies centrales sur ceux-ci ; dents 2/2 ; tronc plissé, portant deux grandes protubérances arrondies un peu au-dessus de la partie la plus large des segments centraux; croupe courte, avec une bosse arrondie au milieu du segment sus-anal ; pied court, à 4 articles, ergots divergents, atténués, coniques, plutôt mousses. Yeux bruns. » Callidina angularis. « Petite (250 u.), jaune, beaucoup plus large au milieu; fortement noueuse par la saillie latérale de certains segments ; tronc fortement plissé et granuleux. Tète plus large à sa base, couronne plus étroite que celle-ci et sensiblement égale en largeur au collier. Croupe plus étroite que le quatrième segment central, ses deux seg- ments distincts. Pied court, de trois segments. Ergots petits, diver- — 410 — gents, acuminés. Aliments en boulettes. Mâchoires étroites, dents nombreuses. » Très voisine de C- constricta- Adineta grandis. « Très grande (jusqu'à 750 ;■>-), massive, rostre « philodi- noïde », avec lamelle et pinceaux de cils; bord inférieur de la bouche pectine; ergots courts, larges, coniques, séparés par un espace droit. Vivipare. » Ces espèces, qui vivent dans de petits lacs parmi la végétation, ne présentent d'ailleurs aucune particularité commune spéciale. Les Philo dines et Cali. habita ont l'estomac coloré en rouge intense, par la nourriture sans doute. Les espèces vivipares ont une prépondé- rance numérique marquée. La distribution n'offre rien de particulier et la constitution de cette maigre faune peut être due aux facteurs habituels, principalement au vent, transportant les animaux d'île en île. Elle est facilitée par l'extraordinaire résistance de ces animaux une fois desséchés : Adineta grandis a résisté ainsi à des froids de 78° G., à la température de l'ébullition et au contact de l'eau de mer. Huit jours de dégel leur suffisent pour peupler un lac. Réduction chromatique chez Hydatina senta. Whitney (31) confirme que, bien qu'il soit difficile de compter les chromo- somes, l'œuf parthénogénétique femelle ne subit pas de réduction chromatique et n'a qu'un globule polaire, tandis que l'œuf mâle, qui a deux globules, dont l'un se divise et l'œuf d'hiver, qui est probable- ment le même fécondé, en subissent une. Effet de la centrifugation sur les œufs d'Hydatina. Les œufs centrifugés dans te corps même des Ç montrent, d'après le même auteur (30), une zone claire centrale, une zone rose et une zone grise à deux extrémités opposées, qui ne s'effacent pas avant les premières segmentations. Si la vésicule germinative était encore intacte, elle est poussée au contact de la zone rose et le premier plan de segmentation passe toujours dans cette région. Si le fuseau de maturation était formé, au contraire, il n'est point déplacé et le plan coupe les zones de façon quelconque. Les animaux issus des œufs centrifugés sont normaux, bien qu'il y ait une certaine mortalité. L'influence sur la détermination du sexe est nulle. Plus récemment, Morgan a fait agir la centrifugation sur des œufs au début de la division et a obtenu encore des embryons tout à fait normaux. Production de la sexualité chez l'Hydatine. Shull (41 et 42) revient su" ce point si controversé et établit expérimentale- ment qu'il dépend de la proportion desubstances dissoutes, introcluite avec la nourriture (culture de Polytoma sur jus de fumier), dans la culture. A. mesure qu'elle augmente, le nombre des pondeuses diminue et tombe à 0; le jus liltré produit le même effet, ce qui prouve que le jeûne n'agit que par ce mécanisme. L'auteur montre que les résultats contradictoires de Maupas, Nussbaum, Punnetl et Whitney peuvent s'expliquer ainsi; la différence entre les premières et les — 411 — dernières écloses d'une famille ;i la même cause et il n'existe pas de lignées renfermant un pourcentage déterminé. Une , iusuflisamment fécondée a pondu d'abord deux œufs d'hiver, puis des œufs çf , ce qui confirme que c'est la même espèce de Ç qui produit les uns ou les autres selon qu'elle est ou non fécondée. Wiiitnky (43) est arrivé sensiblement aux mêmes conclusions. Le dessèchement des Rotifères. Les expériences de \\ hum. y (17) ont porté sur des adultes, FMoïmes et Bdelloïdes, desséchés parmi des détritus divers; les l'hilodines seules ont revécu après dessiccation complète, et encore pas quand celle-ci avait été opérée au soleil. Au contraire pour les œufs d'hiver, dont on a pu faire éclore ceux à'Hydatina (en 2 à 4 jours, suivant l'épaisseur de la membrane qui est variable, probablement), Brachio- nus, Pedalion et Aplanchna. Ce dernier résiste également un mois à une température de I à 2°; placé dans l'eau pure, on voit sa membrane externe craquer au bout d'une heure. L'éclosion est donc due à un brusque changement de pression osmotique dans les milieux naturels à la suite des pluies. De l'étude de Philodina roseola, Jacol'.s (24) conclut à l'inexactitude de la conception d'après laquelle l'animal s'entourerait d'un kyste qui empêche la déshydratation véritable : celle-ci est prouvée par la réduction du volume au quart lors du dessèchement, et la cuticule reste d'ailleurs perméable à l'eau et aux gaz. Il subsiste fort peu d'eau dans les tissus, mais il est impossible que la déshydratation soit réel- lement complète dans les conditions expérimentales. Tous les ani- maux ne reviennent jamais h la vie, et le nombre de ceux qui suc- combent est proportionnel au temps (de 5 minutes à 24 heures) au bout duquel les autres montrent les premiers mouvements (flammes vibra- tiles d'abord). Les résultats sont d'autant meilleurs que la dessicca- tion est plus lente, mais néanmoins ils peuvent avec précaution être desséchés à nu sur une lame de verre. A rapidité égale, une tempé- rature élevée améliore le résultat (pour le dessèchement, mais non pour la conservation ultérieure). La durée de dessiccation et lesalter- nancesd'humidité et de sécheresse ont une influence défavorable. La mort paraît due aux processus métaboliques dans les tissus, alors que l'appareil excréteur ne fonctionne pas : des animaux réhydratés en air humide, qui ne font aucun mouvement, même interne (il y a sans doute inhibition nerveuse quand la dernière trace d'eau libre disparait), succombent très rapidement. Enfin le dessèchement est toujours suivi d'une période de reproduction très active. Cycle annuel des Rotifères dans un lac suisse. Hup.er(23) a trouvé que dans le Lago délia Crocetta (Bernina), Polyarthra platyptera prédomine en été, Notholca longispina en hiver (dispa- raît néanmoins en février-mars). Variation d'Anuraea aculeata. Klausener (4) l'a étudiée dans les « lacs sanglants » deï Hautes-Alpes et trouve que la longueur des épines est maxima en été (à l'inverse de — 412 — Lauterborn pour A. cochlearis). L'A.valga à épines asymétriques (tou- jours du même côté dans la même collection d'eau) caractériserait les eaux qui subissent des changements de température considé- rables. Kratzschmar a étudié la question au contraire par la voie des cultures et constaté que les formes à très longues épines (var. divergents) donnent naissance à des formes à épines déplus en plus courtes, puis nulles (typica, brevispina, curvicornis) avec ou sans intercalation de valga, et de plus en plus petites. Les dernières seules produisent des q et des œufs d'hiver, qui redonnent sans doute la forme de départ. Il s'agirait donc d'un cycle de « réduction » complètement indépendant des circonstances naturelles : température, nutrition, viscosité de l'eau, dont il a essayé en vain les variations. ANNALES DE BIOLOGIE LACUSTRE PUBLIÉES SOUS LA DIRECTION DU *&)![& D r Ernest ROUSSEAU A^sblf^, L ' B R A R\ TOME IV 1909-191 1 6 ** fi t * • ç BRUXELLES LIBRAIRIE DE L'OFFICE DE PUBLICITÉ 46, RUE DE LA MADELEINE, 46 ïihVÀNBUGGEMOIIDT M Hl. WHOl I.IHKAHY WH 1BS2 P