LIBRARY OF 1085-1056 i^. ï ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE. Typographie Ffc-LlX MALTESTE et C«, rn* des Deun-Portes-St-Sanveur, 22. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ iTONOLOGIOte DE FRANCE. '^. Nntura maxime iniranda I Deuxième (Série. TOME HUITIÈME. A PARIS, CHEZ LE TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ, M. l.ucie:w buquet, rue hautefeuillb , 19. 1850 DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQCE DE FRANCE. OBSERVATIONS SUR LE THERIDION CIVICUM H. Lucas. PAR M. C. DUMÉRIL, Membre honoraire. (Séance du 26 Décembre 1849.) A Monsieur Lucas, membre de la Société entomologique. Mon cher confrère, Vous avez bien voulu m'adresser la description et les ligures des individus des deux sexes de Tespèce nouvelle de Theridion que vous avez observée et décrite avec beau- coup de soins. J'ai lu avec plaisir ce petit me'nioire, dont je vous remercie, et qui m'a d'autant plus intéressé que j'avais eu moi-même occasion de connaître cette espèce d'araignée, il y a plus de vingt ans, mais trop superficiel- lement je l'avoue. Je l'avais extraite plusieurs fois du 6 ANNALES centre des petites toiles arrondies qu elle file et de la ca- vitt^ où elle se tient tapie et souvent assez profondément enfoncée-, mais, en raison de sa taille exiguë, je pensais qu'elle n'avait pas pris toute sa croissance et quelle n'of- frait que le jeune âge de quelque autre espèce qui devait acquérir de plus grandes dimensions. Je suis maintenant convaincu que vous avez eu raison de la considérer comme appartenant à un genre et à une espèce tout à fait distincts. Ce qui me portait surtout à étudier cet insecte, c'est que je m'étais assuré qu'il était la cause innocente, mais principale, des grandes taches ou placards gris et désa- gréables que l'on voit se produire à Paris ^ sur la plupart des façades ou à l'extérieur des monuments que l'archi- tecture construit avec les plus belles pierres calcaires extraites des carrières des environs de la ville i ce qui a lieu surtout dans les deux ou trois premières années de ces édifications. Vous indiquez vous-même ces grandes taches que vous avez vues sur plusieurs de nos bâtiments, ainsi que je m'en étais depuis longtemps assuré , en examinant les colonnes de la Faculté de médecine, et depuis, surtout, le pourtour des murailles , de l'hôtel du Conseil d'état, sur le quai d'Orsay. Quant à moi, voici ce que j'ai observé et ce qui m'a porté à rechercher quelque procédé simple au moyen duquel on pourrait obvier aux résultats vérita- blement fâcheux de la présence et de la propagation de cet insecte , ou plutôt pour les prévenir et l'empêcher de venir ainsi salir au dehors nos plus beaux monuments. Je me suis assuré que cette petite araignée se logeait constamment dans 1 un des petits espaces ou cavités nom- breuses que présente la surface des pierres calcaires des environs de la capitale, creux produits par des restes de DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 7 coquilles fossiles et dont la destruction a laissé là quelques retraits. C'est dans ces sortes de petites tanières et vers le centre de la toile que se tient constamment l'insecte; tantôt placé en embuscade vers Tentrée, tantôt dans l'in- térieur même de cette caverne en y pénétrant plus pro- fondément, pour y trouver un refuge assuré dans le dan- ger : car les moineaux leur font aussi la chasse, comme je Tai vu souvent. La toile que Taraignée se file , et dont elle étale circu- lairement le tissu , est un réseau dont les filaments sont d'une ténuité excessive et presque microscopique. Cepen- dant leur surface est engluée et collante -, elle reste con- stamment visqueuse, surtout pendant les premiers mois : car alors, si Ton approche le doigt ou tout autre corps solide , le tissu se soulève en partie et on a de la peine à les détacher. Dans cette première circonstance , ou à cette époque, la toile est à peine visible -, mais par la suite , surtout pendant Tautomne , les atomes de poussière et les débris des petits corps organiques qui voltigent dans l'atmo- sphère, et que les vents transportent , viennent se coller et adhérer à ces réseaux englués -, ils y restent fixés , et dès-lors seulement leurs filaments deviennent apparents, et la totalité de la surface sur laquelle ils sont étalés pré- sente une tache grise très distincte. Voilà Teffet : tel est le résultat de la première année. Mais dès-lors ce même appareil de pêche aérienne ne peut plus servir, il a perdu sa principale propriété : car les filets tendus ainsi, pour arrêter les moucherons que Tair agité projette sur leur étendagc, ou que leur sort y attire, ne «ont plus propres à les retenir, parce qu'ils ont perdu toute leur viscosité. L'année suivante, si l'araignée a survécu après son engourdissement d'hiver, comme cela 8 ANNALES arrive très probablement, et ceux des individus de sa race auxquels elle a pu donner naissance , vont chercher dans le voisinage d'autres petites cavernes autour desquelles, chacune en particulier , ne tarde pas à filer et à tisser de semblables r(^seaux. De là celte agglomération de toiles nombreuses étalées sur des espaces déterminés et circon- scrits. Ce ne sont pas seulement les résultats, déjà désagréables pour la vue, de ces premières taches grisâtres , générale- ment arrondies , qui salissent la blancheur de nos mu- railles-, elles produisent encore un effet consécutif, véri- tablement très fâcheux et dont il est facile de concevoir la cause et d'expliquer les effets. Gomme ces toiles glu mtes fixent et retiennent, ainsi que nous Tavons dit, des mo- lécules organiques dont les propriétés sont très hygro- métriques, ces corpuscules ne tardent pas à s'altérer par les temps humides et à donner lieu à des productions de moisissures, à de petis byssus qui , par suite , végètent, s'attachent, se fixent en s'incruslaut intimement à la sur- face de la pierre et en y développant ainsi des taches noi- râtres, indélébiles , qui salissent l'extérieur de nos édi- fices et finissent par envahir presque toute la surface des monuments construits avec nos pierres calcaires, si blau- ches et si éclatantes d'abord, dont elles altèrent considé- rablement l'aspect et la beauté primitive. En songeant aux moyens qui pourraient remédier à ce grave inconvénient, et comme il était démontré pour nous, ainsi que vous avez eu l'occasion de le remarcjucr vous- même, que les murs badigeonnés ne se couvrent point de ces toiles d'araignée , il a été évident pour moi que c'est parce que les trous ou les petites cavités, produites par le détritus des coquilles, se sont trouvé bouchés ou remplis par la matière liquide appli(juée sur la surface des pierres, DE LA SOClt'TE ENTOMOLOGIQUE. \) et dont la place convenable à la demeure des araignées se trouvait occupée , que celles-ci en ont été exclues : rien ne serait donc plus facile que d'empêcher la production de ces taches , puisque nous en connaissons parfaitement la cause et les effets. Les architectes auxquels j en ai parlé ont reconnu la réalité du fait -, mais ils supposaient que le grattage qu ils font opérer sur les surfaces extérieures, en les usant et les polissant avec un grès, ou avec d'autres instruments ap- propriés , devaient suffire pour boucher les cavités dont je viens de parler. La vérité est que le travail de la con- struction étant entièrement terminé, et avant de faire en- lever les échafaudages, pour donner^ comme Ton dit, la dernière main, on cherche à obtenir à Textérieur une sur- face blanche d'un même ton et très unie j mais cet état de perfection n'est pas de longue durée , parce que , par l'acte même de l'opération , les molécules calcaires déta- chées et pulvérisées par le raclage, viennent s'insinuer et se blottir dans les parties creuses qu'elles l'emplissent et qu'elles effacent complètement. Cependant, comme cette poussière n'est pas adhésive, elle se dessèche, devient friable et se trouve, tôt ou tard, délayée et emportée par les eaux pluviales , de sorte qu'à la seconde ou à la troi- sième année, tous ces petits orifices restent à découvert et livrés à la demeure très convenable et à l'industrie de vos petites araignées, qui ne tarderont pas, en effet, à venir les occuper. Que faudrait-il donc faire pour mieux réussir? Il me semble que l'on pourrait indiquer à messieurs les archi- tectes un procédé très simple et peu dispendieux : ce serait, avant de faire opérer le grattage définitif^ ou le blanchis- sage pour la parure des surfaces extérieui-es, de faire éten- dre à la brosse de fils fins tle laiton , une couche de chaux 10 ANNALES hytlrauliqiie qui, remplissant ainsi les petites cavités, y prendrait de la consistance en se séchant et boucherait alors complètement les orifices des loges coquillières. Après celte première application , on passerait sur toute la surface le grès ou les autres outils dont on se sert pour le raclage, et, par ce procédé bien simple, on mettrait à Tunisson et on pourrait comme polir toute la surface de la pierre. Puisque je viens de trouver Toccasion de vous parler des causes qui peuvent altérer Taspect de nos monuments d'architecture , je dois vous en indiquer une autre , qui est aussi fort naturelle, mais contre laquelle nos architec- tes sont parfaitement en mesure d'employer leur auto- rité bien légitime. J'ai vu sur plusieurs édifices, notamment da>js la grande cour du Louvre et dans celle de l'Ecole de méile- cine, à d'assez hautes élévations, et sur les murailles ex- térieures, de grandes traînées de substances colorantes très sales et provenant, sans aucun doute, de la présence de matières salines hygrométriques -, il m'a semblé que ces taches, par leur direi lion et par la manière dont elles étaient étalées, ne pouvaient provenir que de la paresse de certains ouvriers qui, placés sur les échafaudages et pour s'éviter la peine d'en descendre et d'y remonter, avaient obéi à certaines nécessités naturelles ^ aussi les murs ont-ils conservé et gardent-ils peut-être encore les sales témoignages de leurs émissions liquides. Voilà, mon cher confrère, une lettre plus longue que le billet que j'avais l'intention de vous écrire. Si les détails dans lesquels je viens d'entrer sont de nature à intéres- ser les membres de notre Société entomologiquc, et que vous le pensiez, veuillez les leur communiquer: ils pour- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. I I raient ainsi donner lieu à une note qui ferait suite à votre pelit Mémoire. Agréez, etc. G. DuMÉRlL. Paris, 11 décembre 18^9. JSote de M. H. Lucas (1). Je suis tout à fait de l'avis de M. le professeur Duméril au sujet des moyens à employer pour empêcher cette Aranéide de venir tixer sa demeure sur nos édifices publics. Comme ce savant zoologiste l'a ju- dicieusement fait observer dans son intéressante communication, si les pierres avec lesquelles nos monuments sont construits recevaient avant d'être polies une couche de chaux hydraulique qui en se con- crétant remplirait toutes les fissures et cavités qu'elles peuvent pré- senter, de manière à ne rien laisser à leur surface, il est probable, pour ne pas dire certain, que les Theridion civlcum seraient obligés de choisir d'autres lieux pour établir leurs colonies. C'est donc aux architectes à mettre à exécution le moyen fort simple signalé par M. le professeur Duméril, moyen peu coûteux et qui ferait disparaître ces taches d'un gris foncé qui maculent tous nos monuments publics et altèrent considérablement l'aspect et la beauté primitive de nos pierres calcaires naturellement si blanches et si éclatantes. (1) A la suite de la lecture du Mémoire de M. C. Duméril, la note suivante a été adressée à la Société, et nous avons cru devoir la trans- crire ici. E. D. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 13 NOTE SUR LA PRÉTENDUE POUSSIÈRE CRYPTOGAMIQUE QUI RECOUVRE LE CORPS DE CERTAINS INSECTES ; Par m. Ch. COQtTEREIi. (Séance du 12 Septembre 1840. MM. Al. Laboulbène et Follin ont présenta dernière- ment à la Société un travail sur la matière pulvérulente qui couvre le corps des Coléoptères du genre Lixus (V. Ann. Soc. ent. de Fr., 1848, p. 301). Ils ont soumis cette substance à Texamen microscopique^ et ont cru re- connaître qu'elle était formée de cryptogames analogues à ceux que Ton trouve dans les favus de la Teigne. La poussière qui recouvre le corps de V Euchroma gigantea de Cayenne, et certaines chrysalides de Noctuelles, leur a paru être de même nature. Nous avons repris les expériences de ces observateurs, et nous avons retrouvé cette singulière substance non seulement dans les différentes espèces de Lixus et de La- rinus, mais encore chez plusieurs Buprestides (Steraspis squamosuj Psiloptera attenuata, Chalcophora mariana, Lampetis bioculata), et chez quelques Gétonides C^xy- tkyrea stictica, O. Petitii, O. amabilis, Gametis versico- lory etc.). Chez tous ces insectes cette matière se compose de filaments ou bâtonnets entremêlés, presque droits chez les Buprestides, plus ou moins contournés chez les Cé- toines, et réunis par une substance d'aspect résineux. Nous n avons rien a ajouter à Texcellente description 14 ANNALES cjue MM. A. Laboulbène et Folliii ont faite de cette ma- tière, mais nous ne pouvons pas partager leur opinion sur sa nature. La matière pulvérulente qui recouvre le corps des Lixus et de quelques autres Coléoptères n'est pas une réu- nion de cryptogames. 1° Ce serait le seul cas connu d'un champignon /7or- wrt/ existant toujours sur Tinsecte, le recouvrant souvent entièrement, et comme nécessaire à son existence. — Les cryptogames qui se développent sur le corps des insectes finissent toujours par déterminer leur mort quand ils ont pris une certaine extension (Muscardine) • 2° La disposition de cette matière chez des Cétoines,, sur les élytres desquelles elle forme des dessins parfaite- ment réguliers (Oxytkyrea stictica, O, amahilis), éloigne ridée de la possibilité d'un champignon. 3" Cette matière se reproduit plusieurs lois chez l'in- secte vivant, lorsqu'on Ta enlevée, et non chez l'insecte mort, l'organe qui la sécrète ne fonctionnant plus. 4° Les filamens qui la composent, et qui ont une cer- taine analogie avec quelques mycélium de cryptogames, ne sont cependant jamais articulés et ne pi'ésentent pas de spores. Or, la présence de ce dernier ( orps est indis- pensable pour pouvoir décider qu'on a affaire à un cryp- togame. Ce que MM. A. Laboulbène et Follin ont pris pour des spores ne sont que des fragments isolés de fila- ments. 5° La matière pulvérulente des Lixus ne présente pas les changements si remarquables qu'on observe dans les véritables cryptogames, Elle n offre pas de fructifications, et nous venons d'observer tout récemment, sur un Lixus vivant, qu'elle présente le même aspect que sur les insec- tes qui sont depuis dix ans dans notre collection. DE LA SOCIÉTÉ ENlOMOLOGiQUE. 15 Ajoutons que nous avons fait voir nous- mêmes celte matière, dans diiTt^rents insectes, à M. le docteur Mon- tagne, dont Tautoritë est si grande quand il s'agit de xé- getaux inférieurs, et que ce savant naturaliste nous a déclaré qu'il croyait pouvoir affirmer que ces corps n'a- vaient aucun rapport avec de véritables champignons. — M. le docteur Robin, qui a publié un travail si intéressant sur les végétaux qui croissent accidentellement sur Thom- me et les animaux, et qui par conséquent pouvait mieux que personne donner son opinion sur la question, a été du même avis. Si ce n'est pas un champignon, quelle est donc la na- ture de cette substance singulière? Nous pensons que c'est un produit de sécrétion -, mais, pour décider la ques- tion, il faudrait l'observer chez des Coléoptères au mo- ment de leur transformation de larve en nymphe. Il est probable que c'est à cette époque qu'elle se produit, et la mollesse des élytres des insectes à ce moment de leur exis- tence permettrait probablement de retrouver les organes qui sécrètent cette matière. De plus, il serait important delà soumettre à l'action des réactifs; nous avons expé- rimenté, avec le concours de M. Robin, l'action de l'al- cool concentré; il la pâlit et finirait peut être par la dis- soudre. On sait que l'alcool n'a aucune action sur les cryptogames. Nous appelons l'attention des observateurs sur l'étude curieuse de cette matière, dont l'existence était d'ailleurs complètement inconnue avant le travail intéressant de MM. A. Laboulbène et Follin. ANNALES DE LA SOCIÉ'IÈ ENTOMOLOGIQUE. 17 RÉPONSE A LA NOTE DE M. CIL COQUEKEL,; SUR LA PRÉTENDUE POUSSIÈRE CRYPTOGAMIQUE QUI RECOUVRE LE CORPé DE CERTAINS INSECTES ; PAR m. Al.. Ii.VnOI]I.I>t:.l%E. (Séance du 26 Septembre 1819. ) Mon cher Cof[uerel, Je viens de prendre connaissance de la Note que vous adressez à la Société entomologique, au sujet de la matière pulvérulente des Lixus^ etc., et je vous Iransmcls les ré- flexions que sa lecture m'a suggérées. Je suis heureux et très heureux de voir vos observa- tions couiirmer celles de M. FoUin et les miennes; mais, après y avoir encore bien réfléchi, je ne puis partager vo- tre opinion sur la nature non cryploganufjue de cette sub- stance singulière. Vous savez cependant que le premier jour où je cherchai à la connaître, je m'attendais à la trouver constituée par un produit de sécrétion, une exsu- dation, si vous l'aimez mieux, et ce n'estqu après avoir va et revu des préparations variées, comparé à différentes reprises tous les résultats obtenus, que je me suis laissé convaincre. J'ai cru alors à une nature cryploghmique, à la production d'un végétal rudimenlaire et placé aux der- niers degrés de la série botanique. Il faut vous le dire, vos arguments ne me paraissent '2*^ Série, tome vm. 2 IS ANNALES pas, u eux tous, ctablirune preuve-, je vais les combattre un à un. 1° Il est certain que nous annonçons le premier cas de champignon normal; mais croyez- vous donc que nous eussions insiste' sur le végétal parasite (Vun insecte mort comme sur un fait nouveau? Et le cas existant tel quel, ne faut-il pas le signaler une première fois? 2" Votre argument de la disposition régulière des des- sins me semble porter à faux. Vous avez reconnu nos bâtonnets dans la poussière de Buprcstidcs autres que le B.gigantea; mais u'avez-vous pas remarque une dispo- sition suturale, pour ainsi dire, de la poussière jaune ou Ijlanehàlre, une laj'gc bande sur les côtés du thorax ou de Tabdomen à la réunion de leurs diverses pièces ? Vos filaments courbes de Cetonia ne sont plus la même sub- stance, car ils sont formes par des poils longs el contour- nés. Rappelez-vous bien que sur les Lixus et surtout les Larinus il y a non seulement des poils arrangés par pla- ques, formant des taches, mais encore la nritière jaunâtre saupoudrant sans ordre les intervalles plus abondante le long du bec et sur les côtés du corps. 3° T^a reproduction plusieurs fois répétée s'explique par végétation comme par sécrétion. L'animal mort, le végétal meurt à son tour. Quoi de plus simple? \° J'ai attentivement recberché si les spores ([ue nous avons représentés ne seraient point, non des fragments de bâtonnets comme vous le dites, ils sont trop réguliers pour cela , mais ces mêmes bâtonnets vus de champ par un de leurs bouts. Je reste convaincu que ce sont des spores, et on en observe souvent im grand nombre dans le champ du microscope. Et puis 5° n'avons-nous pas constaté, dans le B. gigan- tca, des iilaments articulés? (Vo}^. notre dessin.) DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 19 Ce qui ébranlerait ma conviction, c'est Topinion de MM. les docteurs Montagne et Ch. Robin ; mais faltends, avant de me rendre, d'avoir des preuves raate'rieiles, sai- sissables, et non une imposante négation du fait avancé. Enfin, je puis vous annoncer, sur le témoignage de M. Pilate,qui a étudié sur les lieux les premiers états des gros Euchroma, que ces Buprestides, en quittant leur dé- pouille de nymphe, sont entièrement dépourvus de pous- sière jaune ou blanche j celle-ci apparaît, végète, passez- moi le mot, après leur développement, alors que les ély- tres sont devenues d'une consistance très forte. Je vous rappellerai, en terminant, mon cher ami, votre indécision quand vous étudiiez Tenveloppe pulvérulente de nos insectes. Vous avez plusieurs fois modifié votre jugement-, je crois, comme vous, que do nouvelles re- cherches sont encore utiles pour élucider tout à fait cette difficile question. Soyez assuré que de mon côté je chercherai au plus tôt, dans les élytres des Lîxus vivants, s'il n'y a pas quelque glaudule cachée, quelque follicule inaperçu. Tout à vous, etc. Al. Laboulbène, ANNAl ES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 21 NOTICE SDR UNE PRODUCTION PARASITE ORSERVÉE SUR LE BRACHINCJS CREPITANS. PAR M. AuG. ROUGET. (Séance du 25 Mai 1849.) La note publiée dans nos Annales , par MM. Al. La^ boulb^ne et Follin (2« série, T. 6 (1848), p. 301), sur la matière pulvérulente qui recouvre la surface du corps des Lixus et que ces auteurs considèrent comme une pro- duction cryptogamique existant sur ces insectes à Tétat normal, opinion que je ne veux point discuter, m'a dé- terminé à entretenir la Société d'un cas fort remarqua- ble de production d'un parasite sur le Brachinus crepitans de Tordre des Coléoptères. Mon observation remonte déjà à plusieurs années -, et si je ne Tai pas fait connaître plus tôt, c'est que je supposais qu'elle pouvait bien avoir été signalée antérieurement, sans être pour cela arrivée à ma connaissance. Gomment, en effet, aurais-je pu induire du silence des ouvrages com- posant ma modeste bibliothèque enlomologique que cette observation fût réellement nouvelle, en réfléchissant sur- tout à la grande quantité d'ouvrages d'Entomologie qin" nie sont inconnus et que je ne pourrais par conséquent consulter sur le fait en question -, il pourrait bien se faire que ma découverte fut connue depuis un siècle : aussi j'avais cru devoir garder le silence. Cependant, encouragé d'une part par les conseils de quelques entomologistes, et notamment de notre savant collègue M. BruUé , auquel je fis part de mon observation, il y a environ deux ans, n ANNALES d'autre part, par le silence de MM. Al. Laboulbène et Fol- lin, sur le parasite dont il s'agît, dans la notice dont j'ai parlé plus haut: silence que je ne m'expliquerais pas, s'ils eussent connu le fait que je vais avoir l'honneur de faire connaître à la Société, puisqu ils semblent vouloir rappe- ler, dans leur travail, les observations antérieures sur les productions parasites qui existent, soit accidentellement, soit d'une manière normale sur des insectes vivants : je. vais rapporter mon observation, persuadé, si elle est nou- velle, qu'elle ne manquera pas d'intérêt. En 1840, je remarquai, parmi les Brachinus crepitans que j'avais pris, pendmt l'année, dans les environs de Dijon, un insecte de cette espèce qui présentait à l'extré- mité d'un des derniers articles d'une antenne un appen- dice très petit et très étroit que je pris pour un petit arti- cle surnuméraire implanté sur l'article normal. N'ayant alors à ma disposition qu'une lentille d'un grossissement insulTisant, je ne poussai pas plus loin l'observation et me contentai de placer mon insecte dans ma collection, avec une étiquette indiquant le genre de monstruosité dont je le croyais affecté. Deux ans plus tard , je remar- quai que plusieurs des Brachinus crepitans que je possé- dais présentaient sur les pattes des productions sembla- bles à celles que j'avais remarquées précédenunent sur l'antenne d'un insecte de cette espèce; plusieurs étaient ])lacées loin des articulations, de sorte qu'il n'était plus possible tl'exjjliqucr leur présence comme je l'avais fait i)0ur celle de l'antenne. Un examen plus allenlif me lit découvrir sur d'autres Brachinus crepitans plusieurs de ces pi'oductions sur la tête, sur le prothorax et sur les ély- Ires : il n'y avait plus à douter, j'avais sous les yeux des parasites vivant aux dépens des coléoptères. Je fus assez heureux pour uic procurer, quehiue temps après, un mi- i^.roscopo d'un fort grossissement, à l'aide fluquel j'ai des- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 23 siac', en les mettant dans de Teau, quelques-uns de ces parasites (jui sont représentés fig. 1 à 7 de la pi. 3, n. I. Ils sont compose's de deux parties bien distinctes : Tune que j'appellerai le corps et Tautre les appendices (1). Le , corps, de la longueur d'environ un demi-millimètre, est allongé, étroit à la base, par laquelle il adhère assez for- tement à rinsecte , et s'élargit insensiblement jusqu'au sommet : on pourrait le comparer, pour la forme, à une betterave ou à une carotte-, il paraît divisé, dans son inté- rieur, en plusieurs parties, séparées par des cloisons , et dont chacune est composée d'espèces de globules inégaux que j'ai représentés dans les deux premières figures. Les appendices sont filiformes , plus ou moins allongés , en nombre variable, souventbifurqués et naissent delà partie supérieure du corps-, ils sont divisés transversalement et comme articulés : les premières articulations contiennent quelquefois à leur intérieur des globules (iig. 2, pi. 3, n. 1) comme ceux qui se remarquent dans les divisions du corps. Ces parasites, qui sont de couleur jaunâtre, se rencon- trent fréquemment sur les Brachinus crepitans pris dans \iis environs de Dijon -, ces insectes en sont quelquefois presque couverts, surtout sur les élytres-, ces singulières productions sont toujours plus ou moins couchées sur Tinsecie et ne paraissent le gêner en aucune façon , bien que certainement elles vivent à ses dépens. Je n'ai pas été à même d'observer des Brachinus venant d'autres loca- lités , de soHe que je ne puis savoir si ces parasites s'y trouveraient également , je serais cependant volontiers tenté de le penser, car ils sont si peu rares ici, aussi bien sur ces insectes, pris sur les montagnes dans les endroits secs, que dans les lieux bas et humides-, qu'il ne m'est (1) Je me sers à dessein du mot vague ù" appendices puisque je ne me prononce pas sur leur nature, ce mol devra être remplacé par ce- lui de tentacules ou de filaments selon qu'on décidera uHérieurcfiient si ces parasites appartiennent au règne animal ou au règne végétal. 54 ANNALES pas possible fie cioirc que leur (k^eloppcmeiit soit tlû à quelque circonslance aluiosplie'rique ou autre particulière à notre localité. J'ai observe' aussi ce parasite , mais au nombre d'un seul sur trois autres espèces de Cole'optèrcs {Ophonus brei'icollis , Emus olens, et Pœderus liparius), mais il m'a cté impossible d'en découvrir sur les Brachi- nus sclopeta cl explodens qui sont pourtant bien voisins du c.repitans et se trouvent presque toujours en société' avec ce dernier. Il est à remarquer que les quatre espèces de cole'optères, sur lesquelles j'ai trouve ce parasite, sont couvertes de poils. Maintenant se présente tout naturellement une ques- tion. Quelle est la natiu-e de ces ])arasiles ? sont-ils des animaux ou des végétaux? Je laisse à d'autres le soin de la résoudre. Quant à moi , qui ne pourrais tout au plus que donner une opinion sans motifs, je préfère m'abstc- nir et avouer que l'absence d'études, sur cette partie si difficile de l'iiistoire naturelle, qui a pour objet la con- naissance des êtres placés sur la limite des deux règnes, me rend incompétent en cette matière. Je désirerais bien vivement que quelque naturaliste, versé dans l'étude des animaux et des végétaux inférieurs voulût bien entreprendre quelques observations sur les singuliers parasites que je n'ai fliit connaître que d'une manière incomplète, il arriverait sans doute à déterminer leur nature et leur espèce, ainsi que leur mode de déve- loppement, peut-être même pourrail-il découvrir les causes de leur apparition. Dans ce cas, et dans la suppo- sition peu probable où la production de ces parasites se- rait particulière à nos environs, je me ferai le plus grand plaisir d'en procurer aux personnes qui m'en feront la demande aux époques oii se trouve le Bmchimis crcpi- laxfs, c'est-à-dire au printemps et en automne. DE LA SOCIÉTÉ ENTO^(OI-OG10UE. 25 NOTX: SUR LES MOEURS DU C0I\IATUS CHRYSOCHLORA Lucas. Par M. EDOUARD PERRIS. (Séance du l2 Décembre 1849.) Dans le Bulletin cntomologiqiie des Annales de la So- cie'té enlomologique, T. 6, 2*' série, 1848, p. xviii, M. H. Lucas a public la description d'un 6'o7/i«/«v nouveau qu'il désigne sous le nom spécifique de cJtrysochlora (I), et qui a été pris en Algérie, dans les environs de Pliilippeville, par INl. Durieu de Maisonneuve. Sur le témoignage de ce hotanisle, M. Lucas annonce que la larve de ce Coniaiiis forme, à la base des racines de certaines mousses, des cedèmesdans lesquels elle subit toutes ses métamorplioses. Lorsque je reçus le fascicule de nos Annales où se trou- vent consignés ce fait cl la description de Tinsecte en question, je venais de me livrer à d'inutiles recherches pour déterminer un Conîatus qu'en juillet 1847 j'avais pris très abondamment à la Teste, sur le Tamarîx gallica L. En lisant la notice de M. Lucas, il me sembla qu'elle se rapportait à l'insecte qui m'avait tant préoccupé, et en comparant celui-ci avec la description très fidèle et très (1) Mieux aurait valu peut-être le nommer chrysocldorus ou chrysochloros , le genre Coniatm étant masculin. 26 A3NNALES détaill(^e donnée par notre collègue, je constatai très po- siliveiiienl ridcntitc. Ainsi, le Coniaius chrysochlora, si- gnale comme africain, est aussi notre compatriote. Mais une chose me choquait grandement, c'était le mode d'existence de la larve de cet insecte. La plage nue et sablonneuse sur laquelle vivent les Tamarix de la Teste ne m'avait pas offert la moindre trace de mousses, et puis je trouvais assez étrange que cette larve se déveioppât dans un œdème, une sorte de galle, lorsque des Curculionites voisins, tels que les P/iytononms, rongent à ciel ouvert les feuilles des plantes, et se transforment dans des coques en réseau collées à ces mêmes plantes ou aux végétaux voisins. Pendant que je faisais ces réflexions, mon savant ami, M. Léon Dufour, s'associait, sans s'en douter, à ma sur- prise, et, quelques jours après, il m'écrivait pour jnoles- ter contre l'assertion de M Durieu de Maisonneuve, re- produite de très bonne foi par M. Lucas. Les lois de l'a- nalogie, que dans toutes les sciences il est permis d'invo- quer, servaient de base à cette protestation. « 11 y a plus de quarante ans, me disait M. Léon Du- » four, c'était en septembre 1808, j'observais sur les )) Tamarix des bords de l'Ebre, près de Logrogno, la )) larve du Coniatus taniartsci, qui eu dévorait le feuiU » lage. Cette larve, de quatre à cinq lignes de longueur, » est noire avec un liseré jaune de chaque côté du corps. )) Pour subir sa mélamorphose, elle s enferme dans un » élégant réseau globuleux, de la grosseur d'un grain de » pois, qu'elle fixe sur les branches mêmes de l'arbris- V seau. Remarquez d'ailleurs, dans l'intérêt des analogies M d'organisation et d'iiabiludcs, qui nous conduisent si )) bien à une Lonne classification, (|ue dans divers Ph\- )) loiioinus, genre contign aux Coniaius, les larves, je cite- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 27 M rai celle du F. rumicls, atlachent aussi sur les plantes » où elles vivent leur coque retîculaire. » Pressé par le temps et emporté aussi quelque peu par mon ardeur, j'avais omis d'étudier, durant le séjour de quelques heures que je fis à la Teste, la manière de vivre du Coniatus chrysochlora et de sa larve -, mais un de mes amis allant cette année sur les lieux, je le priai de secouer à mon intention les Tamarix et de me rapporter tout ce qui tomberait sur un linge quil aurait préalablement tendu au pied de ces arbrisseaux. Ma commission a été remplie-, j'ai eu le plaisir de recevoir une copieuse provi- sion de Coniatus^ et le plaisir plus grand encore de trouver parmi ces insectes un certain nombre de coques en tout semblables à celles dont parle M. Dufour, les unes conte- nant des nj'mphes, d'autres des charançons récemment transformés, d'autres percées d'un trou par lequel l'in- secte était sorti. Je n'ai point vu de larve, mais l'existence des coques me suffit pour que je me prononce très expli- citement sur la parfaite ressemblance d'habitudes entre le Coniatus chrysochlora et le C. tcnnarisci. Poussons un peu plus loin l'analogie, pour arriver à déterminer certains caractères de celte larve que nous ne connaissons pas, et dont la congénère n'est signalée (pi'imparfaitement dans les notes de JM. Léon Dufour. Enoncer qu'une larve vit sur le feuillage délicat, sur les rameaux souples du Tainan'x , au milieu d'une plage maritime exposée aux vents les plus violents, c'est ftiire supposer que cette larve a des pattes pour s'accrocher, pour se déplacer. Cette supposition se présenta sur-le- champ à mon esprit, mais elle renversait toutes mes idées, car je savais que toutes les larves de Curculionites con- nues, et, pour ma part, j'en ai vu un grand nombre, sont apodes. J'interrogeai M. Dufour-, il n'avait pas observé 28 ANNALES celle parlicularile, il s'en preoccupail comme moi. Mais Ja rcfle\ion et le raisonnement ont levé toutes mes incer- titudes. Si Ton observe, en eflet, les larves phytophages des Phytononms, des Cioniis, des Phytohîus, on les verra se balancer sur les feuilles et résister aux vents les plus im- pétueux, aux courans d'eau les plus rapides, car il y a des larves de Phytohius qui sont aquatiques -, or, pour Lien qu'on examine < es larves, on ne leur trouvera pas de pattes. Et quel besoin en ont-elles avec ces mame- lons, CCS bouri'elets ambulatoires dont la nature les a douées, avec celle humeur visqueuse qu'elles sécrètent et qui les fixe si solideaient au plan de position? Donc la larve du Coniatus n'a pas ne'cessairement besoin de pat- tes; donc elle n'en a pas, car autrement elle formerait une exception unique, j'ose le dire, dans toute la grande famille des .Curculionitcs, et celte exception, cette ano- malie sans exemple, je ne l'admets pas. Cette notice, rectificative et complémentaire de celle de M. Lucas, était rédigée, lorsque j'ai recule premier fasci- cule du tome VII ( 1 849) de nos Annales, et je trouve dans le Bulletin enlomologique,p.xxvn,unenole dans laquelle notre honorable et savant collègue ajoute à sa première notice un fait nouveau. Il s'agit de deux individus du Co- niatus clitysoclilora trouvés dans les récolles botaniques de ]NL Dinieu de Maisonneuve, parmi les échantillons de Taiiiarix africaria^ et (pii, probablement, avaient subi toutes leurs métamorphoses à Paris. Ce fait, que INI. Lucas considère à juste tilre comme curieux, après l'idée qu'on lui avait déjà donnée des habitudes de cet insecte, vient directement à l'appui de mes indications, et est de plus corroboré par elles. Ce fait exalte nécessairement le sen- timent d'admiration (pic nous font éprouver les mcrveil- UE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 29 Jeux instincts des insectes, si habiles à discerner les aiïi- nit(^s organiques des plantes ou des animaux aux dépens desquels ils sont appele's à vivre. Le Coniatus chrysochlu- ra conBant sa postérité en Afrique, au Tamarix africana, en France au Tamarix gallica, est un de ces insectes bo- tanistes comme on en rencontre tant dans la nature, et dont les nomenclateurs, les faiseurs de classifications et de genres, devraient quelquefois suivre les leçons. Note de M. H. Lucas (l). Je suis tout à fait de l'avis de M. Edouard Terris au sujet des mé- tamorphoses du Coniatus chrysochlorw, n'ayant pas observé moi- même les transformations de ce joli Curculionien, j'ai dû naturelle- ment m'en rapporter au témoignage de mon collègue M. Durieude Maisonneuve, qui m'avait assuré avoir trouvé ce Coniatus dans des œdèmes formés par la larve de cette espèce à la base des racines de certaines mousses. Depuis la publication de cette note, M. Durieude Maisonneuve m'a communiqué d'autres individus du Coniatus cliry- sochlora, mais les conditions dans lesquelles ces nouveaux individus ont été rencontrés m'ont permis de douter beaucoup du fait consigné dans ma première note, aussi ma seconde observation au sujet des nouvelles conditions dans lesquei|«ce Coniatus a été trouvé, doit- elle être considérée comme n'étant en quelque sorte qu'une rectili- cation de la première. C'est au reste ce qui a été parfaitement compris par notre collègue M. Edouard Perris, dont les judicieuses observa- tions dans sa note rectiflcative viennent pour ainsi dire corroborer ce que j'ai avancé dans ma seconde communication. De plus, je ferai encore observer que la note pleine d'intérêt de M. Ed. Perris vient enrichir la Faune française d'une très jolie espèce de Curculionien que je communique à la Société et qui jusqu'à présent n'avait encore été signalée que comme habitant nos possessions dans le nord de l'Afrique. (1) A la suite de la lecture du travail de M. Ed. Perris, cette note a été communiquée à la Société, et nous avons pensé devoir l'im- primer ici. E. D. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 31 Sun UN NOUVEAU GENRE DE l'oRDKE DES COLÉOPTÈRES C GEJSUS STEn6mET\A) QUI HABITE LES POSSESSIONS FRANÇAISES DU NORD DE I.'aFRIQUE ; PAR M. H. LUCAS. ( Séance du 28 Sfovembre 1849 ). Lorsque M. le professeur C. Dume'ril créa, sous le nom de Pentamera, une section de l'ordre des Coléoptères qui a été adoptée par Latreille, ce savant zoologiste ne suppo- sait pas quun jour cette dénomination deviendrait arbi- traire, ou du moins serait susceptible d'être considérable- ment étendue. En effet, on fait entrer aujourd'hui, dans cette section des Pentamères des Coléoptères qui sont té- traraères, d'autres qui sont trimères, et d'autres enfin qui sont hétéromères, c'est-à-dire tétraraères aux deux pre- mières paires de pattes et pentamères à la troisième paire. Comme exemple, je citerai, dans la section des Pentamè- res, un certain nombre de genres delà famille des Braché- lytres qui sont trimères : tels sont les Bledùis, les Platys- thetus, les Oxyfelus, les Phlœoneimis, les Trogophlœiis, les Apocellus delà tribu des (jC/zaiV/i d'Erichson, les Glypto- ma et les Micropeplns de la tribu des Proteiriini du même savant. Gomme insectes tétranières dans cette mémo fa- mille, je citerai les Hygrojwma, les Oligota, les Diglossa, les Hypocyptus, les Tanygfiathus, les Evœst/ietus de la 32 ANNALES tribu des jéleocharini d'Ericlison. Enfin , parmi les genres nombreux qui composent cette même tribu des Aleocharijii de reutomologistc allemand, il y en a aussi un très grand nombre qui sont beleromères : tels sont les Myrruedoniuj les yJutalia, les Falagria, les Bolilodiaiu, les TacJiynsa, les Homalota, les PJiyseiiis, les Gyrophx- ndj les Pcliusa, les Placiisa, les Euryusa, les Dinarda, les Lomechiisa , lesSilusa, las Prorwniœa cths Myllœna. Un nouvel exemple de modification dans le nombre des arti- cles des tarses se présente chez un insecte coléoptère qui a une assez grande analogie avec les Dasytes, mais beau- coup plus cependant avec quelques genres de la famille des Terédiles , particulièrement de celui désigne' par M. Spinola sous le nom anagrammiquc de Peloniuin. Chez ce Coléoptère singulier, tous les articles des tarses présentés par les organes de la locomotion sont au nom- bre de quatre, c'est-à-dire télramères, et si l'on suivait rigoureusement la division de Tordre des Coléoptères en Pentamères, en Hétéromères, eu Tétramères, etc., ce serait dans cette dernière section qu'il faudrait placer cet insecte remarquable avec lequel je crois devoir faire une nouvelle coupe générique. Mais à mesure que les amis de TEntomologie ont reculé les bornes de cette science, ils sont arrivés à modifier beaucoup tout ce qui avait été fait par leurs devanciers-, la nature ensuite, qui est infinie dans ses productions, se plaît souvent aussi à renverser com- plètement ce qui nous a coûté tant de peine à ériger, et, comme elle n'aime pas à rester dans les limites dans les- ciuelles nous voulons la tenir prisonnière, elle nous oblige alors à revoir et même à ciiangcr (|uelquefois nos métho- des. C'est par suite de ces diverses modifications (pie Ion est arrivé aujourd'hui à ne considérer que coinme secon- daires ces grandes divisions des Insectes en Pentamères, DE LA SOCIEIE ENTOMOLOGIQUE. 33 en Hdteroraères , en Tétranières et en Trimèrcs, qui avaient au premier abord sembla si naturelles. Est-ce dans la famille des Mélyrides ou dans celle des Cle'rides qu'il faut jdacer la nouvelle coupe génc'i-ique que je me propose d'établir ici? Ce sont deux questions que je me suis souvent failes et que je n'ai encore pu re'soudre que d'une manière très imparfaite. Si on prend en considéra- tion les caractères impose's par Latreille à la tribu des Mélyrides, on serait presque tenté de ranger dans cette tribu notre nouvelle coupe générique. Latreille dit (Règne animal de G. Cuvier, Insectes, T. IV, p. 472), au sujet des caractères qu'il assigne à celte tribu, que les palpes sont le plus souvent filiformes et courts -, que les mandi- bules sont échancrées à la pointe ; que le corps est le plus souvent étroit et allongé, avec la tête complètement re- couverte à sa base par un corselet plat ou peu convexe, ordinairement carré ou en quadrilatère allongé, et que les articles des tarses sont entiers-, que les crochets du dernier sont unidentés ou bordés d'une membrane-, que les antennes sont ordinairement en scie, et même pecti« nées dans les mâles de certaines espèces. Si à ces caractè- res je compare ceux offerts par notre nouveau genre, je vois que les mandibules sont petites, en pointe et non écliancrées à leur extrémité-, que les palpes sont courts, non filiformes, mais presque terminés en massue -, que le corps est étroit et allongé-, que le corselet est convexe et non en quadrilatère allongé, mais bien corditorme-, que les articles des tarses sont entiers, grêles, filiformes, mais qu'au lieu d'être au nombre de cinq, comme cela se voit chez les Insectes composant la tribu des Mélyrides, ils ne sont qu'au nombre de quatre -, quant aux crochets, ils sont simples, et non bordés par une membrane, com- me chez les Mélyrides. Je ferai aussi remarquer que les 2" Série, tome mu. 3 34 ANNALES iinlcnnes, qui ont onze articles, ne sont pas en scie, et que les quatre derniers articles seulement sont en forme (le dents de peigne, mais dans le mâle seulement , car dans la femelle il n'y a que les huitième et neuvième qui soient en dent de scie. La comparaison que je viens de faire suffit pour faire remarquer qu ils prtisentent en- tre eux une certaine analogie qui les rapproche des Insec- tes représentant la tribu des Mëlyrides, à l'exception ce- pendant des palpes, qui ne sontpas filiformes, des articles des tarses, qui sont au nombre de quatre au lieu de cinq comme dans les Mélyrides. Je ferai aussi observer que les articles composant les antennes sont au nombre de on7.e dans ce nouveau genre, dont quatre en dents de peigne dans les mâles, tandis que chez les Mélyrides ces organes présentent bien aussi onze articles, mais ordinai- rement en dent de scie, et même sensiblement pectines dans quelques espèces. Si maintenant je compare les ca- ractères de ce nouveau genre avec ceux des Insectes com- posant la tribu suivante ou les Clérides, les différences quils présentent sont moins grandes qu avec ceux de la tribu des Mélyrides. En effet, chez les Clérides, deux de leurs palpes (les maxillaires) au moins sont avancés et terminés en massue. Les mandibules sont dentées-, le pé- nultième article des tarses est bilobé, et le premier est très court et peu visible dans plusieurs espèces. Les an- tennes sent tantôt presque filiformes et dentées en scie, et intôt terminées en massue, ou grossissant insensiblement vers le bout. Le corps est ordinairement presque cylin- drique, avec la tête et le corselet plus étroits que Tabdo- men, et les yeux .sont échancrés. Comme chez les Clérides, les palpes maxillaires de cette nouvelle coupe générique, que je propose de dési- gner sous le nom de Stenoniera, sont avancés, avec leur DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 35 tlcrnier article sensiblement terminé en massue ; quant aux mandibules, au lieu d'être bidentëes, elles sont ter- minées en pointe mousse. Le corps est comme dans les Clérides, c'est-à-dire presque cylindrique. Pour ce qui est des organes de la locomotion, le pe'nultième article de^ tarses n'est pas bilobé, comme cela se remarque ordinai- rement chez les Clérides, et le premier article, au lieu d'être très court, comme dans les Insectes représentant cette tribuj est au contraire très allongé. Il est aussi à re- marquer que les organes de la vue, chez le genre Steno- mera, sont gros, saillants, arrondis, et non échancrés, comme dans la plupart des genres de la tribu des Clé- rides. D'après l'exposé succinct de ces quelques caractères fait comparativement avec ceux des Mélyrides et des Clé- rides, on remarquera que celte nouvelle coupe générique a une grande analogie avec les premiers, mais que cepen- dant une identité de caractères à peu près parfaite semble plutôt les rapprocher des derniers. Du reste, je suis porté à croire que d'après cette ressemblance de caractères avec les Mélyrides et les Clérides, ce genre paraît établir un passage «é t i at entre ces deux tribus. Ce qui m'engage encore à placer ce nouveau genre plu- tôt dans la tribu des Clérides que dans celle des Mélyri- des , ce sont les caractèies donnés à cette tribu par M. IMaximilien Spinola, dans un excellent travail ayauL pour titre : Es&ai monographique sur les Clérides. Dans cet ouvrage consciencieusement fait, le savnnt entomolo- giste génois a fait connaître un assez grand nombre de nouveaux genres, et parmi ceux-ci il en est un qu'il dé- signe sous le nom de Pelonium, et qui présente une très grande analogie avec notre genre Stenomera. Chez les Pelonium, les antennes de onze articles sonî: 36 ANNALES termindes par une massue triarticulëe ^ celle-ci est sou- vent allongée et dépasse quelquefois la longueur du reste de Tantenne. Dans le genre Stenomera, ces mêmes orga- nes présentent aussi onze articles, mais ils sont terminés par une massue quadriarticulée, très allongée, dépassant deux fois la longueur du reste de Tantenne ; elle est en forme de dents de peigne dans les mâles, en dents de scie dans la femelle (les huitième et neuvième articles seule- ment). Les yeux, toujours réniformes et transversaux chez les Pelovium, sont au contraire entièrement arrondis et très saillants dans les Stenomera, Dans ce dernier genre, le thorax est cordiforme, c'est-à-dire plus large que long-, chez les Pelonium au contraire ce même organe est étroit et ordinairement plus long que large. L'écusson est très pelit, trianguliforme, et non en demi-cercle ni en demi- ovale transversal, comme chez les Pelonium. Les élytres sont allongées, étroites, et uniformément convexes, com- me dans le genre Pelonium. Quant aux organes de la lo- comotion, ils sont plus grêlesj plus allongés, et les tar- ses, au lieu d'être échancrés et bifides en dessus, munis en dessous d'un appendice plus ou moins large, sont, dans le genre Stenomera, simples et entiers. Cette nouvelle coupe générique se rapproche aussi des genres Orthopleura et Èpiphlœus, avec lesquels elle ne pourra être confondue à cause du thorax qui, dans les Orthopleura, est plus large sur ses côtés latéro-posté- rieurs qu'antérieurement, tandis que chez les Steno- mera ce sont au contraire des angles latéro-antérieurs qui sont élargis-, et comme dans notre genre le thorax est plus étroit à la base, ce mode de conformation lui donne un aspect tout à fait cordiforme. Les antennes dif- fèrent de celles des Stenomera en ce que les articles sont plus petits et en dents de scie, au lieu de se présenter DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 37 sous la forme de dénis de peigne. Outre les différences qui existent dans les organes buccaux, je ferai encore re- marquer que les tarses des Orthopleura sont beaucoup plus courts que les tibias, tandis que le contraire a lieu chez les Stenomera. Dans les Epiphlœus, le thorax est beaucoup plus long que large-, les yeux sont re'niforraes et fortement echan- cre's, au lieu d'être an'ondis et saillants, comme dans les Stenomera-, de plus, le premier article des antennes, au lieu d'être très court, comme chez les Stenomera, est ar- que et plus long que les sept suivants rëunis. Elle avoisine également les genres Platynopiera et Eiiopliumj mais chez les premiers, les élytres, plus ou moins aplaties et dilatées au-delà, s'écartent de l'abdo- men dans tous les sens et le dépassent en longueur et en largeur d'une grandeur proportionnelle à celle des ailes, qu'elles doivent recouvrir et protéger. Quant aux anten- nes, dont le nombre des articles est de onze, la massue formée par les trois derniers, c'est-à-dire les neuvième, dixième et onzième, ont toujours un aspect serriforme et ne sont nullement en dents de peigne, comme dans les Stenomera. Quant aux Enoplium, outre la différence pravenant de l'échancrure des yeux qui est sensible, des articles des antennes qui sont plus petits et dont les trois derniers forment une massue aplatie, ils diffèrent encore des Ste- nomera par la forme du thorax, qui est plus large sur les côtés latéro-postérieurs qu'antérieurement-, par les élytres uniformément convexes, courtea et entourant l'extrémité de l'abdomen \ par les pattes, dont les trois premiers ar- ticles des tarses sont triangulaires, comprimés à leur ori-f gine, dilatés et tronqués à leur extrémité, munis en dessous d'un appendice membraneux entier dont la 18 ANNALES grandeur est proporlionnee à celle deTarticle i il est aussi à remarquer que le second article e'tant beaucoup plus grand que le troisième, celui-ci est embrasse dans tous les sens de manière à être dérobé quelquefois à la vue. De plus, les articles des tarses sont beaucouj> plus courts que les tibias, tandis que chez les Stenomera ces articles sont très allongés et dépassent par conséquent en longueur les tibias. Tels sont les divers genres avec lesquels j'ai cru devoir comparer cette nouvelle coupe générique si remarquable par la disposition singulière des articles composant ses antennes et surtout celle de ses tarses, et que je propose de désigner sous le nom de Stenomera, qui signifie arti- cles étroits, par opposition à ceux des Clérides, chez Ics- ({uels les articles des tarses sont ordinairements courts, larges et robustes. Genus Stenomera (I) Lucas. Caput longius (juain latius, anticetraîisversim excas>atuin . Labrum parvum, vmlto longius quani latins, ontice forti- ter transversim excavatum. Mandibules parvœ, proéminentes, validccj antice acutœ scd non emarginatœ. Palpi maxillares elongati, mlidi, primo articulo maxi- me, secundo parvo, tertio majore, in medio inflato antice- (jue truncato. Palpi labiales brèves, exiles, articulo terminali satmagno, in medio subiri/lato. Oculi inflatij proéminentes, rotundati. Antennes elongatœ, primo articulo sat magno, secundo brevi, subsequentibus (3, 4, 5, 6 et 7) minimis, confcrtissi- (t) '2,rîyo<, étroit, ,ug/)o?, partie. DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. 39 fuis., 8, 9, 10 eM 1 dcntato-pectinalis in mare, 8 ef 9 tan- tum dentato-serratis in frémi na. Thorax cordiformisj supra convexus, ad hasim angiis- latus. Scutellum sat magnum, triangulare. Elyira elongataj coni^exa^ ad hunieros proeniinentia, in medio sensitcr angustata, postice rotundata abdomengue tectentia. Pedes exiles, elongati, iarsis integris, cxilibusj, eloTiga- tis^ taniumque quadriarticulaiis ierminati. Tête plus longue que large, sensiblement excave'e entre les antennes, avec son bord antérieur transversalement concave. LèiTe supérieure petite, beaucoup plus large que lon- gue, ayant son bord antérieur fortement creusé trans- versalement. Mandibules petites, saillantes, robustes, non recouver- tes par la lèvre, plus longues que laiges, ayant 4é» extré- mité terminée en pointe non échancrée. Palpes maxillaires allongés, assez robustes, ayant leur premier article le plus grand de tous, le second très petit-, quant au troisième ou terminal, il est plus grand que le second, renflé dans sa partie médiane et tronqué à son extrémité. Palpes labiaux courts, grêles, avec l'article terminal grand, légèrement renflé dans son milieu, et ayant son extrémité terminée en pointe tronquée. Yeux très renflés, saillants, arrondis. Antennes beaucoup plus longues que la tête et le tho- rax réunis, composées de onze articles ainsi disposés : le premier assez allongé, le second beaucoup plus court et 40 ANNALES comme noduleux, les suivants, c'est-à-dire les troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième très courts, très serrés entre eux, de manière que le troisième et le ({uatrième semblent re'unis ^ quant aux quatre derniers, ils sont très allonge's, en dents de peigne dans les mâles, fortement en dents de scie dans les femelles, les huitième et neuvième seulement, les dixième et onzième étant réunis dans ce sexe. Thorax plus large que long, cordiforme, ne recouvrant pas la tête à sa partie antérieure, convexe en dessus, ar- rondi et élargi sur les côtés latéro-antérieurs, avec sa base et ses côtés latéro-postérieurs rétrécis. Ecusson assez grand, triangulaire, terminé en pointe arrondie à sa base. Elyires élargies, uniformément convexes, un peu plus larges que le thorax, à épaules saillantes, sensiblement rétrécies un peu avant leur milieu, terminées en pointe arrondie à leur base, et recouvrant dans les deux sexes entièrement Tabdomen. Pattes grêles, allongées, à fémurs très légèrement ren- flés, avec les tibias des première, deuxième et troisième paires plus courts que les tarses réunis. Tarses, grêles, simples, entiers, allongés, tétraraères ou composés de quatre articles (1) dans toutes les pattes j crochets des tarses simples. (1) Aûn de m'assurer si ce nombre était exact, j'ai exposé â un fort grossissement ces organes, et dans les quatre articles que for- ment les tarses, je n'ai vu aucun sillon transversal ni aucune saillie qui pussent faire supposer l'existence d'un cinquième article. Cela ne m'ayant pas satisfait, j'ai prié M. Gnérin-Méneville de vouloir bien examiner les articles des tarses de cet insecte singulier, et cet habile observateur a vu comme M. Nicolet et moi que les organes de la lo- comolioD de cette nouvelle coupe génér'""" "«» nr«^«<'niaieot dans le DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 41 Segments de Vahdomen au nombre de cinq, ne présen- tant rien de remarquable. Steiiomera Blanchardii, Lucas. Long, ômillim. l/4;larg. 1 millim. 1/4, mâle. — Long. 6 millim. 1/2^ larg. 2 millim., femelle. S. Capite thoraceque nigro-nitidis fortiter confertimque punctatis, hoc in medio longitudinaliter convexo, ad late- ra sitbdepresso utrinque antice ruhescente unimaculato j scutello lœvigato, nigro-nilido ,' elytris fortiter confertimque punctatis, nigro-nitidisj sutura lateribusque ruhescente mar- ginatis; sterno abdomineque nigro-nitidis, subtiliter confer- timque punctulatis , segmentis postice rubescente marginatis i pedibus nigris, tarsis rubescentibus . Fœmina a mare differt : macula rubescente utrinque tho- racis majore^ sutura lateribusque elytrorum latius rubro- marginatis, abdomineque omnino rubescente. Mâle. La tête, d'un noir légèrement brillant, est en- tièrement couverte de points assez forts, profondément marqués et très serrés*, des poils d'un gris cendré clair, allongés et placés çà et là, se font remarquer dans sa par- tie médiane ainsi que sur ses côtés latéraux. Les yeux, très gros, sont d'un brun roussâtre. Les mandibules sont d'un noir brillant, lisses et en partie cachées par des poils d'un gris cendré clair qui revêtent les parties où elles viennent s'articuler. Les palpes maxillaires"* ainsi que les labiaux mâle comme dans la femelle que quatre articles à tous les tarses. Cet exemple paraîtra sans aucun doute anormal aux yeux de beaucoup d'entomologistes; mais comme contre des faits il n'y a rien à oppo- ser, j'ai été obligé de me rendre à l'évidence, quelque extraordinaire que dût paraître au premier abord ce nombre de quatre articles seu- lement dans les tarses de ce nouveau genre. 42 AJNNALES sont duabruii roussàtre, avec leurs divers articles héris- se's de poils de cette dernièi'e couleur. Les anleuneSj beau- coup plus longues que la léle et le thorax reunis, ont leur premier article d'un noir brillant; ceux qui suivent, cY'st-à-dire les deuxième, troisième, quatrième, cin- quième, sixième et septième, sont roussâtres, avec les quatre derniers ou ceux en dents de peigne d'un brun roussàtre : ces organes sont glabres, à Texception cepen- dant des deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième articles, qui présentent quelques poils roussâtres places çà et là. Le thorax, couvert d'une ponc- tuation assez forte et serrée, est d'un noir brillant et pré- sente de chaque côté en dessus et antérieurement une tache arrondie rougeâtre-, il est longitudinalement con- vexe dans son milieu, subdéprimé de chaque côté de cette convexité et arrondi sur ses côtés latéraux-, il est couvert de poils d'un gris cendré clair, particulièrement sur les parties latérales et sur les côtés latéro-antérieurs. L'écus- son est lisse et d'un noir brillant. Les élytres, assez allon- gées, couvertes de points assez forts et serrés, sont d'un noir brillant, avec la suture finement bordée de rougeâ- tre et leurs parties latérales présentant de chaque côté une bande longitudinale assez large de cette couleur ; il est à remarquer que cette bande n'atteint pas l'extrémité des éljtres et de plus que ces organes présentent une légère pubescence formée par des poils d'un gris cendré clair très courts et peu serrés. Tout le sternum ainsi que l'ab- domen, plus finement ponctués que les élytres, sont d'un noir brillant avec les segments finement bordés de rougeâ- tre à leur partie postérieure ; je ferai aussi remarquer que les diverses pièces qui composent extérieurement les or- ganes mâles sont entièrement rougeâtres. Les pattes sont d'un noir brillant avec les tarses rougeâtres-, des poils DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 43 (I un gris cendre clair, assez allonges, hérissent tout le sternum, les segments de Tabdoraen et les organes de la locomotion. Femelle. Elle diffère du mâle par sa taille, qui estbeau- ( oup plus grande, par la tache rougeâtre qu'offrent de cha- que côtelés parties latérales du thorax, qui est plus large et surtout plus allongëf et par la dépression que présente «■gaiement, de chaque côté, cet organe, qui est beaucoup plus profondément accusée que dans le mâle. Il est aussi à noter que la couleur rougeâtre qui borde la suture est ])Ius largement marquée, et que la bande longitudinale de cette couleur présentée de chaque côté par ces organes est beaucoup plus grande que dans le mâle, qu'elle en- vahit les épaules et toute la partie antérieure des éljtrcs et va se confondre avec la couleur rougeâtre de la suture-, de plus Tabdoraen, au lieu d'être d'un noir brillant com- me chez le mâle, est au contraire dans la femelle entière- ment rougeâtre. J'ai dédié cette espèce, qui m'a été communiquée par M. Doilé, à notre collègue M. le major Blanchard, qui l'a découverte aux environs de Misserghin, dans la pro- vince d'Oran, afin de perpétuer le souvenir des services que cet entomologiste zélé a déjà rendus à la science et de ceux qu'il est encore appelé à rendre à la Faune ento- mologique des possessions françaises du nord de l'Afrique, Explication de la planche 1, N° I. Fig. I. Stenomera Blancliardii mâle grossi : a, la gran- deur naturelle -, b, tête du mâle vue de face-, c, tête de la femelle vue de face -, d, une patte de la première paii-e vue de profil -, e, une patte de la troisième paire vue de profil. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ EiNÏOMOLOGIQUE. 45 DESCRIPTION d'un Gl!.NRE NOUVEAU ET DE QUELQUES ESPÈCES NOUVELLES DE COLÉOPTÈRES. PAR M. JACQDELIN-DIJVAL. ( Séance du 9 Janvier 1 850, ) I. Description d'un genre nouveau de la famille des Scydmaenides. (G. Ckevrolatia.) Peu partisan des formations isole'es de genres nou- veaux , la forme et les caractères remarquables de Tes- pèce sur laquelle j'ai établi le suivant, m'ont cependant déterminé à le publier. Malheureusement, je ne possédais qu'un seul individu de ce curieux insecte, et jen'ai pu voir toutes les parties de la bouche. Néanmoins le genre offre des caractères très saillants, sur lesquels je ne m'arrête- rai pas puisqu'ils sont exposés ci-après j mais je ferai remarquer que ses antennes insérées tout à fait en avant de la tète, celle-ci formant en outre un bourrelet, lui don- nent quelque analogie avec les Tychus (genre de la fa- mille des Psélaphiens), mais son abdomen de six seg- ments , ses tarses de cinq articles , le dernier article des palpes maxillaires presque invisible , etc., lui assignent une place parmi les Scydmaenides. Genre Chevrolatia , Jacq.-Duv. Corpus elongatum , palpi maxillares articido tertio 40 ANNALES magno^ globoso-oimto, ultiino qiiam obsolcto i aiitcnnœ in- crassatœ, antic.c insertce , hasi valde approjcimatœ j elyitn ahdominc hreviora; metathorax carinatumj abdomen scg- mentis inceqiialibuSj primo inaximo. Corps allongé, un peu plus étroit en avant. Tête graduel- lement rélrécie en arrière -, cou s'enfonçant dans le pro- ihoraxj palpes maxillaires à troisième article très gros, renflé, globuleux-ovalaire, le quatrième à peine visible ^ palpes labiaux très courts de deux articles -, antennes de onze articles, insérées tout à fait en avant, très rajjpro- cliées à leur base, qui se trouve un peu couverte par un rebord de la tête, épaisses , grossissant presque insensi- blement vers le bout : les trois derniers articles à peine un peu plus gros : premier article très épais , plus long que le second -, élytres plus courtes que Tabdomen. Mésosternum caréné. Metathorax très distinctement ca- réné dans son milieu-, la carène diminuant insensible- ment en arrière et finissant avant d'arriver au bord postérieur. Abdomen de six segments, le premier au moins aussi grand que les trois suivants réunis : ceux-ci égaux entr'eux : le cinquième un peu plus grand que cha- cun des trois précédents : le sixième grand, arrondi à Tex- tréraité -, tarses simples , de cinq articles , terminés par deux ongles égaux. Mœurs inconnues, probablement analogues à celles des Scydmaenes. J'ai dédie ce genre à M. Chevrolat, pré- sident de la Société entomologique de France, en recon- naissance de la bienveillance qu il a bien voulu me témoi- gner. Chevrolatia iNSiGNis. Jacq.-Duv. (pi. l,N°II,fig.a. b.c.) Rufus, aurea pube adspersus^ capite antice, spatio e/e- i>ato lœvi, nitido, postice tricarinato j thorace elongato, ni- DE l.A SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 47 lido, lœvi, basi carinalù atijue quadrifoveolato j clytris doit- gatis, nitidis, siibiiliteT punctidatis ; antennis pedibusquc testaceo-riifis. Gallia meridionalis. Longueur : à peu près 3 millimètres. Dessus cVun roux testacé, un peu brunâtre sur la tête elle prolliorax, plus clair sur les elytros. Tête ovale-al- longée, offrant en avant un grand espace lisse, élevé- luisant, arrondi antérieurement sur la base des antennes, rétréci en arrière et se prolongeant en carène-, la tête est en outre élevée de chaque côté , de manière à former en- core deux carènes luisantes, partant du bord interne des yeux et parallèles à celle du milieu -, le reste de cet organe est couvert d'une pubescence dorée assez longue, formant particulièrement une houppe épaisse de chaque côté der- rière les yeux : ceux-ci noirs, un peu saillants; palpes testacés -, antennes de la longueur de la tête cl du protho- rax , d'un testacé un peu roussâtre, légèrement pubes- ccntes. Prolhorax un quart plus long que large, un peu plus étroit antérieurement, légèrement arrondi sur les côtés j angles postérieurs droits, base légèrement bisi- nueuse; dessus un peu convexe, lisse, luisant, offrant une pubescence dorée rare sur le disque, plus sensible sur les bords, épaisse aux angles antérieurs; il offre quatre fossettes à sa base, deux au milieu séparées par une ca- rène et une petite de chaque côté. Ecusson indistinct. Elytres allongées, un peu plus larges que le prothorax, arrondies à fextrémité où elles sont un peu déhiscentes, peu convexes, luisantes, éparsement et très finement ponctuées, parsemées d une pubescence dorée peu serrée, offrant de chaque côté une petite fossette vers la région scutellaire et un pli longitudinal vers Tépaule. Dernier 48 ANNALES segment de rabdomeii grand , dépassant les cMylres, arrondi à rextrëmité, couvert d'une pubescence dorée. Dessous du corps un peu puhescent, d'un l)riin roussâtre, rextrémité de Tabdomen d'un teslace roussâtre. Pattes testacées. Ce curieux insecte a été trouve dans le uiidi de la France, par mon ami M. Charles Lespès, licencié ès- sciences naturelles. Un accident a détruit l'individu unique sur lequel j avais fait ma description. II. Descriptions de deux Staphyliniens français nouveaux. EujESthetus Lespesh Jacq. Duv. Tesiaceo-ferrugineus, nitidulus, fère glaher; capite tho~ raceque confertim punctatis , hoc eljtroruni ferc latitudine, dorso postice lineoUs duabiis arcuaiis impresso, basique dis- tincte sulculo trnnsverso leviter trifoveolato ; elyiris suhtilîs- sime punctulatis. Gallia. (Tolosa; Lutetia.J Long. 3/4 lin. (1 2/3 mill.). D'un testacé ferrugineux un peu luisant, presque gla- bre, offrant seulement une pubescence très courte, exces- sivement fine, à peine visible. Tête de la largeur du pro- thorax , densément ponctuée ; antennes atteignant à la moitié du prothorax, entièrement testacées. Prolhorax a peu près de la largeur des élytres, un peu plus large que long, très fortement arrondi en avant sur les côtés et aux angles antérieurs, rétréci à la base, un peu convexe, den- sément ponctué -, ayant sur son milieu en arrière deux lignes raccourcies, fortement enfoncées, arquées, se re- gardant par leur convexité, puis entr'elles et le bord pos- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. Vô l^rieur une ligne enfouctJe transverse bien marquée, of- frant dçs points plus gros et trois petites fossettes longi- tuclinalement carénées, une au milieu et deux sur les côtés ; les t arènes fines et se joignant à la hase. Elytres à peu près de la longueur du prothorax, très légèrement et nn peu moins densément ponctuées, finement unistriées le long de la suture. Abdomen très finement pointillé, marginé. Pieds testacés ou pâles. Mâle : sixième segment ventral profondément excisé au sommet-, troisième et quatrième longitudinalement impressionnés dans leur milieu ; le quatrième offrant vers le sommet deux petits tubercules rapprochés , un peu comprimés; cinquième...? Femelle : sixième segment ventral arrondi au sommet. Cette espèce a été trouvée aux environs de Toulouse jjar mon ami M. Charles Lespès à qui je Tai dédiée ; elle existe aussi, dés environs de Paris, dans la collection de M. Chevrolat. Très voisin du nificapillus, il en diffère par sa couleur entièrement testacée ; sa pubescence presque nulle , sa ponctuation un peu plus fine ; son prothorax légèrement plus large et plus arrondi en avant sur les cotés et ses fossettes un peu plus arquées. Outre les caractères de couleur, de ponctuation, etc., par lesquels il diffère des deux autres espèces, il offre de remarquable la ligne trans- verse enfoncée postérieure, très distincte, qui se retrouve à peu près aussi distincte et semblable dans le nificapil- lus, mais quij chez le scaher et le lœviusculus^ est seu- lement indiquée par des points un peu plus gros ou lé- gèrement tracée , sans êti'e bien marquée, enfoncée et offrir les trois petites fossettes tricarénées : du moins c'est ce qui l'ésulte des exemplaires que j'ai examinés. Afin de mieux différenlier mon espèce des trois autres 2' Série, Tome vni. i 50 ANNALES européennes dëjà dëcrites , et pensant qu'il peut être utile d'en avoir les diagnoses réunies, j'ai établi comparative- ment les principaux caractères des quatre espèces euro - péennes de ce genre. 1. E. scABER. Grav. Erichs. Gen. Staph.,p. 746. 1. NigrO'piceus, opacus, breviter subtilissime pubescens : capite pedibusque rufis, capite tborace elytrisque con- fertissime punctatis , Ihorace elytris parum angustiore, versus basin angustato, dorso posticelineolis duabus rectis impresso. — INIas. Abdominis segmento inferiore sexto apice profunde exciso. 1 lin., Germania. Lutetia, etc. 2. E. L^viuscuLus. Mannerh. Bull, de la Soc. des nal. de Moscou. T. XV IL Nigro-piceus , nitidulus, f'ere glaber, fortiter minus crebre punctatus;, ihorace clytrorum fere latitudine^ ver- sus basin minus angustato , dorso poslice lineolis duabus subrectis impresso-, antennis basi rufis. — Mas. Abdominis segmento inferiore sexto apice leviter exciso. Var. Rufo-testaceus, eljtris abdomineque saturioribus. 5^6 lin. Finlandia. 3. E. RUFiCAPiLLus. Erich. Gen. Slapli., p. 747. 2. Piceus, nitidulus, breviter subtilissime pubescens; capite pedibusque rufis , capite thoraceque confertim punctatis, boc elylris paulo angustiore, versus basin an- gustato, dorso postice lineolis duabus leviter arcuatis im- pressoj basique distincte sulculo transverso leviter trifo- veolato, elytris subtilissime punctulatis. — Mas. Abdo- minis segmento inferiore sexto apice exciso. 3/4 lin.-, Germania. Gallia. DE LA SOCIETE EN'l'OMOLOGIQUE. 51 4. E. Lespesu. Jaq. Duv. Testaceo-ferrugineus , nilidulus , fere glaber, capile llioraceque coufertim punctatis, hoc elytrorum fere lati- tudine, versus basiu angustato, dorso postice liueolis dua- bus arcuatis impiesso , basique distincte sulculo trans- verso leviler trifoveolato ; elytris subtilissime punctula- lis. — Mas. Abdorainis segmento inferiore sexto apice profunde exciso. 3(4 lin. Gallia. Stenus GuYNEMERi. Jacq. Duv. (Tarsi articulo quarto simplice. — Abdomen margina- tum. — Elytx'a immaculala. — Pedes testacei.) Aterriniusi supra nitidulus, fere glaber, fortiter punctato- rugosus ; ahdomine nitido, parcius suhti'liter punctulato, suhtiliier griseo-aureo pubescensj antennis brumieisj palpis nigro-brunneis, basipallide testaceis ;fronte excwata, late bisulcata y medio subcarlnatcij thorace supra înœquali, mé- dia Jo^^ea oblongo-ovali impresso ; eljtris thoracis longitu- dine; pedibus nigro-brunneis, feinoribus laie basi , tibiis- quc medio testaceis. Pyrenœis. Long. 1 5[6.— 2 lin. (4 li4 — 4 3[4mill.). Très noir. Tête, pro thorax et ëlytres un peu luisants, légèrement veloutés, à peii près glabres ; palpes d'un noir- brun-, premier article et base du second d'un testacti pâle-, antennes brunes, assez longues et grêles, troisième article plus long que le quatrième ; tête, y compris les yeux, beaucoup plus large que le prothorax, fortement poncluëe-rugueuse-, front excavé, largement et assez pro- fondément sillonné de chaque côté, Tintervalle un peu 52 AJNNALES élevé eu carène, les bords aussi un peu élevés j yeux grands et saillants. Prothorax légèrement plus étroit fpic les ély très, un peu plus long que large , arrondi sur les côtés , rétréci en avant et en arrière , un peu convexe, très fortement ponctué-rugueux, sa surface très inégale, offrant principalement au milieu une fossette profonde ovale-oblongue, à fond lisse, plus ou moins distinctement prolongée en pointe en arrière ; en avant, au-dessus et de chaque côté de la fossette médiane , une impression longitudinale légèrement oblique-, puis une autre en ar- rière semblablement placée, mais confuse et peu distincte-, côtés un peu comprimés; bord antérietir un peu relevé, finement marginé ainsi que la base. Elytres une fois et demie au moins aussi larges que le pro thorax à sa base, à peu près de la même longueur que lui, très fortement ponctuées, les points confluents de sorte qu'elles parais- sent rugueuses j leur surface offrant plusieurs impressions qui la rendent inégale. Abdomen légèrement plus étroit vers l'extrémité; très finement et peu densément ponc- tué, très luisant, orné d'une pubescence fine et très peu serrée, d'un gris doré plus sensible sur les côtés. Dessous noirj luisant, avec une fine pubescence d'un gris doré. Pattes d'un noir brunâtie , la moitié basilaire des cuisses et le milieu des jambes d'une manière plus ou moins large, leslacés-, tarses brunâtres. Mâle. Sixième segment ventral largement échancré au sommet. Femelle. Sixième segment ventral arrondi au sommet. Ce Steniis remarquable m'a été communiqué par ]M. Chevrolat -, il a été rapporté des Pyrénées par M. Guy- nemer à qui je l'ai dédié. Notre collègue M. Léon Fair- maire Ta aussi trouvé dans la même localité. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. :±m:.ù::^^. _. DESCRIPTION IVOLVEAU GEI\B£ DE H CAIXIDE. PAR M. LÉON FAIRMAIBE. (Séance du 14 STovembre 1849.) G. Streptocerus. Aateiinaruni clava quadri-articidata, articula primo loti- gi'ore. Scapus funiculo longior. Mandihulce ùicrmes, valdè arcuatœj intîis non pilosœ. Prothorax lateribus non sensim an^idatis. La tcte est plus large que longue, creusée en avant, déprimée au milieu, se pi'olongeant au dessus et en avant de chaque œil en un angle court et mousse, largement mais peu fortement creusé en avant, et offrant au-dessus de la naissance des antennes une ligne élevée, lisse, obli- que et courte. La surface est parsemée de gros points enfoncés, ronds, épars, plus serrés vers le bord antérieur et derrière les yeux -, les yeux sont réniformes, la partie faiblement échancrée est du côté du corselet. Les anten-r nés sont insérées en avant des yeux -, le scapus est un peu plus long que le reste de Tantenne, légèrement arqué, grêle à la base, augmentant à peine de grosseur jusqu'à Texlrémité, qui devient rapidement claviforme -, funiculc de cinq articles, les quatre pre m ieis égaux, le cinquième :a ANINALES lia peu plus court, portant une massue de quatre articles épais, serrés, diminuant de longueur à partir du pre- mier. L'épistome est presque perpendiculaire, en forme de languette, légèrement creusé en cuillère à son extré- mité, qui se termine par une petite pointe -, sa surface esl |)onctuée et un peu ridée. Les mandibules sont deux fois aussi longues que la tète, comprimées latéralement, forte- ment arquées, se rejoignant presque à l'extrémité, tran- chantes supérieurement, formant en dessus une dent an- guleuse, large, un peu renversée en dehors, et une autre plus petite avant Textrémité, qui est mousse et un peu re- levée; leur surface est ponctuée, mais le côté interne est très faiblement ponctué, si ce n'est à la base, qui est presque rugueuse. Les palpes maxillaires ont le premier article claviforme, un peu plus long que le troisième, qui est ovoïde, allongé, arrondi à Texlrémité ; le deuxième est moitié du premier. Le premier article des palpes la- biaux est très court, le deuxième un peu plus long, le troisième deux fois plus long, oblong, allongé. Le menton est large, court, quadrangulaire-, les angles antérieurs sont arrondis-, il est couvert de gros points enfoncés. Le corselet est transversal -, les côtés sont arrondis, lé- gèrement angulés au milieu et faiblement crénelés -, le bord postérieur est bi-sinué j la surface médiane est plane-, <\e gros points enfoncés un peu plus serrés au milieu, et surtout le long des bords latéraux, où Ton voit vers le milieu une trace de fossette peu marquée. Le milieu du corselet est un peu plus large que les élytres. Ecusson triangulaire. Les élytres sont presque droites sur les côtés, arrondies à Textrémité-, les épaules sont anguleuses, mais peu pointues-, la surfiice est lisse ; le long de la suture est !Mie petite strie peu marquée. Le dessous du corps est densémenl ponctué, rugueuse- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5f> sèment au prosternum \ le mt^sosternum forme en avant un angle mousse ; le sillon médian est peu enfoncé-, les côtés du mésosternum et du sternum sont couverts d'une puhescence courte d'un brun jaunâtre. Les pattes sont de grandeur ordinaire, fortes :, les fé- murs un peu comprimés, les tibias presque quadrangu- laires, sauf les antérieurs qui sont un peu comprimés, ar- més de cinq ou six dents, externes, peu saillantes , di- minuant vers la base des tibias et d'une seule interne ^ les autres tibias ont deux très petites dents au milieu de la carène externe, et deux ou trois à lextrémité assez ai- guës. Les tarses, y compris les crochets, sont presque aussi longs que les tibias i les quatre premiers articles sont petits, courts; le cinquième est claviforme , plus long que les quatre premiers réunis. Les crochets sont forts, tranchants, arqués. S. SPECIOSUS. Oblongus, crassusj mandihiiUs inernnhus, valdè arcuatisj iniiis glabmtis ; hnmneo-nigerf submetal liais, opacusj ely- tris nigro-œneisj nitidiorihus . Prothorax margine laterali subserrato, disco et lateribus punctis magnîs impressis. Ca- put remote punctatiim, ante oculos utrincjue prominensj an- tice excavatum. Subtus obscure œneus^ média satis Jiitidus. Pedes validi, tibiis anterioribus paido compressis, dcntatis : tarsorum articuli 4 primi brèves, quinto longiore clavifor- ini'.femora nitida, basi cyanea. Long. 32 m. Larg. 1 1 1/2 m. (PI. 1, fig. 2. a. iVlas.) La couleur est en dessus d'un brun noir, à peine métal- lique, mat. Les élytres sont brillantes, un peu bronzées \ leur bord réfléchi et les côtés du prosternum sont un peu cuivreux et assez brillants. Le dessous du corps est d'un bronzé obscur, assez brillant au milieu. Les cuisses sont 56 ANINALE5 luisantes, bleuâtres à la base, ainsi que la partie interne des mandibules. La femelle (PI. 1, fig. 2,^») ressemble au mâle-, elle est un peu plus étroite et un peu plus petite-, les mandibules seules difl'èrent sensiblement-, elles sont courtes, épaisses, à peine plus longues que la tête, droites, aiguës à Fextré- mité qui est très faiblement courbe'e, rugueuses et nm- nies d'une petite dent aiguë sur sa carène supérieure. La tête est un peu plus petite et plus ponctuée. Les antennes sont plus courtes, lus articles du funicule courts et serrés. Les tibias antérieurs offrent sept ou huit dents plus fortes et plus aiguës. Il est étonnant que ce genre, indiqué dans le catalogue Dejean, ait été passé sous silence par M. ?»urmeisterdans le quatrième volume ànHanclbuch. Il ne renferme qu'une espèce dont il n'existe encore que deux individus -, le mâle, qui m'a été communiqué par M. Reiche avec sa complaisance ordinaire, provient de la collection Dejean et se trouve aujourd'hui dans celle de M. de la Ferté -, la femelle appartient à M. Chevrolat, qui a bien voulu la mettre à ma disposition. Cet insecte, qui provient du Chili, est très intéressant en ce qu'il remplace dans l'Amérique australe les Ldin- prima de la Nouvelle-Hollande avec lesquels il offre beau- coup de ressemblance -, il s'en distingue cependant, dans l'état actuel de la science, par la massue des antennes quadriarticulée et la forme des mandibules. Mais il sei-ait possible qu'on découvrît un insecte intermédiaire qui établirait le passage entre ces deux genres-, car le nom- bre des feuillets des antennes varie très fréquemment chez les Lucanides, et quant à la forme des mandibules, on ne peut guère s'y arrêter dans le groupe des Lampri- mitcs, et dans h ^enre Lamprima proprement ditilestini' DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOdlQUK. 57 possible de distinguer les espèces au moyen des mandi- bules. M. Reiche m'a communiqut^ un individu chez le- quel ces organes sont deux fois plus longs qu'à Tordinaire, crénelés en dedans, fortement relevés et tridentés à Tex- trémité, ce qui donne à Tinsecte un aspect tout différent du L. Latreillei Mac Leay, duquel on ne peut cependant le séparer. MM, Erichson et Burmeister ont créé dans les Lam- prima un certain nombre d'espèces qui nous sont incon- nues et qui nous paraissent au moins douteuses. En effet, depuis plusieurs années, le Muséum et les entomologistes de Paris ont reçu des centaines de Lampnnm, et il serait bien surprenant qu'aucune des espèces signalées par les naturalistes allemands ne se retrouvât dans ce nombre. Les épines tibiales sur lesquelles sont basées les différen- ces spécifiques me paraissent aussi peu constantes que les mandibules, et sur les huit espèces admises par M. Bur- meister, je crois qu il n'en faut garder que trois ou quatre : œnea, Micardi et Latreillei et peut-être vaiians Burm. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ LNTOMOLOGIQUE. 59 NOT£ SUR LA CLASSIFICATION PARALLÉLIQUE DES ORTHOPTÈRES. Par L. BRISOUT DE BARNEVILLE. (Séance du 24 Octobre 1849.) En étudiant les Orthoptères tle notre pays, j'ai été «;onduit à vérifier l'exactitude de la théorie des analogues de M. Geoffroy-St-Hilaire, et je me suis convaincu de la nécessité de classer les insectes de Tordre des Orthoptè- res, par séries parallèles. Déjà de savants naturalistes ont fait d'heureuses applications de la classification pai'al- lélique à différents groupes d'animaux. Ainsi M. Is. Geoffroy-St-Hilaire Ta appliqué aux mammifères et aux oiseaux i MM.Duméril etBibron aux reptiles-, M. Brullé aux hexapodes, etc. Cependant ce n'est pas un travail généra! sur les Orthoptères, envisagée au point de vue de la méthode naturelle, que je présente aujourd'hui à la Société, mais seulement quelques exemples de parallélisme choisis parmi un grand nombre que l'on pourrait citer(I). Si d'abord on compare les espèces de la section yEdi- poda, du grand genre Acridium parmi les Acrididés, aux espèces des genres Locusta et Dectîcus parmi les Locus- tidés , on trouve, dans chacun de ces trois groupes appar- (1) Voyez la Rev. zool. de Guérin, 18/i8, p. 31. (A) ANNALES tenant à deux familles clifFdrentes , cVune part, des espèces comme les Acridium gcrnianicum, cœruhisescensj, inigrato- rium, higuttulunij etc., la Locusta vîridissinia, \tis Decticus albifrons, verrucworus, griseus, iesselalus, etc., chez les- quelles les élytres et les ailes sont bien développées et d'égale longueur dans les deux sexes (l), et qui, par con- séquent relativement à cette disposition des organes du vol, se représentent mutuellement dans les trois genres Acridium , Locusta et Decticus. D'une autre part , on re- marque d'autres espèces, telles que les Acridium declivwn, montanum, parallclum, dispar, etc., qui, par Tinégalité de développement des élytres et des ailes, dans les deux sexes, et généralement aussi par la brièveté plus ou moins grande des ailes (2), sont évidemment, à des degrés di- vers, les analogues de la Locusta dorsalis et des Decticus hra- chypterus, brcvipennis, bicolor, vXc, qui offrent les mêmes modifications générales de ces organes. Ce n est pas toutj je n'ai encore entretenu la Société que d'une des sections du genre Acridium , celle des iEdipodes \ mais ce genre en renferme d'autres telles que celle des Criquets propre- ment dits et celle des Gomphocères. Or, d'une part les espèces de ces trois sections forment trois séries parallèles, et, d'une autre part, elles reproduisent, avec les genres Locusta ei Decticus, \e même parallélisme que nous avons vu précédemment exister entre les jEdipoda, le genre (1) J'entends ici par égalité de longueur des élytres et des ailes, que ces organes étant dans leur état de repos et les ailes pliées et couchées sur le dos, celles-ci atteignent l'extrémilé des élytres. L'i- négalité de longueur des élytres et des ailes est également détermi- née d'après leur disposition dans le repos. (2) Ce caractère de la brièveté des ailes se présente chez les Acri- dium declivum et montanum à un moindre degré que chez les Acri- dium parallelum et dispar, et c'est V Acridium dispar qui a les ai- les plus courtes. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 61 Locustaetceïw desVecticns. Enefiet, commedans les grou- pes précédents, la section des Criquets proprement dits, et celle des Gomphocères, nous pre'sententdes espèces telles, d'une part, que les Acridiwn dux,peregrinwn, lineola^ etc., et de Taulre les Aciidiuni sibiricuui, rufum, biguttatuni, qui ont des élytres et des ailes longues, bien développées et d'égale longueur dans les deux sexes, et qui, par consé- quent, se correspondent dans chacune des séries que for- ment ces deux divisions et y représentent les Acridium gennanicuin, cœrulescens^ migratorium, biguttuluin, etc., de la section jEdipoda, En même temps, les différentes espèces du genre Acridium que nous venons de citer et qui appartiennent aux trois sections des vrais Criquets, des OEdipodes et des Gomphocères , trouvent leurs cor- respondants parmi les Locustidés, dans la Lociista viridis- sima et les Decticus albifrons, verrucivorus, griseus, tesse- latus, etc. Enfin la Locusta dor salis et les Decticus bra- chypterus, brevipennis, bicolor, etc. , ont leurs analogues à des degrés divers, et quant au type général sur lequel les élytres et les ailes sont établies , dans Y Acridium pédes- tre et plusieurs autres espèces, parmi les vrais Criquets, et dans Y Acridium brcv>ipcnne, parmi les Gomphocères, in- sectes qui, tous, ont la même disposition générale d'ély- tres et d'ailes. Comme je Fai dit, je me serai borné à présenter aux entomologistes quelques exemples d'affinités paralléli- ques, choisis dans les Orthoptères , mais sans parler ici des nombreux faits d'analogie que présentent les autres organes de ces insectes , lorsqu'on les compare chez les différentes espèces qui constituent cet ordre, le parallé- lisme des séries, hase sur la considération des organes du vol que je viens de signaler entre trois genres seulement des familles des Acrididés et des Locustidés, s'étend non 6i AMNALES seulement à tl'aulres groupes de ces deux familles, mais encore très probablement à toutes les familles de Tordre des Ortlioplères tel qu'il est encore aujourd'hui gëne'ia- lement admis par les entomologistes. Au reste, le parallélisme des séries foruides par les Or- thoptères ne s'arrête pas aux espèces, soit de genres diffé- rents, soit d'un même genre, il descend encore plus bas. L'observation des Acridium et des Tetrix des environs de Paris m'a appris que les variétés d'une espèce formaient souvent, avec les variétés appartenant à d'autres espèces, des séries manifestement parallèles. Ainsi que l'on com- pare les nombreuses variétés de VJcridium higuttulum avec celles des Acridium parallelum, biguttatum et rufum, on trouvera, que ces espèces tendent à se modifier parallèle- ment -, c'est-à-dire que des variations analogues se pro- duisent dans chacune d'elles. Cette tendance de la nature à se répéter, dans les variétés d'espèces difierentes, s'a- perçoit également chez les Tetrix subulata et bipunctata. En terminant cette note, que la Société me permette encore de lui faire remarquer que Vinterprétaliou vérita- blement scientifique des faits qui résultent de l'observa- tion exacte des êtres organisés, considérés au point de vue de leur distribution méthodique, conduit le naturaliste à la classification parallélique. Le tableau ci-contre du parallélisme multiple de trois sections du genre Acridium, et des genres Locusia et Dec- ticus, donnera d'un seul coup d'oeil une idée générale de la classification proposée dans ce mémoire. Dli: LA SOCIÉTK ElNTOMOLOGlQUi:. fi.i sg -S Q s ^ &^ l ;::) ^ 1 a )«-4 ^ 1 • 9 u ft; ^ < «^O w > ^ ^ » a ^ o ^ •;: tel ^ Q "^ ■(-> «s OJ Is .. '^ -g ■iS 05 'S co -ca '3 S^ Q S S S S OJ to 5 8 S s 1^ ^ tf ^ -^ «3 -aj «j M ;s stS. <<< \ \ ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. DESCRIPTION d'une NOUVELLE ESPÈCE DE LYSTRJ. PAR M. V. SIGNORET. ( Séance du 14 Avril 1849. ) Lystra pnnctata. (pi. 2, NT.) Cette jolie espèce provient des Insectes rapportes par M. Bocandé de son voyage dans la Guine'e portugaise : elle me paraît nouvelle et se distingue des espèces con- nues par Tabsence de la matière cotonneuse dont sont enduits les derniers segments de Tabdomen , dans les véritables Lystra {puherulentaj lanata et auricoma.) Long. 0,15 raill. Envergure 0,04 mill. Coiys d'un noir foncé en dessus et jaune mêle de brun en dessous. ^ Tête jaune, avec trois bandes longitudinales noires, deux latérales et une me'diane*, le prothorax présente e'ga- lement deux bandes latérales qui ne correspondent pas tout à fait avec celles de la tête, et la médiane, qui au sommet se bifurque, et va se réunir avec les latérales i le mésolhorax offre deux taches jaunes sur un fond noir. abdomen noir en dessus, avec les bords latéraux des segments rouges, ainsi que les organes sexuels i en des- sous, il est jaune mêlé de brun. 2" Sénej tome vni. 5 G6 ANNALES Ailes. Les supérieures forment deux portions dis- tinctes, Tune axillaire d'un jaune clair, avec les uervu- L i res plus foncées, présente sept points ou lâches noires, ^* ^ deux dans le premier intervalle et cinq autres plus petits dans la partie m^oyenne. La portion externe est bistre foncé et laisse à peine apercevoir les nervures. Les ailes inférieures présentent également deux por- tions : la portion axillaire est transparente, incolore avec nervures noires i l'autre partie présente une large bor- dure prenant plus de la moitié de Taile, et d'un bistre plus clair que la couleur des ailes supérieures. Pattes jaunâtres, mêlées de brun-, les portions articu- laires généralement jaunes (Mâle.). DE LA SOCIK lE ENTOMOLOGIQUE. (Î7 DESCRIPTION D'HÉMIPTÈRES NOUVEAUX PROVENANT DE LA GUINÉE PORTUGAISE. PAR M. V. SIGNORET. (Séance du 27 Juin 1849. I. )3escription de deux espèces nouvelles du genre Petascclis Milii. Groupe des Mictides, Am. et Serv. Lors de la publication de ma description du genre Petascelis[\), je Tavais placé après ]es Spathophof es Amyot et Serville. Mais le caractère de réchancrure entre les antennes étant le plus saillant, il convient mieux de le placer après les Mictis Leach, en le rapportant au groupe ortugaise. ANNALES DE L\ SOCIÉTÉ ENTOMOEOGIQIJE. 73 SUR LES LÉPIDOPTÈRES DE L'AUVERGNE. Par m. BELUER DE LA CHAVIGNERIE. (Séance du 28 Novembre 1849). Parti de Paris le 12 juillet 1849 pour aller explorer les montagnes d'Auvergne, je rencontrai, en arrivant au Mont-Dore, M. Antoine Guillemot, de Thiers, qui m'y avait précédé dans le même but. Cette rencontre fut pour moi une bonne fortune, car je trouvai dans notre collègue non seulement xm spirituel et aimable compagnon de cbasses, mais encore un entomologiste intrépide, d'un zèle et d'une ardeur infatigables. M. Guillemot avait déjà fait antérieurement une petite excursion en Auvergne, et ses connaissances locales, qu'il s'empressa de mettre si obligeamment à ma disposition, me furent d'un grand secours pour diriger utilement mes recherches dans un pays tout nouveau pour moi. A la première vue, l'aspect que présentent les monta- gnes de l'Auvergne ne ressemble en rien à celui des au- tres montagnes françaises. A voir ces pics dénudés que la neige recouvre pendant sept mois de l'année, et dont le sol calciné porte encore en tant d'endroits l'empreinte des révolutions profondes que cette partie de notre globe a dû éprouver, à voir, dis-je, ces montagnes privées pour 74 ANNALES i plupart de grands végétaux et garnies seuleuienl de oches arides, rentomologiste ne peut s'empccher d'ac- irder (juelques souvenirs de regrets à nos Alpes si riches e végétation, à nos Pyrénées si accidentées et si tern- ies, à notre charmante chaîne des A osges, et il se prend craindre que les recherches auxquelles il va se livrer >our enrichir ses collections ne demeurent infructueuses. Telle était l'impression qu'avait j»roduite sur moi la ue du Puy-de-Dôme, au pied duquel je venais de pas- er, et celle des autres pics que j'avais traversés pour me endre au Mont-Dore-, mais cette impression ne tarda pas \ s'effacer, lorsque, cédant aux instances de M. Guille- mot, je fus m'inslaller avec lui dans la délicieuse vallée du Chambon, située à quelques lieues seulement du Mont-Dore. Ce fut là que nous établîmes d'abord notre quartier-général avant d'explorer le Mont-Dore lui-même, rt le 16 je commençai avec notre confrère la série de mes excursions. Voici, sans parler de ces Lépidoptères qu'on rencontre partout, quelles sont les espèces dont nous pûmes consta- ter la présence en Auvergne. VJpollo, qui semble répandu sur toutes les monta- gnes, même d'une élévation moyenne, commençait à pa- raître vers la mi-juillet. Beaucoup moins abondant que dans les Alpes et les Pyrénées, il est difficile à prendre-, car il affectionne presque exclusivement les pentes les plus ardues. Nous le vîmes voler un peu partout, mais particulièrement dans les prairies qui dominent Chaude- four, dans les bois de La Ciianaux et dans les gorges ro- cailleuses du Capucin. \JApollo de l'Auvergne est assez grand, moins caractérisé que celui des Pyrénées, et dif- fère peu du type des Alpes. La Mnemosyne se montre parfois, mai? très rarement i M. Guillemot avait pu en Vm LA SOCIÉTÉ ElNTOMOLOGIQUE. 75 prendre deux exemplaires déjà usés avant mon arrivée. Pour le Phœbus, il n'a pas encore été signalé dans ces montagnes. Les Argynnes sous-alpines Jfio et Niohe volaient en- semble dans les mêmes localités. Nous prîmes aussi quel- «jues débris de la Dapline^ et nous supposâmes que celte jolie espèce avait dû être abondante, vers la fin de juin, dans les endroits arides où croissent les framboisiers, sur les fleurs desquels elle aime à se reposer. La JMobe d'Au- vergne est fort belle, mais les individus à taches nacrées en dessous sont rares. Les femelles atteignent quelquefois des dimensions énormes , et nous en prîmes plusieurs dans les gorges de la vallée de Gliaudefour dont les ailes étaient singulièrement rembrunies. Celte propriété des montagnes de donner à certains Lépidoptères une teinte obscure a déjà été signalée à la Société entomologii|uc par un de ses membres, dans la séance du 14 octobre 1846. On citait alors les espèces du genre Erehîci comme étant celles que les conditions géo- logiques de TAuvergne modifiaient de la manière la plus sensible. Celte observation était parfaitement exacte, comme j\ii pu m'en convaincre moi-même chez les Ere- bia que jai recueilles-, mais elle doit, je crois, être éten- due davantage et s'appliquer à beaucoup d'autres Rhopa- locères, car outre la Niobe, VJrio et V^glaj'a présentent parfois les mêmes particularités. Il en est encore de même de îa Melitœa Panhenia, dont M. Guillemot et moi prî- mes chacun le même jour, dans les prairies de Chaude- four, un exemplaire parfaitement enfumé, se rapprochant beaucoup à la première vue d'une Dyctinna. Quelques espèces communes, comme Mœra et Semele, se revêtent aussi, dans les endroits élevés, de couleurs très sombres-, mais je n'ai remarqué aucune modification chez la Me///flPa 70 ANNALES didyina, qui varie cependant si facilement. Les Polyoïn- inatiis Chryseis et Gordius recueillis sur les sommets of- rent encore la même tendance à se revêtir de couleurs ;ombres. Les Chryseis mâles surtout se glacent alors d'une jelle teinte violette qui envahit toute la surface de Taile, ;t les femelles deviennent presque noires. La variété bien connue chez laquelle les points sont remplacés en dessous par des traits noirs obliques, se prend aussi en Auvergne. Le Fîrgaiireœ, qui n'est })as rare dans les bois de La Chanaux, ne donne lieu à aucune observation. Je pensais par induction que je rencontrerais communément Xylrgyrinc Folczinn, et je fus surpris de n'en pas voir une seule. Il est vrai que Pciphia elle-même, si abondante partout d'ordinaire, ne se montrait qu'assez rarement, soit que cette espèce fût déjà passée, soit plutôt qu'elle eût manqué cette année, de même que beaucoup d'autres. Quant à VArgynnc pales, que le catalogue de Duponchel m'indiquait comme habitant TAuvergne, je la cherchai en vain dans les vallées de la Cour, dans le Val d'Enfer, au Pic de Sancy, dont l'élévation est de 1 ,900 mètres au dessus du niveau de la mer, et où nous n'eussions sans doute pas manqué de la découvrir si elle existe réellement dans le pays. Le genre Lycœna est pauvrement représenté en Au- vergne. JSEumedon et le Dorylas sont les seules espèces alpines que nous y ayons vues : le premier paraît durant tout le mois de juillet ; on le voit voler à une certaine élévation dans les ravins un peu couverts où croit un Géranium dont la fleur paraît avoir pour lui beaucoup d'attrait et dont la feuille sert sans doute de nourriture à sa chenille. Le Dorylas n'est pas très rare aux environs de Randane, dans les parties de montagnes nouvellemen défrichées. J'en vis voler quelques-uns, lorsque, me çen- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 77 dant au Mont-Dore, je traversai à pied les bois de Ran- dane pendant que la voiture gravissait péniblement une côte. Le Thccla Acaciœ, qu'on n'a encore observé jusqu'ici que dans un nombre de déparlements assez restreint, habite TAuvergne. Nous en prîmes plusieurs individus déjà détériorés aux environs de la source gazeuse de La Voissières. C'est dans la même localité que M. Guillemot découvrit, au commencement de judlet, une intéressante variété de Vylrge Galatœa différant essentiellement du type parle dessous et servant d'intermédiaire entre celui- ci et la leucoinelas des auteurs. Le mois de juillet voit aussi éclore en Auvergne les grandes Ërehia. C'est dans les ravins couverts et dans les gorges humides des prairies élevées qu'il faut chasser ligea et Euryale. La cœcilia s'élève encore davantage : nous la prîmes à la fin de juillet dans les prairies qui do- minent la vallée de Cliaudefour, puis plus tard nous la retrouvâmes, au commencement d'août, au Pic deSancy, dans les vallées d'Enfer, de la Cour et de Cacadogne. La cœcilia et le type Pyrrha, que nous rencontrâmes aussi, ne sont pas répandus partout et étaient également rares, cette année du moins, dans toutes les localités oii nous pûmes les chasser. Il n'en est pas de même de Cassiope et de Dromiis, que nous vîmes voler en abondance sur presque tous les pics. BlandinUy beaucoup plus tardive que ses congénères, commençait seulement à paraître lorsque je quittai le Mont-Dore le 9 août. Pour avoir le catalogue complet des Satyres nègres de l'Auvergne, il faut ajouter aux six espèces que nous venons de citer le Neoridas, que M. Guillemot m'a affii-mé n'être pas rare aux environs de Clermont, et le Stygne, l'éternel Stygnel ainsi que l'appelait un de nos spirituels confrères, fatigué 78 AIN iN A LES (le le rencontrer partout sous ses pas, pendant un voyage entomologique qu'il entreprit en 1848 dans nos Pyré- nées françaises. Les Syrichtus voltigeaient en grand nombre sur toutes les pelouses fleuries. La 6Vr///fzo/j;' est répandue partout. \Salveus, un peu moins commune, était déjà à peu près passée, et toutes nos recherches pour découvrir \\x Lava- terœ demeurèrent sans résultat-, mais nous prîmes au commencement d'août, en petite quantité, une jolie es- pèce voisine (ïorbifer, que je crois nouvelle. IJ'Hcsperia Actœon se rencontre en compagnie de la lineol ly dans les vallées un peu boisées. Celte dernière m'a paru rem- placer en Auvergne sa congénère linea. Un fait fort remarquable, qui peut-être a déjà été ob- servé, ne manqua pas de nous frapper, c'est que le genre Zysena, qui est ordinairement nombreux en espèces dans les pays de montagnes, manque en Auvergne; car, à Texceplion de deux ou trois fiUpendulœ que nous aper- çûmes non loin du lac Ghambon, nous ne rencontrâmes pas une seule autre Zygène dans tout le cours de nos ex- cursions. Plusieurs espèces d'Hétérocères communes dans les Alpes suisses ne sont également pas rares dans les mon- tagnes d'Auvergne, telles que V Heliophobus graminis^ la Nemeophila plantaginis et ses diverses variétés, la Lupe- rina imbecilla, la Cleogene tinctaria^ la Larentia rupes- trariaj la charmante Torrula equestraria, qu'on ne com- mence à voir voler que là où le Spartium scoparium. fait place diU purgans, ce qui indique infailliblement qu'on est parvenu à des régions très élevées. Tous ces Hétérocères ont le vol diurne et partent devant le chasseur quand on agite les grandes Graminées et les broussailles. h'Helio- phobus graminis se rapproche par ses moeurs beaucoup DE LA SOCIÉTÉ F:]N TOMOLOGIQUE. 7y plus des Bombyces que des Noctuelles. Les mâles volent quelquefois en grand nombre dans les prairies élevées, le malin, de sept à neuf heures, lorsque le soleil n'est pas voilé-, ils rasent alors la terre avec une grande rapi- dité, allant à la recherche des femelles, qui se tiennent constamment cachées dans les touffes d'herbes les plus épaisses, ce qui les rend fort difficiles à découvrir. Nous n'en pûmes recueillir qu'un très petit nombre que nous parvînmes à trouver en suivant les mâles. La Nudaria mundana est encore plus matinale : on la voit voltiger de six à sept heures du matin, dans les petits chemins que bordent de chaque côté des murs en pierres sèches. Les cavités de ces pierres recèlent les femelles, qui sortent peu. On y trouve aussi les mâles dans l'état de repos à une heure plus avancée de la journée. Cette Li- thoside n'est pas rare aux environs de Chambon, sur- tout dans le chemin qui conduit au lac. Nous la vîmes aussi aux environs du Mont-Dore. La chenille, comme celle de murina, se nourrit des lichens qui croissent sur les pierres. Il m'est arrivé plus d'une fois de trouver réu- nis l'insecte parfait, ses œufs déposés près de lui par pa- quets, des chrysalides non encore écloses et des larves. La Psyché muscella mâle vole aussi à l'ardeur du soleil dans les prairies élevées; je trouvai près du Chambon une assez grande quantité de fourreaux d'une autre Psy~ che que je crois être Valbidaj mais cette Psyché doit pa- raître en juin, car toutes les coques que je ramassai étaient vides. La Xanthia rubeculay qu'on n'a pas encore signalée, je croisj dans nos montagnes françaises, est assez commune on Auvergne, dans les hautes prairies oîi croissent les 5a- lix phylicifolia et re/;en5 dont les chatons fort gros nour- rissent probablement dans le jeune âge la chenille de cette 80 ANNALES Xantlna. La mbeculavoU souvent dans le jour^ mais sou- vent aussi on la trouve dormant sur les fleurs, notamment sur celles des Gentianes jaunes. C'est la nieine plante que paraît affectionner la Lupcrina imheciUa. Nous prîmes encore sur les Gentianes la Nociua fcstwa et VHadena dentîna, qui est fort obscure en Auvergne. La petite yépamca captiuncula se repose également pendant le jour sur les fleurs, de préférence sur celles de la Solago vir- gaurecB. La Plusia iota, \arieie percontationis, l;i CucuUia astc- risj et quelques A^rotis se tiennent dans les hautes her- bes, d'où elles parlent aisément quand il fait du soleil. La PJdogopliora scita, toujours rare dans les collections, existe en Auvergne. Un individu en débris, que je fis tomber d'un sapin dans les bois de La Chanaux, m'a servi à constater la présence de cette précieuse espèce. Je pris dans les mêmes bois la Tryphœna suhsecjua et la variété bien caractérisée secalina de la Luperina didyma. Les Géomètres sont nombreuses dans les montagnes d'Auvergne. Outre les espèces alpines dont j'ai déjà parlé, nous prîmes encore dAionàdin~i\\\e\-iX,Y Anaitis prœformaria, qui habite aussi les Pyrénées, VOdezia chœrophyllaria, les Cidaria olivaria et elutaria. VEupisteria quinquaria vole sur les sommets élevés. Il en est de même des Cida- ria pyraliaria, popularia et de la Melanippe tristaria. Les bois de sapins, pendant la chaleur du jour, servent de retraite à une foule d'espèces telles que Cidaria reticula- ria, variaria et russaria, JSwneria capreolaria, Halia wa- varia, Euholia miaria et scabraria, Boarmia repandaria, metrocampajYaLTiétéprasinaria, wargaritaria, Larentia du- bitaria, cœsiaria etyar. flavicinctaria, etc. On trouve dans les prairies les Acidalia scuiularia, ossè- aria, inranariaj rufaria, iinibelan'a, nitidnn'a, la Mêla- ^ DE LA SOCIETE EIN 1 OMOLOGIQUE. 81 nippe, rivularia, la Melanthia hlandiaria et la Larentia inoUuginaria. La Gnophos pullaria se prend appliquée pendant le jour contre les rochers, tandisqu'il faut battre les touffes de genêts pour en faire sortir la Speranza con- spicnaiia, L'\ Melanthia stiagularia, qui est encore peu rt^pandue dans les colleclions de Paris, habite exclusivement les forcis de sapins. Nous la prîmes dans les bois du Mont- Dore, dans ceux de La Chanaux et du Capucin. Mais la Géomètre qui nous offrit le plus d'intérêt fut la JSunieria Doiizelaria^ découverte au Mont-Dore en août 1826 parM. Donzel, qui en prit un seul individu ç. Nous fûmes assez heureux pour recueillir trois nouveaux exem- plaires Ç de cette jolie phalène qui n'avait pas été retrou- vée depuis la découverte qu en fit notre savant collègue. Il nous fut impossible de nous procurer un plus grand nombre d'individus, bien que nous ayons chassé spécia- Jement cette espèce, M. Guillemot et moi, pendant plu- sieurs jours, ce qui me fait croire que cetle Géomètre est réellement rare. J'aurais voulu, en terminant ces observations, ajouter quelques mots sur les insectes des autres ordres que pro- duit l'Auvergne, notamment sur les Coléoptères, qui of- frent tant d'intérêt-, mais je les ai si peu recherchés et mes ( on naissances d'ailleurs sur cette matière sont si imparfaites, que je m'abstiendrai d'étendre davantage une note qui déjà peut-être est beaucoup Irop longue. 2" Série, tome ANNALES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 8X OBSERVATIONS l.i:^inOB>TKBE8 des «eareM PAPII.IO, AMTHOCHARItl. CICIARITIS et CEROCAI/A, QUI HABITENT I-ES POSSESSIONS FRANÇAISES DV NORD DE l'aFRIQUE. PAR M. H. LUCAS. (Séance du 27 Juin 1849, ) r .jl Du Genre Papilio Latr. Depuis la publication que j'ai faite des Lépidoptères dans mon Histoire naturelle des animaux articulés de l\4li^éne, d'autres espèces me sont survenues-, les unes sont nouvelles, les autres ont déjà éié décrites; mais les descriptions que j'en ai données ayant été faites sur des individus qui n'étaient pas en aussi bon état de conservation que ceux que je possède aujourd'hui, je crois devoir reve- nir sur quelques espèces de cet ordre. Avant d'entrer dans ces détails rectificatifs , plusieurs observations me semblent nécessaires. Quelques notes traitant de ces Lépi- doptères du nord de l'Afrique ont été publiées, et parmi elles je citerai celle du général Jean Levaillant qui a été insérée dans le quatriènie trimestre de 1848, p. 407. Pendant mon séjour dans le nord de l'Afrique, j'ai ren- contré assez communément irescente maculu' tisj cnpite thoraceque nigris, flavo nigroque piiosis, hoc aiiticc piloso rubescentej ahdomine suprà nigrOy Jlavot inorato ,• pedibus nigris, femoribus squamoso virescentibuSy tibiis tarsisque albicante subrubescentibus. Mâle. Elle ressemble beaucoup à V^. Charlonia, avec laquelle cependant elle ne pourra être confondue, à cause de la disposition des taches et de la coupe des ailes qui sont différentes. Les premières ailes en dessus sont d'un jaune soufre tirant un peu sur le vert, avec tout le bord antérieur liseré de rougeâtre ; dans Tangle disco-cellu- laire, on aperçoit un point transversal d'un noir foncé, réniforme, surmonté^ d'un trait noir qui touche la côtC) ce trait est légèrement saupoudré de jaune soufre, et n'est point séparé du point réniforme par du jaune, comme dans l'/^-CAtz/'/on/a. Tout l'angle apical est noir, finement saupoudré de jaune soufre, mais cette couleur noire transversalen^ent présente une bande maculaire formée par des éclaircies jaunes. Je ferai aussi remarquer que la couleur noire du sommet de l'angle apical est fortement saupoudrée de jaune : ce qui luidonue une teinte verdâ- tre. La frange qui borde ces ailes est très légèrement rou- geâtre, et cette frange présente cinq ou six peti tes taches noires dont celle de l'angle apical est très légèrement ac- cusée-, à leur base, ces ailes sont fortement saupoudrées d'atomes noirâtres, ce que ne présentent pas ces mêmes organes dans la figure de V^. Charlonia. Ces mêmes ailes, en dessous, sont d'un jaune soufre plus franc qu'en dessus, avec le point disco-cellulaire assez bien accusé, mais n'é- tant pas surmonté comme en dessus d'un petit trait noir, qui s'aperçoit cependant, mais seulement par trans- parence et pai- conséquent d'une manière très faible , 94 ANNALES tandis que tlans T^. Charlonia ce trait est fortement indi- qué -, tout Tangle apical est fortement saupoudre de vert foucé : couleur qui est finement sablée d'atomes jaunâ- tres -, tout le bord antérieur est verdâtre finemc nt saupou- dré de noir, avec la cote rougeàlre comme en dessus •, ce bord antérieur présente six taches d'un blanc jaunâtre séparées entre elles par la couleur rougeâtre de la frange ; le boi'd externe est orné de cinq taches noirâtres faible- ment indiquées par des poils soyeux de cette couleur et qui du reste ne sont que la reproduction des taches que présente le bord externe en dessus. Les secondes ailes en dessus sont il'un jaune soufre beaucoup plus fortement teinté de vert que les premières ailes avec leur base cou- verte d'atomes noirâtres, et la frange très légèrement rous- sâtre -, dans la cellule discoïdale , on aperçoit une petite tache jaune arrondie et deux autres taches de cette couleur aussi arrondies, entre les nervures émises par cette cel- lule. Les taches que je viens de signaler ne sont que la reproduction par transparence de celles que présente la partie inférieure de ces mêmes ailes-, en dessous, elles sont d'un jaune verdâtre , fortement sablées de noir et ornées de neuf ou dix taches légèrement verdâtres et ainsi dis- posées : quatre situées près du bord antérieur, et dont la seconde est la plus grande, une cinquième plus petite, blanche , occupant l'angle disco-cellulaire -, enfin deux autres, ou la sixième et la septième, d'un vert clair, pla- cées dans l'espace que laissent les nervures émises par la cellule discoïdale -, la frange est légèrement rougeâtre, et sur le bord externe on aperçoit trois petites taches blan- cbâtres qui sont très faiblement indiquées. La tête est noire, couverte de poils d'un jaune verdâtre, parmi les- quels on en aperçoit d'autres qui sont noirSt. Les palpes lus on du moins, ne m'avai»;nt pas semble aussi concluantes qu'à lui. Aujour- tlhui cet entomologiste en appelle à la nervulalion et dé- clare qu on ne doit plus conserver de doutes sur la ques- tion. Il donne comme preuve deux dessins faits « avec beaucoup d'attention au microscope solaire, » auxquels je courus d'abord, curieux de voir s'ils confirmaient les re- chercbes sur la ptérologie des Noctuélites que m'a com- mandées la rédaction de mon Species général et dont je m'occupe toujours avec le plus grand intérêt \ car l'expé- rience m'a démontré que, si on ne trouve pas là plus qu'ail- leurs de caractères absolus, on y rencontre du moins de précieuses ressources par la classification. J'avoue que la planclie de M. Bruand me fît sauter d'étonnement. Si ces dessins sont exacts, me dis-je , non seulement la dc- rasa (l) n'appartient pas au même genre que la Bâtis, mais ces Noctuelles ne sont pas de la même tribu, pas de la môme famille : il y a plus, derasa n'est pas une Noc- tuelle, tandis que Bâtis en est une. Ces conclusions , tout exagérées qu elles paraissent au premier abord , étaient pour moi logiques, inévitables, et je me charge de vous y amener tous comme moi-même -, mais j'ai besoin pour cela d'entrer dans quelques détails sur la charpente alaire des Noctuelles, afin qu'il ne puisse y avoir d'erreur sur les désignations et que chaque personne , même étrangère à la ptérologie des Lépidoptères, puisse me comprendre avec la loupe d'une main et de l'autre deux ailes dénudées de la première noctuelle venue. J'ai adopté dans le cours de mon travail à peu peu près toutes les dénominations employées par notre collègue et ami M. Alex. Lefebvre, dans ses communications verbales (1) Le compositeur a imprimé par erreur derosa dans tout le cours (lu mémoire de M. Bruand. DE LA SOCIÉTÉ liNTOMOLOCilQUE. 109 sur la ptérologie des Lépidoptères (Anii. de la Soc, t. XI, pag. 5, pJ. l, 2, 3). Je me trouve seulement oLligë de designer certaines nervules auxquelles ni lui, ni mon col- laborateur, ni M. Rambur n'ont donné de noms particu- liers et qui existent, en nombre inégal il est vrai, chez tous les Lépidoptères. Voici le passage de mon introduc- tion où je désigne ces nervules. « Voilà donc dans les noctuelles, comme dans les au- » très Lépidoptères, cinq nervures : la costale, la sous-cos- » taie, la médiane, la sous-médiane et Vinterne, dont trois » seulement bien constantes et communes aux quatre » ailes: la sous-costale, la médiane et la sous- médiane et » deux constantes seulement à deux des ailes et varia- » bles aux deux autres, mais toujours simples : la costale » pour les ailes supérieures etrinlerne pour les inférieures. M Occupons-nous maintenant des ramifications des trois » premières qui varient suivant l'aile qu'elles sont des- M tinées à soutenir. a J'ai dit qu'aux premières ailes la costale allait aboutir » vers les 3(4 de la côte qui, jusque-là, n'est soutenue que » par le bourrelet costal. La sous-costale se ramifie dès le » milieu de la cellule discoïdale pour envoyer, un peu au » delà delà costale, un rameauque] appelle premier rameau » costal. Un peu plus loin , elle se bifurque encore et » forme ainsi deux des côtés d'une petite cellule rhom- » boïdale, plus ou moins oblongue, exactement fermée, )> et que je nomme avec M. Lefebvre aréole sus-cellulaire » ou simplement aréole, La présence de cette aréole est » fort importante et constitue un excellent caractère pour » les Noctuélites chez lesquelles elle ne manc|ue presque » jamais, et qu'elle sépare ainsi nettement des Bombyx » où elle n'existe pas, et des Géomètres où elle est tantôt » absente, tantôt double, et rarement unique comme dans MO ANNALES » les Noctuelles. Sur cette aréole, un peu avant Texlré- » mité, s'opère une nouvelle bifurcation qui donne nais- » sance au 2« rameau costal. Enfin de son sommet même M partent deux branches dont la supérieure devient elle- » même bifide et forme le 3" rameau costal et la li* nervule » supérieure (^[) , tandis que la branche inférieure reste » simple et constitue la 2" vervule supérieure. Enfin, du » côté interne de Taréole naît, soit immédiatement, soit » après un coude très court , une nervule qui n'est autre » que la première supérieure. « Il résulte de là que la ramification de la nervure sous- » costale comporte dans les Noctuelles trois îicr^ules M et trois rameaux costaux : ces derniers plus ou moins w rapprochés, presque parallèles, soit entre eux soit avec » la nervure costale , et formant à la côte une charpente )) très nerveuse et qui est le principal soutien de Taile. » Si on les brise , toute solidité disparaît et l'action mus- » culaire de Finsecte est paralysée. On peut, au contraire, » fracturer presque impunément les ramifications de la » médiane, et il arrive fréquemment qu'on rencontre des » individus mutilés ainsi accidentellement et dont le vol » ne se trouve pas pour cela notablement modifié. » Ces dénominations bien entendues, je répéterai que le caractère le plus certain peut-être (s'il existe un carac- tère certain pris isolément ) qui sépare les Noctuelles des Bombyx et des Geometra, c'est la présence de Taréole sus- (1) Dans une petite quantité d'espèces des tribus les plus rap- •> prorhées des Bombyx les deux nervules naissent sans bifurcation » sur Taréole même, en sorte que le 3" rameau costal et la 3*= infé- « ric'ure ont une origine distincte, i- Nota. Ce cas est précisément celui du genre Thyatira. On re- marquera toutefois rétraiigc anomalie (igiréc dans la planche et qui fait rentrer une de mes Bâtis dans la règle ordinaire. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 1 1 1 cellulaire : je ne Tai encore vu manquer dans aucune de celles que j'ai étudiées , à Texceplion de l'ancien genre Anthophila et de quelques espèces voisines. Or, dans le dessin de M. Bruand, Fareole existe dans la Bâtis, fig. 2, et est absente dans la dcrasa, fig. l : donc derasa n'est pas une Noctuelle, tandis que Bâtis en est une. En second lieu on a vu, par ce que je viens de dire, que les nervures sous-médiane et interne des secondes ailes sont toujours simples chez les Noctuelles. Or, dans le dessin de M. Bruand, l'interne sevdiit simple dans de- rasa et bifide dans Bâtis -, tandis qu au contraire la sous- médiane, simple dans Èatis serait largement bifurquée dans derasa. Enfin Tinserlion de la 1'^ nervule de la médiane des mêmes ailes, dont j'ai fait un très grand usage dans tout le cours de mon volume, parce qu elle m'a fourni, dans la plupart des genres , un caractère souvent précieux , au- rait lieu, toujours d'après les mêmes dessins, tout près de la 2" nervule, dans la derasa, tandis que, dans Bâtis, elle viendrait s'anastomoser avec la disco-cellulaire, pres- que au milieu de la cellule et non loin du pli cellulaire. Arrêtons-nous ici et négligeons tous les autres détails, et en particulier les courbes, essentiellement différentes chez les deux Noctuelles, que décriraient, d'après les des- sins de M. Bruand , la plupart des nervures et nervules, courbes qui entraîneraient certainement, si elles exis- taient, de profondes modifications dans la forme exté- rieure de l'aile. Il fallait donc que la disposition de la charpente alaire ne fût, pour la nature , qu'un jeu capricieux et que mes observations et celles des entomologistes qui m'ont mon- tré la route fussent bonnes à jeter au feu , ou bien que M. Bruand se fût trompé. A peine arrivé chez moi, je 112 ANNALES m'empressai, on le pense bien, de briser un excnij.laire de chacune des Noctuelles en question et desoimieltre à un fort grossissement les ailes dénudées. Ce fut avec plus de satisfaction que d'étouneuient, je Tavoue, que je m'aperçus que ce n'était pas la nature qui avait tort. En effet , chez les deux espèces , les nervures sous- médiane et interne des secondes ailes sont absolu- ment simples et sans aucune bifurcation. — La 1" nervule de la médiane des inférieures est insérée rigoureusement à la même distance de la seconde, dans les deux espèces. — Enfin l'aréole est tout aussi bien formée chez derasa que chez Bâtis. — Seulement, chez la première, la T"' ner- vule supérieure prend naissance sous Taréole aux 2[3 environ de sa longueur, et les 2* et 3* forment un V ou angle asez ouvert et un peu courbé -, tandis que chez la seconde, la 1'" supérieure part de la disco-cellulaire, à l'endroit où celle-ci se forme, c'est-à-dire au premier quart de l'aréole, et la 3* nervule supérieure forme, avec le 3^ rameau costal un angle très aigu : il arrive môme, chez un exemplaire qu'elles ont une même origine et cons- tituent une véritable bifurcation. Ces différences, que ne rendent nullement du reste les dessins de M. Bruand, sont sans doute assez curieuses , mais elles ne me parais- sent pas suffisantes pour motiver à elles seules un genre séparé (1). (1) Il s'agissait ici d'un dissentiineDt si profond et M. Bruand est si alDrmatif dans sa note que je n'ai pas voulu m'en fier à mol seul. J'ai donc prié notre ami M. A. Lcfebvre de vérifier mes observations ei de me faire des dessins aussi exacts que possible à l'aide de l'ingénieux insirumeniqu'il nomme Mégagraplieelqaï lui sert journellement dans ses études piérologiques. L<>s observations de M. Lefebvre ont de tout point co:ilir)ué les niieiines, et c'est sur ses dessins ou plutôt ses calques que je prie la Société de l'aire graver la planche qui sera jointe à celte notice aiin dVn mieux assurer la fidélité. DE [.A SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. ( 1 :\ Quant aux autres caractères signales par M. Bruand, cl (juil a imprimes en italique pour les faire mieux ressor- tir, j'ai dit quils ne différaient guère que du plus au moins : ce dont on peut se convaincre par leur seule lec- ture. J'ajoute que je ne les ai pas trouvés tous exacts en les ve'riûant. Ainsi les antennes sont prismatiques dans tout le genre et non point rotundatœ (ou pour parler plus exactement cylindricœ) : seulement elles sont pubescentes chez la Bâtis et simplement veloute'es chez d'autres espè- ces. Les palpes ne diffèrent que bien le'gèrement chez les deux nôtres et présentent des variations bien plus mar- quées dans le même groupe chez les Thyatira exotiques. Enfin , quant à la forme des ailes, je puis faire voir à M. Bruand et à la Société une espèce de rAmérique du Nord (Th. piidens Gn.) qui appartient tout à fiit nu groupe àtBatis àoni elle a tous les dessins et dont l'angle apical est partout infiniment plus aigu que chez clerasa. Je néglige ici une foule de considérations de détail pour ne pas donner à cette notice une longueur qui ne se justi- fierait pas par son utilité, et je conclus en persistant à croire que la séparation des Thyatira d'Ochsenheimer en deux genres n'est pas nécessaire quant à présent, et que les observations sur lesquelles M. Bruand a voulu Tap- puyer manquent d'exactitude et tie correction. J'arrive maintenant à la seconde partie de cette notice. §§ De la place dans la méthode du genre Thyatira. Jusqu'ici, tous les lépidoptéristes qui ont étudié exclu- sivement les espèces européennes, se sont trouvé fort em- barrassés pour classer convenablement certains genres anormaux et n'ont vu d'autre moyen de sortir d'affaire que de les rattaclierj tant bien que mal, à la tribu qui s'en 2" Sétie, TOME vni. 8 114 ANNALES éloigne le moins. 11 en est re'sulté des disparates cho- quantes et des genres entiers qui font tache au milieu d'une famille d'ailleurs homogène. La tribu des Hadénides se trouve particulièrement chargée de ces genres de'clas- st?s, au nombre desquels je puis citer les G. Eurhipin^ Placodes , Eriopus qui appartiennent, en réalité, à des tribus très éloignées, mais presque entièrement composées d'espèces étrangères à l'Europe, et enfin le genre Thyatira qui nous occupe. L'étude des espèces exotiques est sans doute un puissant moyen et parfois même le seul de trouver, pour ces genres, une place plus naturelle -, cependant, pour quelques-uns d'entr'eux, on aurait pu saisir, même sans celte ressource, leur véritable affinité, et l'étude des premiers états dont quelques entomologistes affectent encore de nier l'impor- tance, aurait pu seule nous conduire à trouverla vraie place du genre Thyatira. Ses chenilles, si voisines de celles des Notodontides, par leur conformation et leur attitude, au- raient suffi pour nous mettre sur la bonne voie. J'ai ac- quis, en effet, la conviction, depuis que j'ai généralisé mes travaux sur les Noctuelles, que le genre Thyatira ap- partient bien réellement à la tribu des Noctuo-Bom- bycides.Ge genre est un de ceux qui doit commencer la série des Noctuelles. Il touche, d'un côté, le dernier genre des Pygœrides et se lie intimement avec une coupe générique nouvelle de cette tribu qui renfermera les Pha- lœna concinna, anguina, unicornis d'Abbot, ainsi que Valhifrons du même auteur, qui n'est autre que cette es- pèce américaine qu'Hubner a figurée dans ses Noctuelles d'Europe , sous le nom à'albicosta. De l'autre côté, le genre Thyatira avoisine de très près nos Ceropacha ou Cymatophora , et il a avec elles une affinité si marquée que la dernière espèce de Thyatira {ccropachoides Gn . ) DE LA SOCIETE EJSTOMOLOGIQUE. Ui a une pai'cnlé très facile à saisir avec nos Cer. Jluctuosa, ï)ctogesima , etc. , tout en conservant bien les caractères eoJem dicatus. Fœminani semel legi ego quoque in colle dilionis par- mensis, et noraine paividi olim e.iin dislinxi, sed Schein- brii nuiicupalionem adoptavi, cjuia inspectione tantunt cxemplariuin ulriusque sexus ab eodem collectorum, speciei novitatis orta est certitudo. î*'^ \\. E. angusti cornu Mihi. — V. Icon. Tab. quarta N' II, fig. 10-11. Long. mill. 5-6. Paulo major Eum. DcUcaice. Epislomate, fronte, ver- fice, tborace, scutello, alis, etc., codera similis, at distin< - tissimus. Antennae in mare ovato-elongalae et satis manifeste angustse-, in fœmina ovato-subrotundatse. Abdomen nigro-niteus vix aenescens, aut parum, in ulroque sexu. Pedes, libiis basi late fulvescentibus, in quatuor anti- cis sunimo apice quoque fulvo; tarsis anticis et interme- diis omniuo luteis. Habitat non frequens in Italise ccnlralis collibus, ubi super flores prœsertim umbellatarum colligitur, mensibns julii, augusti et september. 12. E.harhanis Wied. Long. mill. 9-10. Oculi hirti. — Antennae articule tertio rufo vel lusco- rufescente, margine supero fusciore vel nigricante. — Epistoma albidum albido-pilosum. Thorax ut scutellum œneus, vittis duabusalbicanlibus, magis vel minus dislinctis, ultra médium productis. DE LA SOClfcTE ENTOMOLOGIQUE. 129 Alïe in medio sœpe paulo fuliginosœ, macula stigmatica fusco-lutea. Abdomen lunulis albicantibus ordinariis prsedltum. Pedes : femoribus nigris apice rufescenle ; posticis satis incrassatis, albido-pilosis -, tibiis quatuor anticis fulves- centibus annulo nigricante subapicali ; posticis basi laie rufescenlibus, apice nigricantibus-, tarsis fulvescentibus, arliculo quarto in oumibus magis vel minus fusco, in duobus posticis metatarso quoque fusco -nigricante. Squamœ et balteres albida. — Tibias posticfe ad basim longitudinaliter impressse. Maris antennae arliculo tertio ovato. Frons alba albo- pilosa. Vertex pilosus, pilis poslice pallide fulvescentibus, in medio fuscis, et antice fasciculo pilorum albo-lutes- cenlium. Oculi modice lati, contigui. Abdomen œneum pallide-fulvo tomentosum, dorso adapicem segmcntorum fasciis transversis in medio dilatatis nigricantibus, nigro- tomentosis. Fœminœ antennae articulo tertio subrotundato. Frons albicans vitta longitudinali intermedia nigro-subvires- cens -, pilosa, pilis anticis et posticis magis vel minus pal- lide lutescentibus, iutermediis nigricantibus. Abdomen seneum dorso in medio cupreum-, pallide-fulvi tomento- sum, apice segmenti quarti pilosulo. In insulaMelita inventus non raro aDoni. Ant. Schem- bri, et mibi amicitise signo injuste dicatus ab eodem. Ex hisce observationibus liquet, Eumeros in Italia cen- tralimense majo tantum apparere, et niense octobris ul- tima individua ejusdem generis reperiri tam in planitie quam in coilibus. In jugis montium species nonnuUas vivere in piano iioudum repertas, et omnes qnnn ibi colliguntur eliam in 2" 5me, tome vin, y 130 ANNALES collibus inveniri, ubi fere in omnibus speciebus major est individuorum nuraerus. Ubivis vero ia frondibus praesertira arbustorum facilius quam in floribus colligendos esse, et per accidens tantura supra glebas vel petras. Iconum explicatio tabulce quartœj iV" //. 1 . Fémur posticum cum tibia et tarso Eum. exîlipidis Rndn. 2. Antenna maris ejusdem speciei. 3. Antenna fœminœ ejusdem. 4. Antenna maris Eum. ornatiMgn. 5. Antenna fœminae ejusdem speciei. 6. Fémur posticum et tibia ejusdem speciei. 7. Pes posticus Eum. uncipedis Rndn. 8. Pes posticus jÊ'um. barbwentris Rndn. 9. Pes posticus Eum. cavitibii Rndn. 10. Antenna maris Eum. angusticornis Rndn. 11. Antenna fœminse ejusdem. l)K LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQDE. 131 DESCRIPTION ET ICONOGRAPHIE DE <3i;elques Par M. LÉON DUFOUR. (Séance du 10 JaiiTler 1849.) Je publiai en 1833, clans le tome XXX des /îmiales des sciences naturelles^ un aperçu sur ce même sujet. A <^uelques-uns des types raentionne's alors je viens aujour- d'hui ajouter des figures, des observations critiques, et <;nfin de nouvelles espèces. Sans plus de préambule, j'en- tre en matière. 1. ^stornella curviVentris Du[. PI. V, fig. I. Duf., Ann. d. se. nat., T. XXX, p. 210. ^. marginata et ^. clavicornis. Latr., Consid. ge'n., p. 443. — Nouv. Dict. d'hist. nat. y4. cur^>wentns . Macq., Dipt., I., p. 367. — Meig., Dipt. eur., VII, p. 103. Hcnops ffaxeUi? Klug. (in Macq. et Meig., 1, c.) Nigra villosaj thorace densius griseo-villoso ^ ahdomînîs incun>{ segmentis tribus primis basi macula dorsali trans- \>eTsa lata nigra ^ pedibus testa ceisj tarsis posticis ohscuris^ 132 ANiNALlîS alis liyalinis^ nervis coslalihus nigiis. — Long. 4 l/'2 lin. Hab. in Hispania floribusj Matritum ciica. Quand un type aussi rare que celui-ci se présente à Tobservation directe, il faut en quelque sorte épuiser le sujet pour doter la science d'un document positif et au- thentique. Il y a juste quarante ans que je découvris à Madrid un seul individu de cet insecte. Après Tavoir étudié et dé- crit, mon culte pour Ja science, Tinstabilité de ma posi- tion dans une armée active et Tamilié me décidèrent à renvoyer à Latreille. J'ignore ce qu'il est devenu daus la vente et revente de sa collection. Le professeur Mieg, lie Madrid, en a rencontré dans la même localité un autre individu qu il m'a généreusement communiqué, en l'ac- compagnant de son portrait. Je l'en remercie au nom de la science et au mien. C'est avec le secours et le contrôle «le cette double étude que j'essaie l'histoire de TAstomelle, en attendant que de plus heureux que moi la complètent par celle des métamorphoses et de l'anatomie. Je maintiens l'expression des caractères génériques ex- posés dans le recueil précité ; je ferai observer seulement que Latreille, par l'épithète nominative de clavicornis^ et en appelant bouton le dernier article des antennes, en a donné l'idéa la plus fausse, car cet article, à raison de son extrême compression, de sa minceur, est une véritable lame, une palette foliacée à bords tranchants. Ni M. Macquart ni Meigen n'ont connu personnelle- ment Xyl. cun>i\>e?itris. Ces deux célèbres diptérologistes ont admis dans le genre que j'ai fondé une seconde es- pèce qu'ils n'ont pas connue davantage, c'est 1'^. Waxe- liij que Klug avait rangée dans les Henops de Fabricius, et qui pourrait bien ne pas différer de la première. DE LA SOCIETE ENTOJMOLOGK^UE. 13;^ Le bout de Tabdomen du cun'h>eniiis se courbe sous le venlre et se comj)Ose de trois segments plus petits, noirs, où une loupe scrupuleuse leconnaît un très fin liseré tes- tacé. Celte courbure, qui n'a pas été' signalée par les au- teurs cités, n'est point le résultat de la dessiccation. Elle est d'une structure organique et fait supposer quelque cliose de particulier dans la coaptation resj)cclive des organes copulateurs. Le premier des segments ventraux est noir, le deuxiè- me est testacé, et le troisième a celte dernière nuance, avec une tacbe noire au milieu. L'^s jambes et les tarses postérieurs sont simplement obscurs, parce que la pu- hescence noirâtre n'en dérobe pas le fond. Tous les tibias ont, à une forte loupe et à certain jour, Tangle interne de leur bout tarsien prolongé en une petite épine aiguè. Celle-ci serait exceptionnellement à Tangle externe dans les antérieurs. Les articles des tarses sont serrés entre eux, à peine distincts, ce qui indique peu d'agiHté et porte à ci-oire que cet insecte est mauvais marcheur. Les ongles peu arqués et susceptibles d'un grand écarlenient s'ac- compagnent de trois peloltes testacées oblongues. Celte structure des pattes dans un Diptère qui, comme quelques œstres, a un appareil buccal, invisible, fait supposer quen stationnant sur les fleurs il se borne à sucer, à pomper une petite quantité de nectar liquide. Ce que M. Macquart a dit des cellules alaires, dans le signalement générique des Aslonielles, ne saurait s'appli- quer en tout point à notre espèce. Ces cellules, comme on peut le vair dans la figure exacte qui les représenté, sont disposées ainsi: 1° troiscellules Z'rt5//(/»e5 aboutissant, vers Torigitie de l'aile, à une nervure transversale \ 2" trois discoïdales n'atteignaul pas le bord de Taile et dont la plus poslérieurc forme im ovale ou une ellipse ilétacbée;, fJ4 AWJNALLS 3° quatre costales allongées, annextîes à la côte, qui esf une nervure plus forte et plus noire. La brièveté remarquable des ailes de TAstoraelle sem- l)le compense'e par le grand de'veloppement de lavillosité des cueillerons des balanciers, qui, comme on sait, sont des rudiments de secondes ailes, et par letympanisme de Tabdomeu faisant FolEce d'aérostat. Par toutes ces con- sidérations de structure, j'ai lieu de penser que la vie de ce curieux Diptère est presque tout aérienne. Il partage- rait ces habitudes avec le Cyrtus, VOgcodes, ÏAcrocera, etc., trois petits Diptères fort originaux et bossus, com- pris avec TAstomelle dans la famille des Vésiculeux de Latreille. Mes recherches anatomiques sur Tun d'eux m'ont démontré, en confirmation de cette vie aérienne, Texistence dans la cavité abdominale déballons trachéens fort développés. OBSERVATtONS.Si le troisième article àeV^st. PFaxelii a, suivant Klug et ses traducteurs, une couleur réelle- ment jaune de miel, cette espèce serait différente du cur- vivcntris, on le même article, vu à contre-jour à cause de sa minceur, n'a qu une teinîie d'un testacé enfumé. Mais n'y a-t-il pas lieu de s'étonner qu'une couleur aussi tran- chante sur une tête noire ne soit pas entrée comme élé- ment dans le signalement spécifique du fVaxelii? Si au contraire ces auteurs ont exagéré celte couleur, ou si cel- le-ci ne présente une semblable intensité que dans l'un des deux sexes ou suivant quelque circonstance particu- lière, l'étude comparative de tous les autres traits du fVaxelii et du cutviventris porterait à croire qu'il n'y a là qu'un seul et même type-, sous le rapport climatérique il y aurait conformité d'habitat, car le PTaxelii a d'abord ïlé trouvé sm- les bords de la mer Noire, puis en Italie, ^ \)K LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 135 el le curs>iventris sur le plateau de Madrid. Enfin la taille est la même dans les deux. Alors le genre ^stomella ne renfermerait qu'une seule espèce légitime. Or, c'est en 1807 que Klug a publié son insecte-, son droit de priorité est incontestable. 2. Nemestriiia Perezii, Duf. PI. V, £ig. 2. Nigra , rufescentc tomentosa^ abdomine ferrugineoj vitta dorsali nigra; capùc, antennis pedihusque piceo ru- jis j alis fumosù apice posticeque distincte reticulaiis. — Long. 6 lin. (prohoscide haud computata). Hah. in His- panice floribus, Matritiim circa. JVIicg. Trompe noire, de la longueur de la moitié du corps. Palpes roussâtres. Tête testacée avec une tache triangulaire assez grande, d'un noir obscur, au bord oculaire interne. Yeux bruns. Ocelles entourés d'une teinte noire. Antennes à dernier article turbiné et à soie terminale triarticulée. Fond du thorax et de Técusson noirs. Balanciers à bouton turbiné noirâtre. Abdomen d'un ferrugineux vif, avec un ruban dorsal noir continu, et le premier ainsi que le dernier segment noirs. Ventre fauve, avec les trois derniers segments noirs. Bout de l'abdomen de la femelle avec deux appendices vulvaires oblongs, comprimés, d'un seul article. Armure copulatrice du mâle inférieure, petite, arron- (\\e, enchatonnée. Réticulation des ailes en loul semblable à relie repré- sentée par M. Macquart dans la N. Osyris Wied. Non seulement une grande étendue du bout de Taile a des i:i(i AiNNALKS mailles nombreuses presque carrées ou irrégulièrement pentagonales-, mais il y en a aussi aux cellules marginales postérieures. Les cuisses, surtout les postérieures, sont parfois d'une teinte obscure. Tarses à articles serrés, c'est-à-dire étroitement conti- gus, le premier aussi long que l'ensemble des quatre autres. jr/'o/5/7e/oirgulaquc hunicrali giiseo- cinercis; abdominis scgincntis secundo, tertio, çuaiio, quin- toque supra fidvis y margitie gnseo-sericeis , alanim neivis suhfumosis. — Long, 8 lin. Hab. iîi Hispaniœ littore Tar- mconense. Tête à front déprimé, à duvet gris. Twuipe à lèvres comprimées, ovales, noires. Ayitennes noires, composées comme dans l'espèce pré- cédente, mais avec le troisième article proportionnelle- ment moins long et la massue sub-orabiliquée à son ex- trémité. Pattes noires, simples comme dans le lusitanicus . Pendant le siège de Tarragone, en juin l8l 1, je pris un seul individu de ce Mydas sur la plage méditerranéenne qui avoisine cette place forte de la Catalogne. Je ne le possède plus dans ma collection ; j'en lis hommage à La- treille. Heureusement pour la science, j'en avais consigné le signalement dans le journal de mes observations ento- mologiques. 9. Ortalis maculipennis . PI. VI, fig. 8. Oscinis maculipennis, Latr., Encycl. métli., n^î. Capite antennisque riifo-fuWis, orhitalibns alhidis ^ tho- racc cinerco, subtiliter nigro punclulato, vix lineato j ab- dominc nigro nitido^ cingulis 4-5 albidis mcdio ddatatis } pedibus nigro-piceis, tarsis obscurioribus j alis claris, basi festaceis, maculis duabus transversis ad bnsiin, ah'a coitali Vt6 AJNJNALES versus médium, nervis duohus transversis^ maculisque apt- talihus 2-3 nigiis. — Long. 3 1;2 lin. Hah. in Hispanta. Madrid^ Mieg.,- in Pcdemuntio, Turin, Latreille. J'ajouterai à ce signalement : Bord du ucrtex lave de noirâtre, avec de rares poils, antennes plus courtes que la tête, à second article ur- céolë, à palette ovale, à soie simple. Corselet à pointill*^ noir visible à la loupe, à poils clair- semés, à quatre raies longitudinales noirâtres bien peu marquées et n'atteignant pas le milieu de cette partie. Ecusson d'un cendré uniforme non pointillé, à quatre poils raides. Abdomen ovalaire un peu atténué en arriére, à dernier segment tout noir, à face inférieure ou ventrale glacée de cendré. Balanciers testacés. Cette espèce, bien décrite par Latreille (an 1811), n'a été, que je sache, citée par aucun auteur, et ce silence ab- solu me porte à penser que depuis lui personne n'avait eu occasion de la voir. Elle a tous les traits du genre Oi'talis et i-essemble à s'y méprendre, ainsi que l'avait déjà avancé LatreiWe, a.]di Muscaformosa Panz.(fasc. 59, fig. 21), qui est aussi une Ortalis, et sur la synonymie de laquelle il existe une extrême confusion. 10. Dioctria chalcogastra, Duf. PI. VI, fig. 9. Atra, ahdomine depresso, cupreo-aureo, nitido, subtus mreo-villoso i tibiis posticis incrassato-clavatis j tarsorum posicriorum articulo primo incrassaio, ovato, reliquis glo- hosis j alis atris j halteribus flavis. — Long. \ lin. Hab. in Hispaniœ campo Valcntino et Matritensc. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 147 Mon savant ami M. Macquart, que i ai consulte sur cette espèce et la suivante, m'a dit qu'il rangeait Tune et Tautre dans son genre Chalcogaster, qu'il n a point encore publié. Ces Diptères me semblent de légitimes Dioctria et ont en particulier des rapports marqués avec la D. m- grîpes Meig. Antennes noires, composées comme dans les Dioctria i seulement les deux premiers articles sont conoïdes et égaux entre eux ; les deux derniers, rudimentaires et for- mant ce que Meigen appelle le style, sont fort petits et ovalaires. Poils du vcrtex roux, ceux de la moustache noirs ou parfois entremêlés de quelques poils roussâtres. Fond de la face d'un gris soyeux à une bonne loupe. Corselet noir luisant. Abdomen étroit, déprimé, d'un beau doré cuivreux métallique en dessus, remarquable à sa face ventrale par un duvet roux doré dense qui la déborde. Pattes noires. Massue des tibias postérieurs garnie en dessous d'un duvet velouté, court, serré, d'un gris rous- sâtre. Pédicelle du balancier eu partie noir. Observation. En avril 1812, je rencontrai, aux envi- rons de Saint-Philippe, royaume deValence, un individu de cette même espèce, avec le dernier segment de l'abdo- men, bordé, couronné de fort petites pointes subulées, pectiniformes. C'est là sans aucun doute une différence sexuelle. Ce trait a la plus parfaite analogie avec celui que Mei- gen a représenté (Dipt. eur., tab. '20, fîg. 9)\dans un Da- sypogon dont il ne désigne pas l'espèce et dont il n'a ligurr 148 ANNALES que le bout de rabdomen, singulièrement ressemblant ù celui de nolrç- Dioctria ckalcogastm. H. Diocttia mêlas, Duf. PI. VI, fig. 10. Atray ahdomine depresso, concolore ; antennarum stylo .subulato j pedîbus quatuor anticis griseo-hirsutis ; tihiis posticis clavatis ; tarsonim posterionim articula pnmo in- crassato, ohlongo j reliquis suhurceolatis j alis atris, halte- nbus flavis. — Long. Min. Hah. in Hispaniœ campo Ma- tritensc. Sa forme et sa taille sont si semblables à celles du D. chalcogastra, que j'ai cru d'abord que la différence des couleurs n'était qu'un attribut sexuel. Mais je les crois spécifiquement distincts. Dans le mêlas le dernier article du style antennaire, au lieu d'être ovalaire, est subulé. Poils du vcHcx noirs, ceux de la moustache mélangés de gris. J'ai sous les yeux deux individus mieux conservés où le thorax présente de chaque côté de sa région anté- rieure une tache triangulaire d'un gris fugace. L'un d'eux a de chaque côté des segments de Tabdomen un petit point soyeux blanc, visible à certain jour. Tibias et tarses des quatre pattes antérieures hérissés de poils gris -, cuisses de ces pattes et les pattes postérieures absolument noires. Tibias de ces dernières en massue bien moins grosse que dans le cJialcogastra , avec le velouté de dessous moins marqué et gris. Atiiclcs des tarses postérieurs ni si courts ni si globuleux. Observation. Dans un individu dont l'abdomen est plus glabre et d'une teinte bronzée, une forte loupe con- state de chaque côlé du dernier segment trois petites pointes subulées. (/^o?> robservalion relative à l'espèce précédente.) DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 149 12. Miltogramma aunfwns, Duf. PI. VI, fig. U. JMgraj capite intensive aurco; antennis Tiigris, stylo glalro; thorace nigro-cinereo^ antice lineato; ahdomine aureo-subtessellato ; pedibus nigiis ; alis hasi feirugi- neis. — Long. 3 lin. Hab. in Hispaniœ floribus. Matrïtiy Mieg. Espèce ayant des rapports avec le M. tessellata Meig., dont elle diffère par la couleur de la tète, ses antennes noires et ses ailes fauves à leur base. 13. Sarcophaga tertripunctatay Duf. PI. VI, fig. 12. Cinereaj capite aigenteo-seiiceo, vitta frontali nigra } antennis nigrisj thorace nigw-trivittato ^ abdomine ovato rufesceJite-ceivino, segmentis tnbus priinis postice nigw- tripunctatis j pedibus nigiis, pilosis. — Long. 6 lin. Sic fœ- mina. Maris abdomine angustiorc, seginenti primi secundique macula loco punctonim, teiiio punctis distinciis j pedibus dense villosis (jiec pilosis), tibiis posticis subtus nllosio- ribus. — Hab. in Hispanice campis Matritcnsibus. Prof. Mieg. Belle espèce remarquable par le blond chamois de Tab- doraen. Taille presque du camaria. Structure extérieure du niralis Meig. Les deux premiers segments de l'abdo- men de'pourvus au bord poste'rieur des soies raides qui s'observent aux suivants. Fond de tous les segments pu- bescent ou avec de petits poils couchés. Dans la femelle les points du troisième segment confluent souvent à une base commune noire, et ceux du premier constituent parfois une tache. Ailes diaphanes avec une teinte roux sale vers la base. Opercules des balanciers blancs. 150 ANNALES 14. Falleîuafasciata Duf. (1). PI. VI, fig. 13. Le Cythercafasciata de Fabricius, dont Meigen a con- stitue le genre Fallcnia, n'a point encore e'té figur<^, et la science sera redevable de son iconographie à M.Mieg, de Madrid. Meigen et mon illustre ami M. Macquart ont épuisé j^reque tout ce qu'il y avait à dire sur le genre et Tespèce de ce rare Diptère. Je n'y ajouterai que peu. C'est un de ces intéressants types de transition qui se lient à divers groupes. Latreille l'a compris dans sa famille des Anthnt' cicns, Meigen dans celle des Bomhylicrs. M. Macquart, plus heureusement inspiré^ l'a placé dans sa tribu des Némestrinidcs. Il a la tête du Mulio (ou Cytkeiva Fabr.), le corps et les pattes du Ncmestrina^ et des nervures alai- res qui lui sont propres. Le style des antennes a été mal saisi par les auteurs. Ce stylcj qui termine une antenne de trois articles sub- globuleux, serrés, est plus long que cette dernière, droit, raide, roussâtre, insensiblement renflé en légère massue et hérissé de quelques poils unilatéraux. Les yeux, dans l'insecte vivant, brillent d'un beau vert chatoyant. Les palpes, quoique cachés dans les poils qui recou- vrent la base de la trompe, sont bien saillants, allongés, d'une seule pièce, velus et terminés par quelques soies courtes et raides. Les pattes, de moyenne longueur, ont les cuisses très hérissées de poils d'un gris jaunâtre. Les jambes sont dépourvues de piquants ou ergots à leur extrémité. Le premier article des tarses est aussi long que les autres pris ensemble. Les suivants sont courts, serrés entre eux, (1) Cette description et la suivante n'ont été laes à la Société que dans la séance du 11 juillet 1849. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 151 garnis sur les côtds et en dessous de poils courts en brosse. Il existe trois pelottes interongulaires oblongues, et les onglesj peu arquds, sont assez faibles. Cette struc- ture des pattes rappelle parfaitement celle desNcmcstrina, que j\ii récemment fait connaître dans le iV. Perezii. Elle m'autorise à penser que la Fall(^nie, ainsi que la Nëmes- trine, a des pattes peu ambulatoires, qu elle se repose sur les fleurs pour en sucer le nectar, et que sa vie est surtout aérienne. Les deux sexes, qui sont représentés ici^ diffèrent prin- cipalement par la présence, dans la femelle, d'un ovis- capte exsertCj et par Tabsence, dans le mâle, de tout ap- pendice génital, de toute armure copulatrice visible exté- rieurement. L'oviscapte, dans Tindividu que j'ai sous les yeux, se présente sous la forme d'un stylet corné, noir, glabre, légèrement arqué. 11 semble d'une seule pièce -, mais il paraît, d'après les dessins de M. Mieg, qu'il est formé de deux lames rapprochées, mais séparables. L'ab- domen est courbé en bas et d'arrière en avant. La Fallénie est un Diptère méridional. Elle a d'abord été trouvée en Italie par Schestedt, dans la Chersonèse par Wiedemann. Latreille et M. Macquart l'indiquent dans le midi de la France, et MM. Mieg et Graëlls vien- nent d'en prendre en 1849 plusieurs individus, aux envi- rons de Madrid, sur les fleurs des Cynarocéphales. 15. Lampromyafunebris, Duf. PI. VI, fig. 14. Dans le supplément de son excellente histoire des Dip- tères, M. Macquart a fondé le genre Lampromyia sur un Diptère fort hétéroclite découvert à Oran, dans l'Algérie, par Lepeletier de Saint-Fargeau fils. M. le professeur Mieg vient de doter notre vieille Europe d'une autre es- pèce de ce même genre. 152 ANNALES M. Macquart, tout en hésitant à assigner à cet insecte une famille ou un groupe dans le cadre dipt«^rologique, se dt^cide pourtant à le placer dans les Bombyliers, tou- tefois en signalant ses afiinites génériques avec les Empisy les Xestomyzay les Cylleniaj etc. Aussitôt que je reçus ce ce singulier Diptère, et ayant que M. Macquart, à qui je mVmpressai de le communiquer, m'eût dit que c'était une espèce nouvelle du genre Lampi'omyia, je Tavais colloque dans ma collection entre les Empis et les Hyhos, Son corps grêle, sa tête petite et bien détachée, ses ner- vures alaires, enfin sa longue trompe dirigée en arrière^ justifient à mes yeux ce poste dans la série entomologi- que. C'est plus particulièrement à la famille des Empides que le Lampiwnyia appartient. 16. Lampwiiiyia funehris, Duf. PI. VI, fig. 14. Nigraj tkorace obscure icsiaceo lincis tn'hus nigris / pC" dihus piceo-lividis ; alis nigro-fumosis ; ahdomme immacu- lato. — Long. 4 1^2-5 lin. Hab, m Hispaniœ campo Mu- tritense. Mieg. Par sa taille comme par sa configuration générale, cette Lampromyie ressemble à la L. pallida Macq.-, mais elle en diffère comme espèce. Le signalement et les figures rendent superflus d'autres détails. Le bouton des balan- ciers est ovale et fort gros. La tête a une teinte roussâtre, et son chaperon se prolonge un peu sur la base de la trompe. Celle-ci, de la longueur de la moitié du corps, est habituellement dirigée en dessous et en ari-ière. Elle est engaînée dans sa moitié antérieure par deux soies la- melliformes appliquées sur elle et qui lui donnent plus d'épaisseur. Sa pointe est bifide, bilabiée. Je n'ai pas pu constater les deux pcloltes ongulaires signalées par M. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 153 Macquarl dans le pallida^ elles e'iaient sans doute slrit^es. Les ongles sont petits et faibles. Explication des figures. (PI. V.) Fig. 1 . Astomella cinvivcntris . a Mesure de sa longueur naturelle. b L'insecte vu de profil pour faire voir la courbure de Tabdomen. c Tête dëtachëe pour mettre en dvidence la position et la forme des antennes. d Une aile détachée avec le cueilleron du balancier. c Une patte postérieure détachée pour faire voir sa forme et sa composition. Fig. 2. d*^ iVc/ne5?7ïna Perezu mâle et femelle de gran- deur naturelle. a Antenne détachée. b Patte postérieure détachée. Fig. 3. c? ç Xestomy za ChrysanthemimaXe eiÎQmeWc. a Mesure de sa longueur naturelle. b Tête détachée de la femelle, pour mettre en évidence la forme et la composition des antennes, les tuber- cules frontaux, les ocelles, etc. c Organe buccal détaché : la trompe, les lèvres, les deux soies, les palpes. d Lèvres écartées, leur texture. e Une patte postérieure détachée. f. Dernier article : pelottes interongulaires, ongles. Fig. 4. Anthrax Miegii de grandeur naturelle. Fig. 5. Anthrax fus data de grandeur naturelle. a Une aile détachée, pour la disposition des nervures. 154 ANNALES Fig. 6. Anthrax hombyciforniis. a Le nicme vu de profil, avec Tabdomen relevd. b Antenne détachée. (PI. vr.) Fig. 7. Mydas lusitaniens àe gvdinôiexxv ndXnrcWe. a Une aile détache'e, disposition des nervures. b Tête isolée : antennes, trompe, palpes c Abdomen isolé vu de profil. Fig. 8. Ortalis maculipennis. a Mesure de sa longueur naturelle. b Tête isolée vue de profil. c Antenne détachée. Fig. 9. Dioctiia chalcogastra. a Mesure de sa longueur naturelle. b Antenne isolée. c Patte postérieure isolée, pour faire voir le tibia en massue, les articles des tarses subglobuleux. Fig. 10. Dioctiia mêlas. a Mesure de sa longueur naturelle. b Tête isolée vue de profil. c Antenne détachée. d Aile détachée, ses nervures. e Une patte postérieure détachée. Fig. 1 1 . Miltogramma awifrons. a Mesure de sa longueur naturelle. b Tête détachée vue de profil. c Antenne détachée. Fig. 12. Sarcophaga tcriripunciata ïemeWe. a Mesure de sa longueur naturelle. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 155 h Tête dëtachëe vue de profil. c Antenne isolée. d Aile détachée^ ses nervures. e Patte postérieure du mâle détachée. Fig. 13. rt Fallenia fasciata Ç de grandeur naturelle. h La même é vue de profil pour mettre en évidente sa trompe. c Antenne détachée, grossie. d Palpe isolé, grossi. e Portion de l'abdomen isolée pour mettre en évidence Toviscapte. f Patte postérieure. Fig. 14. a Lampromyia funebiïs, grossie. b Mesure de sa longueur naturelle, c Le même insecte vu de profil, pour mettre surtout en évidence sa trompe. d Tête détachée vue par derrière, e Antenne isolée. J Patte postérieure détachée. Dans le Journal entomologique de Stettin, ISZi/i, p. 123, M. Lœw a créé le G. Barypliora pour un Diptère de l'archipel grec, qui, nou- veau comme espèce, ne peut pas être génériquement séparé des Xestomyza : il est facile de s'en convaincre en comparant la plan- che 2, fig. 1, 3 et 6 du Journal de Stettin avec la planche 5, fig. 3 de nos Annales de cette année. Les caractères génériques donnés par M. Lœw sont : Corpus gracilUmum ; frons promlnens; proboscis porrecta, recurva; anîennœ : articula primo longissimo, cras- sissimo : secundo valde minuto, cyatfiiformi : tertio brcviter-co- nico, stylo terminait nuUo , et tous ces caractères s'appliquent par- faitement au Xestomyza helianthemi. Léon Fairmaire. ANNALES l)i: l.A SOCIÉTÉ ENTOMOUKIIQIJK. 157 MEMOIRE SUR PLUSIEURS ESPÈCES i)i: IWYODAIRES-ENTOMOBIES. Par H. :).-B. ROBlJiEAU-DESVOlDÏ. (Séance du 14 Février 1849.) Dans ce mémoire nous avons à nous occuper de vingt- deux espèces de mouches, dont les larves vivent dans les chenilles. Ces Entomobies sont écloses chez MM. Berce, Beliier de la Chavignerie et Guérin-Me'neville, qui avaient soi- gneusement noté les espèces de chenilles, et souvent Vé- poque des e'closions. Nous arrivons donc avec un ensemble de vingt-deux o faits authentiques. C'est déjà un résultat assez avanta- geux, qui toutefois eût étc plus considérable si nous fus- sions arrivé de meilleure heure à Paris. Car M. Bcllier de la Chavignerie avait récemment disposé de la plupart de ses espèces en faveur de M. Macquart. La science n'y perdra rien -, le nouveau propriétaire nous en est un sûr garant. Mais nous ne dissimulons pas que nous eussions désiré avoir eu ces richesses à notre disposition. Les vingt-deux espèces d'Entomobies, soumises à no- tre étude, ont pleinement confirmé les conséquences c[uc notre premier travail faisait entrevoir : chacune de ces '2" Série, Tome vin. 1 1 lôH A.NjNALES espèces apparlieut à une section et à un genre déjà éla- hlis. La science aura peu à profiter sous ce rapport. Mais les résultats sont tout à fait différents si Ton eu- visage ces espèces sous le point de vue des mœurs, et sous celui de leurs propres rapports spécifiques. Ainsi, sur ces vingt-deux espèces, six ou sept seule- ment avaient été déterminées d'une manière rigoureuse. Quant aux quinze ou seize autres espèces, il faut avouer ingénument qu'il n'en est fait aucune mention dans nos divers travaux sur les Myodaires. I/éducation des chenilles aura doue un double avan- tage : celui de nous indiquer les espèces îiounicières de cJuique Entomobie, et celui de nous fournir le moyen cer- tain de préciser et de fixer l'espèce. Que de choses nous restent donc à faire dans cette fa- mille ! Nous espérons arriver au but désiré, mais nous n'y arriverons qu avec le temps et qu'avec le concours si- multané de toutes les sections de rentomologic. Sur LE Sturmia Vancssœ. R.-D. Pour peu qu'on ait jeté le moindie regard sur les in- sectes parasites, on acquiert bientôt la certitude que les individus de la même espèce sont soumis à des modifica- tions de taille et de couleur qu'on rencontre plus rare- ment chez les espèces qui n'ont ni les mêmes mœurs, ni les mêmes conditions d'existence. La cause de ce fait est facile à apprécier. Les premiers nous avons indiqué qu'elle provient de l'objet même de l'alimentation. En effet, si un trop grand nombre de larves se développent dans une chenille, il arrivera nécessairement que les individus pa- rasites seront moins forts, et qu'ils ne se développeront que dans des proportions plus exiguës. Pour produire l'a- 1)K LA SOCIÉTÉ KNTOMOLOGIQLiK. 150 niinal normal, il faut donc que Taliment, sous le rapjiorl tle la quantité, soit jiroportionne à la taille normale du sujet que la nature Ta destiné à nourrir. Ces exemples jont très communs dans Thistoire des parasites do Tordre des Hyménoptères, de celui des Hémiptères et de celui des Diptères. Le Stiirmia Fanessœ nous offre dans ce mo- ment la preuve la plus manifeste de cette insertion. Nous mettons sous vos yeux un individu qui offre à peine le tiers de la taille de ses frères, dont il semble encore s'é- loigner par son système de coloration. Taille et teintes sont tellement modifiées chez lui, qu'aucun entomolo- giste n'eût hésité àen faire une espèce distincte. Mais ce re- cours nous est interdit devant la certitude de la simul- tanéité des mœurs et de Téclosion. Qu'un mot nous soit encore permis au sujet des teintes de cet insecte. Dans notre premier travail, nous avions admis le St. P^ancssce, le St.Jlon'colla, et le St. cojicolor. Pour la distinction de ces espèces, nous nous étions ap- puyé sur la présence ou l'absence de la teinte fauve soit sur l'écusson, soit sur les côtés des segments de l'abdo- men. Lorsque la réunion d'un grand nombre d'individus nous eut mis à même de concevoir nettement une autre opinion, nous nous sommes empressé de reconnaître que ces trois espèces n'en constituent qu'une seide , et dans notre mémoire sur les Bombomydes , publié en 1847, nous avons adopté cette manière de voir, qui aujourd'hui est un fait incontestable, puisque ces trois espèces primi- tives sont écloses ensemble des chrysalides du Fanessa lo . Mais on ne saurait avancer que le système de colora- tion donne ici lieu à des variétés. Il n'y a i'aneVe dans une espèce que par la continuité de générations qui, sous r in- fluence des mêmes conditions d'existence, demeurent tou- jours frappées de la iiiéine modification . Dans le cas actuel. Jes clioses ne se passent pas de la sorte : les varielcis ne sont i\\\i}i(H\>i(luelles. La diflerence de coloration ne pro- vient ni de la différence sexuelle, ni du changement de climat, ni de la diversité de Talimentation. Nous ne som- mes donc pas dans les conditions qui constituent la va- riété dans r espèce. Du reste, cette propension individuelle paraît inhérente au genre Stunnia.) car le St. scutellata of- \'tc pareillement les plus notables différences entre ses in- dividus. En réduisant ainsi le nombre des espèces, et en les rapportant à un type primitif, il est certain qu au lieu de simplifier la science, on la complique sous le rapport de la facilité à grouper un insecte isolé. On n'a point de peine à distinguer des espèces qui ne se distinguent guè- res que par leur système de coloration. INlais la nature fi- nit ])ar apporter tant de nuances dans la disposition de ces mêmes teintes que le type primitif peut devenir d'une reconnaissance plus ou moins laborieuse. Cet obstacle est sérieux dans la classification des IMyodaires-Entoinobies qui ne seront bien distinguées qu'après de longs tâtonne- ments et qu'après des travaux repris à différentes fois. Nos collègues les éleveurs de chenilles sont appelés à faire cette science-, eux seuls peuvent nous fournir les maté- riaux vrais pour l'exacte définition de Ycspcce., but cons- tant lan- châtres , ailes assez claires, à base flavescente. Cette espèce est éclose clic/ M. Guéri n de la chrysa- lide du Francs sa urticce. Elle est voisine de noire Phryxe arvensis (Myod. pag. 167. n° 27), qui aies côtes du front blancs. Elle est pareillement voisine du Phryxe Jthaliœ (n" 34), qui a la face et les côtés du front blancs, avec les fascies abdominales d'un cendré-grisâtre. Phryxe Piciidîs. R.-D. Feminâ : Frontalibus hriinneis ^ anteiinis chetoque ni- gris j frojitis lateribus cinereo-hrunicosis ; facie albidè-sub- bruned; cpistomate albidc flavescente \ palpis nigris; barbd alba ; thorax cœsius , cinerco-vittatus et irroratus \ scutello nnticè nigîv-cœsioy posticè fuho j abdomen nigro-nitens, cinereO'obscuro irroratiim -, pedes nigri -, calyptis Jlavescen- tibus j alis basi et costd cxterioie subfuscesccntes . Longueur 3 1/4 lignes. La femelle : Frontaux bruns ^ antennes et chète, noirs-, côtés du front d'un cendré-brun-, face d'un albide un peu brun ; épistôme d'un blanc flavescent ; palpes noirs -, barbe blanche -, poils de derrière la tête cen- drés ^ bord postérieur des yeux cendré i corselet bleu de pruneau, rayé et arrosé de cendré-, moitié antérieure de l'écusson noire, la moitié postérieure d'un fauve testacé \ abdomen noir et saupoudré de cendré obscur-, pattes noires; cuillerons d'un blanc jaunâtre i ailes claires, avec la base et la côte extérieure lavées de noirâtre. M. Guérin a obtenu celte espèce de la chrysalide du Pieris Rapo'. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 173 Dans noire premier travail (Myod. pag. 268, n° 31), nous avons dit avoir vu une Phryxé eclose de la chrysa- lide du Pieris Cardaniinîs que son mauvais état de con- servation nous avait empêché de décrire : elle devait être voisine de ïiotve PkryxcPieridis, si ce n'était pas elle-même. Cette espèce est tout à fait voisine du Phryxe velox (Myod. n" 31), dont elle diffère surtout par le cendré répandu sur tout le dos de sou abdomen, et par ses ailes enfumées à la hase. Dans la collection de M. Guérin, cette espèce est éti- quetée de la main de M. Macquart, sous le nom de Meto- pia Noctuarum, que cet auteur rapporte à notre Pkoro- ccra Noctuarum : il faut admettre que M. Macquart n'a examiné cet individu qu'à un faux jour. Phryxe Jlavipalpis, R. D. Myod. pag. 269, n° 34. (Nous donnons ici la description plus complète de cette espèce dont nous ne connaissions qu'un sexe, et que ses caractères mieux étudiés font nécessairement sortir du genre et peut-être de la section des Phryxés.) Antennes à premier article court j le second est le tiers àe la longueur du troisième sur le mâle ; sur la femelle les deux articles sont presque d'égale longueur-, le troi- sième article peu allongé et prismatique; le second arti- cle du chète plus long que le premier. Yeux velus, distants sur les deux sexes; front large sur les deux sexes; faciaux n'ayant que des cils basiliaires; la cellule y c ouverte bien avant le sommet de l'aile, avec sa nervure transversale cintrée; corps cylindrico-subar- rondi. Longueur 3 lignes. 2* SêriCi TOME viu. 12 174 ANNALES iMgrUy jiitens ; frontalibus niffitis y pal pis lœtè Jlavis i thorax cincreo lincatus et adspersus, scutcUi majori parte fernigined ,• abdomen tribus fasciis transvcrsis odscui^è tes- sellanti- cinereis , in mare, sccundi segmenti latcribusfulvis} pedcs nigri; calyptis subalbisj alœ sublimpidce basi subfus- cesccnte. Antennes et chète noirs-, côtés du front noirs ou noi- râtres-, face d'un brun-albide-, palpes d'un jaune vif-, poils de la barbe et de derrière la tête d'un cendré-fla- vescent; corselet noir luisant, légèrement rayé et saupou- dré de cendré j majeure partie de Técusson testacé-fauve -, abdomen noir luisant avec trois fascies transverses d'un cendré obscur -, un peu de fauve sur les côtés du second segment chez le mâle-, pattes noires; cuillerons blancs dans le mâle et d'un blanc jaunâtre sur la femelle-, ailes claires avec la base noirâtre. M. Bellier de la Chavignerie a obtenu cette espèce de la thrysalide du Chelonia civica. Sur les Phorocères. Aujourd'hui il y a nécessité de diviser notre genre Phomcera qui comprend plusieurs espèces qu'on ne sau- rait laisser dans la même section*, [si l'on veut parvenir à quelque résultat avantageux sous le point de vue de l'ordre et des rapports naturels : ce nouveau travail sera donné dans la prochaine exposition de ces races. Ces insectes constituent une des coupes les plus inté- ressantes de l'entomologie parasite. Eux surtout sont chargés de la destruction des innombrables chenilles de Bombycites, qui attaquent nos arbres forestiers. Les éclosions dont nous avons à nous occuper en ce moment ne comprennent que des espèces voisines de la DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGÏQUE. 175 Fhorocera Noctuamm et de notre Phorocera Prorsa;. Nous avons insista sur la description complète des dcliantillons mis à notre disposition, parce que leur origine est authen- tique , et parce qu'il nous semble que ces insectes ont ideliement besoin de toute les ressources de nos études. Phorocera Oiihalidis, R. D. Femiiia. Frontalibus, antennis, cheto, pcdibusquc , ni- gris jfrontis latcrihus albo-subannttïs y fade albo-ageutcd ,• palpis testaceîs, apice summo fusccsccnte; barba cand} ocu- lorwn margine posteriore canoj thorax ccesius, cincreo- grisescente lineatus et irroratus , scutello gnseo-cineres- cenie; abdomen nigrum, tribus fasciistransversis latis cine- reo-grisescentibus j calyplis al bis ; alis limpidis , çel ad basim non fiavesccntibus . Longueur 4 lignes. La femelle : Frontaux et antennes noirs ; chète entiè- rement noir : le dernier article n'étant point pâle à la basei côtés du front d'un blanc doré; face d'un cen- dré argenté; épistome blanc; palpes jaunes, avec leur extrême sommet un peu noirâtre ; poils de la barbe blancs; bord postérieur des yeux blanc ; corselet bleu-de- pruneau , rayé et saupoudré d'un cendré grisâtre ; écus- son garni d'un cendré grisâtre; abdomen noir , avec trois larges fascies transverses d'un cendré grisâtre ; pattes noires; cuillerons blancs; ailes claires, même à la base qui n'est lavée ni de brun, ni de flavescent. M. Bellier de la Chavignerie a obtenu cette espèce de la chrysalide de VOrtalis stabilis. Cette espèce fait partie du groupe des Phojvcères à palpes jaunes; le dernier article du chète entièrement 17G AJNJNALKS noir et non d'un brun pâle à la base, la distingue uelle- nient des Phov. Noctiuirum, nùcns, Càiœ\ la base des ailes claire, non llavescenle, aide à la difTérencier du /'/ior. Prorsœ\ elle est moins ccndrde que le Plior. Anliopisj ujoins jaune que le Phor. Pygerce. Phorocera Orgyœ, R. D. Mas. D/igm-cœsius , cinerco vittatus et irroiatus ; av ten- nis Tiigris; cheti ultiino aHicuIo hasi ohsurè Jlas'cscentei fronialihiis suhfulçis ^ frontis lateribus albidè suh-aurcisj facic albidd, ciliis rigidioribiis j cpistomatc toto palpisque flavis\ harbâ sub-am-ed } pilis post caput canis^ abdomen fasciis subobscuris ; pedibus nigiis / calyptis subalbis j alis subh'nipidisj, paulisper subobscuris. Longueur 5 lignes. Le nidle : Antennes noires -, base du dernier article du chète d'un fauve obscur; frontaux bruu rougeâtre ; calés, du front blanc jaunâtre -, face blanche-, la totalité de Té- pistome jaune -, palpes jaunes -, poils de la barbe cendré doré j poils de derrière la tête blancs ; pourtour posté- rieur des yeux blanc, corselet bleu-de-pruneau, rayé et saupoudré de cendré -, abdomen noir-de-pruneau , avec trois fascies transverses de reflets cendré brunâtre ; pattes noires-, balanciers et cuillerons blanchâtres-, ailes d'un clair un peu obscur. La totalité de Tépistome et la barbe jaunes distinguent nettement cette espèce au milieu de ses congénères déjà étudiées. M. Berce a obtenu cette espèce, on avril, de la chry- salide de VOrgya pudibmida. eu, ar DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOt.lQUi:. 177 Phorocera Cuculliœ , R. D. Mas. Frontalibns et atitennù îiigris., idtiino cheti arti- lo basi subflavesccntc \fwntis lutcnbus aundcniis \facie gented, eiliis rimdioribus \ epistomatis margine anteriorc flavo\ palpis luteis; thofax, ciim scutello, nigcr, cinereo- villatus et irroratus\ abdomen nigrum, tribus fasciistrans- vcrsis tesscllanti-cincrco-subgnseis\ pcdcs nigri\ calyptis subflui>esccntibus; alis liinpidisj basi non Jlavcscente. Longueur 4-5 lignes. Le mâle : Fi-ontaux el antennes noirs j la base du troi- sième article du clièle est d'un brun pâle-, côtés du front un peu dore's -, face blanche et à cils raides \ bord anté- rieur de répistome jaune-, palpes jaunes ^ poils de la barbe et de derrière la tête blanc-cendré-, bord posté- rieur des yeux blanc ; corselet noir , rayé el saupoudré de cendré ; écusson noir ; abdomen noir, avec trois fascies transverses à reflets cendré-grisâtre ; pattes noires ; cuil- lerons d'un blanc jaunâtre; ailes claires, avec la base non flavescente. M. Berce a obtenu cette espèce de la chrysalide du Çucullia Ferhasei. Cette espèce diôère du Phor. Antiopis ( N" 9) par les côtés dorés du front et par une taille plus forte ; elle dif- fère du phor. Jovora (N° 10) par le troisième article du chète qui est flavescent ou pâle à la base : le Phor. Prorsœ (N° 8) a les palpes noirs. Phorocera BerceL, R. D. Femina : uJntcnms ni^ris \ cheti tertio arlicido basi pal- Icscente \fronlis lateribus cincreis ; facic albidd, ciliis rigi- dioribus ; episiomate aibo •, paJpis paUidè ftavis -, hiirbd Ï78 ANNALES i}icanâ\ thorax cœsiusjfortiter cinereo-vittaius et iiromlus\ abdomen nigmm, tribus J'asciis transversis obscurè-cinereis -, pcdibus nigris-f calyptis albis\ alisbasi nou flavescente. Longueur 4 lignes. Le mâle : Antennes noires ; la base du troisième article (lu chète pâle à une certaine lumière ; frontaux noir de velours -, côtes du front blancs j lace blanche et à cils rai- des-, epistome blanc •, palpes d'un jaune un peu pâle; poils de la barbe et de derrière la tête d'un blanc-cendre j bord postérieur des jeux blanc; corselet fortement rayé et saupoudré de cendré-, abdomen noir, avec trois fascies transverses de reflets cendré obscur-, pattes noires ; cuil- lerons blancs; ailes assez claires. M. Berce a obtenu cette espèce de la chrysalide du Bombyx proccssionca, Fabr. Les côtés blanc-cendré et non flavescents du front distinguent cette espèce du Phor. Jovomj les ailes non ilavescentes à la base , la différencient du Phor. Prorsœ j le cendré obscur de Tabdomen et une taille plus forte les distinguent du Phor. Antiopis ; elle doit se rapprocher de Tespèce que (pag. 134, N*^ 8) nous avons indiquée comme vivant dans la chenille du Bombyx processionea de Geoffroy, ou plutôt elle est cette espèce même. Phorocera Gueriniy R. D. Femina. Frontalibus, aiitennisque nigris j chcti ultîmo articido basi pallcsccîite } frontis latcribiis cincrco-siibgri- .vm; epistomaic albido j pal pis flavis ; barbâ cùiercd; tho- rax, cum scutcllo, forlitcr cincrco-subgriscsccntc lincatus et irroratuSf abdomen nigrunij nitidum , tribus fasciis trans- versis latioribus cinerco-suhgriscsrcntibus ; Jtaheribus flaves- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 170 centibus',, calyptis albisj alis perquàm levissimè fuliginosis. Longueur 5 lignes. La femelle : Frontaux et antennes noirs; le dernier article du chète d'un brun pâle à sa base ; côtes du front cendre grisâtre; face cendr(ie , avec les cils raides et re- montant assez haut-, palpes jaunes-, poils de la barbe et de derrière la tête cendres ; bord postérieur des yeux cendre' ; corselet et ëcusson fortement i-ayes et saupoudrés d'un cendre un peu grisâtre-, abdomen noir, avec trois légères fascies transverses et à reflets d'un cendré un peu gris; pattes noires-, balanciers jaunâtres; cuillerons blancs; ailes ayant une très légère teinte enfumée. M. Guérin a obtenu cette espèce de la chrysalide du Noctua Rumicis. Elle est tout à fait voisine du Phor. Prorsce (pag. 132, N" 8), mais elle a les ailes à disque moins clair et à base non flavescente. Dans la collection de M. Guérin, celte espèce est éti- quetée de la main de M. Macquart, sous le nom de Mc- topia concinnata ( Tachina concinnataj Meig. N° 30). Notre exemplaire est voisin du T. concinnata de Meigen : mais ce n'est assurément pas lui. Nous pensons qu'il faut en dire autant pour ce que M. Macquart a avancé sur notre Pho}\ Prorsce. Pkorocera Picridis, R.-D. ¥cxQ.NigrO'C(Bsia\ frontalibiis, antcnnisque nigris., chcli nltimo articulo hasi pallcscenlejfrontis lateribiis ^riseo-sab- cinereis -, facie cinereo-albirld \ epistomate subflavescente ; facialibus minus cil igeris; harbd cincreâ\ thorax c in crco- vitiatus et iiroratuSy scutello nigro\ abdomen tribus fasciis fransycrsis latioribus cineràs\ pedes nign\ calyptis nlhis \ t80 ANNALES atce sublimpidce, hasi et costd exteriure i>ixfusccsceritibus , tieivisjuscis. Longueur 5 lignes^ La femelle : Frontaux et antennes noîrs ; base du dernier article du chète d'un brun pâlissant-, côtés du front cendre'-gris; face cendre albide , les cils faciaux mon- tant moins haut ; ëpistome d'un blanc flavescent -, palpes jaune testact^^ barbe cendrée-, poils de derrière la tête d'un cendré-gris-, bord postérieur des yeux cendré-, cor- selet noir-de-pruneau, fortement rayé et arrosé de cen- dré-, écusson entièrement noir-de-pruneau, avec un du- vet cendré -, abdomen noir-de-pruneau , avec trois larges fascies transverses cendrées-, pattes noires ^ cuillerons blancs-, balanciers flavescents-, ailes claires; très légère- ment enfumées à la base et le long de la côte extérieure, avec les nervures brunes. M. Guérin-Méneville a obtenu cette espèce de la chrysalide du Pieris Brassicce. Cette espèce, qui appartient à la section des Phorocè- res à palpes Jaunes, et qui en outre ont le dernier article du chète un peu pâle, est voisine du P/io?'. ^4ntiopis (page 134, N" 9), mais elle est d'une taille plus forte, et la base des ailes n'est point flavescenle. Sans ses palpes jau- nes, il serait aisé de la confondre avec le Phor. Myodœa qui, comme elle, offre les cils s\irrêtant presque au ni^>eau du milieu def faciaux : caractère qu'il importe de bien saisir pour distinguer ces espèces entre elles, et qui nous prouve que nous sommes sur une véritable division des Phorocèi-es. M. Macquart devrait rapporter celle espèce au Tachina çoncinnala de JMeigcn. nE L\ SOCIÉTÉ EMOMOLOGIQUE. 181 Phorocem pusilla, R. D. Femina. Antennia nigris; cheti idlitno aHicido hasi obscure- pallescentc \ palpis palliais \ thorax cuin scutcllo , ftiger, ciîiereo-vittatus et irroratns; abdomen nigrum^ tri- bus fasciis tra7is\>ersis cinereis\ pedes nigri; calyptis albis; alis limpidis. Longueur 2 lignes. La femelle : Antennes noires -, le dernier article du cliète pâle-obscur à sa Lase ; frontaux d'un brun-rougeâ - tre -, côtes du front brun-cendre'-, face cendre'e-, cils fa- ciaux raides, dépassant à peine la moitié de la face, et ne laissant compter qu au nombre de cinq à six -, pal- pes pâles-, poils de la barbe et de derrière la tête d'un cendi'd obscur-, bord postérieur des yeux cendré-, corselet et écusson noirs , rayés et arrosés de cendré -, abdomen noir avec trois fascies transverses de reflets cendrés -, pat - tes noires-, cuillerons blancs-, ailes claires. M. Guérin a obtenu cette espèce de la chrysalide du Pieris Rupce. Cette même chrysalide, nourrissait en outre deux larves d'Ichneumons. Jusqu'à ce jour, c'est la plus petite espèce observée sous le climat de Paris. Ainsi que le Phor. Pieridis, elle se fait remarquer par ses cils faciaux moins nombreux et qui montent un peu moins haut le long des fossettes. Les caractères scgmentaires de l'abdomen indiquent une véri- table Phorocère ; la cellule 7 c s'ouvre presque dans le sommet de l'aile, et sa nervure transversale csl droite, ou presque droite. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 183 MYODAIRES DES ENVmOlVS DE PARIS (Suite) (i;. PARM. ROBINEAU-DESVOIDY. (Séance du 28 Février 1849.) ENTOMOBIES. IX' SECTION. NONA STIRPS. LES CÉROMYDES. CEROMVD.^ , R.-D. Tachina, Meig. Les Tryptocerées, R.-D. Tryptocemj Macq. Antennes assez courtes ; les deux premiers articles courts ; le second au moins double du premier pour la longueur-, le troisième double ou triple du second -, le se- cond article double ou triple du premier pour la longueur; le troisième article effile et comme coudé avec le second. Yeux nus, distants sur les deux sexes •, frontaux larges ; face légèrement oblique j faciaux nus -, péristôrae presque carré ; trompe tantôt courte et membraneuse, tantôt effilée (1) Voyez \%kk, p. 6 ; 1846, p. 17; 1847, p. 255 et 591, et 1848, p. 429. 184 ANNALES et solide en ses diverses divisions-, cellule yc toujours ouverte dans le sommet de Taile-, nervure longitudinale de la cellule ^ c garnie de cils raides dans sa longueur ; ces cils peuvent ne pas exister : la nervure transversale de la cellule y h peut manquer. Petite taille \ corps cylindriforme , un peu ramasse sur lui-même-, teinte grise, ou d'un gris-cendré parfois noires, accompagnées d'un peu de fauve. Les larves oLserve'es vivent dans les chenilles de Noc- tuélites. Antennœ ahhreviatce j primo segmente hrcviorc\ seeundo longitudine sallem duplici primi ; tertio duplici aut triplici longiludine secundi ; secundo clieti articula loTigitudine du- plici aut triplici primij tersio suhfiUf'ormi, basi geniculatd. Oculi nudi, distantes in utroquc sexii; front alia latiora ; facie subobliqua, facialibus nudis ; peristomate subquadrato ,- proboscis nunc brevis et membranaceus nunc Jiliformis di- visionibus coriaceis; cellula 7 c semper aperta in ipso ala~ rum apicc ; neivo longitudinali cellulœ /3 c per totam longi- tudincm solito ciliis instructo j ciliis interdîun deficientibus j nc)Vo transverso cellulœ y c rarVus déficiente. Corpus haud crassum , cylindriforme , subcoarctatum y color solito griseus, nunc griseo cinercus, nunc nigricans ^ simul et subfulvescens. Larçœ obsermtœ vivunt in Erucia. Cette section faisait d'abord partie de celle des Trypto- cérées-, elle appartient donc à la série de Myodaires qui ont le troisième article du chète coudé et comme bridé avec le second. D'après cette classification, les Céromjdes se trouvent tout à fait voisines des Thryptocérées et des Gonides. L'absence de cils faciaux, la face nou boursoulïlée, le DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. !8.5 pins grand développement du second article des anten- nes, tandis que le dernier article tend à se rappetisser, et la cellule 7 c des ailes toujours a[)icale, les séparent nettement des Gonides. Les Thryptocérées ont le corps plus cylindrique, le chèle plus resserré, avec son troisième article moins filiforme-, elles offrent une face plus oblique; les articles hasilaires des antennes raccourcis ; tandis que le dernier, toujours plus long, acquiert une épaisseur qu on n'observe dans aucun autre groupe des Myodaires •, en outre, les nervu- res longitudinales des rayons A, B, G, 1) de leurs ailes sont garnis de cils le long de plusieurs cellules. Nos Cé- romydes ne présentent ces cils qu'à la nervure de la cel- lule b du rayon C, et peuvent même exister sous ce carac- tère, comme on le voit sur les Néeres et les Elfîes. Condidérées dans Tensemble des Entomobies, les es- pèces de cette section se rapprochent beaucoup des Ery- thracérées, et surtout des Graosômes. On serait presque tenté de les prendre pour la suite directe de ces derniè- res, si 1 on voulait ne s'appuyer que sur certains carac- tères. Dans l'étroitesse du cercle oi!i nous les resserrons, les Céromydes nous paraissent constituer une famille natu- relle. Si la trompe bi-coudée et solide de plusieurs espèces mérite notre attention, la plupart d'entr elles sont inca- pables de nous attirer, soit par la forme de leur taille, soit par leur brillante coloration j toutes sont petites : presque toutes n'ont que le gris-cendré pour teinte de leur habillement. Malgré les apparences d'une si faible constitution, elles ont le vol agile et les mouvements très prestes : elles aiment à jouer et à courir sur les feuilles des arbres. 180 ANNALES La plupart tVentr'elles dont difficiles à se procurer, parce qu'il faut les chercher dans les clairières des bois et dans répaisseur des broussailles : on ne les rencontre même qu à certaines heures de la journ«ie et sous certai- nes données de la lumière : plusieurs n'ont encore été prises qu une seule fois. L'entomologiste peut donc espé- rer et faire de précieuses découvertes dans cette section. La larve du seul Syphona gcriiculata , a été observée par de Géer : elle avait vécu dans une chenille prise sur un chou. Le genre Aphrie ne saurait appartenir à cette section : il n'a pas le chète brisé, et il n'offre pas de cils aux nervu- res longitudinales de la cellule 7 c des ailes ^ de plus, la cellule 7 c s'ouvre avant le sommet de l'aile. A. Point de cils à la nervure longitudinale de la cellule 7^ c de l'aile. Le troisième article des an- tennes comprimé et élar- _ ,^ I gi sur les côtés. l. G. Neœm < ^ J , , 1 Présence de la nervure / transversale de la cellule V 7 c de l'aile. / Absence de la nervure II. G. Elfia I transversale de la cel- lule 7 c de l'aile. Le troisième article des an- tennes prismatique. îll. G. FafTcUia ersis al bis > calyptis albis. Long, 1 1/2 ligne. La femelle : Corselet noir, très légèrement saupoudré de cendré -, abdomen noir , sans aucune apparence de bandes subalbides-, frontaux d'un brun rougeâtre-, côtés du front d'un noir cendré , face cendrée-, antennes, chète^ 2* Série, tome vin. 13 l'jo ANNALES pattes noirs i culllerons blancs-, ailes un peu jaunâtres à la base. Nous ne possédons que la femelle de cette espèce. II. G. Elfie. Elfia, R. D. Achia, R. D. Myod. Caractères des Néeres : palpes dilatés au sommet j cel- lule 7 c de Taile sans nervure transversale. Characteres Neeramm : palpis apice dilatato \ cellulâ j' c alamm absquè nervo transverso. Il nous est impossible de signaler des caractères aussi importants sans les reconnaître par l'établissement d'un genre qui sera intermédiaire aux Néeres et aux Acties, mais qui , par Tabsence de cils aux nervures alaires, ap- partient essentiellement à la première de ces sections. 1 . Elfia cingulata. Âctia cingulata, R. D. Myod., n" 1 . Nigricansj thorax dorso cinerascentc j abdomen lœçe, mcisuris alhis j frontalibus basi rufescentibus j alœ limpidoBj nudœ. Long. 1 1/2 ligne. Corps noir ou noirâtre ; côtés de la face d'un brun cen- dré; base des frontaux rougeâtre*, dos du corselet gris cendré; abdomen lisse , avec les incisions des segments albidesj caillerons assez blancs ; ailes claires. Nous avons trouvé cette espèce au mois de mai. 2. Eljîa spathulata, R. D. Feraina : Atra; idtimo antennanim articulo basi Jlaves- DE LA SOCIÉTÉ EN 1 OMOLOGIQUE. 19^ centei palpi hasi nigrd , apice dilatato , fulvo ; calyptis al- bis j alis limpidis. Long. 1 1/4 ligne. La femelle : Tout le corps noir jais -, corselet très le'gè- ment saupoudré de cendré obscur-, frontaux d'un brun rougeâtre-, côtés du front d'un noir un peu cendré ^ face noire-, antennes noires, avec la base du troisième article fauve-, pattes noires: cuillerons blancs et ailes claires. Nous ne possédons qu'une femelle de cette espèce : elle a été prise en été sur les feuilles d'une haie. IIL G. Vafrellie. Fafrdlia, R. D. Caranthia, R. D. Myod. Le troisième article des antennes prismatique, un peu arrondi en dessous et aigu vers le sommet-, face verticale-, cellule y c ouverte dans le sommet de Taile, avec sa ner- vure transversale manifeste ; point Ae cils à la nervure longitudinale de la cellule b. j4ntenncrsis albis\ frontad'bus, pal pis , aiitemiarum ùasi\ f'crnonbus, tihiis, tcstaceis\ calyptis albis\ alce basi flaves- ceriîe. Long. 2 1/4 lignes. La femelle : Cylindriforme-, tout le corps saupoudré d'un duvet brun cendré-, trois lignes transverses très pe- tites et blanches à l'insertion des segments de Tabdomen ; frontaux , base des antennes, palpes et pattes d'un tes- tacé fauve-, tarses noirs-, balanciers testacés j cuillerons l)lancs; ailes à base jaunâtre. Nous ne possédons qu'une femelle de cette espèce, trouvée au mois d'octobre. IV. G. RoNDANiE. Rondaniay R. D. Antennes ne descendant pas jusqu'à l'épistome-, côtés du front et de la face en saillie et comme recouvrant les antennes d'une sorte de capuchon 5 épistome taillé en triangle aux dépens de la face ; tarière saillante-, nervure longitudinale de la cellule y c, non garnie de cils ; yeux moyens-, front large-, abdomen de la femelle déprimé^ corps à teintes grises. Antennœ ad epistoma non porrectœ, fronialihus penitus apertœ\ oculi médiocres, nudi\frons latlor\ frontis etfa- ciei latcrîbus anticè pwminulis, cuculliformibus \ epistomate <:onca\>o\ abdomen feminœ depressum\ terebrâ maiiifestè excedentCj pluribus tubidis constnictd\ nervus longitudina- lis ccllulœ y c alariim nudo. Des antennes presque entièrement cachées par un ca- puchon frontal , une tarière saillante formée de plusieurs tuyaux emboîtés , l'absence de cils le long de la nervure longitudinaledelacellule?c desailes, etc., constituent une DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 193 r^unioa de caractères qui assurent à ce genre une base tout à fait solide. 1. Rondania cifcidlata, R. D. Feinina : Grisca., frons anticè cuculifonnis ., fwnialibus ochraceis •, palpis pallidè alhis •, Jemoribus tihiisque Jlavo testaceis; fenioribus mitcrioribus nigro Uneatis; calyptis albis'i alis sublimpidis . Long. 2 ligpes. La femelle : Corps entièrement garni d'un duvet gris^ frontaux rouge d'ocre -, côtés du front d'un cendré- bru- nâtre •, côtés de la face d'un albide rougeâtre j premiers articles des antennes cachés par un capuchon frontal -, le dernier article d'un brun-rougeâtre j face et palpes d'un blanc-pâle-, cuisses et jambes d*un jaune testacé-, une ligne noire au côté externe des cuisses antérieures-, une tache noire vers le sommet des cuisses intermédiaires et postérieures -, tarses noirs \ balanciers d'un testacé fauve -, cuillerons blancs j ailes assez claires. Nous ne possédons que la femelle de cette espèce qui paraît être très rare. B. Cils à la nervure longitudinale de la cellule -y. c de l'aile. * Trompe membraneuse. y. Q. Céromye. Cewmya, R. D. Tachina^ Meig. Thryptocera, Macq. Antennes raccourcies ; le premier article très court \ le second article au moins triple du premier et plus court sur le mâle que sur la femelle; le troisième déprimé sur im ANNALES les côtés, au moins double du second pour la longueur ; plus épais ou un peu plus élargi sur le mâle-, chète nu-, le second article triple du premier pour la longueur ; à dos \\n peu arqué -, le troisième coudé avec le second. Yeux nus, largement distants sur les deux sexes -, front et frontaux larges sur les deux sexes-, front un peu plus saillant sur le mâle-, face également plus oblique sur le mâle; péristorae presque carré-, trompe membraneuse-, cellule y c ouverte dans le sommet de Taile, avec sa ner- vure transversale légèrement cintrée-, nervure longitudi- nale de la cellule yô c munie de cils raides dans toute sa longueur-, corps cylindrico-sous-arrondi; teintes brunes avec un duvet gris ou cendré. Antennœ ahbreviatœ\ primo articula bjTvi:, secundo lon- gîtudine saltem triplici primi, paulb brevioriin mare; tertio lateribus depressis, medio crassiusculo , lorigitudine saltem duplici secundi ', chctum nudum; secundo aiticulo longitu^ dine saltem triplici primi \ dorsoque subarcuato \ tertio arti- culo geniculato. Oculi midi, large distantes in utroque sexû -, frontefron- talibusque latè distantes in utroque sexû; fronte in mare pivminuld, facieque obliquiore; peristomate quadrato; pro- boscide membranaceâ ; cellulâ y c in apice alarum apertd, nervo transverso subarcuato; nen)0 longitudinali cellulœ fi c ioto ciligero; corpus cylindnco-subrotu7idatum , colore hnineo^ griseo aul cinereo permixto. a. Base des antennes faave. I, Ceromya erjthrocera, R. D. Myod., n" I. Thryptocera erythrocera, Macq., n° 5. Frontalibus, anteimisque fuhis } faciès rosco albida; cor- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 195 pus griseO'brunicans:, pcdihus pallidc fidvis., iarsis brwicis j nia clans. Long. 3 lignes. « Frontaux et antennes fauves -, côtés du Iront et face » fauve blanc-, corps gris-brun j les segments de Tabdo- ,» men plus bruns à leur insertion ^ pattes fauve pâle; » tarses bruns -, cuillerons blancs -, ailes claires. » Comme nous ne posse'dons point cette espèce, nous n'avons pu vérifier de nouveau ses caractères. Cette espèce, qui est rare, a été trouvée parMM. Le- peletier de Saint-Fargeau et Blondel. 2. Cemniya ludibunda , R. D. Femina : Thorax griseo cinerasccntc lvieaius\ abdomen cinereum, parte posticd segmentorum maculaùm infuscatd \ fwntalibus rnbris, aut nibro ochraceis \ primis antennaruin articulisfidvisi ultimo Jiigricantc , fusco, fiisco-fuhescentc^ subfulvo -, palpis pallidè fidvis \ pedesjiavo-fulvi, femoribus anticis externe infuscatis; calyptis albis\ alis sublimpidis. Mas : FemincB similis. Long. 2 1/2 lignes. La femelle : Corselet cendré ou grisâtre , ou gris-cen- dré, ordinairement rayé de lignes d'un brun pulvérulent plus prononcé sur le dos ; le fond de labdomen est cen- dré, mais la moitié postérieure des segments devient brune et offre même des apparences de taches noirâtres-, frontaux d'un rouge vif ou d'un rouge d'ocre vif ; côtés du front d'un cendré grisâtre ou d'un gris flavescent-, face blanche i premiers articles des antennes fauves: le der- nier noir-, palpes d'un fauve pâle, pattes d'un jaunr Î96 ANNALES fauve ou d'uu brun-noirâtre, ou d'un brun fauve, on fauves-, les deux cuisses antérieures brunes en dehors*, parfois des taches brunes aux autres cuisses -, tarses d'un brun fauve -, cuillerons blancs et ailes claires. Le mâle est semblable à la femelle. Quand le brun se trouve plus prononce sur le dos de Tabdomen, les segments à leur bord antérieur offrent une sorte de zone ou de bande transverse d'un blanc- cendré. Nous possédons les deux sexes : on voit que la cel- lule y c est presque fermée au sommet de l'aile. Dès le premier printemps (mars et avril), cette espèce voltige au-dessus des branches des chênes et parmi celles des haies : elle aime beaucoup à sucer la liqueur sucrée des jeunes bourgeons de Térable. 3. Ceromya vivida^ R. D. Fœmina : Thorax bnineo-cinereus ■■, abdomen secundo, tertioque segmento faWis \ vitâ dorsali nigrd\ reliquis seg- mentis nigns\ piimis antennes articidis fidvis \ palpis fulw> pallidisyfemorihustibilsquejlavo testacei^. Mas : Feminœ sùnillimus. Long. 1 1^2 ligne. La femelle : Corselet brun-cendré avec le sommet de l'écusson un peu fauve j le second et le troisième segment de Tabdomen fauves, avec une ligne dorsale noire; les autres segments noirs, avec un léger duvet cendré j une légère ligne de reflets cendrés à l'insertion des segments ; frontaux jaunes ou rougeâtres-, côté du front d'un cendré flavescenti face blanche-, premiers articles des antennes fauves: le dernier noir, chètc rougeâtre; palpes, cuisses et DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 197 jambes iaunâtres -, tarses noirs; balanciers d'un blanc ^)âle-, cuillerons d'un blanc jaunâtre-, ailes assez claires. Le mdle est semblable à la femelle. Nous possédons les deux sexes de celte espèce, que Ton trouve en été sur les feuilles des bois. 4. Ceromya rubrifrons, R. D. Myod. n" 3. Thrypiocera rubrifrons^ Macq. n° 7. Femina : Thorax nigerj suhcinereusj scuielli apicc tes- taceoj abdomen fiigrum, subnitidum^ tribus fasciis trans- versis albis ; frontalibus , antennarum basi^ palpisque fulvisi pedihus nigris\ calyptis albis ; alis limpidis, neivo longitu- dinali cellidœ y c ad médium ciligero. Long. 2 lignes. La femelle : Cylindrique-, corselet noir légèrement saupoudré de cendré ; sommet de Técusson testacé-, abdo- men noir assez luisant avec trois bandes transverses albi- des vers rinsertion des segments-, frontaux rouges i côtés du front et face argentés ; premiers articles des antennes fauves: le dernier noir-, palpes testacés-, pattes noires-, cuillerons blancs-, ailes claires; les cils se poursuivent sur la moitié basilaire de la nervure longitudinale de la cellule > c-, caractère non encore observé. Nous avons trouvé cette espèce sur les feuilles d une haie. b. Base des aoteunes noire. 5. Cemmya abdominalisj, R. D. Myod. n" 2. Thryptocera abdominalis , Macq. n° 6. Femina ; Thorax nigro cinereus , scutelH parle posticd 198 ANNALES iestacedj abdomen primis diiobus segmentis Jlavo testaceis^ tetiio anticè testaceo, dorso et posticè nigro; ultimis seg- mentis nigris j cinereo irroratis., tribus fasciis tmnsversis albisj antennis nigris -, femoribus tibiisque,flavo testaceis; calyptis subalhis. Long. 2 lignes. Lajcmelle: Corselet noir, saupoudré d'un duvet cen- dré ; moitié postérieure de lécusson testacée -, les deux premiers segments de Tabdomen d'un jaune luisant-, le troisième testacé en devant, noir sur le dos et en arrière-, les autres segments d'un noir-luisant-, les troisième, qua- trième et cinquième saupoudrés de cendré vers leur inser- tion ou leur base; côtés du front d'un blanc-grisâtre; frontaux fauves; face blanche; antennes brunes; palpes testacés; cuisses et jambes jaune-testacé -, tarses noirs; l)alanciers flavescents; cuillerons blancs; ailes à base flavesccnte. Nous avons pris cette espèce sur les feuilles d'une haie. G. Ceromya grisea^V^. T). Mas: Thorax sitbcinereus , scutelli apice subtestaceo ; abdomen grisesccns, secundi tertiiquc segmenti lateribus latè Icstacco pallidis\ frontalibiis luteis ; antennœ nigrcsj facie palpisquc albiis j femoribus et tibiis flavo-iestace.is j calyptis sidfalbidis ; alis sublimpidis. Long. 1 1/2 ligne. Le mâle : Corselet cendré sur les côtés et cendré gri- sâtre sur le dos; sommet de Técusson d'un testacé obscur; abdomen brun-grisâtre, avec les côtés du second et du troisième segment largement d'un testacé pâle ; frontaux jaunes; côtés du front d'un cendré un peu jaunâtre; face DK LA SOCIÉJ'É ENTOMOLOCilQUE. 199 et palpes blancs -, antennes et chète noirs j cuisses et jam- bes d'un jaune-testacé -, tarses noirs j balanciers testacés; cuillerons blanchâtres; ailes assez claires. Nous ne possédons que le mâle de cette espèce. 7. Ceromya microcera, R. D. Myod. n° 5. Thryptocera microcera, Macq. n° 9. Similis Çer. ruhrifonii\ antennis nigris j secundo cheti aiiicido brewioîv ; thorax cinercus -, abdomen nigro-nitens , albofasciatum. Long. 2 lignes. « Antennes noires •, le second article du chète peu al- » longé-, frontaux rougeâtres ; face blanche; corselet » garni d'un court duvet gris; abdomen noir-luisant, » avec deux petites lignes transverses blanches -, pattes » noires-, cuillerons et ailes clairs. » Nous avons trouvé cette espèce aux environs de Paris. Comme nous perdu l'échantillon type de cette espèce, nous n'avons pu vérifier de nouveau ses caractères -, mais il est probable qu'il doit former un genre spécial. 8. Ceromya testacca, R. D. Myod. n" 4. Thiypiocera tcstacea, Macq. n° 8. Tota tcstacea j, thoracc nigricante. Long. 2 lignes. Tout testacée-, corselet noirâtre avec un peu de cen- dré-, tarses bruns j antennes épaisses j ailes claires. Celte espèce nous a été communiquée par M. Macquart. Comme nous n'avons pas cette espèce sous les yeux, nous n'avons pu vérifier de nouveau ses caractères : 200 ANNALES loutetbis l'épaisseur indiquée des antenne» dénote qu elle a besoin d'un nouvel examen. VI. G. Cérànthie. Ceranthia. Ceranthia , R. D. Myod. Tkryptocera, Macq. Caractères des Céromyes -, le troisième article des an- tennes arrondi en dessus et aigu vers le sommet. Ckaracteres Ceromyarum ; antennœ ultimo articulo suprà mbrotundato apiccque aciito. 1. Ceranthia Jlavip es y R. D. Myod. n° 1. Tkryptocera flavipes , Macq, n" 1 1 . Mas : Cylindricus f thorax niger puWemlenio vix irrora- tus , scutelli apice suhflulvo -, abdomen nigro-nitens , se- cundi teiiiique segmenti lateribus subfulvis, tribusquejascio- lis trans{>ersis albidis ; frontalibus, palpis, pedibus, /lavis j aniennis, tarsique nigris\ halteribus testaceis\ calyptis fia- i^escentibiis •■, alis basiflavd. Long. 2 1/4 ligues. Le mâle : Cylindrique ; corselet noir-luisant et légère- ment saupoudré d'un duvet pulvérulent-, sommet de Té- cusson fauve-, abdomen noir luisant, avec du fauve sur les côtés du second et du troisième segments, et avec trois petites fascies transverses albides-, frontaux jaunes; côtés du front jaunâtres-, face blanche-, antennes noires-, pal- pes et pattes jaunes -, tarses noirs-, balanciers testacés-, cuil- lerons jaunâtres \ ailes claires, à hase jaune. Nous ne possédons que le mâle de cette espèce, trouve en été sur les fleurs du Leucanthemum Chrysanthenum. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 2ai C'est par une erreur d'impression que, dans notre pre- mier travail, cette espèce porte le nom de Cer.fulvipes. Notre Ceranthia podacina a cessé d'appartenir à ce genre, ainsi qu'on Ta vu plus haut. ** Trompe effilée, bicoudàe, et à divisions coriaces ou solides. VII. (t. Syphone. SyphonUy Meig. Muscaj De Géer. Stomaxis j Fabr. Bucentes , Latr. Syphone , R. D. et Macq. Le second article des antennes double du premier pour la longueur-, le troisième prismatique, double et triple du second pour la longueur ^ chète nu-, Ij troisième arti- cle triple du second et coude. Yeux nus, distants sur les deux sexes j front et frontaux larges sur les deux sexes-, face un peu oblique j faciaux non ciligères; trompe longue, bicoudée, à divisions soli- des ; cellule y c ouverte dans le sommet de Taile, avec sa nervure transversale un peu cintrée ; nervure de la cel- lule /3 c munie à Textérieur de petits cils sur toute sa lon- gueur-, corps cylindriforme et à teintes grises. Antennœ secundo aiiiculo duplici hngitudine primi: tertio prismatico longitudine duplici tiiplicive secundi^ che- tum nudum, tertio articulo triplici longitudine secundi. Oculinudi, distantes in utwcjue sexû\ fronte etfrontali- bus latioribus in utroque sexû ; facie suhohliqud \ facialibus haud ciligeris\ proboscide clongatâ, Jilifomii^ gcniculatd^ coriaced ; celluld ^ c operld in alaruin apice, nervo trans- verso subarcuato \ nervo cellulœ .3 b per totum longitudinem ciligero y corpus CYlindriforme, colore griseo. 202 ANNALES Les deux jietiles lèvres obseivtîes par Meigen existent réellement, ainsi que nous nous en sommes assuré : ce sont deux palpes articulés qui ont échappé à M. Mac- quart. Nous avons lieu de soupçonner qu'en 1845 M. Mac- quart ne connût encore qu'une espèce propre à ce genre. Il en existe pourtant un certain nombre qui sont aussi distinctes qu'on peut le désirer ^ mais il est plus aisé de convoiter leur possession que de se les procurer. 1 . Syphona geniculata. Musca geniculata , De Géer. Stomaxis minuta, Panz. is ; palpis obcurè f lavis. Long. 2 1/2-3 lignes. La femelle : Corselet brun- cendré sur les côtés, sur le dos, mais un peu plus flavescent vers l'écusson dont le sommet est d'un flavescent obscur ; abdomen noir, avec un léger duvet brun-cendre , et avec le second segment fauve sur les côtés ; frontaux noirs-, côtés du front cendré- jaunâtre-, face blancbe-, premiers articles des antennes fauves-, le dernier noir-, palpes d'un jaune-pâle j pattes jaunes , tarses noirs -, cuillerons flavescens ; ailes à base jaunâtre. Nous ne connaissons que la femelle de cette espèce. 4. Sypkona pusilla , R. D. Syphona pusilla, R. D. Myod. n° 4. Mas : Thorax lateribus cinereis, dorso grisescente , scu- telliapice testaceo ; abdomen fusco-grisescens^ secundo ter- tioque segmentis obscure fulvis ; primis antennœ articulis, palpis,femoribus, tibiis, iestaceo-fulvis : CMlyptis subflaves- centibus y alis sublùnpidis. Long. 11/4 ligne. Le mâle : Corselet cendré sur les côtés, avec le dos gri- sâtre -, sommet de l'écusson testacé -, abdomen brun-grisâ- tre, avec le second et le troisième segments d'un fauve obs- cur,- premiers articles des antennes, palpes, cuisses et tibias d'un testacé-f auve ; cuillerons d'un blanc jaunâtre; ailes assez hyalines. Z/ayeme//e.- Semblable , encore plus grise-, elle n'of- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 2o:> i've un peu de testacé obscur que sur le second et le troi- sième segments de l'abdomen. On trouve celte espèce en été : elle paraît être rare. 5. Syphonafuscicornisj R. D. Mas : Grisescens \ abdomen prinioruni segmentonan laie- ribus in mare obscure tcstaceis ; in feminâ primis duobus segmentis fulvescentibus ■■, fwnialibus subrubris ; primis an- tennœ articulis fuho-bruuicosis , rarissime, fuWis\ palpis, pedibusquejlavis . Long. 2 lignes. Le mâle : Cylindrique -, gris ou grisâtre-, un peu de tes tacë obscur sur les côtés des premiers segments de Tabdo- men \ frontaux rougeâlres \ côtés du front d'un gris flaves- centi premiers articles des antennes d'un fauve brun; palpes et pattes jaunâtres -, cuiilerons flavescents. La femelle : Corselet gris-, sommet de Técusson jau- nâtre-, abdomen grisâtre-, le second et le troisième seg- ments un peu fauves , avec une ligne dorsale d'un brun grisâtre ; frontaux jaune d'ocre -, côtés du front gris jau- nâtre ; face blancbe , premiers articles antennaires d'un fauve brun, rarement fauve-, palpes jaunes ; pattes d'un jaune testacé -, cuiilerons jaunâtres et ailes claires. Nous possédons les deux sexes de cette espèce qu'on trouve en été. 6. Syphona consimilis, R. D. Mas : Simillinius Syph, fuscicorni; thorax nigrirans, iomentosulè cinereus^ abdominis dorso subfusciorc. Long. 2 ligues. 2* Série, tome vm. 14 206 ANINALES Le mâle : Tout à fait semblable au Syph. fiiscicornis i corselet noir ou brun , avec un très iëger duvet cendré et non gris; abdomen un peu plus brun. Nous ne possédons que le mâle de cette espèce. 7. Syphona analù , R. D. Myod. n° 3. l'horax bnineo-grisescens ; abdomi'rie flavesccnle , ano nigro. Long. 1 1/3 ligne. « Petite, effilée-, front jaune*, antennes noires-, corse- » let brun, saupoudré de gris-, abdomen jaunâtre, avec » Tanus noir-, cuisses et tibias d'un jaune pâle. » Cette espèce , trouvée par Garcel , est bien distincte -, mais nous n'avons pas la certitude qu'elle soit parisienne. Ce serait peut-être ici le lieu de mentionner le Syph. tac/iyneria, n° 3, pag. 94, décrit par M. Macquart-, mais cet auteur (Annal, de la Soc. d'entom., 2^ série, tom. III, pag. 294) est maintenant porté à le considérer comme une variété du Syph. geinciilata. 8. Syphona melanocem, R. D. Femina : Cinereaj thoracis dorso Jlcwexccnte ^ pn'mi's antennœ arlicidis nigiis j palpis pallidufis j dis suhlimpidis. Long. 2 lignes. La femelle : Corps cendré , avec le dos du corselet et récusson un peu jaunâtre ; un peu de fauve obscur sur les côtés du second segment de Tabdomen -, frontaux rougeâ- tres-, côtés du front cendré-jaunâtre-, face blancbe -, pre- miers articles antennaires noirs-, le second offre un peu de fauve vers le sommet; le dernier article noir 5 palpes DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 207 pâles j cuisses et tibias jaunes-, tarses noirs-, cuillerons jaunâtres et ailes claires. Nous ne possédons que la femelle de cette rare espèce. 9. Syphona testacea, R. D. Mas : Thorax niger, tomento cinereo , macula humemli scutellique apice fla^^csccntibus ^ abdomen testaceum j vittd ■dorso longiîudinalî nigra; prirnis anten?iarum atiiculis fulvis. Long. 2 1/2 lignes. Le mâle : Corselet noir, avec un le'ger duvet cendré; «ne tache humorale et sommet de l'ecusson d'un jaune testacëj abdomen jaune testacé, avec une ligne dor- so-longitudinale noire-, frontaux rougeâtres-, côtés du front gris-cendré -, face blanche \ premiers articles des antennes fauves, le dernier noir; palpes d'un jaune pâle; cuisses et tibias d'un jaune un peu testacé -, tarses noirs -, cuillerons jaunâtres et ailes à base flavescente. Nous ne possédons que la femelle de cette espèce, qui paraît être rare. 10. Syphona humeratis j R. D. Mas : Similis Syph, testacece^ minor\ thorax niger ^ dnerascens aut cinereus, macula humerali scutellique apice flavescentibus -, abdomen flavo-testaceum vittâ dorsali, dor- soque duorum posticorum segmentorum nigricantibus -^ fron- talibus flavis ; prirnis antcnnœ articulis fulvis. Femina : Similis -, thorax cinereus , abdomen secumk segmenti laieribus macula subtestaced. Long, i 2/3 li^ne. •208 ANNALES Le nulle : Semblable au Syph. testacea\ plus petite corselet noir, saupoudre de cendre, avec une tache huraé- rale et le sommet de Pëcusson jaunâtres ; abdomen jaune- testace^ les deux derniers segments noirs sur le dos ; une bande noire sur le dos des premiers -, frontaux jaunes ; premiers articles des antennes fauves. La femelle . Semblable : dos du corselet cendré j on ne voit une tache testacëe que sur les côte's du second seg- ment de Tabdomen. 1 1 . Syphona syWatica ^ K.ï). Mas : Thorax cinereus , dorso interdutn brunescente, scutelU apice subtestaceo -, abdomen secundi tertiique seg- mcriti laienbus fuho-testaceis ^ vittâ doisali fuscdj reliquis segmentisfuscis -, froritalibus flavescentihus \ primis antenriœ avticulis anticè Juscis, posticè fulvis ; calyptis subalbis. Femina : Âjjdomen secundi tertiiquc segment i lateri- bus testaceo-fuho maculatis. Long. 1 1/4 ligne. Le mâle : Corselet cendré -, avec le dos parfois d'un cen- dré brunâtre j sommet de Técusson testacé : le second et le troisième segments de Tabdomen testacé-fauve , avec une ligne dorsale brune-, les derniers segments bruns; frontaux jaune-rougeâtre -, côtés du front blanchâtres i face blanche j premiers articles antennaires bruns en de- vant et fauves en arrière -, palpes pâles : pattes d'un tes- tacé pâle , avec les tarses noirs j cuillerons blanchâtres-, ailes à base flavescente. Nous avons pris cette espèce vers la fin du mois d'août-, elle voltigeait le long de la lisière d'un bois. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 209 12. Sypkona clausa, R. D. Mas : Griseo bnincus, prirnis uentris segmentis subpellu- cidis ; frontibus brunicosis ; aniennis basi fulvâ -, palpis pallidis -, pedibus testaccis \ alîs limpidis, celluld y c in ipso alarum apice clause. Long 1 1/4 ligne. Le mâle : Corps gris un peu brun -, les premiers seg- ments de Tabdomen un peu transparents sous le ventre; frontaux bruns-, base des antennes fauve-, palpes pâles; côti^s du front brun-jaunâtre -, pattes testact^es et à tarses noirs ; cuillerons blancs -, ailes claires-, la cellule y c fer- me'e dans le sommet même de Taile. Nous ne possédons que le mâle de cette espèce. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLE. 211 NOTA SEXTA I>nO DIPTEROLOGIA ITALICA DE NOVA SPECIE GENERIS CERIM Fabrich, DETECTA ET DESCRIPTA A CAMILLO ROIVDANI. (Séance du i4 Février t849.) Cena suhsessili Illigeri variis characteribus ab abis speciebus congeneribus Europae distiucta, et prœsertim absentia longi pelioli frontalis antenniferi, et conslric- tione vaHda secundi segmenti abdominabs, genus dis- linclum institui quod appellavi Ccrioidcs : et boc cum antiquo Ceriarum, juxla ordinationem raeam,Hneam pe- cubarem simul componunt in Syrphinarum famiba de Ceriellis nuncupatam. Genus novum pro specie lantum subsessili instructum fuit, sed nunc alteram Ceriam delexi qiia) characteribus prœstantioribus jam indicatis prœdita est, et ideo cum illa in eodem génère conjungenda -, et bsec detectio, ni fallor, abquo modo confirmât convenientiam genericic sépara - tionis et distinclae bneo separationis. Specilicis notis Ceria novissirae observata ab abis cog- uitis distinctissima est, et nielius ista quam illse, simibs -^pparet bal)itu Fcspariis aliquibus, ita ut eam statim do- L»I2 ANINALES prehendere non ausus sim aculei limens immerito. Hujus similitudînis ratione generis Cerioidis nomen , litteris tantum et non typis evulgatum , nunc oblitero, et vo; a- J)nlum Sphiximorpha eodem substituo. Ab aliis lineis quibus familia Syrphinarum constatcha- racteribus hisce praecipuis distinctae sunt. Ccriellœ^^ Milii. Antenna; clavatae, clava subfusiformi, '\x\ longo petiolo vel in tuberculo frontal! insertœ. Stilus antennarum terininans, breviusculus. Areola quinta exterior alarum prope venam costalen> apice clausa-, margini antico excavata, et intus appendt - cula inslructa, etc. Linea Ceriellarum duobus generibus sic à me distinc- tis instrucla est. A. frons in utroque sexu petiolo anlennifero valde elongato prœdita. Abdomen subcylindricum segmente secundo non dis- tincte coarctata. Gen. I . Geria, Fab. Typ. Gêner. : C. conopsoides, Lin. AA. Frons in utroque sexu tuberculo brevi anlenni- fero, et non petiolo longo instructa. Abdomen subclavatum, seu ad secundum segmentum ilistincle coarctatum. Gen. 2. Sphiximoupha, Milii. Typ. (iener. Ccria subscssilis. 11). Speciem novam generis Sphiximorphœ nomine distinxi Petronillœ, ex illo dominae mcœ ^»p*t, corne. 220 ANxNALES leSf omnes t/uatuor canalem^^en clausum /ingénies , honiin pednnculo primo hrevi profundè excai'ato, secundo elongato adbasiin suprà scmi-cxcauato; pedcs elongaU\ exiles, tertio, (juinto (puirtoque paribiis clongatis, secundo piinioque pa- rihus pan'is his tcttioque didactylis , suhsequentihus ino- nodactylis ; abdomen comprcssum , suprà fortiter carina- tum. La caparace, comme dans le genre des Penœus, est gar- nie en dessus d'une crête me'diane qui se continue en avant avec un rostre étroit, légèrement courbe, lauielleux et seulement dentelé en dessus*, on y remarque de chaque côté, près de Tinsertion des antennes internes, une dent assez forte de laquelle part un sillon qui circonscrit la région stomacale; presque sur le bord de ce sillon on aperçoit une épine très forte, dirigée en avant et une au- tre plus inférieure, également dirigée en avant et placée sur le bord antérieur de la caparace ; plus en arrière, on remarque un deuxième sillon, semi- transversal, très profond, qui atteint presque de chaque côté la crête mé- diane et qui inférieurement, présente une petite dent spi- niforrae ■■, ce sillon , qui sépare la région stomacale des régions branchiales, est profondément marqué dans celle partie qui offre une petite crête -, il atteint Tangle laféro- antérieur de la carapace qui, à cette partie, est armé d'une épine assez forte. Je ferai aussi remarquer qu'au-dessous de la dent spiniforme part un autre sillon moins profond que le précédent, se dirigeant longiludinalement en arrière. Les yeux sont gros, réniformes, et le pédoncule qui lea»supporle est bien plus court que dans le genre des Penœus. Le premier article des antennes internes est court et profondément exçavé en dessus de manière à recevoir Tœil proprement i son bord supérieur porte un dp: la société entomologique. 221 petit appendice Jainelleux légèrement recourbée et cilié en dessus : ««-second article est beaucoup plus allongé, et surtout plus épais que dans le genre des Penœus ; de plus, à sa base, supérieurement, il est sensible^ taillé en biseau de manière à ne pas gêner Tœil dans le mouvement que font supérieurement les antennes -, le troisième est épais et très court, OYkiirt cet article, ainsi que le précédent, sont couverts de poils courts assez serrés ^ les filaments ou fouets qui terminent ces organes sont très allongés-, ils dépassent en longeur la carapace , atteigrynt presque le troisième segment abdominal. La structure de ces filets est fort remarquable et empêchera de confondre ce nou- veau genre avec celui des Penœus, Dans ce genre , les filaments ou fouets varient peu pour la longueur et sont toujours indépendants Tun de l'autre. Dans le genre des Soleriocera l'insertion des filets est semblable à celle des Penœus; mais le filet interne qui est un peu plus court que le filet externe et articulé au-dessus de celui-ci, qui, à sa naissance, présente une légère dépression de manière à laisser passer le filet interne venant s'emboîter dans Tespèce de rainure ou de gouttière que forme le filet ex- terne, qui est ordinairement plus large et plus allongé ; chacun de ces filets est en forme de tige convexe exté- rieurement, excavé intérieurement, et lorsque ces fouets sont emboîtés l'un dans l'autre, ils forment une espèce de canal (1) presque fermé, et semblent à la première vue n'être composés que d'uu seul filet. C'est cette conforma- Il) Suivant M. l^hilippi, ce canal se pruloiigeraii jusque daiis le pédoncule, mais là le sillon n'est formé que par la moitié supMeur,e du pédoncule ; inférieurement il est fermé par les appendices ^Mèm. des antennes externes. Il paraîtrait aussi, d'après ce zoologisie, que la lèvre supérieure fait bifurquer le canal qui se «îirigerait alors à droit'et à gauche vers les branrhics. 2* Série, tome vui. 1^ 2'2> AjNNALKS lion singulière que dt^monlrent les figures I ^ et I <• , une antenne interne, vue du côté externe-, le la même, vue du côté interne , indiquant la position occupée par le fouet interne dans la rainure ou gouttière formée par le fouet externe. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 225 OBSERVATIONS SUR L'INDIG^NÉITÉ DES SPHYNX NERII ET CELERIO^ PAR M. DONZEL. (Séance du lu Octobre 1849.) Ces deux espèces ont été , jusqu'à ce jour, considérées par tous les auteurs, entr'autres par Ochsenbeimer, Go- dar, Duponchel (Iconographie des chenilles), Boisduval (Collection iconographique et historique des chenilles d'Europe), comme absolument indigènes à la manière de leurs congénères Euphorbiœ, Galii, Elpenor, etc. ; c'est-à-r dire comme suivant en FrancCj en Allemagne , la même marche, les mêmes phases dans leur reproduction. C'est là je crois, une erreur : je vais essayer de le démontrer. Elles sont proprement africaines -, elles ne se trouvent en France et autre part en Europe qu'accidentellement : elles n'y sont pour ainsi dire que de passage et irréguliè- rement. Je pourrais bien leur adjoindre une troisième es- pèce du même genre : le Sphynx lineataj mais, comme cer- taines observations m'ont été faites^ je la laisse de côté pour y revenir, quand je serai mieux informé. L'indigénéilé , à n'en pas douter, existe à plus d un 226 ANNALES degré. De ce qu'une espèce se rencontre plus ou moins fréquemment dans une contrée, il ne s'ensuit pas rigou- reusement qu'elle s'y trouve aux mêmes conditions que la plupart des autres. La nature a voulu qu'il y eût des es- pèces qui émigrassent, qui quittassent leur terre nalale pour aller, d'une manière irréguliére , se reproduire en d'autres climats : et, cerles, dans tout l'ordre de Lépi- doptères, il n'en est pas de mieux organisés, de plus rigou- reusement taillés que les Sphynx , pour acccomplir une pareille destinée. J'en reviens aux deux espèces dont il s'agit-, je discu- terai, pour chacune d'elles , les preuves de ce que j'a- vance. La chenille de JSerii est quelquefois fort abondante à Hyères -, mais il arrive aussi que, pendant plusieurs an- nées consécutives, on n'en voit pas une seule. Or, quand tout à coup il en apparaît en grand nombre, d'où peuvent- elles provenir, si ce n'est d'individus venus d'autre part? et, d'après les raisons que je vais faire valoir, d'où peuvent provenir ces individus, si ce n'est d'Afrique? Ces mêmes circonstances ont été observées à Marseille, à Montpellier : ce qui est déjà un commencement de preuve en faveur de mon opinion. C'est ordinairement dans le courant de mai que les émigrans arrivent. On m'a rapporté qu'une fois, à cette époque, on en avait vu plusieurs dans une halle, à Tou- lon, se poursuivant en plein jour pour s'accoupler. C'est de ces émigrations que proviennent les chenilles qu'on trouve ensuite en juin, juillet et août. LesSphynx qu'elles donnent produisent celles d'octobre, ces derniè- res ne produisent presque rien : c'est là, faute de chaleur, que s'arrêtela reproduction. Les chenilles acquièrent bien toute leur taille, se métamorphosent sans peine et donnent DE Lri SOCIETE ENTOAIOLOGIQUE. 2i7 !us de mille chrysalides qu'il a possédées, il n'a jamais pu obtenir une seule éclosion au printemps. Quanta moi, voilà ce qui m'est arrivé : en I84'i, étant à Hyères vers le milieu d'octobre, on me donna onze chrysalides provenant de chenilles trouvées en juillet et août : cette année, elles avaient été fort abondantes. Quelques jours après, je fus prévenu que, dans un jar- din, des lauriers-roses à fleurs doubles étaient dévorés j j'y allai de suite, et en effet j'eus pour la première fois de ma vie, la joie de recueillir, de mes ])roprcs mains, cette magnifique chenille. J'en trouvai treize dont onze étaient à peu près à terme : les deux autres, à moitié de leur taille, grandirent et se transformèrent un pcu])!us tard : la der- nière le .3 novembre. Des onze chrysalides dont on m'avait fait cadeau, une m; dessécha et les dix autres donnèrent dix papillons dont quelques-uns décolorés ou avortés : la première éclosion <;ut lieu le 2 novembre et la dernière un mois après. Quant aux treize que j'avais élevées , et auxquelles j'en «joutai dix provenant de la même époque, me confiant tlans 1rs assertions des auteurs, car JNF. Meissonier ne uj'a- 228 AJNNALE& vait point encore éclairé de son expérience , j'eus lespoir «le les conduire, toutes pleines de vie, au printemps sui- vant -, mais comme je me rappelai que douze ans aupara- vant il m'en était éclos une au milieu de Ihiver, qu'elle n'avait donné qu'un Sphynx avorté et décoloré, et que j'attribuai celte éclosion, que je crus anticipée, à la cha- leur artiûcielle de l'appartement, j'eus l'idée de les placer en plein air, de leur rendre autant que possible l'état de nature. A cette Gn, je les mis dans un vase à fleur, plein aux neuf-dixièmes de terre de bruyère , que j'enterrai au nord et à l'ombre, recouvert d'une assiette. Je crus ainsi les avoir placées dans les meilleures conditions pour re^ tard«r le travail de Tenfantement. De temps en temps, je soulevais l'assiette pourvoir ce qui se passait. Pendant quarante jours environ, tout eut l'air de bien marcher : elles conservèrent leur teinte de vie. Un peu plus lard, quelques-unes commencèrent à noircir; bientôt les autres les suivirent : tout devint noir, tout fut mort '. Ce fut alors que j'allai faire part à M. Meissonier de ma déconvenue et qu'il me raconta ce que j'ai consigné plus haut. Ainsi, la conclusion toute simple à tirer de cet exposé, c'est que , dans nos climats , le Nerii doit accomplir en quatre-vingt-dix jours environ toutes ses transformations, depuis l'œuf jusqu'à l'insecte parfait : ce qui est impossi- ble en hiver -, que dans un pays plus chaud il doit y met- tre moins de temps-, que, destiné par la nature à se reproduire sans être soumis à une longue interruption hivernale, comme nos Sphynx, sa patrie par excellence doit être une contrée où la température moyenne , en Cliver, ne soit pas au-dessous de 20 degrés centigrades, comme j.e crois qu'elle existe au Maroc , et à plius forte DE LA SOCIETE EjNTOMOLOGIQUE. 220 raison plus au sud : là, la multiplication doit être constante et rapide, attendu que le laurier-rose (itant à feuilles per- sistantes, les chenilles ne peuvent jamais manquer de nourriture. Tout ce qui vient d être dit du Ncrii peut être appli- que au celciio \ cependant, comme chaque espèce a quel- que chose de particulier dans ses mœurs, je vais entrer dans quelques détails. Le cclerio arrive à Hyères avant le Nerii et y est plus rare. Dans les années de grande apparition, la chenille s'y trouverait aussi abondamment et même plus abon- damment que Tautre , s'il ne fallait la chercher dans les vignes qui, au lieu d'être, comme les lauriers-roses, agglo- me'rêes dans les jardins, le long des ruisseaux, sont ré- pandus sur une immense surface. 11 s'écoule souvent bien des années sans qu'on n'en aperçoive la moindre trace. Ce n'est qu'en 1846 que j'ai acquis la certitude de son origine étrangère. Voilà, à l'appui de mon opinion, divers faits dont, en partie, j'ai été témoin. Après un hiver fort doux, au commencement d'avril 1846, époque à laquelle les Sphynx de la localité ne sont pas éclos ou éclosent à peine , la végétation de la vigne étant déjà largement développée, on vit apparaître à IJyères une multitude de Sphynx lineata effacés, déchirés, volant même en plein jour : (juinze ans auparavant j'avais vu un pareille in- vasion. Le soir, ils aliluaient sur les fleurs, et parmi eux se rencontraient fréquemment des celerio tout aussi dégra- dés, tout aussi ruinés : ce qui prouvait incontestablement que ni les uns ni les autres n'étaient nés sur les lieux, qu'ils avaient dû, au contraire, voler longtemps pour y parvenir. A cetlr éporpie . Canlener habitait une campagne no ANNALES où Ja temptiralure est encore plus tiède qu'à Hyères. En chassant au crépuscule, il prit quelques cclerio parmi lesquels se trouva une femelle qui pondit. Il lui vint alors la singulière idée de chercher des œufs, et il en trouva ! Il trouva même de petites chenilles venant d'éclore ! Ce qui prouve combien l'apparition avait été précoce ! Puisque la simple inspection de quelques ct^ps avait procuré la découverte de quelques chenilles, on doit aisé- ment se figurer la quantité qui devait en exister dans les vignes environnantes! Cette génération, favorisée par un temps constamment beau et par les meilleures conditions atmosphériques, en produisit bientôt une seconde-, celle-ci une troisième, et en nombre tellement croissant qu'en septembre, à Mar- seille, un enfant, dans une seule soirée, prit quarante- sept ce/enoj et qu'à Hyères, jusquà la fin octobre, on en voyait voler, le soir, par centaines, sur diverses fleurs. La multiplication ne s'arrêta que devant les fraîcheurs de Tautomne et devant la chute des feuilles de la vigne. Cette dernière assertion est tellement vraie qu'un ento- mologiste de Montpellier ayant recueilli quelques che- nilles dans le courant d'octobre, ne put les élever faute de nourriture. Cette même année, des celerio qui, je pense, prove- naient de la première génération, allèrent pondre dans toute la France, et sans doute dans d'autres contrées-, la chenille fut trouvée en bien des endroits, surtout à Mont- pellier. Moi-même, par le plus grand des hasards, j'en recueillis trois à Lyon, le 1 4 août : prévenu à temps, ma récolle eût été bien meilleure. Les chenilles étaient à terme-, je les trouvai au pied de ceps en espalier, sous des feuilles sèches, se préparant à se transformer. J/une d'elles ne put accomplir sa métamorphose, mais DE LA SOCIÉIÉ ENTOMOLOGIQUE. m les lieux autres tirent Jeux belles chrysalides qui, trois se- maines après , me donnèrent une magnifique paire de Sphynx. Ainsi celte espèce met beaucoup moins de temps que le JSerii pour arriver à l'état d'insecte parfait. Les auteurs ont dit qu'indépendamment de la vigne, la chenille mangeait du cailldait jaune -, c'est possible : toutefois , je ne connais personne qui l'ait trouvée sur cette plante. Notre collègue M. Dardoin m'a assuré qu'à Marseille elle avait été trouvée sur la belle de nuit. Je suis non seulement disposé à le croire, mais je pense encore qu'aux Canaries et en Afrique, où l'espèce est très abondante et où la multiplication ne doit pas éprouver de temps d'arrêt, elle doit vivre sur plusieurs autres plantes, attendu que s'il en était autrement, elle serait exposée à manquer de nourriture au moment où la vigne perd ses feuilles. J'ai consulté bien des entomologistes -, tous ceux qui ont élevé les deux espèces en question m'ont dit n'avoir jamais pu en amener les chrysalides vivantes , au prin- temps suivant. Entr'autres M. Abicot, notre collègue, m'a écrit qu'il lui était arrivé de trouver deux cheuilles tardives de celerio, qu'elles s'étaient heureusement trans- formées, mais que les chrysalides avaient péri pendant l'hiver. Comme depuis longtemps Montpellier est, en France, la terre classique de l'Entomologie pratique, j'ai prie M. Guinard de prendre à ce sujet les renseiguemenls les plus exacts, il m'a répondu que ni lui, ni aucun de ses confrères n'avaient jamais vu éclore, au prin- temps ni Nerii, ni celerio , ni même lùieata; que toutes les chrysalides qui ii'éclosaient j)as bien ou mal en décembre an plus lard, a-ortaienl on périssaient infail- liblement. 232 ANNALES Je crois donc, d'après les faits que je viens d exposer, être autorisé à affirmer d'abord que les auteurs se sont trompés, en disant que les chrysalides de Nerii et de ce- lerio qui nVclosaient pas en automne, éclosaient au prin- temps suivant-, ensuite que, si ces deux espèces peuvent être considérées comme indigènes, ce n'est point dans Tacception absolue du mot. Ce qui constitue, il me semble, lindigénéité complète, positive, c'est quand une espèce existe dans un pays cons- tamment vivante à Tétat ou d'œuf, ou de chenille, ou de chrysalide , ou d'insecte parfait : or les deux espèces en «{uestion sont loin de remplir toutes ces conditions. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCilQUE. 233 NOTE SUR LA CONFORMATION DU FRONT DANS PI.I7SIEURS ESPÈCES DE NOCTUEI.I.ES ET SUR LES DIVISIONS DU GENRE CLEOPHANA. Par m. GUENÉE. (Séance du 27 Mars 1850.) J'aisignalëàlaSociëté,danslaséanceclu27févrierl850, une anomalie dans la conformation frontale de la Metopo- cerafelicina ; mais en poursuivant le cours de mon travail sur les Noctuélites, je n'ai pas tardé à m'apercevoir que la mine n'était pas épuisée. Engagé aujourd'hui dans la belle tribu des Xylinides, je tombe sur un petit genre où cette conformation devient presque la règle : je veux par- ler du genre Cleophana de M. Boisduval , à propos du- quel je réclame, pour quelques instants^ l'attention de la Société. Entouré de matériaux innombrables, grâce à l'extrême obligeance de tous nos collègues, je puis enfin étudier ce genre sur toutes les espèces connues, et je sur- prendrai peut-être les lépidoptéristes en leur disant que, de toutes les Noctuélides, le genre Cleophana, tout nou- veau qu'il est, est celui qui, à l'état parfait, réunit le moins 2:34 AiNiNALES de caraclères cuimmms, et que je n'ai [>u m'en tirer qu'en le divisant en cinq groupes génériques particuliers. Heu- reusement, je n'ai pas la réputation de multiplier ces cou- pes à plaisir, et on me sait même assez rétif sur ce point. Mais, si hétérogène qu'on puisse soufFrir un genre pour ne pas fatiguer la mémoire par un morcellement qui n'au- rait bientôt plus de limites, encore faut-il qu'on puisse trouver pour le désigner des caractères qui s'appliquent à toutes les espèces. Or, dans le genre Clcophafia, il n'y en avait point; les antennes tantôt longuement pectinées, tantôt composées d'articles rhomboïdaux à angles saillants ou s'allongeant en lames qui forment des dents, tantôt à peine moniliformes, tantôt pubescentes, tantôt enfin ab- solument cylindriques et entièrement glabres, parcourent toute réchelle des gradations connues j les palpes ne sont guères moins variés j le thorax est recouvert de poils soyeux semblables à ceux des Anarta^ ou, au contraire, d'écaillés épaisses i arrondi ou très carré, lisse ou muni de crêtes divergentes qui ne s'élèvent pas à moins de dix dans une espèce, et qui descendent à deux dans d'autres -, le collier est tantôt relevé en capuchon comme chez les Gucullies-, tantôt lisse et couché-, l'abdomen est très al- longé ou extrêmement court \ lisse ou crête de toutes les manières, les pattes sont longues ou courtes, grêles et nues, ou épaisses et garnies de poils fourrés -, enfin , les ailes n'ont pas même pour caractère commun ces rayons longitudinaux qu'on rencontre chez presque toutes les Xylinides. Il était donc impossible de trouver des carac- tères sérieux pour le genre Clcophafia, tel qu'il était composé jusqu'à présent : aussi tous ceux qui ont été donnés jusqu'ici, à commencer bien entendu par les miens, sont inapplicables à la majeure partie des espèces, ou tellement vagues qu'ils deviennent tout à fait inutiles, DE LA SOCIETE ElNTOMOLOCilQlJE r^:^ L'objet principal de cette note étant IV^ude d'un seul or- gane, chez un de ceux que j'en ai démembras, je neveux pas l'allonger en entrant dans les de'tails qui m'ont forcé à cre'er les cinq genres eu question -, je dirai seulement comment ils se trouvent composés, en observant, pour rassurer les entomologistes que ce morcellement effraiera, malgré sa justification, que c'est le seul genre, dans toutes les Nocluélides qui m'ait nécessité un fractionnement aussi considérable, eu égard au petit nombre de ses espèces. Le premier genre a déjà été séparé par moi, dans mon Essai sur les Noctuclides , sous le nom d'Epiinccia, et adopté par Dupouchel. Il me paraît plus justifié que jamais. Le second comprendra trois espèces , savoir : la Cymhalariœ, la Cyclopœa et une jolie petite Noctuelle que j'ai regardée jusqu'ici comme une Ânarta, et que j'avais placée moi-même dans mon genre Hcliodes, avec Vnihiiii, faute d'avoir pu l'étudier suffisamment : la ru- picoladii Wien.Verz. Je donnerai à ce petit genre nou- veau le nom d'Oniia qu'Hubner a appliqué, dans son Catalogue, à tout l'ancien genre Cleophana»Le troisième, qui reste encore un peu mélangé, et auquel je laisse le nom de Clcophana^ va nous occuper plus spécialement. Le quatrième, parfaitement homogène, comprendra la Linariœ , Volbicna , la platyptem et Vopalina : il a reçu déjà le nom de Calophasia de M. Stephens. Enfin le cinquième, qui ne renferme que la Laadeiiy s'éloigne encore bien davantage des autres et n'appartient même pas , selon moi , à la tribu des Xyliuides : je l'ai nommé Entcrpia, et je l'ai placé dans la tribu des lléliothides, non loin du genre Chariclea (qui rentre aussi dans cette tribu, comme MM. Treitschke et Rambur l'ont fort bien observé), entre mon genre Rhodophoray qui ne comprend que des espèces exotiques, et un petit genre que j'ai créé 236 ANNALES sous le nom du Stephania et qui ne comprend que la pu- niccago, fort mal à propos placée jusqu'ici dans les Aaii- thia , avec lesquelles elle n\i pas le moindre rapport. Mais laissons tous ces détails de classification (ju'on trouvera développés et justifiés dans mon Species, et abor- dons la conformation exceptionnelle du front dans les démembrements de Tancien genre Cleophaiia. Il est garni, comme chez le genre Metopocera, d'une pièce sail- lante à bords relevés en forme de cuvette et d'une con- sistance cornée comme le front lui-même , mais la figure de cette pièce varie suivant les espèces. Ghez la Cl. Vi^a- nii, elle est complètement circulaire avec un tubercule placé au centre, épais, obtus, déprimé et comme canali- culé au sommet. Cliez la Dcjeanii la cuvette est à peu près de même forme , mais le tubercule est arrondi et granuleux à l'extrémité. Chez la pcnicillata il est beau- coup plus long et atteint près d'un millimètre \ il est coni- que, lisse, et son sommet est régulièrement concave : on peut le comparer trivialement à un chapeau catalan. Chez VAnarrhini, enfin, il n'y a point de tubercule, et c'est la partie antérieure de la cuvette qui s'avance en forme de languette évidée en cuilleron et à angles arrondis. Dans la seiTata et Vantirrhùii tout disparaît , et le front rede- vient lisse comme chez toutes les autres Noctuelles : il en est de même de toutes les Calophasia et des genres Epi- mecia et Enterpia. Dans le genre Omia la cuvette repa- raît -, mais le tubercule , déjà très raccourci et fortement creusé au sommet, chez la rupicola , ne laisse plus à sa place qu'une convexité insignifiante dans la cymbalariœ . Au reste, la conformation frontale qui nous occupe n'est point particulière à la tribu des Xylinides : celle des Héliothides nous en fournit aussi plusieurs exemples. Ainsi la Ckariclea delplnnii a le front proéminent, cha- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. '1\)1 grJuc, s'avaiiçaiit eu une sorte de cône très tronqué et sil- lonné par des saillies ou replis-, \ti Pixizanofzhyi présente une sorte dV'cusson demi-circulaire à bords un peu rele- vés, mais sans forme régulière ^ la Stcph. jnunceago porte une espèce de petite couronne dont les bords sont relevés à pic et dont le milieu est convexe et recouvert de poils qui convergent vers le centre-, enfin la Frùvaldjzliyi a. le tVont prolongé en une large languette tridcntée sous la- tpielle on aj)erçoit, à la base de la trompe, une loufle de poils verticillés qui figurent un pelit astérisque. Je ne doute point qu'il n'existe encore dans d'autres tribus des exemples de cette conformation exceptionnelle du front, et que cet organe, si peu éludié jusqu'ici, ne nous réserve encore d'autres surprises. Venons-en maintenant aux «inclusions générales qu'on peut tirer de la présence de la pièce appendiculaire qui fait le sujet de cette notice. Et d'abord, quant à la classification, elle rentre dans la règle ordinaire de tous les caractères i c'est-à dire que, précieuse dans certains cas comme caractère générique, elle devient tout à fait spécifique dans d'autres. Ainsi on vient de voir que toutes les Oinia la possèdent et qu'elle manque dans toutes les Calophasia, tandis que les Clco- phana les plus manifestement voisines les unes des autres en sont alternativement pourvues ou dépour- vues. C'est l'histoire des antennes, des palpes, des ner. vures, des pattes, etc., dans lesquels on a cru successive- ment découvrir un caractère rigoureux et absolu , puis qu'on a trop vite décrié, après les avoir prônés trop exclu- sivement. J'ai dit dans mon introduction , et je n'Iiésile pas à répéter ici qu'il en sera de même de tous les orga- nes internes ou externes dans lesquels on voudra décou- vrir un caractère de genre unique et infaillible. Construit à grand'peine sur les espèces connues aujourd'iiui , i^ 2*^ Sèric^ TOME vni. 10 238 AIS'NALhS rcpiieiii nliis ou moins longlemj)S, suivant qu il scia plus ou moins difficile ù vérifier, soit à cause de l'cxiguite des nièces sur lesquelles il repose, soit ù cause de l'iiabilctë de main qu'exigera son observation -, mais il arrivera toujours un temps où il sera reconnu inapplicable à toutes les espèces et où il tombera comme tout ce qui est artiGciel. Si nous en venons maintenant aux conjectures sur Tusage de cette singulière pièce appendiculaire, nous nous trouverons très deroute's. Rien de plus naturel d'abord que de supposer que la nature a armé le front de ces INoc- tuelles d'un instrument destiné à fendre ou à perforer la coque à Tendroit où le papillon doil trouver passage , et celte supposition est d'autant plus logique que les coques des Clcophana sont composées d'une soie gommée qui devient, en se séchant, aussi dure que le parchemin. Ce n'est donc plus seulement la tcte de la chrysalide que les Cleoplnura ont à briser, mais encore une enveloppe d'une consistance telle, que leur sortie nécessite évidemment un moyen d'action particulier. Rien de mieux sans doule, mais alors pourquoi les Calopluisia, les Epimccia, et même deux des espèces de Clcophana, qui ont absolument les mêmes obstacles à vaincre, n'ont-elles pas été pourvues par la nature du même instrument ? Il faut donc lui cher- cher un autre usage, et j'avoue qu'il est besoin pour cela d'une imagination plus féconde que la mienne. Je me Lorne à constater deux circonstances qui pourront peut- être contribuer à mettre mes successeurs sur la voie. La première, c'est que l'appendice en question existe tout aussi développé chez la femelle que chez le mâle, et que par conséquent il n'est point, comme chez les Coléoptè- res, l'attribut exclusif d'un seul sexe. Ce serait donc peine perdue que de lui chercher un usage dans l'acte généra- teur. La seconde , c est que la cuvette se trouve ]>arfois DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. -239 rcinplie eu partie de matières granuleuses jaunâtres deini- transparenles dont je n'ai pu encore constater la nature, même en Tobservant au micxoscope. Est-ce un pollen particulier dont Tanimal, en se roulant dans les fleurs, aurait retenu sur cette partie une certaine quantité de globules? Je ne puis le croire, à en juger par son as- pect. Sont-ce des grains de sable? Et alors, dans quel acte le front aurait-il pu les ramasser? Est-ce enfin une exsudation particulière qui se serait concre'te'e à la base de la trompe qui est très voisine de notre appendice? La présente note est déjà assez longue pour que je n'entre pas dans Texamen de ces questions : il faut d'ailleurs lais- ser à chacun sa part d'observations à faire , et mon but, aujourd'hui, n'était que de signaler cette nouvelle veine à l'attention de mes collègues. AWNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 241 DESCRIPTION d'un liÉPIDOPTÊBB IVOUVEAU DE LA TRIBU DES SatURNIDES, Appartenant à. la Taune centrale d'Espagne. PAR LE DOCTEUR MARIANO DE LA PAZ GRAELLS (1). (Séance du 26 Décembre 1849.) Saturnia Isabelle. (PI. VIU.) ^lis patentibusy anticis wtundatisy posticis caudatis, om- nibus çiridibus , suhdiaphanis , basi lanuginosisj margini- bus iicivisquc purpureo-fenngîneis , ocellatis, ocellisfenes- tratisj annulatis., in uno quoqiie , annula externo nigro, interna dimidio luteo,dimidia purpurco. Alanim antîcanim limbo cxterna, lutco et nigro quadtwittaio, pasticanim tan- tiim trivittata. Corpore longe villoso; aculis ni gris; front e^ antennis scapulisque luteoUs -, ceruice tergaque purpurascen- libus-f abdamine ex luteo, nigro et purpurea-abscuro an- nulato. Pedibus purpureis yfemoribus lanugine flava longe ciliatis. Lat. alar. pat. 1 1 cent. (1) Ce mémoire a été Iradait de l'espagnol en français p M. L. Fairmaire. 242 ANNALES Larva. Ex albido pujictalissima , fascia lata clorsali ab- domineque rufescentibus, latcribus viridibus. Segmentis tribus primis antea atro-purpureo luteoque maculato- marginatis -, cseteris prœter duos ultimos, rubello-purpu- rco annulatis-, annulis a maculis oblongis niveis tubercu- loso piliferis, verlicillatis. Pilis tuberculorum trium seg- mentorum priorum llaveolis, reliquis albicautibus. Puppa brunnea , folliculala, folliculo lano pjrifonni , apice elastico, déhiscente. Cette magnifique Saturnia est, en Europe, Tunique re- présentant connu jusqu'à ce jour, de la section des cau- datœ, à laquelle appartiennent les S. Luna, Selene , etc., toutes espèces exotiques. ha. Saturii ia Isabellce a les ailes subdiaphanes-, le fond de lacouleur estd'unbeauvertclair-, les bords et nervuresd'un rouge ferrugineux. Les antérieures sont arrondies à Tangle postérieur, et les postérieures ont Tangle anal prolongé en forme de queue dirigée en dehors. Sur le disque de chaque aile, on voit une tache ocellée, formée par un anneau extérieur noir et un autre intérieur, dont la moi- tié externe est jaune et Tinterne pourpre -, ciliée de blanc ; la pupille est fenétrée et elliptique. Le limbe du bord postérieur, outre sa couleur, d'un rouge ferrugineux, offre sur les ailes antérieures deux bandes jaunes, bordées intérieurement et extérieurement par quelques ligues noires, celle qui sépare les deux fascies plus large et comme formée de petites raies transversales et paral- lèles. Sur les ailes postérieures , on ne voit qu'une seule bande jaune, bordée de noir intérieurement et extérieu- rement. Sur les quatre ailes, les nervures rouges, qui viennent se terminer sur le bord, divisent les bandes iumes c n diU'érrnlcs portions qui forment des taches qua- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMULOGIQUE. 243 draiiguliiires, qui deviennent scnii-lunaires ù Tangle anal et ovales-oblongues sur la queue. Leur base est couverte lie poils jaunes et pourpres sur la première paire, pâles sur la seconde dont le Lord intérieur ou anal, d'un ferru- gineux rougeâtre, est fVangt? de longs poils. La face infe'rieure des ailes est assez semblable à la supérieure, avec cette seule difierence qu'elle est plus pâle, et que le bord antérieur des postérieures est cilié. Tout le corps est densément couvert d'une villosité, lon- gue, très fine et de couleur variée. Les yeux sont noirs, la tète, les antennes et les épaules jaunes; le corselet est d'un rougeâtre-pourpre -, Tabdomen est annelé de jaune, «le noir et de pourpre obscur j enfin les pattes sont d'un rouge purpurin, avec les cuisses ciliées de longs poils soyeux et jaunâtres, La chenille de la S. Isahellœ est une des plus belles que je connaisse parmi les Nocturnes de l'Europe. Le fond de sa couleur est d'un vert-pomme sur les côtés et d'un brun rougeâtre clair sur le dos et l'abdomen : elle est couverte partout de nombreux petits points blancs. La tête, de couleur obscure , a quelques lignes jaunâtres formées par la réunion de plusieurs des points qui la cou- vrent. Le segment post-cervical est de couleur jaune et a en outre une tache transversale d'un pourpre obscur, pontuée de blanc. Sur le deuxième segment, la tache d( la partie antérieure est d'un pourpre-noir et le pli est jaune-, il en est de même pour le troisième segment, avec la différence que la tache pourpre est divisée en deux par la prolongation de la bande dorsale. Ces deux segments sont plus renflés que les autres-, et quand la chenille est inquiétée, elle fait entendre un bruit analogue ;i celui que produit celle de la S. pyri, et retire sa tête sous ces segments qui lui forment une espèce de capuchbn. Les 244 ANJNALKS autres segments, à 1 exception des Jeux derniers qui sont entièrement de la couleur de la bande dorsale, ont chacun un anneau d'un pourpre rougeâlre et six taches blanchâ- tres, oblongues, tuberculifèrcs , disposées en verticilles, dont les petits tubercules se terminent par un pinceau de poils blancs : Tavant dernier segment a un tubercule situé sur la ligne me'diane , et les poils y sont plus longs. 11 en est de même pour les 1" et 3" segments : seulement leurs tubercules, ainsi que les poils, sont jaunâtres-, le» vraies pattes sont d'un rouge obscur qui est plus foncé sur la partie calleuse des fausses. La chrysalide , de couleur et de forme analogues à celles des autres Satumia européennes est enveloppée d'une coque pyriforme, disposée comme celle de la Pavo- nia major, mais très molle et de peu d'épaisseur-, de telle sorte que , dans quelques endroits, on dislingue la chry- salide dans son intérieur. Ce magnifique Lépidoptère a été Tobjet de mes désirs et de mes recherches, pendant onze années consécutives. Récemment établi à Madrid , j'eus le plaisir de connaître M. Juan Micg, célèbre professeur de Physique de S. M., et naturaliste distingué qui, dans nos conversations ento- raologiques, m'assura plusieurs fois que la Satumia Liina existait dans notre faune. Celte affirmation surprenante stimula roa curiosité de telle sorte, fju'après avoir pris tous les renseignements nécessaires , je résolus de faire les plus grands cfTorts pour retrouver ce beau Lépidoptère américain. Mes recherches furent vaines jusqu'au prin- temps de 1848, époque à laquelle je rencontrai une che- nille qui , par ses caractères génériques, me fit soupçon- ner de suilc qu'elle appartenait au papillon que je cher- chais; car je n'avais aucun doulc sur le genre dont elfe faisait partie, ♦'l j'étais sur q^fip re n'était pas la chenille OK LA SOCIKTÈ EJS TOMOLOCIQUE. 245 dos ((iialrc espèces de Satumiit connues en Europe. Au prijUeiups de celte annde (1849), je retournai au même endroit, et après trois jours de recherches continuelles et minutieuses, j'eus le bonheur de rencontrer, non le Lé- pidoptère que le professeur Mieg croyait avoir vu et que je cherchais avec ardeur, mais hien Tespèce que je viens lie décrire, et qui avait donnd lieu à Terreur de mon sa- vant ami. En effet, la S. Isabellœ a une certaine ressem- blance avec la S. Lima-, mais elle s'en distingue d'une ma- nière très précise par les caractères que j'ai indiqués dans ma description. Comme toutes les espèces du même genre qui vivent dans notre pays, Tinsecte parfait naît au prin- temps, sa chenille vit deux mois, après lesquels elle se transforme en une chrysalide , état oii elle passe les dix autres mois. Quand j'aurai complété Tétude des mœurs tle cet in- secte, je me propose d'en faire part à mes savants collè- gues, comme je l'ai déjà fait pour des découvertes moina importantes. Explication de la Planche VIIJ. 1 . Chenille. 2. Coque. 3. Ciu-ysalidc. \. Ltsecte parfait. Femelle vue eu dessus. 5. Jdcm Ecmcllc vue eu dessous. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ EiMOMOLOGIQUE. 247 DESCRIPTION DE QUELQUES LÉPIDOPTÈRES KHOPALOCÈRES NOUVEAUX ou FEU CONNUS, PROVENANT DE LA CAZAMANCE (AFRIQUE) (1). PAR M. LE GÉNÉRAL FEISTHAMEL. (1" partie). ( Séance du 27 Février 1850. ) 1 . AcROEA Seis. Boid. yilœ fuhtv, nigro punctutœj anticis ad cxtimwii macula fascia suhdiaphana j posticis nigro marginatis lunalis fid- vis. Oinncs suhtus pallidiores -^ posticis piinctis marginali- hus iribusque hasalibus flavo-alhis . Les quatre ailes sont trim jaune flxuve, parsemé dv quelques points noirs qui sont disposés sur deux lignes (1) La Cazamance est un fleuve qui coule parallèlement à celui de la Gamble et qui se jette dans la mer à environ cent vingt lieues de Saint-Louis (Sénégal). Son embouchure est donc /iO lieues plus loin que celle de la Gambie. Le gouvernement français fait construire sur les bords de ce fleuve, à on lieues environ de son embonchure, un fort qui en porte le nom, afin (le protéger les navires marchands qui le icraonienl pour se'o 2i8 AINNALES Jlransversales -, la première , qui en contient ordi- nairement quatre , coupe l'aile supérieure à peu près en deux parties égales-, l'autre ligne transversale, située plus près du sommet, est également composée de quatre points noirs, mais beaucoup plus petits. Ces derniers points servent de bordure à une tache transparente trans- versale qui s'étend jusque près du sommet. Enfin on aperçoit un gros point noir , quelquefois deux sur Tin- tervalle qui existe entre les quatre points et la base des ailes supérieures. Les ailes inférieures, parsemées de points noirs irrégu- lièrement disséminés, sont bordées extérieurement d'une hande noire accompagnée de lunules fauves. Le dessous des quatre ailes, plus pâle que le dessus, lui ressemble entièrement : seulement trois points d'un blanc légèrement fauve sont placés à la base des inférieures, «lie à Sedhiou, où ils échangent de la gomme, des dents d'éléphant, cic, avec les naturels du pays. Les bords de la Cazamance, auprès du fort, sont couVerts de ro- seaux très épais et 1res élevés ; les autres parties, habitées par des Yo- lofs, sont en général bien cultivées et couvertes de nombreuses ri- zières. La végétation y est fort belle dans les endroits qui ne sont pas en culture, étant facilitée par une chaleur humide qui règne presque constamment , mais qui rend le climat très dangereux pour les Euro- péens, surtout pour ceux qui ne craignent pas d'affronter le soleil |)our colligcr les insectes. Aussi nous ne saurions trop louer le zèlp courageux de M. le capitaine Caternault qui a exploré cette région insalubre avec un grand soin et enrichi la science d'une quantité d'es- pèces nouvelles. Nous consignons de nouveau ici les expressions de notre reconnaissance. Les forêts sont en général composées de Cayccedra, Carapa, Hif^noiiia, Combrelum, Pterocarptis, Achodiorcarpui , Smeath- mania. Mimosa^ etc., etc. Les beaux ombrages de ces forêts favo- riscni le développement d'une riche entomologie. DÉ LA SOGlÉfÉ ENtOMOLOGlQUE. 241) près du corps, au milieu de quelques autres d'un beau noir. La femelle ofl're les mêmes dessins ; mais comme dans les autres espèces de ce groupe elle est un peu plus gi-ande que le mâle, d'une couleur plus obscure et offre des des- sins moins prononcés. Le corselet est noir , parsemé de quelques points blancs. L'abdomen est de couleur fauve et les antennes sont noires. Se trouve en Gambie. Collections Boisduval et Feis- thamel. 2. Hypanis Cora. Feisth. Jffinïs Pollinicis et supra similis. Alcb rotundatœ^ sub- denticulatie fulvœ,fascia baseo margineque fulvo maculalo nigi'is] posticce suhtus obscure ferrugiîieœ fascis tribus ma- cularibus albis. Cette jolie espèce est voisine dePollinice etlui ressemble tout à fait en dessus. Les ailes de couleur fauve sont ar- rondies et légèrement dentelées. Une large bande noire, ornée de taches fauves, termine les ailes inférieures. Le dessous des ailes est de couleur ferrugineuse foncée et les inférieures sont traversées par trois bandes maculaires parallèles d'un blanc jaunâtre dont les deux premières liserécs de noir et la sub-terminale lunuléc. La tête, le corselet et Tabdomen sont de couleur ferru- gineuse, avec une ligne supérieure dorsale de couleur noire. Prise à la Cazamance, par le capitaine Caternault. Collections Boisduval et Feisthamel. 250 ANJN'ALES 3. Salamis Ethyra. Feistli. y^Jfi/iis Chorimone et supra J ère similis. j4lœ siTiuata\ angulutat te ., supra J'uscœ j strigis viacularibus sordide hi- Icis ; anticaruin puncto apicali idbo ; suhtus cincrco-fuscœ , ad limbuin pallidiores stiiga communifusca, cxtus in pos- ticis maculis duabus albis ad costam fœta. Celte espèce est voisine de Chorimcne et lui ressemble presque entièrement en dessus. Les ailes sont dccoupe'es et anguleuses. Le dessus de couleur noirâtre, est traversé par des stries maculaires d'un jaune sale et accompagné d'un point blanc au sommet. Le dessous des quatre ailes est de couleur cendrée", plus claire vers les bords et tra- versée par une raie commune noirâtre. On aperçoit sur cette raie, près la côte des inférieures, deux taches blan- ches brillantes : un petit point blanc existe souvent aussi sur la côte près des bords. Les antennes, le corps et Tabdoraen participent de la couleur des ailes. La femelle est semblable au mâle, seulement les ailes sont moins découpées. Cette espèce, découverte par le capitaine Gaternault, se trouve communément dans les environs de Cazamance. ISota. Nous possédons une variété dans laquelle on aperçoit, sur le dessous des ailes inférieures , une rangée décroissante de sept taches blanches , placée sur la ligne transversale commune, au lieu de deux seulement qu'on y trouve le plus ordinairement. Collections Boisduval et Feisthamel. 4. Salamis Antilope, Feislh. Alœ sinuato angulatœ fuhce, fasciis duabus angulaiîs y DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. '251 stri^ii basait didy ma limhoquefuscisj subtus corticinœ strigit communi recta pallidc lutea. Port et taille de Malena et à'Almana (Incle)^ dessus des quatre ailes d'un jaune fauve, avec Textréuiite Lrunâtre, glacd de gris violâtre sur la tranche , chez les individus bien frais. Une série sub-marginale de petites points noirs, comme dans les espèces voisines, mais jamais ocel- les ou ponctue's de Liane -, outre cela , les ailes sont tra- versées par une bande commune noire en zigzag ou forte- ment sinuée, laquelle bande est précédée sur les ailes de devant d'une raie arquée de la même couleur, précédée elle-même d'une double liture noirâtre. Le dessous des quatre ailes est d'un gris tanné plus ou moins brun, selon les individus, avec quelques raies ou ondes plus obscures, rappelant un peu le dessin de la face opposée-, les quatre ailes sont en outre traversées par une raie droite commune d'un blanc jaunâtre , située comme dans les espèces analogues. Les points de la face opposée sont ici à peine distincts. Le corselet, l'abdomen et les antennes sont fauves. La femelle, ou l'individu que nous prenons pour tel, ne dilTère en aucune façon du mâle. Cette espèce n'est pas rare à la Cazamance. Collections Boisduvalet Feisthamel. 5. EuRYPHENA Gambie. Feisth. (PI. 9, fig. 2.) Affinis Eury. Guineensis; alœ supra fulvœ , feminœ pal- lidiores in utroque scxii fusco-Jasciatœ ; subtus cinereo-vio- laceœ disco anteriorani flm'csccnti, posticarnm liinbo costa- (juc late sinuatini, fifscis. •252 AWJNALES Le genre Eurypliène se compose, jusquà prt^ecU, d*une quinzaine d'espèces aiïicaines dont il n'y a guère que la moitié de décrites ou de (ii^urées. Celle que nous décrivons ici appartient au groupe des Cocalia Tah.,/,) - .va/u/ra Dr ury, Senegalcnsis^o\sà\ . et ^T/////e(V/.v/sBoisdv. Elle se rapproche surtout de cette dernière par la taille, le dessin et la couleur du dessus des ailes, mais elle en diffère complètement par dessous. Le dessus des ailes est fauve comme dans la Guincen- sis, avec un dessin à peu près semblable, c^est-à-tlire des raies et des bandes maculaires brunes , mais le contour des ailes est sensiblement plus sinué. Le dessous des ailes supérieures est d'un fauve pâle, avec des raies costales d'un gris brunâtre ne dépassant pas la nervure médiane, et vers Textrémité qui est lavée de brun, deux rangées de petits points noirâtres dont les antérieures plus marqués et doublés de blanc en avant. Le dessus des inférieures est d'un gris violâtre onde, avec des bandes brunes assez larges , contournant l'aile depuis la base jusqu'à l'angle anal ; cette même bande est profondément sinuée le long de la côte et offre, dans son premier sinus, deux litures blanches irrégulières, suivies d'une petite raie courte, transversale, sinuée, brune •, sur la partie d'un gris violâtre , on aperçoit, en outre, une raie plus ou moins distincte de points blancs doublés de brun s'alignanl avec ceux des ailes supérieures. La femelle est un peu plus grande que le mâle, comme chez la Guineensis. Le fond, de la couleur du dessus, est d'un gris blanchâtre pâle, au lieu d'être fauve ; le dessous offre le même dessin que dans le mâle. Cette espèce ne paraît pas très rare, dans les environs de laCazamance. Collections Boisduval et F^eisthamel. Nota. Fabricius a décrit plusieurs espèces appartenant DE LA SOCIÉrK ENTOMOLOGIQUE. 253 à ce genre, mais ses descriptions sont si courtes iju'it nous a été impossible cVy reconnaître la nôtre : c'est ce (jui nous a fait supposer qu'elle n'a pas encore élé men- tionnée par les auteurs. 6. Eiiryphcne Phreone. Boisdv. Ajffinis Gocaliaî-, alœ maris apice suh acutœ supra fuhœ, nigro fusco-fasciatœ, iii auteriorihus j'ascia obliqua an te apiceni luteo-fuWœ\ alce feininœ supra cœruleo-casice anii- carum diinidio apicali nigro fuscofascia obliqua alba\, sub- tus in utroque sexu cinereo-yufescentes, linea média com- mun i intus coni'exa albida. La femelle du Phreone était seule connue et figurait dans la collection de notre savant collègue M. Boisduval, parmi les Evana dont elle a tout l'aspect. Mais ayant reçu plusieurs mâles , rapportés de la Cazamance par le capitaine Caternault , nous avons reconnu que c'était un Euryphène bien voisin du Cocalia. Au premier aspect les mâles du Phreone et du Cocalia sont en tout semblables. Ils différent cependant en ce que chez le Phréon la coupe des ailes est plus aiguë au som- met et plus concave au bord terminal, et surtout parce que la cellule est d'un fauve clair sur lequel ressortent vivement tous les signes noirs, tandis qu'elle est concolorc avec le fond, chez le Cocalia. Enfin en ce que la ligne subterminale des inférieurs fortement dentée chez le Phreone^ est seulement onduleuse chez le Cocalia. Les ailes du mâle sont de couleur fauve, avec des bandes d'un brun noirâtre ; sur les antérieures une large bande de couleur fauve jaunâtre traverse obliquement le sommet. Les ailes de la femelle sont, en dessus, de couleur bleu- 2*5ene, ToMEviii. 17 •.>54 AJNlNALtS azur, avec le bord d'un brun noirâtre. Le sommet des ailes, qui est noir jusqu'à la moitié de Taile, est traversé par une bande oblique blanche. Le dessous des ailes, dans les deux sexes, est de cou- leur grise tirant sur le violâtre. Celui des supérieures est marqué d'une large place occupant la dernière moitié de Taile, arquée et précédée d'une bandelette claire. Le des- sous des inférieures est varié de brunâtre avec une bande vague irrégulière, noirâtre, commençant au bord abdo- minal et s'éteignant vers la cellule. Dans quelques indi- vidus, ces dessins sont plus délayés , mais les caractères n'en persistent pas moins. On trouve assez facilement cette espèce à la Gazamance. Collections Boisduval et Feisthamel. 7. EURVPHENE COCALU. Fab, y^lœ maris apicc sinualce cxtinto tcniiissime nweo, supra obscure fulvœ fuseo-fasciatœ , in anteriorihus fascia obliqua antc apiceni ochracca^ alœ feininœ supra cœruleo-cœsiw limbofusco ; anticorum dimidio apicali fuscoj fuscea obli- qua ockmcece exiimoque niVeo*, sublus in utroquc sexu, cine- reo rufescentes linea média communi, Jusca intus convexa. Le mâle de V Euryphene Cocalia a été décrit par Fabri- cius, et la femelle m'a été enroyée, il y a peu de temps d'Angleterre sous le nom âi'Adriana. Aujourd'hui que le mâle et la femelle ont été trouvés à la Cazamance , nous avons pensé faire une chose utile à la science en les dé- crivant tous deux. Les ailes du mâle sont en dessus d'un fauve brun, avec quatre lignes noires maculaires communes transversales. L'extrémité du sommet des ailes est terminée par une ta- che blanche très mince , une bande couleur d'ocre Ira- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGÏQUE. 255 verse obliquement devant le sommet des ailes qui est aussi d'un fanve obscur. La femelle, beaucoup plus grande que le mâle, n'a de commun avec lui que la tache blanchâtre du sommet des ailes, ainsi que la bande ocrdacée qui traverse oblique- enent le sommet des ailes supdrieui'es. Les quatre ailes sont noires, elles sont coupées par une bande très large, commune , transversale , de couleur bleu chatoyant et arrondie en arc parallèlement au bord des ailes. Cette belle tache bleue est elle-même partagée en deux parties par une petite bande noire en cercle pla- cée près du bord inférieur des ailes. Un petit cercle de points noirs entoure la partie obscure qui environne le corps et Tabdomen. Le dessous des quatre ailes est de couleur cendrée, par- tagé en deux parties par une ligne médiane convexe en dedans. La partie en dedans delà ligne, du côté du corps, est beaucoup plus claire que Tautre -, le corps et Tabdo- men participent de la couleur des ailes. Les antennes sont brunes , à Texception de la massue qui est couleur d'oere. Cette espèce a été trouvée par le capitaine Catanault à la Cazamance oii elle ne paraît pas rare. Collection Bois- duval et Feisthamel. 8. Gharaxes PoLLux. Cramer. (PI. 9, fig. 1) Nigro^usca alis suprafascia communi vallidcfuho \ pos- iicis punctis marginalibus cœruleis\ omnibus subtus tiigro {uscisy ad baseis annulisy fasciaque média albis. Ce magnifique Charaxes a été figuré par Cramer, mais 2dG A1NWALE6 li une inaiiière si inexacte que nous ne Tavions pas re- tonnu. C'est en feuilletant rEncyclopiata posticarum sœpius ocellata; alœfeminœ supra fusccc fascia communi lata média hlfida lincaque mar- i^inali in posiicis Juhis ; subtus in utroquc sexa ferrii^inœ lincis nigris fasciisque palliais. Le mâle de cette espèce a été décrit par Fabricius, sous le JN" 202, mais il n'a pas connu sa femelle ni son habi- tation. Nous croyons devoir compléter sa description en ajoutant, pour ce qui concerne le mâle, dont nous avons consulté plusieurs exemplaires , que , dans certains , au lieu de cinq points noirs ocellés et placés sur la bande rouge du dessus des ailes inférieures, ou n'en rencontre 6:i MÉMOIRE Sar Im Genres PSALIDOGNATHUS et CUIASOGKATHUS. Par m. REIGHE. ( Séance du 9 Janvier 1850 ). 1° Sur le Genre Psalidognathus. Le nombre des espèces d'insectes décrites depuis quel- ques années, s'est accru dans une proportion tellement considérable qu'il devient très difficile, pour ne pas dire impossible , à Tentomologiste descripteur de se tenir au courant. Une foule de descriptions isolées, insérées dans des recueils peu répandus ou écrits en langues étrangères, doivent nécessairement lui échapper, et il est ainsi exposé à créer des doubles emplois, en décrivant, comme nou- velles, des espèces intéressantes qui lui arrivent et qu'il ne sait pas avoir déjà été décrites (1) : c'est ce qui a failli ui'arriver, à propos d'un Goléoptère très remarquable qui uj'a été communiqué récemment et qu'au premier coup (l) La Société cnlomologique venant de créer un nouvel emploi, celui d'arcbivisle-adjoint, ne serait-il pas utile que ce fonciionnaire ût chargé du dépouilleme-nl de sa bibliotbèque en inscrivant sur de.-^ arics mobiles les noms des espèces décrites isol<^ment, avec la cila- ^6i AJNJNALES d'œil je reconnus connue une espèce nouvelle du genre Psalidognathus Gray, pensant qu'il y aurait quelque in- lërêt à le décrire , je le <;omparai aux espèces déjà con- nues, et en commençai la description . lorsque le hasard lit tomber sous ma main un fascicule extrait des Annals et Magasine of natural history, [è\>ricr 1845, accompagné d'une planche dans laquelle je crus reconnaître mon in- secte : la lecture de sa description me confirma dans cette opinion. M. While, naturaliste attaché au Muséum britan- nique, a eu le premier connaissance de cette espèce. En la comparant avec le Psal. Fricndii, seule espèce qui existât au Muséum, il remarqua des différences qu'il crut suffisantes pour établir une coupe générique nouvelle qu'il nomma Prionocalus. Ces différences consistaient principalement dans la plus grande brièveté de Tabdo- men et des élylres -, la soudure de ces dernières et Tab- sence d'ailes. Par induction et d'après la description de Fries Fetensk, Akad. Handl. 1833, il crut devoir rap- porter à ce nouveau genre le Psalid. modestiis de cet auteur. Cette espèce est bien connue des entomologistes de Paris, et aucund'eux n'a jamais songé à la séparer du genre Psalidognathus. Je suis d'avis que le Prionocalus Cacicus White rentre dans le même genre, et que les différences remarquées par l'auteur ne sont que spécifiques. Le genre Psalidognathus compterait donc aujourd'hui les quatre espèces suivantes : tion (Je l'ouvrage; ces caries seraient rangées par familles, par gen- res, etc. Un des membres les plus distingués de la Société, M. Guérin- Méneville possède ainsi un répertoire considérable et des plus iiité- '^««anis qui lui est d'un grand secours pour ses publications. DE LA SOCIÉI É liJNTOMOLOGlQUE. 2G5 l. Psal. Friendii. Giay. Aiiim. Kingatis bispinosis) utrinque infra- médium cava roiunda, polita, cupreo mi' cante-j margine antico medio rotundato^ subproducto; mar- gine postico undulato , medio rotuudato subemarginato . Scutellum semi circulare , viridi œneum nitidumj lateribus punctatis. Elytra con^exiuscula, thorace vix latiora, trans- s>ersaliter subrugosa/ squamulis lanceolatisj griseis sparsim {>e$tita. Corpus subtiis pilis longioribus griseo hirius., femû- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 2G0 ribus anticis haïul incrassatis\tihus anticis elongatis , supra convexis {infra vix concavis) hiseriatim spinosis, apicesub- dilatatis hidentatis \ interniediis posticisquc cjumque vel sex extus spinosis, intus muticis. L'individu qui a servi à cette description ne me paraît pas avoir atteint le développement normal de Tespèce : il est probable qu'on en découvrira à mandibules beaucoup plus développées. La villosité du corselet et du corps et les écailles grisâtres, répandues sur les ély très, distinguent suffisamment cette espèce du Grantii, indépendamment des caractères cités dans la description qui précède. 2' Sériej TOME viii. 18 EXTRAIT DES ANNALES m\M îmmimm DE francb:. ir SÉRIE, TOME .- TRIMESTRE DE JM . DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE , 285 tmmm des espèces européeies X DU GENRE CRYPTOCEPHALUS (première partie). PAR M. SDFFRIAIV. Traduit de Pallemand par M. LÉON FAIRMAÎRE. (Séance du 9 Août 1848.) Dans le deuxième volume des Linnœa entoinologica se trouve le coramencement d'une révision des espèces cu- ropc^enues du genre Cryptoeephalus, par M. Suffrian. Ce tiavail , fait avec tout le soin et rexaclitude de son au- teur, peut intéresser beaucoup d'entomologistes, etcomnie les phrases diagnostiques sont en allemand, j'ai cru ren- dre service à quelques-uns de uos collègues en traduisant ces phrases , suffisantes pour reconnaître 1 espèce. J'en donnerai la suite quand le troisième volume paraîtra. M. Suffrian n'admet que trois genres dans le groupe des Crjptocéphalides d'Europe : I. Ecusson visible, a. Mésosternum uni. . . , Cryptoeephalus. h. Mesosternum sillonné longiludinalement. . Paehyhrachys. lî. Ecusson invisible, Stylosonus. Dans ce dernier gcnre^ le sternum est uni comme chez les vi-ais Cryptoeephalus. 2' Série., tome vi. 19 23i ANNALES Cnjptocephalus, GeollV. Yeux uchaucrés, prestcrnmn lisse, écussoii visible. PREMIÈRE DIVISION. \ Corselet fortement rdtrdci en arrière^jEspèces appar- tenaut à la faune méditeraneenne. 1. C. njnarœ, Friw. in titt. Noir, base des antennes, corselet et pattes d'un jaune rouge \ corselet avec deux , eljtres jaunes avec quatre taches noires, 2,2, les deux paires obliques. — Long. 2 1|3 1. 3 1(6. Larg. 1 1|2, 21. Espagne, Portugal. 2. C. curviUnea, Ol. Jns. ^/, 813, 48, <. 5, /. 82. C. octo-punctatus., Sch. 5yn. II, 368, 72. C. ornatus , Herr. Sch. 135, f. 21. C. Dahlii, Guér.-, Rev. ZooL 1845, 126. Noir en dessous-, tête, corselet et pattes variés de rouge et de jaune -, corselet avec une tache postérieure jaune en forme de fer à cheval j élytres d'un jaune-gri- sâtre avec 4 points noirs, 2, 2, les deux paires obliques. — Long. 2, 2 1^3 1. Larg. 1 l[3, 1 Ij2 1. Sardaigne, Sicile, Alger, Egypte. UECXIÈME DIVISION. Corselet d\'gale largeur, ou un peu plus large ou plus étroit en araière. 1'* Section. Antennes longues, mais fortes-, corps noir ou d un métallique foncé-, corselet ponctué et poilu-, élylrcs rouges, jaunes, ou marquées de noir, quelquefois avec des lignes de points sans ordre. Espèces du midi de l'Europe , 3. C. sexto- inaculatus , 01. Enc. FI, 611, 18. Dun noir bleu avec la base des antennes brune, corselet poilu-, élytres rouge de brique, finement ponctuées avec trois points noirs, 1, 2. Long. 2 5i6, 3 1[8 1. Larg. 1 1|2, 1 DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. ^-25 5[6 1. Cette cspèc»; est aussi connue dans les collections sous le nom de C. grandis, Dejean. France méridionale, Suisse. 4. C. tristigma, Charp. ffor. Ent, 236, ^ 4, /". 7. Bleu d acier, avec la Lase des antennes brune-, corselet poilu ; élytres platement bombées, d'un rouge de brique, avec des lignes ae points grossiers , sans ordre, avec 3 points noirs, 1, 1, la paire postérieure oblique. Long. 3 l|6 1., 3 2(7. Larg. 1 1 [2, 1 5(6 1. Espagne méridionale, Portugal. 5. C. hirticollïs, Parr. ùi lût. Noir, avec la base des antennes brunes, corselet court, finement poilu , élytres rouge de brique, grossièrement ponctuées, avec 3 points noirs, 1, 2, la paire postérieure oblique. Long. 2 li2 3 1(3 l. Larg. 1 IjS, 1 5[6 1. Calabre, Sicile. 6. C. ilicù, 01. Ins. FI, 801, 28, t, 2, /". 21. C. sku- lus, Herr. Sch. 135. /. 23. Dun vert bleu métallique, avec la base des antennes brune, corselet poilu, grossière- ment ponctué, élytres platement bombées, jaunes, gros- sièrement ponctuées, avec 4 points noirs 2, 2, les deux paires obliques. Long. 1 2[3, '2 2 [3 1. Larg. I, lj2 1. France méridionale, Sardaigne, Toscagne, Sicile, Turquie, Asie rainpure. Les individus typiques sont assez rares. Souvent le point antérieur interne manque; plus souvent encore manque en outre le point postérieur externe; enfin, chez (pïclques individus très rares, il ne reste que le point sur Tépaule. J'ai reçu les individus typiS Noir i base des antennes, tibias et tarses d'un jaune- rougeâtre -, chaperon, côtés du corselet et deux taches postérieures d'un Llanc-jaunàtre, extrémité des cuisses et hanches antérieures tachées de blanc ; élytres d'iin rouge- cerise avec deux points noirs (1,1) Long. 2 1/2-3 1., lurg, I 1/2-1 5/Gl. Dans presque toute l'Europe . Les espèces qui viennent maintenant ont tant d'ana- logie entre elles quon les confond habituellement les unes avec les autres. Voici un tableau qui facilitera leut distinction. I. Cuisses noires : a, dessous de la tête taché latéraletneot. C. distinguendus. b. — — sans tache. C. cribratus. II. Cuisses tachées de blanc à rextrémilé : a. tibias jaunes. C. Cordiger, b. tibiasnoirs. A. Lobes latéraux des élytres jaunes. a a. corselet mat. C. variegatus. b b. corselet brillant. C. interruptus, B. Lobes latéraux bordés de noir. a a. élytres finement ponctuées. C. variabUis. b b. élytres grossièreiuent ponctuées. C. 6 punctatus. 20. C. distinguendus, Scliti. Mag. /, 209, 19. — C. variegatus, Pz. 13, t. 8. Noir, avec la base des antennes brune, bords antérieur, et latéraux du corselet et une tache transverse vers le bord postérieurs d'un blanc-jaune-, élytres grossièrement ponctuées, jaunes, avec deux points noirs (1,1). Long. 2-2 5/6 l.,larg. lJ/3-1 3/4 1. Suède, Finlande, Allemagne septentrionale. 21. G, variegatus, Fab. E. Syst. II, 61, 40. FL Ins. FL 795, 18, U 4,/. 58. C fm7/am, Gharp.- Ent, 239, «. 7, /•. 9. * 260 ANNALES Noir, avec la base des antennes brune j trois bandes sur le corselet mat, et extrémité des cuisses d'un blanc- jaune ; élytres densément ponctuées, jaunes, avec une ta- che huinërale noire. Long. 2 3/4-3 1., larg, 1 lyS-l 1/2 1. Bavière, Tyrol, Savoie, Lombardie. 22. C. variahilis, Schn. Ma^. I, 207, \1 . C. cordiger, PI. Enc. P'I, 611, 20. — C. sexto punctatus^ n.Seh. 116, r 4. Noir, avec la base des antennes brune-, chaperon, trois bandes sur le corselet et extrémité des cuisses blanchâtres, élytres médiocrement ponctuéss, d'un rouge-cerise, avec quatre points noirs (2,2). Long. 2 1/4-3 1., larg. 1 1/2-1 3/41. Quelquefois les deux points postérieurs se dilatent et forment presque une bande transverse-, le point interne antérieur ou le postérieur disparaît dans certain cas; plus rarement tous deux à la lois -, les points externes diminuent aussi, et par leur complète disparition certains individus ont les élytres toutes rouges. Dans toute l'Europe jusqu'aux bords de là Médi- terranée . 23. C. sexto punctatus,L. Fn. Suec. 170, 550, Ol. ^nc. F/, 613, 30. Noir, avec la base des antennes brune , chaperon, bords latéraux du corselet et extrémité des cuisses rougeàtres -, élytres d'un rouge-brique, grossièrement ponctuées, avec trois taches noires informes (2,1). c?, avecune bande rouge étroite, tronquée ordinairemeut en arrière, ç, avec une tache médiane rouge en forme d'ancre. Long. 2-3 1/6 1., larg. 1 1/2-2 1. Dans toute l'Europe. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE, 143 MONOGRAPHIE DES ESPÈCES EUROPÉENNES Di! GENRE GRTPTOGEPHALUS (première partie). (Suite) (1). PAR M. SUFFBIAN. Traduit de rallemand par M. LÉON FAIRMAIRE. ( Séance du 14 Février 1849. ) 24. C. intcrruptus , Meg., in Mus. Berol. — G. sex- punctatus, Schn. Mag. /, 206, 16, var : C, D. — C. va- riabilis, H. Sck. 116, t. 9. Noir, avec la base des anten- nes jaune; chaperon, trois bandes sur le corselet, extrd- mité des cuisses et ély très d'un jaune rouge, ces dernières mode'rëment ponctuées, avec les lobes latéraux de même couleur, et trois taches noires irrégulières (2, 1). Long. 2-3 1. Larg. 1 1/3-1 2[3 1. Bavière, Autriche, Hongrie. 25. C. crihratus. Noir, avec la base des antennes bru- ne 5 corselet grossièrement ponctué avec trois bandes l'ou- ges \ élytres grossièrement ponctuées , d'un rouge cerise, avec trois taches noires irrégulières (2, 1). Long. 2 3/4 1. Larg. 1 1/2 1. Constantinople , Asie-Mineure. 26. C, lœvicollis, Gebl., Ledeh. Reisell, 2, 205, N" 19. (1) Voy. 2« série, Tome VI (1848) p. 285. 144 ANNALES Noir, avec la base des antennes jaune ; corselet très fine- ment ponctue, rouge, tache de noir; dlytres modc^rdment ponctuées, rouges, avec trois taches noires. Long. 2 1/4- 2 li2l.Larg. 1 1/3-1 1/21. Turquie, Sibérie. 27. C. quadripunctatus, 01., Ins. VI, 800, 27, t. 5,/. 65. Noirj avec la base des antennes brunâtre ; deux ta- ches frontales , bord postérieur du corselet et une tache sur Técusson d'un jaune blanchâtre-, élytres grossière- ment ponctuées, d'un rouge brique, avec quatre taches noires (2, 2, les deux paires obliques). Long. 2-2 1/3 1. Larg. 1 1/6-1 1/31. Pyrénées, Bordeaux. Connu en France sous le nom de C. scutellaris, Muls. inéd. 28. C.JasciaiuSy H. Sch. 127, t. 13. Noir, avec la base des antennes brune -, deux taches frontales et une tache sur Técusson, d'un blanc jaunâtre; élytres modérément ponctuées, d'un rouge brique, avec deux bandes trans- versales noires. Long. 1 5/6-2 1/2 1. Larg. 1 1/6-1 1/21. France méridionale, Savoie, Jura, Italie septentrio- nale. 29. C. lusitanicus. Mus. Berol. Noir, deux taches fron- tales, bords latéraux du corselet et une tache sur Técusson d'un blanc jaunâtre ; élytres grossièrement ponctuées , d'un rouge brique, avec trois points noirs (I, 2, la paire postérieure oblique). Long. 2 1/31. Larg. 1 1/3 1. Portugal. 30. C. coryli, Linné, Fn. Suec, 169, 555. — C. cher- mesinus, 01. Encyc. FI, 625, 22.— c? C. vitis, Pz. 68, t. 5. Noir, avec la base des antennes brune, et deux taches frontales d'un blanc jaunâtre; corselet modérément ponc- tué, noir d*, rouge o '? élytres rouges, avec des poipts for- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 145 mant des lignes irrt^gulières. Long. 2 2/3-3 1/3 1. Larg. 1 1/2-2 1. /3. Une tache noire sur le cal us humdral. 4. C. fini, Linn. Fn. Suec. 170, 556.. D'un jaune a os. Tête et disque du corselet plus fonces, extrémité des antennes noirâtre-, corselet finement ponctué^ élytres ])lus <• 4t,/iJ»^tAAj, J^-#i- •• 4-/V*., Jfnt^Mff A^/- JfJ ^ y*^*»^ '>'^- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 153 fortement-, tibias antérieurs comprimés. Long. 1 2[3-2 lj'2 1. Larg. l-li2L Dans toute TEurope centrale et septentrionale. 55. C. abietis, Knoch, in DahVs Catalog. D'un jaune d os. Tête et disque du corselet plus foncés, extrémité des antennes noirâtre -, corselet modérément ponctué ; élylres à ponctuation forte, mais éparse-, tibias antérieurs com- primés. Long. 1 2i3-2 ]\2 1. Larg. l-li2 I. Je n'ose pas décider si c'est une véritable espèce ou une variété de la précédente. Plus rare que le précédent^ et plus commun dans le midi de l'Europe. Lombardie , France méridionale, Autriche, Poméranie. 10^ section. Antennes grêles-, corps noir ou métal- lique , quelquefois avec des taches sur sa tête , les bords du corselet et les pattes jaunes -, corselet lisse ou finement ponctué ; élytres ponctuées sans ordre ou en li- gnes irrégulières, ordinairement avec les bords et des ta- ches apicales rouges ou jaunes. Espèces cylindriques très régulières, bien proportion- nées, la plupart du midi et du centre de l'Europe. 56. C. nitens, Linn. Fn. Suec. 169, 551. — C. flavi- frons, Fab. E. Syst. 11^ 65. — ^ C. assimilis, Hb. Fuesl. Arch. IF, 63, 13. En dessus d'un bleu-vert, noir en dessous j base des antennes et chaperon jaunes j corselet lisse, élytres à stries ponctuées confuses. — d* Deux ta- ches frontales et les pattes antérieures jaunes -, Ç toutes les pattes jaunes. Long. 1 2[3-2 1[3 1. Larg, 5(6-1 1[2 1. Dans toute l'Europe. 57. C. nitidulus, Gyll. Ins. Suec. 111,610, 10 — C. nitens, Fab. E. Syst. II, 64-, 57. Dessus d'un bleu-vert brillant, noir en dessous;, base des antennes, bas de la 154 ANNALES tête, une tache cordiforme sur le front, pattes antérieures et médianes jaunes-, corselet lisse, élylres fortement ponc- tuées, c? Bords antérieur et latéral du corselet, avec une bordure jaune souvent interrompue. Ç Corselet unicolore, ou l)ien seulement jaune aux angles antérieurs et posté- rieurs. Long. 1 3i4-2 l^G 1. Larg. 1-1 SjG 1. Très voisin du précédent , avec lequel Paykull et Schneider le réunissent comme variété ; mais il est plus ramassé et les élytres sont plus fortement ponctuées. Var. : bleu-noir, ou cuivreux. C'est un insecte propre à Torient de l'Europe ; il se trouve dans toute rÂllemagne, mais n'est commun nulle part. Hongrie, Crimée. 58. C. marginellus, 01. Enc. 6, 616, 42. — C. bipus- tulatus, var. /2, Rossi Fn. Etr, 247. D'un vert noirâtre-, base des antennes, deux taches frontales , bords du cor- selet, des élytres, et extrémité de ces dernières d'un jaune blanchâtre j pattes variées de jaune -, corselet finement, élytres fortement ponctués. Long, l 5[6-2 l^S 1. Larg. 1-1[3 1. France méridionale , Italie septentrionale , Autriche , Hongrie. Une espèce de la Sibérie orientale, C. cœrulescens Mann. en est très voisine, sa ponctuation est plus fine, la tête et les élytres n'ont pas de dessins de couleur claire. 59. C.flavipes^ Fab. E.Syst. II, 65, 64. — C paren- thesis , Schn. Mag. /, 203, 11. — C. warginatus , Oliv. Enc. -T/, 623, 12. — C. Jla^ifrons, ibid., 624. INoir^ tête, base des antennes, pattes et bord des élytres le long du lobe latéral jaunes -, corselet lisse, élytres médiocre- ment ponctuées en lignes confuses, d* Bord antérieur et latéral du corselet bordé de jaune clair, ç Corselet uni- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 155 colore , ou seulement un peu jaune aux angles , parti- culièrement aux postérieurs. Long. 1 1^3-2 li2 1. Larg. 5i6-2 1. Var. /3. La bordure jaune des élytres manque. Cette variété au premier coup d'œil paraît être une espèce diffé- rente. Je crois que c'est le C insignis, Gyll. Ins. Suec. JII, 522 Obs : c'est le C. signatifrons de Sturm., Cat., et les CJurcatus et alpinus, Dahl. Var. y. La couleur jaune envahit une portion du cor- selet et des élytres \ j'en ai reçu deux individus de Tur- quie sous le nom de C- turcicus, von Heyden. Allemagne, Russie, France, Tyrol, Italie, Turquie. Il faut rapporter à cette espèce les G. furcatus, Meg. j chlorophanus, \5\v.\flavimanus, Meg.^ chloromanus, Meg.j gilvipes, Ziégl . \ 60. C. (jmdnpustulaius, Gyll. Ins. Suec. III. 613, 12. Noir, bas de la tête, base des antennes, bord latéral du corselet , pattes antérieures , une tache humérale et une tache transversale avant l'extrémité des élytres d'un jaune rougeâtre-, corselet lisse, élytres avec des lignes confuses de gros points, c? Bord antérieur du corselet étroitement rougeâtre. çBord antérieur du corselet noir. Long. 1 1^2- 2 1. Larg. 5i6-l li6l. Var. /3. Extrémité des élytres concolore. Var. y. Elytres entièrement noires-, seulement une petite marque jaune au bord réfléchi des élytres. Suède, Allemagne, Hongrie, Russie. Il faut rapporter à cette espèce les C. bigeminus, Illig. ; apicalis, Ziegl. , et bisignatus, Meg. 61. G. quadriguttatus^ Germ. Ins. Sp. 556, 755. — G. nigribuccis , Gebl. Ledcb. Reise II, 2, 208. — G. bishi- pustulatus, H. Sck. 116, t. 10. Noir-, base des antennes, •:ti% • ^^Ji. ••**•». ^U.. ^.U.! »:'".v ..,\.V. ..:.». .4 156 ANNALES tache latérale des élytres derrière lepaule et une tache transversale à rextrémitë , jaunes •■, corselet finement ponctue; élytres à lignes confuses de gros points. Long. 2-2 3[4 1. Larg. 1-1 2i3 1. Hongrie, Dalmatie, Crimée. 62. G. creticus. Noir-, lête , base des antennes, tache latérale sur les élytres, derrière Tépaule et une oblique à Textrémité, et pattes antérieures d'un jaune rougeâtre -, corselet lisse, élytres à stries ponctuées confuses. Long. I l[2-2l. Larg. l-I \^\. Crête. 63. C./iavoguttatus, Ol. Enc. FI, 623, 13. — C. api- calis,Geb\. Ledeb. Reise II, 2, 201, 1. D'un bleu noir j base des antennes, deux taches frontales, tache latérale sur les élytres derrière Tépaule, une autre à Textrémité voisine de la première , et une tache à l'extrémité des cuisses, d'un jaune clair -, corselet finement, élytres forte- ment et irrégulièrement ponctuées, c? Bord antérieur et bord latéral, interrompu, du corselet jaunes. Ç Une tache jaunâtre à la pointe des angles postérieurs. Long. 2-2 1[4 1. Larg. 1 Ii6-1 1^3 1. Autriche, Hongrie, Turquie, Crimée, Sibérie. J'ai vu dans la collection Reiche une espèce très voi- sine venant de Sibérie, C. bivulncratus , Fald. -, la ponc- tuation du corselet est plus serrée, celle des élytres plus faible i les bords antérieurs et latéraux du corselet sont entièrement jaunes. 64. C. Bamburi, Dej. Cat. D'un vert doré-, bord relevé du corselet, une large bande autour des élytres, extrémité des cuisses et une tache oblique aux épaules, d'un jaune clair; corselet fortement ponctué; élytres avec des lignes DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 157 de gros points avec les intervalles fortement ridés. cî'Long. 2I16I. Larg. 1 I16I. Andalousie, G5. G. morœi, L. Fn Suec. 169, 550. Noir,- base des antennes, bord latéral et antérieur, souvent interrompu, du corselet, une tache latérale derrière Tépaule, et une tache oblique à Textrémité des élytres, et les jambes an- térieures jaunes ; corselet visiblement ponctué , élytres ponctuées en lignes. Long. 1 1^2-2 1^6 1. Larg. 3j4-l l{6l. Var. /3. Tache antérieure se dilatant en une bande transversale et tache postérieure se prolongeant en avant, se réunissant toutes deux par le bord latéral. G. inter- rupto-fasciatus, Ziegl.; cruciatus^ 'DaXA.-^ fasciatus, St.-, inierruptus, Ziegl. Dans toute l'Europe. 66. G. signalas, 01. E?7C. FI, 619, 56. Dessous noir, avec les épaules jaunes , dessus et pattes jaunes ; sur le corselet une tache réniforme noire, avec deux taches blan- ches, et sur les élytres une bande transverse noire peu marquée -, corselet finement ponctué, élytres avec des li- gnes de gros points irréguliers. Long. 1 5|6 1. Larg. 1 1. France méridionale. 67. G. cjuadrisignatus, Dej. Cat. Noir, base des anten- nes brune ; une bande transverse avant le milieu des ély- tres, et leur extrémité d^un jaune-rouge •, corselet fine- ment ponctué \ élytres à lignes de gros points. $ Long. 2 li3 1. Larg. 1 \\i 1. France méridionale. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 271 MONOGRAPHIE DES ESPECES EUROPÉENNES DU GENRE GRYPTOGEPaALUS (Deuxième partie). (Suite) (1). PAR M. SUFFRIAN. Traduit de Taliemand par M. LÉON PAIR MAIRE (Séance du 27 Mars 1850.) Depuis rimpression de la première partie, M. Erich- son communiqua à M. Suffrian une espèce dont voici ia description et qui se place après le C. fasciatus. 68 (28-29) — C. Carinthiacus. Noir, base des antennes brune-, deux taches frontales, angles post(^rieurs du cor- selet, ëcusson et une tache huniërale d'un jaune blanchâ- tre, élylres grossièrement ponctuées; avant le milieu, une bande transverse interrompue , d'un rouge jaune ainsi que l'extrémité. Long. 3 1. Larg. 1 3/4 I. Un seul individu ç. Alpes de la Carinthie. I V section. Antennes grêles ; corps noir ou métallique, en partie avec des dessins jaunes-, corselet ponctué , avec de fortes impressions latérales ; élytres régulièrement ponctuées en ligne, le plus souvent grossièrement. Espè- ces courtes, larges, comprimées, bombées, d'un habitat plus restreint, mais ne manquant complètement dans au- cune partie de l'Europe. (1) Voyez 2« série, T. VI (1848) p. 285, cl T. VII (18/|9) p. 14S. Îi72 ANNALES 69. C. li) pnnctatus. — Chrysomela, id.iÀnn. Fn.Suec 560.— Ol. 1ns. FI, 804, 33, t. 5, /'. 69. Noir, base de. antennes, une tache frontale cordiforme, pattes et (51 y tre jaunes : ces dernières avec cinq taches noires , séparée; ou confluentes (2, 2, 1)-, corselet jaune à taches noires. Les taches noires varient beaucoup. Dans un individu de Kievv, on ne voit qu'une tache humérale ella trace de la tacl>e postérieure, le plus souvent elles se dilatent. Var. /3. Taches se réunissant : la tache jaune arrondie, postérieure du corselet, se confond avec une tache en ovale allongé. Cette variété est rare, maislasuivanteestcommune. Var. y. Elytres uniformément noires; le Lord externe teste encore jaune vers Tépaulej la tache jaune au milieu du corselet devient de plus en plus étroite et courte. — • Chrysomela hotJimica, Linn. Fn. Suec. 170, 557, 01. Ins. FL 823, 66, t. Q, f. 96. — Crypt. ornatus, Hb. FussL ^Jrch.IF,63, 15.' Allemagne, France, Russie, Italie, Suisse, Hongrie. 70. Cflas^escens, Schn. Mag. /, 196, 3. Dessous noir avec une tache jaune sur le lobe humerai, dessus jaune ainsi que les antennes et les pattes-, élytres allongées, tachées de noir ou entièrement noires. Long. 1 2/3, 2 1/6. Larg. 1,15/6. Se distingue du précédent auquel il ressemble beaucoup, par les élytres allongées, les bords du corselet toujours largement jaunes. Les individus typiques ont une tache humérale, noire, un peu dilatée en arrière (6*. callifer, Germ. inéd., nign- ventris, Parr.) Var. /S. Elytres à taches noires, plus ou moins con- fluentes, H. Sch 113, /. 2. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 273 t Var. 7. Ely très entièrement noires ; seulement un hord jaune au calus humerai. Si le corselet en arrière a deux lâches noires , c'est le C. f'rcnatus, P^ah. Si le corselet a deux handes noires, c'est le C trilincatus, Fab., frenatus, Panz. 01. et deceniptmctatus, Schn. var. /3. Allemagne, Italie, Espagne, Alsace. 7i. C. punctiger, Gyll. Ins. Suec. III, 624, 18. Al- longé, noir, à élytres bleues : base des antennes, pattes antérieures et intermédiaires, bord antérieur du corselet, €t une tache frontale bifurquée près la bouche, jaunes. Long. 3i4, 1 1[2 1. Larg. 1{21 3[4 1. Suède, Finlande, Hanovre, Courlande, Angleterre. 72. C. janthinus, Germ., Ins^. Sp. 555, n. 757. D'un bleu violet mat, dessous de la tête, base des antennes et hanches jaunes, intervalles des stries finement ridés. (f Bord antérieur du corselet jaune, ainsi qu'une tache frontale bilobée touchant un chaperon, ç Front avec deux lignes jaunes, étroites. Long. 1 1|2, 1 3[4 1. Larg. 5i6, 1 1|4 1. Prusse, Hongrie, France (Paris, Touraine). 73. C.fulcmtus. Germ. Ins.Sp. 557, «. 758. C.JIavi- Inbn'sj H. Sch. 1 16, L 5. D'un bleu violet : dessous de la tête, base des antennes et hanches jaunes -, élytrcs et stries grossièrement ponctuées , intervalles lisses. Long. 1 1|3- 1 2[3 1. Larg. 5|6, 1 1. Allemagne, Russie, Italie, Espagne, France, sur l'Aulne. 74. C. /hn'iluùns,Pk.,Fn. 50, 11, 146,18. D'un bleu- verdâlrc : dessous de la télc et base des antennes jaunes, 274 ■ ANNALES elytresà stries finement ponctuées, intervalles éminemment lisses et luisants. Long. 1 5[6, 2. 1. Larg. 1 1[4 1. Confondu avec le fulcratus, dans beaucoup de collec- tions ; il se distingue par sa taille plus grande, sa forme plus épaisse et sa couleur qui varie parfois jusqu'au noir. Suède, Allemagne. 75. C. marginatus, F. £. Sjst. II, 58, 27 Ç. 01. VI, 801 , 29, t. 5,/. 66.— C.Jlavilabris, Rossi. Fn. Etr. 240 cf. — C. teimmatusy Germ. Ins Sp. 555. n. 756 <^, D'un vert noirâtre, dessous de la tête et base des antennes jaunes , élytres à stries grossièrement ponctuées, intervalles assez lisses, ci" Elytres unicolores ou avec une tache transver- sale, petite, peu distincte à Textrémité. ç Elytres avec une large bande jaune. Long. 1 3[4l.Larg. 1 1|6, 1 l|2l. Hongrie, Russie méridionale (1 ). 76. C. Gro/imanni Snîïr . D'un bleu noir, base des an- tennes et côtés de la tête jaunes, élytres à lignes de gros points, intervalles lisses, d* Elytres avec une grande tache transversale jaune, tranchée, avant Textrémité. ç? Ely- tres avec une large bande longitudinale sinuée. Ressem- ble tellement au marginatus qu'on pourrait n'en faire qu'une variété locale : mais la couleur est d'un bleu plus violet, la ponctuation du corselet est plus grosse, sinon plus serrée, et la tache terminale est bien nette , d*UD jaune clair. Long, l 3(4 1. Larg. 1 1|6, l 1[2 1. Sicile. 77. C. biguttidus Sufl'r. Allongé, d'un bleu violet, (1) J'ai trouvé celle espèce à Fontainebleau ei dans la forêi de Sénarl. M. Rouzei Ta trouvée dans la forêt de Bondy ; elle nVsl pa» rare à Cbamouny. h. Faihmaire. Db: LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 27Ô dessous de la tête et base des antennes jaunes *, élytres à lignes de gros points : intervalles rides transversalement ; une tache d'un jaune clair avant rextre'mile. Ressemble beaucoup au fui CT'atii s et au pimctiger; s'en distingue par la tache jaune apicale qui monte presque jusqu'en haut de le déclinitd postérieure. Long. 1 2/3 1. Larg. 5/6 1. Crimée. 12* section. Antennes grêles-, corps découvert ou d'un bleu noirâtre; corselet lisse, ordinairement avec deux im- pressions latérales-, élytres à stries ponctuées régulières. Une seule espèce du nord de l'Europe, allongée presque cylindrique, atténuée aux deux extrémités. 78. C. pallifrons Gyll. 1ns. 50, 1 11, 625, 19 d-.ç —C. fut'ciftvns. Mann. Col. Fini. {Bull, de Mosc. 1844) 15 n° 10. Base des antennes dessous de la tête, tache frontale bilobée et pattes jaunes-, élytres à stries régulières, inter- valles lisses, d* Tache frontale s'étendant jusqu'au bord externe des yeux, séparée seulement en haut par un fai- ble sillon : souvent aussi les angles antérieurs du corselet sont jaunes, ç Tache frontale largement bifurquécj cor- selet toujours unicolore. Cette espèce allongée a presque le faciès d'une Haltica du groupe Ôlus Cryptocepkalœ, Long. 1 1/4, 1 2/3 1. Larg. 3/4, 1 L Poméranie, Suède, Finlande. 79. C. salicis, F. Ent. S. II, 53. 3 — C. trimaculatus, Rossi Fn. Etr. 246. Charp. Hov. Ent. 237, t. 7,/. 5. — C. 6 maculatus, 01. Ins. VI ^ 791, 12. Noir, base des antennes brune, élytres rouges, à lignes de points très fines et trois points noirs(l, 2 la paire postérieure oblique). C'est une des plus grandes espèces du genres très voisin, 276 ANNALES pour la forme ; a le dessin du C. imperialis, mais facile » distinguer par le corselet luisant et fortement bombé et les fascies très ponctuées des élytres. Long. 2 2[3, 3 2(3» Larg. I 2[a, 2 1[6. Europe méridionale, France. 80. C. bistn'punctatus , Germ. Ins. Sp. 757, //. 760. Noir base des antennes d'un jaune rougeâtre -, élytres jaunes à stries de gros points, bordées de noir, avec trois points noirs (1, 2, paire postérieure oblique). Très voisin du précédent avec lequel il est confondu dans beaucoup de collections, quoique facile à distinguer par la forme plus cylindrique, plus allongée, les antennes plus lon- gues et la couleur des élytres. Long. 2 1|2, 3 1[3 1. Lar- geur 1 1|2 2 1. Autriche, Suisse (1). 81. G. hipunctatus, L. Fn. sv. 168, 548. — C. dispar. Gyll. Ins. sv. III, 614, 13. Noir, base des antennes brun rouge, élytres à stries de gros points, rouges avec une bor- dure et deux taches noires qui, en se réunissant envahis- sent parfois toute la surface. Long. 2-3 1[2 1. Larg. 1 I16-2I. Var. /3. Une grande tache noire, peu régulière, mal arrêtée, au-delà du milieu ; c'est le véritable hipunctatus de Linné. Var. 7. Cette tache s'allonge en une large ligne (jui a presque la forme d'un point d'exclamation renversé. Var. $. Cette ligne se réunit au point humerai et forme une bande longitudinale, arquée, qui s'élargit au point (1) J'ai trouvé deux individus de cette espèce dans la forêt de Saint*Germain, près Paris. L. Fâirmaire. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 277 que le rouge ne furmc plus qu une bordure. C. lineola^ Fab. Ens. syst. II, 59, 30. — Ol. lus, FI, 799, 26, tah. 4,/. 64. Var. e. La couleur noire envahit la suture et le bord externe; il ne reste plus de rouge quà rextrémitë et à la base , et quelquefois seulement autour de Técusson. Frid- waldsky a envoyé ce Cryptocephalus sous le nom de pa- radoxus. Var. <^. Le rouge est réduit à une tacbe apicale. C. bipus- tulatus, Fab. Ens. syst. II, 67, 74. — Ol. Ins. VI, 821, 62. t. 6, f. 92. — 6\ biguttatus Hb. in Funl. arch. Fil, 1 63, 20, t. 44,/. 6. Les individus chez lesquels celte tache est très petite sont rares-, mais la variété suivante est en- core plus lare. Var. «. Elytres entièrement noires. Gyll. var. f. Dans toute TEurope. 82. C. aniicus. Noir, base des antennes d'un fauve rouge -, élytres à lignes modérément ponctuées -, une tache transversale avant Texlrémité et les pattes antérieures, d'un jaune rouge. Ressemble beaucoup à la variété J de l'espèce précédente, mais les antennes sont proportion- nellement un peu plus longues, plus claires à la base-, le chaperon est lisse, et au lieu de points,^est marqué de fai- bles impressions. Le corselet est moins convexe , un peu plus large en arrière, plus rétréci en avant, à ponctuation éparse ç. Long. 2 3j4 1. Larg. 1 3[4. Caucase. 13' section. Antennes très grêles -, corps ordinairement noir dessus jaune ou mélangé tle jaune et de noir. Corse- let ordinairement lisse, rarement ponctué ou strié ; ély tre.* 278 ANNALES à lignes ponctuées très régulières , souvent obsolètes en arrière du milieu. Insectes à corps bien proportionne, propres à l'Europe centrale, mais cependant ne manquant nulle part-, ordinairement de taille petite. 83. C. sexpustulatus Rossi, Fn. Etr. 248. — C. octo- guttatusOl. Ins. FI, 816, 54 d*. Noir, base des antennes, pattes antérieures et quatre taches (1 , 2, 1 ) sur les elytres, jaunes, corselet lisse , élylres à lignes de gros points. d* Dessous de la tête, tache frontale cordiforme, bord anté- rieur et angles postérieurs du corselet, jaunes, ç Corselet et tête noirs. Côtés du chaperon jaunes. Long. 1 li2, 2 l|2l.Larg. 1, 1 2i3 1. Allemagne, Russie méridionale, France méridionale, Espagne , Italie. 84 . C\ grai^idusHerr.Sch. 1 43, t. 2^.—C.8guttatus Fab. £?2t. syst. II, 66, 68. Court, fortement convexe, noir-, front, base des antennes, une tache oblique sur le lobe humerai, pattes, et quatre taches sur les éljtres (1, 2, 1) jaunes. Corselet lisse. Elytres à lignes de points pres- que effacés, c? Dessous de la tête, bords antérieurs et laté- raux du corselet largement jaunes, ç Dessous de la tête noir , labre brun, corselet entièrement noir. Ressemble beaucoup au précédent, s'en distingue par sa forme, large, surtout auxéljtres,qui sont plus élevées autour de Técus- son.Long. 1 2[3, 2 li9l. Larg. I-l l[4l. France méridionale, Portugal, Alger. Le C. crassus 0\.Enc.FI, 620, 65, me paraît être iden- lique avec celte espèce : ce serait une variété du mâle, avec les elytres entièrement noires, sauf un reste de la tache jaune humérale. — M. Lucas a décrit dans la Re- vue /ool. 1845, 126, 10, une espèce très voisine qui parait DE LA SOCIÉTÉ EJN TOMOLOGIQUE. 279 différer par le dessiti du corselet. — Le C. 8 pustulatus St. n'est qu'une femelle du gravidus, 85. C. Koyi. — C. 8 guttatus Ol. Enc. FI, 616, 44, Gevm.Fn. Ins. Eitr.Q t. 5. Noir-, base des antennes, des- sous delà tête, pattes ante'rieures etquatre taches sur les ëly- tres (I, 2, 1) d'un jaune rougeâtre. Corselet très finement ponctué. Eljtres à lignes ponctuées , visibles, d" Dessus de la tête jusqu'au bord supérieur des yeux, hanches an- térieures et intermédiaires et une tache sur le côté interne des cuisses intermédiaires, d'un jaune rouge -, bords et angles antérieurs du corselet largement bordés de jaune rouge, ç Une grande tache angulée jaune sur le chaperon. Delà grandeur des plus petits individus de Voctoguttatus Fab., auquel il ressemble beaucoup, et dont il diffère par la couleur d'un jaune plus foncé et le dessin de la tache frontale. Long, l Ifi, 2 1. Larg. 5i6, 1 I|4 1. Var. /3. Les taches intermédiaires des élytres forment une bande transverse un peu arquée, interrompue à la suture, et la tache antérieure se prolonge en arrière. Var. 'y. La tache antérieure est réunie à la bande trans- verse : il ne reste plus de noir que sur le calus humerai. La portion antérieure des ély très est rouge avec une croix noire. Espagne, Portugal. 86. C. Rossii. Noir-, base des antennes et quatre taches sur lesélytres (1, 2, l), souvent confluenles, d'un jaune rouge. Corselet finement ponctué, avec des poils gris aux angles antérieurs, élytres à lignes de points. Forme in- termédiaire, qui joint les trois espèces précédentes avec les suivantes-, ressemble au vittatus parla couleur noire d<; la tête et des élylres. Les taches de ces dernières sont, 280 ANiNALBS quelquefois réduites à des points, C. punctulatus Dj. Cat. Var. /3. Tache humérale unie à la tache intermédiaire interne par une bande transverse dilatée vers la suture. Var. y. Cette bande se joint à la tache postérieure par une ligne étroite-, le bord externe restant noir. Var. S Les élytres paraissent entièrement rouges avec un point humerai et une double croix noire. Long. 1 5(6, 2 3i4l. Larg. 1-1 1|2 1. France méridionale, Espagne, Portugal. 87. C.nttatus^^Feih.Ent.syst. 11,6^, b9.—0\.Ins.P'J, 815, 5 3, f. (jJ'.Sl.-'C. ^uadratusOl.Enc. f^I,6lb, 39. — C. sutnralis ïb\d. 624, 19. ~Ç C fjuacIrumFah. Mant. Ins. 7, 82, 46. Noir, base des antennes jaunâtre -, élytres jaunes à bordure et à bandes longitudinales jaunes. Cor- selet ponctué finement, avec des poils gris aux angles antérieurs-, élytres à stries ponctuées, fortes et un peu confondues, c? Bandes longitudinales des élytres arquées en arrière et se joignant à la suture, qui est noire. Ç Ban- des libres ou seulement jointes à la suture par une fine ligne transversale. Taille à\iflavipes\ la femelle est quel • quefois deux fois aussi grosse que le mâle : c'est la plus grande des espèces à élytres jaunes avec des bandes noires, et elle est facile à distinguer par les angles antérieurs du corselet, garnis de poils gris et par le corps rétréci en arrière. Long. 1 1|3 2 1. Larg. 5|6 1 Ii6 1. Europe centrale, Russie. 88. G. Ccltibeiicus. Noir^ base des antennes, cuisses, bords antérieurs et latéraux du corselet jaunes, élytres avec la suture cl une bande noire; corselet grossement et denséraent ponctué, ayant au milieu une bande lisse, qui DE l.A SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 2ai tonne presque une carène en avant; el y très à stries ponc- tuées fortes et re'gulières. Comme les espèces précédentes, ces trois espèces for- ment un groupe homogène qui se distingue par une forme cylindrique, étroite, le calus humerai à peine saillant et le manque d'impression visible à lu base des élytres, et par une couleur jaune à dessins noirs : cette espèce- ci est la plus grosse. Long, 1, 1 1[2. Larg. 2[3, I 1. Espagne méridionale. 89. C. tesselatiisGcrm. Mag. /, n, 128, 16 — C. elo?i~ gatulus Ol. Jvs. FI, 835, 81, t. 1 , f. 115. Noir-, base des antennes, pattes, bords antérieurs et latéraux du cor- selet, côtés latéraux des élytres et deux taches carrées sur chacune d'un jaune clair-, corselet densément ponctué j élytres à stries ponctuées, d* Dessous de la tête et une gran- de tache frontale bilobée, jaunes, ç Tète noire, bou- che brunâtre. C'est la plus petite espèce du genre. Lon- gueur 2[3, l 1[6. Larg. 1(2, 3i4 1. Russie méridionale, Autriche, Paris. Le nom d'Olivier est le plus ancien : je ne Tai pas adopté, parce qu'il y a un elongalus Ziegl., afin d'éviter toute confusion : d'ailleurs le nom (ïeloJigatulus ne lui convient pas plus qu'à un autre. Cette espèce porte, dans plusieurs collections , le nom de dimidiatus ou dimidiati- cor/7 w Ziegl. 90. C. bilineatus — Chrysomela id. Linn. Syst. nat. Ily 597, 83 — Charp. Hor. Ent. 242, f. 8, /. 4. Noirj base des antennes , pattes, bords antérieurs et latéraux du corselet jaunes-, élytres jaunes, avec la suture et une bande noires -, corselet acupunctué, élytres à stries visi- blement ponctuées, d" Tète de couleur jaune, cette couleur •282 ANNALES bilobée au sommet. Ç Tête noire avec deux taches fron- tales jaunes et le chapei'on brunâtre. Wr. /3. Bandes noires , les élytres reunies en arrière. Var. y. Bandes noires réunies en arrière et en avant de manière à former au milieu une tache oblongue irrégulière. Cette variété ressemble beaucoup à Tespèce précédente. Var. tf. Cette tache oblongue disparaît et les élytres sont entièrement noires, il ne reste quune étroite bor- dure jaune. Pour le corselet, on retrouve aussi des varié- tés tachées de noir, et entièrement noires. Long. b\6, 1 Ii4LLarg. Ii2. 3i4 1. Russie, Suède, Hongrie, France (1). 91. C.connexusOl. 1ns. FI, 836, 89, t. l,f. 117. — C. amœnus Charp. Hor. Eut. 242. t. 8, /". 3. —C, çittatus ^ossi. Fn. Ètr. Mant. II, 91, 40. Noir -, base des antennes, une tache frontale bilobée, dessous de la tête , bords antérieurs et latéraux du corselet et pattes d'un jaune rougeâtre ; élylres jaunes, avec la suture noire et une bande noire qui se réunit en arrière à la suture ; corselet lisse , élytres à stries ponctuées fortes et réguliè- res, d* Bord antérieur du corselet largement bordé de jaune*, tache frontale dilatée jusqu'au bord externe des yeux , et réunie à la tache du chaperon. Ç Bordure antérieure du corselet étroite : tache frontale séparée en deux portions distinctes. Sa taille est celle des plus petits individus du C. vittatiis ; il est proportionnellement plus (1) M. Suffrian dit que celte espèce se trouve dans les endroits secs, et, d'après M. Rosenhauer, sur le Statice armer ia. J'ai pris ce cryplocephale en assez grand nombre dans des prés fort humides, auprès de Montereau, et aux environs d'Orléans. I , FAinM. DK LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. '283 large et n'est pas rétréci en arrière. Long. 1 lj6, 1 [|2 I. Larg. 3i4, 1 L Turquie, Caucase, Hongrie, PiémonI, Toscane. 92. C. vittula. Noir-, base des antennes, tache frontale bilobëe , dessous de la tête, bords antérieur et latéraux du corselet, et pattes, jaunes ; élytres jaunes, avec la su- ture et une bande noires. Corselet densément, presque rugueuseraent ponctué; élytres à stries ponctuées visibles. d* Tache frontale s'étendant jusqu'au bord antérieur des yeux, réunie au chaperon qui est jaune, ç Tache frontale séparée en deux portions distinctes. Dans les collections celte espèce est confondue tantôt avec la précédente, tan- tôt avec la suivante, auxquelles, en effet, elle ressemble beaucoup, surtout à la var. /3 du C. pyginœus^ mais la cou- leur et la ponctuation ne sont pas identiques, et je n'ai trouvé aucun passage qui conduisît au pyginœus, dans le grand nombre d'individus que j'ai examinés. Le corselet est plus long que celui du pygmœus \ les élytres sont plus courtes ; ce n'est pas que le corselet du dernier soit plus court, mais il paraît tel, parce qu'il est très déclive en avant, et que la partie la plus haute se trouve placée [)lus en arrière. La ponctuation du corselet est très fine et éparse chez le pygmeus. Chez le vittula, elle n'est pas à la vérité beaucoup plus grosse, mais tellement serrée, que toute la surface paraît rugueuse. Les élytres aussi ne sont pas cylindriques, mais plus larges aux épaules et rétrécies en arrière comme celles du viilatus. Long. I, 1 3i4 1. Larg.2|3, 1 1. Allemagne, Caucase, Turquie, Sicile, Nice. Celte espèce a été répandue sous le nom de connexus et nawnn'us Koy. J'y aurais rapporté le C. tnvittatus Geb), 284 ANNALES Ledeb. Reise IL 209 35, sans la phrase suivante : « inter- stitia prof im de punctata. » 93. G. pygmœus Fab. Ent. syst. II, 70, 89. — Charp. //. Ent. 244, t. 8/. 6. Noiri base des antennes, tache frontale bilobée , dessous de la tête, bords antérieur et latéraux du corselet et pattes jaunes, avec la suture et une tache humerale noire. Corselet à peine ponctue -, élytres à stries ponctuées visibles. Long. 1, 1 1j:4 1. Long. 1{2, 2l31. Var. /S. La tache humerale se dilate en une bande lon- gitudinale noire* {U. Sch. III, t. 3). Allemagne, Hongrie, Sicile, Paris. 94. C. signaticollis. — C. pusillus Rossi Fît. Etr. 255. Jaune en dessus, noir en dessous-, dessous de la tête et quatre taches frontales souvent réunies d'un jaune clair -, corselet ayant deux grandes taches antérieures noirâtres \ élytres avec la suture et une bande qui s'avance jusque sur le corselet, noires-, corselet lisse, élytres à stries ponc- tuées profondes. Long. 2[3, 1 1[8 1. Larg. 1(2, 3[4 1. Var. ^.Taches antérieures presque effacées, ne laissant qu'une trace brunâtre -, les taches postérieures deviennent beaucoup plus petites, et Técusson reste toujours jaune. Ces individus ressemblent extrêmement au C minutusy mais ils sont facilement recounaissables par le manque de la tache scapulaire. Var. y. Taches du corselet se réunissant de manière à ne plus laisser que les bords antérieur et latéraux et une tache transversale devant Técusson, jaunes. Quelquefois, cette dernière tache disparaît presque entièrement, et ces individus ressemblent au C. connexus ; mais le corselet DE LA SOCIÉIÉ ENTOMOLOGIQUE. i>H;, est moins bombé, à peine ponctué, et les bandes des ély- tres ne sont pas réunies à la suture, sinon par une faible trace. Dalmatie, Toscane, Nice, Sicile, 95. C. pidchellus. D'un brun jaune, métasternum et anus noirs \ élytres d'un jaune clair, avec la suture et une bande noires-, corselet lisse-, élytres à stries ponctuées, plus fines à partir du milieu, é Bandes longitudinales des élytres, larges, obliques , se réunissant avec la suture en arrière-, pygidium et extrémité à Tabdomen noirs, ç Ban- des tronquées en arrière -, pygidium et extrémité de Tab- doraeu jaune. Ressemble beaucoup au précédent, ainsi qu'au minutas , et le mâle offre le dessin du connexus. Long. 3[4, 1 1(4 1. Larg. 1|2, 3|4]. Sicile, Pyrénées orientales. 96. C. minutus Fab. Ent. syst. II, 70 87.— 01. /«5. FI, 838, 93, t. 7,/. 121 .—6\ ochraceiis Steph.Ill.IF, 362, 20. Jaune-, tête, corselet, pattes, d'un brun jaune-, poitrine et abdomen noirs, avec des taches d'un jaune brun sur le lobe humerai -, corselet lisse -, élytres à stries ponctuées ; suture brunâtre, base bordée de noir, calus humerai bru- nâtre : cette couleur s'étendant parfois jusqu'à l'extré- mité del'élytre. Long. 5[6, 1 l^S 1. Larg. Ij2, 3i4 1. Cette espèce et les suivantes sont, depuis longtemps, regardées comme des variétés d'une seule et même espèce : elles sont en effet très voisines les unes des autres, mais cependant bien certainement différentes. Le plus sûr moyen de les reconnaître est d'examiner les stries ponc- tuées des élytres. Chez le minutus, elles sont visibles jus- qu'à l'extrémité ; chez les C. populij pusillus et gracilis, elles deviennent plus fines à partir du milieu, et à la d^é-' ''2^ Série, TOME vni. ^ . _ l') . .. • V.^^S-.IWVi^ ..v.:«.W: v.-*.w..^... •280 A.NNALtS clivité postérieure elles sontpresque entièrement cft'acées; le C. populi se distingue aussi par son corselet à peine bombé, et ses tibias antérieurs arqués. Enfin le C, gra- cilis est facile à séparer par les taches jaunes des lobes huméraux et les côtés des élj'tres qui sont d'un jaune plus pâle. Var. /3. Couleur d'un jaune brun sale, bande suturale et laclie huraérale petites-, taille ordinairement plus petite; il est dans plusieurs collections sous le nom ôefulvicoltis Dabi. Var. y. Une bande longitudinale noire sur chaque élytre -, un seul exemplaire de Hongrie. Cette variété est très remarquable, mais je n'ai pas osé eu faire une espèce, n'ayant qu'un individu. Allemagne, Angleterre, France, Suède, Sicile, Caucase. 97 C. populi. Allongé , jaune ; poitrine et abdomen noirs, avec des taches transversales d'un jaune brunâtre sur le lobe humerai ^ corselet lisse, à peine bombé j ély- tres à stries ponctuées s'affaiblissant à partir du milieu ^ tibias antérieurs arqués en dedans. Long. 1 li4, I 2[.3 J. Largeur 2[3, 5[6. Espagne, Allemagne^ xAutriche. 98. C. pusillus¥ah.Ent. syst. IlyQd,S6.—C. minutus Steph. ///. JP^y 362, 19. Jaune-brun; poitrine et abdo- men noirs, ély très unicolores ou tachées de brun -, corse- let lisse et luisant, stries ponctuées des élytres presque effacées, à partir du milieu. Extrêmement voisin du mi- nutus, auquel il a été réuni par la plupart des entomolo- gistes. Il se distingue, au premier abord, par la couleur d'un brun-doré plus foncé , pareille sur le corselet et les élytres-, la forme du corps est plus allongée, plus étroite r Àvhjféi 9/!^4t^^ F/tliA^ i rfv'*^ '/ ' ^^j^ /iffA-éU DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 28 en avant, ItJgèrement élargie en arrière-, le corselet est moins bombe, avec les côtes plus arqués -, enfin les stries s'affaiblissent, à partir du milieu et deviennent presque obsolètes. Elytres d'un brun-doré unicolore, seulement le calus humerai, une fiue bordure le long de la base et de la suture, et le tour de Técusson , rarement Técusson entier, noirâtre. Cette variété ressemble extrêmement au C. mmutus et a dooné lieu vraisemblablement à la confu- sion qui existe dans ces espèces. Long. 3(4, I l\3 \. Lar- geur l[% 3(4 1. Var. /3. Elytres colorées de noir : c'est le vrai pusillus Fab. et minutas Gyll. Ins. Sv. II J , 629, 22 j tantôt le noir forme une taclie oblique du calus humerai vers l'écusson-, tantôt il forme une tache sur la partie déclive postérieure : quelquefois il forme sur chaque élytrc deux taches qui se réunissent de diverses manières. Var. y. Elytres noires avec l'extrémité et les bords la- téraux d'un fauve jaune, et une teinte plus claire autour de l'écusson -, quelquefois le noir envahit tout et ne laisse de bordure jaune qu'en arrière : tels sont les C. margi- nellus Marsh.; minutusGyW.^ var. s, eirufîpesOX. Ins. V I^ 836, 90, t. l,f. 1 18. Olivier semble avoir confondu cette variété avec l'espèce suivante. France, Angleterre, Allemagne, Russie méridionale, Suède. 99. C. ^racilis, Fab. Ent.Syst. II, 70, 88. Noir -, tête, corselet et pattes d'un jaune-brun -, bord externe des ely- tres derrière le calus humerai et une tache oblique sur le lobe humerai , d'un jaune blanchâtre ; corselet lisse et luisant-, stries ponctuées des elytres presque effacées, à partir du milieu. Long. 3(4, 1 1(2 1. Larg. 1(2, 5(6 1. 288 ANNALES Extrêmement voisin du précédent, paraît plus court, plus droit sur les bords -, la couleur noire des élytres est plus nette et plus foncée ^ il n'y a de teinte brune qu à l'extrémité, tandis que chez Tespèce précédente il y a tou- jours celte teinte sur les côtés -, les intervalles des stries sont moins brillants, presque ridés. Var. yS. La couleur noire des ély 1res s'avance sur le cor- selet el forme en avant de Técusson une grande tache cor- diforme, mal circonscrite en avant. Sturm. Cat. 1796, t. \,f. 3. L'autre variété figurée par Sturm, avec deux taches à Textrémité des élytres, doit être, sans aucun doute, rapportée au C. pusîllus. Dans toute l'Europe centrale. 100. C. Eiibneri, Fab. Eut. Syst. 11, 65, 66.— C. hœ- viorrhoidalis Schneid. Mag. I, 202. 10. Noir-, base des antennes, tête, pattes, bord réfléchi et extrémité des élytres d'un jaune-brun-, corselet lisse et luisant -, stries ponctuées des élytres presque effacées, à partir du milieu, é Bords antérieurs et latéraux du corselet étroitement marginés de jaune brunâtre. Ç Corselet unicolore. Long. 5i6, I l|2l. Larg. li2,3i4L Europe centrale, France, 101. C. labiatushmn. Fn. Sv. 159, 553. Noir; base des antennes et pattes jaunes, avec les cuisses d'un brun noir-, corselet lisse, stries ponctuées des élytres dimi-. nuant et presque effacées avant la déclivité postérieure. c? Côtés du chaperon d'un jaune clair, ç Côtés du chape- ron bruns. Avec cette espèce commence une série de pe- tites espèces noires qui sont très difficiles à séparer, à ■cause de leur grande ressemblance. Long. 5|6, 1 I|3 1. Larg. Ii2, 3]4 1. DE LA SOCIÉTÉ KNTOMOLOGIQUE. 289 Suède, Allemagne, France, Hongrie, Russie méridio- nale. 102. C. digraimnus. Noir-, base des antennes, dessous delà tête et pattes d'un jaune clair, cuisses d'un brun- noir ; corselet lisse j stries ponctue'es des élytres fines et presque efface'es à la déclivité postérieure, d* Deux li- gnes transverses jaunes sur la base des antennes, ç Des- sus de la tcte entièrement noir. Long. 5^6, 1 lj3 1. Lar- geur li2, 3i4l. Allemagne septentrionale, Russie méridionale. 103. C. TVasasijemii Gyll. Ins. Sv. IF, App. 699, 21-22. Noir-, base des antennes et pattes jaunes i cuisses postérieures noirâtres \ corselet finement pointillé ;, stries ponctuées des élytres régulières. Marseille. >4«.v,v,\ .i\%.. n\^..\.x V\t* ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 29a DESCRIPTION DE QUELQUES INSECTES COLÉOPTÈRES APPARTENANT A L'EUROPE ET A L'ALGÉRIE. PAR M. LE DOCTEUR CH. AUBE. (Séance du 22 Mai 1850.) Depuis longtemps j'avais accumulé, dans Tintenlion de les décrire, quelques Coléoptères que je considérais comme nouveaux-, mais, jusqu'alors, le temps me fit défaut et j'ajournai toujours ce travail. Cependant, sentant que la description de soixante insectes appartenant presque tous à des groupes nouvellement étudiés , devait pré- senter quelque utilité , je me suis mis à Tœuvre et j'ai la satisfaction d'offrir aujourd'hui à la Société le résultat de ce travail. J'aurais pu le rendre plus volumineux , en décrivant plusieurs autres espèces qui font partie de ma collection, et sont très probablement inédites. Mais, ou elles ne sont pas assez tranchées, ou bien j'en possède un trop petit nombre d'exemplaires , pour avoir la certitude que ce sont bien des espèces distinctes. J'ai donc préféré m'abstenir et ne pas courir la chance d'augmenter en pure perle la synonymie, déjà si difficilement extricable. Je joins à ce travail une planche au trait (pi. 11 ) sur laquel- le je dois quelques explications. Trois des figures se rap- portent au présent mémoiie, et je n'ai rien à en dire. Mais il 300 AININALES n'en est pas de uicme de deux autres , dont Tune repré- sente le Platypus oxywus (fig. 4) que M. f... Dufour a décrit page 92 de son travail, ayant pour titre : Excur- sion entomologique dans les monta ffics de la f allée d^Ossau, et Tautre le Fawnus Lafertci (fig. 5), dont j'ai moi-même donné la description dans nos Annales. Après m'avoir sacrifié le seul exemplaire du Platypus qu'il ait trouvé , M. L. Dufour désirait compléter sa description par une figure : ce qu'il n'avait pu faire lui- même dans son livre qui ne comportait pas de planches. Il me pria d'en faire le dessin et de le publier, mais j'ai différé jusqu'à ce jour la publication de ce dessin, croyant toujours pouvoir donner prochainement le présent travail . Quant au Faronus, je n'ai pu le figurer dans \ndi Révi- sion des PsèlapJiicns qui était à peu près achevée, lorsque M. de la Ferté a eu l'extrême générosité de me sacrifier l'insecte qui a servi de type à cette coupe générique. Cette publication, toute tardive qu'elle est, sera j'espère, accueillie favorablement : elle vient servir de complément à deux travaux déjà anciens, sans embarrasser la science en quoi que ce soit (1). I. HyDROPORUS PALLIDULUS. Oi'atus , crassus , suhdepressus , suprà pallido-testaceusy infràniger\ elytris quatuor lineis abbrcviatis , prœtcr sutu- ram, utrinque nigro-omatis, subtiUssimè punctulatis .'i l/2m. Mas. nitidulus. Femina opaca ahdominc pallido. Ovale, court, légèrement déprimé en dessus. Tête et corselet d'un testacé un peu rougeâtre, le dernier à peine (1) Une autre figure due à M. Jacquelin-Duval, et représentaui le Vesperm Xatartii mâle, est aussi jointe à la pi. 11, fig. 6. E. D. DE LA SOCIÉTÉ EN TOMOLOGIQUE. 301 pointillé en avant et en arrière ; antennes testacées. Elv- tres plus pâles que la tête et le corselet, marquées de qua- tre lignes noires : les trois internes fortement abrégées en avant et légèrement en arrière : la quatrième, au contraire, fortement abrégée en arrière, atteint presque la base : cette dernière est quelquefois divisée , dans sa longueur, en deux lignes distinctes , ou même réduite à une très petite tache linéaire placée au milieu environ de la lon- gueur de Tély tre ^ la suture est également noire dans toute son étendue : elles sont à peine pointillées. Le dessous du corps, dans le mâle, est noir, à Texception du prothorax qui est testacé, et du dernier segment de Fabdomen qui est ferrugineux à son extrémité : dans la femelle, Tabdo- men est entièrement testacé. La poitrine et Tabdomen sont fortement ponctués sur les côtés. Pattes testacées. La femelle est plus terne que le mâle. Cet Hydroponis est très voisin du conjluens, mais il s'en distingue par sa teinte plus pâle , le dessus du corps un peu plus déprimé et entièrement privé de points épars. De Sicile. 2. FalAGRIA CRASSIUSCULA. Riif'o-piccaj capîte ohscuriore ; thorace subglobosoj traits - verso , posticè obsolète canaliculato \ antcnnis testaceisy articulis piimis paUidioribus \ pedibus pallidè testaceis. 2 m. D'un brun rougeâtre, avec la tête presque noire et l'ab- domen légèrement rembruni. Antennes testacées, avec les deux ou trois premiers articles plus pâles. Corselet transversal , convexe , avec un sillon longitudinal très peu marqué et abrégé en avant. Elytres à peine plus lon- gues que le corselet, lai peu plus larges que lui, très légè- rement pubescentes et à peine pointillées. Abdomen un 302 ANNALES peu plus rembruni que le corselet et les elytres, très lé- gèrement pointillé et pubescent. Pattes testacées. Elle se distingue de toutes les autres espèces par la forme du corselet , qui est aussi large en arrière qu'eu avant, et à peine sillonné. Trouvée, par M. Monlandou, aux environs deBatoum, en Imdritie. 3. Calodera pf.opinqua. Rufo-castanea, lucidula, tenuitcr pubcsccns\ thoracc suhquadrato , vix coiivcxo ad hasin canalicidato , dense punctidato j elytris crebcrrimè fortiter punctatis; antennis, palpis pedihusque pallidiorihus . 4 m. Cette espèce a la plus grande analogie avec la C. nigri- collis -, elle est de la taille des plus petits individus de cette dernière \ elle en diffère essentiellement par son corselet qui est de la couleur du reste du corps, dont la ponctua- tion est beaucoup plus fine, plus écartée et moins confuse, de sorte qu'il est légèrement brillant -, il est aussi un peu moins convexe, et offre en arrière un petit sillon peu sen- sible-, les élytres sont un peu plus courtes et leur ponctua- tion est peut-être encore plus forte et plus confuse. J'ai trouvé un individu de cette espèce dans le courant d'août 1849, en compagnie de la Formica riifa. 4. Calodera sulcicollis. Rufo-picea, opacd^ crebcrrimè fortiter punctato, tenue pubescens\ thorace posticc angustato , latè canalicidato, concolore. 5 m. Cette espèce a la plus grande analogie avec la C. nigri- collis \ elle en diffère cependant par la ponctuation de la DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 303 tête, du corselet et des dly très qui est plus fortement sen- tie, et surtout par son corselet un peu plus sensiblement retre'ci en arrière, très largement et assez profonde'ment sillonné dans toute sa longueur ; en outre, il n'est pas plus foncé que la tête et les élytres. Elle a été prise dans les Alpes du Piémont par M. Ghi- liani. 5. CaLODERA ATRICOLLIS. Deprcssa , rufo-picea , capite thoracequc iiigris^ opaca, crcberrimc vix punctidata , puhe hrevissima vestita \ capite clepressiusculo ; thorace canaliculato ; antennis rufo-piceisj pedibus pallidè iestaccis. 4 m. D'un brun rougeâtre plus ou moins foncé, avec la tête et le corselet noirs, ternes, très finement pointillés et réticulés-, elle est couverte d'une pubescence très fine et très sei-rée. Tête assez fortement déprimée sur le front. Antennes d'un brun rougeâtre , très longues ; le dernier article presque aussi long que les trois précédents réunis. Corselet très légèrement rétréci en arrière, canaliculé, plus fortement en arrière qu'en avant. Elytres un peu plus larges que le corselet, à peu près aussi longues, d'un brun rougeâtre plus ou moins foncé. Abdomen brunâtre, un peu plus foncé en arrière-, légèrement brillant, pubes- cent et couvert d'une ponctuation plus forte que celle du corselet et des élytres et beaucoup moins serrée. Pattes d'un testacé pâle : les deux premiers articles des tarses postérieurs à peu près égaux. Trouvée, par M. Ghiliani, dans les Alpes du Piémont. 6. CalODERA PICINA. Picea subtiliter punctulata , pube testacea dense i^estita ,- antennis pedibusçue iestaccis . 2 à 2 1/4 m. 304 ANNALES Cette espèce a beaucoup tVanalogie pour la forme avec le fronticornis; elle est moitié plus petite. La tête et le corselet sont à peu près semblables; cependant ponctutfes plus finement et plus serrées -, les antennes moins grosses à Textrémild -, les elytres plus convexes, plus larges, moins brillantes et surtout beaucoup plus finement ponctuées et couvertes d'une pubescence beaucoup plus fine et plus serrée. Abdomen et pattes à peu près comme dans la fronticornis. J'ai plusieurs fois rencontré cette espèce au pied des arbres, dans les bois un peu frais des environs de Paris. 7. HOMALOTA NIGRINA. Nigra , nitida, tibiis tarsisque tcstaceis j thorace elytris angustiore , transversim suhqiiadrato , posticè foveolato , sparsïm punciuldio ; elytris , iji femind , nitidis , sparsïm punctatis j in marc, opacis, creheriimc punctatis.Z \f'2 m. D'un noir assez brillant dans la femelle, plus terne dans le mâle. Tête petite, plus étroite que le corselet, à peine ponctuée-, antennes, dans le mâle, presqu'aussi longues que la lête, le corselet et les élytres réunis ; un peu plus courtes dans la femelle. Corselet un peu plus large que long, arrondi sur les côtés, peu convexe-, mar- qué d'une légère impression transversale à la base, très finement ponctué -, un peu moins brillant dans le mâle que dans la femelle. Elytres un peu plus larges que le corse- let, à peine plus longues que larges, couvertes, cbez le mâle, d'une ponctuation assez forte et très serrée qui les rend ternes i chez la femelle, au contraire, elles sont ponctuées beaucoup plus finement et les points sont plus écartés : aussi sont-elles brillantes. Abdomen ponctué, un peu plus fortement sur les trois premiers articles ; les deux derniers DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGÏQUE. 305 chez lesmâlesofFrentquelques petits tubercules élevés, dis- posés sans ordre. Cuisses noirâtres, jambes et tarses testa- cés. Elle doit être placée dans le voisinage de la gramini- cola. Je possède deux exemplaires de cette espèce , pris à Lille et communiqués par M. Emile Cussac. 8. HOMALOTA PLANATICOLLIS. Lincaris, deplaiiata, îiigra, tenuiter puhescens -, antenna- nim basi, elyttis pcdihusquc piceo-tcstaceis ; thorace snhqua- dratOy partim levitcr angustato, laïc et profundc canalicu- lato. 2 m. Etroite, allongée et très déprimée-, d'un noir terne et couverte d'une pubescence très fine. Tôle à peine plus étroite que le corselet-, très finement pointillée et dépri- mée -, antennes noirâtres avec la base plus pâle. Corselet à peine plus large que long, arrondi sur les côtés et très largement rétréci en arrière, avec un sillon longitudinal très large et profond-, il est terne et couvert d'une ponc- tuation plus fine et plus serrée que celle de la tète. Ely- tres très déprimées, à peine plus larges que le corselet, un peu plus longues que larges; d'un brun un peu pâle; légèrement plus foncé vers la base et couvertes d'une ponctuation analogue à celle du corselet : elles sont ce- pendant un peu moins ternes. Abdomen finement poin- tillé. Pattes brunâtres, avec les jambes et les tarses plus pâles. Le mâle a la tête plus déprimée ^ le corselet un peu plus fortement sillonné, et le cinquième segment abdo- minal offrant un petit tubercule arrondi vers le milieu de son bord postérieur. Elle peut être placée près de ïangustula. J'ai plusieurs fois renconlré cet insecte dans les prés 2* Série, tome viii. 21 306 ANNALES hurmJes des environs de Pris-, j'en ai également reçu deux exemplaires pris à Lille, par M. Emile Gussac. 0. llOMALOTA MAJOR. Vcpressiuscula, nigro picca, pubc levi vestita; antennis, clytris, pedihusque nifotestaceis -, thorace transverso posticc leviter impresso , clytrisque dcnsè punctulatis ; ahdomine sparsïm punctidato, postice suhlœvi. 4 m. D'un hrun noirâtre et légèrement pubescente. Tête un peu plus étroite que le corselet-, noire, assez luisante et couverte de points assez fins-, antennes un peu plus lon- gues que la tête et le corselet réunis, assez fortes et d'un teslacé rougeàtre. Corselet un peu plus large que long, très légèrement arrondi sur les côtés, un peu plus en ar- rière ; couvert de points enfoncés assez serrés et marqué (fune petite strie très peu sentie, placée chez quelques individus, peut-èlre chez les mâles, dans une dépression assez large. Elytres à peine plus larges que le corselet; à peu près aussi longues que larges, d'un ferrugineux pâle un peu rembruni vers la base et couvertes de points un peu plus forls et un peu moins serrés que ceux du corse- let. Abdomen couvert de petits points épars, presque lisse sur les deux derniers segments. Pattes testacées. Elle doit être placée près de la pavens dont elle diffère cependant essentiellement-, elle est plus grande, moins déprimée , plus fortement ponctuée ; les antennes sont moins grêles, etc. Je Tai prise en mai 1842 sous les feuilles mortes des grandes futaies de la forêt de Fontainebleau. 10. lîOMALOTA CASTANEA. Bnmneo-castanca, suhopacaj, pubc brevi vestïta^ anîen- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMO LOGIQUE. ;i07 nis , clytris, pcdibusque pallidioj'ibus \ thorace transverso ^ subtilissimè densius punctulato, vix conspicue canaliculato; ahdomine antice dense piinctatOy postice suhlœvi. 3 m. D'un Lrun châtain, légèrement pubescent. Tête un peu plus étroite que le corselet, noirâtre, très finement poin- tiliée-, antennes testacees , plus pâles à la base. Corselet transversal, une ibis et demie aussi large que long , assez convexe, arrondi sur les côtés et en arrière, couvert d'une ponctuation extrêmement fine et serrée qui le rend terne, et marqué dans toute sa longueur d'un petit sillon étroit, peu sensible et visible seulement sous un certain jour. Elytres à peu près de la largeur du corselet, un peu plus larges que longues, d'un châtain clair un peu rem- bruni vers Técusson et les angles externes postérieurs, couvertes d'une ponctuation plus forte et moins serrée que celle du corselet. Les trois premiers segments de l'abdomen assez fortement ponctués , les autres pres- que lisses : le sixième, dans le mâle, offre un petit tuber- cule arrondi, lisse et luisant. Elle doit prendre rang dans le voisinage des H. flavi- pes Grav., ei confusa Markel, dont elle diffère , sur- tout par la forme plus arrondie de son corselet, dont les angles postérieurs sont beaucoup moins sentis. J'ai rencontré plusieurs fois cette Homalota à Fontaine- bleau, sous les feuilles mortes des grandes futaies. 11. Homalota eucera. Linéarisa depressa, picea, nitidula; antennarum hasi pcdibusque testaceis •> thorace transverso, spaj'sim punctato, supra canaliculato \ elytris sparsïtn punctatis } abdoniinc tate margijiato. 2 m. Linéaire, un peu dépriince, d'un brun assez foncé el 308 ANNALES légèrement brillante. 'IClc a peine plus étroite que le cor- selet, noire et couverte de points cpars assez forts j an- tennes brunâtres, testacdes à la base, assez courtes et ren- flées dans leurs deux tiers terminaux-, Je premier article aussi grand que les trois suivants réunis; le second, moi- tié plus petit, obcouique; le troisième très petit obconi- que -, le quatrième, le plus petit de tous, presque sphéri- quc, légèrement transversal ; les six suivants à peu près e'gaux entre eux, transversaux, assez gros, et formant avec le dernier, de forme ovoïde, une massue allongée, qui donne à ces organes un aspect remarquable. Corselet transversal, plus large que long, arrondi sur les côtés et en arrière , couvert de points assez forts et écartés, avec un sillon longitudinal très bien marqué. Eljtres de la largeur du corselet, aussi longues que larges, couvertes de points analogues à ceux du corselet. Abdomen très largement rebordé. Pattes testacées. Cette espèce doit être placée près de la socialis. Elle se dislingue de toutes ses congénères par sa ponctuation profonde et écartée, et surtout pour la forme remarquable de ses antennes. J'ai pris cette llomalota une seule fois et un seul individu, que je suppose être un mâle , dans le bois de Meudon, près Paris. J'en ai reçu un second exemplaire de M. Chevrier, qui Ta trouvé àTAigle. Cet individu diffère un peu du mien et pourrait bien être la femelle. Ses an- tennes sont un peu plus grêles, la ponctuation ge'nérale est plus faible et il est presque terne. 12. HOMALOTA NIGERRIMA. Fusiformisy riigra, subnitida, fcre glabra \ thoracc trans- tfcrso, convexiusculo , vix conspicue purictiilato ; pcdibus pi'ceis. \ 1/4 m. DE lA SOCIÉTÉ EiN . OMOLOGIQUE. 309 Apeu près de la forme de Vaterriina, mais Idgèrement plus courte et un peu plus large. Tête et corselet à peine visi- blement ponctués. Elytres de la longueur du corselet, plus larges que longues et couvertes d'une ponctuation assez forte et assez serrée. Les trois premiers segments de l'abdomen ponctués un peu plus fortement que les sui- vants. Pattes brunâtres. Elle ressemble à Yaterrima, mais elle est plus petite, plus trapue, plus luisante -, ses élytres sont plus courtes et beaucoup plus fortement ponctuées ; la ponctuation est semblable à celle des é\^j\.YesàeVH.inco7lspicua\ elle n'est pas non plus pubescenle comme ïatcrrima. J'ai pris deux exemplaires de cette espèce en fauchant dans un pré aux environs de Ghâteauroux, en juin 1847. 13. OXYPODA ELONGATULA. Elongata, picea, icnuiter scriceo-pubescens ■, thorace leviter convexo, vix ad hasin imprcsso j antennarum arti- culo primo et pedibus testaceis } antennis extrorsum grada- tim validioribus, 2 3/4 m. Très voisine de la lougiuscida, dont elle ne diffère réel- lement que par la taille un peu plus forte, relativement plus allongée-, mais surtout par ses antennes qui sont plus longues et dont la forme est tout à fait différente. A par- tir du troisième article, elles vont toujours en s épaissis- sant jusqu'à Textrémité : le dernier article est lui-même beaucoup plus grand et au moins aussi long que les deux précédents réunis, et presque toujours d'une couleur un peu plus claire. J'ai assez souvent rencontré cette espèce dans les prés humides, sous la mousse au pied des arbres , en lévrier et mars. Environs de Paris. 310 ANJNALES 14. OXYPODA ANGUSTA. £longat(i, picca, nitiduUi, punctata, vix puhescens\ tho' race convexo hasifovcolato; antennis, pedibus, abdominis scgrnentis duobiis priinis et ano rufo-testaceis. 2 1/2 m. Allongée, presque linéaire , brune, à peine pubescente et légèrement l)rillante. Tête assez forte, un peu plus clroite que le corselet , très finement pointillëe-, antennes et palpes testace's. Corselet un peu plus large que long, fortement arrondi sur les côtés et en arrière , assez con- vexe-, couvert de points un peu plus forts que ceux de la tête et marque, vers la base, d'une impression transver- sale. Elytres de la largeur du corselet, à peu près aussi longues que larges, couvertes de points très serrés et beaucoup plus forts que ceux de la tète et du corselet. Abdomen assez fortement ponctué, avec les deux pre- miers segments et Textrémité testacés. Pattes testacées. Le mâle offre sur les ély très, dans leurs deux tiers pos- térieurs et dans le voisinage de la suture, un pli longitu- dinal assez large et assez élevé. Le cinquième segment abdominal présente aussi, en dessus, un très petit tuber- cule allongé et lisse. Cette espèce a été recueillie par M. Montandon, dans les environs deBatoum, en Imérilie. 15. OxYPODA FULIGINOSA. Lincaris, depressiuscula ^ Jerrugineo-picca , opaca^ vix pubescens ; ihoracc ad laiera et basin angastissime inargi' valo, foveolato\ antennarum basi pedibusque testaceis.^va. Allongée, linéaire, légèrement déprimée , brunâtre, à peine pubescente et terne. Tète noirâtre, un peu plus ëlroite que le corselet, très finement pointillce. Antennes DE LA SOCIÉTÉ Ei\ TOMOLOGIQUE. 311 testacees à la base. Corselet transversal, un peu plus large que long; l(^gèremenl rétréci en arrière-, arrondi et très fi- nement rebordé sur les côtés et à la base, avec une très lé- gère impression transversale et couvert de points très petits et très serrés. Elytres un peu plus larges que le corselet, à peu près aussi larges que longues et couvertes de points enfoncés très serrés, mais plus forts que ceux de la tète et du corselet. Abdomen très finement pointillé-, les premiers segments et l'extrémité un peu plus clairs. Pattes testacees. Le mâle offre sur le cinquième segment abdominal un petit tubercule allongé et lisse. Recueillie par M. Montandou, à Batoura, en Iméritie. 16. Aleochara decorata. NigW'picea, nitidula, puhe suhiili vestita î antennis bas et apice , pedihusj anoqiic testaceis j clyiiis thorace vix hreviorihus, vitta obliqua sanguinea ornatis. 4 m. De la taille et de la forme de \a riifîpennis\,d'' un brun de poix peu brillant et pubescente. Tête noirâtre, très fine- ment ponctuée ; antennes d'un brun ferrugineux, avec la base et le dernier article testa ces-, les deuxième et troisième articles à peu près égaux entr'eux. Corselet une fois et demie aussi large que long, rétréci en avant, convexe, couvert de points très fins et très serrés-, les bords laté- raux légèrement ferrugineux. Elytres aussi larges que le corselet, à peine plus courtes que lui, couvertes de points fins et sei'rés , un peu plus forts que ceux du corselet : elles sont marquées d'une large bande ferrugineuse obli- que, de Tangle humerai à Tangle suturai postérieur. Ab- domen couvert de points enfoncés aussi forts que ceux des élytres, serrés, mais cependant un peu moins que sur les élytres -, le bord postérieur de Tavant-dernier segment, ^ 312 ANNALES et le dernier tout entier , plus ou moins testaces. Pattes testac(^es. Elle ressemble beaucoup à la scutellaris que M. H. Lucas a décrite, dans son travail sur les Insectes d'Algérie, mais elle en diffère essentiellement par sa couleur moins noire; sa ponctuation plus fine et plus unie, par la forme de son corselet qui est plus convexe, et sur lequel Ton n'observe aucune apparence de dépression au milieu du bord postérieur; tandis que dans la scutellaris le corselet est toujours légèrement déprimé en arrière et offre sou- vent deux très petites impressions. J'ai reçu deux exemplaires de cet insecte de M. Anju- bault, du Mans, qui les a rencontrés en compagnie de fourmis : j'en ai pris moi-même un individu au vol dans l'intérieur de Paris. 17. AleOCHARA INCONSPICUA. JSigiUi nitiday pilis raris instructa j tkorace sparsim punc- tato , punctis valde distantibm ; elytris valde sparsim punc- tatis\ abduminc vix punctato, fere levi\ tibiis testaceù. 2 1/2 à 4 m. A peu près de la taille de la nilida\ d'un noir brillant, couverte d'un duvet peu serré. Tête couverte de petits points très écartés; antennes entièrement noires: le troi- sième article une fois et demie aussi long que le second. Corselet un peu plus large que long, légèrement convexe et couvert de points enfoncés très espacés. Eljtres un peu plus larges que le corselet, et couvertes de points en- foncés assez forts, épars, mais moins espacés que sur le corselet. L'abdomen est presque lisse et n'offre que quel- ques points disposés irrégulièi-ement. Jambes testacées. Elle ressemble un peu à la îiitida, mais ses élytres sont immaculées et le corselet n'offre pas les deux lignes longi- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 313 tutliiiales de points enfonces qu'on ol)scrve sur le corse- let de cette dernière. Je possède quatre exemplaires de cette espèce : je les ai reçus de M. Ghevrier, de Genève, sous le nom que je lui conserve. Deux ont ëlé pris à Genève, les autres à Aigle. 18. AlEOCUARA LUGUBRIS. NigrO'picea , nitidula, pube tenui vcstitaj antennanim basi, ano pcdibusqiie nifo-tcstaceis -, elytris ferrugineis^ ihoracis longitudine. 2 1/2 à 3 1/2 m. A peu près de la taille et de la forme de la mœsta, d'un Lrun de poix , assez brillante et couverte d'une pubes- cence lâche. Tète couverte de points enfonces iius et écartés-, antennes testacées à la base : le troisième arti- cle un tiers plus long que le second. Corselet transversal, un peu plus large que long, couvert de points assez fins et écartés. Eiytres à peu près de la longueur et de la largeur du corselet, un peu plus larges que longues, ferrugineuses et couvertes de points assez forts et assez serrés. Abdomen presque lisse, avec quelques points en- foncés très écartés, Textrémité ferrugineuse. Pattes d'un testacé ferrugineux. Elle ressemble beaucoup à la mœsta dont elle diffère par une taille généralement plus petite, une forme plus étroite, par la couleur des élytres, qui sont rarement fer- rugineuses dans la mœsta : la ponctuation est aussi un peu plus lâche. Je possède six exemplaires de cette Aleochara que tous je tiens de M. Chevrier, de Genève. Deux ont été recueillis à Genève, les autres dans le Jura : ils m'ont été adressés sous le nom que je maintiens. ;{i4 ANNALES lîj. MYLLiENA GLAUCA. Elongala, picca, cwcrco-scticea\ thoracis angulis posti- cis siihrectis., antennis ^ pedihus ojiocjue testaceis. 2 1/2 m. Allongée, brunâtre et entièrement couverte d'un duvet très fiti et très serrt^. Antennes grêles, longues, testacees, plus pâles à la base et à rextremité. Corselet re'lrcci en avant, légèrement bisineux à la base, avec les angles postérieurs presque droits. Elytres plus courtes que le corselet. Abdomen avec rextremité et souvent le bord postérieur de tous les segments testacés. Pattes testacees. Cette espèce diffère essentiellement de toutes celles dé- crites par Erichson : elle est beaucoup plus gi-ande et plus étroite , mais elle se rapprocbe beaucoup de la 3£. graci- lisy Heer , laticollis Kiesenwetter : cette dernière est un peu plus petite, relativement plus large, et a la tête, le corselet et les élytres ferrugineux. J'ai plusieurs fois pris cet insecte aux environs de Pa- ris, sur le bord des petites mares où il court avec beau- coup de rapidité. Lorsque le soleil brille, il s'envole sou- vent, lorsqu'on veut le saisir. 20. LePTACÎnUS BASALIS. NigeVy nitidus\ thoracc picco^ antennis piceis , articula primo femigineo \ elytmrum basi pedibusquc testaceis. 5 m. Allongé, très étroit, très brillant. Tète allongée, très peu convexe, presque quadrangulaire, couverte de très petits points enfoncés très écartés et présente, en outre, de cbaque côté, trois ou quatre autres points beaucoup plus forts •, antennes très courtes : le premier article aussi long que les trois premiers réunis et en massue : le DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 3(5 second obconique, plus fort que le troisième, très petit et sphérique : le quatrième transversal un peu plus petit que le cinquième : les six suivants à peu près e'gaux , trans- versaux et comprimés et le dernier ovoïde. Corselet d'uu brun ferrugineux, lisse. Ecusson tiûangulaire lisse etles- tacé. Elytres à peu près de la largeur et de la longueur du corselet, lisses, noires et testacées à la base. Abdomen noirâtre , très étroitement marqué de testacé sur le bord externe et à l'extrémité de chaque segn)ent. Pattes tes- tacées. Trouvé par M. Montandon , aux environs de Batoum, en Iméritie, et fait partie de la collection de M. Reiche. 21. OCYPUS ABBREVIATIPENNIS. uilatiiSj nigcr, opacus\ capite thomccqne nitidis; tarsis rufo-fcirugineis\ antcnnariim articido ultiuio tcstaceo. 12 à 14 m. A peu près de la taille et de la forme du similis, avec la tète et le corselet brillants. Tète un peu plus large que le corselet , couverte de points enfoncés assez forts -, très serrés en arrière et sur les côtés -, un peu plus espacés sur le front -, elle offre une petite ligne lisse , très étroite , à peine saillante , descendant du vertex jusqu à la moitié antérieure environ. Le dernier article des antennes d'un testacé jaunâtre. Corselet un peu plus long que large, très légèrement rétréci en arrière, arrondi à la base-, couvert de points enfoncés, assez rapprochés, presque également répandus : cependant un peu plus serrés sur les côtés ; le milieu relevé en ligne élevée, lisse et occupant toute son étendue. Elytres moitié plus courtes que le corselet, très confusément ponctuées et ternes. Abdomen également 316 ANNALES terne, mais plus finement et moins confusément |)onctué que les élytres", tarses d'un ferrugineux pâle. 11 ressemble beaucoup au similis, mais il a la tête et le corselet plus luisants et moins finement ponctués, surtout la tête; les éljtres sont beaucoup plus courtes : le dernier article des antennes seulement jaunâtre et les tarses tes- tacds. Pris par M. Monlandon, aux environs deBatoum, en Iméritic. 22. Philontuus thermarum. Niger, aiitennarum basi pedibusque pallidè testnceisj tkorace punctis quinque seriatiin utnnque iinpresso ,• dytris piceo-testaceis , sparsïm punctatis. 2 1/2 k 2 3/4 m. A peu près de la forme de Yaterrimus , mais beaucoup plus petit que lui. Tête un peu allongée, lisse, luisante et marquée de chaque côté, en arrière des antennes, de deux petits points enfoncés placés Tun derrière l'autre -, antennes brunâtres, avec les trois ou quatre premiers ar- ticles testacés pales. Corselet un peu plus étroit que les élytres, presque aussi long que lui, avec deux lignes lon- gitudinales de cinq points enfoncés, et quelques autres points disposés sans ordre et placés sur les côtés, vers les angles antérieurs. Ecusson avec quelques très petits points au centre. Elytres im peu plus longues que lai-ges, d'un testacë un peu foncé, très légèrement rembrunies à la base, couvertes de points assez forts et assez écartés et légèrement pubescentes. Abdomen très finement poin- tillé-, assez pubescent, noir, avec le dernier segment très légèrement ferrugineux à son sommet. Pattes d'un tes- tacé très pâle. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCilQUE. 3l7 Découvert par M. Rouzet, dans la tannée des serres du Jardin des Plantes de Paris. '23. SUNIUS FILUM. Elongatus, lineans, nigcr\ elytris bvevihus et ano rufo^ testaceisj antennis pedihusque testaceis. 4 1/2 m. De la taille du fdiformis avec lequel il a la plus grande analogie. Télé noire, semblable à celle diifïlifonnish peine plus fortement ponctue'e ; antennes testacées. Cor- selet noir, cordiforme, plus étroit et un peu plus for- tement ponctué que chez le filif'onnis : le point le plus large est placé un peu plus en arrièie. Ecusson terne, très finement pointillé. Elytres d'un testacé rougeâtre , à peu près de la largeur et de la longueur du corselet, cou- vertes de points enfoncés assez forts et très serrés, gra- nuleuses. Abdomen noirâtre avec le sixième et Textré- mité du cinquième segment rougeàtres \ à peu près ponc- tué comme le corselet, cependant d'une manière un peu moins serrée. Pattes testacées. Il ressemble beaucoup au filifoiviis ; il en diffère par sa ponctuation un peu plus forte, son corselet plus étroit, ses élytres plus courtes et testacées. Trouvé par M. Lauras, en Algérie, et faisant partie de la collection de M. Reiche. 24. SONIUS ASPER. Elongatus, lin caris ^ piceus , thoraccj elytris, ahdominis scgmentis quinto sextoque nifo-testaceis -, antennis et pe~ dibus testaceisj tkorace et elytris mgoso-punctatis. 4 1/2 m. De la taille et de la forme à\x filiformis , dont il dif- fère par sa ponctuation beaucoup plus forte : le corselet 318 ANNALES ^ et les elylres surtout sont granuleux. Le corselet est un peu plus (étroit, avec les angles latdraux plus sentis. Les elytres sont plus convexes. La couleur est aussi diffé- rente. La tête et l'abdomen sont ])runâtres -, le cinquième et le sixième segments de ce dernier, le corselet et les élytres, d'un ferrugineux rougeâtre j les antennes et les pattes testacées. Je n'ai vu qu'un seul individu de cette espèce : il fait partie de ma collection et a été pris en Andalousie, par M. Ghiliani. 25. SUNIUS DIVERSUS. Elongatus , linearis , niger\ thorace cordato\ antennisj pedibusque pallidis) elyiris testaceis, macula nigra maxiina omatis. 4 m. De la taille et de la forme du bimacidatuSj dont il dif- fère par la tête un peu plus large, le corselet plus cordi- forme et déprimé; les élytres un peu plus larges, dont la tache noire est beaucoup plus large et n'est pas placée de même. Dans le biinaculatus , elle est située au milieu de l'élytre et un peu en dehors ; dans le dwersus, au contraire, elle est beaucoup plus grande et occupe presque toute la partie antérieure : souvent même elle paraît atteindre la base. Cette dernière variété ressemble beaucoup à Van- gustatus, mais elle en diffère par sa taille, plus voisine de celle (\n Jiliforinis ; son corselet est aussi relativement plus rétréci en arrière. Le sixième anneau de l'abdomen du mâle présente une échancrure profonde et triangulaire. J'ai, plusieurs fois, pris cette espèce aux environs de Paris, dans le fumier des couches à melons. DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGIQUi:. :U9 26. SUNIUS POLCHER. Elon gains f lincaris riifo-testaceus , nitidus \ ahdominis quatuor segrnentis priniis nigris j antennis et pcdibus testa- ccis \ capitc , thomcc elytiisquc hre^ihus, punctis l'alidis sparsïm punctatis. 4 m. Il est linéaire, d'un testacë rougeâtre brillant, avec les quatre premiers segments de Tabdomen noirs. Tête ova- laire, couverte de points très forts et ti'ès écartes. Corse- let cordiforme, un peu plus étroit que la tête-, couvert de points enfoncés très forts, très écartés, distribués sans ordre, à Fexception de quelques-uns qui sont disposés en deux lignes longitudinales, un peu déprimées, placées en arrière et faisant ressortir une petite carène lisse, plus sen- sible à la base qu'au sommet. Ecusson très petit, lisse, avec un ou deux points enfoncés. Eljtres de la largeur du corselet, plus courtes que lui, plus étroites au sommet qu'à la base et couvertes de points enfoncés, très forts-, un peu moins écartés que sur le corselet et régulièrement répartis. Abdomen noir, avec les deux derniers segments rougeâtres : il est plus finement ponctué que les autres organes. Pattes testacées. Ce Sanius est très i-emarquable et s'éloigne de tous ses congénères par son système de ponctuation. Au lieu d'être plus ou moins finement ponctué, rugueux et terne, il est lisse et couvert de points énormes et très écartés : il est impossible de le confondre avec aucun autre. Cette espèce a été trouvée en Algérie, par M, Lauras , et fait partie de la collection de M. Heiche. 27. PjEDERUS LONGICORNIS. Alatns, cyiineiis, elyirisccendeisj thomccrufo-Jcrrugineo; 320 A^iNNALES r palpis ^ anlcnnis pcdibusque nigi-isi a?itcnnis valdc clon- gatis. 9 m. Il a la plus grande analogie avec le riificollis , dont il doit cependant être sépare. Il est un peu plus grand, sa couleur générale est plus franchement bleue ; mais il s'en distingue surtout par ses antennes dont la longueur dé- passe, de beaucoup, celle de la tête et du corselet réunis. Chacun des articles est au moins une fois et demie aussi long que ses congénères, dans le riificollis. Je possède trois exemplaires de cet insecte que j'ai pris sur les bords d'un petit torrent à Seyssel en Savoie : ce sont deux mâles et une femelle. Je suis certain que cette espèce est commune dans la localité que j'indique, car, sur six ou huit individus que j'ai recueillis comme riificol- lis^ et cela sous le rapport géographique seulement, j'ai eu le bonheur, de retour à Paris, de trouver trois longicornis. 28. Bledius sus. Nigevj nilidulus, antcnnis ferrugincis, hasi dilidionhus -, pedibus tcstaceis; thoracc profimdè piinctato, canaliculato , elytristhoracesesqiiiloîigioribus, i'cddèpunctatis. Ah^ Ipim. Il est de la taille du pallipcs. Tcte très finement réti- culée et terne , avec deux petits tubercules sur le front, lisses et ferrugineux au sommet ; antennes ferrugineuses, plus pâles à la base. Corselet convexe, un peu rétréci en arrière-, les angles postérieurs largement arrondis-, il est couvert de points enfoncés très gros et assez écartés, et a un sillon longitudinal assez profond qui occupe toute son étendue-, il est assez brillant. Elytres une fois et demie aussi longues que le corselet, couvertes de points enfoncés un peu moins fortsetlégèrementplus lapprochésque ceux du corselet, et aussi brillantes que ce dernier. Abdomen DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. :Vii 1res finement ponctua, presque lisse-, l'anneau terminal un peu ferrugineux. Pattes testace'es. Il ressemble un peu, pour la taille, la forme et la cou- leur, au pallipes ; mais il en diflfôre essentiellement par la ponctuation de son corselet, qui est beaucoup plus forte, et par les angles postérieurs de cet organe très largement arrondis, tandis quils sont un peu plus saillants et sentis dans le pallipes. J'ai trouvé cette espèce dans les environs de Compiè- gne, dans le sable frais, sous Tégoût du toit d'une maison. 29. Omalium strutipenne. Elorigatum, subdepressiim, glabrum, Jiitiduni, castaneum ; tapite sparsïm , ihorace dcnsius , elytris crcbre sub seriaâm punctatis. 2 m. Il est à peu près de la taille et de la forme du vile, mais un peu plus petit, un peu moins de'primé et entiè- rement roux. Tète couverte de points très écarte's , très légèrement impressionnée de chaque côté en dedans des antennes : celles-ci de la longueur de la tète et du corse- let réunis, avec la massue composée des cinq derniers arti- cles. Corselet un peu plusétroitque les ély très, légèrement rétréci en arrière; les angles postérieurs presque droits ; il est couvert de points enfoncés assez forts, un peu plus rapprochés que ceux de la tête, et est déprimé au milieu : la dépression presqu imperceptiblement divisée en deux fossettes; on observe encore le long du bord externe et en arrière une impression un peu oblique et assez forte- ment sentie. Elytres près de deux fois aussi longues auo le corselet, couvertes de points très serrés et irrégulière- ment disposés en stries longitudinales, placées un peu obliquement. Abdomen lisse, testacé à l'extrémité. 2* Série, tome vm. 22 322 ANNALES Pris par M. Montandon aux envirous de Batouin en Iméritie. 30 > HlSTER SORDIDVS. Oblongus, nigerj thoracis laterihus bistriatis ; elytromm striis dorsalibus duabus primis abbreviatis^ marginali nulla, externe late rubro maculatis ,' tibiis anticis quadridentatis, dente extremo bifido, intima vix conspicuo, 4 m. De la taille , de la forme et de la couleur du bimacula- tus. Tête avec la strie ordinaire. Corselet ayant la strie latérale assez ëloigne'e du bord externe , avec uue autre petite strie vers les angles antérieurs. Les élytres sont mar- quées de six stries dorsales dont les deux internes abré- gées en avant , la suturale un peu moins que la seconde-, la strie marginale manque entièrement, et la fossette infé- rieure est traversée dans toute son étendue parla strie ter- minale*, elles sont ornées d'une tache rouge irrégulière- ment triangulaire , qui part de Tangle humerai, se diri- geant vers Tangle suturai postérieur, en occupant toute la partie externe. Le pygidium , les côtés de la poitrine et de l'abdomen sont fortement ponctués. Pattes ferrugineu- ses, les jambes antérieures fortement dilatées, avec quatre dents i la dernière très large et bifide, la première et la seconde très petites , la première surtout est presqu'im- perceptible. D'Espagne méridionale. 31. Paromalus MmiMvs. Motundato-owcdisj niger, pimctulatus ; elytromm strîts dorsalibus quatuor vix posticè abbreviatis, prima antice ad suturant recurva., tibiis anticis obsolète trident iculatis. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 323 Arrondi , légèrement convexe en dessus et noir. Tête très finement pointillée, légèrement dëprimde en avant entre les antennes : celles-ci rougeâtres, avec la massue testacëe. Corselet pointillé comme la tête, avec les Lords latéraux très étroitement rebordés. Elytres couvertes de points enfoncés, un peu plus forts que ceux du corselet, mais beaucoup plus écartés, très sensibles sur le milieu, s'effaçant insensiblement sur les côlés et en arrière : elles ont quatre stries dorsales peu senties, à peine abrégées en arrière -, la plus externe est recourbée en avant et en de- dans, en se dirigeant vers la suture; les stries marginales et terminales sont parfaitement visibles. Pygidium très finement pointillé. Pattes ferrugineuses ; les jambes anté- rieures armées de trois petites dents à peine sensibles. C'est le Dendwphilus minimus du Catalogue de M. le comte De Jean. Cet insecte est assez rare-, je l'ai plusieurs fois pris aux environs de Paris, dans les matières animales desséchées, sous des morceaux de peau et sous de très petits anipiaux. J'en possède un individu d'Algérie et un autre de Sicile. 32» AbROEUS CONSOBRINOS. Piceus, nitidusj valde sparsïm punctatus j tibiis anticis tenue rotundatimampUatis. 1 m. Il a la plus grande analogie avec le granukim, dont il difiere cependant par la taille un peu plus petite, la ponc- tuation un peu plus lâche, un corselet plus court, et principalement par la forme des jambes antérieures qui sont moins fortement dilatées , régulièrement arrondies en dehors -, en outre la dilatation naît et finit insensible- ment de l'articulation de la cuisse à celle du tarse \ tandin que, dans le gramdum, la jambe est brusquement élargie. 324 ANNALES Je possède trois exemplaires identiques de cet insecte; ils ont é[é pris tous trois par M. Montandon aux environs de Batoum en Imdritie. Je saisis ici l'occasion de reclifier une erreur que j'ai commise (Ann. de la Socie'le Entom. t. xi, p. 232.), au su- jet d'un insecte que j'ai de'crit sous le nom de Ahrceus punctum , et qui doit être rapporté au Tribalus minimus de Rossi. CAIOPSIMORPHUS. (Planche 11, figure \, a^bj Cj dj, e.) antennes de onze articles -, le huitième n'est pas plus étroit que le précédent et le suivant et à peine plus court : elles sont très aplaties. Epistome coupé à peu près carrément. Labre largement et pi'ofoudément échancré et muni eu avant d'une petite membrane très mince , fortement échancrée au milieu et ciliée dans l'échancrure. 31atulibulcs cornées, denticulées à l'extrémité et garnies en dedans d'une membrane ciliée. Mdclioives avec le lobe interne terminé par un petit crochet; le lobe externe mousse et velu à son extrémité. Palpes maxillaires de quatre articles : le premier très petit, le second un peu en massue, le troisième obconi- que, le dernier conique, moitié plus petit que le troisième. Lèvre inférieure membraneuse, assez fortement échan- crée. Palpes labiaux de trois articles, cylindriques-, le der- nier le j)lus petit. DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGlQUE. 325 Tarses de cinq articles -, les antérieurs et intermédiai- res peut-être dilatés chez le mâle. Le faciès de ce genre est tout à fait analogue à celui des Catops : ce qui a motivé sa dénomination. Il diffère de ces derniers principalement par la forme des antennes. Nous ne connaissons rien sur son genre de vie. 33. Catopsimorphus orientalis. (Planche 11, figure 1.) Qu'ails, convexiusculusj nigcrj griseo puhescens j anten^ nis, ore, elytris pcdibusque ferrugineis j thorace antice an- gustato, angulis omnibus rotundatis. 3 1/2 m. Tête noire, un peu brillante, assez large, très finement pointillée et légèrement pubescente-, labre, palpes et antennes, testacés *, ces dernières ont le premier article assez long, cylindrique, le second presque globuleux, les suivants sont transversaux, aplatis et vont en s'élargis- sant jusqu'au dernier qui se termine en pointe, le hui- tième à peine plus court que le précédent et le suivant. Corselet plus d'une fois et demie aussi large que long, beaucoup plus étroit en avant quen arrière, presque carrément tronqué au sommet et à la base, très largement arrondi sur les côtés: les angles antérieurs et postérieurs mousses et arrondis; il est noir pubescent et finement pointillé et réticulé. Elylres aussi larges que le corselet à sa base, environ une fois et demie aussi longues ([ue lar- ges-, largement arrondies en arrière-, elles sont ferrugi- neuses, ponctuées et réticulées , moins finement que le corselet-, pubescentes et marquées d'une strie fortement sentie de chaque côté de la suture. Dessous du corps noir, avecTextrémité de Tabdomcn un peu ferrugineuse. Pat- tes ferrugineuses, les cuisses légèrement rembrunies. :m\ ANNALES Je possède deux individus de cette espèce : ils ont éié pris, par M. Montandon, aux environs de Constantinople. Ces deux exemplaires sont probablement deux femelles à tarses simples. 34. CatOPS MERimONALlS. (Planche 11, figure 2.) Ovatus, convexiusculus j piceus} antennis pedibusijue ferrugineis ; thoracis angulis posticis valde productis ; elytris oblongiusculis j siriatulis. 5 1/2 m, 11 ressemble beaucoup au picipes ^ mais il est un peu plus grand et surtout plus allongé. Tête noire , très finement pointillée -, antennes et palpes ferrugineux. Corselet brunâtre, transversal , une fois et demie aussi large que long, assez convexe, ëchancré en avant-, coupe presque carrément en arrière, où il est un peu plus large -, les côtés très largement arrondis \ les angles antérieurs abaissés et arrondis , les postérieurs très saillants en ar- rière et un peu aigus. Ecusson assez grand, finement ponC' tué et réticulé. Elytres brunâtres, ovalaires, assez allon- gées, aussi larges que le corselet, près de deux fois aussi longues que larges, finement pointillées et réticulées et marquées , de chaque côté de la suture , d'une strie assez marquée et de quelques autres sur le disque , beaucoup moins senties, surtout en avant. Pattes ferrugineuses. Cet insecte m'a été envoyé par M. Chevrier, de Genève, sous le nom que je lui conserve ici. Il provient de Sicile. 35. CatOPS QUADBATICOLLIS. (Planche 11, figure 3.) Olongo-ovalis, cotivexiuscuhis, nigcr yantennatwn arti' DE LA SOCIÉTÉ EiMOMOLOGIQUE. m culis primis et ultimo tihiisque fernigineis ; thorace qua- drato, vix postice angustiore, angulis posticis redis. 3-3/4 m* Il est à peu près de la taille du trnstis , dont il se rap- proche beaucoup par la forme et la couleur : il est cepen- dant un peu plus allonge' et généralement plus foncé, pres- que noir. Ses antennes sont un peu plus filiformes, moins brusquement renflées pour former la massue-, mais il en diffère principalement par la forme de son corselet qui esta peu près aussi long que large, plus rectiligne sur les côlés, avec les angles postérieurs plus droits. Les bords latéraux sont un peu plus arrondis dans les mâles que dans les femelles, mais cependant toujours moins que dans le tristis. J'ai plusieurs fois trouvé ce Catops aux environs de Paris sous de petits animaux morts et desséchés. Il pourrait avoir beaucoup d'analogie avec le montiva-' g«^Heer,Faun.,Col. Helv., parsl, p. 38I,quiest très voi- sin du tristis et dont il ne diffère, d'après M. Heer, que par le corselet légèrement plus étroit et dont les angles postérieurs sont un peu plus aigus, et par le dernier article des antennes à peine plus grand que le précédent. Le quadraticollis , au contraire , a les angles postérieurs du corselet moins sentis que le tristis, et je n'ai pu saisir de différence dans la longueur relative du dernier article des antennes, chez l'une ou l'autre espèce. 36. PtILIUM MARGINATUM. Oblongunij nigruni, opacum, dense foniler punclatum , pubescens -, thorace postice late marginato -, anîennis, ely- trorum apice pedibusque testaceis. 3/4 m. Un peu plus grand ((ue V aiigasiatum Erichs., dans le voisinage duquel il doit être placé. Tète régulièiemcnt cl 328 ANNALES iinement ponctuée -, antennes d'un testace un peu grisâtre. Corselet une fols et demie aussi large que long; les angles antérieurs assez saillants, les postérieurs arrondis-, il est très faiblement rebordé sur les côtés, mais très largement à la base qui est arrondie-, il est légèrement pubescent et terne, et couvert de points enfoncés très serrés, plus forts que ceux de la tête et des élytres-, celles-ci trois fois aussi longues que le corselet , ovalaires, un peu plus larges en arrière , à peine moins foncées que la tête et le corselet, avec l'extrémité testacée ; elles sont finement ponctuées et très pubescentes. Pattes testacées. Cette espèce se distingue de Vaiigustatum par sa taille plus grande, son corselet relativement plus court et plus large , dont la ponctuation est plus forte et qui est très largement et très sensiblement rebordé en arrière. 11 a aussi quelque analogie avec le Kujizei , mais il est deux fois aussi grand que lui, a les élytres beaucoup plus lon- gues et son corselet est tout différent. J'ai pris cet insecte, le 31 mai 1849, au milieu d'une très petite fourmilière de Fonnica rufa , dans la forêt de St-Germain. J'en possède trois exemplaires parfaitement identiques. 37. I PIDIA LATA. Obloiigo-ovalis , Jîigro-picea , nilidula\ elytns rugoso- confertlin stiiato-punctatis rafofjue himaculatis. 3 1/2 m. Ovalaire et légèrement convexe. Tête noirâtre , légè- rement chagrinée , terne, avec un sillon transversal assez profond entre les antennes : celles-ci ferrugineuses ; les deux avant-derniers articles rembrunis. Corselet d'un brun noirâtre, avec les bords latéraux ferrugineux, envi- ron deux fois aussi large que long, légèrement sinueux en DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. 329 arrière, fortement echancre en avant; les angles antérieurs obtus, les postérieurs assez aigus et saillants-, il est cou- vert de poils rares et de points enfoncés assez forts et très écartés. Ecusson arrondi etlisse. Eljtres ovalaires, arron- dies à l'extrémité , d'un brun noirâtre assez luisant et ornées cliacune de deux taches rouges, l'une bilobée, pla- cée à la base, l'autre un peu au-delà du milieu : cette dernière arrondie -, elles ont huit stries légèrement mar- quées de points peu enfoncés et transversaux : les inter- valles sont légèrement relevés en avant, beaucoup plus fortement en arrière et marqués chacun d'une ligne de petits points d'où sortent de petites soies jaunâtres, le septième plus élevé que les autres dans toute son étendue. Dessous du corps ponctué et noir, les pattes d'un brun ferrugineux avec les tarses testacés. Pris par M. IMontandon aux environs de Batoum, en Iméritie. 38. DlPHYLLVS FAGl. Elongatus, pubesccns, brurmeo^castaneus j antennis, pe~ dibus , humcris et elytrorum apirCj testaceis \ ajitennarwn ai'ticulo nono octavo majore; thorace utrinque bicamni- lato. 3 m. Ovale, allongé et entièrement pubescent. Tète brunâ- tre, couverte de points enfoncés assez écartés, et marquée entre les yeux de deux petites impressions ovalaires; an- tennes testacées : les articles, de trois à huit, égaux entre eux et le neuvième transversal, plus fort que le huitième et moins que le dixième, peut être considéré comme fai- sant partie de la massue. Corselet une fois et demie aussi large que long, à peine échancré en avant, légèrement sinueux en arrière ; les bords latéraux très finement cré- nelés : il est entièrement couvert de points enfoncés, assez 330 ANNALES gros et écart(is et oftVe, en outre , de chaque côté, deux petites carènes peu élevées. Ecusson transversal. Elytres ovalaires, brunâtres, avec les épaules , souvent toute la base et rextrémité, testacées : elles sont marquées de stries ponctuées, les intervalles sont planes. Dessous du corps ferrugineux. Pattes testacées. Cet insecte est assez commun aux environs de Paris, sous Técorce du hêtre. Je lui ai conservé le nom sous le- quel il figure dans beaucoup de collections , et qui lui a été assigné par M. Chevrolat. 39. DiPHYLLUS FRÀTER. Elongatus, tenue pubescens, piceo-brunneus ; nntenmsj pedibus, humeris et elytrorum apice^ fermgincis ; antenna- nim articula nono octavo cequali^ thorace utrinquc bicari- nulato. 2 3/4 m. Il a la plus grande analogie avec le fagi\ il est à peine plus petit que lui, un peu plus finement ponctué, moins pubescent, un peu plus foncé-, mais ce qui le fera toujours reconnaître c'est la forme de ses antennes, dont les arti- cles, de trois à neuf, sont égaux entre eux et dont la mas- sue n'est réellement formée que de deux articles. Cet insecte a été pris, par M. Gêné , dans l'île de Sar- daigne, et j'en possède dans ma collection deux individus que je dois à sa générosité. 40. Myrmechoxenus picinus (l). Pîceus, nitidus ^ fortius punctatus \ antennis pcdibusque testaceis. 1 3/4 m. (1) J'ai cru devoir imiter M. Markel, qui a changé le nom de Myr- mechixenus en Myrmechoxenus^ qui est plus en harmonie avec les lois de Tétymologie. DE LA SOCIÉTÉ E^TOMOLOGIQUE. 331 Il est tout à fait de la taille et de la forme du \>apora- riorum de M. Guërin-M^neville, mais il s'en distingue e^ ce qu'il est brun, plus luisant et couvert d'une ponctuation beaucoup moins serrée. Il ne peut être confondu avec la variété brune du subterraneus qui est moitié plus petite, beaucoup plus étroite et bien plus finement pointillée. Je possède un exemplaire de cette espèce; je le tiens de M. Reiche qui en a reçu plusieurs de Corse et d'Algérie. 41. CORTICARIA CRASSIUSCULA. 0\>ata, castaneO'picea, nitiduluj convexiuscula j tenue pubescenSf thorace transverso ^ hrevij postice foveolato, lateribus crenato-dentatis } antennis pedibusque testa- ceis. 1 1/4 m. Tête très finement pointillée et terne; antennes testa- cées. Corselet transversal , plus d'une fois et demie aussi large que long-, arrondi sur les côtés, oii il est fortement denticulé, chaque dent garnie d'une soie jaunâtre. Il est couvert de points enfoncés assez forts et très écartés , et offre en arrière une petite impression arrondie -, il est un peu brillant et couvert de petites soies rares. Ecusson transversal. Elytres ovalaires, assez convexes , couvertes de points enfoncés assez forts, irrégulièrement disposés en lignes longitudinales, nullement enfoncées, en forme de stries-, elles sont garnies de petites soies jaunâtres dispo- sées en lignes. Pattes testacées. Elle se distingue de ses congénères à corselet denté par sa taille beaucoup moins allongée, son corselet beaucoup plus large et dont les dents des bords latéraux sont beau- coup plus fortes. J'ai r.eçu cette espèce de M. Montandon qui Ta prise aux environs de Batoum, en Iméritie. Deux exemplaire* ;{32 ANNALES ont ete communiques à M. Mannerheim qui me les a re- tournas comme nouveaux. 42. LatRIDIUS CORDATICOLLIS. BreK>iter ovatus, niger} antennisjelytris, pcdibusque, fer- rugtneisy vcl omnino fenrugineus \ thomce cordato * late marginato, in disco canaliculato; dytris punctatostriatia , striis postice d'anesccntibus . 2 m. Tête noire ou ferrugineuse, terne, très finement poin- tille'e, marquée sur le verlex d'une petite impression lon- gitudinale; antennes ferrugineuses, très courtes, avec le premier article très gros et globuleux. Corselet noir ou ferrugineux, terne, cordiforme, un peu plus large que longi à peine e'cliancré en avant, coupé presque carré- ment en arrière-, fortement élargi en avant, brusquement rétréci un peu avant le milieu , subanguleux au point oii commence le rétrécissement; marqué, en dessus et en ar- rière, d'une large dépression transversale et d'un sillon longitudinal placé au milieu; les bords latéraux sont très largement marginés et légèrement granuleux. Elytres ferrugineuses, avec cbacune huit stries assez fortement ponctuées, en comprenant les stries marginales; ces stries s'oblitèrent en arrière, surtout les internes, les intervalles sont un peu relevés. Dessous du corps noir ou ferrugi- neux. Pattes ferrugineuses. Il doit être placé dans le voisinage du mùiutus, dont il diffère par la forme de son corselet qui est à peine échan- cré en avant, avec les bords latéraux plus largement ar- rondis vers les angles antérieurs. Je possède trois individus de cette espèce, deux pris par moi aux environs de Paris et le dernier au Mans par M. Anjubault. Deux de ces exemplaires sont entièrement DE LA SOCIETE EINTOMOLOGIQUE. 333 ferrugineux, plus ou moins clairs, le troisième a la tête, le corselet et le dessous du corps, noirs. Celte espèce a été communiquée à M. Mannerheim qui la considère comme nouvelle. 43. Latridius Genei. Oualis, piceo-femigincHs , convexus , glaher -, thorace anticc cmgustato, crasso-margînato , posticc transversïtn impresso ; elytris gibbosis, punctis validioribus, vix stria- tiSffortitcr punctatis, late marginatis, marginc leviier ré- flexe. 1 1/2 m. Tête d'un fen-ugineux assez foncé, granuleux et ternes antennes ferrugineuses. Corselet granuleux comme la tête et également terne, à peu près aussi long que large •, qua- drilatère, légèrement rétréci en avant j coupé à peu près carrément au sommet et à la base ; les angles antérieurs obtus, les postérieurs droits-, les bords latéraux sont raar- ginés et très épais, presque parallèles dans leur moitié antérieure, arrondis en avant j il est marqué, près de la base, d'une très forte et très large dépression transversale. Elytres ovales, très convexes, gibbeuses, un peu plus bril- lantes que la tête et le corselet-, couvertes de très gros points disposés en lignes longitudinales, à peine striées j elles sont assez largement marginées , et les marges sont minces, légèrement relevées et finement denticulées -, les pattes sont à peine plus claires que le reste du corps. Cette espèce remarquable se distingue de toutes les autres de ce genre par ses élylres très convexes, couver- tes de points énormes et dont les bords latéraux sont for- tement marginés et légèrement crénelés. Je possède un exemplaire de cette Latridie : je la dois à M. Gêné qui Ta prise en Sardaigue et auquel je la dédie. 334 ANNALLS 44. LatRIDIUS FlLUiM. Linearlsj rufo-testaceus , depressus^ glabcr; thorace cor- dato, postice valdc constricfo , supra granulato, in mcdio foveola lata impressoj elytrts striato-punctatis. 1 1/4 m. Têlç granuleuse , avec une légère impression longitu- dinale entre les yeux. Corselet cordiforme, fortement rétre'ci en arrière , les Lords late'raux assez largement margine's; il est granuleux, avec une dépression transver- sale, très large et à peine sentie, placée près de la Lase et une petite fossette arrondie sur le disque, un peu avant le milieu. Elylres ovalaires , très allongées, près de qua- tre fois aussi longues que le corselet*, marquées de stries garnies de points très serrés, les intervalles étroits et très légèrement relevés en carènes. Elle a la plus grande analogie avec le Jiliformis, mais elle en diffère par sa forme encore plus linéaire •, son cor- selet plus cordiforme, moins largement marginé, dont l'impression transversale postérieure, est moins sentie, et qui offre sur sou disque une petite impression arrondie qui n existe pas dans \e Jiliformis \ en outre, ses éljtres sont plus ovalaires, la base étant moins large et les épaules moins saillantes. Cette espèce a été découverte par M. Guérin-Méne- ville qui Ta vue naître chez lui , dans un champignon venant d'Algérie. 45. Latridios elegans. Linéarisa rufo-testaceus, glaber; thorace cordato, postice et ad latera, impresso; elytiis striato-punctatis ^ interstitù's alterniselevatis. 1 1/3 m. Tête presque aussi large que le corselet, assez fortement ponctuée, avec une petite impression longitudinale sur le DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 335 vertex. Corselet It^gèrement cordifornie, un peu plus étroit en arrière qu'en avant -, les bords latéraux à peine arron- dis-, il est marqué, un peu au-devant de la base, d'une im- pression assez large, ovalaire et transversale, et d'une au- tre longitudinale de cliaque côté, le long du bord latéral ; il est entièrement couvert de points enfoncés assez forts. Elytres ovalaires, très allongées, près de quatre fois aussi longues que le corselet; déprimées et marquées de stries assez fortement ponctuées, et dont les intervalles sont al- ternativement relevées en carènes étroites assez saillantes-, la suture est également relevée. J'ai pris cette espèce, dont je possède trois exemplaires, dans l'intérieur de mon appartement -, elle a été commu- niquée à M. Mannerheim qui la considère comme nou- velle. Elle doit être placée dans le voisinage de la fili- formis, Gyl. 46. AnTHRENUS MOLITOR. Niger, undique squamulis albido-ochraceis dense, vestitus \ antennis undeclm articulatis, clava tribus articulis compo- sita. 2 m. Cette espèce est de la taille et de la forme des petits exemplaires de YAjith. varias \ elle est noire et entière- ment couverte de petites squames d'un blanc jaunâtre, très serrées; les antennes sont entièrement noires, de onze articles avec la massue triarticulé. De l'île de Crète. 47. Amm^cius rugifrons. Niger, nitidus ; capite dense punctato-rugoso, clypeo an- tice emarginato , supra plica transversa instructo ,' thorace aqualiter sparsim punctu(ato,prœter puncta majora in disco 336 AiMNALliS sparsttj ad laiera densiora impresso -, clytris stiiato punc'n- tis; antennis testa ceis j tarsisferrugùieis. 5 m. De la taille, de la couleur et de la forme de V^ni. brc- vis Erichs. j mais il eu diffère essentiellement par la tête entièrement couverte de points enfonces assez forts, très seri'es et qui la font paraître rugueuse, tandis qu'elle est lisse dans son congénère. Le corselet, en outre des gros poins enfonces, assez rapprochés sur les côtés et très e'cartés sur le disque, est encore entièrement couvert d'une ponctuation très fine et assez régulièrement répartie. Les stries des élytres sont aussi un peu plus finement ponc- tuées. Algérie. 48. CaMPYLUS PARALLELIGOLLIS. ^Tiguste elojigatus; capitc foHitcr punctato , infwntc valdd foveolato ^ thorace ferc parallclo, in disco sulcatOj antc angulos posticos oblique impresso j lateribus J'ere redis, angu- lis posticis aciitis, parum elevatis, vix di^aricatis. 9 m. Il a la plus grande analogie avec le lin caris , auquel il ressemble entièrement par la tête et par les élytres j mais le corselet est tout différent, ponctué et impressionné de la même manière •, ses bords latéraux sont presque droits, à peine un peu élargis au-delà du milieu , les angles pos- térieurs beaucoup moins écartés en dehors et beaucoup moins relevés; ils sont aussi plus aigus. Lorsqu'on exa- mine le bord latéral sur le côté,, il est considérablement moins sinueux. Cet insecte a été pris par M. Montandon, aux environs de Batoum, en Iméritie. Je possède un seul individu, et c^est le mâle. Comme les insectes de ce geni'e varient beaucoup pour la couleur, je n'ai pas tenu compte de ce caractère dans la DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. ;i37 description. Cependant, comme elle a toujours une cer- taine valeur, je vais signaler ici celle qui appartient aux trois exemplaires que j'ai pu observer. Tête noire, avec le bord antérieur légèrement ferrugi- gineux. Antennes noirâtres, avec la base des 3, 4, 5, 6, 7, 8 articles, le sommet du premier, le second et les trois derniers, testace's. Toute la bouche testacée. Corselet rou- geâtre.EIytres testacëes, avec la suture très étroite et une bande longitudinale, près du bord externe, noirâtres. Le dessous du corps noir, avec les bords latéraux, Textré- mité de Tabdomen, les pattes et les trochanters, testacés. 49- Cardïophorus abdominalis. Cinereo- puhescens ^ nigcr, abdomine pedihusque ruf'o testaceis ; antennis nigris , arlicidis duobus pnmis iiifo-Jcr- rugineis\thorace suhtilissimcpunctidato. 6 m. 1/2. Il ressemble beaucoup auru/ipes, mais il est un peu plus étroit ; le corselet est un peu moins convexe -, les ély très sont un peu plus aiguës en arrière, et les pattes, y compris les tarses, ainsi que Tabdomen, sont d'un testacé rougeâ- tre-, les deux premiers articles des antennes ferrugineux. D'Algérie, Ericbson, Zeitschrift fur die Entomol. T. II p. 294, décrit une espèce de Cardïophorus^ sous le nom de ven- traits , qui est très voisine de la nôtre , mais que je crois cependant différente. Erichson donne à son espèce des antennes noires avec le premier article d'un rouge sombre, ainsi que l'extrémité des deux ou trois suivants. En outre, il dit que le premier segment abdominal est noir : le nôtre a les deux premiers articles des antennes ferrugineux et et tout l'abdomen rougeâtre; de plus, le C. ventralis d'Erichson est du Cap de Bonne Espérance. 2' Scricj TOME vni. 23 338 ANNALES 50. Cryptohypnus flavipes. Niger, nitidus, piihcsccns, antcnnarum hasi pedihusque testaceisj thorace obsolète cannatojelytris striatis. 2 m. Il ressemble considérablement au minutissimus par la forme et par la taille; mais cependant il s'en distingue essentiellement par les caractères suivants : ses antennes sont testacëes à la base; la tête et le corselet sont beau- coup moins finement pointillés, et le corselet offre, dans son milieu, une petite ligne longitudinale très légèrement relevée et lisse-, les élytres sont beaucoup plus visible- ment striées, et enfin les pattes sont testacées. Cet insecte a été découvert , par M. Léon Fairmaire, aux environs d'Orléans , sous des débris de végétaux ap- portés par les eaux , lors du débordement de la Loire. J'en possède quatre exemplaires dans ma collection et je les dois tous à M. Fairmaire. 51. Apion herbarum. Nigerj supra parce piibesccfis; anteiinis et pedihus testa- ceis\ tarsis infuscatis y elytris mfo-testaceisj sutura^ hasi et latenhus tiigiicantihus \ thorace brewi, antice Itwtsver- sïin sulcatOj viarginato. 1 1/2 m. De la taille et de la forme de V atomarium , à peu près coloré comme le mahce, mais plus foncé. Tête large, dé- primée entre les yeux où elle est très finement striée, ros- tre légèrement arqué, assez fort et couvert de très petits points enfoncés ; il est noir comme le reste de la tète, avec l'extrémité très légèrement ferrugineuse-, antennes testa- cées, la massue assez longue et légèrement rembrunie. Corselet noir, une fois et demie aussi large que long, très légèrement rétréci en avant et en arrière , très fortement o rebôrdé en avant, les cotés un peu arrondis -, il est pu- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 339 bescent, couvert de points enfonces assez forts et marqué à la base d'une petite strie longitudinale à peine visible. Ecusson très petit y noir. Elytres plus larges que le cor- selet, au moins trois fois aussi longues que lui, couvertes de stries ponctue'es assez profondes j les intervalles con- vexes : elles sont d'un testace' ferrugineux, avec la base, la suture et les bords latéraux , surtout en avant, noirâ- tres. Dessous du corps noir. Pattes testacées, les tarses rembrunis. Il doit être placé à côté de X atomarium ^ avec lequel il a la plus grande analogie de forme \ il est à peu près co- loré comme le malvœ , mais il s'en distingue par sa forme générale toute différente. La tête est beaucoup plus large, le corselet plus court et fortement rebordé en avant. Il a été pris àBatoum,en Imérilie, par M. Montandon, dont je tiens le seul individu ittis daabus longitudina- libus minus pub es ccnlibus nigricantibus omatoj elyiris pro- Jundè punctato-striatis , inicrstitiis ajigustis, rugoso-punc- taiis j femoribus inermibus. 2 \p. m. Oblong, noir, entièrement couvert d'un petit duvet blanchâtre j rostre assez fort, arqué , dénudé et lisse dans sa moitié antérieure. Corselet à peu près aussi large que long, un peu rétréci en avant avec le bord antérieur légè- rement rebordé, les côtés peu arrondis-, il est couvert de points enfoncés très petits, ti'ès serrés et d'un duvet blan- châtre plus abondant sur les côtés et au milieu \ de sorte qu il paraît grisâtre et marqué de deux bandes longitudi- nales noirâtres, placées parallèlement sur le disque. Ecus- son très petit, couvert de poils blancs. Elytres un peu plus larges que le corselet, deux fois et demie aussi lon- gues que larges, largement arrondies en arrière, couvertes 344 ANlNALKS de stries très enfoncées et fortement ponctuées ^ les in- tervalles très étroits et marqués de points très petits, très serrés et qui les font paraître rugueux. On observe sur toute leur surface de petits poils blanchâtres un peu moins denses que sur le corselet. Dessous du corps et pattes ponc- tués et couverts de petits poils blanchâtres-, les cuisses sont dépourvues de dents. Cette description est faite sur un seul individu que m'a offert M. Anjubault, par lequel il a été pris aux environs du Mans. Peut-être est-ce une femelle, ce qui pourrait laisser supposer que les cuisses des mâles sont dentées. 58. MeCINUS FILIFORMIS. /Éngustc linearis, valde elongatus, m'ger, vix subnitidu- lus , dense alhido-puhescens ; rostw minus arcuato , antice denudatOj nitidOf thoiuce confcrtïm punctatOt in medio vix conspicuè siihcarinato ; elytris punctato-stnatis , interstitiis rugoso pànctatis. In mare femoribus anticis acute dentatis, posticis tuberculatisyin femiîid omnibus muticis. 3 à3 1/2 m. Très allongé, tout à fait linéaire,aussi long et aussi étroit que le Lypnis cylindncus,noiv et entièrement couvert d'un petit duvet blanchâtre. Rostre pointillé à sa base et lisse à son extrémité, dans une étendue beaucoup plus grande chez la femelle. Corselet un peu plus long que large, as- sez fortement rétréci en avant, avec le bord antérieur re- bordé, les bords latéraux assez arrondis-, il est légèrement convexe, avec u^ie carène longitudinale au milieu, mais à peine sentie et visible, seulement sous un certain jour: toute sa surface est recouverte de points enfoncés très ser- rés et d'un léger duvet blanchâtre également répandu. Ecusson assez grand et recouvert de duvet. Elytres très allongées, plus de trois fois aussi longues que larges, cou- DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. 345 vertes de stries ponctuées, les intervalles étroits, marques de points très serrés qui les font paraître rugueux , et toute leur surface offre de petits poils blanchâtres. Les cuisses antérieures , chez les mâles, sont armées d'une dent aiguë -, les postérieures d'un petit tubercule j toutes les cuisses sont dépourvues de dents, chez la femelle. Je possède quatre individus de cette espèce : deux ont été pris par moi à Fontainebleau , et les deux autres aux environs du Mans, par M. Anjubault. 59. NaNOPHYES FLAVIDUS. Ovatus, testaceus, tenue pubescens , pectow et abdomine nigresccntihus ,* elytris slriato-punctatis , fascia trans<^ersa obliqua pallida paulo ante médium ornatis', femoribus bi- spinulosis. 2 m. De la taille et de la forme du N. lythri ; il est entière- rement testacé , avec la poitrine et l'abdomen noirâtres. Tête marquée d'une petite carène longitudinale qui part du front et descend sur le rostie jusqu'à Tinsertion des antennes; yeux noirs. Corselet et élytres comme dans le lythri pour la forme et les stries, mais testacées -, les der- nières marquées d'une bande blanchâtre, transversale et oblique qui part de Tépaule et descend en dedans pour venir se réunir à la suture avec celle du côté opposé, un peu avant le milieu. Pattes testacées, pâles-, les cuis- ses armées en dessous de deux petites dents aiguës. J'ai pris une douzaine d'exemplaires de cet insecte en fauchant sur des plantes basses dans le bois de Boulogne, pendant le mois d'août 1838. Je crois qu'il vit soit sur le Thymus serpillum, soit sur Y Helianthemum vulgare. Com- muniqué à M. Schônherr, il m'a été retourné comme nou- velle espèce et sous le nom dey/wîV/«5 que je lui ai conservé. 346 ANNALES 60. Nanophyes trànsversus. Oblongo-Oi>atus , testaceus, dense albido pubescensj ros- tro punctato ; elytris punctato-striatis , fasc.ia transversa obliqua ex puis albidis in medio oniatis •■, femoribus trispi- nidosis. C'est, je crois , le plus grand Nanophyes connu. Il est un peu plus fort que YAnthonomus rubi, ovalaire, d'un testacë un peu rougeâtre , tout couvert d'un duvet assez long et blanchâtre. La poitrine est légèrement rembrunie. Le rostre est luisant et couvert de petits points enfonces assez dcartés. Corselet finement pointillé. Elytres striées et ponctuées avec les intervalles légèrement convexes -, elles sont marquées d'une petite fascie oblique, composée de petits points blancs : cette fascie part de la suture vers le milieu de la longueur des élytres et se dirige en dehors et en avant vers l'épaule qu'elle n'atteint cependant pas. Cuisses armées chacune de trois petites dents. J'ai reçu cet insecte de M. Solier, qui l'a pris aux envi- rons de Marseille, et sous le nom que je lui ai conservé. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 347 NOTE SUR LB MALE DU VESPERUS XATARTI , Mulsant. PAR M. JACQUELIN-DUVAL. (Séance du 8 Mai 1850.) M. Mulsant , dans son Histoire naturelle des Coléop- tères de France {Longicomes),a. décrit sans l'avoir connu, sous le nom de Aatarti, Dej. inédit, un Vespenis que M. Léon Dufour avait découvert dans le royaume de Valence (Espagne), et que depuis M. Xatart avait retrouvé à Prats de Mollo (Pyrénées-Orientales), mais la femelle seule en était connue. J'ai retrouvé à Prades, au pied du Canigou, sur le côté opposé à Prats de Mollo, un individu mâle appartenant évidemment à Tespèce décrite par M. Mulsant ; car tous les caractères assignés par lui au f^. Xatarti Ç sont parfaitement applicables au é que je possède, en tant bien entendu que caractères communs aux deux sexes. Je l'ai pris le mois de mars dernier, des- séché et pendu à une toile d'araignée (probablement de- puis l'an passé), dans l'intérieur d'un chêne yeuse creux \'û était à peu près intact, malgré son mauvais état apparent. 348 A IN N A LES Je crois donc que c'est là un fait intéressant et qu'il est utile d'en donner la description et la figure ^(Pl. 1 1, figure 6.) Vesperus Xatarti, Muls. llist. nat. des Coléoptères Longicornes, pag. 219. 3 (ç). cJ" Capite post oculos suhparallelo thoraceque hrunneo- fermgineis, dense pimctatis, isto conico, disco spaiio Icevij lateiibusfoveola levilerimpressa\ antennis dçntatis, corpore paulidum longioribus, articulis comprcssisj clongatis ; ely- tris pallidis, fortiter punctatisj abdomen obtegeiitibus. Long. 22mill. c? Tête ovale, subhorizontale, à peu près parallèlement prolongée derrière les yeux, arrondie en arrière et portée sur un cou, d'un ferrugineux brunâtre, densément et ru- guleuseraent ponctuée, garnie de poils jaunâtres, courts, peu denses et couchés, creusée d'une fossette profonde au devant des antennes, tuberculeusement élevée à leur base, offrant un petit sillon qui part de la fossette et se pro- longe un peu en arrière. Yeux d'un brun noirâtre, faible- ment échancrés, assez saillants. Mandibules ferrugineu- ses , leur extrémité noire. Antennes très peu plus lon- gues que le corps, ferrugineuses, très finement pubescen- tes, un peu dentées en scie , à articles comprimés , assez allongés, le premier ponctué , les autres très finement pointillés. Prothorax à peu près aussi long que la tête depuis la base des antennes jusqu'au cou, rétréci en avant, conique, tronqué à la base où il est rebordé, relevé et re- bordé en devant où il est un peu échancré -, densément ponctué, offrant sur le milieu du disque un espace entièi'e- ment lisse et une petite fossette de chaque côté-, de la même DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 349 couleur que la tête et garni de petits poils semblables. EcussoQ noirâtre, très obtusëment arrondi au sommet. Elytres d'un pâle livide, deux fois aussi larges que le prothorax à sa base, trois fois aussi longues que larges, un peu re'trdcies dans leur partie moyenne, arrondies chacune sépare'ment àrextrémitéi flexibles, rebordées, assez forte- ment ponctue'es, présentant quelques traces vagues de lignes longitudinales élevées -, offrant une pubescence concolore très peu dense ; un peu ciliées dans leur pour- tour. Dessous du corps d'un livide brunâtre ou un peu ferrugineux, peu densément pubescent. Pieds allongés, de même couleur que le dessous du corps, couverts d'une pubescence jaunâtre. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 351 NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR ALEXANDRE PIERRET. PAR M. DOUÉ. (Séanee du 14 Août tSSO.) Rappeler dans une notice nécrologique ce que Ton sait des particularités de la vie d'un homme auquel nous liait une communauté de goûts et d'habitudes, est un devoir toujours pénible à remplir ; mais combien ne devient-il pas douloureux pour moi, ce devoir, lorsque j'ai à vous parler, Messieurs, d'un ami que j'avais vu naître et qui eut, dès son jeune âge, une part de l'attachement que, depuis longtemps déjà, je portais à sa famille. Aussi loin que je puisse remonter dans mes souvenirs, c'est à peine si je me rappelle le temps où je n'ai pas connu et aimé son père. Pourquoi faut-il que, par un renversement des lois naturelles, il m'ait été réservé de pleurer le fils et de pro- noncer ici son éloge, quand c'est lui qui eût dû me consa- crer quelques lignes alors que j'aurais disparu d'au milieu devons. Alexandre Pierret naquit à Paris le 12 avril 1814. Après les premières années d'une enfance remarquable 352 ANNALES par le prompt développement des facultés intellectuelles, il commença des dtudes qui devinrent bientôt brillantes et le placèrent au premier rang parmi ses condisciples. A la lin de chaque anne'e scolaire, la distribution des prix, cette fête de la jeunesse studieuse, était pour lui Toccasion de nouveaux triomphes. Souvent les palmes du collège vinrent récompenser ses efforts. En 1830, à la suite du concours général entre les lycées de Paris et de Versailles, il obtint le second prix de vers latins. Il avait alors seize ans et venait de finir sa rhétorique. C'étaientles prémices de ces idées poétiques, de cette richesse d'imagination dont il devait plus tard donner tant de preuves. Ses étu- des classiques terminées, il fit avec succès un cours de droit. Le temps était venu de penser au choix d'un état. Esprit ardent et pour lequel la liberté était le premier des besoins, une vie réglée d'avance, dont tous les jours se ressemblent, comme celle de la magistrature ou de Tad- rainistration, aurait été pour lui une sorte de supplice. Certes, il ne lui eût pas été difficile d'entrer dans la car- rière que son aïeul et son père ont si honorablement parcourue, mais l'obligation de s'astreindre à une règle fixe était là -, il n'en fallait pas plus pour le détourner, malgré ce qu'il pouvait trouver d'attrayant à commencer à la Cour des comptes une troisième génération de con- seillers référendaires probes, éclairés, hommes d'expé- rience, dignes enfin de toute la considération publique. Il résolut donc de vivre avec l'indépendance que sa posi- tion de fortune lui rendait possible, mais l'existence qu'il se fit était tout aussi laborieuse que celle de l'homme qui remplit chaque jour des devoirs imposés. L'entomologie avait été la distraction de son jeune âge. Encore enfant, quand venaient les jours de congé, il viai- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 353 tait, conduit par son père, les environs de Paris, piquant avec Tardeur d'un ne'opliyte, tous les insectes que le ha- sard lui faisait rencontrer; mais bientôt ses recherches se bornèrent aux Lépidoptères. Plus tard , devenu libre, ce qui notait d'abord qu un goût, devint une passion. Il parcourait dans ses chasses un rayon plus étendu, trop étendu même puisque souvent il faisait à pied, sous un soleil ardent, des courses de huit ou dix lieues qui de- vaient épuiser ses forces-, mais ces courses aussi fréquen- tes que productives lui donnaient beaucoup de doubles, à Taide desquels il put accroître le nombre de ses corres- pondants. Chaque année, d'ailleurs, son père faisait un long voyage et, chasseur moins ardent mais aussi habile, il mettait successivement à contribution les Alpes, les Pyrénées, la Corse, la Savoie, le Piémont. Il est tel Lépi- doptère dont la recherche devint Toccasion d'excursions de sept ou huit cents lieues, aller et retour. C'est ainsi que pour se procurer ÏArge Amphitrilej qui ne se trou- vait alors que dans bien peu de collections, M. Pierret père, sur les indications que lui donna notre collègue, M. de Sélys-Longchamps, se rendit, en 1844, dans le royaume de Naples, entre Salerne et Amalfi, où il prit plus de cent individus de cette belle espèce. Une correspondance très active était la conséquence nécessaire des nombreuses relations d'Al. Pierret. Elle absorbait une partie de son temps, dont le reste était donné aux soins de sa collection et aux préparations qu'exigeait l'immense produit de ses chasses et des éclo- sions qu'il s'était ménagées en élevant des chenilles. On pourrait s'étonner de ce que, passionné comme il l'était pour l'entomologiej et ayant acquis par de longues années de recherches, de travaux et d'études une expé- rience qu'il pouvait rendre si utile à la science, il n'ait '2" Série, tome vm. 24 .{54 ANNALES rependant rien produit, si ce n'est quelques descriptions d'espèces nouvelles, un traite de la chasse aux lépidoptè- res, publie en 1847 par M. DeyroUe, notre collègue, et d'inldressantes observations faites pendant les mois de juillet et d'août 1848 sur les Lépidoptères qui se trouvent aux environs de Gavarnie-, mais, ainsi que je viens de le dire, des détails pi-atiques et matériels, et Tobligation de cori'espondre avec un grand nombre d'entomologistes français et quelques amateurs étrangers à plusieurs des- quels il écrivait soit dans leur propre langue, soit en latin; cette obligation, dis-je, ne lui permettait pas de se livrer à un travail de longue haleine. J'en donnerai la preuve en vous rappelant. Messieurs, qu'en 1844 P i erre t fut chargé par vous de faire une notice sur Charles Nodier, mort membre honoraire de notre Société. Certes votre choix ne pouvait que lui plaire -, nul n'était en effet plus capable de bien appi'écier , de louer dignement cet écrivain si pur, ce savant critique, cet ir)génieux romancier. Il devait nécessairement sympathiser avec l'homme qui, tout dévoué aussi à la science dont le charme avait embelli sa vie, a dit de l'histoire naturelle et particulièrement de l'entomologie : « Il y a quelque chose de merveilleuse- ment doux dans cette étude de la nature qui attache un nom à tous les êtres, une pensée à tous les noms, une affection et des souvenirs à toutes les pensées, et l'homme qui n'a pas pénétré dans la grâce de ces mystères a peut- être manqué d'un sens pour bien goûter la vie. » Malgré l'attrait particulier que devait lui présenter ce travail dont l'accomplissement eût enrichi nos annales de quelques belles et spirituelles pages, le vœu que vous aviez exprimé resta sans effet. J'en parlai plusieurs fois à notre collègue en le stimulant autant que je pouvais le faire-, sa réponse était toujours la même : le temps lui manquait. Il fallait DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 355 bien qu il lui manquât réellement et que Tentomologie ab- sorbât sa vie presque tout entière, puisqu'il avait renoncé, depuis plusieurs années déjà, à un délassement qui lui au- rait valu des succès mérités dans le monde, si les suffrages de ce qu on appelle le monde avaient eu le moindre prix à ses yeux. J'ai dit délassement parce que ce n'était pas un travail pour lui et je veux parler de la poésie qui de- vait d'autant plus le séduire, qu'il faisait avec une grande facilité des vers charmants et marqués au coin du bon goût-, mais le hasard seulement révélait la muse de notre collègue, car ainsi que Ta dit un de ses amis(J), poète lui-même et bon juge en pareille matière, Pierret prenait autant de soin pour voiler son talent que d'autres pour mettre leur nullité en évidence. Il est cependant un livre que notre collègue laisse après lui, livre qui s'est fait presque tout seul ; c'est le recueil complet de ses chasses et de celles de son père depuis 1829 jusqu'en 1849 inclusivement. Il ne forme pas moins de deux volumes in-8°, indiquant pour chaque jour de sortie dans la saison favorable, les époques, les localités et le nombre des individus de chaque espèce qui ont été capturés. Si ce recueil était publié, ce serait le meilleur guide qui pût être donné aux lépidoptéristes pour les di- riger sûrement dans leurs chasses aux environs de Paris et dans quelques parties de la France et de lEurope. Il présente d'ailleurs le point de départ et les progrès tou- jours croissants d'une admirable collection, la plus belle sans nul doute qui existe en France, eu égard au nombre et à la fraîcheur virginale, si l'on peut dire, des individus qui représentent chaque espèce. Pierret avait été nommé membre de la Société Enlomo- logique de France le 9 janvier 1833. C'est sur son (1) M. AlcideGeniy, prof» sseurde rhétorique au collège d'Alençon. M5fi ANNALES rapport que, le 2 octobre suivant, j'eus rhonneur d'être admis parmi vous, Messieurs. Je venais de recommencer ma collection et je m'associais de temps à autre aux longues courses de mon ami. Parcourant dès le matin les bois qui avoisinent Paris, la recberche des insectes ëtait notre seule occupation. A peine, au détour d'une allëeoù nous nous rencontrions, échangions-nous quelques mots pour nous faire part de notre bonne ou mauvaise for- tune, tant était grand, de son côté surtout, le zèle qui nous enflammait. Le soir venu et lorsque la fatigue nous rapprochait, c'était tout autre chose. Nos victimes étaient presque oubliées, la causerie intime commençait-, la litté- rature en était ordinairement le sujet. J'admirais la pro- digieuse mémoire de mon compagnon de chasse qui me citait non seulement des pages, mais des actes, des chants entiers de ses auteurs favoris, mettant dans son débit cette verve, cette ardeur que nous lui avons connues et qui jetaient souvent tant d'animation dans nos séances. Quand il disait les vers d'un poète alors son idole, cette ardeur augmentait encore-, Pierret voulait me faire par- tager son culte. Plus calme, je me permettais quelques critiques, je citais à mon tour les poètes du bon temps, au risque de passer pour un esprit rétrograde. Certes je ne refusais pas de reconnaître un incontestable mérite, je ne blâmais que ce qu'il y avait de trop exclusif dans une admiration juste à beaucoup d'égards. Je disais que cet enthousiasme passerait et que le temps viendrait peut-être où je défendrais contre lui celui qu'il plaçait si haut alors. Malgré un sourire d'incrédulité, bien peu d'années après le fait était accompli. La fougue de l'âge s'était calmée, la réflexion venue avait réhabilité les vrais modèles, et le dieu tombé gisait sous les débris de son temple. Ce ne sont pas seulement les opinions littéraires de Pierret qui s'étaient modifiées d'une manière aussi remar- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 357 quable. La lecture de certains ouvrages de Voltaire et de ceux des autres coryphées de celte école avait bien pu, en matière de religion, égarer son jugement lorsqu'à peine il était formé, mais non le corrompre. Si, comme tant d'autres jeunes teles, il fit parfois Tesjirit fort en sortant du collège et peut-être un peu plus tard, son instinct reli- gieux ne faisait que sommeiller. Il fallait une occasion pour lui rendre toute sa force ; celte occasion ne vint que trop tôt. La sœur de notre collègue, élevée dans les senti- ments d'une sage et vraie piété, lui donna des conseils bien solennels, il faut le dire -, elle était alors à son lit de mort. Ecoutés avec lecueillement, ces conseils portèrent fruit. Ce n'est pas qu'il se fit un changement notable dans les habitudes de Pierret. La religion ne consistait pas pour lui dans les actes extérieurs du culte. Il la compre- nait autrement. Sans affecter les dehors delà dévotion, ij croyait et sa foi se manifestait par des œuvres de charité qu'il fallait deviner en quelque sorte, tant il s'attachait à les tenir secrètes, et, comme l'a dit si justement M. le doc- teur Lemaout dans quelques paroles bien senties qu'il a prononcées sur la tombe encore entr'ouverle de notre collègue, écartant de l'aumône ce qui aurait pu faire rou- gir le front du pauvre, il voulait, selon le véritable esprit du Christianisme, que sa main gauche ignorât ce que donnait sa main droite. J'arrive à la partie la plus pénible de ce récit, celle qui se rapporte aux dernières années de Pierret. Bien qu'il fût d'une constitution délicate, sa santé n'était pas habituel- lement mauvaise. A part une irritation d'entrailles qui se développait surtout sous l'influence d'une température froide, rien ne semblait devoir donner des inquiétudes sérieuses à son père et à ses amis. Toutefois, un régime sévère et des soins continuels, malheureusement incom- patibles avec sa vietropactive, lui auraictit été nécessaires. 358 ANNALES En effet, Pierret avait puisé dans le sein de sa mère, enlevée bien j<;une aussi à la tendresse de sa famille, le germe d'un mal contre lequel la science médicale n'est (jue trop souvent forcée de reconnaître son impuissance. Ses recherches entomologiqucs, bien que bornées aux en- virons de Paris, devenaient trop fatigantes parce que, emporté par son ardeur naturelle, il dépassait souvent la limite de ses forces-, mais cette ardeur même exigeait un plus vaste théâtre. En 1848, pour recueillir des espèces qu il n'avait pu prendre jusqu'alors, il fît dans les Pyré- nées un voyage de plusieurs mois. C'était pour lui un nouveau monde. La vue de ces montagnes gigantesques agit comme elle devait le faire sur celte nature impres- sionnable, aussi n'en parlait- il qu'avec admiration. Il pénétra jusqu'en Espagne, mais des courses répétées chaque jour sur un sol Louleversé, où la marche toujours pénible est souvent périlleuse, où la température change si brusquement, convenaient mal à la faiblesse de sa poi- trine. La capture de certaines espèces, c'est lui-même qui Ta dit dans le petit mémoire dont j'ai parlé plus haut, lui causait des peines inouïes. Très satisfait néanmoins du résultat de ses chasses, il résolut de consacrer chaque année une partie de la belle saison à une excursion loin- taine. En 1849, il se rendit à Digne et parcourut une partie du département des Basses -Alpes. Entraîné par cette sorte de lièvre qui le surexcitait dans tous les actes de sa vie, il ne fut pas même retenu par la certitude que des marches forcées auraient sur lui une funeste influence. Des signes certains d'une grave lésion des organes pulmo- naires se manifestèrent dans le coui'S de ce dernier voyage; ce fut pour lui un avertissement inutile. Impa- tient qu'il était de s'approprier les richesses entomologi- qucs du pays qu'il explorait, lorsque, au moment de la DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 359 plus forte chaleur, ses compagnons se reliraient prudem- ment, il continuait de poursuivre les Lépidoptères sous un ciel de feu et ne rentrait qu'à la lin du jour. Il acheva ainsi de sV'puiser el revint à Paris portant sur ses traits amaigris des traces trop visibles d'une profonde débilita- tion. Plusieurs mois se passèrent cependant sans que li- mai parût s'aggraver; la santé de Pierret semblait au con traire être devenue meilleure. En décembre dernier, il avait été nommé avec MM. Reiclie, Desmarest, Fairmaire et moi membre d'une commission chargée d'examiner une question rela- tive aux intérêts de la Société. Un dimanche matin, nous étions réunis excepté lui, lui ordinairement si exact. La discussion était ouverte depuis quelque temps lorsqu'il arriva pâle et la figure tléfaite. A nos questions empres- sées il répondit en nous montrant un mouchoir cou- vert de larges taches de sang. Une forte hémoptysie s'était déclarée la veille. Sur nos vives instances, il se retira pour consulter son médecin. Le lendemain j'allai le voir. Il s'occupait tranquillement de sa collection, k> remède qui lui avait été prescrit ayant promplemen( arrêté l'effusion du sang; mais, dès le jour suivant, l'acci- dent se reproduisit avec plus de gravité-, il persista el bientôt survint une faiblesse toujours croissante, suivie d'une toux opiniâtre, et d'une fièvre presque continue. Pendant une de mes visites quotidiennes, son père n'é- tant pas alors près de lui, Pierret en me prenant la main médit qu'aucune illusion ne lui était plus possible, qu'il connaissait la gravité de sa position et que sa fin ne pou- vait être éloignée. Je voulus combattre ce triste pressen- timent, mais le malade avait étudié les meilleurs ouvrages de la médecine moderne, et son imperturbable mémoire, en lui rappelant presque textuellement tout ce qu'il avait lu, ne donnait que plus d'autorité à ses tristes paroles. 360 ANNALES Qu'a jouterai-je ? Pendant cinq mois il lutta contre un mal in- curable, chaque jour apportant de nouveaux indices d'une inévitable mort. EnGn, le 27 mai dernier, en paix avec Dieu comme avec lui-même, il s'éteignit tranquillement. Son dernier souffle n'amena sur ses lèvres qu'un sourire. Largement doué des avantages de l'esprit, Pierret n'é- tait pas moins bien partagé sous le rapport des qualités du cœur. Bienveillant par caractère, il était heureux d'obliger. Combien de jeunes entomologistes n'a-t-il pas aidés de ses conseils, encouragés par des dons de toute espèce. J'ai dit ce qu'il était pour les pauvres. Hélas! cette belle intelligence, cette organisation d'é- lite se sont anéanties-, ce cœur dévoué a cessé de battre et Pierret venait à peine d'accomplir sa trente-sixième année! S'il ne laisse après lui aucun ouvrage important qui rappelle encore son trop court passage sur la terre lorsque nous-même nous aurons subi la commune des- tinée, du moins il a marqué dans nos séances d'une ma- nière assez brillante pour que son souvenir ne s'efFace pas entièrement, aussi longtemps qu'un seul des membres actuels de notre Société ayant assisté à ces réunions, n'aura pas cessé de vivre. Et, faut-il le dire, puisque la générosité de son père a voulu qu'une magnifique collec- tion, fruit de vingt ans de peines et de travaux incessants, appartînt à la Société entomologique de France, peut- être cette collection, bien que composée d'éléments si périssables, portera-t-elle le nom de Pierret aux succes- seurs des plus jeunes d'entre nous, tant est grande la fra- gilité de l'homme, tant il traverse rapidement un monde où l'attendent les larmes, la douleur et la mort. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 361 IGHNEUMONOLOGIE PROVENÇALE, ou CATALOGUE DES ICHNEUMONIDES QUI SE TROUVENT AUX ENVIRONS d'aiX, ET DESCRIPTION DES ESPÈCES INÉDITES. (Suite (1) ). Par M. BOYER DE FONSCOLOMBE. (Séance du 8 Mars 1848.) Genre Hoplismenus, Grav. 1. Hoplismenus perniciosus , Grav. Long. 0,009. H. metathoracc bispino \ niger, scutello alho i ahdomine femoribus tibiisque rujis, tibiis posticispro parie nigris. m. f. {Mas tarsis posticis j fem. antennis, annulo albo Grav.). Var. 1, Grav. Je n'ai que la femelle. La partie supérieure de Torbite interne des yeux est blanche. Les palpes et la lèvre supérieure roussàtres-, le 1 ^^ article des antennes e t rextremité seulement des suivants à peine roussàtres. La tdgule est brune. Les hanches et les trochanters, noirs. Le dessus des cuisses postérieures et même leur côté vers Tabdonien ou interne est noirâtre : caractère qui contitue la variété l"de M. Gravenhostj (1) Voyez 2' Série, Tome V (18/j7), p. 51 et 397, et Tome VII , (1869), p. 211. 36-2 AJNNALEb les jambes postérieures à peine roussàlres, en dedans de leur base*, le? tarses des mêmes uniformément bruns. 2. Hoplismenus dimidiatus^ Grav. Long 0,008. H. capite nigro j thorace mfo nigivque picto ; segmentis I et 2 rii/is f sequentibus ni gris, uîiiinis macula olhd\ pcdi- biis nifis, posticonan femoribus et tibiis apice nigris. m. f. i^Fem. antcnnis tricoloribus) Grav. Les deux individus, ^ et ç, que je possède présentent as- sez de différences avec la description de M. Gravenhorst, pour les regarder comme une variété non comprise dans celles qu il décrit. Le mâle. Les antennes sont noires, avec les articles 9", 1 0" et 1 P blancs en dessus-, mais la tête ayant été recollée, je ne puis assurer qu'il n'y ait pas erreur. Les côtés de la poitrine sont, en partie, de la même couleur rouge que le métathorax. Le rayon de Taile et la partie antérieure du sligiîiale sont roux-jaunâtre. Les hanches intermédiaires et postérieures sont rousses avec Textrémité de celles-là et la base de celles-ci légèrement tachées de noir. Le pé- tiole de Tabdomen, dans les deux sexes, m'a paru tout au plus double de la longueur du reste du premier segment j les segments postérieurs, à partir du 4""^, sont bordés de blanc- jaunâtre. On voit à fanus deux appendices coni- ques assez longs. La femelle. Antennes noires avec le milieu blanc \ le 3"^ article et la base du 4"'' roussâtres : le reste du 4"'*^, le 5"*, le 6""" et les derniers, noirs. Le corselet en entier est roux ou rouge-, le col seul et à peine une légère nuance à l'origine des ailes, noirs. Le rayon et le stigmate, comme dans le mâle-, l'aréole plus pentagoualc que chez le mâle qui l'a tout à fait triangulaire. Les premières hanches sont DR LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 363 noires i les troclianters postérieurs noirs à leur base-, les cuisses sont noires, les antix abdomine breviore, Nob. Femelle. Il est tout noir-luisant. Les antennes sont plus longues que la moitié du corps. Le corselet un peu pubes- cent*, le raétatliorax tronqué net, avec deux tubercules épineux. Les ailes sont légèrement obscures-, le stigmate, le rayon, la racine et la tégule, noirs. Aréole pentagonale approchant de la forme carrée -, un commencement de nervure récurrente s'avance dans la cellule intérieure. Les pattes sont noires, seulement le genou des antérieures, le côté interne des deux premières jambes , la base de toutes, un point à Torigine de toutes les cuisses, ferrugi- neux. Les tarses sont noirs, la base du 1*" article et l'ex- trémité des autres , sont à peine marqués de roussâtre. L'abdomen est ovale fusiforme. La partie antérieure du 1=»^ segment est carrée, plus courte et presque deux fois plus large que le pétiole qui s'élargit un peu ou s'éloignant de son origine. Le bord du 2""^ segment est légèrement roussâtre-, le 5"*^ est assez avancé sous le ventre et l'aiguil- lon assez épais est à peu près de la longueur de l'abdomen. Trouvé une seule fois le 7 de mai. Il diffère évidem- ment de tous ceux qu'a décrits M. Gravenhorst. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGiQUE. 367 Section II. Ecusson pâle, abdomen noir. 7. CryptusviduatoriuSi Fabr. Grav. Longb.JÛ»OI 1. Cr.fcmoribus tihiisque nijîs , horum posticis apice nigro. m. f. {masfacie et coxis anlcrioribus albomaculati& ; femîna annulo albo antennaruni) Grav. Je ne connais que le mâle. Il a un point blanc sous les ailes et une ligne avant leur origine. Les ailes sont un ])eunébuleuses,latëgule toute blanche. Les trocliantersdes quatre premières patles sont entièrement blancs en des- sous. Les jambes postérieures sont rousses jusqu'au-delà du milien-,lesarticles3^et4*deleurs tarses sonttrèsblancs, !a base du 1" et du 2'"* articles est un peu blanche. 8. Cr. cognatus, Nob. Long. 0,009. Cr. Jemoribus anterioribus Ubiisque nigris mfo-macula- tisj femoribus posticis rufis , ano et antennaiwn annulo alho, Nob. Il est très voisin du Cryptas quadriguttatus y Grav., et peut-être n'en est-il qu'une variété. Femelle. Les palpes sont bruns. Les antennes presque aussi longues que le corps, très noires, articles 9"- 1 1 ^ blancs en -dessus. Le corselet et tout le corps noir-luisant; le métathorax un peu arrondi en bosse avec deux petits tu- bercules presque épineux ; écusson blanc -, ailes enfumées, rayon et stigmate noirâtres, racine brun-roussâtre, tégule d'un blanc de neige, aréole carrée. Hanches ettrochanters, noirs-, cuisses antérieures rousses, mais largement noires à leur base, surtout en dessous, et une ligne noire qui se prolonge en dessus-, les moyennes noires, excepté leur extrémité qui est rousse , surtout en dessous -, les 368 ANNALES postérieures rousses ou rougeàlres, tacliées de noir à h base et le genou de même. Les jambes ante'rieures rousses, ua peu «»iM fi» 6 extérieurement ainsi que les tarses; les moyennes noires, excepté le genou ; les postérieures de même, à peine leur base roussâtre. Le premier segment grossissant insensiblement, la partie antérieure plus courte et plus large que le pétiole. Le bord du 2"' et du 3"* à peine et insensiblement bordés de rouge. Presque tout le dos du 7'"^, un point sur le 6"", un autre un peu plus grand sur le 8"". Les 4™* et S"* ti'ès avancés en pointe sous le ventre pour Tinsertion de Taiguillon : celui-ci presque aussi long que l'abdomen, les valves en masse ou en cuiller à leur extrémité. Section IIL Ecusson pdle, abdomen à bandes jtmUê 9. Cryptas seductorius, Fabr. Grav. Long, 0,02. Cr, faciej segmentorum 1 et 2 marginibus, femoribus tibiisque flavis , horum posticis apice obscurioribus aut ni- gris\ antennarum annulo testaceo albo. m. f. {femina ano flavo). Gravenh. Mâle et femelle. La lèvre de la femelle est jaune, le cha- peron noir, avec une tache jaune qui est liée à la couleur delà face. Dans un individu, cette face est noire et la tache du chaperon est détachée du fond noir. Dans un seul mâle, les points jaunes au-dessus du col n'existent pas. Le mélathorax de toutes les femelles a une bande en chevron jaune. La couleur des ailes est beaucoup plus foncée ou enfumée dans celles-ci que dans les mâles. Les trochanters intermédiaires, et quelquefois les derniers, sont tachés de roux à leur extrémité -, le dessous de ceux- là est tout à fait jaune, dans les mâles. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 369 11 n'est pas très rare. Il sort souvent du nid argileux du Pelopœus spirifex. Section IV. Ecusson taché de hlanchâtre-y abdomen roux ou roux et noir. 10. C rypiusjemoralis y Gra\. Long. 0,017. Cr. ahdominis medio , tibiis anteriorihus femoribusque rufis j antennamm annullo albo. f. Grav. Les jambes intermt^diaires sont uniformément rousses. Le premier segment est largement roux vers son extré- mité-, le 4™* est entièrement roux. 1 1 . Cryptus armatorius, Fabr. Grav. Long. 0,01 1-0,0 15. Cr. metathorace bispino, abdotnine rufo yfemoribus et tibiis nifis nigro maculatis. f. Grav. Il n'y a pas de point blanc sur le chaperon dans les miens. Celui de Técusson est toujours très petit. Dans plusieurs on voit une grande nuance un peu obscure après le stigmate jusque vers le bout de Taile-, la tëgule est ou blanche avec le milieu noir, ou toute noire avec un point blanc peu visible. Les cuisses antérieures sont toujours plus ou moins noires : les postérieures noires , rousses à l'extrémité, cette dernière couleur s'élendant plus ou moins versl milieu. Le noir domine davantage dans un individu que j'ai reçu. Il est assez commun. Var. Disque des ailes à tache obscure . 12. Cryptus perspicillator, Grav. Long. 0,011-0,014. Cr. fade albomaculata; segmentis 2-7, femoribus 2* Série, tome vin. 25 370 ANJNALES tîbiisquc anterioribus ntfis j femorihus mediis basi nignl, tarsornm posticomm annulo albo. m. Grav, Les mandibules sout Llancliàtresi les joues ne le sont pas, et il n'y a point de tache de cette couleur sur la face. Le l*"" article des antennes est noir, dans un individu seulement marqucf d'un très petit point blanc. La racine des ailes est d'un roux clair et la tégule toute noire. Les hanches et les trochanters sont noirs sans tache -, les tarses interme'diaii'cs bruns n'ont pas leurs 3" et 4* articles plus pâles, rexttémité de tous seulement est un peu roussâtre. La base des cuisses postérieures a une très petite tache rousse : celle des jambes est aussi obscurément de cette couleur. Le premier segment est tout noir, le second n'est roux qu'à son extrémité, et quelquefois entièrement noir. Telles sont les seules diflerences entre mon insecte et la description de l'auteur silésien. 13. Cryptus fugitims, Grav. Long. 0,008. Cr. abdomine rufo, apice nigroy ano albo. m. f. {3Ias pedibus anterioribus riifis, coxis et trochanteribus albido maculatis, tarsorum posticorum annulo albo. Fcmina feinO' ribusrirfîs, anticis basin vcrsiis nigricantibus tibiis anterio- ribus ritfîs). Grav. Mâle et femelle. Le bord du labre et les joues sont blancs. La tégule de la femelle est brune avec un point blanchâtre. La base des cuisses antérieures est très légère- ment noire. Le bord postérieur de tous les segments est assez relevé et un peu bombé dans les mâles -, celui du 4™* est noirâtre aussi, dans ce sexe. Non seulement le 7™*, mais le 8""* ont une tache dorsale blanche, dans les femelles -, une de celles-ci, prise à Lyon, est beaucoup plus petite. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 371 14. Cryptus gracilis, Grav. Long. 0,0095. Cr. abdoinine medio rufo, ano albo ^fenioribus tihiisque rufls nigro viacalatis \ tarsis posticis annulo albo. m. Grav. Les joues sont blanches \ cette couleur faisant suite à la bordure des yeux. Les palpes sont très blancs. Les cuis- ses postérieures presque entièrement noires, dans un in- dividu , avec une petite tache rousse à la base. Le 4"" segment est roux dans Tun avec le bord noir-, dans un autre, noir-roussâtre dans son milieu. Le bord des seg- ments est relevé comme dans le Ciyptus fugitwus . Au reste ce caractère est commutw^ipaucoup de mâles congénères. • 15. Cryptus insinuator? Grav. Long. 0,011. Cr. segmentis 2-6, tibiisque antenoribus, Jii/is } femori- bus antcrioribus tiibus lateribus rufis, m. Grav. Je crois que c'est la même espèce que celle de M. Gra- venhorst. Tout s'y rappoite , excepté la couleur du 6""" segment qui est noire chez le mien, tandis que le savant professeur le décrit comme seulement brun à sa base. D'ailleurs , comme dans sa description , le stigmate, le rayon, la tégule des ailes sont noirs, la racine roussâtre, Taréole pentagonale. Les pieds postérieurs sont aussi noirs, avec le genou un peu roux , une très petite taclie de la même couleur se voit à la base des cuisses et la base des jambes est un peu rousse. 16. Cryptus inlricalor, Nob. Long. 0,011. Cr. abdominis medio tibiisque anterioribus rufis \ femori- bus anterioribus nigris npice rufis ; macula anali alhd, pedi.- bus gracilibus. Nob. 372 ANNALES 11 se rapproche des Cr, tihiator et leucopygus^ ainsi que (les variétés du Cr. migratorj je le regarderais comme une variété de celui-ci qui varie beaucoup ; mais il me semble que ses jambes grêles et allongées l'en distinguent. Les palpes sont bruns avec leur 1" article blanc. L'écus- son est marqué d'un point blanc, et il 3-^ a une petite ligne blanche transverse en dessous. Le stigmate et le rayon sont couleur de poix, la racine roux-clair, la tégule d'un blanc de lait, Taréole pentagonale presque carrée -, point de trace de nervure récurrente ^ ailes légèrement enfu- mées vers leur extrémité. Pattes minces , longues (les postérieures manquent), noi res^Jj extrémité des trochan- ters des cuisses, plus larguée les jambes rousses ^ le côté extérieur de celles-ci légèrement rembruni; la base un peu pâle \ tarses de la couleur des jambes. Abdomen de la même forme, linéaire, que celui des espèces voisi- nes ; 1^' segment noir, son extrémité un peu rousse: les 2", 3" et 4', roux-, les suivants noirs, un petit point blanc sur le 6% et une tache ronde de même couleur sur le 1". 17. Cryptas soccatus, Nob. Long. 0^008 — 0^01. Cr. ahdoirùnis medio pedihusque anteriorihus rufîsj his vigro macidalisj coxis nigiis j pedibus posiicis nigris; scg- menti priini margine, tarsis et tibiarum basi\ albls. Nob. Il se rapproche beaucoup des Cryptus ischiolcucus et pygoleucus. Je l'aurais pris pour une variété du Cr. mi- grator^ mais la tache très prononcée de son écusson suivie d'un trait blanc, ainsi que la présence de la nervure récur- rente, me paraissent devoir en faire une espèce distincte. Les palpes, le milieu des mandibules, le bord des yeux blancs : dans quelques individus , le labre et une ligne transversale sur le chaperon , de la même couleur. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 373 LVcusson est blanc et toujours accompagn(^ en dessous d'une petite ligne blanche ; dans l'un , le mëtathorax est marque de deux points jaunâtres. Les ailes sont légère- ment enfumées-, le stîgu^ate et le rayon couleur de poix, la racine et la tt^gule, jaunâtres, dans d'autres blanches : celle-ci marquée d un point noir^ Taréole carrée-, une légère trace de la nervure récurrente. Pattes antérieures rousses ; hanches et trochanters noirs, extrémité de ceux- ci rousse ou blanchâtre j base des cuisses plus ou moins noirâtre, surtout en dessous ; jambes un peu rembrunies à Textérieur, leur base pâle ou blanchâtre j pattes posté- rieures noires, leur base marquée d'un point roux, base des jambes avec les 2" à 4" articles des tarses, blancs , quelquefois la base du 2^ noire. Abdomen linéaire, partie antérieure du 1" segment un peu plus large et plus courte que le pétiole, presque carrée : premier segment noir, avec l'extrémité blanchâtre, les 2* à 4^ roux, le 5^ un peu roux à la base, les suivants noirs, avec une tache blanche sur le 7'"e- dans un individu, un petit point blanc sur le G™". 1 '" Var. Palpes bruns , tête sans taches blanches , toute noire-, aréole presque pentagonale; 2'"" segment noir à la base, le 4'"" à son extrémité. 2™* Var. Tégule noire-, cuisses antérieures, surtout les intermédiaires, plus largement noires à leur base; 2"'* article des tarses postérieurs presque tout noir; 2™^ seg- ment noir à la base. 18. Cryptus leucostictus Grav. Long. 0,01. Cr. segmenta 2- 7 ru/is , femorihus rufis , posticis basi rngrd} tibiis rufis, posticis apice m'gw ; puncto infià ala- rum, annula larsonim posticorurn, picturis faciei et coxarwn anticamm, alhis. m. Grav. 574 ANNALES Mâle. Les trochanters intermédiaires sont blancs en des- sous, dans celui que j'ai trouve ici : ils sont noirs et Ta- rt^ole entièrement triangulaire, dans l'individu que j'ai reçu de Louduu. 19. Cryptus proximusy Nob. Long. 0,0085. Cr. seginentis 4-6 rufis margine nigro^ ano albo, pedi- bus nifiSj coxis ettrochanterihusnigris, tarsis posticis annulo albo. Nob. m. Mâle. Il se rapproche beaucoup du Cryptus gracilis et quelque peu du Cr, bicingidatuS) Grav. : peut être n'est-il qu'une variété du premier. Les mandibules, le chaperon, le côté interne des yeux et un point au milieu delà face, blancs. Antennes noires, un peu roussâtres , à partir du 3""^ article : le reste man- que, depuis le 5"^. Ecusson blanc. Ailes transparentes, peu enfumées vers l'extrémité -, stigmate, rayon et racine d'un roux pâle -, tëgule très blanche ; aréole presque carrée. Pattes d'un roux assez clair, hanches, trochanters, noirs-, ceux-ci à peine roux à leur extrémité ; base des cuisses antérieures légèrement noirâtre-, jambes postéi'ieures brunes, leur base roussâtre-, tous les tarses roux-brun : les derniers plus foncés; 2'"'' et 3'"^ articles blancs (les derniers manquent) -, les 3™* et 4'"* blanchâtres aux tarses intermédiaires. Le 1*"' segment presque linéaire comme dans les espèces voisines, noir, ainsi que le 2'"*' et le 3"^: le boi'd de ces derniers rougeâtre et leurs côtés presque tachés de cette même couleur; les 4"^ 5™^ et 6™*^ d'un roux sombi'e avec le bord postérieur légèrement noir ; le des- sus du 7'"* blanchâtre. Le bord postérieur des segments est relevé et assez saillant. DE LA SOCIÉTÉ EîSTOMOLOGIQUE. 375 20. Cryptus mclanopns, Nob. Long. 0,012. 6V. alarum disco fasco\ segmentis 2-4 rufis^ 7 supernè albojfemoribuSf tihiisque posticis nigiïs, annula tarsorum posticorurn albo. Nob. Mâle. 11 se rapproche des Cr. albolincatusy etfugitivus, Grav. S'il y avait quelque trace de la nervure récurrente, j'aurais été porté aie regarder comme le mâle du Cr, adiiS" tus, Grav. La tête et le corselet sont entièrement noirs , sauf la tache de Técusson. Les ailes sont enfume'es : cette nuance formant presque une tache confuse au-dessous et autour du stigmate, comme dans Vadustus. Le stigmate, le rayon et la tégule sont noirs, la racine roussâtre, Taréole car- rée. Les pattes sont noires, Textrémitë des cuisses de la première paire est rousse; les mêmes jamLes sont blan- châtres, avec une ligne noirâtre au côté intérieur-, les moyennes sont noires en dessous et au côté extérieur, blanchâtres en dessus, plus blanches à la base , avec un petit point noir peu marqué qui semble séparer cette coloration de la base du reste de Torgane ; les pattes pos- térieures noires ; les tarses sont bruns ou noirs *, les arti- cles 2% S*" et 4*^ des postérieurs blancs, avec leur extré- mité noire-, le 2™^ est d'un blanc enfumé. Le 1" segment est linéaire (la partie antérieure à peine plus large que le pétiole), il est noir, les 2" à 4* roux-, les suivants noirs, la partie postérieure du 7""® occupée par une tache blanche. Section V. Ecusson noii\ abdomen rouge ourouge et noir. 21. Cryptus Dianœ? Grav. Long. 0,01. Cr. abdomine niedio nifo ; femorîbus tibiisquc rufis. 37G ANNALES ffusticis apicc nigro. w. f. (^Mas' pictuiis capitis et annula tir- soruni postcriorutn alhis ; feinina annula antennarum alba.) Grav. Je n'ai que le inAlc : je le regarde comme une variété du Ci: Dianœ. Il n'a point de taclie blanche sur la face. Les tubercules du mélatliorax sont [)eu ou point apparents: il n'y a pas de taches blanches au prothorax. La racine des ailes est d'un roux assez, pâle ; la tégulc noire. Les genoux posté- rieurs sont peu ou point noirs-, les jambes postérieures noires , roussâlres à leur base \ les 2* à 4" articles des mêmes tarses sont blancs, sauf la base du 2'"' qui est noi- râtre. Le [''segment de l'abdomen est entièrement noir, les 2* à 4" sont roux. L'abdomen, dans le seul individu que je possède, est fort comprimé, presque comme celui des C'ainpalex, sans doute par suite de la dessiccation. 22. Cryptusabscurus,Gme].,Gra\. Long. 0,012-002. C. abdomine rufo hasi nigiuj iibiis anteriaribus fcinon- busfjuc riifis. m. f. {^Mas larsis posiicis annula alba.) Grav. Mâle et femelle. Il ny a pas de point blanc cbe/, un des mâles-, dans aucune femelle le bord des yeux n'est blanc, le 1"' article des antennes dans vm mâle est tachd de blanc en dessous : noir chez un autre qui a le point ou la tache blanche en dessous et assez près de l'origine des antennes. Un seul mâle a un point blanc sous les ailes. La téguie des mâles est bordée ou marquée de blanc. Les trochanters antérieurs du même sexeontuneligneblanche en dessous, les intermédiaires sont quelquefois tout noirs. Les cuisses antérieures sont rarement rousses, sans tache, ordinairement noires h la base , surtout en dessous où DK LA SOCILIÉ ENTOMOLOGIQUE. 377 celte couleurs étend davantage eu ligne i les cuisses pos- térieures sont plus souvent noires en grande partie : ce (\iù constitue la variété ci-dessous -, celles des mâles le sont dans tous mes individus. Les articles 3' et 4^ des tarses sont rarement plus pâles chez les femelles. Le l*' segment est toujours noir-, les derniers ne sont pas plus obscurs dans mes mâles. L'aiguillon varie de longueur, il est quel- (juefois plus long que Tabdomcn. l" Variété, rjui se rapproche assez de la 1" variété de M. Gravenhorst. Les dernières cuisses tout à fait noires dans le mâle, souvent aussi dans les femelles, ou obscu- rément roussâtresà la base et en dessous. Dans une seule, les derniers segments sout un peu noirâtres. 2"'" Var. Femelle. Premier segment roux , moins le pétiole. Jambes comme dans la 1" variété ou comme dans le type. Un individu beaucoup plus petit que tous les autres. 23. C rj plus s pinosus? Grà\. Long. 0,012. 6V. metathorace bispino ; ahdomine rufo ; orbitis oculo- rum internis et annula antennarum alhis. m. f. (J\las pedi- bus nigris , tibiis anticis subtus ferrugineis . Feminafcmo- rum latere infero , lihiisque anterioribus , rufescentibus). Grav. L'individu que j'ai sous les yeux est si maltraité et sf incomplet que j'ai de la peine à y reconnaître l'espèce décrite par M. Gravenhorst : cependant je le crois le même, les parties qui restent intactes présentant les mê- mes caractères. Il ressemble beaucoup aux variétés du Cryptwi armatorius dont les pattes sont plus noires-, mais l'écusson est noiv. 378 ANNALES 24. Cryptus italiens, Grav. Long. 0,011. Cr. segmentis 2-7 rufis; tibiis anlcriorihus subtiis albi- (lis. m. f. {Mas tarsis posticis alhis. Femina antcTwatum annulo albo.) Grav. Le mâle seulement. Le bord interne des yeux n'est nullement blanc. Le côtd interne des premières jambes est blanchâtre ou pâle ; il est roux aux secondes -, et à peine brun-châtain dans les cuisses postérieures. 25. Cryptus analist Grav. Long. 0,012. Cr. segmentis 2-4 rufis, tibiis anticis seu anterioribus, rufis. va. f. [Femina annulo albo antenîianim.) Grav. Je n'ai que des mâles. La t(^gnle est quelquefois mar- quée d'un point peu sensible en arrière. L'aréole est tou- jours bien carrée -, la nervure inférieure de la cellule exté- rieure est presque droite , dans un grand individu , tortillée dans les antres. Les jambes antérieures, surtout les premières , sont rarement brunâtres en dessus. Dans le plus grand individu cité ci-dessus les articles 2" à 4" des tarses postérieurs sont entièrement blancs : dans les au- tres, les 3^ et 4" seulement : la variété ci-dessous seule a les tarses intermédiaires blancs. Le premier segment est tout noir dans Tun, roux dans sa moitié postérieure chez les autres. Les 3^ à 4® segments sont roux ; les côtés de la base du 5"^ ordinairement tachés de la même couleur. Variété qui se rapprocherait un peu du Cr. titillator mâle, quoique le 1*" segment soit aussi étroit que dans Vanalis. Le métathorax est tronqué (il est plus insensible- ment rabaissé dans les autres variétés). La tégule est toute noire, la racine de Taile roux-brun-, il paraît une légère trace do la nervure récurrente. Les articles 3' et 4^ des DE LA SOCIÉTÉ ElNTOMOLOGlQUE. 379 tarses intermédiaires sont blancs : les postérieurs ont aussi le 2'"* article blanc, depuis le milieu jusqu'à Textrémité. Le bord du 4*^ segment est noir et le 5^ n'a point de teinte rousse à la base. 26. Cryptus titillator, Linné, Fabr., Grav. Longueur: mâle 0,01., femelle 0,011—0,015. Cr. seginentis 2 et 3 necnon priini apicc rufis -, tibiis anticisrufis. m. f. {3Ias tarsis posticis annulo albo,Femina antennis albo annulatis .") Grav. Les mâles sont beaucoup plus petits que la plupart des femelles. Je ne crois pas me tromper en les attribuant à la même espèce -, dans les deux sexes il y a une trace bien marquée de la nervure récurrente. Dans les uns et les au- tres, les cuisses antérieures sont rousses en dessus, quoique M. Gravenhorst dise en dessous. Les intermédiaires ainsi que les jambes de cette même paire sont quelquefois pres- que entièrement noires \ les tai-ses postérieurs rarement annelés de blanc. Le 1*"^ segment n'est presque jamais tout noir-, les 2'"° et 3™^ roux, le 4™'' de la même couleur, au moins à la base. Var. 1*", Gravenh. Articles 9' à 13^ des antennes légè- rement tacbés de blanc. Les 2" à 4® segments de l'abdo- men roux. Sorti d'une chenille le 7 mars. Var. 2™*, Gravenh. Une femelle reçue de Loudun a le seul article 9^ légèrement blanc à Tantenne droite, à peine visible à Tantenne gauche : les autres les ont noires. Dans une seule femelle , les articles 2" à 4" des tarses posté- rieurs sont blancs-, dans une autre, les Z" et 4* en partie blanc-roussâtre. Les 2" à 4" segments sont roux , quel- quefois le bord du 4"" noir. J'ai reçu aussi cette variété de Lyon. 380 ANNALES Variété du mâle, Nob. Tarses noirs. 27. Cryptus fîliformisy Nob. Long. 0,011. Cr. ahdomine linearij segmentis 2 et 3 nifîs y pedibus rufis nigix) maculatis y tihiis posticis nigrisj tarsis annula alboy areold minore. Nob. Il se rapproche beaucoup des mâles du Cryptus analis et Cr. titillator. Mâle. Tête, antennes et corselet noirs et sans taches. Pal- pes brun-roussâtre. Antennes de la longueur du corps. Mdtalhorax cylindrique, insensiblement incline en arrière. Stigmate, rayon et tégule, noirs*, les deux premiers quel- quefois couleur de poix-, la racine roux-brun-, Tardole à peu près carrée, beaucoup plus petite que dans V analis et le titillator. Pattes rousses , cuisses et trochanters très noirs : la base et le côté inférieur, en partie, des cuisses anté- rieures, noirs, cette dernière couleur plus étendue aux in- termédiaires -, les jambes antérieures rousses ; tarses de la seconde paire bruns. Cuisses postérieures rousses ou tein- tées dans leur partie supérieure de noirâtre plus ou moins étendu i les mêmes jambes noires; 3™* et 4""" articles des tarses et extrémité du 2™', blancs. Abdomen linéaire plus jétroit et un peu plus long que la tête et le corselet réunis-, les derniers segments sensiblement comprimés : V^ seg- ment linéaire, la partie antérieure deux fois plus longue que large, à peine plus large que le pétiole; extrémité de ce segment un peu rousse-, les 2"'", 3'"'' et quelquefois la base du 4"® de la même couleur : le reste noir. L'aréole, plus petite, pourrait faire placer cette espèce dans le sous-genre Mesostenus : il paraît assez voisin du Mesostenus ligator, Grav. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 381 28. Cryptus injimus, Nob. Long. 0,009. Cr. segnientis 2-4 rufis ; pedihus nifis nigro maculatis ,• tihiis posticis fuscis^ tarsis annula albo , areold (juadratd, squamidd alhd. Nob. Mâle. Tête, corselet et antennes noires: celles-ci pres- que de la longueur du corps. Stigmate, rayon et racine couleur de poix, tégule blanche, aréole carrée, plus grande ({ue dans Tespèce précédente. Pattes rousses; hanches et trochanters noirs : l'extrémité de ceux-ci rousse \ cuisses antérieures noires, depuis la base jusqu'au milieu dans la première paire, presque jusqu'au sommet dans la seconde. La base des cuisses postérieures noire •, cette couleur s'é- tendant un peu sur le côté inférieur. Jambes et tarses antéi'ieurs, roux-pâle, les postérieurs uniformément bru- nes*, articles intermédiaires des mêmes tarses, blancs. La forme du métathorax et de l'abdomen est la même que dans le Cryptus Jiliformis : celui-ci cependant est un peu plus large et non comprimé vers l'extrémité. 29. Cryptus bitinctus, Grav. Long. 0,0045. Cr. antennarum basi, segmentis 2-7, pedibusque rufisy coxis posticis nigris. f. Gravenh. La nervure extérieure de l'aréole est tout à fait oblité- rée. Si mon insecte n'était pas exactement le même que celui du savant professeur, je l'aurais réuni aux Hemiteles: il est vrai que l'aiguillon est plus long qu'il ne Test ordi- nairement dans ce sous-genre. Les hanches postérieures sont rousses, mais en grande partie brunes en dessus -, le sommet des jambes de la même paire est brunâtre. L'ex- trémité du 1" segment est rousse, l'aiguillon un peu plus court que l'abdomen. 382 ANNALES 30. Cryptas Gravenhorsiii^ Nob. Long. 0,01 Cr. segmentis 2-7 rujis ,• pedibus fiigris, tibiis anieriori- bus nijis\ tarsis Juscis ; antetmarum annido albo. Nob. Femelle. Tête et corselet noirs -, palpes brun-ioussâ- Ire. Antennes presque de la longueur du corps, les 8* à 1 1* articles blancs en dessus. Deux tubercules presque e'pi- neux, peu prononcés au mélatliorax. Ailes un peu enfu- me'es vers leur extrémité -, stigmate, rayon et tégule noi- râtres-, racine roux-brun-, aréole petite, pentagonale^ point de nervure récurrente. Pieds noirs-, cuisses antérieures rousses à leur extrémité-, postérieui-es très noires -, jambes antérieures roux -foncé, les moyennes un peu plus à leur sommet-, les jambes postérieures noires ; tous les tarses bruns. Abdomen de la même forme que le Cr. titillator , mais le 1 '' segment est étroit , presque linéaire , s'élargis- sant insensiblement vers la partie antérieure qui est pres- que deux fois plus longue que large, guère plus large que le pétiole et très distinctement canaliculé. Ce segment est noir, le reste de Tabdomen roux. L'aiguillon noir presque aussi long que Tabdomen. Il diffère du Cr. spinosus par la tête entièrement noire; les tubercules du métathorax moins grands et moins aigus-, Taréole plus pentagonale; les tarses antérieurs bruns comme les autres-, le l "' segment plus étroit. Il parait se rapprocher beaucoup du Cr. italicus, mais il s'en dis- tingue par la couleur plus foncée des jambes antérieures, la tête entièrement noire et les tarses postérieurs sans tache blanche. Il diffère de Vanalis et du titillator par ses der- niers segments roux , et de celui-là par Taiguillon beau- coup plus long. DE LA SOCIÉTÉ ENTOiMOLOCJQUE. 383 31. Cryptus alternatory Grav. Long, mâle 0,0075 : fe- melle 0,0055. Cr. ahdominis mcdio rufo\ tibiis fcmoiibusque anterio- ribus nifis, his basi nigrd ; annido anicnnarum tibianim et tarsorum posticorum albo. m. f. Grav. Mâle et femelle. Les articles blancs des antennes le sont presque en entier, dessus et dessous, le 2™* dans les femelles est roux, ainsi que les 3""* et 4'"* seulement. La couleur rousse de la base des cuisses postt^rieures est plus étendue dans la femelle que cbez le mâlej dans ce dernier sexe, les jambes intermédiaires sont presque to- talement rousses, à peine marquées d'une ligne brune sur le côté externe-, les épines apicales ou éperons sont blan- ches comme aux jambes postérieures-, le l^"^ article des mêmes tai'ses est blanc à sa base, ainsi que le 3""* seule- ment : aux tarses postérieurs le 1*' est blanc à la base -, les 2 '" et 3'"° en entier, seulement un point noir à Textrémité du 2"'^. L'aiguillon est plus long que la moitié de Tabdo- men. 32. Cryptus incubitor, Stroém, Grav. Long. 0,008. Cr. abdomine rufo apice nigro^ ano albo -, pedibus rufls^ posticis femorum apice tibiisqiie nigris, his basi albis \ an- tennis tricoloribusj Grav. L'article 5"* des antennes est noir en dessus, roux en dessous jusque vers l'extrémité qui est noire. Les trochan- ters sont roux, un peu tachés de noir. Le 4""^ segment est roux à sa base et sur les côtes de cette même base ■■, le dos du 5™* tout blanc, le 6"^ noir. L'aiguillon est plus long que la moitié de Tabdomen. 384 ANNALES 33. Cryptus migmtor, Fabr. Oliv. Grav. Long 1,008. C'r. peregnnator, Linné. Cr. abdomine rufo, apice nigro^ ano albo; apicc femo- nun anteriorum et latere altero tibiarum anteriorum, rufis ; tibiis posticis basi albis. m. f. {Femina antennarum annulo albo, femoribus posticis rufis apice nigro.) Gravenh. Femelle. La tête est sans tache. Les articles 2^ et 3' des antennes roussâtres en dessous. Les ailes ont dans leur milieu une nuance obscure assez marquée. Les cuisses antérieures à peine un peu noirâtres en dessous ^ le côté extérieur des jambes légèrement obscur \ les hanches pos- térieures entièrement noires. Mâle. Var. 2"^, Grav. La face est noire, mais la bou- che et la bordure des yeux sont blanches ainsi que le milieu des mandibules. Le 1" article des antennes est noir. Le côté externe des jambes antérieures est très noirci ; les 2"^ à 4* articles des tarses postérieurs sont d'un blanc jaunâ- tre sale, les tarses antérieurs d'un roux très pâle. Le 5me segment est roux à sa base et le bord postérieur légè- rement bordé de roux. Var. 4'"'", Gravenh. Femelle. Les cuisses antérieures sont très noirâtres au côté convexe , surtout les 2™" où cette couleur gagne même le dessous, Textrémité presque seule restant rousse ; les cuisses postérieures sont noires, légèrement rousses à leur base. Le 1 "^ segment est presque en entier roux, le 4"'^ est noir avec un peu de roux sur les côtés inférieurs de la base. 34. Cryptus nuheculatus, Grav. Long. 0,011. Cr. abdomine nifo, apice fiigm, ano albo\ Jeinorihus et DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 385 tibiis anticis suhtiis testaccis. m. f. {Femina antennarum articulis 8-10 albis.) Grav. Femelle. Le tour des yeux est noir, Le 1"' article des antennes est également noir. Le 4"'^ segment est roux à sa base et k'gèrement à son bord postérieur, surtout sur les côte's de ce bord, le reste de ce segment est noir-, la ta- che blanche du 5"^ est bien marque'e. 35. Ciyptus occisor? Grav. Long. 0,012. Cr. ahdominis medio, nec non tibiis anticis et fcmorum anticorum apice rufis;ano exalbido, Grav. f. Je crois que mes Cryptus sont, en effet, de Tespèce dé- crite par M. Gravenhorst. Voici le peu de difficultés qui pourraient me donner du doute. Les miens sont un peu plus grands et Tar^ole est parfaitement carrée. La va- riété ci-dessous, qui certainement est de la même espèce, offre de plus une différence dans la couleur de la légule. Les ailes sont enfumées-, le stigmate, le rayon et la tégule sont noirsj la racine de Taile, couleur de poix. Les pieds sont noirs, Textrémité des premières cuisses, à peine celle des secondes, et les premières jambes sont tes- tacées ou ferrugineuses. La forme de Tabdomen est sem- blable à celle des espèces voisines et telle que M. Graven- horst la décrit. La partie antérieure est presque carrée, un peu plus longue que large , presque aussi longue que le pétiole. Celui-ci est noir, le reste du segment, ainsi que les deux suivants, et la base du 4™^ sont roux. L'ai- guillon est, comme le décrit Tauteur allemand, à peu près de la longueur de Tabdomen. Variété. Elle ne diffère que par la tégule blanche en avant, et la membrane blanchâtre du 7""" moins sensible. 2" Sériej, tome vni. 26 386 ANNALES 36. Cryptas lanteator? Grav. Long. 0,008. Cr, abdomine rufo, apice nigro, ano albo \ pedibus rujis^ Grav. {Addo : Femina pedibus anterionbus nigro macida- tis, coxis et trochantcribus nigris, posticoruin coxis riifis,^ Il se rapproche beaucoup du Cr. occisor, mais il est plus petit. Je le crois une simple variété du lacteator^ à cause de ses hanches postérieures rousses. La tête est noire \ les antennes sont rompues au 7"' ar- ticle, noires jusque là. Les cuisses antérieures sont pres- que en entier noires-, les hanches noires, excepté les pos- térieures -, tous les trochanters noirs, avec rextrémité lé- gèrement rousse. Les jambes et les tarses antérieurs sont roux-brun : celles-là un peu brunies à Textérieur. Les pieds postérieurs sont roux avec l'extrémité des cuisses et des jamhes noire et les tarses bruns. La base du 4""^ seg- ment est largement rousse-, le 7°* seulement a la tache blanche ; le reste comme dans la description du savant professeur allemand. 37. Cryptas ornatus, Grav. Long. 0,007. Cr. segmentis 1^3 rii/is, 1 dorso albo; pedibus rufis, posticis femoi^m et tibiarum apice nigro ; antennis tricolo- ribuSf Grav. f. Les hanches de la première paire sont tachées de noir à la base. Les jambes postérieures sont rousses avec Tex- trémité largement noire. Les côtés de la base du 4"'= seg- ment sont tachés de roux-, ce segment est entièrement noir, dans un individu reçu de Lyon, qui est plus grand que celui de Provence. L'aiguillon m'a paru dans Tun et Tautrc un peu plus lon^^ que la moitié de Tabdomen. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 387 Section VI. Ecusson et corselet en partie roux, abdomen roux et noir. 38. Cryptus scaber, Nob. Long. 0,013. Cr. niger, seginenti primi apice , 2 toto j pedibusque nifls \ coxis nigris; ano alho ; scutello nifo maculaio, Nob. J'ai range ce Cryptus dans cette section, quoique son corselet soit à peine marque de rougeâtre, parce que le Cryptus prœdator, Grav. qu'on y a placé participe encore moins à celte couleur. Tête, antennes et corselet, noirs : celui-ci ponctue d'une manière assez marque'e ; le me'tathorax un peu raboteux et couvert de points plus forts et plus serrés-, il a deux tubercules un peu épineux \ il est assez cylindrique , un peu gibbeux ou relevé et tronqué en arrière. La pointe de Fécusson est à peine visiblement tachée de roux , et cette couleur s'étend des deux côtés en une ligne assez peu marquée et prolongée jusqu'à l'origine des secondes ailes. Les ailes sont légèrement enfumées, le stigmate et la tégule noir-brun, le rayon couleur de poix, la racine roux pâle, l'aréole carrée et presque transverse. Les deux premières pattes manquent j les secondes entièrement rousses, à peine l'extrémité des jambes, ainsi que les tar- ses, ayant un point noir; toutes les hanches et les trochan- ters sont noirs, ceux-ci roux à leur extrémité, surtout les postérieurs j les cuisses et les jambes postérieures sont rousses-, l'extrémité des jambes, depuis le milieu, noire, les tarses de cette même paire manquent. Le pétiole de l'abdomen presque aussi court que la partie antérieure du segment, s'élargit insensiblement à son extrémité j il a deux lignes élevées, très marquées, qui se prolongent presque jusqu'au milieu de la partie antérieure-, celle-ci 388 ANNALES plus large que longue , très ponctuée , ainsi que le pétiole est rougeâtre et celui-ci noir. Le 2"'' segment est roux et encore assez ponctué, quoique un peu plus faiblement^ les suivants sont noirs et assez lisses i les côtés de la base du 3°"^ sont roux, et le dessus du 5'"" blanc. L'aiguillon, plus court que Tabdomen, est épais, noir, même la pièce intermédiaire. Les valvules un peu en masse à leur extré- mité. Il paraît se rapprocher du Cr. prcedator. Les antennes noires , la couleur du second segment et Taiguillon plus long Ten distinguent. 11 aurait aussi quelques rapports avec le Cryptus montanus, Grav. 39. Cryptus tibialiSf Nob. Long. 0,0135. Cr. seginenti primi api'ce, 2 et Z lotis, pedihusque, nifis ; coxis nigrisj ano alho ; thorace nigro , scutello rufo macu- lato, Nob. Il est difficile de ne pas regarder ce Cryptus comme le mâle du précédent. La conformité des couleurs, la forme transverse de l'aréole absolument semblable , la ponc- tuation du corselet et des premiers segments ne permettent guère d'en douter. Il est d'une forme plus allongée et plus mince, l'abdo- men plus étroit et un peu plus long que la tête et le cor- selet ensemble , les pattes minces et longues, surtout les postérieures. Les antennes et la tête sont noires, le bord des yeux interne et externe est blanc. Le corselet noir, la pointe de Técusson rougeâtre un peu plus marquée que dans le pré- cédent, ainsi que les deux lignes latérales qui, ici, sont redoublées parallèlement. La ponctuation du métathorax et des deux premiers segments sensible, mais un peu DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 389 moins marqut^e : celui-là est plus cylindrique et incliné en arrière sans être tronque. L'extrémité des ailes est un peu noirâtre ; le stigmate et le rayon bruns , la racine roux-pâle, la tégule roux-sombre et Taréole comme dans le précédent. Les pieds sont roux, les hanches et les tro- chanters noirs, ceux-ci roux à leur extrémité. Le dessous de la base des cuisses antérieures est légèrement marqué de noir-, l'extrémité des jambes intermédiaires à peine et leurs tarses, sont bruns-, les tarses antérieurs de la cou- leur de la jambe. Les jambes et les tarses postérieurs sont noirs : la base de celles-là rousse et le prenier article de ceux-ci blanc, sauf sa base. Le 1" segment est beaucoup plus étroit que dans le Cryptus précédent et s'élargit in- sensiblement ; le pétiole est noir, la partie antérieure, le 2'"^ et le 3""^ en entier, sont roux -, les suivants noirs ; le 7'"^ blanc avec la base noire. 40. Cryptus flagitator, Rossi, Grav. Long. 0,007. Cr. àbdominis hasi ntfd, apice albo\ thorace ivfoj macula pcciomli et rcgione circa scuiellum nigns j tibiis femigineis , posti'cis apice nigro j annulo antennarum albo. f. Grav. Je ne suis pas assuré que celui que je possède ait été pris en Provence. 11 ne diffère de la description du savant entomologiste silésien , qu'en ce que le 3""^ segment est roux à sa base comme le 2'"'', mais très peu largement, tandis que le second est presque entièrement de cette couleur. /|1. Cryptus ruhncans, Nob. Long. 0,0055. Cr. ah domine hasi, pcdihus, capiteçue, ru/is j t/iorace rufo nigro maculatoj scutello et antennarum annulo j albis, Nob. Il se rapproche tellement de la description du Cryptus hœmatodus, Grav., que je serais porté à ne le regarder 390 ANNALES que comme une variété. Il n'en diffère que par la tête noire, la couleur rouge des cuisses postérieures et Tab- domen très fortement ponctué. Tète entièrement rouge -, antennes plus longues que la moitié du corps, assez épaisses : quatre premiers articles rougeâtres; le 5"^ et le 6"" noirs, ainsi que les derniers; les 7"- 11* blancs de trois côtés. Il a un tubercule obtus au front comme Vhceinatodus. Corselet rougeâtre , col noir, le dessous de Técusson largement noir, ainsi qu'un peu de la même couleur en avant de sa base ; une plaque longitudinale noire au milieu du métatliorax -, un tuber- cule épineux, épais de chaque côté de celui-ci; et une ligne blanche sous Torigine des ailes : celles-ci très trans- parentes, aréole pentagonale , un commencement de la nervure récurrente ; stigmate et rayon couleur de poix, racine blanche, tégule rousse. Pattes rousses; trochanters seuls noirs avec leur extrémité rousse ; Textrémité des jambes postérieures noire, les mêmes tarses roux avec l'extrémité des articles noirâtre. Abdomen ovale couvert de points très enfoncés; partie antérieure du premier seg- ment un peu plus large que longue, un peu plus courte que le pétiole; ce premier segment rougeâtre, un atome noir au milieu et de chaque côté de son bord postérieur, les sui- vants noirs, leur bord légèrement roux, un peu plus au second segment, ainsi que les côtés de la base; dernier segment et anus un peu velus ou ciliés , terminés par deux appendices très courts. Il semble que les tubercules du corselet, l'aréole et les appendices anales devraient rapprocher cette espèce du sous-genre Hoplismenus ; mais sa grande proximité avec le Cr. hœmatodus m'engage à le laisser dans le genre Cryp- tuSj et à la place que je lui ai assignée. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 391 NOTICE SUR QUELQUES LÉPIDOPTÈRES HOUVEAUX TROUVÉS DAIVS LES PYRÉNÉES ORIENTALES EN 18/(7. Par M. A. DE GRASLIN. (Séance du 24 Octobre 1849.) J'ai Thonneur de soumettre à la Socie'lé entomologique la description et les figures de plusieurs espèces nouvelles de Lépidoptères que j'ai eu le plaisir de trouver dans les Pyrénées-Orientales ; j'espère que mes savants collègues ne trouveront pas cette communication inutile ou impor- tune. J'ai entendu, quelquefois, des naturalistes critiquer la publication de quelques espèces isolées qui se trouvent comme perdues et noyées au milieu d'une foule d'autres espèces et d'observations avec lesquelles elles n'ont aucun rapport-, bien loin de partager cette opinion, je crois qu'un des avantages de notre Société c'est la facilité qu'elle offre à ses différents membres, surtout à ceux des dépar- tements qui demeurent souvent à de grandes distances les uns des autres, de pouvoir se communiquer par ses Annales les découvertes qu'ils ont eu le bonheur de faire j sans ce moyen de publication, la science serait privée de découvertes qui sont le fruit d'explorations souvent pénibles-, les espèces nouvelles ne seraient connues que 392 ANNALES par un petit nombre tVintimes, et nos confrères en ento- mologie, ignorant les lieux qu'elles habitent et même leur existence, ne pourraient pas en enrichir leurs collec- tions. Je ne me permettrai pas de tracer ici, je ne dirai pas un tableau, mais une le'gère esquisse des productions en Lé- pidoptères des Pyre'nées, quoique j'aie explore' pendant plus de trois mois la partie orientale de ces montagnes pittoresques et majestueuses. J'avais d'abord été me fixer tout à fait à leur extrémité, aux lieux où leurs derniers contreforts viennent, en s'abaissant, expirer sur les pla- ges de la Me'diterranécj mais, après un séjour de quelques semaines, je ne tardai pas à éprouver la crainte de ne trouver dans cette localité que les espèces propres aux con trées méri- dionales de la France. Je résolus alors d'entrer plus avant dans la chaîne de ces montagnes pour y chercher des espè- ces qui lui appai tinssent spécialement ; j'ai parcouru ses rochers sourcilleux, ses monts aux flancs décharnés et a l'aspect austère; puis, à mon retour, j'ai été jeter, en pas- sant, un coup d'œil d'admiration sur les pentes verdoyan- tes et la végétation vigoureuse de la chaîne centrale dont les sommets gigantesques dominent la région des nuages -, mais que sont trois mois pour explorer et connaître même imparfaitement les espèces de Lépidoptères répandues sur un pays si accidenté, si riche et si varié? des années suffiraient à peine à cette tâche. Cependant, je me trouve heureux d'avoir pu rapporter de ces belles montagnes quelques Lépidoptères encore in- connus que je regarde comme un simple échantillon des richessses qu'elles renferment -, j'espère que la Société en accueillera la communication avec quelque intérêt, d'au- tant mieux que j'y joins certains détails de mœurs et d'or- ganisation que j'ai été à nume d'observer et que je crois nouveaux. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 393 D'autres (lécouverles attendent très probablement, dans les Pyrénées, les investigations des entomologistes qui s'occupent de Lépidoptères j et, si cette opinion n'avait pas pour tout le monde un aussi grand degré d'évidence, je dirais qu'un fait est venu la confirmer l'année dernière, car j'ai reçu d'un de mes correspondants inie espèce iVErehia nouvelle, prise sur les montagnes de la chaîne centrale-, cette Erehia, voisine de Manto, mais parfaite- ment distincte, avait échappé jusqu'à présent aux explo- rateurs qui, attirés par les beautés des Hautes-Pyrénées et les ressources qu'elles offrent aux voyageurs, les visi- tent de préférence aux autres parties de la chaîne. On peut croire, d'après des analogies et des rapports assez constants dans la géographie entomologique, qu'un pays habité par plusieurs Enbia qui lui sont particuliè- res, doit nécessairement offrir d'autres espèces qui lui sont propres, tant dans les Rhopalocères que dans les Hétérocères. Je ne serais donc pas sui-pris en apprenant un jour que l'on a rapporté des Pyrénées quelque Lycœna ou quelque Satyre nouveaux. Quant aux Héléro- cères, je crois que nos collègues qui s^occupent de Lépi- doptères penseront, avec moi, qu'il y a presque certitude d'y faire des découvertes intéressantes. 1. Erebia Sthennvo. (PLX. fig. 1 à 3. Alis nigro-fuscis : anticis fasciâ fulvâ, sursîim lata ., (fiiaiuor ocuUs nigns,iridifiilvâ , obliqué positis\ posticis quator seu quinque oculis Jiigrisj iridifahâ. Posticis sub- tus cinereis lineâ medianâ subfuscd. — Envergure : 1 8 li- gnes é. Quoique celte Erebia ait d'assez grands rapports avec 394 ANNALES r^. Manto, elle s'en distingue facilement et forme mie espèce bien caractérisée ; elle est à peu près de la taille àEuijale\ ses quatre ailes, un peu plus arrondies que celles de Manîo, sont en dessus d'un hrun noirâtre cha- toyant beaucoup plus foncé et à peu près de la même teinte que Gorgone. Ses premières ailes ont une bande transverse d'un fauve ferrugineux, très dilatée au sommet, et dont les bords se fondent légèrement avec la couleur du fond -, cette bande est marquée sur sa partie externe de quatre yeux d'un noir foncé, assez gros, un peu oblongs, placés obliquement en descendant légèrement de dedans en de- hors et ayant un iris d'un fauve ferrugineux, mieux écrit que la bande. Les ailes inférieures, dépourvues de bande, ont quatre ou cinq yeux en tout semblables aux précé- dents, mais un peu moins gros et dont le second, en descendant, est un peu plus grand que les autres. La frange est un peu plus pâle que les ailes et paraît à certain jour d'un gris blanchâtre entre l'extrémité des nervures, surtout aux inférieures dont le bord paraît très faiblement dentelé. En dessous, les ailes supérieures sont d'un fauve ferru- gineux assez largement ombrées de brun noirâtre infé- rieurement, et elles ont la côte et le bord externe d'un gris cendré finement pointillé de brun. Les yeux du des- sus y reparaissent mais plus petits et entourés d'un iris d'un fauve jaunâtre. Le dessous des ailes inférieures est d'un gris cendré finement pointillé de brun avec un rudiment de raie brune transverse, très ondulée, placée uji peu plus bas que le milieu ; les yeux du dessus y sont remplacés par quatre petits points noirs situés entre cette raie et le bord externe, qui est légèrement lavé de brunâtre entre les nervures. DE LA SOCIÉTÉ EN TOMO LOGIQUE. 395 La tête, les palpes, le corps et le dessus de TaLdomen sont noirs : le dessous de ce dernier, ainsi que les pattes, sont gris. Les antennes sont d'un brun noirâtre en dessus, d'un gris blanchâtre en dessous avec la partie interne de la massue ]a.vée de fauve jaunâtre. Je n'ai encore vu que deux mâles de cette espèce et je n'en connais pas la femelle -, je les ai figurés tous les deux parce qu'ils diffèrent d'une manière assez notable. La seconde varidte' que j'ai figurée se distingue de celle que j'ai de'crite plus haut parce qu'elle a cinq yeux aux ailes inférieures, ce qui, du reste, arrive dans beaucoup d'es- pèces-, parce que ses yeux sont un peu plus gros et que le premier des ailes supérieures se trouve surmonté d'une tache oculaire noire, oblique, très allongée et entourée, seulement à sa partie inférieure, d'un iris semblable à celui des autres yeux. N'ayant jamais observé de tache semblable sur aucune Erebia, j'ai pris pour type de l'espèce la première, et je regarde la seconde comme une variété soit accidentelle, soit constante, ce qu'on ne pourra décider qu'après en avoir examiné un plus grand nombre. VFrebia Sthennyo se distingue facilement de la Manto par sa couleur plus foncée, par ses yeux beaucoup plus rapprochés du bord de l'aile, surtout aux supérieures ; elle n'a point comme la Manto, en dessus et en dessous des premières ailes , une raie brune transversale placée à peu de distance des yeux entre ceux-ci et le corps , ni une seconde raie semblable qui se trouve à peu de distance du bord de l'aile chez la plupart des Manto ; enfin, le milieu du dessous des ailes inférieures de la Sthennyo n'offre qu'un rudiment de raie très sinueuse, brunâtre, tandis que chez la Manto on en voit une, au même endroit , très foncée et très bien écrite , et une 396 ANNALES ' seconde moins apparente entre le corps et celle du milieu. h'Erebia Sthennyo ma ëié envoyée sous le nom de 31anto par M. Philippe, de Bagnères de Bigorre-, cet en- tomologiste m'a écrit qu'il Tavait prise dans la première quinzaine du mois de juillet, dans la vallée de Lesponne, et à Avise, régions alpines des Hautes-Pyréuées. 11 pa- raît quelle habite des localités assez circonscrites et qu'elle est beaucoup moins connue que Manto. 2. HetEROGYNIS EROTICA. an H. PENELLA? Ilûbner. (PI. 10, fig. 4 à 7.) Alis fusco-rufescentibus pallidts , suhdiaphanis ,- anten- nis nigris, pectinatis , eIo?7gatis, paululhm latiorihus Hcte- TVgynis paradoxœ. — Envergure c?, 9 lignes 1/2. Le genre Hctcrogynis, créé par mon ami M. Rambur, renferme des espèces dont les mœurs sont fort extraordi- naires et qu on ne peut séparer les unes des autres qu'a- vec difficulté j celles que je connais sont d'une seule cou- leur, et c'est à peine si la forme des nervures de leurs ailes peut servir d'une manière un peu efficace à les distin- guer. Je ne suis donc pas tout à fait sûr que celle dont il est question ici ne soit pas la penella d'iiubner j la con- naissance seule de la chenille et du cocon de la paiclla pourrait éclaircir ce doute -, cependant, quoiqu'il y ait incertitude à cet égard dans mon esprit, j'ai pris le parti de décrire comme nouvelle l'espèce que j'ai trouvée dans les Pyrénées-Orientales. J'ai pensé que les espèces du genre Heterogynis, dont les femelles sont condamnées à vivre et à mourir dans leur cocon, devaient être parti- culières à certains groupes de montagnes indépendants d'autres chaînes et y demeurer circonscrites. Je désire DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 397 que quelques entomologistes, en étudiant les premiers étals delà penella des Alpes, viennent confirmer ou dé- truire cette opinion que je suis bien éloigné de donner comme tout à fait concluante ^ quoi qu'il en soit je n^ai pu résister au plaisir de faire connaître à mes collè- gues quelques détails sur les mœurs de YHcterogynis des Pyrénées. Les ailes de VHeterogynis ewtica mâle ont presque un quart de moins en longueur que celle de la paradoxa et sont un peu plus larges à proportion*, elles sont d'un brun pâle un peu roussâtre et transparentes, avec la frange légèremen t plus foncée. La tête, les pattes, le corps et Tab- domen qui est velu, sont noirs. L'extrémité de Tabdoraen, c'est-à-dire le dessus des parties sexuelles, est pointu, nu et d'un noir luisant. Les antennes sont noires et plus largement pectinécs que celles de paradoxa. La femelle, qui a plutôt l'air d'une chenille que d'un Lépidoptère, est d'un jaune verdâtre très pâle, avec une bande vasculaire noire qui s'élargit aux incisions*, le côté du dos a deux autres bandes semblables, réunies aux deux extrémités et finissant en pointe vers la partie anale*, l'espace contenu entre ces deux bandes est d'un blanc gris; deux autres bandes, en tout semblables, mais plus petites, longent les côtés de l'abdomen : une bande d'un roux foncé couvre le milieu du dessous du ventre. Celte femelle tient son corps replié en forme d'S, comme celle de la paradoxa , et n'offre d'autres organes pour indiquer que c'est un insecte à l'état parfait qu'un petit rudiment de tête noir et comme corné, caché sous le pre- mier anneau et de petites pattes c'cailleuses, également noires et àTélat rudimentaire. La chenille est cylindrique, légèrement atténuée aux extrémités et un peu déprimée en dessous, avec les inci- 398 ANNALES sions bien marquées j le fond de sa couleur est d'un jaune de soufre grisâtre, excepté le premier anneau et le der- nier qui sont gris blanchâtre -, elle a une bande vascu- laire noire attenue'e aux deux extrémite's, faiblement inter- l'ompue à la partie postérieure des anneaux et un peu rétrécie sur leur milieu : cette bande projette à la partie postérieure des anneaux où elle est interrompue, un trait transversal et pointu -, puis vient une bande latéro- dorsale d'un gris pâle blanchâtre, largement bordée de noir, partant du deuxième anneau et finissant à la partie postérieure du onzième-, une autre bande semblable se trouve au-dessus des pattes. Le dessous du ventre est d'un gris pâle jaunâtre, avec une bande longitudinale d'un brun violâtre, placée sous le milieu. Enfin quel- ques poils blanchâtres parlent des diverses parties du corps où il s'en trouve ordinairement chez les chenilles qui en sont pourvues. La tête est très petite, noire et souvent cachée par le premier segment. Les stigmates, visibles seulement à la loupe, sont ronds, noirs et cernés de gris blanchâtre. Cette description concerne la chenille de la femelle ; celle du mâle offre les mêmes caractères -, seulement elle est beaucoup plus petite. J'ai trouvé cette chenille sur les Geiiisfa purgans et scoparia, mais elle paraît aimer surtout le Genista sagittalis; elle file une coque peu épaisse et un peu transparente, où il n'entre que de la soie ordinaire- ment d'un jaune pâle ou quelquefois d'un blanc jaunâ- tre-, cette coque, attachée le long d'une tige de graminée ou de la plante qui a nourri la chenille, est de forme ovoïde, asssez molle, mais d'un tissu très tenace et dont la soie paraîtrait pouvoir être employée. La coque du mâle est semblable à celle de la femelle, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 399 mais beaucoup plus petite , sa chrysalide est pointue à sa partie postérieure et d'un brun noir luisant. La chrysalide de la femelle est une sorte de sac assez allongé, cylindrique, obtus et arrondi à ses deux extré- mités; ce sac, formé par une pellicule mince, transpa- rente à sa partie supérieui'e, et qui laisse voir le corps de la femelle, devient beaucoup plus gros sur Tabdomen, oii il prend une coloration d'un brun testacé. Voici, mainte- nant, une particularité d'organisation qui n'avait pas en- core, je crois, été observée chez aucun Lépidoptère -, j'i- gnore si d'autres espèces à"" H cterogynis offrent celte même organisation ; je ne me rappelle pas l'avoir remarquée dans la paradoxa ; mais peut-être ne l'avais-je pas exa- minée assez attentivement ; voici donc cette particularité : la partie supérieure et antérieure de la chrysalide, c'est- à-dire le côté de la tête, offre une espèce de petite sou- pape ou clapet qui s'ouvre par devant lorsque la femelle veut sortir-, quand cette femelle est éclose, elle sort de sa chrysalide en poussant avec sa tête le clapet qui se trouve rejeté en arrière par son dos, tandis qu'une autre portion de la partie antérieure de cette enveloppe déchirée re- tombe en petits lambeaux par devant. Pour s'accoupler, la femelle sort entièrement du cocon et de la chrysalide et se tient accrochée par derrière à l'orifice de cette der- nière-, penchée la tête en bas sur le cocon, dans lequel la chrysalide est demeurée presque tout entière, elle attend qu'un mâle arrive. L'accouplement dure à peu près une demi-heure. Dès que la femelle sent qu'elle est fécondée, elle force le mâle à l'abandonner, en contractant les an- neaux de son abdomen, puis elle rentre en fort peu de temps dans sa chrysalide et laisse retomber la soupape sur sa tête. Si on vient à la toucher, elle se retire égale- ment avant l'accouplement dans cette singulière chrysa- % 400 ANNALES lide dont elle ressort au bout de quelque temps. Après l'acte de la fécondation, renfermée dans ce sac qui va lui servir de tombeau, et qui sera le berceau de sa postérité, elle ne tarde pas à y pondre une grande quantité d'oeufs qui sont eux-mêmes assez extraordinaires ^ ces œufs sont jaunâtres et liés entre eux par une bumeur visqueuse qui les réunit en un cbapelet à grains serrés et leur donne un aspect si étrange qu'on les prendrait pour une espèce de cordon. Ici se présente encore une autre singularité de mœurs : les petites clienilles naissent peu de temps après la ponte, mais elles ne sortent pas du cocon immédiatement après leur naissance -, lorsqu'elles sont écloses au fond de la cbrysalide ou sac dans lequel tout l'abdomen de la fe- melle s'était fondu en œufs, elles se mettent à manger l'buraeur visqueuse qui attachait les œufs, ainsi que ce qui restait de la partie supérieure du corps de leur mère. Si on ouvre la chrysalide quelque temps après la ponte, on est tout surpris d'y voir les petites chenilles déjà prê- les à subir leur première mue : à cette époque elles per- cent la chrysalide et le cocon et se répandent sur les plantes qui doivent les nourrir. Le mâle de VHeterogjnis erotica m'a offert une puis- sance de fécondation qui dépasse de beaucoup tout ce que j'ai été à portée d'observer à cet égard dans les au- tres Lépidoptères. J'avais renfermé dans une petite boîte un mâle fraîchement éclos afin de connaître le nombre de fois qu'il pourrait s'accoupler et la durée de l'accouple- ment. Je possédais un bon nombre de cocons de femelles qui étaient séparés dans d'autçes boîtes -, j'en pris un sur lequel se tenait une femelle qui venait d'éclore, et, l'ayant approché du mâle, l'accouplement eut lieu sans retard. Une demi-heure après, la femelle, sentant prohablement DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 401 que l'acte de la fe'condation était accompli, couimença à contracter les anneaux de son abdomen pour rentrer dans sa chrysalide et le mâle, contraint de Tabandonner, fut en voltigeant se poser sur un des rideaux de mon ap- partement; il resta à peu près une demi-heure immobile comme pour se reposer-, voyant qu'il commençait à s'a- giter de nouveau, je lui présentai une seconde femelle avec laquelle l'acte de la génération se passa comme avec la première. Mon mâle fut encore chercher du repos et des forces, au soleil, sur les rideaux de mes fenêtres. Enfin, après une demi-heure ou une heure tout au plus, un troi- sième accouplement s'accomplit, de la même manière, avec une troisième femelle ; mais lorsque celte dernière fécondation fut terminée, le mâle demeura tout le jour dans un repos complet, soit parce que ses forces étaient épuisées, soit parce que Theure de l'accouplement était passée-, car, comme je l'ai observé plusieurs fois dans les montagnes, cet acte ne s'accomplit que dans la matinée : c'est dans cette partie du jour et avant la chaleur que l'on voit les mâles voler assez lentement et à la manière de certaines ^dèles à la recherche des femelles qui les attendent sorties sur leurs cocons. Je replaçai facilement mon mâle dans sa boîte, au moyen de petites pinces, car il faisait le mort, ainsi que les autres, dès que je le touchais-, le lendemain et pendant plusieurs autres jours, il s'accoupla tous les ma- tins de deux à trois fois -, ayant gardé les cocons des fe- melles avec lesquelles il s'était accouplé, je m'assurai que toutes avaient été fécondées \ c'est une chose assez éton- nante que de voir un Lépidoptère, dont la trompe est pres- que nulle et qui ne peut réparer ses forces d'aucune ma- nière, jouir d'une aussi grande vigueur. J'ai trouvé cette espèce dans les Pj'^rénées-Orienlales, 2* Série, Tome viii. " 27 "m^ 4a-i AiNNALES aux environs du Vernet, puis sur la route de Fontpe- drosa à Montlouis et enfin, beaucoup plus haut, à Tentrde de la valle'e d'Eyna. 3. CheLONIA HEMIGENA (1). (PL 10,fig.9àll.) Alisfusco nifulis ad apicem suhroseis : anticis in api ce (juatuor maculis nigris, transi^ersis : ditahus 7ion lojigè à corpore oMongis, coadunatis j tcrtia sinuosaproducta, sur- sitm dilatata; qiiarta suh simili tertiœ sed minore: in infima parte tribus maculis nigris parvis, ferè ix>tundisj interme- dia majore : posticis paululiun dilutioribus, suhdiapJtanis, lunula centrali nigrcscente , duahus scu alicpiandb tiibus maculis concoloribus paivis marginalibus ^ thorace villoso castanco fusco, pilis griseo-carneis circumdato. Antcnnis pectinatis, angustioiibus Zoraïdœ. Fœmind semi-apterd, larvâ nigrâ. — Enverg. d* de 10 à 12 lignes-, Ç de 7 à 9. Cette Ecaille offre, au premier aspect, une si grande af- finité avec sa congénère Zoraïda, que j'ai d'abord cru qu'elle en était une variété plus petite et modifiée par le climat -, mais je n'ai pas été longtemps à m'apercevoir que ce sont deux espèces bien distinctes ; des différences notables dans l'organisation m'auraient suffi pour les sé- parer, si la connaissance des chenilles de chacune de ces deux espèces avait pu me laisser, à cet égard, dans quelque incertitude. Elle est d'un quart moins grande que Zoraïda ; ses quatre ailes sont d'un gris roux , assez largement lavées de fauve orangé sur la côte; les pre- mières sont marquées sur cette partie, outre un petit (^) nfxia-ui, demi ; yiota-iç, naissance. D'après les ailes de la femcl- ICj qui ne sont qu'à muidé formées. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 403 Itrait noir touchant au corselet, de quatre taches trans- verses d'un noir foncé , très finement liserées de jaune fauve ; les deux premières de ces taches, à partir du corps, sont toujours re'unies par leur milieu, et, dans presque la moitié des individus, n'en forment même plus qu une ; la troisième tache, qui est la plus longue de toutes, et un peu sinueuse, assez large sur la côte et plus étroite inférieurement, se recourbe extérieurement, et, après avoir formé un angle assez saillant du même côt^, descend un peu plus bas que le milieu de l'aile ; la qua- trième tache offre, en diminutif, à peu près le même des- sin que la précédente ; le bord inférieur de ces mêmes ailes est marqué de trois taches également noires et très finement liserées de fauve jaunâtre ; les deux premières, à partir du corps , sont oblongues , rapprochées , parfois réunies; la seconde de ces taches est la plus grande, et la troisième est presque orbiculaire. Dans quelques indivi- dus, on voit encore un point noir au côté externe de celle-ci. Les ailes inférieures, un peu moins foncées que les su- périeures et très légèrement tranparenteSjOnt une lunule centrale noirâtre, deux petites taches rapprochées, de même couleur, à leur extrémité supérieure et quelquefois une troisième, située également près de la frange, entre ces premières et Tangle anal. Le corselet est assez velu d'un brun noir, avec un col- lier grisâtre ou roussâtre, et, dans la plupart des indivi- dus, les poils longs et fins qui portent des épaulettes ont Textrémité d'un gris couleur de chair ou roussâtre. L'ab- domen, assez velu et un peu moins foncé que le corse- let, offre au milieu de son extrémité une petite toufl'e de poils d'un rose rougeâtre. Le dessous du ventre est d'un rose assez vif avec une bande longitudinale noirâlr<> sur 404 AINNALES le côté. Les antennes, assez étroites, sont plunieuses et tfuu Lrun noir. Les pattes sont tVune couleu'" de chair grisâtre avec l'extrémité cl\m brun noirâtre, et la partie antérieure des libias est du même rose (ine le dessous de Tabdomen. Cette espèce est sujette à varier soit pour le fond delà couleur, soit pour l'étendue, le nombre et la forme des taches. Quelquefois, comme dans la variété que j'ai figu- rée, le fond de la teinte des ailes est d'une couleur de chair grisâtre-, les taches noires sont plus grandes , et les deux premières sont presque entièrement séparées les unes des autres. Je possède un autre individu dont les quatre ailes sont d'un joli rose, et dont les taches ne s'é- cartent pas du dessin ordinaire. D'autres variétés , au contraire, ont la troisième tache , à partir du corps, in- terrompue dans son milieu par la couleur du fond-, chez quelques-uns, les deux taches transverses les plus ex- ternes sont beaucoup plus courtes, n'ayant que la partie supérieure de marquée, tandis qu'un autre individu a Tangle apical presque entièrement noir, et l'angle externe des secondes ailes d'un gris noirâtre. La femelle n'offre que des ailes à moitié avortées j cette conformation, qui se présente pour la première fois, à nia connaissance, dans le genre Chclonia, m'avait d'abord fait penser que cette espèce devait entrer dans le genre Trichosoma; mais, n'ayant pas les autres caractères de ce dernier genre, je l'ai laissée dans le premier. Ses ailes, qui ne sont que des moignons assez souvent rccoquillés et mal conformés, sont à peu près de la même couleur que celles du mâle-, les premières ont ordinairement une grande tache noire sur la côte, à peu de distance du corps, et une autre moins grande non loin de l'angle apical; souvent, au-dessous de iclle-ci, on voit un très petit DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. ^():> point noir 5 quelquefois, un autre plus grand se trouve au milieu de Taile, ealre cette seconde tache et la première. Enfin, dans certains individus, un autre petit point noir est placé à Tangle externe infe'rieur de Taile. Les se- condes ailes, de forme presque triangulaire, ont ordinai- rement une pelite tache noire situe'e au-dessus de Tangle externe. Dans quelques individus, il s'en trouve deux autres au-dessous auprès de la frange, l'une à peu de dis- tance de la première, et la troisième un peu plus éloignée de cette seconde. Le corselet de la femelle est moins robuste que celui du mâle-, sa couleur est à peu près la même, mais la teinte des épaulettes et du collier est assez souvent plus claire, et il arrive quelquefois que le toupet frontal parti- cipe de la nuance de ceux-ci. Le corps, qui est gros et as- sez; velu, est parfois entièrement d'un brun noir en des- sus. Le plus souvent, les incisions sont un peu plus clai- res sur les côtes, et tirent tantôt sur le gris couleur de chair, tantôt sur le gris rose ou le gris blond. Le dessous de Tabdomen est d'une couleur de chair rose grisâtre, avec deux bandes moins longitudinales de chaque côté. Je possède une femelle dont toute la couleur du fond de 1 abdomen est eu dessus de la même teinte qu en dessous, avec une large bands dorsale noircj macu- laire, composée de taches en forme de lunules dont la partie convexe est du côté delà tète. Les côtés deTabdo- men offrent une bande semblable dont les taches sont un peu plus étroites^ et une bande noire maculaire longe les côtés du dessous du ventre, comme chez les autres indi- vichis. Cette femelle est une des deux variétés que j'ai fi- gurées. Les pattes sont comme celles du mâle. Les antennes paraissent filiformes à Tceil nu, et sont dentelées et ciliées 400 ANNALES en les examinant à la loupe; elles sont ordinairement d'un brun noir et d'un gris rose à la base et àTexlrt^mite. Quelquefois, le brun envahit toute Tantenne, et, dans d'autres individus , au contraire, elle est presque entière- ment d'un gris rose. La chenille a tous les poils ainsi que les tubercules pili- fères d'un beau noir. La peau du dos est noire -, elle est moins foncée sur les côtes, où elle est lavée de roussâtre, et elle offre une raie latérale, maculaire, de couleur oran- ger, écrite seulement sur le milieu des anneaux, et plus vive et plus apparente sur les trois premiers et sur le on- zième. On aperçoit une ligne vasculaire, d'un gris blan- châtre et très peu visible. Les pinceaux cle poils placés sur les dixième, onzième et douzième anneaux sontjun peu plus longs que les autres. Le dessous du ventre est d'une couleur de chair tirant sur le gris plombé. Les pattes écailleuses sont noires: les membraneuses sont de la couleur du ventre, avec une plaque cornée d'un noir brillant sur les côtés, et les cro- chets bruns. Les stigmates, dont le dernier est le seul bien visible à Tceil nu, sont d'un blanc couleur de chair et cerclés de noir. Avant sa dernière mucj cette chenille a la peau du dos d'un gris plombé foncé , avec une raie vasculaire d'un blanc grisâtre assez large, atténuée aux deux extrémités. La peau des côtés est d'un grisâtre ferrugineux, plus vif sur les trois premiers anneaux et sur le onzième. Les tu- bercules du dos sont noirs et ceux des côtés d'un brun noir. Entîn , les poils sont d'un gris cendré entremêlés d'autres noirs. Celte chenille est extraordinaircmcnt vive et court avec DE LA SOCIÉTP: EINTOMOLOGIQUE. 407 une grande rapidité , lorsqu'elle se sent poursuivie -, elle estpolypliage sur les plantes herbacdes ; elle parvient à toute sa grosseur vers la fin de juillet ou au commence- ment du mois d'août. Pour se chrysalider, cette espèce a uue habitude que je n'ai jamais observée chez une autre CJieloniai elle se cache ordinairement sous une pierre et se creuse dans la terre un trou peu profond et assez large, quelle tapisse intérieurement avec une coque lâche composée de fils et de parcelles de terre -, le tissu, où il entre plus de terre que de toile, ferme Touverture de manière à ce qu'on ne la trouverait pas facilement; elle file une seconde coque formée par un mélange de fils et de ses poils, où la cliry- salide est étroitement logée. La chrysalide, dont les anneaux sont immobiles et sou- dés comme dans le genre Tnchosoma, est d'un brun rouge foncé, luisant, un peu déprimée en dessous-, celle du mâle est armée à Textrémité de Tabdomen de six pe- tites épines crochues. La chrysalide de la femelle, que Ton reconnaît facilement à sa taille plus grande, à la grosseur de son abdomen et au peu de développement de lenveloppe de ses ailes , a aussi deux petites épines pla- cées sur un petit tubercule. L'insecte parfait parait vers le milieu du mois de mai. L'accouplement a lieu de dix heures du matin à deux heures du soir. J'ai découvert cette espèce aux environs du Vei-net (Py- rénées-Orientales), et dans d'autres iocahtts de la luéiiie chaîne, à une hauteur correspondante. La Chclonia hemigeua se distingue de sa congénère Zo7Y«Wa d'abord par sa taille moins grande d'un quart: différence, du reste, peu imjiOrtante, si d'autres carac- tères ne venaient séparer parfaitement ces deux espèces. 408 ANNALES Les antennes delà Zoraïda sont, h proportion, heaucoup plus largement plunieuscs-, son corps est beaucoup plus court et est loin d'atteindre 1 extrémité inférieure des se- condes ailes, tandis que celui de Vhemigcnahs dépasse notablement. Les deux premières taches noires, à partir du corps des ailes supérieures, chez Zordida, sont bien séparées et placées à une assez grande distance Tune de Tautre, et chez hemigena^ au contraire, elles sont presque toujours réunies ou du moins fort rapprochées-, ces ca- ractères suffiraient bien pour séparer ces deux espèces, mais la différence des chenilles lève toute incertitude. Je n avais pas eu le temps, malheureusement, de décrire et de figurer, pendant mon séjour en Andalousie, la chenille de Zoraïdui la description que j'en avais donnée plus tard était un peu vague, puisqu'elle était faite simplement de mémoire. Mais, comme en histoire naturelle on ne doit rien avancer à la légère, lorsqu'il s'agit de décider la séparation de deux espèces, j'ai voulu m'assurer si ma mé- moire m'avait bien servi dans la description de la chenille de Zoraïdaj j'ai eu le bonheur de retrouver la coque et la chrysalide du seul individu de cette espèce que je pos- sède, et qui est un maie. Ayant examiné la dépouille de la chenille, j'ai vu qu'elle avait effectivement sur les côtés une bande de poils d'un fauve roux comme ceux de ci- i'ica , tandis que tous les i)Q\\s d'hemigena sont noirs. D'après les grands rapports qui placent à côté l'une de l'autre les deux Chelonia que je viens de compaier, tout porte à croire que la femelle de Zoràida, que je ne con- nais pas, doit être aptère ou semi-aptère. 4. Chenille de l'Orgya aurolimbàta. (PI. 10, fig. 12.) Jusqu'à présent, on ne connaissait de cette espèce que DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 409 l'indivitlu découvert dans les montagnes de TArriége [jar feu notre collègue de Villiers, et ses premiers états étaient demeurés inconnus. Ayant été à même d'observer la che- nille ainsi que les mœurs de cette Orgya dans les Pyré- nées, j'espère que mes collègues qui s'occupent de Lépi- doptères ne seront pas fâchés d'avoir quelques détails sur ce sujet. Voici d'abord la description de la chenille : Le dos est d'un jaune orangé , moins vif aux incisions dont les plis sont noirs, avec une bande noire, vasculaire, plus foncée et mieux écrite sur les septième, huitième, neuvième et dixième anneaux, comme les autres chenilles à' Orgya j chacun des quatrième, cinquième, sixième et se[)tième anneaux porte sur le dos une brosse de poils coupés carrément par en haut, et qui sont, dans cette es- pèce, d'un fauve grisâtre. Des poils blonds, très fins et clairsemés sont répandus sur le corps aux endroits ordi- naires-, les plus longs partent du premier et des deux der- niers anneaux -, le premier anneau, en outre, donne nais- sauce , de chaque côlé de la tête, à un pinceau de poils noirs assez longs et effilés j un autre pinceau semblable, mais composé de trois faisceaux de poils d'inégale lon- gueur, part du milieu du dos du onzième anneau et est suivi, sur le douzième, par un autre moins long composé de poils gris. Les côtés sont d'un jaune pâle grisâtre, marbrés de brun noirâtre -, cette dernière couleur forme sur les côtés du dos une raie longitudinale un peu ondu- lée. Une bande d'un brun noirâtre se trouve au-dessus des pattes. Les stigmates ne sont pas visibles à l'œil nu. Le dessous du ventre est d'une couleur de chair livide, et les pattes sont de la même couleur-, la pointe des écail- leuscs, aiusi que les crochets des patles membraneuses, sont d'un brun noir. La tôte est noire et brillanlo. 410 ANNALES Celte cbenille, comme certaines autres du même groupe du genre Orgya, offre un très petit tubercule blanchâtre de la forme d'un petit bouton, implanté sur le dos des neuvième et dixième anneaux. J'ai trouvé la clienille de V Orgya aurolimbata dans plu- sieurs localités des Pyrénées-Orientales, aux environs de Montlouisj elle m'a paru rare ; elle n'est pas répandue in- distinctement partout, mais vit par petits groupes dans les localités qu'elle affectionne. Elle n'est pas polyphage comme V Orgya dnbia, car, malgré toutes mes recher- ches, je ne l'ai trouvée que sur deux végétaux qui, ce- pendant, n'ont guère de rapports entr'eux : principale- ment sur le Genista purgans, puis sur le saule marçeau. Pour se chrysalider, la chenille de la femelle choisit or- dinairement une petite anfractuositéd'un rocher, dans la- quelle elle s'enferme d'abord au moyen d'une toile lâche et Llanchâtre, semblable à celle d'une araignée ; puis elle se file une seconde coque d'un tissu plus serré, dans lequel entrent ses poils. La chenille du mâle se lait simplement une coque semblable à cette dernière , et elle expulse, quand la chrysalide se forme, sa peau par la partie posté- rieure de cette coque, à laquelle cette dépouille reste sou- vent suspendue. La femelle de VOrgya aiiroliinhata est complètement aptère et d'un blond pâle -, sa tête est noire et comme cornée, et ses pattes sont d'une couleur teslacée pâle. L'accouplement de cette Orgya m'a présenté une par- ticularité qui , je crois, n'avait pas encore été observée dans aucune autre j cette habitude est-elle particulière à Vaumlùnbata -, ou n'a-t-elle pas été constatée dans d'au- tres espèces, parce qu'on ne les a pas examinées avec as- sez de soin? Je pencherais pour cette dernière opinion, parce que j'ai des motifs pour croire que \Orgxa duhia DE l.\ SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 411 d'Andalousie doit avoir les mêmes mœurs-, quoi quil eu soit, voici ce qui se passe dans cet accouplement : la fe- melle reste enfermée dans sa seconde coque-, le mâle, at- tiré par ses émanations, vient en voltigeant se poser sur la première toile , et ne tarde pas à passer au travers en s'aidant de sa lete et de ses pattes-, arrivé là, commence pour lui une besogne beaucoup plus rude : les antennes rabattues sur le corselet, il travaille avec un mouve- ment précij)ité de la tête et des pattes, et avec une grande ardeur, à se faire une ouverture -, au bout de quelques miimtes, la tête aidée par la pression des ailes et des pattes, qui trouvent sur la coque comme le point d'appui d'un levier, ne tarde pas à faire son trou-, dès que la tête a franchi le passage, les efforts des pattes la portent en avant, et les ailes, repliées et froissées par le peu de lar- geur de l'ouverture faite par la tête, s'appliquent et s'en- roulent autour du corps comme dans les espèces du genre Hyporiomeuta. Dans ce moment, l'opération étant fort avancée, le mâle se trouve en un clin d'œil auprès de la femelle, dans une coque où tous les deux sont étroite- ment logés. L'accouplement dure plusieurs heures -, lors- qu'il est terminé, le mâle perce une seconde fois la coque et la toile par le côté opposé à celui par lequel il est en- tré. Il peut s'accoupler jusqu'à trois fois. Ou doit penser que cet instinct qui pousse le mâle de \Orgya auiolim- hata à percer le cocon de la femelle est une loi bien im- périeuse pour lui. Plusieurs fois, je l'ai mis dans une boîte où se trouvait une femelle tirée de sa coque -, le mâle la sentait bien, mais il ne cherchait qu'à percer les parois de la boîte-, dans son inquiétude, il passait même sur la femelle et la dédaignait, cherchant toujours des obstacles à vaincre. S'il y avait dans la boîte une feuille sèche dans laquelle la chenille s'était chrvsalidée. c'est là 412 ANNALES que se [)ortaienl ses efforts, l'^nfin , je n'ai jainuis pu en faire accoupler à découvert. V Orgya auwliinbata est fort délicate à élever et meurt très facilement. Le corps de la femelle se fond presqu'cntièrement en œufs, qui ne sont pas aussi nombreux qu'on pourrait le croire, parce quils sont fort gros à proportion de la taille de cette Orgya. 5. HadENA SOCIABILIS. (PI. 10. fig. 13.) ^lis anticis cineraceis, tiibiis liueis tmnsvcrsis luteo-gri- scoalhidis, lineolis griseo-fuscis cinctis: basait sinuatd, mC' diana camiirâ, m arginali tribus lincamentis sagittatis , ma- cula orbicularipaivd^ rotundàj griseo-olbidd, fusco ciiictâ ; macula reniformi cinerco-nigricante j macula tcHid in figura lunulœ paululîim produciœ ; posiicis cincreo-albidis, luTiuld centrali, fascid marginali, cinereis ; antennis gri- seo-fuscis,Jiliformibus. Enverg. c?" ç de 13 à Clignes. Elle est un peu plus petite que VHadena Chenopodii dont elle est très voisine. Les premières ailes sont d'un gris jaunâtre, ombrées d\m gris cendré principalement autour des taches ordinaires, sur le milieu de Taile à la partie externe de la tache réniforme et longitudinalement à peu de distance du bord interne -, ces ailes sont traver- sées par trois raies: une basilaire, ondulée, d'un gris jaune blanchâti*e, liseréedes deux côtés par une ligne dé- liée, d'un brun noirâtre ou d'un gris brun selon les indivi- dus-, quelquefois cette raie disparaît presque complète- ment et n'offre plus que trois petits points blanchâtres : deux à peu de distance de la côte placés l'un au-dessus de DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 413 l'autre, et un autre un peu plus gros sur le tiers infé- rieur (le Taile. A peu de distance du corps, il part de la côte un rudiment de raie semblable à celle qui vient d'ê- tre décrite. Une raie presque semblable à la basilaire, dentelée et arquée à sa partie supérieure, embrasse la ta- che réniforme. La raie fulgurale, d'un blanc jaune grisâ- tre, très finement liserée de gris brun roussâtre, offre une M beaucoup plus courte que celle de VHadena Che- nopodiiy cette raie fulgurale se dilate ordinairement assez largement à la partie externe inférieure de Taile et au som- met où elle couvre quelquefois Tangle apical presque tout entier; entre cette raie et la raie médiane, la côte est ordi- nairement ombrée de gris brun noirâtre et, sur le reste de sa longueur, elle est entrecoupée de petits traits noirâtres. La tache orbiculaire est petite, ronde, d'un gris blanchâ- tre, finement cerclée de brun noirâtre et quelquefois très finement pupillée de gris brun. La tache réni- forme est grande, presque carrée, d'un gris noirâtre inférieurement, plus claire à sa partie supérieure et fine- ment liserée de brun noirâtre. Dans certains individus, elle offre un petit point d'un gris blanchâtre sur le bord interne de sa partie inférieure. La troisième tache, située au-dessous de Torbiculaire, un peu plus foncée que la couleur du fond, est finement liserée de brun noirj sa forme est à peu près celle d'une lunule qui serait un peu allongée dans le sens de son pôle. Le milieu de la raie fulgurale offre trois petits traits transverses sagittésd'un brun noirâtre dont le second, en descendant, est le plus grand-, on en aperçoit quelque- fois deux autres plus petits au-dessous du troisième -, entre la raie médiane et cespetits traits, les nervures d'un gris noir sont interrompues sur leur milieu par un petit trait d'un gris blanc. La frange est d'un gris jaune blancliâtre, 414 A^NALES entrecoupc'e de gris noirâtre-, cette frange est séparée de Taile par une ligne déliée, dentelée, d'un gris jaune pâle, laquelle est marque'e de très petits points noirs dans ses parlies rentrantes. Les ailes inférieures sont d'un gris blanc, avec une bande marginale d'un gris noirâtre, moins large que dans Che7iopodii\ cette bande marginale est ordinairement séparée du bord de faile par une autre plus étroite, n>a- culaire, d'un gris blanc. Une ligne d un brun noir, for- mée par une suite de petits traits rapprochés, sépare Taile delà frange-, cette dernière est blanche-, ces secondes ailes ont une lunule centrale, assez grande, d'un gris noi- râtre •, leurs nervures sont d'un gris noir, et le rameau interne de celle du milieu est interrompu une ou deux fois par du gris blanc. Le corselet, de la couleur des premières ailes et très finement pointillé de gris brun, offre un collier très peu marqué, également d'un gris brun, et, au milieu de sa partie inférieure, une petite houppe de poils dontTextré- inité est entremêlée de gris blanchâtre et de gris noirâ- tre. Le corps est d'une couleur un peu plus claire que les premières ailes elles antennes sont d'un gris brun et fili- formes. Le dessous des quatre ailes est d'un gris blanc, fine- ment pointillé de gris brun sur la côte des pi-emières et sur la partie supérieure des secondes ; les nervures sont marquées en gris brun sur le milieu des premières \ la raie fulgurale ainsi que la partie supérieure de la raie mé- diane, y sont écrites en gris noirâtre et la tache réni- forme en gris noir ; Tentrecoupé de la frange y est plus apparent qu'en dessus. Les secondes ailes ont la lunule centrale plus courte et plus obscure qu en dessus, et la DE LA SOCIETE EiNT0i\10L0(ilQUE. 415 bande marginale y reparaît assez souvent, mais plus étroite. Les pattes sont de la couleur du corps et leur extre'mite est annelee de gris blanc jaunâtre et de brun noirâtre. Je possède une femelle dont la tache orbiculaire, une fois plus grande qu'à Tordinaire, est ovale, allongée et va se r<^uniràla tache reniforme. La chenille de cette Hadena est charmante j malheu- reusement, je n'ai pas eu le temps de la peindre ni de la décrire -, j'en ai conservti plusieurs individus dans Tal- cool, mais leurs couleurs sont complètement effacées. Celte chenille ressemble un peu pour la forme et le dessin à une chenille de Cucullia \ je me souviens qu'elle est d'un très joli vert, avec des raies blanches latero-dorsalcs et des traits d'un joli rose, et qu'elle a un ëcussonsur le pre- mier anneau et une plaque anale plus foncée que la cou- leur du corps. J'ai trouve cette chenille exclusivement sur les ^4 rt/iemi- sia campestris et cœiiilesccns, mais principalement sur cette seconde, à une hauteur moyenne dansles Pyre'ne'es- Orientales ; elle semble se cantonner dans certains en- droits -, les plantes sur lesquelles elle vit sont très répan- dues dansées montagnes et cependant on est bien loin de la rencontrer partout j mais quand on tombe sur une loca- lité qu'elle affectionne, on en trouve jusqu'à douze et plus sur un seul pied d'armo se. Ces chenilles varient très peu-, j'en avais lecueilli au moins cent quatre-vingt dont un seul individu différait des autres parce que le vert était remplacé chez lui par du brun. Je ne sais si cette espèce est difficile à élever, ou si la vie agitée du voyage avait nui au grand nombre de che- nilles que je possédais j quoi qu ilen soit , je n'en ai guère obtenu qu'une dizaine de Lépidoptères qui sont éclos 416 ANNALES depuis le mois de. juillet jusque dans la seconde quin- zaine du mois d'août. Je crois que ï Hadena sociahilis a plusieurs générations qui se succèdent pendant toute la belle saison -, j'en ai trouvé un individu à Télat parfait dans le mois de juin, en même temps que des chenilles grosses et petites, et, à la fin de juillet, j'ai encore vu de ces chenilles de diverses grosseurs. Pour se chrysalider, celte espèce se fait, avec de la terre agglutinée, une coque dure et assez petite pour sa taille. DE LA S0CIÉTÉ_,ENT0M0L0G1QL1E. 417 NOTE RELATIVE A lEREBIA STHENIVYO de m. de Grasun. Par M. Al. PIERRET. ( Séance du 21 Octobre 1849. ) Après la lecture du mémoire qui précède, M. Pierret prend la parole pour faire observer à la Société, qu'à son avis, rjFrcZ'ia5fAen«jo de noire collègue, M. de Graslin, n'est qu'une variété de VErehia Manto, propre à la partie cen- trale de la chaîne des Pyrénées. Cette variété est très com- mune au pic d'Ardidanio, près de St-Sauveur, ainsi que dans toutes les localité voisines des neiges, et situées par conséquent, à 600 ou 700 mètres au-dessus de Gavarnie. Le type du Manto des Alpes paraît même ne pas se re- trouver dans cette région des Hautes-Pyrénées. Toutes les Erehia Manto que M. Pierret a rapportées du voyage quil a fait à Gavarnie en 1848, appar- tenaient, sans exception, au Stkemiyo de M. de Graslin. M. Pierret pense qu'il faut être très circonspect alors qu'il s'agit d'établir une espèce nouvelle dans le genre Erebia. Presque toutes les espèces de ce groupe sont de véritables Protées, qui empruntent la plupart du temps toutes les différences de leur couleur, parfois même celle de leur 2* Série, tome viii, 28 418 ANNALES dessin, soit à l'exposition des montagnes, soit à la consti- tution particulière du sol où elles vivent. C'est ainsi que les individus de YErchia Euryalc, ceux surtout de VErcbia ligca et de ï Erehia Pyrrha, qu'on rencontre dans les montagnes d'Auvergne, ont un aspect plus sombre que ceux des Alpes et des Pyrénées. Et ce qui s'applique au faciès général, doit aussi s'appliquer aux caractères de détail que présentent ces espèces. Sur tel ou tel sommet, les taches ocellées s'agrandissent ou se restreignent-, la bande sur laquelle ces taches reposent, s'éclaircit ou s'as- sombrit, s'accroît ou diminue, tantôt s'éloignant, tantôt se rapprochant du bord externe des ailes, sans que pour cela, il y ait lieu d'y voir une espèce différente. Néan- moins, aux yeux du naturaliste, ces variétés de régions offrent plus d'intérêt que les espèces les plus tranchées, et à ce titre, M. Pierret pense que la description et la fi- gure de la variété Slhmnyo occuperont un rang honorable dans nos Annales (l). (1) M. BellJer de la Chavignerie prend la parole à son tour, et dit que son opinion est entièrement conforme à celle de M. Pierret. Il ajoute qu'il lui semble que YUeterogynis erotlca de M. Graslin ne diffère pas sensiblement de la penella de Hubner. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 419 NOUVELLES OBSERVATIONS SCR LES DE LA TRIBU DES TACHINAÏRES Suite (1). PAR M. J. MACQUART. (Séance du 22 Novembre XIX* Genre. Phorocère, Phorocera. Face inclinëe, Lordëe de soies jusqu'au-delà de la moi- tié de la hauteur; épistome peu saillant. Front plus ou moins saillant; large, c^Ç. Antennes couche'es, atteignant à peu près Tëpistorae j deuxième article court-, troisième, de trois à cinq fois aussi long que le deuxième. Style quelquefois un peu pubescent. Yeux velus. Abdomen tan- tôt ovale, tantôt elliptique. Ailes à une cellule postérieure entr'ouverte , aboutissant soit au bord extérieur avant l'extrémité , soit à l'extrémité -, deuxième nervure trans- versale située ordinairement aux deux tiers entre la pre- mière et le coude. Tachina^ Fall. Meig. 4. Phorocera, Rob.-D. Metopia^ Xjc?e//rt (parlim), Macq. S. àB. (1) Voyez 18^5 (2"= Série, tome III), p. 237; 1848 (2" série, Tome VI), p. 85, et 1849 (2« série, Tome VII), p. 853. 420 ANNALES Phorocera, Macq., Dipt. du nord de la France. Phorocera, Meig. 7. Tachma^ Zett. 3. Ce genre a été fondé primitivement par M. Robineau- Desvoidy, dans son Essai sur les Myodaires, pour un groupede la section des Plioiocérides.Nousravons adopté, dans les Diptères du nord de la France, en y comprenant les genres Plondclia, Palis, Mcdmaj Rhynomyia ctLatrcil- lia, Rob.-D.- et il Ta été également par INIeigen, dans son volume supplémentaire, en en distrayant la partiedu genre Latreillia, Rob.-D., dont il a fait le genre i^/'O/zfma; nous le reproduisons circonscrit de celte manière. La longueur du troisième article des antennes, la face ciliée et les yeux velus le distinguent des genres voisins, et particulière- ment desMuscaires, des Exoristes et des Métopies. Il présente des modifications dans la plupart des orga- nes, les principales sont : la forme ovale ou elliptique de Vabdomen et la première cellule postérieure des ailes qui aboutit au bord extérieur ou à l'extrémité. Les observations qui ont été faites sur le développement desPhorocères,sontcelles mentionnées par M. Zetterstedt, du P. assùnilis qui est sorti duBombyx pavoiiclla, à Lund, te 25 mai's, et par M. Robineau-Desvoidy, des P^. prorsa, antiopa , zavora , py gerce , cacœ , homhycwora qui sont éclos des Lépidoptères portant les mêmes noms. I. Première cellule postérieure des ailes aboutissant au bord extérieur avant Textrémité. A. Palpes fauves. 1 . PJtoroccra gmmma. Cinereaj scutdlo lestaceo ahdomwc eUipticOj Jiigro mi- DE LA SOCIÉTÉ EM^OMOLOGIQUE. 121 cauti lateribus macula tcstaccO) palpis nifis. Long. 0010, 0012 d-. Tab. 12,%. 13. Tachina gramma, Meig. 4.390. Phoivcera gramma, Meig. 7. Face blanche à reflets gris ^ soies s'ctendant jusque vers le haut-, front, demi-bande noire à loger duvet grisj co- tés d'un blanc ardoise'; soies descendant jusqu'au quart de la face ; deux sous la base des antennes : celles-ci noi- res; troisième article quatre fois aussi long que le deuxième; stj'le renflii jusqu'au milieu. Thorax à quatre bandes noi- res. Abdomen marqueté de noir changeant •, deuxième segment à tache testacëe plus ou moins distincte-, des soies au milieu des deuxième et troisième. Pieds noirs. Cail- lerons blancs. Ailes à première cellule postérieure abou- tissant au bord extérieur avant l'extrémité-, nervui-e ex- teino-raédiaire arquée au-delà du coude -, deuxième trans- versale sinueuse (1). Peu rare. Je Tai trouvée en juillet sur les ombellifères. 2. Phorocera elongata Nob. Nigra, albido pubescens} scutello testaceo ', abdomine elliptico, maculato; scgmentis medio nudis y palpis rufis. Long. 00 JO. Tab. 12, fîg. 1. Face, soies s'étendant jusqu'aux d^ux tiers \ front à bande d'un noir brunâtre à léger duvet gris-, côtés d'un gris clair-, soies nombreuses descendant jusqu'au tiers de la face-, quatre sous la base des antennes : celles-ci, deu- xième article, un peu allongé-, troisième, trois fois aussi long que le deuxième, à extrémité droite en dessus, ar- rondie en dessous j style renflé jusqu'au-delà du tiers ; (1) Pour éviter les répétitions inutiles, je supprime, dans les dos- criptlons suivantes, les mois soulignés , qui restent, à l'exception des cas particuliers. 42-2 ANNALES thorax à lignes noires-, écusson lestacé à duvet blanc et base noire. Abdomen : premier segment noir, les autres à taches changeantes de duvet blanc ; les incisions et une ligne dorsale noire, pas de soies au milieu des segments. Ailes à base un peu jaunâtre-, première cellule poste'rieure aboutissant au borde xte'rieur avant Textrémité -, nervure externo-médiaire arquée : deuxième transversale presque droite. Je Fai trouvt^e à Leslrem, au mois d'août, sur les fleurs en ombelles des prairies. Cette espèce, voisine du P. gramma, en diffère parti- culièrement par Tabsence des soies au milieu des segments de l'abdomen. 3. Phorocera pullata. Cinerea ; scutello Jlavicante -, abdomine ovato, fusco- micante; incisuris alhidis ^ linea dorsalis nigra ; palpis rufis. Long. 0005. $. Tab. 12, fig. 10. Tachina pullata, Meig. 4.36!. Phorocem pullata, Meig. 7.261. Face, soies s'étendant jusqu'au-delà du milieu j front à large bande noire, côtes blancs à reflets noirâtres; soies descendant jusqu'au quart de la face -, trois sous la base des antennes-, deuxième article des antennes un peu al- longé-, troisième, trois fois aussi long que le deuxième-, style renflé jusqu'au milieu. Abdomen assez convexe; premier segment noir ; les suivants gris à reflets bruns, qui se prolongent au bord postérieur en une bande d'un noir luisant ; incisions d'un gris blanchâtre. Cuillerons d'un blanc brunâtre. Ailes claires; première cellule pos- térieure aboutissant au bord extérieur avant l'extrémité, nervure externo-médiaire un peu arquée au-delà du coude ; transversale, presque droite. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 123 D'Allemagne, collection de Meigen. 4. Phorocera assimilis. Cinerea; ahdomine conico, nigro tessellato\ palpisferru- gineis. Long. 0008,0012.0?$. Tab. 12, ûg. 7. Tachina assimilis, Fall. Musc. 28.58. — assimilis, Meig. 4.388. — agilis, Koh. — D. 1. Phorocera agili s, Macq. S. à B. 2127. — agitisj Macq., Dipt. du Nord. 144. — assimilis, Meig. 7. Tachina assimilis, Zett. Dipt. — 1 124. Face assez inclinée, soies s'elendant jusque vers le haut-, ëpistome assez saillant ; front à bande noire , côtés d'un blanc ardoisé -, soies médiocres idis. Long. 0003 $. Face ciliée jusqu'au milieu, à reflets noirs. Front à ( ô- le's d'un noir luisant, n'atteignant pas l'ëpistôme. Style renflé jusc[u'au tiers. Thorax et abdomen d'un noir un peu bleuâtre ; un peu de blanc aux incisions de Tabdo- men i des soies au milieu des segments. Jambes munies de peu de soies. Ailes un peu brunâtres : première cellule postérieure aboutissant à l'extrémité -, nervure interno- raédiaire droite au-delà du coude ; deuxième transversale droite, perpendiculaire, située au milieu entre la première et le coude. Des environs de Mons, M. Demoulin -, et de Nordshau- sen, M. HofFmeister. XXIIP Genre. Masicère, Masicera. Face tantôt inclinée, tantôt à peu près perpendiculaire, peu ou point bordée de soies. Front un peu plus étroit dans les mâles que dans les femelles. Antennes couchées, atteignant ordinairement à peu près Tépistome : deuxième article court; troisième prismatique, ordinairement qua- tre fois aussi long que le deuxième ; style de deux articles distincts. Yeux nus. Abdomen ovale ou elliptique. Ailes à première cellule postérieure aboutissant ordinairemeijt au bord extérieur avant l'extrémité ; deuxième nervure transversale située le plus souvent aux deux tiers entre la première et le coude. Tachina, Fallèn., Meig. Tom. 4. Zett. Phryxe^ Carcelia, Lydella, Robineau-Desvoidy. Masicera, Lydella^ Macq. Dipt. du nord de la France, — — Dipt. S. à B. Masicera, Meig. Tom. 7. 456 ANNALES Ce genre, que nous avons formé clans les Suites à Buf- fon, et f£ui ae'té adopté par Meigen dans le volume sup- plémentaire de son ouvrage, se rapproche plus ou moins de plusieurs des divisions semblables de la grande famille des Tacliinaii-es, tels que : les Pliorocères, les Mélopies, les Exoristes. C'est avec ces derniers que ses rapports sont les plus intimes, n'en différant que par les yeux nus et par la largeur plus grande du front dans les mâles. Pres- que aussi nombreuses qu'eux, les Masicères pi'ésentent de même plusieurs modifications organiques qui permettent de les subdiviser en sections et d'établir un ordre métho- dique entre les espèces. Ainsi la face inclinée dans les unes, presque perpendiculaire dans les autres, constitue une première distinction entre elles. L'abdomen tantôt ovale, tantôt elliptique , en présente une seconde. Ensuite se montrent des modifications dans la longueur des antennes et dans les dimensions respectives des deux premiers ar- ticles-, dans le renflement plus ou moins prolongé du style-, dans les soies du front qui descendent diversement sur la face -, dans celles de Tabdomen, présentes ou absen- tes, au milieu des segments-, dans celles des jambes pos- tériem-es ordinairement accompagnées de deux rangées de cils-, enfin dans les nervures des ailes dont rexterno-mé- diaire se coude, et la deuxième transversale s'insère diver- sement. Les Masicères, dans Tétat adulte, se trouvent, comme îa plupart des autres Tachinaires , sur les fleurs et surtout sur les Ombellifèrcs, aujirintemps et vers la fin de la belle saison : elles paraissent répandues sur la plus grande partie du globe. Parmi celles de l'Europe, j'en ai reçu non seulement de diverses parties de la France, mais de Hambourg, de M. Von Winlhem; de la Messe, de M. Hoflmeisler; de Zurich, de M. Brémi j de Turin, de DE LASOCIÉTEENTOMOLOGIQUE. 457 M. Gêné -, de Parme, de M. Rondani (1)-, de Malte, de M. Schembri. Nous n'avons pas encore recueilli beaucoup d'obser- vations sur le [)remier âge des Masicèrcs : et nous les de- vons en grande partie à MM. Brémi, Kobineau-Dcsvoidy et Bellier de la Chavignerie. Diverses espèces sont sorties des chenilles de Y Argynnis athaliaj Piens cardainines, Fancisa ioj Sphyiix atropos et cuphorhiœ ; Bombyx pa- vonia, quercus, Chelonia cajaj Nonagna tipltce : c'est un bien faible commencement de connaissances sur 1 berceau de ces Tachinaires. 1. Face inclinée. A. Palpes fauves. l. Masiccra rutila. Fermgineaj uhdoininc ovato., palpis antennanniiquc hasifla^'is. Long. 0012 $. Tab. 14, fig. 1. Tachina rutila, Meig. 4.382. 3Iasicera rutila, Meig. 7.240. Face blanche à reflets blancs. Front à bande noire et côtés d'un jaune doré-, soies descendant jusqu'au tiers de la face ; trois sous la base des antennes : celles-ci noires-, les deux premiers articles jaunes ; troisième brun ; style renflé un peu au-delà du milieu. Thorax à quatre bandes noires. Abdomen presque sphérique, convexe, d'un fer- rugineux uniforme, à x'eflets bruns*, ventre d'un brun noirâtre. Pieds noirs*, jambes d'un brun ferrugineux. Guillerons blancs. Ailes un peu brunâtres, à base ferrugi- (1) Je n'ai pss défiit celles de M. Rondani , «iui doit los nnhiior 458 ANNALES lieuse, nervure exlerno-médiaire arquée au-delà du couder deuxième transversale presque droite. Cette espèce a été trouvée par Baumhauer , près de Turin. Suivant la description de Meigen , la nervure externo- médiaire est droite au-delà du coude qui est un peu obtus, mais Tindividu de sa collection a cette nervure arquée, ainsi que nous venons de la décrire. 2. Masiccra scuicllata. Scuiello nifo j abdoinine oçato, nigro maculato j laicri- bus riijis y palpis rufis\ antennis hasi testacci s. Lon- gueurOOlG d", 0011 $. Tab. 14, fig. 1. Nemorœa scutellata c?, obliqua s^, Rob.-D. Essai. 4.5. SenoinetopicL ciliata, Macq, S. àB. 2.113. Erycia ciliata, Macq. Dipt. du nord. fr. 158. Sturmia scutellata, Rob.-D. Myod. 260. Face inclinée, bordée de poils dans la moitié de sa hauteur. Front à côtés d'un gris jaunâtre ; soies descen- dant jusqu'au tiers de la face : quatre sous la base des antennes. Les deux premiers articles des antennes testa- cés-, troisième, trois fois aussi long que le deuxième-, style renflé jusqu'au milieu. Thorax et abdomen d'un noir bleuâtre. Abdomen à duvet d'un blanc grisâtre-, taches noires changeantes et ligne dorsale noire -, un peu de fauve sur les côtés du deuxième segment et du bord antérieur du troisième-, pas de soies au milieu. Jambes postérieures ciliées, sans longues soies. Cuillerons blancs. Ailes à nervure externo-médiaire arquée au-delà du coude; deuxième transversale droite. Deux individus de cette espèce sont sortis d une che- nille du Sphynx atropos. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 459 Il ne faut pas le confondre avec le Tachina scutel/ata, Zett. Dipt. Scand., qui devra changer de nom. 3 . Masicera ferrugin ea . . Ferrugine; ahdomine ovato ; pal pis riijîsj cmtennis fuscis. Long. 0010 Ç. Tachina ferrugin ca^ Meig. 4.382. Front à bande étroite-, côte's ferrugineux \ soies descen- dant jusqu'au tiers de la face : deux sous la base des an- tennes : celles-ci n'atteignant pas Tepistome; style renflé un peu au-delà du milieu. Jambes d'un brun ferrugineux. Cuillerons ferrugineux. Ailes un peu brunâtres, à base jaune-, nervure externo-médiaire un peu arquée au-delà du coude-, deuxième transversale peu sinueuse. Des environs de Stolberg. 4. Masicera niicans, Nob. Scutello testaceo; ahdomine ovatOj maculis nigris mican- tibus, lateribus maculis testaceisj palpis nrfis. Long. 001 4 ç. Tab. 14, fig. 2. Face à quelques poils à la base. Front à côtés d'un blanc un peu ardoisé -, soies descendant jusqu'au tiers de la base -, quatre sous la base des antennes. Style des antennes renflé au-delà du milieu. Abdomen à duvet blanc et taches noires changeant : des taches testacées sur les deuxième et troisième segments, et plus ou moins cachées par le duvet blanc -, pas de soies au milieu. Jam- bes postérieures munies de quelques soies sur le côté an- térieur. Ailes : externo-médiaire presque droite au-delà du coude -, deuxième transversale assez oblique, peu sinueuse. Des environs de Mons et de la Suisse, communiquée par INL Démoulin etBrémi. ¥M) ANiNALES Cette espèce ressemble au M. pratensis, Meig., mais elle en difFère par la longueur du troisième article des antennes relativement à celle du deuxième. 5. Masicerajlomm, Nob. Scutello rufo\ abdomine cUipticOj, cinereo pubcscente.) palpis nifis\ vitta front al i tcstacea ; tihiis testaceis. Lon- gueur 0008 $. Tab. 14, lig. 3. Front à bande testace'e et le'ger duvet gris; côtés gris j soies descendant jusqu'au tiers de la face : trois sous la base des antennes -, rang extérieur, ç, formé de quatre. Antennes : deuxième article un peu testacé j troisième terminé obliquement ; style renflé jusqu'aux deux tiers. Abdomen noir, à léger duvet gris uniforme. Jambes d'un testacé obscur. Ailes à base jaunâtre ; nervure exlerno-médiaire droite au-delà du coude; deuxième transversale sinueuse. De Lestrem, sur les fleurs en ombelles des prairies. 6. Masicem Irens, Nob. Scutelli apicejlavo ; abdomine elliptico» incisuris albis^ palpis riifis. Long. 0005 c?. Tab. 14, fîg. 4. Face grise, à reflets noirs; front à côtés gris et reflets noirs i soies descendant jusqu'au milieu de la face-, trois sous la base des antennes. Style des antennes renflé jus- qu'au milieu. Abdomen noir; un peu de blanc au bord extérieur des segments; pas de soies au milieu. Ailes: première cellule postérieure aboutissant j)rès de l'extré- mité ; nervure externo-médiaire droite au-delà du coude; deuxième transversale droite située en deçà des deux tiers entre la première et le coude. Je l'ai trouvée eu Suisse. DE LA SOCIÉTÉ ENTOWOLOGIQUE. 461 7. didsicera liitescens, Nob. .llhicla ', ahdouiine coru'co , nigw, tessellato -, palpis nifis ; fronte latescentc. Long. 0010 $. Tab. 14, fig. 5. Face à ([uelques peliles soies au bas; front à bande noire et côtés d'un blanc jaunâtre-, onze soies dont trois sous la base des antennes et descendant jusqu à la base du troisième article. Style des antennes renflé jusqu au milieu. Abdomen à duvet blanc ebangeanten noir^ troi- sième segment à petite tacbe bémispbérique, noirâtre, changeante, de chaque côtés du bord antérieur-, deux soies au milieu des segments. Ailes grisâtres : nervure externo-médiaire arquée au-delà du coude; deuxième transversale presque droite, située un peu au-delà de la moitié entre la première et le coude. De Mons, envoyé par M. Démoulin. 8. Masicerafatua. Cinerea -, ahdomine conico ; segmcfito secundo macula dorsali nigra j polpis rufis. Long. 0010 c?. Tab. 14, iig. G. Tachina fatucl, Meig. 4.384. Masicerafatua^ Meig. 7.240» Face d'un gris clair, un peu bordée de poils à la base. Front étroit d*, large 9 ; bande à reflet gris-, côtés d'un gris noirâtre; soies descendant jusqu'au tiers de la face j trois sous la base des antennes: celles-ci atteignant Tépis- torac-, style renflé jusqu'au milieu. Thorax et abdomen à reflets bruns-, écusson quelquefois lestacé à l'extrémité. Deuxième segment de l'abdomen à tache et ligne dorsale noirâtres ?. Ailes à nervure externo-médiaire presque droite ; deuxième transversale un peu sinueuse. 462 ANNALES lyAllemagne-, en ctc, sur les fleurs des bois. Collec- tion de Meigen. 9. Masicera analisj Nob. Firidi-nigra, albo-pubesccns j scutello ovaio ; nno nifo; palpisrufis. Long. 0009 $. Tab. 14, fig. 7 Front à côtés d'un blanc grisâtre-, soies au nombre de dix de chaque côté, descendant jusqu'au tiers de la face ; trois sous la base des antennes. Style des antennes renflé jusque près de la moitié. Abdomen à léger duvet blanc ; deuxième segment à quatre soies au bord postérieur-, deuxième et troisième sans soies au milieu-, cinquième et oviducte, fauves. Ailes : nervure externo-médiaire très peu arquée au-delà du coude; deuxième transvei'sale peu sinueuse. De la Suisse i communiquée par M. Brémi. 1 . Masicera aprica . Glauca ; abdomine ovato , nigro micantc -, palpis tibiis- quetestaccis. Long. 0012 ?. Tab. 14, fig. 5. Tachina aprica, Meig. 4-384. Masicera aprica j Meig. 7.2^40. Front : bande à reflets gris-, côtés ardoisés ^ soies des- cendant jusqu'au quart de la face, disposées en arc-, deux sous la base des antennes. Style des antennes fauve, renflé au-delà du milieu.Tliorax ardoisé, à reflets et ligne dorsale noirâtres. Ailes à nervure externo-médiaire arquée au-delà du coude-, deuxième transversale peu sinueuse, D'Allemagne. Collection de Meigen. 1 1 . Masicera inaculifacies, Nob. Abdomine ovato, fasciis albis ; pcdpis testaceis basi ni" DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 46-3 grisi calyptris/lavidis, Long. 0008?. Tab. i4, fig. 8. Face bordée de poils depuis la base jusque vers îe tiers de la hauteur-, une tache triangulaire de reflets noirs à la base des joues. Front à côtes gris j soies descendant jusqu'au tiers de la face : trois sous la base des antennes. Style des antennes renûé jusqu'au milieu. Abdomen : les bandes de duvet blanc vont eu s'afFaiblissant, depuis le bord antérieur des segments jusque vers le milieu-, elles ont des reflets noirs et sont interrompues par une ligne dorsale; des soies au milieu des deuxième et troisième. Ailes à cellule poste'rieure aboutissant à rexlre'mité; ner- vure externo-mediaire droite au-delà du coude-, deuxième transversale un peu sinueuse, située en deçà des deux tiers entre le premier et le coude. Trouvée dans les environs de Mons, par M. Dumoulin. 12. Masiccra moiitium^^oh. D/igm^ albo pubescensj ahdomine omto; inaculis nigiis micantihus ; palpis Jiigris , apice riifo. Long. 0009 ?., Tab. 14, %. 9. Front : bande à reflet gris; côte's gris; soies descen- dant jusqu'à la moitié de la hauteur de la face-, quatre sous la base des antennes-, deuxième article des antennes un peu allongé-, troisième double du deuxième; style renflé jusqu'aux deux tiers de sa longueur. Abdomen à soies au milieu des segments. Ailes à base jaunâtre : ner- vure externo-raédiaire arquée au-delà du coude; deuxième transversale sinueuse. M. Brémi Fa trouvée en mai et juillet sur TUlli et le Jura. 464 ANNALEb 13. Blasiccra unicolor^ Nub. yfhdomine ellipUco, fIai>ido puhcsceus; palpis nijîs, basi nigris. Long. 0007 c? ?. Tab. 14 Cg. 10. Face bortk'e de soies jusqu'au milieu de sa hauteur. Fi'Ont à c6t(is gris; soies descendant jusqu'au quart de la face : deux sous la base des antennes-, troisième article des antennes trois fois aussi long que le deuxième. Thorax et abdomen d'un gris un peu jaunâtre : le premier à lignes noires. Cuiilerons jaunâtres. Ailes à ner\ure externo-me- diaire fort arquée au-delà du coude ; deuxième transver- sale presque droite. De Mous, communiquée par INI. Démoulin. A A. Palpes noirs. 14. Masicera nitida, Nob. Nitida nigra j thorace cînerco, subpubesccnte j abdo- im'ne clliptico. Palpis nigtis , apice flauidis. Long. 0008. $. Tab. 14, fig. 11. Face bordée de poils à la base. Front à côtés ardoisés ; soies descendant jusqu'au quart de la face : deux sous la base des antennes : celles-ci atteignant Tépistome, presque couchées-, style renflé jusqu'au milieu. Abdomen : un peu de duvet blanc sur les côtés, aux incisions-, pas de soies au milieu des segments. Cuiilerons bordés de jaunâtre. Ailes à base et à bord extérieur jaunâtre -, première cellule postérieure presque droite, située un peu au-delà du mi- lieu, entre la première et le coude. Des environs de Mous. M. Démoulin. 15. Masicera mullisctosa, Nob. SculcUo rufo , basi nigro \ abdomine elliptico ; palpis DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOr.OGIQUE. 165 tiigris; tibiis tcstaceis. Long. 0009. $. Tab. 14, fig. 12. Front à duvet gris; côtds gris-, soies descendant jus- qu'au milieu de la face : trois sous la base des antennes; rang extérieur d*, compose de cinq. Antennes atteignant repistome ; troisième article six fois aussi long que le deuxième-, st^de renflé jusqu'aux trois quarts. xVbdomen d'un noir un peu luisant, à léger duvet gris; des soies au milieu des segments. Jambes d'un testacé obscur, à basé et extrémité noires. Ailes à base jaunâtre : nervure exler- no-médiaire presque droite au-delà du coude; deuxième transversale sinueuse. De Lestrem, au mois de septembre, sur les fleurs des prairies. IG. Masiccra flavifronsy Nob. Nigîu, flavido pubescens ; ahdomine ovatOj nigro fas- ciato ,• palpis nigris ,• frontc lateribus flavid s. Lon- gueur 0009. $. Tab. 14^ fig. 13. Front -. côtés à duvet jaunâtre; soies descendant jus- qu'au tiers de la face; deux sous la base des antennes-, style des antennes renflé jusqu'au milieu. Thorax à du- vet gris. Abdomen à bande noire , au bord postérieur des segments; pas de soies au milieu. Cuillerons d'un gris un peu jaunâtre. Ailes à nervure externo-médiaire ax-quée au-delà du coude; deuxième transversale un peu sinueuse. Trouvée à Mons par M. Démoulin. 17. Masiceva virescens, Nob. Ahdomine ohlon go \ fasciis cdbis micantibus j palpis ni- gns. Long. 0008 c? ?. Tab. 14, fig 9. Front assez large c?; côtés gris, à reflets noirs; soies /iG6 ANNALES descendant jusquau quarl de la facei trois sous la base des antennes : celles-ci atteignant Tepistome ; deuxième article un peu allongé-, troisième, trois fois aussi long que le deuxième -, stjle tomenteux, renflé jusqu'au milieu. Abdomen ovale allongé, un peu aplati', noir, à léger re- flets verts •, les bandes blanches, changeant en noir , des soies au milieu des segments ; ventre d'un noir luisant. Jambes postérieures munies de cils et de soies. Caille- rons bordés de jaunâtre. Ailes à nervure externo-médiaire arquée au-delà du coude-, transvei'sale sinueuse, située en deçà des deux tiers entre la première et le coude anpalpis. Caput. a Antenna. h Ala. 13. — gramma. Caput. a Antenna. h Ala. 14. Frontina tibialis. a Caput. h Frons. 15. — /«frt. y5^/(ï. 16. — austera. Ala. Caput. Planche 13. Fig. \ . Metopia fastuosa. Ala, 2. — leucocephala , argyrocephala. a Caput, 3. — campestris. Ala. 4. — biseriata. Ala. 5. — sinuata. Ala. 6. — convexinevris. Ala. 7. — argentata. Ala. a Caput. h Antenna. 8. — ruhricornis. Ala. 9. Degeeria incisuralis. a Caput. 10. — muscaria. Ala. 11. — strigata. Ala. 12 — collaris. Ala. 13. — oinata. Ala. a Caput. 14. — tragica, parallela, scparata. a Caput, b Antenna. 15. — selccta, flavisquanm j fasc.inans. Ala. a Caput. 16. — fasciata. Ala. a Caput. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 491 Planche I4. Fig. 1. Masicera rutila, scidcllata, myodea. j4la. 2. — micans. Ala. 3. — florum. Ala. 4. — brevis. h Ala, 5. — lutescens. aprica. Ala. 6. — J'atua, internipta, h Ala. 7. — analis. a Caput. 8. — maculifacies . Ala. a Caput. 9. — montium^ vircsccns. Ala. 10. — unicolor. Ala. 11 — nitida. Ala. 12. — multisetosa, buccata. 13. — Ilavijrons. Ala. 14. — fuscipennis. Caput. a Antenna. h Ala. 15. — - média. Ala. 16. — tesscllata. Ala. 17. — angusta. Caput. Ala. 18. — minuta, dumetorum. Ala. 19. — sihatica d'. h Ala. 20. — siWatica ç. Ala. 21. — major. Ala. 22. —* festinansj montana. Ala. a Caput. Planche 15. 1 . Masicera nificornis:, nifiscutellata. Ala. 2. — ccspitum. a Caput. b Ala. 3. — pulvemleiita. Ala. 4. — distinct a. Ala. 5. — socia. a Caput. h Ala. 6. — cylindrica. Ala. 1 . — Brcmii. Ala. 492 ANNALES Fi g. 8. Masicera flavidipejinis . Ala. 9. — atropivora. Ala. 10. — Roberiii. u4la. a Caput, 11. — acutaiigulataj cincrca. Ala. 12. — declwiconiis. Ala. 13. — pachystilum. Ala. 14. — errans. Ala. a Caput. 15. — badensîs. Ala. a Caput. 16. — hannoniensis, consohrina, imioxia. Ala. 17. — pinetorum. Ala. 18. — nitciis. Ala. a Caput. 19. — bisignata, 4-maculata. Ala. a Càput. 20. — palustris, latipennis. Ala. a Caput. 21. — œnescms, albo-cincta. Ala. a Caput, 22. — Jlavcscens. Ala. a Caput. 23. — parvula. Ala. 24. — ^ûtrt'rt. y), tandis que, pour la première division, il n'y a que deux espèces offrant ce caractère : laîticolor, Burm. et la ruhnwitlata , Am. et Serv. Tou- tes les autres espèces présentent deux lamelles ((ig. 7 b) plus ou moins en recouvrement Tune sur Tautre et s'(^ten- dant sur les deux lobes valvulaires (lig. 7 «) : ce qui est propre à la première division. L'enscn)ble des caractères de la seconde division la rapproche beaucoup des Bythosco pus avec lesquels il est impossible de les joindre, et qui on télé cause de Taltention que j'ai apporte'e aux jSuryincla , auxquels il m'eût été impossible de rapporter ces espèces, si j'avais dû les lais- ser dans la race des Levipèdes. Ainsi je diviserai comme il suit le genre Enrymela, dont toutes les espèces sont de la Nouvelle-Hollande : A. Ely très à suture droite (fig. 5) A a. Dernier segment de l'abdomen s'ètendant d'unbordàlaut.f. 7. Jambes postérieures avec]^. Dernier seg. consis- deux épines au plus. f tant en deux lamelles. f.8. B. Elytres à suture en recouvrement l'une sur l'autre f. 6. Jambes postérieures avec double rangée d'épines. Division A. a. h Eurymelahicolor. Pl.XVII, N° II, f. 9. Burm., Gênera. L'ne des plus belles espèces de ce genre, d'un noir bleuâtre avec les joues, la base des éljtres, le corps, la base des cuisses , le premier article des tarses postérieurs 504 ANNALES d'un rouge carmin ; l'anus entièrement noir. M. Bur- meister signale plusieurs variéte's de cette espèce. Var. a. Présente une tache sur le vertex", la suture supérieure frontale et tous les bords du prothorax rouge. '/ Var. h. Aie verlex sans taches-, les hords du protho- rax largement rouges, ainsi que le bord externe de la base dos élytres; le bord postérieur du dernier segment de fabdomen, ç, sinueux-, jambes postérieures présentant deux épines. Ohscrv. Cette espèce , ainsi que la suivante, présente, en outre , des caractères qui les distinguent : un as- pect particulier dans la forme de la tête et qui est du aux deux plans de la face frontale, qui sont séparés à angles droits, et à ce que la tête, au lieu d'être convexe , est concave. Long. 0,014-15$. Nouv-Holl. '■^1. Eiirymela mhrovîttataj Am. et Serv. Suites à BufTon, pag. 555, pi. 10, fîg. 4. D'un noir cuivi'é , avec le bord supérieur de la tète, deux bandes sous les ocelles, les joues, le premier article du rostre, le bord postérieur du thorax, deux bandes transverses sur les ély très , l'abdomen, excepté les orga- nes sexuels qui sont noirs , les trochanters et la face supé- rieure des cuisses, d'un rouge carmin foncé , ainsi que le premier article des tarses postérieurs -, bord postérieur du dernier segment de l'abdomen ç presque droit -, jam- bes postérieures présentant deux épines. Long. 0,014-13. J'ai même vu des exemplaires n'ayant que 0,010 <^ ?. Nouv.-Holl. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 505 Division A. b. Dernier segment de rabdomen consistant en deux lamelles, f. 7. b. 3. Eurymclafcnestrata. Le Pelletier et Serville. Encyc , pag. 604. Burmeister, Entom. II. 1. 108, id. Gê- nera, tab. f. 1. Blanchard, Hist. nat., Int. 1 II, 199. llem. pi. 15, f. 5. Amyot et Serville. Suites à Buf- fon, pag. 555. D'un noir cuivre bleuâtre, avec les joues, deux taches sous les ocelles, le boni supérieur de la léte, le pourtour du prothorax , les bords de Técusson , la base et le bord externe des élylres, le dessous du corps, excepté le som- met de Fanus, les cuisses, excepte versTarticulation tibiale et le premier article des tarses posiéricurs, d'un jaune rougeâtre. On observe, en outre, sur le disque de Félytre deux taches d'un jaune blanchâtre, dont Tune supérieure, plus ou moins étendue, ne dépasse jamais le disque ra- diale, près la suture clavienne ; l'autre, inférieure, est placée près du bord externe , au niveau de Textrémité de la suture clavienne. Dernier segmentde Tabdomen, que je nommerai appen- dice vulvaire-, d'un jaune brunâlre en recouvrement à l'extrémité, ce qui, avec rabsencc d'épine de chaque côté, distinguera cette espèce de la suivante. Long. 0,011-r2d' ç. Nouv.-Iioll. O 4. Euvymela discoidalisj mihi. Semblable à la précédente dont elle diffère par Tabsence des taches sur les élylres. parle prothorax rouge, avec un disque noir qui présente lui-même une tache rouge dans son milieu-, base des élylres largement rouge, ainsi que les bords. Quelques espèces présentent le commencement de la tache supérieure des élytres^ mais l'on distingue 50C ANNALES facilemeut cette espèce par les appendices vulvaires qui sont plus larges, non en recouvrement et d'un brun noi- râtre, mais surtout par la présence d'une ëpine de chaque côte' de ces valvules. Long. 0,010, 11. c? $. Nouv.-lloll. 5. Eurymela ruficollis, Burm. Gênera. Semblable à la précédente, mais moins ramassée-, en- tièrement d'un jaune rougeâtre, excepté deux taclies sur le vertex, deux taches sur le prothorax, trois sur Técussoui les élytres d'un brun cuivré , avec deux taches comme dans W^fcnesirata , avec la tache bumérale largement rouge : le reste comme daus cette espèce. Les cuisses sont rouges dans une plus grande étendue. Long. 0.011 à 12. d" ?. Nouv.-Holl. Ces trois espèces, qu'on pourrait confondre ensemble, me semblent devoir former trois espèces distinctes et non des variétés. ^ 6. Eurymela distinctaf tniïn. / Cette espèce, qu'il ne faut pas confondi-e avec \a.fenes- trata, à laquelle elle ressemble , en diffère par la taille, beaucoup plus grande, par la couleur uniforme, sans aucun bord rougeâtre, par Tabsence de la tache basilaire des éljtres, et surtout par la présence d'une troisième tache, près fie la supérieure, et celle-ci sur le disque cu- bital, et séparée de l'autre par la suture clavienne qui est entièrement noire, par les côtés de la poitrine brunâtre ^ par l'appendice vulvaire plus grand et d'un noir uni- forme. Long. 0.013-014. d* s. Nouv.-Holl. 7. Eurymela vicina, mihi. Très voisine delà précédente, dont elle diffère par les deux taches supérieures réunies, formant une bande, par DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 507 la couleur d'uu rouge-brique très foncé; par les plaques anales, d*, et vulvaires *, entièrement noirâtres-, par la présence de Tépine de chaque côté de Tappendice vul- vaire : épine qui ne se distingue que très diiïicileniont dans répine précédente. Long. 0,013, 14. cf¥. Nouv.-Holl. *^ 8. Euiyinela e?jth?'ocncmù, Burm. Gênera Amyot et Serv. Suites à Buff., pi. 10, lig. 5. D'un noir foncé, avec la poitrine, le milieu excepté, qui est jaune, Tabdomen , la base des fémurs antérieurs et intermédiaires et les jambes postérieures, d'un jaune rougeatre. La tête est entièrement noire , avec une tache blan- châtre sur les joues-, prothorax noir, avec le bord pos- térieur blanchâtre-, élytres, avec tousles bords, d'un jaune rougeatre, et deux fascies trans verses blanchâtres en forme de croissant et opposées : Tune antérieure dont la conca- vité est supérieure et l'autre postérieure à concavité infé- rieure. Long. 0,007, 008. c?. Nouv.-Holl. 9. Eurymcla marmorata. Germ. Burm. Gênera. M. Burmeister place, après la précédente, cette espèce, que je ne connais pas en nature et dont il donne la des- cription suivante : D'un testacé pâle, taché de brun ^ élytres avec deux fascies noires convergentes; fémurs sanguins; tibias et tarses noirs. Le premier article des tarses postérieurs blanc Long. 0,010, on. INouv.-Holl. y/O 10. Ewynicla inaum, Fab. S. R. 51. 27. Ent. syst. 4. 40. 57. Don. ovan. Ins. Nouv.-Holl. Cette espèce, une des plus petites de cette di iivision, a 508 ANiNALES un aspect ramassé et est singulière par la tornie de la léte, qui est très convexe et comme aplatie , cVun noir violet ^ sans tache; avec le bord postérieur du prothorax et tous ceux des élytres rouges, ainsi que la base de tous les fémurs et le milieu de la poitrine-, abdomen presque noir: Fabricius d'iCsanguineus : je ne vois que les bords ainsi. Les élytres, dans celte espèce, sont peu convexes et presque lisses : à peine peut-on distinguer les nervures. Long. 0,005. d*. Nouv.-HolL Division B.Téte ne formant qu une surface convexe. f.2 et 3. Elytres en recouvrement Tune sur Taulre, f. 6 et 10, à nervures régulières. Appendice vulvaire, ou dernier segment abtlom. s'étendant d'un bord à l'autre, fendue dans son milieu, f. 8 b. Tibias postérieurs avec une double rangée d'épines. Comme type de cette subdiv. , la bicincta d'Erichson. l^ II. Eutymela pulchrûf mihi , fig. 10. Cette espèce, la plus grande de cette division, présente les mêmes couleurs que les précédentes. Tête d'un brun noirâtre, avec le front jaune, présen- tant une bande noire dans son milieu et qui se conti- nue en jaune rougeâtre , sur la partie supérieure de la tète-, rostre noir, ainsi que le chaperon qui est jaune de chaque côté. Prothorax présentant deux taches sur son disque , et son bord postérieur jaune. Ecusson avec les bords jaunes. Elytres de mcme couleur cfue les précé- dentes et j)résenlant deux bandes transverses, l'une au tiers supérieur et Tautre inférieure, d'un jaune qui varie dans les individus , du jaune rougeâtre au jaiuie blanchâ- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 500 Ire •, la bande supérieure est séparée en deux par la suture clavienne, le long de laquelle s'étend la tache de la par- tie cubitale. Ailes, comme dans toutes les espèces de ce genre, plus ou moins enfumées et irisées. Abdomen jaune, présentant une large bande dorsale noire, ainsi que le dernier segmeul et l'appareil génital. Pattes, avec les cuisses jaunes, ainsi que le pretnier arti- cle des tarses postérieurs. Les tibias et les genoux noirs. Long. 0,011-, du corps 0,009; enverg. , 0,022-023. Nouv.-lloll. Les taches de cette espèce varient de nuances. Ainsi, dans des individus , le bord postérieur du prothorax et les bandes des élylres sont d'un jaune presque blanchâtre, tandis que les taches de la tête et du disque du prothorax sont d'un jaune rougeâtre. De ma collection et de celle du Muséum. 12'. Euryincla lincata, mihi. lig. 1 1. (var.) Cette belle espèce, presque aussi grande que la précé- dente, est d'un brun-noirâtre-violacé. Tète noire irisée, avec le front, les bords externes du chaperon et une ligne sur la partie supérieure de la tête, jaune rougeâtre -, le front présente une bande noire dans son milieu, les joues sont de la même couleur de la tête : ce qui ne se voit que pour cette espèce et la^ maiira de la division précédente. Prothorax, avec son bord postérieur, d'un jaune blanchâtre. Ecusson, avec les bords, d'un jaune rougeâtre. Elytres présentant deux bandes blan- châtres, transverses, et les nervures entre les deux ban- des, blanches : quelquefois la bande supérieure manque. Ailes comme dans les espèces précédentes. Abdomen jaune rougeâtre, avec une bande dorsale ; le dernier segment et l'appareil sexuel noirs. 510 ANNALES Pattes comme dans Tespèce précédente, excepté les cuisses postérieures, enlièrenient, et le sommet des tibias postérieurs, jaunes. Les épines de cette espèce ne sont qu'au nombre de trois très visibles, et les autres sont excessivement petites, invisibles à Tœil nu. Long. 0,010, 0,011. Nouv.-HoU. De ma collection et du Muséum. 13. Earymcla adspcrsa^ milii. lig. 2 (Tête). Entièrement d'un brun noirâtre, aspergé de petites macules d'un blanc jaunâtre, avec les bords de Técusson et des élytres rougeâlres. Gbaperon noir, bordé de jaune j joues jaunâtres, mé- langées de br un. Poitrine noire. Abdomen noir en dessus et jaune en dessous : excepté Tappareil sexuel qui est noir. Pattes, cuisses jaunâtres dans leur partie supérieure et noires à la partie inférieure. Tibias noirâtres, mêlés de jaune -, les postérieurs présentent un grand nombre d'épi- nes, dont la base , au point d'insertion, est blanchâtre : ce qui donne un aspect ponctué aux pattes. Long. 0,010. Nouv.-lioll. Femelle de ma collection. Q 14. Ëurymela hicinctaj Erichs. Faun. Vaud., pag. 28G. De notre Mémoire, fig. 12. Brune, avec deux fascies blanches. Tète brime, avec le chaperon, les joues et le bord supé- rieur jaunâtres. Prolhorax brunâtre, avec des macules jaunes, et son bord j)0stérieur d'un blanc jaune. Ecusson brunâtre et ses bords jaunâtres. DE LA SOClÉrE EJSTOMOLOGIQUE. 511 Elytres d'un brun noirâtre, métalliques , avec deux fascies blanches : Tune supérieure se dirigeant de la pointe de récusson au milieu du bord externe , de dedans en dehors et de haut en bas : faulre coupe perpendiculaire- ment rélylre au niveau de la membrane. Abdomen noir en dessus, avec ses bords jaunes -, jaune en dessous, excepté Tappareil sexuel, brunâtre, l'attes comme dans Tespèce précédente. Long. 0,007-008. Nouv.-lloll. / 15. Eurymela occUata^ mihi., fig. 13. De même grandeur que la précédente; peut être facile- ment confondue avec les suivantes. Tête brune, variée de jaune, ainsi que le prothorax qui présente le bord postérieur blanchâtre. Ecusson brunâtre, mêlé de jaunâtre. Eljtres brunes, avec une forte fascie blanche, près de son tiers supérieur, et dont la portion humérale est beau- coup plus large que celle du cubitus, f|ui ne forme qu'une ligne-, deux points blancs vers son bord suturai à Textré- mité des deux nervures cubitales. Près de son som- met une tache circulaire blanche dont le milieu est brun. Abdomen jaune, avec l'appareil sexuel noir. Pattes et cuisses jaunes, avec le sommet noir, ainsi que les tibias ; les épines des tibias postérieurs et le premier article des tarses blancs. Long. 0,007-008. De ma collection. Nouv.-Holl. -> 16. Eurymela punctata, mihi. Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente, dont elle diffère par les taches des élytres-, la supérieure esta peu près identique, mais l'inférieure n'en forme qu'une très lai'ge à son bord externe et allant en dimi- nuant jusqu'au bord interne. La partie brune, surtout celle du disque cubital est parsemée de petites macules 512 ANNALES blanches. Elle en diffère encore por rabdouieii , qui est entièrement noir en dessus et jaune en dessous, et par l'appareil sexuel qui , ici , est jaune à sa base, tandis qu'il est entièrement noir dans l'espèce pre'cédente. Long. 0,007. Nouv.-iloll. ^- \1 . Ëurymelatii-fasciata, raihi, fig. 14. Ressemble à la prt^ce'dente dont elle diffère par les fas- cies des ély très qui sont au nombre de trois et par Tabdo- men entièrement noir, excepté le bord inférieur de cha- que segment qui est jaune blanchâtre. Long. 0,007. Nouv.-lloll. 18. Eurymela porrigiîiosa, niihi. Même forme que les précédentes dont elle diffère en- tièrement pour les couleurs; elle est d'un jaune verdàtre livide, mêlée de nuance peu claire. Eljtres d'un jaune verdàtre, avec des macules blan- ches dont la série supérieure forme une fascie ; celles du sommet de l'élytrc sont disséminées dans une porticm plus brune. Abdomen jaune en dessous, brun en dessus avec les pattes entièrement jaunes, testacées, excepté les tarses qui sont bruns : le premier article des postérieures étant jaune comme dans toutes les espèces de ce genre. Long. 0,006-007. Nouv.-lloll. Cette dernière espèce est celle qui me fît, tout d'ahord, classer les espèces de cette dernière subdivision parmi les JassiteS; plus encore par sa couleur que par les autres ca- ractères. Cependant un seul m'a déterminé à réunir cette division à la première, en en formant des Eurymela. C'est la forme du dernier segment de l'abdomen que j'ai appelé plus haut appendice vulvaire. Dans les Jassites, cet appen- dice forme bien un segment de l'abdomen entier, tandis vision. DE f-A SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 513 t|uMci il est toujours fendu dans son milieu : ce qui m'a porte à rappeler appendice. Pour compléter la série des Eurjanélides , je donnerai une seconde partie qui comprendra la monographie du genre ^Ethalion des auteurs. Explication de la planche 17, N" II. O 1. Tè\.G àeVEurymela fencstrata, l'*' Division. ^ 2. Jd. de Vadpersa, 2'"^ Division. ^ 3. Jd. Vue de profil de la vicina, 1" Division. ^ 4. Id. Id. de la pulchra, 2™" Di 5. Elytres et ailes de la/e«c.9frafrt. ^ 6. Id. Id. de\a j)ulchra. O 7. Abdomen de la. J'en est rat a. •^8, Id. de la lineata. O 9. Eurymela bicolor. <^ 10. Eurymela pulchra. ^11. Elytres de la lineata. ^ 12. Id. de Uhicincta. «^ 13. Id. de Vocellata. 5^ 14. Id. de U tri'fasciata. NOTE DE M. AMYOT. Ce n'est pas ici le lieu de réfuter les objections que M. Signoret fait au sujet de la méthode mononymique , à , . laquelle, du reste, il se borne à opposer une fin de non -*? recevoir tirée de Tusage, c'est-à-dire de ce que j'appel-' lerai la routine -, mais son observation sur le?Eurymèles et leS'^iEthalions me paraît extrêmement juste. La situa- tion des ocelles doit évidemment les faire placer dans les Antérocelles (/^. Entomologie française, Rliyncbotes, p. 396.— Annales de la Soc. ont. de France, 1817, p. 200). Le caractère tiré de leurs jambes postérieures épineuses 514 ANNALES complète le rapport naturel (ju'ils ont avec les Bylhos- copcs, auxquels, d'ailleurs, ils ressemblent tellement par la disposition du front, en forme de bandeau étroit au- devant du protborax, qu'il est difîicile de trouver un ca- ractère précis pour en faire une division à part. L observation delà situation des ocelles, dans les gen- res de TEurymèle et de TiEtbalion, m\i conduit à faire une autre remarque : c'est (jue les Cornidorses (iJ/emZra- cis. — Ent. franc. Rbyncb. 3lG. — Ann. Soc. cnt. fr. 1847, pag« 180) sont tous également antérocelles, ce qui doit aussi, par conséquent, leur faire quitter la place que les auteurs leur ont assignée, pour venir se mettre dans les Antérocelles avec les genres dii^ytboscope et du Jassns. Le caractère tiré des jambes postérieures, munies d'une double rangée d'épines , vient à l'appui de ce rap« procbement-, car les Cornidorses le prés^itent tous, à ]'exce[)tion du groupe si remarquable, dontl'^^mZ'O^/mest le type, qui offre des tarses d'inégale longueur et où les jambes postérieures cessent d'être épineuses. Dans ce sys- tème, il y aurait donc à diviser ainsi les llomoptères bio- celles antéricorues : I. SUPÉROCELLES. 1. (2). Jambes postérieures sans doulilé rangée d'épi- nes. — hÈ\\pkDEs\Ccrcopis^Ulopa). 2. (1). Jambes postérieures à doubk rangée d'épines. — SETiR\pkT)Eé?^Tettigoma-Ledra). IL ANTÉROCELLES. ^ 1. (4). Prédorsum encorné, — Cornidorses (il/e/wZ^ram) 2. (3). Tarses d'inégale longueur, jambes postérieures sans épines. — Diversitarses {Umbonia). 3. (2). Tarses tous d'égale longueur-, jambes posté- rieures épineuses. Mqv ki.x'v k'RS'Ek\Mcmbracis) 4. (1). Prédorsum plane, sans corne. — Planidorses. DE LA SOCIÉIÉ E]NTOMOLO(;iQUE. 515 SUR LE GENRE DASYSTERNA; DESCRIPTION DE TROIS NOUVELLES ESPÈCES DE CE GENRE, QUI HABITENT LES POSSESSIONS FRANÇAISES DU NORD DE L'AFRIQUE. PAR M. IL LLCAS. (Séance du tO Octobre 1849.) M. Dejean , dans le Catalogue des Coléoptères de sa collection, p. 176, de'signe, sous le nom de Dasystema^ un genre de Cole'optères pentamères, de la famille des Lamellicornes et de la tribu des Scarabéifles phjllopha- ges. C'est dans le voisinage àes Elaphoccra de M. Gendet des Artia de M. le docteur Rambur que vient se ranger cette coupe générique qui a été adoptée parles entomolo- gistes. M. le docteur Rambur, dans son excellente Mono- graphie du genre Elajjhocera, insérée dans le T. P"^ de la 2"'" Série des Ann. de la Soc. entomologique, p. 331, parle du genre Dasystcnia dont il fait connaître trois espèces : le Dasysterna harhara (1). Ramb., Ann. de la (Ij Fabricius, dans son Enîotn. syst. tom. 1, p. 1G3, N" 35, dfeigne sous le nom de Melolontha liirticoiUs , un Laœellicorne de Barbarie dont la description semblerait aller au Dasysterna barbara de M. Ram- bur. Je crois que cette opinion, émise par plusieurs entomologistes, ne peut èlre adoptée, et voici sur quoi j'appuie mon assertion : c'est que la description donnée par Fabricius de son Melolontha hirticol- lis est tellement vague qu'elle peut aussi bien s'appliquer aux Dasys- terna barbara et Heichœi de M. Rambur qu'au Dasysterna fiirti- collis inédit de M. Reiche. 516 ANNALES Socidt. entom., 2"" sdrie, tom. i, p. 331, qui habite les environs de Tunis i le Ddsystcma canariensis , Ramb., Op. cit., toni I, p. 331, qui a (ild rencontré dans l'Ile de Ténérifie, aux Canaries, et le Dasystcrud lieicluvi, Ramb. Op. cit., p. 332, quia été pris dans les environs d'Athè- nes. Telles étaientles espèces décriles jusqu'à présent^ mais depuis ce travail , qui date de 1844 , j'ai fait connaître, dans le tome 2"'" de mon Hist. nat. des Animaux articu- lés de l'Algérie, p. 561. N" 4, un Lamellicorne , que j'ai placé, à tort, parmi le genre ElapJioccra de M. Gêné. Cette espèce , que je figure dans ce premier opuscule, doit être luainlenant désignée sous le nom de Dasysterna riihripentns , puisqu'elle présente les caractères de cette coupe générique dont quelques-uns ont été indiqués par M. Kambur, dans sa monogr. des Elaphoccm. MM. Reiche et Godard ayant eu l'extrcme obligeance de me communi- quer depuis ma publication , tous les insectes Coléoptères qu'ils ont reçus du nord de l'Afrique, j'ai trouvé, dans les riches collections de ces entomophiles, remplis d'aménité, deux autres espèces nouvelles du genre Dasysterna, dont une est désignée par M. Reiche, sous le nom inéditde/?a- systerna hirticollis. Ce genre, qui se compose maintenant de six espèces, dont cinq sont propres à l'Afrique (quatre au nord de l'Afrique et une aux Iles Canaries) et une à la Grèce, a beaucoup d'affinité avec celui des Elaphocera, et semble n'en différer que par le nombre moins grand des feuillets qui composent la massue des antennes et la dilatation plus ou moins marquée des tarses des première et seconde paires de pattes. M. le docteur Rambur, en signalant cette coupe géné- rique (in Ann. de la Société entom., 2'"*^ série, tome I, p. 331), qui avant lui n'avait pas encore été caractérisée, n'a fait connaître que quelques différences, pour distin- guer ce genre, qui avait été seulement indiqué par De- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 517 jeau, dans son Catalogue des Coléoptères, p. 176. J'ai pensé qu'il ne serait pas inutile d'exposer, dans ce mé- moire, les caractères des Dasysterna comjiarativement avec ceux des Elaphoccm et des Ariîa, genres entre les- quels \ient se ranger cette nouvelle coupe générique. Comme aspect, les Dasysterna rappellent tout à fait les Elaphocera de M. Gêné : ils pourraient même être con- fondus avec eux, car, comme dans les Elaphocera^ Tépistonie est grand, fortement rebordé en avant et plus ou ou moins arrondi. Quant aux diverses pièces qui com- posent la Louche, quoique peu développées, elles parais- sent cependant plus propres que dans les Elaphocera à la manducation, à cause des dents qui arment les mâchoi- res et les mandibules. Comme ces divers organes m'ont présenté des différences notables dans leur conformation, j'ai cru devoir, en les signalant, les considérer comme étant des caractères génériques. Le labre est très petit, transversal et fortement creusé dans sa partie médiane, tandis que dans les Elaphocera il est étroit, entier, obtus ou presque arrondi à l'extrémité. Les mandibules sont plus allongées, non pyramidales, légèrement en forme de croissant et fortement bidentées à leur extrémité, au lieu d'être obtuses et pointues, comme cela se remarque chez les Elaphocera. Les mâchoires plus allongées et moins larges que dans les Elaphoceia sont bidentées à leur extrémité. Quant aux palpes maxillaires, ils sont moins allongés, composés aussi de quatre articles, mais dont le dernier difièrc beaucoup par sa forme. Dans les Elaphocera^ il est allongé et filiforme; chez \es Dasysterna, au contraire , il est court, renflé, subuliforme et légère- ment creusé sur un de ses côtés en dessus. La lèvre inlé^ rieure est plus large que dans les Elaphocera, avec les pal- 2* Série, tome vin. 35 518 ANNALES pes labiaux moins allongés. Il est aussi à remarquer que le dernier article des palpes labiaux, ou le second, est légèrement renflé à son extrémité. Chez les Elnp/iocera, les articles qui composent les antennes sont au nombre de dix, dont sept en forme de lamelles ; dans le genre Dasystcmu, les articles des antennes sont aussi au nom- bre de dix, mais cinq seulement sont en lamelles. Je ferai aussi observer que, dans \os Vasystcnid, les 2% 3"", 4' et 5*^ articles sont très courts et noduliformes , au lieu d'être allongés, comme cela se remarque cbez les Elapho- ccra. Dans le genre yJrtia, dont une seule espèce est con- nue [Allia Cart/iagincTisis, Ramb., Ann. delà Soc. ent., 2'"" série, tom. I, p. 333), les antennes présentent aussi dix articles; mais ceux en lamelles qui forment la mas- sue des antennes, jusqu'au nombre de cinq, comme dans les Dasystcrna, sont très courts, peu développés et cupu- liformes. Quant aux 2", 3^, 4" et 5*^ articles, ils sont plus grêles, plus allongés et non noduleux comme dans les iJasystcma. Outre ces caractères différentiels présentés par les antennes et les diverses pièces de la bouche, les oroanes de la locotnotion offrent dans les tarses un carac- o tère tout à fait particulier et qui empêchera de confondre le genre Dasystcrua avec ceux des Elaphocera et Artia. Chez le |)remier de ces genres, les pattes sont ordinaire- ment assez allongées avec les tarses qui les terminent, grêles et filiformes. Dans le genre Dasysterna, les tibias de la première paire sont tridentés comme chez [qsEIi- p/iocera; mais les articles des tarses des première et deu- xième paires de pattes, sont dilatés et cordiformes, carac- tère que ne présentent pas les yJrtia : car, comme dans les Elaphocera, les articles des tarses sont grêles, allongés et filiformes. Outre ces différences, offertes par le genre DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 519 Artia (I), Taspect des insectes qui composent cette coupe généric|uc {^/Jrtia Carthagùiensis, Ram|j.)difFère beaucoup de celui des Dasysterna. Les yâ^rfuz sont ordinairement plus allonges et leurs elytres beaucoup plus grandes que dans les Dasysterna, recouvreut beaucoup plus aussi la partie j)Oslerieure de leur abdomen, ou le pygidium. [^e genre Tanyproctus ('i) de ^L Falderinann (Tariyproctns Pcr- siciis, Ménelr.) ressemble beaucoup aussi aux Dasysterna; mais outre que, chez ce genre, le troisième article des an- tennes esl beaucoup plus allongé que dans les Dasysterna, il est encore à remarquer que les articles des tarses des preuiiere et seconde paires de pattes rappelleiît plutôt, par leur forme grêie, allongée et étroite, ceux des Elapho- ccra que ceux des Dasysterna , chez lesquels ces organes, dans les deux sexes, sont toujours dilatés, cordiformes et munis, en dessous, de poils, courts, serrés, formant une espèce de brosse. Tels sont les caractères qui difFérentient les Dasysterna des genres Elaphocera , Artia et Tanyproctus, et que je crois devoir résumer de la manière suivante : (1) Cependant, d'après M. le docteur Rarabui', les mâles auraient aussi les tarses dilatés, mais dans ce sexe seulement : n'ayant vu que des femelles, c'est d'après ce dernier sexe que j'ai établi des carac- tères génériques différentiels. (2) Suivant M. le professeur Th. Lacordaire, le genre Phlexis créé par M. Ericlison in Reisen in der Regentschaft Algier von Mo- ritz Wagner, tom. 3, p, 172 p, 7, ne serait qu'un synonyme du genre Tanyproctus de M.Falderniann. Ainsi, au lieu de Phlexis Wagneri, Erichs., il faudrait pour rétablir la synonymie de ce genre dont le nom se trouve changé, la rcctiOer ainsi '.Tanyproctus {Phlexn) Wag- neri, Erichs., op. cit., tom. 3, p. 172. p. 7. Cette espèce a été pr'm dans les environs de Guelma (province de Constanline). 5'20 ANNALES Genre Dasysterna (1), Kambur. Tête ayant Tepistome inoins avancé que dans les Ela~ phocera, subarrondie , assez fortement rebordé en avant et sur lés côtés. Labre très petit, plus grand cependant que dans les Elaphocera, transversal el fortement creusé dans sa partie médiane. Mandibules allongées, non pyramidales, épaisses à leur ])ase, non velues et fortement bidentées à leur extrémité. Mâchoires allongées, moins larges que dans les Elapho- ccra et bidentées à leur extrémité -, palpes maxillaires moins allongés, composés de quatre articles dont le pre- mier très court, noduleux, le second allongé, le troisième plus court que dans les Elaphoccra^ le quatrième plus court aussi que dans ce dernier genre, légèrement renflé, subuliforme, terminé en pointe arrondie à son extrémité et légèrement creusé longitudinalement sur un de ses côtés en dessus. Lèvre plus large que dans les Elaphocera, arrondie an- térieurement, avec les palpes moins allongés et ayant le dernier article légèrement lenflé à son extrémité. Anlennesmoins allongées, de dix articles dont cinqseu- lement sont en lamelles el forment la massue; premier article allongé, moins renflé que dans les Elaphocera : ceux qui suivent, c'est-à-dire les 2% 3* et 4"' très courts, noduleux, avec le 5' sublamellilbrme. Sternum ordinairement couvert de poils longs et soyeux. Pattes assez robustes, à tarses des première et seconde paires très élargis, cordiformes, assez convexes en dessus et garnis , en dessous, de poils courts, très serrés, for- (1) /»V n**fÀ*' <*w». tSf^ 4^é 2. Dasysterna hirticollis, Re'iche (inédit). PI. 17, N° 1, f. 2. D. Capite nigro-j-ufescente nitido, fortiter punctato, clypeo anticè rotiuidato, posticc utrinque sensitcr coarctato; thorace nigro-nitùhj la jcè punctato j fuU'o-pilosocjue j ely- tris posticc attenuatis, irrcgulariter punctatis, in medio ni- gw-castaneis, sutura marginibusque nigris ; sterno nigro, dense punctato fuli'o-pilosoque; abdomine pedibusquc ni- gro~nitidis. Long. 10 mill. Larg. 4 mill. 1/2 (mâle). Mdlc. Il est un peu plus grand cjue le D. Reickcei, dans le voisinage duquel il vient se placer. La télé est d'un noir roussâtre brillant, couverte de points très gros, ar- rondis, serrés et irrégulièrement disposés-, des poils assea allongés, d'un fauve clair, couchés et placés ça et là, se Ibnt remarquer sur sa partie supérieure. Le chaperon est très relevé, arrondi et présente, près de l'insertion du pre- mier article des antennes, un rétrécissement assez Lien marqué. Les palpes maxillaires, ainsi que les labiaux sont noirs. Les cinq premiers articles des antennes sont d'un 524 ANNALES noir roussâtre avec ceux en feuillets, et qui forment la massue, noirs. Le thorax, d'un noir brillant, et très linement rebordd sur ses parties latérales, est assez convexe et couvert de points moins forts et moins serrés que ceux de la tête -, il est entièrement couvert de poils d'un fauve clair, et ceux-ci très allongés et peu serrés, se dirigent tous vers la partie postérieure. L'écusson est d'un noir brillant, lisse, à l'exception cependant de ses parties latérales sur lesquelles on aperçoit de chaque côté une série de points arrondis. Comme les poils qui recouvrent le thorax se présentent aussi dans l'intervalle qui se trouve entre ce4de\;nijgj;^orgîa.e et les éljtres, il arrive que toute la partie antérieure de l'écusson est cachée par des poils d'un fauve clair, assez touffus et serrés. Les élytres, un peu plus allongées que celles du Dasysterna Bcichœi, se rétrëcisssant jusqu'à leur base, à partir de leur partie mé- diane, sont d'un noir chatin, dans leur milieu, avec la suture et tout le bord externe noirs^ elles sont couvertes de points peu serrés, irrégulièrement disposés, et près de la suture on aperçoit les vestiges d'un ou deux sillons faible- ment indiqués. Le sternum, hérissé de poils soyeux, d'un fauve clair, est noir et couvert de points profondément marqués et serrés. L'abdomen est d'un noir brillant, pres- que lisse, ponctué sur les parties latérales qui présentent quelques poils soyeux, d'un fauve clair -, le pygidium est de même couleur que l'abdomen, avec les points dont il est couvert, arrondis, plus forts et plus serrés que ceux présentés par les parties latérales des segments abdomi- naux -, il est aussi à noter que de chaque côté, il offre une petite impression ovalaire assez profondément creu- sée. Les pattes sont d'un noir brillant, avec les fémurs et les tibias fortement ponctués. Je ferai aussi remarquer qu'il n'y a que les deuxième et troisième articles des tarses DE LA SOCIÉTÉ ElNTOxMOLOGIQUE. 525 des première et seconde paires de pattes qui soient sensi- blement élargis : les premier et (juatrième sont allongt^s. filiformes et semblables à ceux des pattes de la troisième paire. 11 est aussi à noter que des poils soyeux, allongés, d'un fauve clair, hérissent les organes de la locomotion. Cette espèce vient se ranger près du D. Reichœi., avec lequel elle ne pourra être confondue, à cause de son cha- peron qui est beaucoup plus avancé et arrondi-, de son thorax qui est couvert de longs poils soyeux d'un fauve clair et de ses élytre» qui sont plus étroites. Je ne connais pas la femelle de ce Dasystema, qui m'a été communiqué par M. Reiche, et auquel j'ai conservé le nom que cet entomologiste lui a imposé dans sa collection. C'est dans les environs d'Oran que cette esj)èce a été dé- couverte par M. Lepeletier de St-Fargeau. 3. Dasysterna unicolor, Lucas. D. fusco-rufcscena , riitidus ^ capite fortiter irtxgulariter pimctatOt rufcscentc-piloso, clypeo posticè pwfundè emar- ginato j cmtennis omnimb rufescentibus j thorace glahro, fortiter laxèque punctato, infrà laterihusque lufescente-pi- losisj elytris augustis, sat rcgnlariter punclatis, uirinque siiturœ sensiter bistiiatis j sterno subtilitcr c/cfisècjue punc- tato, fuho-rufescente piloso; abdoinine , feinoribus tibUs- que punctatis , Jlai'o-rufescente pilosis. Long. 9 mill. Larg. 3 mill. 1/2. (Femelle). Femelle. Elle est un peu plus courte et plus étroite que le D. hirticollîs aveclequel elle a un peu d'analogie. La tête est d'un brun roussâtre brillant , couverte de points très gros, arrondis, profondément marqués, peu régulière- ment disposés et bien moins serrés que dans le D. hirti- collîs : des poils allongés, roussàtres , clair- semés, 526 ANNALliS hérissent çù et Jà la surface de la léte. Le chaperon plus large, arrondi, est moins relevti et de [)lus Téchancrure qu'il présente près de Tinsertion du premier article des antennes est beaucoup plus profondément creuse'e que dans le D. JiirticulUs. Les p il])es maxillaires, ainsi que les labiaux , sont roussâtres : il est à noter que le quatrième article des palpes maxillaires est plus grand que dans le D. hùlicollis, et que le sillou longitudinal qu'il présente à son côté externe est bien plus profondément creusé. Les antennes sont roussâtres, ainsi que les articles en feuillets, qui forment la massue. Le thorax, d'un brun roussâtre, arrondi sur ses parties latérales qui sont non rebordées , il est assez convexe dans sa partie médiane et couvert de points arrondis plus forts et bien moins ser- rés que dans le I). hinicollis j il est entièrement glabre en dessus et les poils allongés, d'un roux clair que Ton aper- çoit et qui recouvrent le thorax proviennent de l'espace qui existe entre cet organe et la tête ; en dessous et sur les parties latérales, il est hérissé de longs poils j il en est de même pour Tintervalle présenté par le thorax et les ély- tres : ces poils couvrent la naissance de ces derniers or- ganes et cachent même une grande partie de l'écusson qui est entièrement lisse. Les élytres, plus étroites que dans le D. /lirticollis j sont d'un brun roussâtre brillant -, elles sont ponctuées , et les points qui forment celte ponlua- tion sont plus régulièrement disposés que dans le D. Jiir- ticollis j il est aussi à noter que, de chaque côté de la su- ture , on aperçoit deux sillons longitudinaux bien mar- qués, avec l'espace qui existe entre ces sillons, lisse. Le sternum, couvert de longs poils soyeux d'un jaune rous- sâtre, est brun et présente une ponctuation fine et serrée. L'abdomen de même couleur que le sternum, ponctué sur ses parties latérales et dans son milieu, oflVe quelques DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGIQUE. 527 poils d'un jaune roussàtie placés çà et là. Le pygidium est d'un brun plus foncé que Tabclonien, avec la ponc- tuation qu'il présente fine et très disséminée. Je ferai aussi remar(|uer que, de chaque côté du pygidium, on aperçoit un point très grand, profondément creusé, de forme arrondie et beaucoup plus fortement accusé que dans le D. Jiirticollis . Les pattes sont d'mi brun roussâ- tre brillant avec les fémurs et les tibias profondément ponctués et hérissés de poils soyeux d'un jaune roussàtre ; comme dans le D. hiiiicoUis, il n'y a que les deuxième et troisième articles des tarses des première et seconde paires de pattes qui soient sensiblement dilatés -, les pre- mier et quatrième articles sont allongés, presque filifor- mes et assez semblables à ceux des pattes de la troisième paire. C'est api es le D. hirticollis que vient se ranger cette espèce avec laquelle on ne pourra la confondre, à cause de Téchancrure du chaperon qui est beaucoup plus forte- ment accusée, du thorax qui est glabre, non rebordé, des élytres qui sont unicolores, plus étroites et dont la ponc- tuation est plus régulièrement disposée; enfin elle en dif- fère encore par le pygidium qui est à peine ponctué. Je ne connais pas le mâle de cette espèce, qui a été ren- contrée dans les oasis de Biskara, et que je dois à Tex- trême obligeance de M. le capitaine Godard, entomolo- giste lyonnais-, je le prie de vouloir accepter mes re- mercîments bien sincères pour cette communication intéressante, ainsi que pour celle qu'il m'a faite des Coléoptères qui ont été recueillis dans cette partie de l'Algérie, encore vierge de toutes recherches enlomo- Jogiques. 528 ANNALES Explicntion des figures de la planche 17, N° 1. Fig. 1. Dasysterna nibripcnnis. Mâle grossi, 1 a, la grandeur naturelle-, 1 Z», une patte de la pre- mière paire, vue en dessus, 1 c, une patte de la troisième paire, vue de profil. Fig. 2. Dasysterna hirticollis. Màlc grossi, 2 a, la gran- deur naturelle •, 2 b^ une antenne grossie pour montrer la disposition des feuillets qui compo- sent la massue-, 2c, une patte delà première paire, vue de profil. Ces figures sont dues au pinceau de M. Nicolet. DK LA SOCIÉTÉ E^JTOMOf. CIVIQUE 52i) NOTE POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE VMPUS ROBINII ET DESGRIPTIO:V DE SA LARVB. PAR M. LE DOCTEUR CH. GOQUEREL (Séance du 11 Septembre 1850.) M. Laboulbène a décrit dernièrement, dans nos An- nales (tora. vu, p. 23), sous le nom à'jEpus Robînii, un pelit Coléoptère nouveau, appartenant à la Faune fran- çaise, qui avait e'te tlecouverl au bord de la mer à Dieppe, par notre collègue M. Gli. Robin. Les habitudes de cet insecte qui, quoique dépourvu d'appareil respiratoire aquatique, |)asse la moitié de sa vie sous l'eau de mer, offrent le plus grand intérêt. M. Ro- bin n'avait pu l'observer que pendant quelques instants, et ce petit carabique n'avait pas été retrouvé depuis. Plus heureux, je viens d'en recueillir un grand noml)re d'in- dividus, dans V ^nsc des gardes-marines, aux portes mêmes de Brest, et, l'ayant observé pendait plusieurs jours, je puis ajouter quelques faits à son histoire et décrire sa larve que j'ai trouvée dans la même localité. UjEpus Iiobmii, comme M. Robin l'avait observé, ne se rencontre que sous les pierres fortement adhérentes au sol, dans les endroits recouverts d'un gravier grossier et toujours au-dessous de la limite des marées. J'en ai trouvé près de 300 individus dans ces conditions, et j imais au- delà. Quand la mer vient de se retirer et que le sable est encore détrempé, on n'en voit pas un seul : ils sont alors cachés dans de petits trous et à une assez grande profon- 530 ANNALES deur. Ils n'en sortent que lorsque le sol commence à être moins humide, et on les voit alors courir avec la plus grande vitesse, dès qu'on soulève la pierre qui leur ser- vait d'abri. Pour mieux ol)server leurs habitudes, j'en ai conserve plusieurs dans un bocal, rempli d'eau de mer, et dans lequel j'avais place des pierres et du gravier. Lorsque je jetais ces insectes dans l'eau, ils finissaient toujours par gagner une pierre sur laquelle ils se réfugiaient. Pour les taire entrer sous Teau, j'étais obligé de les submerger com- plètement. Ils marchaient alors contre les cailloux et se cachaient dans une cavité dans laquelle ils se tenaient tranquilles , attendant sans doute que la marée vînt les délivrer. Quoique courant sur ces pierres avec beaucoup d'agilité, une fois recouverts par l'eau, ils n'en sortaient jamais et finissaient toujours par tomber dans un état de mort apparente. J'en ai conservé ainsi, pendant dix-huit heui'es , sous l'eau. Je les croyais morts, mais les ayant placés au soleil, sur une feuille de papier, après quelques minutes, ils revinrent à la vie et se u.irent à courir comme auparavant. L'existence de ces curieux insectes est donc entièrement dépendante du phénomèno de la marée. Ils demeurent engourdis sous l'eau, tant (|ue la mer est haute, et ne sont actifs et libres que lorsqu'elle se retire. Et si par une per- turbation des lois physiques l'Océan venait à découvrir nos côtes avec moins de régularité, l'espèce qui nous oc- cupe périrait sans doute : exenqde intéressant de ces har- monies admirables qu'on retrouve, à chaque pas, dans l'étude des lois de la nature. Il n'est jjas sans intérêt de remarquer encore que cet insecte ne se trouve pas sur les bords de la Méditerranée, oii il n'y a pas de marée. Je l'ai cherché bien des fois sans succès sur les côtes de Provence. DE LV SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 531 11 s'agit maintenant d'expliquer la manière dont s'ac- complit la respiration chez les jEpus. Kien n'est plus simple, et je partage complètement, à cet égard Topinion émise par notre collègue, dans le travail cite plus haut. Sans avoir besoin de recourir à rendosnioseetàrexosmose, comme le veulent Dutrochet et Audouin, il est beaucoup plus naturel d'admeltre que la respiration s'effectue de la manière ordinaire, par le moyen de lair dont I insecte est entouré. Il est, en effet, couvert de poils 1res longs, épars sur ses élvtres : deux poils surtout dont la longueur égale presque la longueur de félytre , sont placés à l'extrémité de celle-ci. Ces poils, d'une extrême délicatesse, se flé- trissent et tombent souvent, sur l'insecte mort : aussi ne sont-ils pas représentés dans la 'gure, excellente d'ail- leurs, de M, Laboulbène. J'ai observe', en outre, que VjEpus emporte au fond de l'eau une provision d'air considérable sous ses élvtres. Son abdomen est très aplati, et il est privé d'ailes-, ses élytres conservent cependant une certaine mobilité ^ au moment d'entrer sous l'eau il les soulève, et l'on voit une bulle d'air se fixer à leur partie inférieure. La f)ro vision d'air qu'il conserve ainsi autour de lui suffit pleinement à sa respiration : lorsqu'elle est consom- mée, l'insecte demeure dans un état de torpeur et d'en- gourdissement qui ne cesse tju'au moment où la mer se retire. Je n'ai d'ailleurs rien à ajouter aux considérations, pleines d'intérêt, que noire collègue, M. Laboulbène a faites à cet égard, et je suis heureux d'en avoir pu confir- mer la justesse par rexpérience. J'ai retrouvé, dans les mêmes localités que V^Epus, deux espèces d'Arachnides dont M. Robin avait déjà si- gnalé l'existence : ces espèces sont nouvelles, et M. La- boulbène s est chargé de les décrire. 532 ANNALES Larve do V/Epus Robitiii. La larvi! de Y/Epus se trouve dans les mêmes localitéa que l'insecle parfait et vit de la même manière. Comme ce dernier, elle ne présente aucun ap[)areil respiratoire aquatique, mais les longs poils dont elle est couverte me font supposer qu'elle respire, comme lui, à Taide des bulles (1 air qui s'y atlaclient. Elle est très agile el 1res remarquable par la grandeur de sa tête et de ses c'normes mandibules. Elle est un peu plus grande que Tinsecte parfait. Te/(? énorme, égalant plus du quirt de la longueur to- tale ^ très aplatie, cornée, dun brun rougeâtre. Antennes droites, parallèles aux mâchoires, formées de quatre arti- cles dont le dernier très petit, l'avant dernier très grand, présentant, à son côté externe, une saillie surmontée d'un petit article surnuméraire (circonstance remarquable et que je ne connais dans aucune autre larve de carabiques). Mandibules triis fortes, pointues, recourbées, tranchantes, armées d'une dent [)ointue très forte à leur partie interne* MdcJioires proéminentes plus longues que les antennes, surmontées de deux jialpes de trois articles terminés en pointe Lè\>re inférieiire un peu allongée. Palpes de trois articles, plus courts que les maxillaires. PwtJiorax aplati, corné, échancré pour recevoir la tête, un peu rugueux , ses angles arrondis, munis, ainsi que les deux autres segments t/iontcic/ucs de pattes robustes, armées de forts crochets. Abdomen de nenÇ segments blanchâtres, rebordés, gar- nis de longs poils-, le dernier présentant une plaque cou- pée transversalement et s'avançant au milieu de deux ap- pendices hlanchàtras, assez consistants, un peu recourbés, garnis de longs poils Les stîg'nales du dernier segment abdominal sont re- marquables par ienr grandeur. Les figures de la planche 16, JN° 111, représentent ; a, la larve grossie et à côté la mesure de sa grandeur-, b, la tête très grossie de cette larve j el c, le palpe. DE I..V SOCIÉTÉ ENIOMOLOGIQUE. 533 OBSERVE SUR UN BEMBIDIUM. PAR M. JACQLELIN-DIV \L. (Séance du 11 Septembre 1850). L'eliulc des niouslruosilcs des insectes amènera ia con- naissance de plusieurs faits encore inexplique's sur la phy- siologie ou le développement de ces petits êtres. J'ai penst' (jue Tobservation d'un cas très remarquable de palpe maxillaii'e triple (planche 16, IN*^ III,), observé sur un Beuibidiiim siriatuin , Fabr., orichalcicum , Dej., était digne d'être rapporte'e à la Socie'té. Cet insecte, qui appartient à la collection de M. Che- vrolat, offre un palpe maxillaire externe gauche à premier article long, comprimé, aplati, dilaté en dehors en une très forte denf, et par là irrégulièrement triangidaire. L'article dilaté supporte trois articles [îénultièmes plus courts et plus renflés que dans Tétat normal, mais conser- vant parfaitement les caractères du genre, c'est-à-dire, ayant chacun à leur extrémité un petit article implanté, court et subulé. La situation de ces articles pénultièmes est la suivante : l'un d'eux est au sommet de la dent ex- terne du premier article , il se dirige obliquement en bas: les deux autres sont à l'extrémité do l'article dilaté et divergent enlr'eux presque à angle droit. Le palpe maxillaire interne gauche est de mêii.e monstrueux j son dernier article est allongé, large et aplati, terminé par un sommet légèrement échancré et offrant deux petites poin- tes l'une très courte et l'autre en apophyse grêle. '2" Série, tome vin. 36 534 ANNALES Noie sur Inobservation précédente. Le fait remarquable, signalé par mon collègue et ami AL Jacquelin-Duval, m'engage à faire suivre sa noie d'un exposé succinct des principaux cas d'anlennes mons- trueuses que j'ai pu recui.'illir. J'ai fait connaître à la So- ciété' de Biologie (comptes rendus, juin I8't9) le résumé de mes recherches à «et égard : je saisis cette occasion pour le rappeler et le conipléter. Je ferai d'abord observer que le palpe monstrueux men- tionné plus haut est extrêmement remarquable et le seul connu jusqu à ce jour. Quant aux antennes monstrueuses , j'ai eu de la peine à en réunir quinze ( 1 ) exemples bien constatés : deux d'entr'eux sont encore inédits. On a signalé à ma connaissance douze casdepolymélie^ un. cas de monstruosité simple et deux cas de gynandro- iiiorphisme dans les antennes des insectes. J outes les fois qu'il y a eu polymélie, elle existait d'un 5eul côté, sept fois à droite, cinq fois à gauche. L'an- tenne anormale était bifide six fois sur neuf \ six fois aussi elle a présenté une trifurcation. Dans les antennes bifides, on n'a point encore trouvé de division exacte, c'est-à-dire deux rameaux composés «l'un même nombre d'articles i par conséquent ce sont bien des cas de polymélie et non des monstruosités par scission. Dans les deux cas de gynandromorphisme , l'antenne mâle s'est montrée alternativement à droite et à gauche ^ 1 antenne épaissie et raccourcie d'un Boinhus était située à droite. ALexception d'un seul cas, les monstruosités s'observent sur des antennes filiformes. Toutefois et contrairement à ce que croyait le savant auteur ûeV Introduction à l En- tomologie, on a vu une antenne pectinée de Bupresiide bifide à un haut degré et, pourtant, fort remarquable. Alexandre Labouliîène. (1) Je ne mentionne point ici les cas d'antennes nionsiruerses dans les Lépidoptères, par suite de jïynandroinorpbisine. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 535 MONOGRAPHIE DUGENREGYRTONUS. PAR M. LÉON FAIRMAIRE. (Séance du 25 Juillet 1849.) Antennœ ferèjtliformesy apice paulo incrassatœ. Prothoracis angulo postici prochicti, hasi utrinque emai- ginata. Elytra connexaj collata, cdis dcficieiitibus . Tarsorum articuli inœquales, secundo^ piiino, iertioque hreviore. Le corps des Cyrtonus est épais, très convexe, presque hémisphérique, ou ovoïde, souvent allongé. La tête est perpendiculaire, enfoncée dans le prothorax jusqu'aux yeux, large, obtuse en avant -, elle offre une impression arquée entre la base des antennes : cette impression n'est effacée que dans une seule espèce. Les yeux sont médio- cres, transverses , cachés un peu sous Tangle antérieur du prothorax. Les antennes sont presque filiformes, un peu épaissies avant Textrémité. Le premier article est gros, renflé, aussi long que les deux suivants réunis j le second est conique, court, épais -, le troisième est plus long j les cinq suivants sont égaux -, les neuvième et dixième plus allongés; le dernier plus long que le dixième, atténué et pointu. Les trois ou quatre premiers articles sont glabres , les autres sont souvent couverts d'une fine pubescence. 53C ANNALES Le labre est coupe presque di'oit , faiblement sinue au milieu ; les mandibules sont courtes, épaisses , finement dentées eu dedans-, les mâchoires sont larges, courtes, tronquées presque à angle droit, bilobées et ciliées à rextrémité interne. Les palpes maxillaires sont de trois articles, courts : le premier, le plus long, est rnince à la base-, le deuxième , en cône renversé 5 le troisième, en cône tronqué. Les palpes labiaux sont de deux articles très courts : le premier, en cône renversé i le deuxième, en cône tronqué. La lèvre est large, hexagonale et offre trois carènes (jui partent, en divergeant, de la base. Le prothorax est très convexe , dans tous les sens , échancré en avant, juste pour recevoir la tête. Les angles antérieurs embrassant la tète sont peu saillants j les côtés sont très faiblement rebordés , presque tranchants •■, le bord postérieur est largement arqué au milieu, assez for- tement sinué de chaque côté, avant Fanglc postérieur qui est saillant en arrière , presque toujours arrondi, et em- brasse étroitement la base des élytres. Cette sinuosité est formée par une ou deux échancrures, quelquefois peu marquées, et faisant alors Teffet de gros points enfoncés. Les élytres sont soudées, très coriaces -, les ailes nulles. Les pattes sont courtes, robustes-, les tibias inermes, un peu élargis à Textrémité-, les tarses, garnis en dessous de poils serrés, sont aussi longs, ou presque aussi longs que les tibias : les trois premiers articles sont robustes j le pre- mier, égal au troisième, est deux fois aussi gros que le second-, le troisième est cordiforme-, le quatrième, al- longé, mince, portant deux crochets. Les fémurs sont assez épais, un peu renflés au milieu. L'abdomen est large, court, de cinq segments j le premier grand : chacjue seg- ment porte une ligne de points en travers. Chez les mâles, le dernier segment est grand, il porte à la base une très DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUJv 537 petite fossette et est borde' en arrière par une Lande étroite du pygidiuni ; cliez les femelles, le dernier segment est uni et un peu plus long que les autres. Les insectes, peu nombreux, que renferme cette coupe générique sont tous d'une couleur métallique, bronzée, l)leue, avec des reflets ou des bandes cuivreuses; ils ont un faciès tout particulier qui les fait reconnaître de suite, quoique quelques-uns soient presque globuleux et d'au- tres oblongs. Ils différent des Chrysomela et des Tiinarcha par Tinégalité des articles des tarses, parles antennes plus grêles, moins cylindriques, et la forme du bord posté- rieur du corselet. Quant au manque d'ailes et à la soudure des élytres, c'est un caractère très secondaire, car plu- sieurs Chrysomcla {(itra, cnZro^rt) offrent la même parti- cularité. Ces insectes sont propres au sud-ouest de l'Eu- rope ; la France en possède deux espèces, TEspagjie et le Portugal fournissent le reste. Leurs mœurs et leurs métamorphoses sont restées long- temps inconnues. Nous devons à MM.MulsantetWachauru un mémoire détaillé sur la vie du C. rotimdatus, dont nous allons donner une courte analyse, en regrettant que plusieurs publications de ce genre aillent s'enterrer dans des recueils étrangers à la science que nous culti- vons, lorsque des Revues et des Annales, destinées spé- cialement à l'Entomologie accueilleraient si volontiers les œuvres de nos collègues des départements. La larve est subcylindrique; la tête grosse, finement pointillée -, le labre échancré en avant; les yeux sont com- posés de cinq points tuberculeux sur deux lignes, derrière les antennes : celles-ci sont courtes , coniques, de trois articles, en partie rétractiles ; mandibules armées de cinq dents; mâchoires courtes, à un seul lobe tronqué, poilues intérieurement, palpes maxillaires coniques de trois ar- ^38 ANNALES ticles-, palpes labiaux de trois articles-, couleur : d'abord d'un blanc rosé, quelquefois avec une tache d'un rouge testacé à Textrémité de Tabdoraen. Trois ou quatre se- maines après sa naissance, la couleur devient d'un gris ardoisé qui passe au jaune testacé, après la deuxième mue; le prothorax restant d'un brun livide. La larve est com- posée de douze segments, hérissés de poils clair-semés, disposés sur cinq ou six rangées transversales. Les deu- xième et troisième segments sont chargés, de chaque côté, d'un relief lunule -, les quatrième et dixième sont pourvus, de chaque côté, d'un petit stigmate obscur. Il y a six pattes, assez longues, armées d'un ongle -, sous le dernier anneau, deux tubercules, en partie rétractiles. Cette larve, quand on la touche, et même quand on l'approche, plie son corps en boule et se laisse glisser à terre. Un mois après la seconde mue, elle parvient, à Tétat de nymphe, et pour y arriver elle se couche sur le dos, ou s'enfouit en partie en terre. Cette nymphe est d'un blanc orangé, avec la ligne dorsale moins claire et les stigmates noirs. Le dernier segment est armé d une pointe recourbée, et le bord des derniers anneaux est garni de poils obscurs. L'insecte parfait paraît vers le 8 mai et s'enfonce dans le sol, ou se cache sous les pierres jusqu'au mois de septembre-, il ne sort que la nuit pour ronger les feuilles de VHyoseris radiata, L., et pour s'accoupler. Il est extrêmement timide et, au moindre bruit, il se laisse tomber en faisant le mort. La femelle pond ses œufs pendant Thiver et en dépose environ 80. Ces œufs sont presque cylindriques, d'un blond plus ou moins foncé et fixés d'une Jiianière si tenace au corps qui le porte qu'on les briserait, si Ton cherchait à les détacher. La larve en sort, vers le 15 janvier, par une fente qui s'opère sur le côté de l'œuf, et qui se referme presque immédiatement après la sortie de l'insecte. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 539 Ce genre, indiqué dans le Catalogue Dejean, avec le nom de Dalman, n'a pas étë cependant caractérisé par ce savant, d'après les recherches que j'ai faites, mais il a été brièvement indiqué par Latreille, dans la nouvelle édition du Règne animal, 1829, t. v, p. 149. l. C. rotunddtus . Mulsant, Note sur le C. rotundaius, Acad. des Se. de Lyon, 1849. Long. 6 mill. 1/2. Larg. 4 mill. 1/3. Brevis, crassus, suhorhicularis, œiieus, nitidus ; cUpite punctato •, pwthorace injlato, subtiliter puiictulato \ anten- nisfuscisy articula primo testaceo ^ clytns obsolète punctato- lineatis, interstitiis subtiliter et vagè punctatis. Corps épais, court, presque hémisphérique, entièrement d'un bi'onzé un peu verdâtre, brillant. Tête ponctuée, ligne arquée entre les antennes très marquée ; l'espace entre cette ligne et la bouche très ponctué-, au milieu du front, une ligne longitudinale-, bouche brune, ainsi que les antennes dont le premier article est testacé. Corselet deux fois aussi large que long, renflé, très fine- ment ponctué, quelques points plus gros vers les angles postérieurs, qui sont bidentés en dedans, à la sinuosité de la base. Ces dents sont arrondies, l'externe, assez forte, laisse parfois à côté d'elle une échanciure très visible. Ecusson lisse, en demi-cercle, un peu pointu au sommet. Elytres courtes, fortement arrondies en arrière, très lisses, offrant des lignes de points obsolètes, les intervalles à ponctuation très fine et peu serrée. Dessous du corps e pattes de même couleur que le dessus, mais plus fon- cée-, extrémité interne des tibias garnie de poils jaunes soyeux, courts; tarses bruns. 540 ANNALES Cette espèce se trouve dans la France méridionale, sur les bords de la Méditerranée , principalement aux environs de Marseille, où elle ne paraît pas être très rare. 2. C. plumbcus. Long. 7 raill. 1/2. Larg. 5 mill. C ras sus , subovalis, œneo -plumbeus , pamm uitidus, punctidatus; prothorace convexo\ antennis testacco-brun- neis, articido primo testaceo, nitido} elytris dense punctu- latis, tenuiter piinciato-lineatis . Entièrement d'un bronzé plombé, un peu verdâtre, médiocrement brillant-, forme ovale, courte -, tcte couverte d'une ponctuation peu serrée, ligne arquée, nette et en- foncée^ antennes d'un testacé brunâtre-, les deux ou trois premiers articles plus clairs et plus luisants. Corselet mé- diocrement convexe , fortement ai-qué en arrière vers Fécusson-, ponctuation fine, médiocrement serrée, un peu plus forte sur les côtés. Ecusson triangulaire , finement ponctué. Elytres légèrement arquées sur les côtés, s'ar- rondissant peu à peu en arrière , couvertes d'une ponc- tuation ti'ès fine, parsemées, sur les côtés, de points plus gros, offrant, de chaque côté de la suture, quatre ou cinq lignes de points peu sensibles qui disparaissent au milieu fie Télytre, pour reparaître sur les côtés -, dessous du corps d'un brun verdâtre ou bleuâtre, métallique, surtout sur l'abdomen. Pattes de même couleur, avec les tarses d'un brun rougeâtre. Se distingue du précédent par la teinte plombée, le corselet moins renflé et les élytres moins brusquement arrondies en arrière, Espagne méridionale. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 541 3. 6'. elegans. j^M/noZ/^M^ e/e^a/w, Germ. Mag. der Eut. 1, 1, 127, 15. Long, ymill. 1/2. Larg.4niill. 1/3. Oblongus, cmssus; prothorace ùi/Into; elytroruiu lateri^ bus panimarciiatis.>œjieo-viridihas, nitidissimis\ capite mé- dia^ prx)thorcfce medio et lateribus, elytiis dccem vittis, cu- preis. Oblong, d'un vert métallique très brillant; milieu de la tête cuivreux; au milieu du corselet, deux lignes de même couleur, séparées par une ligne verte; bords pos- térieui'S et latéraux , sur chaque élytre, cinq Landes lon- gitudinales de même couleur. Tête à ponctuation très écartée; front presque lisse; ligne arquée bien visible j en arrière, une petite ligne enfoncée part du milieu de cette ligne arquée et se termine au milieu du front. An- tennes d'un brun noirâtre ; premier article d'un ferrugi- neux obscur. Corselet très finement ponctué , renflé et très convexe; angles postérieurs triangulaires, marqués de plus gros points, ainsi que les côtés ; deux dents arron- dies à chaque sinuosité latérale. Ecusson lisse. Eljtres lé- gèrement plus larges que le corselet, à peine arquées sur les côtés, puiss'atténuantpeuà peu en arrière jusqu'à l'ex- trémité qui forme un angle presque droit, mais arrondi ; ayant des lignes de points bien visibles, les intervalles couverts d'une ponctuation fine et très écartée. Sternum d'un brun noirâtre, très peu métallique. Abdomen bronzé, mélangé de cuivreux, très brillant, avec de gros points enfoncés, peu serrés. Pattes cuivreuses ; tibias garnis à Textrémité de poils soyeux, jaunâtres, seirés; tarses d'un brun rougeâtrc foncé. Celte magnifique espèce du Portugal paraît fort rare , 542 AINNALES j'en ai vu un seul individu, dans la collection de M. Dey- rolle : elle exisle aussi dans les collections de M. Germar et de M. le marquis de Brème : c'est le Cyrtonus Jiobilis du Catalogue Dejean. 4. C. uiontanus (1). Long. 5, G mill. Larg. 3,3 mill. 1/2. OvaliSf cœmlcus, satisnitidus., capitepunctaiissinio,Jmnte ferè lœvi, anlcniiis crassis, brwibus, aiiicidis 1° et1° obs- cure feirugùieis ; prothorace cojivexo, panctatissimo\ ely- tris punctatis, lineato-punctatis. Ovale, d'un bleu foncé, presque violacé, médiocrement luisant. Tête très ponctuc'e, surtout au-dessous du sillon arqué qui est faiblement indiqué ; sommet plus (inement ponctué, presque lisse. Antennes épaisses, courtes, ne dépassant pas Tangle postérieur du corselet, d'un brun noirâtre, couvertes d'une j)ubescence grisâtre; premier et deuxième articles d'un ferrugineux obscur. Corselet peu convexe, assez finement et densément ponctué; bord postérieur très fortement arqué j angles postérieurs très prononcés , tridentés en dedans à l'extrémité, latérale. Ecusson en triangle large, arrondi à l'extrémité, un peu ponctué. Elytres légèrement arquées sur les côtés, un peu plus larges que le corselet, se terminant en pointe large- ment arrondie, couvertes d'une ponctuation bien visible, (1) Notre collègue, M. Graëlls, avi'it compris celte espèce et le C. ruficornis dans un mémoire sur quelques Coléoptères d'Espagne, mémoire qui sera prochainement imprimé dans nos Annales. Il a bien voulu m'auloriser à les décrire avant lui en faveur de la spécialité de mon travail, et je le prie d'en recevoir ici mes remercîments, ainsi que MM.Aubé.IieichcDeyrolleetSuffrian, dont les communications m'ont été fort utiles. DE LA SOCIÉTÉ EJN TOMOLOGIQUE. 543 assez serrée, et Je lignes de points un peu plus gros. Des- sous du corps et pâlies d'un brun noir un peu bleuâtre, à ponctuation très écartée. Andalousie, Badajoz, Guadarraina. Cet insecte babite sur ces dernières montagnes la vég\on du. Pùuis sylvcstris ^ on le rencontre, au mois de mai, marcbant lentement dans les prairies, ou bien formant de petits groupes sous des pierres, sous des écorces de pins tombés, ou sous les bouses dessécbées des bœufs. 5. C. angustïcollis. Long. 7 mill. Larg. 4 mill. Oblongus^ viridi-œnem , nitidus; antennis ferrugineis, prothorace anticc arjgiistato, siihtilissiinc pimctulato, clytris ovatis, suhtilissimè yuncUdatis^punciato-lincatis j siibtus vi- ridiœneiis, pedihus œneis, tarsis tibiaruinquc apice mfescen- iihus. Oblong, d'un bronzé vert, luisant. Antennes d'un roux ferrugineux, moitié apicale, couverte d'un duvet grisâtre. Tête très ponctuée en avant, avecTimpression bien mar- quée; sommet à ponctuation très fine et éparse. Corselet se l'élrécissant d'arrière en avant presque à partir de la base, paraissant lisse, mais finement ponctué à un fort grossissement. Elytres ovales, un peu élargies en arrière, à ponctuation très fine et à lignes de points très visibles, formant presque de fines stries. Dessous de même couleur, plus luisant •, extrémité des tibias et tarses, roux. Ressemble beaucoup au C. eumolpus, mais le corselet est étroit en avant, les élytres sont un peu plus courtes, et la suture est plutôt relevée que déprimée. Andalousie. 544 ANNALES G. C. thoracicus. Long. 5 mill. 1/2. Larg. 3 mill. OEneus, uitcns, oblongusj pwihorace obscuro ; prothoracc transverso, suhquadrato, aritenfiis crassis, obsctiris, articula primo femtgineo, elytris obsolète punctato-lineatis ,• subtiis nigro œneus. Ea ovale courte bronzé ou vert-bronzé luisant. Anten- nes ne dépassant pas Tangle postérieur du corselet; pre- mier et deuxième articles d'un roux ferrugineux -, le reste d'un brun roux, obscur vers la base : ces articles sont larges et courts, sauf le troisième qui est assez mince-, Textrémité est couverte d'un duvet un peu grisâtre. Tète à ponctuation peu serrée; une très petite impression à Tangle interne de chaque ligne arquée. Corselet grand, renflé; côtés presque droits, anguleusement arrondi aux angles antérieurs, coupé presque droit en avant, d'une couleur brun -bronzé obscur, à ponctuation très fine, très e'cartée, un peu plus forte sur les côtés ; angles postérieurs marqués, arrondis. Elytres en ovale court, très peu plus larges que le corselet; formant une dépression à Técusson qui est petit ; surface imperceptiblement ponctuée, à lignes de points petits mais serrés; dessous d'un bronzé foncé, très brillant. Pattes et tarses un peu rougeâtres. Trouvé à Cadix par M. Léseleuc. 7. C. rujicornis. Oblongus, œneus j nitidus; antennis fUwO'j'errugineis j elytris paulb cupreis, clytiis punctato-substriatis, interstitiis le^nler clevatis, basiferè crcnata\ subtus r.igro-œnciis. Oblong, d'un bronzé brillant, quelquefois un peu cui- vreux sur la tétc et les élylrcs; noirâtre sur le corselet. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 545 Antennes (l'un jaune ferrugineux. Tête à ponctuation as- sez forte, peu serrée. Corselet à bords latéraux presque droits en arrière, pas très arrondis en avant, surface assez convexe; ponctuation fine, assez serrée. Ecusson presque pentagonal, pointu en arrière, avec une très faible im- pression sur la pointe. Elytres en ovale court, assez for- tement arquées sur les côtés, plus larges que le corselet, à lignes de points formant presque de iînes stries ; inter- valles lisses, très légèrement élevés-, base marquée d'une rangée de gros points qui la font paraître crénelée. Des- sous d'un brun foncé, bronzé. Pattes d'un brun rougeâ- tre bronzé-, tarses plus clairs. Sous les pierres , dans les carrières des environs de Madrid : on le trouve, au printemps, dans les endroits secs et arides du Prado. 8. C. eumolpus. Long. 6 mill. Larg. 3 mill. 1/2. Oblongus, œneiis, nitùlus, antennis flaço-fcrrugineis, subtils iiigro-ceneus •■, prothorace interdhm nigricante\ cly- tiis suhtiliter punctato- substriatis . Ressemble entièrement au précédent -, il est un peu plus allongé-, les élytres n'ont pas à la base cette rangée de points caractéristiques du nificomis ; les lignes ponctuées sont à peine enfoncées -, les intervalles ne sont pas senvsi- blement élevés. Les pattes sont d'un bronzé verdâtre ou rougeàtre. Dans un individu , le corselet paraît un peu rétréci en arrière. Espagne. 546 ANNALES d. C. Dufouri. Dejean Cat., 2"^ édit., p. 423. L. Duf. Ann. Soc. enlom. de Fr.,1847; Bull., p. CIII. C . coarctatns , Muls. 1. c, p. 13. Long, 5,6 mill. Larg. 3,.3mill. 1/2. Oblongo-elongatus, œneo-cupreiis ^ viiidi-micans j anten- iiis bru'i?ieo-j'u/îs, arUcido primo ferrugineo j elytris sat dense punctulatis, punctato-lineatis. Oblong allonge , d'un bronzé cuivreux brillant, à re- flets verdâtres. Tcte finement ponctuée, ligne arcjude peu profonde -, antennes d'un brun-roux, peu foncé : premier article ferrugineux. Corselet assez grand, presque droit sur les côtés en arrière , moins renflé que chez les espèces précédentes , à ponctuation excessivement fine. L'écusson, d'un bronzé foncé, paraît lisse. Elytres oblongucs, très peu arquées sur les côtés, couvertes de points fins, assez serrés, offrant, en outre , des lignes finement ponctuées, toujours v.sibles, mais souvent peu apparentes-, quelque- fois la suture est d'un vert métallique. Dessous d'un bronzé brillant. Pattes d'un brun plus ou moins foncé, à reflets bronzés-, tarses rougeâtres. Ressemble beaucoup au C. cumolpus ; mais ce dernier a le corselet plus ample, les antennes ferrugineuses et les élylres paraissent à peine ponctuées, avec une forte loupe. Trouvée dans la Lozère par M. EcofTet. Pyrénées, Por- tugal. Les individus rapportés de Lisbonne par M. Gh. Coquerel, ceux que je trouve dans les collections, sous le nom d'clongatus ^ Rainbur, ne diflèrent des indivi- dus trouvés dans le midi de la France que par une taille un peu plus grande et une ponctuation un peu plus forte. DE I.A SOCIETE ENÏOMOLOGIQUE. hM D'après M. Ecoffct, il habite sous les pierres, ne se montre guère (ju'en février, dans le teni|)S fies neiges, et disparaît en mars. 10. C. cnrlus. Long. 5 mill. 1/2. Long. 3 mill. 1/2. JJreviier ovali's, œnco viiidis , cuprco-micans ; an tennis /uscis, articula pnino obscure fcrrugineo ; protJiorace angulis posticis acutis, laterihiis punctatis, dorso iitrinqne tiipunc- 1alo \ clytris punctatis, punctaio-suhstriatis . Forme ovale très courte, d'un vert foncé, à reflets cui- vreux sur la tête, sur le milieu et les côtés du corselet, sur la suture et les côtés des élytres. Tête très finement ponctuée, ligne arquée bien visible-, antennes brunes: premier article d'un ferrugineux obscur. Corselet se rétré- cissant assez fortement en avant -, angles postérieurs aigus^ ponctuation excessivement fine-, sur les côtés, d'assez gros points enfoncés; sur le dos, de cba(|ue côté, trois gros points disposés en triangle. Elytres courtes, finement ponctuées, à lignes de points formant presque de légères stries. Dessous et pattes d un bronzé à reflets cuivreux. Galice. 11. C. hrcvis. Long. 5 mill. 1/2. Larg. 3 mill. r/2. Brevisj œncus, paulian cuprco-micans \ antcîinis obscure i'ermgineis , capite linca arcuata déficiente \ prothoracc an- gulis posticis rotundatis, ienuitcr punctato; elytns puncta- tis, punctato-lineatis . Forme ovale très courte, d un bronzé à faibles reflets cuivreux. Tête assez denséraent ponctuée : la ligne arquée 5 '.8 AjNNALES n'est pas visible, mais à Tanglc de chaque cil on voit une ligne courte très arquée. Antennes cVun ferrugineux un peu obscur^ base plus claire. Corselet assez fortement arrondi en avant sur les côtés, qui sont très faiblement sinués avant la base : angles postérieurs arrondis-, ponc- tuation fine, assez serrée et uniforme Elylres courtes, assez finement ponctuées, à lignes de points enfoticés. Dessous et pattes bronzés-, tarses rougeâtrcs. Trouvé au Mont-Serrat, en Catalogne, par M, V . Kie- senwetter. DK LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 549 NOTE SUR LE XYLOGRAPHUS BOSTRICHOIDES et sur SES MÉTAMORPHOSES. Par M. LÉON DUFOUR. (Séance du 11 Septembre 1850). In minimis lauda magnum. On peut appliquer à rEntomologiele précepte du poète, pour le style : polissez-le sans cesse et le repolissez, etc. Il y a encore beaucoup à faire et beaucoup à refaire dans notre science. M, Mellie' a rendu un éminent service à celle-ci , par sa Monographie illustre'e du vieux genre Cis qui, à Tëpo- \jue de son fondateur Latreille, comptait à peine trois ou quatre espèces, tandis qu'aujourd'hui il en renferme plus de cent réparties en sept genres de création plus ou moins nouvelle. J'ai à m'occuper aujourd'hui du seul Xylographus bos- tri'choidcs, qui est un peu ma propriété, et que je viens de retrouver dans des conditions propres à étudier les pha- ses de sa triple vie. 1° Insecte parfait. Et tout d'abord, je me demande si M. Mellié a connu personnellement mon Cis bostrichoides. Ce début du signa- 2^ Série^ tome vui. 37 550 AISNALES lemcnt spécifique de cet auteur iii^crrimus, oblongus ne saurait cadrer ni avec ces mots ovale, couft, noi/ntre, con- sif^nés dans mon opuscule cité par lui, ni avec la nature que j'ai sous les j^eux. Le hostrichoidcs des Pyrénées et de St-Sever est toujours brun de poix, noirâtre, mais jamais noir. II n'existe dans ses élytres rien qui puisse justifier ce caractère de ohsulcata inscrit par M. Mellié. La forte ponctuation des élytres de notre type est uniforme partout et assez rapprochée, pour être parfois comme con- fluentc. Si j'en juge par la figure 22 de M. iMellié, ces points seraient plus distants dans son espèce, et ceux des côtés bien plus petits. Je ne pouss<; pas plus loin cette ana- lyse comparative, et j'en ai dit assez pour f;iire naître des doutes sur 1 identité de Tespèce de M. JMellié avec la mienne. Il se pourrait que les individus de TAlgérie ou de ritalie appartinssent à un type distinct de celui du sud-ouest de la France. J'ajouterai, comme document propre à éclairer cette question, 1° que dans notre bostri- choides le dernier article des antennes est tronqué, pres- que carré; 2° que Tangie humerai des élytres forme une légère saillie; 3° que dans le mâle, d'une taille supérieure à celle de la femelle, le bord occipital de la tète, qui s'a- brite sous la voûte du prothorax, a, de chaque côté, deux longues soies raides, et que la face est longue, déprimée, pubescente j 4° enfin, que dans les deux sexes, le bord externe de tous les tibias a, au microscope, quatre ou cinq spinules plus prononcées dans le mâle, et que le bord tarsien de ces mêmes tibias est couronné de sept à huit piquants , comme dans le Ropalodontus et quelques au- tres Cis. Je laisse à l'habileté de M. INlellié le soin de tirer au clair cette affaire. DE LA SOCIÉTÉ EN TOMO LOGIQUE. 551 2" Laive. Larva liexapoda, cephala, atitennata, ex oculatuj elon- gata, cylindroideaj ll-segineniataj subglabra ; capite rotun- datoj antennis hrevibus, bistylosis^ abdominis apice mermi\ tarsarum ungulis siinpUcibus. Long. 3-4 raillim. Habit, in Boleto igniarioy L. La petitesse de cette larve rend son dtude très difficul- tueuse. Elle diffère lellement par sa structure et sa com- position de celle du Ci s abii, dont M. Mtllie' a donné la figure dans sa monographie, qu'on serait tente' de croire qu'elles n'appartiennent pas au même groupe d'insectes : cela prouve combien nous avons encore à apprendre sur les me'tamorphoses des Coléoptèi-es, La tète de notre larve est petite, ronde, libre, presque corne'e, avec une très légère teinte roussâtre et de rares poils sur les côtés. Les antennes, constatables seulement à un grand microscope, ont une configuration insolite qui les éloigne considérablement de celles du Cis alni. Un article basilaire unique, excessivement court est commun à deux espèces de styles implantés l'un à côté de l'autre et dont l'interne seul se termine par une soie. Aucun auteur, que je sache, n'avait signalé dans les insectes une semblable composition, lorsqu'en 1843 j'en fis connaître un exemple à peu près analogue dans la larve de VEledona agaricicola qui vit comme celle du Xylograpkus, dans les bolets parasites (Ann. des Se. nat., 2""^ série, lom. 20)^ mais dans la larve de VEledona l'antenne a une tige de trois articles subcylindriques dont le dernier se termine par les deux styles en question. Mandibules cornées, brunes, presque droites, édentées. Mâchoires débordant les côtés de la tète et terminées en pointe aiguë. Point d'yeux. M.Mellié eu attribue au CiSy sans toutefois les avoir représentés. 55-2 ANNALES Preniiei- segment du corps plus grand que les suivants, sinué ou faiblement concave sur les côtds avec une im- pression lindaire, transversale vers son milieu. Ces seg- ments, au nombre de douze, tête non comprise, ont un poil microscopique de cbaque côté. Le dernier fort rétrac- tile et comme rudimentaire et très difficile à mettre en évidence-, il est faiblement échancréj mais quand la larve prélude à sa métamorphose en nymphe les angles de cette échancrure se durcissent en une pointeépineuse. Vous voyez combien ces segments terminaux de 1 abdomen ont peu de ressemblance avec ceux de la larve du Cis alni où il y a deux longs et forts crochets cornés, arqués, réfléchis en haut. Pattes s'insérant en arrière des segments pédi- gères, terminées par un seul ongle assez grand. Les stigmates, d'une exiguité qui semble défier les plus puissantes lentilles, sont au nombre de neuf paires, dont huit abdominales, placées dans la rainure latérale qui sépare les plaques dorsales des ventrales, et une seule iho- raciquequi m'a semblé avoir son siège entre les segments du prothorax et du mésothorax. La figure ci-jointe me dispense d'autres détails. La disposition de ces orifices respiratoires est irrégulière, anormale et peut-être hasar- dée dans la larve du Cis alni précitée. Les crottes stercorales de notre larve sont fort remar- quables par leur configuration fusiforme , leur couleur d'un noir de Jayetetleur surface luisante, comme vernis- sée : je n'en ai jamais vu de semblables. 3" Chrysalide. Nympha nuda, obvoluta, hrevitcr ovato triangnlan's, tenerrima, albida, subglabm^ capite subthorace incluso. Long, vix 3 millim. Hab. in Bcleto ii^niario. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOr.OGIQUE. 55:î La forme ramassée de cette nymphe, rénormité de son prothorax sous lequel s'encapuchonne une grosse tête ronde, de grands fourreaux d'élytres rabattus en dessous et envahissant la majeure partie de Tabdomen lui don- nent une physionomie étrange et grotesque qui rappelle celle des nymphes de Bosthrichus et à'Hylcsitms dont Ratzeburg nous a transrais les fidèles portraits. Une bonne loupe compte, aux bords du prothorax, six longs poils isolés, bulbeux à leur origine. Le dernier segment de l'abdomen est tronqué, avec ses angles aigus ; les au- tres ont un poil latéral. Quoique j\iie souvent constaté dans les insectes de di- vers ordres la transformation mystérieuse de la larve en nymphe, ce phénomène a toujours pour moi Tattrait de la nouveauté, et plus les espèces semblent se dérober, par leur petitesse, à l'observation directe, plus Taiguillon de la curiosité me pousse à ravir ce secret. Cest vers la mi- juillet que j'ai pu assister à cette métamorphose. Obéis- sant à un instinct impérieux de Torganisme, la petite larve cesse de prendre de la nourriture et devient inmiobile. Le tiers antérieur de son corps devenu le siège d'un mou- vement lluxionnaire , d'une hypertrophie active, se renfla sous mes veux. Le tégument se ternit en rompant ses connexions avec les tissus sous-jacents. Alors, par un fré- missement successif du corps, cette peau morte se refou- lait peu à peu vers le bout de l'abdomen, et ce chiffon, tout fouillé, révélait encore à une loupe instruite la dé- pouille de la tète, des pattes, etc. Par ce tour de main, si j'ose ainsi parler, la larve est escamotée et l'œil, surpris, voit à sa place une nymphe tendre et délicate c|ui n'a rien conservé de sa première forme, quoique Swammerdam l'appelle la puberté du ver : c'est huit à dix jours après qu'a lieu l'ëclosion définitive de l'insecte parfait. 554 ANNALES Explication des figures de la planche 16, i\" FI. 1. Larve de Xylographus bostrichoides considérable- ment grossie et vue par un cote, pour mettre en évi- dence les pattes et les stigmates. 2. Mesure de sa longueur naturelle. 3. Une antenne isolée. 4. Dernier segment de Tabdomen isolé, pris sur ua individu qui se préparait à la métamorpliose. 5. Stigmate thoracique détacbé et dont une ligne ponc- tuée indique le siège. 6. Chrysalide ou nymphe de cette larve, vue par sa face inférieure et considérablement grossie. 7. Mesure de sa longueur naturelle. Figures desinées par M. L. Dufour. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 555 de VAPATE CAPUCIN A, Fabr.; de VAPATE SEXDENTATA, Oliv.: de VAPATE SINUATA, Fab., et de VAPATE DUFOURII, Latr. Par M. EDOUARD PERRIS. (Séance du 28 Août 1850). P Apate cAPUciNA, Fab. La larve tle cet insecte est connue sans doute, de plu- sieurs entomologistes et dénicheurs d'insectes , mais elle n'a jamais été, que je saclie , sérieusement figurée et dé- crite, et je me décide, dès lors, à la publier (l). La première fois que je la rencontrai, il y a de cela une dixaine d'année, je me persuadai qu elle appartenait à un lamellicorne. Son corps charnu et courbé en hameçon, ses pattes velues, ce bourrelet latéral , si caractéristique dans ces sortes de larves, tout semblait justifier cette sup- (1) Depuis que j'ai rédigé ces notes sur les Apate,']eme suis aperçu que la larve de VA. capucina avait clé décrite par M. Westwood dans son Introduction to modem classification, etc., et par M. Ratze- burg dans les Forstinsekten. Il en est de même pour VA. Dufoarii dont la larve est décrite par M. Klingelhoffer, dans le Journal de ia Société cntomoiogiqiie de Stellin. Cependant, comme mes descrip- tions sont plus complètes et plus comparatives, je n'ai pas cru devoir renoncer à faire imprimer mon travail. 556 AJNNALEb position. D'un autre côlé, cependant, la forme des anten- nes, qui étaient de quatre articles, au lieu de cinq qu'on remarque dans celles des larves de lamellicornes, et la structure des stigmates qui au lieu d'être en fer à cheval, étaient ovales, me reportaient vers les larves di Anobium, mais la taille de celle que j'avais sous les yeux ne me per- mettait guère de l'attribuer à ce genre, et je m'attendais toujours à voir sortir de la sciure de bois, où mes larves étaient enfouies, quelque Tnchius , ou quelque Omalo- plia : car, à cette e'poque, je n'avais pas encore rencontré et étudié des larves de ces deux genres. Je ne fus donc pas pou surpris lorsque, un jour, je trouvai le bocal peuplé d^Apatc capuciîia à l'état de nymphe et d'insecte parfait. La larve dont il s'agit est longue d'environ 15 mill. Sa tête , couverte de petits poils roussâtres , est blanche à la base , lavée de roussâtre antérieurement , avec deux grandes taches rousses , près de la base des mandibules. L'épistome est assez grand, trapézoïdal et muni à sa base d'une sorte de bourx'elet transversal, largement interrompu au milieu et chargé de quelques poils. Le labre est large, semi-discoïdal, entouré d'une assez épaisse bordure de poils dorés-, le centre, sur un espace semi-elliptique, est glabre, lisse, luisant et un peu bombé. Ces deux organes sont d'un roussâtre un peu livide. Les mandibules sont courtes, fortes, arrondies et tranchantes à l'extrémité, un peu concaves en dedans, marquées en dehors, à la base, d'une grande fossette presque triangulaire et de quelques stries transversales en dehors de cette fossette, mais du côté supérieur seulement. L'espace occupé par la fossette est ferrugineux : tout le reste d'un beau noir. Les mâchoires sont fortes et le lobe, marqué près de la base d'un pli transversal, est arrondi, large et couvert de petites soies roussâtres. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 557 Les palpes maxillaires sont de trois articles : le premier, gros, un peu renflé au côté exlerne, qui est hérissé de longs poils -, le second, plus court que le premier, est de moitié au moins plus étroit j le troisième est plus court que le précédent et un peu conique. Les palpes labiaux sont aussi de trois articles, dont le premier, presque aussi long que les deux autres ensemble, est sensiblement plus gros (ju'eux, porte en dessous un boucjuet de longs poils : le second est un peu ventru, le troisième assez délié. Der- rière les palpes labiaux, on aperçoit la lèvre inférieure qui a une forme semi-elliptique et qui est frangée de pe- tits poils dorés : toutes ces parties sont d'un roussâtre un peu livide, sauf le dernier article des palpes qui est roux. Quelques naturalistes considéreraient peut-être le pre- mier article des palpes maxillaires comme une dépen- dance des mâchoires, et le premier article des palpes la- biaux comme appartenant à la lèvre. Je ne serais pas très éloigné d'admettre cette idée. Les antennes sont de quatre articles : le premier as- sez gros et en cône tronqué-, le second aussi long que le précédent, mais moins épais et moins large à la base qu'à l'extrémité, qui est ciliée, et il est aussi un peu renflé en dehors \ le troisième est au mois aussi long que les deux précédents réunis, cylindrique, obliquement tronciué à Textrémité, près de laquelle on remarque intérieurement un léger renflement surmonté d'une soie roussâtre ; le quatrième est de moitié plus court que le premier, cylin- drique, arrondi à l'extrémité et incliné en dehors. Les deux premiers articles sont d'un roussâtre livide et rétrac- tiles, les deux autres, toujours s:ïillants, sont roux et pres- que ferrugineux. Le corps est très gros à sa partie thoraciquc , qui est trois fois au moins aussi large que la tête, et il diminue 558 ANNALES insensiblement de diamètre jusqu'à son extrcmit(i posté- rieure. Il est formé de douze segments : les trois premiers sont un peu convexes en dessous, les autres sont aplatis sur toute la région ventrale. Le premier segment, le plus grand de tous, est marqué en dessus d'un sillon large, bien tranché et d'un blanc mat. De ce ^llon, qui n'atteint ni le bord antérieur ni le postérieur, partent à droite et à gauche, de pelites rides. Sur chaque côté, on remarque trois plis formant un petit triangle dont Tangle le plus inférieur est Occupé par un stigmate. Les cinq segments suivants sont égaux, ou à peu près, en longueur, et mar- qués de un à trois plis transversaux : les autres vont un peu en s'allongeaut jusqu'au dernier, sur lequel les plis, qui se sont progressivement effacés, n'existent plus. Le long des flancs, l'ègne un bourrelet formé d'une série de mamelons comme on en observe dans les larves de Lamel- licornes. Tout le dessus du corps est glabre , sauf les trois der- niers segments qui portent des poils très fins et roussâ- tres j le bord inférieur du bourrelet est en outre garni de petits poils touffus, dorés et ciliformes. Les trois premiers segments sont munis chacun d'une paire de pattes. Ces organes sont formés de quatre parties. Le troclianter et la cuisse sont chargés , en dessous , de longs poils mous et roussàtres, très touffus et de quelques jictits poils en dessus \ le tibia est tout hérissé de poils semblables, entremêlés de poils plus raides, plus épais et plus foncés, près de l'extrémité qui est terminée par un ongle corné, droit et ferrugineux. Les stigmates sont ovales, roussàtres et au nombre de neuf paires : la première, plus grande et placée un peu ])lus bas que les autres, se trouve sur le milieu du pre- mier segment \ les autres sont sur le cjuatrièmc et les sui- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 559 \ants, jusqu'au onziùuie , mais assez près du bord anté- rieur, surtout les derniers. La larve de Vyîpate capucina vil dans les souches mor- tes des chênes , et principalement dans celles du chêne tauzin , ainsi que dans les grosses racines de cet arbre, tronque'es, mises à nu et privées de vie. On les rencontre le plus souvent en très grand nombre et dans le cours de leur vie, qui est de onze mois environ, elles réduisent le bois en une poussière fine , mêlée d'excréments : c'est au milieu de celte poussière qu'elles se transforment en nymphe. Celle-ci est blanche, molle et ne présente rien de par- ticulier, si ce n^est que le dernier segment est cilié en dessous, et que Tanus est velu : du reste elle offre toutes les parties qui constituent Tinsecte parfait; on voit même sur le prothorax les aspérités qui le caractérisent. C'est dans les mois de mai et de juin que la dernière métamorphose a lieu. L'insecte sort souvent parla tron- cature des souches et des racines qui devient alors toute criblée de gros trous bien arrondis. Ses mandibules et les aspérités, qui font du prothorax une sorte de râpe, doi- vent lui être d'un grand secours pour se frayer un passage vers la lumière. IP Apate sexdentata, Oliv. Dans un mémoire lu en 1839 au Congrès des savants italiens, tenu à Pise, mémoire qui a pour titre : Ossetva- zioni supra due insctti nocwi, il Lytta i>eiticalis et lApatc sexdentata, M.Passerini signale Y Apate s exdentata comme nuisible aux tiges du Mûrier multicaule. Il donne le dessin de l'insecte et de branches de Mûrier percées l'une d'une galerie transversale et circulaire , les autres d'une galerie 560 ANNALES occupant le canal niétlullaire. Celle dernière est produite par des Hyménoptères (^Ccrntina, Pemphredon), amsi que je Tai plusieurs fois constaté : la transversale seule est l'œuvre de VyJpate; mais M. Passerini n'a connu ni la larve de cet insecte ni sa nymphe. Je suis en mesure de combler cette lacune, car l'épate scxdcntala est très com- mun à INIont- de-Marsan, et il est facile d'observer ses ha- bitudes et de le suivre dans les diverses phases de son existence. La femelle de V zipate attaque plusieurs sortes d'arbres et d'arbrisseaux malades ou récemment morts -, mais ne s adresse qu'aux rameaux qui ont de un à deux centimè- tres de diamètre. Je l'ai rencontrée dans le Robinier, dans le Figuier et dans la Clématite. M. Passerini, comme on l'a vu, a trouvé ses traces dans le Mûrier multicaule, et d'après M. Boyer de Fonscolombe (Annales de la Soc. entom., tom. 9, p. 107), elle attaque aussi le bois mort de l'Olivier; mais elle a une prédilection marijuée pour les sarments de la vigne cultivée et principalement pour ceux que, dans certaines vignes, appelées Hautains, les vigne- rons tendent d'un cep à l'autre pour y attacher ultérieu- rement les pousses de l'année. Elle pénètre dans l'inlérieur du sarment, presque tou- jours, par un bourgeon , parce que sans doute , c'est le point le plus facilement attaquable, et y pratique une galerie circulaire parallèle à l'écorce , mais à un ou deux millimètres de celle-ci. Le plus souvent elle a soin de ne pas pousser la galerie jusqu'au poml de départ, et de lais- ser un intervalle de 4 à 10 millim. de bois pleine mais quel([uefois aussi la galerie fait tout le tour. Il arrive même, lorsque le sarment n'a qu'un faible diamètre, que la larve forme naturellement, au lieu d'une galerie cir- culaire, une loge discoïdale, à paroi supérieure et infé- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOr.OGlQUE. 561 rieure parallèles et nettement ?«rt^rt vit quelquefois en société avec celle de VA. scxdeutata; mais, le plus ordinairement, on la trouve dans les sarments réunis en fagots pour le chauf- fage, et qu'épargne habituellement ce dernier, ainsi que dans les tiges mortes de la vigne sauvage. DE l.A SOCIÉTÉ ENTOINIOLOGIQUE. 5G:i La femelle creuse des galeiies circulaires exactement comme celles de Wd. scxdenhita , avec cette seule diffé- rence qu'elles sont plus étroites, parce que Finsecte est plus petit. Les œufs sont déposés dans ces galeries, et les larves qui en proviennent pénètrent dans le bois et y creusent, comme la précédente, des galeries longitudi- nales dont le plus grand nombre se trouve dans la région médullaire. Cette larve, dont la description serait oiseuse, a les plus grands rapports avec celles des deux Apate dont je viens de parler. Elle en diffère par les caractères suivants : son labre est en demi-ellipse surbaissé, et Tespace lisse est semi-elliptique, transversal-, le second article d^s anlen- nes, sensiblement plus long que le prenaer, Test presque autant que le troisième-, les pattes n'ont que deux ou trois poils à la face inférieure des cuisses, au lieu de ces touffes que Ton remarque dans les autres. Sa taille est à peu près la même que celle de la larve de ÏA. sexdeiitata. Con- trairement à celle-ci, qui subît toutes ses métamorphoses avant l'hiver, elle continue à se développer pendant la mauvaise saison, comme celle de Y A. capiicina. Ce n'est quaux mois de mai et de juin qu'elle se transforme, dans sa galerie même, en nymphe qui n'offre rien de remar- quable, et l'insecte parfait prend son essor en juin et en juillet. IV° Apate Dufourh, Latreille. Ce rare insecte, que presque aucun entomologiste ne possédait, il y a quelques années, et que j'avais vainement essayé de me procurer, lors d'un voyage que je fis à Pa- ris en 1840, pourra, avec l'aide seul des naturalistes des Landes, alors même qu'on ne le trouverait pas ailleurs, se répandre peu à peu dans toutes les collections. 564 ANNALES C'est en explorant les éclialas de châtaignier de nos vignes, si favorables à la prorogation de plusieurs bonnes espèces d'insectes que je de'couvris, il y a six ou sept ans, Vyipatc Dufourii, Latr., varia llliger. C'était au commen- cement (le juin, et je n'en pris alors qu'une demi-dou- zaine; mais depuis que je me suis aperçu que la fin de juin est Tepoque où cet insecte naît eu plus grand nom- bre, je puis facilement en capturer, chaque année, une cinquantaine, et il m'est arrive d'en trouver de huit a dix sur un seul échalas. C'est, si je ne me trompe, à M. Léon Dufour que l'on doit la découverte de cette espèce en France; il l'avait rencontrée à Fontainebleau dans des bois de hêtre. Dans notre département, où le hêtre manque, ou à peu près, c'est le bois de châtaignier qui lui sert de berceau, et cette circonstance justifie merveilleusement les affinités bota- niques qui existent entre ces deux arbres ; affinités telles que plusieurs botanistes les ont placés, l'un et l'autre dans le genre Fagus.¥A\e démontre aussi l'admirable instinct des insectes, si babiles à discerner les analogies organi- ques des végétaux , et qui nous donnent si souvent des leçons dont nous devrions mieux profiter. Les trois Apate qui précèdent sont diurnes -, mais ÏA- pate Dufourii ào\t être un insecte nocturne; car, durant le jour, il demeure immobile sur les pieux ou sous leurs écorces, où il se laisse prendre sans difficulté. Il aime à pondre ses œufs dans les vieux échalas dont l'écorce est soulevée et qui ont déjà été labourés par les larves de V Anœstlictis testacea, de XExoccntrns adspcvsus, etc. 11 ne pénètre pas dans le bois comme \csyJpatc scxden- tata el.sinuaia : c'est à l'aide de son oviducte qu'il dépose ses œufs comme VA. capucina, et sa larve creuse, à trois ou quatre millimètres de l'écorce, une galerie longitudi- DE LA SOCIÉTK ENTOMOLOGIQUE. 5G5 nale, à rextrémitci de laquelle elle se construit une petite loge pour sa transformation. Je ne donnerai pas non plus la description de celte larve, ce serait me répéter : je signalerai seulement ses caraclè- res distinctifs. Son labre et ses pattes ressemblent absolument aux mêmes organes de la larve de \yl. scxdcntata ; mais 1° ses antennes sont relativement un peu plus courtes et un peu plus épaisses; le second article est plus court que le pre- mier et un peu dilaté en dehors ^ le troisième est ellipti- que et le quatrième, à peine visible, ne paraît pas faire un angle avec les pre'cédenls : de longs poils, diversement disposés, sont supportés par chacun de ces articles -, 2" les mamelons du bourrelet latéral qui portent sur le plan de position sont très allongés , presque papilliformes , et constituent, quand on regarde la larve de profil, un fes- ton à dentelures profondes. Il n'y a guère d'insecte qui, à quelque époque de la vie, ne soit exposé aux attaques d'un ennemi. Les Apate su- bissent à cet égard la loi commune, et leurs larves devien- nent souvent la proie d'insectes parasites ou carnassiers qui savent les deviner ou les suivre dans la profondeur de leurs galeries. Celle de VA pâte cnpucina est recherchée par un Braconidc dont je n'ai pu déterminer l'espèce. La femelle de cet Hyménoptère perce le bois avec sa lon- gue tarrière, atteint la larve et introduit dans son corps des œufs d'où naissent des vers qui, après avoir vécu dans le corps de leur victime, en sortent pour se transformer, auprès de son cadavre, dans des coques soyeuses, séparées. J'en ai compté jusqu'à neuf dans une seule cellule (ï A pâte. Les larves des Apatc scxdentata et sinuata sont dévorées par celles de VOpilo mollis, du Tillus unifasciatus , du Til- 2* Séiicj TOME vni. 38 56G A-NNALES lus tricolor et du Malachius pulicarius, que leur habitat pourrait faire considérer comme lignivores et qui sont, très positivement, carnassières. Plusieurs auteurs , et eutr'autres M. Dejean , dans son Catalogue, ont classé dans une même famille, sous le nom de Xylophages , un grand nombre d'insectes qui ont en- tr'eux, si Ton veut, certains rapports de conformation, mais quipre'sentent des dissemblances bien plus frappan- tes. Je ne suis pas seulement surpris qu'on ait groupé dans une même division des insectes aussi disparates que les Sœlytus , par exemple, et les Lcemop/dceus, les A pâte et les Latridiusj je m'étonne aussi qu'on ait conservé le nom de Xylophages à des insectes qui sont loin d'être des rongeurs de bois. Je ne parle pas des Colydiuirij, des Rhi- zopliagus, des Trogosùa dont je prouverai, une autre fois, les habitudes carnassières à l'état de larve -, mais chacun sait que les Cisj les Mycetophagus , les Tiyphillus , le Sphyndus Gyllenhalii ., le Diphyllus lunatus vivent dans les champignons -, que les Monotonia, les Latridius se développent dans les fumiers ou les débris de végétaux, et qu'ainsi le mot de Xylophages ne leur convient en au- cune façon. Il serait donc rationnel de diviser, à l'exem- ple de Latreille et de plusieurs autres, cette famille si im- proprement nommée^ en un crtain nombre de familles, en leur donnant des dénominations différentes, et en leur assignant, dans la classification méthodique, des places très distinctes et parfois même très éloignées. Tout concourt à provoquer et à justifier cette modifi - cation : et les différences notables dans la structure des insectes parfaits, et la diversité de leurs habitudes et de leur alimentation, et les formes si évidemment distinctes (le leurs larves. Voyez, en effet, à quel point les larves des Scolytus, des DK LA SOCIÉ lÉ 1:NT0M0L0(;IQUE. 567 JJjlui'^us, des BosiricJuis difl'èrent de celles des Cisj des Coljclium, des lî/iizopkagus, des Trogosita^ des SylvanuSj, des Lœino])hl(eHS., des Bwntcs. Les premières, charnues, apodes, courbe'es en hameçon, mamelonnées, dépourvues d'antennes, n'ayant que deux articles aux palpes maxillai- res et un seul aux palpes labiaux, ont la plus grande res- semblance avec celles des Gharansonites^ les secondes aplaties, souvent coriaces, droites, à dernier segment fourchu et corné à Textrémité, munies de pattes et d'an- tennes, à palpes maxillaires de trois articles, et labiaux de deux, ont de grands rapports avec celles des insectes bien plus élevés dans Téchelle organique , tels que les ElatérideS) les Cryptophagus , les Nitididaires, les Hypo- pUœus. Voici maintenant les larves des Apate. Or, qui ne voit combien elles diffèrent de celles dont je viens de parler, avec leur forme toute particulière , leurs pattes velues, leurs palpes à égal nombre d'articles ? Certes, si je pou- vais croire que M. Emile Blanchard, dans son Histoire des Insectes, eût intentionnellement suivi Tordre qu'il a adopté, et qui serait vicieux sous tant d'autres rapports, je lui saurais un gré infini d'avoir placé les ^yjrtiîe après les Anohium : car, au point de vue de la structure des larves, ces deux genres sont certainement très voisins. Je sais bien, et plus j'observe plus je m'en aperçois, je sais bien qu'il ne faut pas attacher à la forme des lar- ves une importance telle qu'on en fasse exclusivement dépendre la classification des Insectes. Je n'ignore pas que celles-là ont souvent des mœurs toutes différentes de ceux-ci, que leurs organes sont appropriés à leurs habi- tudes, au milieu dans lequel elles vivent, à la nourriture qu'elles consomment, et que des différences dans ces con- ditions doivent amener, entre la larve et Tinsccte, des f m k 568 AIN N A LES différences de sLrucliire souvent nolables et qui ne sau- raient tirer toujours à conséquence j mais je voudrais pour- tant que Ton tînt compte , et même giand compte , des premiers étals des insectes , de la forme et des mœurs de leurs larves -, que, lorsque les conditions sont les mêmes, comme pour les f/jlcsinus et les yJjjate, par exemple, on cherchât, on trouvât même dans leurs larves un contrôle à leur classification -, (ju'on examinât si ces deux genres ne s'excluent pas aussi loin que leurs larves lignivorcs se repoussent •, je voudrais surtout qu'on ne forçât pas a vi- vre dans la même famille, sous une dénomination impro- pre et mensongère, des insectes qui, sous bien des rap- ports, jurent de se trouver ensemble, tels que les Latri- (lius et les Scoljtiis. Je ne me dissimule pas qu'en critiquant ainsi une clas- sification et des dénominations, depuis longtemps adop- tées par des auteurs qui ont Tautorité dans la science, je m'expose à ce qu'on me melte en demeure de proposer une classification et des déterminations meilleures. Mais ne serait-il donc jamais permis de signaler une erreur sans indiauer en même temps les moyens de la réparer? Ne saurait-on rechercher des principes sans s'imposer en même temps l'obligation de les appliquer; énoncer des faits sans être tenu d'en déduire toutes les conséquences pi'atiques ? Aux uns les recherches anatomiques qui révê- lent les fonctions de la vie, la forme, la composition des organes, et qui constatent la perfection graduelle et rela- tive de l'organisme; à d autres, l'étude sérieuse et atten- tive des mœurs des insectes, autre genre d'anatomic super- ficielle et celle de leurs larves, dont on ne saurait mécon- naître les rapports avec les insectes qu'elles reproduisent, et qui ont, comme ceux-ci, des caractères de genre et de famille-, aux autres enfin, possesseurs de matériaux con- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 569 siderables, le rapprochement des faits d'anatoniie et de mœurs, la recherche et Tapplication des conse'quences qui eu découlent : car tout le temps dont un homme peut disposer ne suffirait pas à ces trois choses à la fois. C est ainsi, du reste, que la science, envisage'e et étudiée sous ce triple point de vue, éminemment philosophique, se perfectionnera sûrement, et s'établira, jusque dans ses moindres détails, sur des bases inébranlables. Ces observations étaient rédigées et transcrites, lors- que j\ai reçu, ces jours derniers, un Catalogus Inscctorum /iuropœ, imprimé, sans nom d'auteur, à Bautzen, en 1849, et le Catalogue synonyiniquc de M. Gaubil. J'ai vu, dans ces deux catalogues Tancienne classification profondément remaniée et presque bouleversée", et quoiqu'ils ne soient pas d'accord entr'eux sur tous les points , j'ai trouvé dans Tun et dans Tautre, avec un plaisir extrême , et même avec une sorte de vanité , s'il m'était permis d'en avoir, la justification de mes idées, Taccomplissement du vœu que j'ai exprimé plus haut, l'application, sinon complète à mon avis, du moins plus qu'ébauchée de mes vues. Je constate , en effet , avec un véritable plaisir , que les Rhizophagus et les Trogosiia ont été placés bien avant les Bostrichus^ dans la famille des Nitidulaircs j que les Colydium et les Ceryion viennent, à la suite, dans la fa- mille des Colydicns^ laquelle est suivie de celle des Cticu- jicJis, comprenant les Lœmophlœus et les Broutes i et que celle-ci , séparée des Bostrichicns par plusieurs autres familles, précède immédiatement celle des Cryptopha- gîens, avec laquelle elle a, surtout par les larves, des affi- nités manifestes. Je constate surtout avec une sorte d orgueil, comme si j'avais entrevu, le premier, des analogies organiques et 570 ANNALES des ressemblances de mœurs que d'autres avaient, à mou insu, aperçues avant moi, que les A pâte ont e'td installes près des Anohium, des Dorcatoma , des Xyietinas, avec lesquels ils ont tant de rapports par leurs larves, tandis que la vraie famille des Xyiophages , formée des anciens genres Scoly tus, Hylesinus et Bostrichus, a t^té plaet^e im- médiatement avant ou après celle des Curcidionites à la- quelle la forme des larves la rattache nécessairement. Cette nouvelle classification est, à nos yeux, une bonne fortune pour la science, un hommage rendu au principe philosophique qui veut que Ton consulte à la fois les pre- miers états des insectes, leur organisation extérieure et intérieure et leurs mœurs. Tout ne me semble pas encore exempt de contestation -, mais je vois avec bonheur, moi simple manœuvre , mais amant passionné de la science, qu'il lui reste encore d'habiles, de consciencieux archi- tectes ^ et malgré les efforts de quelques démolisseurs, plus avides d'une célébrité éphémère que d'une gloire solide, je crois à son avenir et à ses progrès. J'avoue cependant que je ne vois pas trop la néces- sité de diviser l'ancien genre Jpatc en six genres nou- veaux. Avec cette monomanie de fonder des divisions génériques sur de légères différences , bonnes tout au plus à former des groupes dans un même genre , on arrivera forcément à avoir presque autant de genres que d'espèces. La ressemblance des larves des quatre Apatc dont j'ai parlé , vient à l'appui de cette observation. Explication des figures de la Planche 1 6j N° V. 1 . Larve de \' /Ipatc capiicina. 2. Mesure de la longueur naturelle. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 571 3. Antenne. 4. Mandibule vue par côte', 5. Mandibule vue en dessus. 6. Mâchoires et palpes maxillaires, lèvre inférieure et palpes labiaux. 7. Lèvre supérieure ou labre. 8. Patte. 9. Antenne de la larve de V^pate sexdentata . 10. Lèvre supérieure ou labre. 11. Patte. 12. Antenne de la larve de X'Apate sinuata. 13. Labre. 14. Patte. Ces figures sont dues à M. Ed. Perris. Annales df la Joctt^tè Entonu'logi'qiif tJt- ïramv SfJen,'. 'Mmu TTH. PI. 1. I. •\'lifU) niera Blane/ui/t/ïi Lu-tu' II. - ûiw.i/ Anrtale,f de h iHniéte EiOuvuilomûue tif France '->•:, ràne Tome J7ff. PI. 2. J. (^eî'Oai/fl trrapu/i),fa Jlufmer , tnuiete'J. Ànria/es de ài Scciéft c/tfpmc^rç'i^/te dnJra/uc . 2!Jcrie -rc/ne V///. /Y..J. J?e/aAaffe lit/i . I. BracAàlUS C/C^jf^a/r<-t f ^/vdwù'ons /sarasi^e^^.) II . a. /> . TAya/mf (fc/-asa % . c . d . c . TBatiJ l IzA. ik Acquit f?i. jhi/ia/cs t/t /a Srcif^e c//fiV//r>/(yiç'uc dc/huTicc . 2!Ser,c -ïhmc m/.N.4. »o«ê-^ "c^^'^ Dela/iayt /M. Iie/i.iUBuyu{iJrir I. y /'cÙtôCc/Ù d//aùl/f/j SiçntirU. 2.^rC7m/JCS Siçncret. 3. j¥fCti\s cmCÙ^J Sà^nort Araïahf Jn It Société entvmolûjùfue de France , 2fSérù Tome VIIL PL . 1. Ajlviiie//a cu/'uwenfrù- Z. nufoui 'J. JVemej'ù'ùuL l'erexii Z. Dii/our . .' Xf.pùonu/xa- Chri/j'anlfiemi Z.. 4. ■ JbU/t/(ii Jfieffii Z On^ur ,'}. An^iraj- /ihrciata Z Pu^ur 6. j[n//vajc ôomti/ci/in-mùr Z.. Jiiiui/iv ,/i- 1,1 Jûi-ii-Vt' fiirtimiilinriiiiir i/i- Fnini Jhh^ T,„n^ ^"111. p/.â: j. Mi/da^i" Iiùrfài/u<:-ihr l.I>u/oMr. // .¥i/t(^(/ ranima (Wr^/rwu l l'ii/uur. è. Ûrta/f.r marulipe/i/us l J)if/our j2. Sarcop/hirim Z ffu/our jJ FaUenia /kfaata ? Z.Ihffimr. /û. M)e/ri/t mc/tij- Z Dufimr il TAinifiromi/o ^ffmef>n> z Pufoi'r. AnnaleJ'de la .l'ocietè £n/k>mt>/t;^ttfUf de France ■ L'^J'erie. Vonie /7// Pt. 1 . Jpluximoijtha petronilhv Montant II. Solenocera J'hilippu /.uai.r. , Inna/ej- iA> il . l'iti -letè JùitonwloiiKiiie ifiqtie de France . 2'. , Pêne Tome FUf. P/.IO. là J. /ù'f'/fùt tit/i^'fiftyff Su il. ('/i*'/i>nM /iffu/i/en-a i à y . J/cteivifi/iiù- c/vticii ij O/i/i/a uiiicfùnàata i3 , £fui/f/ui j-ociit/>iÂ.r . .j/i/Mliv t/f il Jhcu'te /■JiilomoMi/UlUf t/e frufwe': 2f Sej-ie Tome VI//. /7. // mfrùiiolia/iu- JuSe . ,> . Fa/v/iu./' La/èrlet' ^u6e . Aii'>fi/cs (/r/aSor f/f/r>///.''f/e//'ff/frr 2 Scr/r '/('//f.J72//^ /Jf_ Zifh J fivmrftt. Tixclxiiiair e s . Anna/r.t c/e /a.'^or 'rn/o/// e/c //XMer 2\^cr,e T'm /"/// PI i: AJtr(y{ff7/-f e/r/ IM 7 rrrii,^„f Tîi clnl^ail•es. Arma/rs c/e/a Soc ' n^/rf,' V^ /^c^'rr. 2' .Scr,c- J'm, j///. /'/. /j. ,/e /a Soc" c/t/o'»' t/r /rer/frv_ 11 A/laf^ii"''/^ '^''^ Zil/t . J Fronien/^. TachmnireK Jnrmle.i- de /a Jocieh' Enti>mo/i>ifujue ,/c- Fr,i, Torm- /■/// J'/ ii;. L naliur./fl \. j à fl . Apate caf>uci/ut y à //. A. .ri'.v dtinùiâa . /:: A jJ . A. éi/iiuiùi . W. Bem/^u/umi .rfy-Mà/m F„fr a . Fafyw. /iionj-fi'iuHuc à l'/i/pc /u>/7i/a/ . III. ^EpiLI' BobiniL /Home ,. IV. Jbenûpmiùf/emd^fraliJ' LTi/mfihe i Jnna/e,r ,/i- /ti ^l'ociefe EnlonwlooiiJiu' Je Franc ■J'. rente Tome IW PI I. J. /?curi/^e(^rna n/Sripennùr // zu«,^. 2. jP- hiWi'a>//Li' n. Ziun II. Ge/ire £un/mela . BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOOIOUe DE FRANCE. RECUEILLI PAR M. E. DESMAREST , SECRÉTAIRE, nElJXIKJWE SKRIE. TOME HUITIÈME, ANNÉE 1850. MEMBRES DU BUREAU. Président, MM. , Chevrolat. F icc- Président. Reiche. Secrétaire. E. Desmarest. Secrétaire-adjoin t. Al. Pierret. Trésorier. L. BUQUET. Trésorier-adjoin t . L. Fairmaire. Jrckiifiste. DoiiÉ. y^rc hiçiste-ad joint. Jacquelin-Duval BULLËTIBi EMÏOMOLOGIQUE. a'vivëe: isso. i'ItËJIIER TRIMESTRE. SâAIVCES DE LA SOCIÉTÉ EIVTOMOLOGIQUE DE FRANCE. (Séance du 9 Janvier 1850.) Présidence de M. CHEVROLAT. La Sociëttî tient ses séances à rHôtel-de-Ville de Paris, dans Tanciennc salle de la Caisse d'Epargne, qu'elle a occupée en 1847 et 1848, et qui vient de nouveau d'être mise à sa disposition. M. E. Desmarest, secre'taire, donne lecture du pro- cès-verbal de la dernière se'ance, et la rédaction en est adoptée par la Société. M. Guenée remercie la Société de l'honneur qu'elle lui a fait en lui confiant les fonctions de président, pen- dant Tannée 1849, et il cède le fauteuil à M. Chevrolat, président de 1850, qui adresse également des remercî- ments à ses collègues. Communications. M. H, Lucas montre à la Société un IV ANNALES Coléoj)lère de la tribu des Mëlasomes , appartenant au genre Morîca et il lit à ce sujet la noie suivante : Cette espèce qui est nouvelle et que je n'avais pas rencontrée pen- dant mon séjour en Algérie, est remarquable par la forme de son thorax, dont les expansions latérales sont bien moins grandes que dans la Morica octocostata de M. Solier, Ann. de la Soc. ent. de France, 1'* série, tom. 5, p. 6^9, N" 2 ; de plus, de chaque côté ces expansions présentent un sillon sinueux, loLgitudinal, et qui est dépourvu de plis transversaux ; enfin il est aussi à remarquer que les angles de chaque côté de la base, au lieu d'être aigus et subépineux comme dans la Morica octocostata, sont au contraire mousses et arrondis. Quant aux élytres, qui sont larges, arrondies et assez bom- bées, elles sont parcourues de chaque côté par quatre lignes lon- gitudinales de tubercules dont la quatrième s'oblitère un peu à leur partie médiane avant l'espace qui existe entre cette quatrième ligne et la suture, espace couvert de tubercules irrégulièrement disposés : ces tubercules, peu serrés, cachent un peu plus de la moitié des ély- tres, lesquelles à leur partie antérieure sont lisses. Cette espèce, longue de 25 mill. sur 12 mill. de large et d'un noir brillant, sera décrite plus au long dans le supplément que je prépare à mon Histoire naturelle des Animaux articulés de l'Algérie ; c'est sous le nom deMonca Jeuini que je propose de désigner cette espèce, qui a été prise aux environs de Djemmââ-Ghazouat, sous les pierres, par notre collègue M. le major G. d'Aumont. — Le même membre montre un CleonuSy décrit par Olivier sous le nom de Lixiis hicroglyphicus, Oliv., Hist. nat. des Ins. T. 5, p. 258, N° 267 -, PI. 20, fig. 258 -, Cîeonus hicroglyphicus , Sch. gênera et spec. Curcul., Tom. 2, pars prima, p. 174, N° 6, et qui n'avait encore éié signale, jusqu'à présent, que comme habitant TEgypte et la Perse, où il a éié rencontre par Olivier. Il se trouve aussi à Java , d'oii il a éié rapporté par M. Westermann. Le Clconus hicroglyphicus que notre collègue fait passer sous les yeux de la Société , a été pris dans les environs DE LA SOCIETE EJNTOMOLOGIQUE. v deBiskra (Province de Gonstantine) et luiaiite commu- niqué par M. Doiié. — M. L. Faîrmaire fait passer sous les yeux de ses col- lègues, au nom deM.Brémi de Zurich, une belle collec- tion de feuilles desséchées , parfaitement préparées, for- mant une espèce d'herbier entomologique dans lequel on peut étudier les travaux des larves mineuses de plusieurs Diptères, tels que ï A^romyza pinguis sur YOEgopodàun podagraria, la Cecîdomyia sanguinea snrV Hic raciuni mu- ronim, la C. lùnhitorqucntis sur TOsier, la C . ulinaria sur la Spirée à feuilles d'Orme, la C. papillifîca sur le Saule marsaule, les Cfagi et anmdipes sur le Hêtre, la C. re- supinans sur le Chêne, etc. Il y a aussi quelques exemples des galeries creusées par plusieurs chenilles de Noctuelles, telles que les Opostega saligririj Lyonnetia foliclla, etc., et des galles causées par la piqûre de quelques Hyménop- tères, tels que le Neiuvtenis Reaumun'i sur le Chêne, le Cynips gvcgaria sur le Chêne pédoncule, le Neinatus hy- dronecius sur FOsier, et le N. saliceti sur le Salix tetrandra. La Société charge M. Léon Fairmaire d'exprimer à M. Brémi tout Tintérêt qu'elle prend à ses travaux. — M. L. Buquet, trésorier, rend compte des recettes et dépenses de la Société, pendant Tannée qui vient de s'é- couler, et montre que notre position financière s'est encore améliorée. — Une commission composée de MM. Aube et Reiche, est chargée, aux termes du règlement, de vérifier les comptes du trésorier. Lectures. M. Reiche donne lecture de deux mémoires intitulés : 1° Notice sur le genre Psalidognathus , et 2° Note sur une nouvelle espèce du genre Chiasognathus, — M. Jacquelin-Duval lit une notice contenant la des- 2" Série, TOME vJii. Bidietîn ii. ▼1 ANNALES ciiption d'un nouveau genre et de quelques espèces nou- velles de Coléoptères propres à la faune française : ces insectes sont désignés sous les noms de Chevrolatia insi- gnis, Euœsthetus Lespcsii et Stenus Guyncnicri. A Toccasion de cette lecture, M. L. Fairmaire dit qu'il y a plus de quatre ans qu'il a trouvé, dans les Pyrénées Orientales, le Stenus décrit par M. Jacquelin-Duval, et que M. Kiesenwelter devait en publier la description avec celle de plusieurs autres espèces des mêmes localités. Membre reçu. La Société admet au nombre de ses membres Don Juan Villanova y Piera , géologue espa- gnol, résidant momentanément à Paris, présenté par M. le général Feisthamel. — Commissaires-rapporteurs MM. Chevrolat et L. Fairmaire. ( Séance du 23 Janvier 18S0 ). Présidence de M. REICHE, vice-président. Communications. M. H. Lucas fait passer sous les yeux de ses collègues un Coléoptère du genre Eurychoray et à ce sujet il lit la note suivante : Les espèces du genre Eurychora qui sont jusqu'à présent con- nues, n'avaient encore été indiquées par les auteurs que comme habitant le cap de Bonne-Espérance, Angola, le Sénégal , la Nu- bie et l'Egypte. Celle que je communique à la Société a été dé- couverte par M. le général Levaillant en Algérie, et c'est je crois la première fois que ce genre est signalé comme ayant été rencontré dans cette partie de l'Afrique. Elle se rapproche un peu d'une espèce qui habite le cap de Bonne-Espérance et que M. Solier a fait connaî- tre sous le nom d'Eurychora crenata. Voici la description de celte nouvelle espèce que je propose de désigner sous le nom de : DK LA SOCIEI'É KrsiTOMOLOGlQlJK. tu Ëurychora LevaîUantii, Lucas. Long. 7 mill. Larg. U millim. Elle est plus petite que VE. crenata, Solier (Ann. de la Soc. ent. de France, 1" série, lom. 6, p. 160, N" 6), dans le voisinage de la- quelle cette curieuse espèce vient se ranger. Elle est d'un noir rous- sâtrc. La tète, finement granuleuse, présente de chaque côté, ua peu avant hs yeux, une dépression très profonde. Les antennes sont •fun brun-roiissâtre avec le dernier article entièrement de cette der- nière couleur. Le thorax, dont les expansions sont très dilatées sur ses parties latérales, est bien moins relevé en dessus que dans VE. crenata, et quoique cet organe soit bordé d'épines sur ses côtés la- téraux, il n'est cependant pas crénelé en dents de scie comme dans cette dernière espèce ; de plus, il est plus allongé, finement granulé et présente cinq dépressions ainsi disposées : deux antérieurement, assez profondes, mais petites, deux postérieurement, plus grandes, mais moins profondes, et enfin une médiane à Ix base, petite, plus profondément marquée que les précédentes, surtout celles qui sont postérieures; dans son milieu, on aperçoit une impression lon- gitudinale, assez fortement accusée, avec les bords de cette impres- sion surmontes de chaque côté de deux petites saillies épineuses. L'écusson est très finement granulé. Les élytres assez allongées^ un peu plus étroites que le thorax, sont profondément déprimées de cha- que côté dans leur partie médiane; elles sont fortement ponctuées avec la suture finement granulée et faisant saillie ; ses bords latéraux présentent deux rangées longitudinales d'épines assez fortes qui se réunissent seulement à la partie humérale, laquelle est fortement di- latée de chaque côté, de manière à former un angle aigu ; en dessus on aperçoit de chaque côté une troisième rangée longitudinale d'é- pines , qui atteint les parties antérieure et postérieure ; de la base de ces mêmes organes et de chaque côté part une quatrième rangée d'épines qui n'atteint pas tout à fait la moitié des élytres et à laquelle vient se réunir la deuxième rangée d'épines du bord latéral ; à leur partie inférieure, elles présentent des points beaucoup plus gros et plus profondément marqués que ceux offerts par la partie médiane de ces mêmes organes. L'abdomen est noir, chagriné. Les panes sont roussâtres, très finement épineuses; quant aux tarses, ils sont de même couleur que les pattes. Cette jolie espèce habite les plateaux élevés du Djebel-Amuut viu AIS'NALES c'est sous les pierres que cette Eurychore nouvelle pour la Faune algérienne a été découverte par M. le général Levaillant, auquel je me fais un plaisir de la dédier. — Le même membre dit que V^pion inaU'ce ^ Scli., gêner, et spec. Cui-ciil., tom. 5, suppl. pars prima, p. 399, N° 79, qui n'avait encore été signalée, jusqu'à présent, par les auteurs que comme exclusivement propre à TEu- ropc tempérée et méridionale, vient d'être pris aux envi- rons de Messerghin (Province d'Oran) par notre collègue M. le major Blanchard. — M. Guenée annonce que M. Dardouin de Marseille a découvert et envoyé à M. Pierret la femelle de VHelio- phohus hiiia, dont les collections ne renfermaient jus- qu'ici que des mâles. Chez cette femelle, les quatre ailes sont réduites à des rudiments aussi courts que chez YExa- pate salicclla\ le thorax est très rétréci, et les ptérygodes ainsi que le collier sont à peine développés-, les palpes, plus courts que ceux du mâle, sont tout à fait incombants et les pattes presque glabres, ont les éperons à peine sen- sibles. En un mot, toutes les parties antérieures sont comme atrophiées au profit de Tabdomen qui joue, comme chez toutes les femelles aptères, le principal rôle. Les Noc- tuelles offriront donc désormais comme les Bombyx , les Géomètres, les Teignes, etc., de ces curieuses anomalies que la nature ne soustrait probablement à la loi com- mune que pour régler la production qui se trouverait entravée sans cette fécondité particulière de quelques femelles. — M. Robineau-Desvoidy expose que le genre Trixa, parmi les Myodaires, doit cesser d'être placé avec les Entomobies, ou mouches parasites. Il annonce que les insectes de ce genre sont vivipares, et qu'il a observe la DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. ix femelle déposant ses larves sur des matières fécales de riiomme, au mois d'octobre. Le genre Tiixa devra donc être reporte dans la tribu des Maeropodies ou Dexiaires, sa ve'ritaLle place. Rapport. 11 est donne lecture du rapport suivant d'une commission composée de MM. Aube et Reiche, rappor- teurs, chargée d'examiner les comptes du trésorier pour l'année 1849. Appelée à la vérification des comptes présentés à la séance du 9 janvier 1850 par le Trésorier de la Société, la commission a pu cons- tater que l'étal déjà satisfaisant de notre position financière s'est en- core amélioré celte année dans une proportion assez considérable. Il appert par les docuraens fournis que l'importance des recettes a atteint les chiffres suivants : Restant en caisse au SI décembre 1S4S, 2,087 f. 31 Recouvrement des exercices anciens , . 714 » — de l'exercice 18Zi9 . . . 2,688 .> Subvention ministérielle 300 » Receltes diverses 462 90=6,252 f. 21 Les dépenses se détaillent comme suit : Publication des Annales 2,910 95 Impression de circulaires 112 50 Frais divers 266 55 Achat d'un corps de bibliothèque. . . . 105 05 Locations diverses 346 22=3,741 27 Restant en caisse au 31 décembre 1849. 2,510 f. 94 Les dépenses sontjustifiées par 30 pièces parfaitement régulières. De l'examen comparatif des comptes de 1848 avec ceux de 1849, il résulte, quant aux recettes : 1° Que le recouvrement des cotisations arriérées a produit en 1849 près du double de ce qu'il avait produit en 1848. 2° Que le recouvrement des cotisations sur l'exercice 1849 portant sur 168 membres, a fourni 120 fr. de plus que celui de 1848 qui por- tait sur 167 membres. , ANNALES 'i" Que la vente des Annales de la Société a rapporté une somme de ItiU fr. W Que la vente du Species des Chrysomelines de M. Th. Lacor- daire a produit 50 fr., ce qui porte nos rentrées sur cet article à 210 fr. jusqu'à ce jour, et par conséquent ne nous laisse plus à dé- couvert que de 90 fr. 5° Que la subvention ministérielle s'est élevée de 100 fr., et que deux de nos collègues, MM. Robineau-Desvoidy et Schaum, ont con- tribué ensemule pour 190 fr. aux dépenses résultant de la publica- tion de nos Annales. De l'examen des dépenses il résulte : 1° Que Paugmentation de nos publications a nécessité un excédant de dépenses de /»18 fr. 65 c. 2" Que sur les frais divers, y compris ceux des circulaires, il y a au contraire une diminution de 158 fr. 60 c. 3* Que la privation de la salle qui nous avait été concédée à l'Hô- tel-de-Ville pour la tenue de nos séances, avait nécessité la location d'un local et par suite un surcroît de dépenses de 2Zi6 fr. 22 c. W Que l'achat d'un meuble pour renfermer les livres composant notre bibliothèque a nécessité une dépense de 105 fr. 05 c. De la balance des comptes de recettes et de dépenses, il résulte, au SI décembre 1849, un encaisse de 2,510 fr. 94 c, toutes dettes payées. Ce reliquat de compte est le plus élevé que la Société ait eu jusqu'à ce jour. En outre de cet encaisse, la Société peut encore compter sur une partie des sommes qui lui restent dues : 1" Pour cotisations arriérées 1,356 fr. 2» Pour cotisation de l'exercice 1849. 1,440 Total 2,796 fr. L'achat d'un corps de bibliothèque va nécessiter l'ouverture d'un nouveau compte, celui de l'avoir mobilier de la Société. Il convien- dra d'y comprendre, outre les meubles qu'il est indispensable de nous procurer, la valeur approximative des livres composant la bibliothè- que, valeur qui va en augmentant d'année en année, et celle de» exemplaires de fond de nos Annales. Par tout ce qui précède, la Société entomologique reconnaîtra que sa position financière est plus florissante que jaiaais. Est-il nécessaire DE LA SOCIÉTÉ EiN'iOMOLOGlQUE. xi de lui rappeler qu'elle doit en grande parti'i cette siiuation aux soins assidus et inappréciables de son Trésorier et de son Secrétaire ? La commission conclut en consi^quencc à ce que la Société vote de nou- veaux remerdments à ces dignes fonctionnaires. Signé : Rëiche, Cii. àubé. Les conclusions de ce rapport, mises aux voix par le président, sont adoptées àTunanimitt^. (Séance du 1." Février 1850.) Présidence de M. CHEVROLAT. Coirespotidance. Lettres de MM. E. Botte'e de Toul- inon de Paris, et Camille Boulard de Bilche, adressant leurs démissions de membre. — Ces démissions sont acceptées. Commun icaiioTT s. M. H. Lucas demande la parole et communique la note suivante : Dans mon travail sur l'histoire naturelle des animaux articulés de l'Algérie, j'ai dit que l'ouest de nos possessions dans le nord de l'A- frique ne nourrissait qu'une seule espèce d'Adesmia {Adesmia mi- crocephala) qui a été décrite par M. Solier dans le tome /i, p. 633, N" 6 (1) de la 1'* série des Annales de notre Société ; mais depuis ma publication j'ai reçu de notre collègue M. le major G. d'Aumont des Coléoptères recueillis exclusivement dans l'ouest, et parmi eux j'ai trouvé une autre Adesmia remai quable par la gracilité de ses orga- nes de la locomotion ; voici la description de cette espèce qui est nou- velle et que je propose de désigner sous le nom de : Adesmia Coucyi, Lucas. : Long. 11 miïl'mfïlïi. Lai. 7 railliiu. Entièrement noire. La tête à son sommet est lisse, d'un noir mat, avec toute la partie antérieure, ainsi que l'espace compris entre les (1) Lucas, Hisf. nat. des Anim. arf. in Expl. scient, de l'Algérie, lom. 2, p. 303, pi. 27, fig. 2. sa ANNALES yeux couverts de points très petits et peu serrés. La lèvre supérieure, îirrondie de chaque côté de ses parties latérales, est faiblement exca- véc dans son milieu ; quant aux organes de la manducation, c'est-à- tiirc aux mandibules, aux palpes maxillaires et labiaux, ils ne présen- tent rien de remarquable. Les antennes sont noires avec l'exirémité ùc. leur dernier article légèrement roussâtre. Le thorax d'un noir mat présente une ponctuation finement accusée et peu serrée, et de cha- que côté, en dessus, on aperçoit une impression arrondie assez grande et subprofondénient marquée; les élytres peu convexes, d'un noir n)at et légèrement élargies sur leurs parties latérales, sont parcou- rues longiiudinalement en dessus par deux côies très saillantes légè- rement en croissant, sensiblement crénelées et d'un noir brillant sur leur bord supérieur ; ces côtes , qui naissent un peu après la partie humérale, n'atteignent pas la base des élytres qui, posté- rieurement, sont très finement luberculées, légèrement rétrécies et terminées en pointe arrondie; l'espace qui existe entre ces côtes qui, à leur base, ne se présentent plus que sous la forme de tubercules d'un noir brillant, et la suture, est rempli par desgibbosités tubercu- liformes, irrégulièrement disposées, mais qui semblent former cepen- dant trois rangées longitudinales et qui ne dépassent pas les côtes que je viens de signaler; sur leurs parties latérales, elles sont bica- rénces avec la carène interne crénelée et n'atteignant pas comme la rarène externe la base des élytres; l'espace qui existe entre la carène inierne et la côte saillante est parcouru longiiudinalement par une ^érie de tubercules à sommet légèrement spiniforrae, d'un noir bril- lant et tous assez largement espacés entre eux; il est aussi à remar- quer que Pintervalle laissé par les carènes externe et interne pré- sente une série longitudinale de tubercules beaucoup plus peiils (juc ceux que je viens de signaler et qui n'atteignent pas la base de la ca- rène interne. L'abdomen est d'un noir mat avec les premier, deuxiè- me et troisième segments finement sillonnés longiiudinalement. Les pattes d'un noir mat sont très grêles avec les fémurs finement tuber- cules; les tibias sont très compriméSuet parsemés sur les côtés inierne et externe, ainsi que sur leurs Saintes supérieur^ et inféricurt , de spinules très courtes ; il est aussi à remarquer que l'épine que présen- tent les tibias à leur base est roussâlre ; quant aux tarses, ils sont très grêles avec les griflcs qui les terminent roussâtres. Cette espèce, qui ne ressemble à aucune des Adesmia que j'ai (Récrites et figurées dans mon Histoire naturelle des Animaux articu- DK LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGlQUi:. xin lés (lo l'Algérie, a été rencontrée sous les pierres, dans la plaine de Sebdoii (province d'Oran), par notre collègue M. le major G. d'Au- mont. — M. L. Brisout de Barneville présente à la Société un Orthoplère nouveau pour la France : la Locnsta cantans, T. Charp. trouvée dans la vallée de Barèges (Pyrénées), en 1832, par xM. Millet. — M. V. Signoret fait passer sous les yeux de la Société j)lusieurs espèces d'Hémiptères du groupe de Teitigonia, provenant de TAmérique méridionale et qui doivent constituer un genre distinct. Ce nouveau genre, que notre collègue nomme Di'lohoptcms , comprendra cinq espèces D. dorsalis Signoret [Co\om\ne), fasciatus Signo- ret (Cayenne), hcxaptenis Burmeister (Mexique et Bré- sil), maculiccps Signoret (Mexique), et hiinaculatus Signo- ret (Rio-Janéiro). Un travail, accompagné de figures , sera publié incessamment sur ce sujet par M. V. Signoret, dans la Revue et Magasin de Zoologie de M. Gucrin-Mé- neville. —M. II. Lucas signale à la Société un fait assez curieux, sous le point de vue de la géographie carcinologique, au sujet d'un crustacé de Tordre des décapodes brachyures, de la famille des Casomélopes et qui démontre combien est mixte la faune entomologique de l'Algérie. Le genre Heterograpsus, dit M. H. Lucas, dont j'ai décrit et Dguré une espèce dans l'exploration scientifique de l'Algérie sous le nom ù' He- terograpsus sexdenlatus, Luc, T. I, p. 19, pi. 2, f. h, et que je croyais propre aux côtes est de nos possessions dans le nord de l'A- frique, habite aussi d'autres parages ; car cette nouvelle coupe géné- rique a été prise dans l'archipel grar, particulièrement sur les côle^ de l'île de Crète par M. Victor Raulin, et dans le golfe de Gênes par notre honorable collègue M. Maximilien Spinola. Rapport. Le secrétaire donne lecture d'un rapj)ort dr xir AlNiXALES la coinmissioa de publication réglant la composition du 1*' numéro des Annales pour Tannée 1850. — La Société adopte les conclusions du rapport de la commission. Lectures. AI. le secrétaire communique une nouvelle suite aux mémoires de M. Boyer de Fonscolombe sur riclineumonologie provençale, et comprenant, en parti- culier, le genre Campolcx. — M. Amyot fait connaître un travail ayant pour titre : Entomologie française : Gnalhotes, Coléoptères, Penta- mères, Sextipalpes {Carabes)\ méthode mononyraique. Après cette lecture, une longue discussion à laquelle un grand nombre de membres prennent part, a lieu sur le système particulier adopté par notre collègue. Membre reçu. La Société admet au nombre de ses mem- bres : M. Millet, secrétaire de la Société d'agriculture et d'histoire naturelle d'Angers, présenté par M. L. Brisout de Barneville. — Commissaires rapporteurs MM. E. Des- marest et H. Lucas. (Séance du 27 Février 1850.) Présidence de M. REICIIE, vice-président. C ommunicMtions M. Bellier de la Chavignerie donne lecture de la note suivante : Dans une note insérée au Bulletin de nos Annales, année 1849, page xLix, M. Rouget annonçait à la Société qu'un de ses compatrio- tes, M. Tarnier, venait de rencontrer aux environs de Dijon, YHete- rogynis paradoxa. Ce fait paraissait des plus extraordinaires, car la paradoxa dé- couverte en 1835 par M. Rambur dans la partie la plus méridionale de TEspagne et retrouvée depuis dans la même localité, n'avait en- core été jamais signalée en France. Je viens d'avoir entre les main» I)i: LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUi:. xy un ceilain nombre d'exemplaires de VHeterogynis dont M. Rouget nous a entretenus, ainsi que des cocons de l'un et de l'autre sexe ; j'ai donc pu les examiner attentivement, et il m'a été facile de me convaincre que VHeterogynis trouvée dans les environs de Dijon par M. Tarnier n'est point la paradoxe, dont la coque diffère essen- tiellement de celles de ses congénères par la couleur et le tissu, mais doit être rapportée à hpenella, qui habite ordinairement la France, et n'est même pas rare dans plusieurs de nos départements, notam- ment d.'ins ceux des Hautes et Basses- Alpes. Noni.bstant cette rectification, la communication faite par notre collègue M. Rouget n'en demeure pas moins fort intéressante au point rie vue de la géographie entomologique. — MM. Amyot et Robineau-Desvoidy donnent quel- ques ddtails sur diverses espèces du genre Cecidoinyiaj et principalement les C destnictor (Mouche de Hesse) et Irhici. — M. II. Lucas annonce à la Sociëtd qu'il va retourner en Algérie, et que, pour ce second voyage, auquel il ne peut consacrer que quatre mois, son intention est d'explo- rer les plateaux élevés de TAtlas. Notre collègue se rendra d'abord à Médéah, ville située à 920 mètres au-dessus du niveau de la mer, où il compte passer six semaines à ex- plorer les régions élevées qui se trouvent dans les envi- rons de cette ville-, ensuite il ira à Milianah, ville un peu moins élevée (jue INIédéali, où, après y avoir séjourné six autres semaines , il se rendra à Alger pour s'embarquer, afin de visiter dans l'est les rives sablonneuses de la Sey- bouse, et, dans l'ouest, les plages arénacées de Mostaga- nem et d'Aazew. Dans cette seconde exploration, M. H. Lucas espère rencontrer des animaux articulés bien diffé- rents de ceux qui ne quittent jamais la région basse, et par conséquent propres à ces régions élevées qui, jusqu'à présent, n'ont point encore été visitées sous le point de vue entomologique. XVI AiNiNALES Lecture. M.Villanova lit un me'moire de M. le gént?ral Feisthamel intitule : Description de vingt Lépidoptères Khopalocères nouveaux , provenant de la Cazamance (Afrique). Après cette lecture, on fait passer sous les jeux des membres une planche gravée qui doit accompagner ce mémoire et que M. Feisthamel se propose d'offrir à la So- ciéte, ainsi que plusieurs autres qui doivent faire partie du même travail. La Socidtë accepte Toffre de M. Feisthamel et charge son secre'taire de lui exprimer ses remercîments. 31cmhre reçu, La Société' admet au nombre de ses mem- bres M. Garden de Saint-Etienne (Loire), présenté par jNJ. L. Buqiiet. — Commissaires- rapporteurs MM. L. Brisout de Barneville et Al. Pierret. (Séance du 13 Mavi$ 1850). Présidence de M. CHEVROLAT. Comirumications. M. L. Fairraaire présente : 1 "quelques espèces nouvelles de Coléoptères d'Europe qu'il compte décrire prochainement : ce sont les Zahrus inflatoï- des , Furpnriccmis ferrugineus , Cassida melanocephalay trouvés enEspagne par notre collègue M. Mieg, et VOmias J'Pacliaurui rencontré aux environs de Marseille , par le zélé entomologiste dont cet insecte porte le nom^ 2''une très jolie variété delà Cicindela hybiida, chez laquelle la lunule humérale est réunie , par une ligne longitudinale , à la bande transverse du milieu : cette Cicindèle a été prise à Fontainebleau par M. Berce , qui a bien voulu la lui donner, quoique unique. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOC.IQUE. xvii — Le même membre dit qu'en étudiant le genre Cy- mindis il a reconnu que la C. Faminii devait en être séparée-, le faciès de celle espèce est en efFet très difïérent de celui des autres Cymindis\ la forme de la tête, la briè- veté des antennes, la forme du corselet, et surtout Tab- sence de dentelures aux crocbets des tarses, se réunissent pour en faire le type d'une coupe générique distincte qui devra comprendre quelques espèces d'Afrique etdu midi de l'Espagne. M. L. Fairmaire propose de donner à ce nou- veau genre le nom de Platytanis. M. Amyot ajoute que le fait indiqué par M. L. Fair- maire n'est pas unique, et que, dans la tribu des Tronca- tipeimes, des espèces placées dans les genres caractérisés par la présence de dentelures aux crochets des tarses n'offrent cependant pas cette particularité. — M. Al. Laboulbène annonce que le Lcemophlceus Du' foiiTÏi, découvert par lui aux environs d'Agen et retrouvé à Toulouse, vient d'être pris de nouveau à Maubourguet près de Tarbes , par M. L. Pandellé. Cet entomologiste Ta rencontré une première fois, pendant l'automne (9 sep- tembre), en compagnie des Broutes flavipes et du Sylva- nus ujiidentatus, sous l'écorce d'un tronc de chêne. Il Ta repris depuis, au printemps (13 mars), sous des écorces de peupliers abattus : et cette fois il était seul de sou espèce et de sa famille. — M. Guenée entretient la Société d'une curieuse par- ticularité qu'il a découverte, en étudiant la. Polia felicina. Cette Hadénide, au lieu d'avoir le front uni ou légèrement déprimé, comme les autres Noctuelles, porte sur cette partie une sorte d'écusson saillant dont les bords sont relevés en forme de cuvette subcordi forme, au milieu de laquelle s'élève une protubérance rugueuse qui forme xviii AJNiNALES une sorte de corne et rappelle les Goltioplères de» genres Coptis, Ateuchus , etc. Cette pièce est dure et cor- née comme le front lui-même, et si saillante qu'elle dé- passe le toupet frontal, qu'on n'a pas besoin d écarter pour l'observer. Comme il n'existe dans les collections de Paris que des mâles de cette IJadéniie, M. (jucnée n'a pu s'as- surer si la femelle présente des modifications dans cet appendice, et il engage fortement les entomologistes du midi à suivre ses observations à cet égard. Ce caractère, joint à plusieurs autres aussi importants, (les antennes glabres, la trompe robuste, le thorax squa- meux , les pattes courtes à tarses grêles et à éperons très effilés, etc.), Vont décidé à séparer génériquement cette espèce des Polia, sous le nom de Mctopoceras. M. Guenée rappelle à ce sujet qu'il a déjà signalé chez plusieurs Noc- tuelles, et en particulier chez les monognniima et flavùla une conformation frontale toute particulière : mais celle- ci est de beaucoup la plus curieuse qu'il ait observée chez les Lépidoptères. — M. A. Pierret adresse à la Société l'extrait suivant d'une lettre qu'il vient de recevoir de notre collègue M. V. Ghiliani, et qui renferme l'indication d'un fait en- tomologique important. Le 24 décembre 1848, un de mes amis m'a apporté dix individus de VArgas reflexus {Ixodes marginatus Fabr.) de diflTérente grosseur, qu'il a trouvés contre les parois d'une chambre à lu campagne ; vou- lant déterminer l'espèce qu'on m'apportait, je trouvai dans l'ouvrage de M. Gervais sur les Aptères (Suites à BulTon) que M. Hennann avait gardé un individu de cette espèce vivant pendant huit mois, sans lui donner aucune nourriture ; naturellement l'idée me vint de répéter Texpérience. Or, ayant enfermé mes Argas dans une petite boîte que j'ai toujours gardée dans un endroit sec, j'ai constaté, à dilTé* rents intervalles, la mort de huit individus; mais deux autres de taille DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. xix moyenne me restent encore vivants, après quatorze mois et demi de privation absolue d'aliments. Quoique celte expérience me répugne, il me reste toutefois à vé- riCer jusqu'à quand ces pauvres animaux pourront supporter Tabsti- nence. — M. Reiche annonce que M. de Brème vient de don- ner ses collections d'Insectes au Musée de Turin , et que M. Ghiliani a été nomrnë conservateur de la partie entomologique de ce Musée. Membres reçus. La Sociëlé admet au nombre de ses membres: l^M. Chambovet de Saint-Etienne (Loire), prt^senté par M. L. Buquet -, commissaires-rapporteurs MM. L. Fairmaire et Al. Laboulbènc, et 2° M. Emile Frey, d'Aarau (Suisse), présente par M. L. Fairmaire j commissaiï-es-rapporteurs, MM. L. Buquet etDeyrolle. (Séance du 27 Mars 1850.) Présidence de M. CHEVROLAT. Cotres pondance. Lettre de M. le ministre de l'Instruc- tion publique annonçant quune somme de trois cents francs est allouée, pour Tannée 1850, à titre d'indemnité scientifique, à la Société entomologique de France. — M. Safferling, d'Heidelberg (^Grand duché de Bade) adresse à la Société sa démission de membre. — Celle dé- mission est acceptée. Communications. M. L. Fairmaire fait passer sous les yeux de la Société la larve et la nympbe du Dasytcs cœru- leus qu'il a trouvés récemment dans la forêt de Sain t-Ger- main, et sur lesquels il se propose de faire un travail. Celte larve, quoique très commune, n'a pas encore étd XX ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. dc'crite : elle paraît surtout intéressante à cause de son peu de lessemblance avec les larves de Dasytes décrites et ligurées jusqu'à ce jour. — Le même membre dit que M. Souverhic a rencontré, au mois de février, auprès de Berdeaux, sur des troncs de saule le Moninus lugubris. M. Clievrolat ajoute qu'il a pris plusieurs fois ce Coléoplère, en hiver, dans les environs de Paris, et qu'il le trouvait au pied des saules, des peupliers, et même dans des troncs de chêne. Lectures. M. Guenée donne lecture d'un mémoire ayant pour litre : Note sur la composition du front de plusieurs espèces de Xylinidos et sur les divisions du genre Cleo- phana. — M. Macquart lit un mémoire sur les Tachinaires d'Europe. Dans ce travail, qui fait suite à plusieurs no- tices déjà présentées à la Société, l'auteur étudie particu- lièrement le genre Tachina. Membre reçu. La Société admet au nombre de ses mem- bres M. Prophétie, médecin-dentiste a Nîmes (Gard), présenté par M. Javet. — Commissaires-rapporteurs, MM. L. Fairmaire et 11. Rouzet. BULLETIN ENTOMOLOGIQUE. AA^^ÉE IS50. Dimm nmmi SÉANCES DE L4 SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE. (Séance du 10 Avril 1850.) Présidence de M. CHEVROLAT. M. E. Desraarest, secrétaire, lit le procès-verbal de la dernière se'ance, et la rëdaction en est adopte'e par la Socie'të. Communications. M. Chevrolat annonce que le Stenus asphaltinus Erichson, désigne comme propre au Tyrol, et qui avait été pris également auprès de Turin , vient d'être rencontré récemment, en grande quantité, aux environ de Rouen. Le même membre ajoute qu'il avait déjà, il y a longtemps, capturé un individu unique de cet insecte aux environs de Paris. — M. L. Fairmaire indique ï Hœmonia equiseti comme ayant été trouvée, au mois de mars, auprès de Paris. Rapport. M. le secrétaire lit un rapport de la commis- sion de publication réglant la composition du 2^ numéro 2" Série, tome vni. Bulletin m. XX 11 ANNALES des Annales pour Tannée 1850. — La Société adopte les conclusions du rapport de la commission. Membres reçus. La Société admet au nombre de ses membres, 1°M. L. Pandellé, de Maubourguet (Hautes- Pyrénées), présenté par M. Al. Laboulbène. — Com- missaires-ra[)porteurs MM. L. Fairmaire et Reiche , 2° M. Laurent Ferez Arcas , professeur de zoologie au Musée Royal de Madrid, présenté par M. le général Feis- tbamel. — Commissaires-rapporteurs MM. L. Fairmaire et Don Juan Vilanova y Fiera. (Séance du 24 Avril 1850.) Présidence de M. CHEVROLAT. Correspondance. Lettre de M. Saucerotte, habitant anciennement Strasbourg, résidant actuellement à Stutt- gard, qui adresse sa démission de membre. — Cette dé- mission est acceptée. Communications. M. le docteur Aube dit qu'il a reconnu dans un coléoptère récolté à Batoum par M. Montandon, le Trigonurus Mellyi de M. Mulsant , que ce dernier a trouvé à la Grande-Chartreuse. Cet insecte appartient à la famille des Stapbyliniens , et M. Mulsant le classe dans le groupe des Omalides j mais M. Aube pense qu'il appartient plutôt au groupe des Protéinides, car il n'a pas d'ocelles. — M. Becker fait passer sous les yeux de ses collègues plusieurs boites contenant des insectes d'ordres différens et des Arachnides, dont les formes, ainsi que les couleurs, sont parfaitement conservées par un procédé particulier. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. xxm découvert par M. Constant Bar , et que ce dernier se propose de mettre en usage, dans un voyage qu'il va faire à Cayenue et Surinam. M. Bar promet, dans quel- que temps, Tenvoi de son procédé à la Société. Lecture. M. Reiche lit une notice de M. de la Ferté- Séneclère intitulée : Observations sur le genre Panagœus et création, dans ce groupe, d'une division générique nou- velle, celle des Isocheirus, A la suite de cette lecture quelques observations sont présentées par MM. Chevrolat et Reiche. (Séance du 8 Mai 1850.) Présidence de M. CHEVROLAT. M. le secrétaire se trouvant indisposé est remplacé au bureau par M. L. Fairmaire. Communications. On annonce à la Société la perte qu'elle vient de faire en la personne de M. deBlainville, l'un de ses membres honoraires, décédé à Paris, le 1 " mai, — M. Gaubil adresse une révision des espèces du genre Hydmporus que notre collègue M. le docteur Schaum a faite, lors de son passage à Strasbourg. — Cette liste est renvoyée à la commission chargée par la Société de dresser un nouveau Catalogue des Coléoptères d'Europe. — M. H. Lucas envoie une lettre dans laquelle il donne quelques détails sur ses excursions entomologiques aux environs de Milianah-, il dit que les productions des mon- tagnes ne diffèrent pas très notablement de celles de la plaine, et il ajoute que , malgré toutes ses recherches, il n'a encore découvert aucun Hyrocanthare. XXIV ANNALES — M. H. Kouzet montre des Piindlies vivantes en- voyées d'Alger par M. H. Lucas, avec des Caméléons. — M. Javet, qui arrive d'Angleterre , dit que le Thi- nohiiis ciliatus a été pris en Irlande par M. Haliday, et que cet entomologiste croit que son Heteroccrus sabulo- sus est identique avec le femoralis Ksw. Notre collègue ajoute qu'il a trouvé, en Angleterre, le Micmlyamma bre- vipennc sur des rochers immergés à la marée haute. Ces insectes se logent dans les fentes de ces rochers qui sont feuilletés et on les trouve en faisant sauter les feuillets qui offrent peu de résistance. — M. Mellié annonce qu'il a rencontré à St-Germain, sur les Aubépines, le Bradyhatus Creutzen que M. Che- vrolat avait déjà pris, il y a plusieurs années, dans les mêmes conditions . — M. Aube dit qu'il a trouvé, avec M. L. Fairmaire, dans une excursion xécenle à Fontainebleau , le genre Symhiotes de M. Redtenbacher. — M. Jacquelin-Duval lit la note suivante sur quel- ques observations qu'il a recueillies dans un récent voyage à Prades. Je citerai d'abord, comme apparition prématurée, au mois de mars, les Carabus rutllans et mélancolie as, le Rhizotrogus tfioracicus, ainsi que VAteuchus laticolUs, que j'ai pris il est vrai sous une pierre : comme espèces peu répandues , le Dapna trimaculata , VÀgabus mêlas : comme habitat remarquable, les Oc/ilhenomus sinuatus et angusiatus Laferté, que j'ai rencontrées assez fréquem- ment sous les pierres placées au bord des champs, le plus souvent parmi de petites fournis. Rechercheraient-ils ces dernières ? je ne le pense pas; leur habitat, même, n'est peut-être pas aussi singulier qu'on pourrait le croire au premier abord. En effet, je crois pouvoir l'expliquer, en disant que le pays s'arrose au moyen d'un grand ruis- seau provenant de la Tet. Par conséquent, les Ochthenomus au- raient été apportés par l'eau et se seraient répandus ensuite : je l'ai, DE LA SOClfeTF: ENTOMOLOGIQUE. xxv tlii reste , pris au bord de la Tel , à peu près dans les conditions normales. Je mentionnerai aussi une femelle de Dytiscus pisanus à élytres totalement lisses et reproduisant la variété conformis du D. marginalis, la variété dubius du D. clrcumcinctus, et conflr- mant que ce ne sont en effet que des variétés. Je dirai encore que VHéliopates hybridus , qui se trouve très communément sous les pierres, dans les lieux secs, produit un petit bruit très distinct par le frottement de l'extrémité de l'abdomen contre les élytres, et que le mâle seul produit ce bruit, comme j'ai pu m'en convaincre par l'examen d'un très crand nombre d'individus. EnQn j'ajouterai que j'ai trouvé une Lamia textor , dont le corselet est armé, sur un de ses côtés, d'une épine bifurquée. — Le même membre dit, en outre , que la découverte la plus intéressante qu'il ait faite est celle du Seleno- phorus scaritides Ziegler, espèce peu répandue dans les (collections , indiquée comme exclusivement propre à TAutriche, et que notre collègue a trouvée aux environs de Toulouse. — M. Becker dit quun entomologiste allemand, rési- dant à Barcelone, a rencontré dans le Musée de cette ville une nouvelle espèce magnifique de Chelonia voisine de la villica, avec laquelle elle était confondue. Cette Che- lonia provient des forêts de TEscurial . Lecture. M. Jacquelin-Duval lit une note sur le Fes- pcras Xalartii, dont le mâle n'était pas connu. Cette note est accompagnée d'une planche. (Séance du '22 Mai iSoO,. Présidence de M. CUEVROLAT. En Tabsence de M. E. Desmarest , M. L. bainnaire remplit les fonctions de secrétaire. Correspondance. heWxe. de M. Boycr de Fonscoloml>c, XXVI ANNALES annonçant (juil met à la disposition de lu Société une première somme de 50 fr. pour hâter l'impression de son travail sur richneumonologie provençale. Communications . M. Doue' montre quelques Coléop- tères provenant de Sétif, dont deux Omophlus remarqua- bles par leur forme et un GlapJiyrus viridicollis en parfait état de conservation. — M. Reiche communique, de la part de M. Leprieur, un tableau dichotomique pour servir à la détermination des espèces du genre Steniis. — M. Bellier de la Chavignerie fait connaître la note suivante sur la Numeria Donzelaria. J'annonçais dernièrement à la Société que M. Guillemot et moi avions retrouvé en Auvergne , au mois d'août 18^9 , la Numeria Donzelaria dont on ne connaissait, jusque là, qu'un seul exemplaire pris au même lieu, par M. Donzel , en 1826, lequel exemplaire avait servi à établir l'espèce. La Donzelaria décrite par Duponchel, d'a- près l'individu que M. Donzel avait apporté du Mont-d'Or, était une femelle et les trois nouvelles Donzelaria que nous recueillîmes l'été dernier appartenaient également au même sexe. Restait donc à dé- couvrir le mâle de cette intéressante Géomèire , et c'est dans l'espoir d'y parvenir que je conservai avec le plus grand soin huit œufs pon- dus par une de nos Donzelaria. L'éclosion de ces œufs eut lieu, peu de jours après mon retour à l'aris , c'est-à-dire vers la fin d'août. Supposent que les jeunes che- nilles devaient se nourrir d'arbres résineux , je les installai, dès leur naissance , sur un petit sapin (Abies picea) que je m'étais procuré en caisse et dont elles s'accommodèrent fort bien. La croissance de mes chenilles s'opéra fort lentement, et je vis de suite qu'elles hiver- neraient ; mais malgré tous les soins que j'apportai à leur éducation il ne m'en restait plus qu'une seule, au printemps : les sept autres avaient péri successivement, dévorées, pour la plupart, par une très petite arraignée qui s'était établie sur mon sapin et avait échappé à mes regards pendant longtemps. L'unique chenille de Donzelaria, qui surviJ^cûl à ses sœurs se mit à grossir très rapidement vers la fin de niarSj et, dans les derniers jours d'avril, elle fila entre quelques l)K LA SOCIETE EINTOiMOLOGlQUE. xxvii. feuilles E LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE xxu^ On laisse sécher l'épreuve ; on la découpe avec des ciseaux ou ui> canif; puis à l'aide du vide ainsi obtenu et en s'en servant comme d'une vignette, on enduit un second papier de vernis blanc à l'esprit de vin ; on applique lestement la première épreuve sur ce vernis et on le soumet à une légère pression; on laisse bien sécher, puis au moyen d'un pinceau rempli d'eau on humecte le derrière de la pre- mière épreuve qui s'enlève ainsi facilement et laisse les écailles adhé- rentes au vernis. Pour fixer la contr'épreuve, on le couvre d'uoe gaze fine, puis avec un pinceau ou une éponge on passe à diverses reprises un ver- nis composé d'une solution de gomme arabique et d'une petite quantité de savon blanc. La gaze s'oppose à ce que le pinceau enlève ou déplace les écailles, ei l'épreuve se trouve ainsi couverte d'une couche légère de gomme qui en séchant, perd la majeure partie de son éclat et fixe l'épreuve que le doigt ne peut plus effacer. — M. Becker montre des papîlloas dont le corps est décalqué ainsi que les ailes. L'auteur de ce nouveau pro- cédé prétend que le corps s'imprime aussi facilement que les ailes. Lecture. M. Aube présente la description de soixante espèces nouvelles de Coléoptères d'Europe et d'Algérie, travail accompagné d'une planche noire. Décision. La Société charge M. E. Desmarest de faire pour les Annales une notice sur la vie et les travaux entomologiques de De Blainville. (Séance du 12 Juin 1850.) Présidence de M. REICHË, vice-président. M. L. Fairmaire lit le procès-verbal de la dernière séance et la rédaction en est adoptée. M. E. Dcsmaresi reprend ensuite les fonctions de secrétaire. XXX AWNALES Communications . On annonce à la Socidtd la triste nou- velle de la mort de M. Al. Pierret, secrétaire-adjoint de- puis 1836, décédé à Paris, le 26 mai 1850. Un grand nombre de nos collègues ont assisté à son enterrement, el Fun d'eux, M. Amyot a prononcé sur sa tombe les mots suivants : Messieurs et chers collègues de la Société entomologique de France, nous ne pouvons pas rester silencieux devant celte tombe qui va se fermer pour jamais, et qui renferme un collègue, un ami aussi pré- cieux que regretté. Je dis un ami, el je veux d'abord m'arrêter sur celte pensée : car c'est le cœur de Pierret, ce cœur si ardent, si dé- voué, si rempli d'attachement pour ses collègues ! c'est ce cœur excel- lent surtout que nous regretterons toujours d'avoir perdu. La science, comme l'amitié , fait en lui une perle également douloureuse ; celte science à laquelle nous vouons un culte qui a été celui de toute sa vie. Il est né dans sou sein, pour ainsi dire, il a été élevé, il a vécu , il csi mort avec elle ; elle a fait le charme de son existence, et elle a produit pour fruit, dans ses mains , cette magnifique collection de Lépidoptères d'Europe qui fait l'admiration de tous ceux qui l'ont connue, la plus belle qui existe dans le monde. Espérons qu'en le per- dant lui-même, nous ne la perdrons pas avec lui : espérons que la France n'aura pas le chagrin de la voir passer sur une terre étran- gère, et que, conservée dans l'établissement scientifique qui présen- tera le plus de garantie pour les soins précieux qu'elle mérite, elle servira parmi nous à l'instruction et aux délices des amis de la science, en passant jusqu'aux générations les plus éloignées comme un monu- ment digne de conserver la mémoire de l'ami que nous pleurons. D'autres vous raconteront ses travaux et les détails intéressants d'une vie trop courte à nos vœux. Je me borne ici à vous rappeler combien il mérite nos regrets el à dire à haute voix ce qui est dans le cœur de nous tous ; que nous l'aimions ! que nous le regrettons et que nous ne l'oublierons jamais ! — M. Doué donne lecture d'une liste d'une cinquan- taine d'ouvrages, pour la plupart relatifs à l'Entomologie, res (Aude) : malheureusement je n'ai rencontré que deux individus, mâle et femelle. Je désigne cet insecte sous le nom de Stapliylinus MiUsanti, et j'en ai lu la des- cription à la Société Linnéeiine de Lyon, après m'èire assuré, tant dans Erichson que dans plusieurs autres auteurs, qu'elle n'avait pas été faite. La (liagnose latine de ce Goléoptère est la suivante : Niger, capite thoraceque subœneis, nigro-subpubescentibus, €lytris,Ubiis\suprà tarsisque anticis rufis , abdomine cinereo-sericeo-maculato. Long. 17 1|2 à 20 mill. Lat. 3 3|Zi à 5 mill. J'ai mis dans mon envoi un Balaninus que j'ai récolté chez moi. Ayant remarqué, dans une de mes excursions entomologiques, des noyaux du Prunus spinosa percés d'un trou rond, j'en ramassai une trentaine que je déposai dans une caisse où je place ordinaire- ment les objets que je veux observer. Il en est sorti tout récemment Lvi A.NNALKS «me (louziùne de Curculioniics que je crois èlre le Dalaninus ceraso- rum, car la descripiion donnée par Gylleiihail , tom. n, page 20ù, convient de (ous points à cet insccic. Si cela pouvait être de quelque intérêt , je vous prierais aussi de faire connaître à MM. vos collègues que j'ai trouvé, en 18^9, cou- rant sur it's neiges qui couvrent les montagnes des Hautes-Alpes, aux environs de Briançon, la variété de la Cicindcla cœnpesiris Gua- darramemis Graëlls cl la variété FarcUensis, du même auteur, dans la vallée de la Durance, près de Sisieron. — M. L. Brisout (1(; Bariieville présente à la Socie'té une es()èce nouvelle du genre ^'icridiain, sect. OEdipothi , dont il donne la diagnose qui suit : Acridium amanum, L. Brisout. Syn. — OEdipoda cruentata ? parlim, Lucas (now Brullé), Hisr. nat. des Aniin. artic. de rAlgérie, tom. ni, p. 38. Car. Caput dcclivum ; palpi pallidi; aniennœ subfili formes ; pro- ihorax tricarinatus, carinis latcralibus angul.ilis; alaj elytra loiigitu- dine a;qua:îtes, modice rotundaUe, aquea,*, versus a|îiceai nigricarites ; femora nosiica valida aut validiuscula ; abdomen subtus longé vel bre- viter sanguineum; quatuor mucrones cornei anales fœmina; dentati ; abdominis segmentum ultimum in mare brève, subconicum. «groupes et des genres. Chaque espèce sera suivie d'une note indiquant Touvrage où elle est décrite, ou du moins Tauteur qui Ta nommée. Les espèces les plus remarquables auront leurs diagnoses en quelques mots. Les genres nombreux en espèces seront divisés par des ca- ractéristiques faciles à saisir. La distribution géographi- que sera désignée avec le plus grand soin. Ce catalogue renfermera envii'ons 12000 espèces. L'ouvrage s'imprime à Moscou, il contiendra environ buit livraisons , chacune d'elles sera de 2 fr. sur place. Pour l'étranger, il faudra compter les frais de port et de commission. M. (hiérin-Méneville , en aura un dépôt à Paris. DE LA SOCIÉTK ENTOMOLOCllQUE. ux — M. WeslwooJ fait passer sous les yeux de la Sociclo un assez grand noujbre de dessins faits au trait, représen- tant treize espèces de Psélaphiens, parmi lesquelles se trouvent cinq espèces du genre yiiiicerus\ ces Pséla- phiens font partie de la collection de M. Melly et ont été recueillis à la Nouvelle-Hollande, à Texception d'une es- pèce du genre Articerus, remarquable par une taille assez grande et (|ui a été rencontrée au Brésil. Toutes ces espè- ces, figurées et accompagnées de leurs parties caractéristi- ques, formeront le suiet d'un travail que M. VVcstwood destine aux Annales de la Société. — Le même mendjre montre trois individus du genre Psalidognaihus qu'il croit, mais avec doute, être le mo- flestusy Fries i ces trois individus diffèrent non seulement par la taille, mais encore par la forme de la tête et sur- tout par celle des mandibules. — M. Westwood entretient également la Société d'une larve de Goléoptère remarquable par sa forme , et qui se nourrit des larves de Lymcxylon navale\ cette larve est très étroite, filiforme, et égale en longueur 15 millimètres. 11 suppose que c'est une larve à^Artraciocerus. Le bois dans lequel cette larve carnassière a été rencontrée est un chêne provenant dltalie. — 11 parle ensuite de deux espèces de Coléoptères du genre Ckolowocerade M. Motschoulsky rapportées de Ma- dère par M. Wollaston, dont Tune est remarquable en ce qu'elle est privée d'yeux, tandis que l'autre présente à la place de ces organes, et de chaque côté, trois yeux lisses semblables aux slemmates des larves de Lépidoptères. M. Westwood fait remarquer que c'est la première fois qu'une semblable conformation dans les organes de la 1.x ANNALES vue a été observée dans les insectes hexapodes à mélamor- phoses. — Eniin notre collègue termine ses communications en parlant d'un parasite qui a été observé en Chine par M. Bowring sur la partie dorsale de Tabdomen d'un Fid- gora candelana\ ce parasite, de la grosseur d'un pois, recouvert cfune matière blanche qui rappelle celle pro- duite par certains ilémiptères-homoptères , a donné un Lépidoptère noclurne de la grandeur d'une Toiirix. — M. H. Lucas fait passer sous les yeux de la Société an Ortlioptèrc du genre OEdipodn qui n'avait eticore été signalé par Toussaint-Charpentier que comme habitant ia Sicile et la Turquie. Cet Orthoptère, qui est VOEdi- poda lovgipeSf Touss.-Gharpenf., Orth. Descript. et Oepict. PI. 54, a été pris par notre collègue dans les pre- miers jours de juiliel, sur les plages de sable situées entre le Jardin d'Essaiel Hussein-Dey, près Alger. Celte espèce, qui se plaît dans des lieux arénacés , est excessivement agile, et ce n'est que pendant la plus grande chaleur du jour , au commencement de juillet , que M. H. Lucas prenait cet OEdipodciy qui s'envolait au moindre mouve- nent que Ton faisait pour s'en emparer. — Le même membre montre un Orthoptère du genre Ercmohia, Audiuet-ServiMe , qui forme une espèce non- trelle dans cette coupe générique. C'est aux envii'ons de ^oghar, vers le milieu du mois de mai, dans des lieux in- ;ultes et sablonneux, que cette espèce, qui a beacoup d'a- aalogie avec VEreinobia {Gryllus') cistiàe Fabricius a été iécouverte par noire collègue \ il a surpris le mâle et la Pemelle réunis. M. H. Lucas prépare, au sujet de cette îspèce, qui habite aussi Bouçada située à 30 lieues au sud VAumale , un travail sur les diverses stations occupées DE LA SOOIÉ'iÉ luMOMOLOC.IQlJE i.xi par les espèces de la famille des Acridiles dans les posses- sions françaises du nord de l'Afrique. Cette communira- lion est accompagnée d'une planche, remarquablement exe'cute'e par M. Vaillant et qui représente le mâle et la femelle de cet Ortlioptère que i\r. li. Lucas désigne sous le nom (ÏEieinobiu Clavclii. M. L. Brisout de Barneville fait aussi observer (ju'il a égahrment reçu cet Ortlioptère de Bouçada, pendant son voyage en Algérie. Lecture. M. L. Fairmaire donne communication d nu travail en latin adressé à la Sociél(^ par M. E. Tru(;ui et qui est intitulé: Nos^œ Ilisterinoniin species descn'plœ. Ces insectes, propres au midi de l'Europe, ont reçu les noms de Platysoma ebefiuin, Hister helluo , tetcr, lui^ubris, Uin- batus, Plcgadenis sanaius. L'auteur y joint la description d'un Cryptoccphaliis {C. scutellaris). fSéancedu 13K"oveinbre 1850") Présidenre de M. CIIEVP.OLAT. MM.Frey, membre delà Société, et de Motschoulsky assistent à la séance. Couwiunications. M. H. Lucas communique la note iuivante, au sujet de la manière de vivre du Gmphiptcms -"xclaniationis. Fabricius. On peut dire que celte espèce habite indisiinctement et les régions jasses et les hauts plateaux de l'est et l'ouest de l'Algérie, car je l'ai rouvée aux environs d'Oran et sur le plateau de Séiif en juin iSZiO, n en juillet 18^2 ; je l'ai prise aussi aux environs de Bbghar en 1850, et c'est je crois la position la plus élevée où ce Graphiptère a été, usqu'à présent, rencontré. Je ferai aussi observer que cette espèce, Lxii ANNALES qui esl irès comimirie aux oiiv roiis de boghar pendant les mois dn mai et de juin, se tient sous les pieries et se creuse dans le sol une retraite de deux centimèires ;pèce, elle fait soriir, do chaque rôle de son abdomen, près de la partie anale, un appendice blanchâire, court, de forme ovalaire et qui répand une odeur assez semblable à celle exhalée par ces mêmes organes dans VEmus olens de Fabricius. — Le même membre dit que la l'iinelia (Piionotheca, Solierj carinata, OWw. Ent., lom. 3, W 59, p. 4, Pi. 2, fig. 17, que Ton croyait propre à la haute Egypte, habite aussi les possessions françaises du nord de TAfrique-, et à Tappui de celte couimuuication intéressante, sous le point de vue de la géographie entomologique, M. H. Lucas fait passer sous les yeux de la société un individu de celte curieuse espèce qui a été pris dans les environs de Bis- kara, et qui lui a été envoyé par M. le capitaine Godard. — M. H. Lucas fait encore reujarquer que la Dicra- inua viniila, Linné, God. et Duponch. Hist. nat. des Lépidopt. cVEurope, tom. 4, p. IGO, PI. 25, que Ton ne connaissait que comme habitant I Europe , se trouve aussi d;ins le nord de TAfrique, et c'est aux environs d'Alger (juc ce Lépidoptère a été découvert par notre collègue M. le docteur Lauras, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxhi — M. Jiivct montre à la Sociélé une larve de Coléop- tères qu'A vApiiOvte h \\E pus fuh'escen s, et qui est très voisine de celle de YMpus Robin ii. — JM. L, Brisout de Barneviile présente à ia Société trois Orthoptères nouveaux, dont il donne les diagno'-es suivantes : I. Acridiani Lucasii , Brisout. Syn.— OEdifwda bigultulai^mm, Lucas, Hist. iiaf. aiiim. arlic. de l'Algérie, tom- III, p. 39. Le dessus de la tèle du i)rolhorax et des (Mytres du mâle el de la femelle est indifféremment vert ou brun ou gris. Tèle déclive; palpes estacés (chez les individus desséchés) ; antennes subfilif irmes. Pro- thorax plus étroit en avant et plus large en anière, iricaréiié, à carè- p.es latérales, sensiblement droites, presque droites ou un peu ar- quées. Prœsternum mulique. Elytres longues ; ailes de la longueur des élylres, médiocrement arrondies, noirâtres ou fuligineuses vers leur sommet. Cuisses des pattes postérieures assez allongé'^s, médio- crement rcntlées. Abdomen rouge-sanguin en dessous dans une éten- due plus ou moins considérable. Les quatre appendices sexuels de la femelle sans dent. Plaque sousanale du mâle subconique, courte. Long, mâle 1^ millim. Ii2; femelle 17 millim. Ij^î à 21 millira. Hab. l'Algérie. —Alger (Lucas, L. Brisoui), Médeab, iMilah, la Galle (Lucas). IL Aclnipe microptera, Brisout. Antennes subfiliformes. Prothorax rugueux , tectiforrae-caréné, à carène médiane assez élevée, entière, à carè.ies latérales bien moins saillantes que la médiane, à bord postérieur droit dans toute sa par- lie moyenne. Prœsternum muni d'une petite pointe. Elytres excessi- vement petites, très rudimentaires. Jambes des pattes postérieures bleues à leurs faces postérieure et interne ou seulement à leur face postérieure. Long, mâle 17 à 21 mill.; femelle 27 mill. 1(2 à S6 mill. Hab. l'Algérie. — Oran (Luca>). Médeah (Lucas, L. Brisout). Al- ger, Aumale (L. Brisout). III. Tetrix acuminata, Brisout. Costa. Fn. Nap. On., tab. I, fig. o. Verlex large. Proihorax dépassant longuement l'abdomen, acuminé,. LMv AiSNALKS d(îprimé; sa carène médijiie assez cU-vé^ aiiKirieurcniPiii, anguleuse vers le liors antérieur de sa iongueur et puis basse ou même très basse, en arrière de son inUexion, dans ses ileu\ liers postérieurs environ. Ailes |!iis longues que rabdooien et aussi longues que le protho.-ax. Hab. en Fran c, les départements dt s Bouch«s-du-Rliône et du Var (L. Brisoui). — M. Bcilicr de l;i Gliavignerie lit la note suivar)lc, relative à VffelcrogyTiJx crotic(n\e \I. de Graslin. Lorsque M. de Graslin communiquait, pour la première fois à la Société, le mémoire dans lequel il décrit comme nouveaux plusieurs Lépidoptères trouvés par lui dans les Pyrénées-Oricn- ta'es, j'émettais lo doute que l'un de ces Lépidoptères, Vlleterogynis erotica fût nouveau, je faisais observer que Veroiica de .M. rto Graslin me semblait n'être autre chose que la penetla d'Hubner, espèce con- nue depuis fort longtemps; car en comparant les descriptions et les dessins de M. de Graslin avec ceux que les auteurs donnent de la pe- netla, il m'avait été impossible de saisir la moindre différence, et M. de Graslin qui indique dans son mémoire comment son erotica peut se distinguer de la paradoxa, a omis de nous dire en quoi Verotica diffère de la peneitu, c'est qu'en effet il lui eût été bien difficile d'iHablir entre ces deux llelerogynls des caractères différents propres à chacune d'elles, tels enfin qu'il en faut pour constituer des espèces séparées. Depuis, j'eus occasion d'élever des clionilles de la penella dont j'.ii conservé quelques unes. Elles avaient été recneillies versli fin de mai, dans le département de la Côte-d'Or, où C;tte Psychide ne par.iit pas être beaucoup plus rare que dans les Basses-Alpes. Ces chenilles ne diffèrent en rien de celles que \I. de Grasl n a décrites et lijiurées sous le nom dCeroiica : les cocons sont aussi entièrement semblables. La boîte dans laquelle elles me furent envoyées contenait quelques débris de feuilles desséchées que je crus reconnaître pour èire celles du Genista purgans. N'ayant pas à ma disposition cet arbuste, qu'on chercherait vainement, je pense^ dans nos bois des environs de Paris, je présentai à mes chenilles ûe» branches de Ge- nisla scoparia : elles en dévorèretit les feuilles avec beaucoup d'a- vidité, et s'accommodèrent toujours fort bien de celte nourriture. DE LA SOCIETK EJNTOMOLOGIQUE. lxs Il u'est donc pas douieux pour moi que VlIelcrogynL publiée comme nouvelle, par M. de Graslin, dans nos Annales, sous le nom (Verotica, ne soit la même que ceile connae, depuis très longtemps , sous le nom de penella, M. (leGras.lin annonçait du reste, dans son mémoire, qu'il n'était pas tout à fait sûr que son Heterogynis fût nouvelle et que la coniiai>sance seule de la chenille et du cocon de la penella pourrait ('■ciaircir ses doutes, mais alors notre collègue ne s'esi-il pas trop hâté, en b iptisant d'un nom nouveau une espèce déjà nommée ! Tous nos ellorts ne diiivent-ils pas tendie à simpli/ier l'étude déj^ si compliquée de 'a science entomoiogque, à ne pas ac- croître les diUicuilés d'une synonymie qui deviendi a bicniôi, si on n'y prend garde, un dédale inextricable ; à n'adineitre enfin comme nou- velles que les espèces qui présentent des caractères vériiabieinent distincts, et tels qui! ne puisse y avoir iiucun doute à leur égaril. Le mémoire de M. de Gras'in contient du reste, comme tous ceux dont notre honorable collègue a enrichi nos Annales, de sérieuses et consciencieuses observations. Il renferme surtout, sur les mœurs de VHeierogynis penella, des détails entièrement nouveaux et par con- séquent fort intéressants. /y(T/f^rc.M.(le Motschoulskvlit unenotico sur un pcure nouveau de la famille fies Curculionites, et auquel il appli- que le nom de Cotaster. La seule espèce connue ancienne- ment était nommée par Sciioënherr PJilœophagas uncipesj une seconde espèce du même genre, trouvée aux environs de Marseille, sous des fucus rejetés par la mer, a reçu de M. de Motschoulsky la dénomination de Cotaster litto- ralis. Membres reçus. La Société admet au nombre de ses membres : 1° M. Duteux , receveur général du grand duché du Luxembourg , présenté par M. Becker. Commis- saires rapporteurs : MM. Bellier de la Chavignerie et Boisduval -, 2''M. Rosway, de Paris, [irésenlé par M. Ja; quelin- Duval. Commissaires rapporteurs MM. L. Fairmaire et Rouzet. Lxvi ANNALES (Séance du 27 Novembre 1850,. Présidence de M. CHEVROLAT. MM. Cil. Coquerel, membre de la Société, etde Mots- choulskv assistent à la séance Coiresponddnce. Lellre de M. Silhermann adressant sa démission de membx'e : cette démission n'est acceptée que pour 1851. Coinnmnications. On annonce à la Société la mort de Tuu de nos j)lus anciens collègues M. H. Donzel,de Lyon. — M. Doiié montre plusieurs coléo[)tères intéres- sants qu'il vient de recevoir de TAlgérie , et il fait surtout remarquer un iudividu de VAntliia venaior pro- venant de Bouçada. — M. Chevrolat dit (jue X Hoplia que M. Berce a trouvée àFontainebleau n'est pasle.sf/wamo.vrt, vlïa\s\g pulvcndenta. — Le même membre pense que le Purpuricenus hat'ba- ras de M. H. Lucas ne coiistitue pas une espère nouvelle, et qu'il d'^it être rapporté à Vqffinis. — M. Ch. Coquerel montre [)lusieurs inscrits nou- veaux découverts surlescôles de Madagascar par M. Vesco, et qu'il se propose de décrire dans les Annales-, il fait princi|)alement remarquer deuxe?pèce§ de Cctonia. — M. de Motschoulsky communique la note qui suit sur un Elaphnis nouveau des Pyrénées et du midi de la France : Dans p'usieurs colloclions de Coléoptères de Franco, j'ai remar- qué un Elapfirus d'un vert assez vif placé sous le nom d'jB. nligino- sus , qui, dans le nord de l'Europe, ne vient que de couleur plus ou moins obsrure. Examin.^nt de plus près cet insecte, il m'a paru être Di: LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxvm une espèce louie (iiirérenle ; plus ollongée ot plus élroilc que VE. uli- i^inosus, le corselei esi plus élroit, les intervalhs luisants desélytres sont presque dépourvus de points. Dans le catalogue de M. Gaubil , cet insecte est noté comme VE. splendidulus, Eschstholiz, propre au Kamlschatka, qui lui res- semble effcctivcmeiit, mais (jui est plus allongé, plus l'orteraent ponc- tué, et qui a le corselet plus large et à angles postérieurs plus droits. Je propose de nommer la nouvelle espèce Ë. pyrenœus , parce qu'elle se trouve, le plus communément dans les Pyrénées, quoique se rencontrant également dans le raidi de la France. M. Al. Laboulbèue (sdance du 1 I décembre 1850) présente quelques observations à Toccasion de cette note, et il pense que VEIapJivus décrit par M. de ]Mntscbou!skj n'est pas une espèce distincte, mais une simple variété de I'jÉ'. iih'ginosus. — M. Bellier de la Chavignerie fait passer sous les jeux de la Société une Noctua radiosa et une Melasina ci- liavis recueillies aux environs de Tbiers par notre collè- gue M. Guillemot. La découverte de ces deux Lépidoptè- res dans le centre de la France est un fait très intéres- sant qui mérite d'être signalé à la Société ; car la Noctua radiosa est indiquée par les auteurs comme babitant TAu- tricbe, et la Melasina ciliaris n'a encore été signalée que comme propre au Valais et à la Dalmatie. — M. H. Lucas communique la note suivante : J'ai l'honneur de faire passer sous les yeux de la Société plusieurs Apis mellifica qui présentent sur le thorax, et pariiculièrement sur les parties latérales de cet organe, des parasites fort curieux et que M. Nitzscht (Thierinsekten in tome 3 du Mag. der Eiitom. de Germar, p. 286) a désignés sous le nom de Branla. C'est parmi ses Diptères épizoïf|ues que cet entomologiste place ce genre singulier et que M. Macquart r.'a pas signalé dans son Hisloirf liaturelle des Diptères, quoique le travail de M. Nitzschi ait paru en 1818. On peut dire que ces parasites sont gigantesques, comparativement àl'Hymé- Lwiii ANNALES uopière sur lequel ils vivout, car ils égalent en longueur 1 tiiilliiiiô- ire l\1 ei n'ont pas moins de 3[^j de millimèîre en largeur. Ce genre, dont les (ariclèr^'S ont été parfaitement expo es par M. Niizscht, op. cit., p. 31^1, se rapproche un peu pirsa forme, et surtout par la dis- position de i^es organes de la locomotion des genres Ornythomia et Melophagus de la famille di s Pupipares de Liitreille, et semblerait prendre plirc dans la méthode entre ces coupes génériques etcell»! des ISyctcribia. CVst sous le nom de Branla cœca que ce parasite est désigné par Niizscht, op. cit., tome 3, page 315 (1818). Cette espèce est remarquable par tout son corps qui est d'un brun brillant, cui- rassé et divisé distinctement en tète, thorax et abdomen avec les seg- ments de ce dernier organe parfaitement indiqués ; elle esi aptère et garnie de toutes paris do p.)ils courts raidcs et coinme aigudlon- nés. Fixée loriement, au moyen de ses org mes de la locomotion, sur le thorax des Abeilles, tantôt elle est sans mouvement, tantôt elle relève la [jartie antérieure de son corps et remue ses pattes de la première paire comme le font les espèces du g»ni e des Nycieribia. Nous avons observé, M. Blanchard et moi, ce singulier Diptère, nous avons soumis sa léte, déiachée, au foyer du microscope et, comme M. Nitzscht, nous n'avons rciuar(|ué aucune trace d'yeux, ni aucune saillie qui permît de faire su{>poser l'existence de ces organes. Je di- rai même qu'à la place des yeux nous avons observé une fossette de forme circulaire et qui nous a paru profondément creusée de (haque côté de la tête. D'où vit"nnent ces parasites généralement fort peu agiles? De quelle manière s'introduisent-ils dans les luche» des Abeil- les pour vivre aux dépens de ces Hyménoptères, et comment s'y développent-ils? Telles sont les diverses questioas que je me suis souvent adressées, mais ijue je n'ai jamais pu résoudre. Je ne saurais trop engager les entomologistes qui se livrent à l'éducation des Abeilles à étudier ce singulier Diptère qui a été rencontré par M. de Beauvois et envoyé au Muséum de Paris. Je n'ai pas observé ce pa- rasite à Total vivant, majsjf* sais que, relire de dessus l'Abeille et placé sur tiii corps lisse, il marche dans tons les !>ens avec a:ixiété et cherche l'animal sur lequel il était précédemment, et sur lequel il reprend, lorsqu'il le peut, son ancienne position. Ce Diptère n'était pas inconnu aux auteuis anciens, car Réaumur, le premier au reste, avait déj^, en 1 /^lO, signalé et figuré ce singulier Pupipare, que Geof- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxix froi et Fabriciiis oni rapporté, mais à t irt, à un Acarus décrit par Linné, sous le nom A'Acarus gymnopcerorum Linné, Fauna suecia, p. 3hd, N" 1208 (17/iG). M. Ni'szclit, dans son Tierinscicion qui a paru en 1818, n'a pas connu lu lij,^ure de Uéaumur ; car, dans la des- cription qu'il a faiic de cette espèce, il ne cite pas l'ouvrage de ce célèbre observateur qui a été publié en llhi). M. Cosia. in alii del Reale, istit. incorrag., toin. 7, quiapuucn 184o, décrit et figure ce Diptère hiniïiilier, sous le nom û' Enlomobia apîm- fouri'i, 546 ; elegavs, 541 ; eiimolpus, 545; monlanus, 542; plumbeus, 540; ruficornis, 5]4; rolnndatus, 539; tliora- cicus, L. F;iirmaire. 544. DE LA SOGIÉl É ENI'OMOLOGIQUE xoix Dapsa iriuiaculata (noie sur la), Jacquelin-Duval, xxiv. Ihisysterna h\rtuoliis,h2r,\ rubr'ipcnnis, 521 ; unicolor, H. Lucas. 625. Dasytes cœruleus (larve du), L. Fairmaire. xix. Décisions. xxix, xxxii, xxxv, xuii. Dccjeeria albocingulala, Aid ; alboUneata, 447 ; albomaculata^ 446; blanda, 450; cœrulescens, 451 ; collnris, 448; /"as- ci»ttt, 444; fascinans, 447; màsulaiis, 451 ; mmima, 455 ; nmscaria, 444; orwata, 448; -parallela, AbZ; pulchella, 454 ; pijgmœa, 454 ; selccla, 446; neparata, 452; slr'njala, 445; trujica, Macquarl. 453. Deilephila nerii (nuie sur le), Ghiliaoi lxx. Dendrocionits pin'iperda (observ. sur les ravages du), H. Lucas. xLViii, cxii. jDicranura vmu/a (noie géogr. sur la), H. Lucas. lxii. Bilobopterus b'imaculatus, dorsai'ts, fascialus, hexapterus, ma' culïceps, V. Signoret. xiii. Dioctria chalcogastra, mêlas, L. Dufour. 146. DJphijUus [agi, 329 ; fi-ater. Aube. 330. Dytiscîis marginalis (noie sur le), Jarqueliti-Duval. xxv. Elaphrus pyrer.œus, Molschoulsky. lxvi. — — AI. Laboulbène. lvii. Etaler bigullatus (note sur i'), Al. Laboulbène. xxxix. Elenophorus collaris (note sur l'), H. Lucas. xliv. E'pliia cingulata, 190; spatulata, R. Desvoi îy. 190, Erebia sthenyo, A. de Graslin. ^ 393. Erebia sihemjo (noie relative à 1'), Pierret. 417. Eremobia Clavelii (noie sur 1'), IL Lwcas. lx. Errata. cix. Eurychora LevaUlantii, H. Lucas. vu. Enjcîa vanessœ, R. Desvoidy. 170. Eum,eri {species ilalicœ g.), Camille Rondani. 1 17. Eumerus angusticornis, \28 ; barbants, 128; barbivcntris, c ANNALES 124; envi libus, 126; deiicalœ, 127; cxil'ipes, Mi ; (une" ralis, 125; ornatus, 123 ; subulonum, 121 ; slrigaliis, 126; trîcolor, iL'l ; inicipcs, Ciniille Ron.Iari'. 123. Euœslhctus J.espes'ii, JacqufPïi-Duva'. 48. Eui-ymela adsperm, 510 ; bumclu, 511 ; bicolor, 503 ; discoi- ddtis, 505; (//stincfa, 506; crylhrocnemis, 507; fcnestratUf 505; /i«ertfa, 509; marmorata, 507; maMr«, 508; oce/- /afa, 511 ; picina, 506; pulchra, 508; porriginosa, 512; pMWCïata, 512; rubioviltala, 504; riificoUis, 506; /ri/a*- cm/a, V. Signoret. 512. Eunjpliena cocalia, 2â4; qamb'iœ, 251, Phresne, Feis- ihahfiel. 253. Falagria crassiusciila, Aube. 301. Fallenia fasciata, L. Dufour. 150, Forficula dec'ipiens (iiole sur la), L. Brisoiil de Uarne- ville. xLi. Fronûna anstera, 434 ; /ce/a, 433 ; iibialis, Macquart. 435. Glaphyrus vir idicoUi s (noie sur \e), Doué. xxvi. Gerris lacusiris (observ. gf'ogr. sur le), H. Lucas. li. Gracilia brevipemiis, pygmœa (note sur les), Bellier de la Chavignerie, Laboulbone, L. Fairmaire. xxxiii. Graphiptcrus exclamaiionis (note sur les manières de vivre du), IL Lucas. lxi. Hadena sociabHîs, A. de Gr;islin. 412. He^pcrophanes griseiis (noie sur l'), H. Lucas. xliv. Heliopaics hybridiis (noie i>ur 1'), Jacquelin-Duval. xxv. Hcliophobus li'irla (femelle de 1"), A. Gufnëe. viii. Heterocems sabulosus, doit être rapporté à VH. femoralis, Ksw., Javet. xxiv. Helerograpsus sexdenlalus (observ. géogr. sur 1), H. Lucas. XIII. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. c Uelerocjijms erolica, A. de Grasiin. 396 Heicrogynis erolica (note sur 1'), Bellier de la Chavigne- rie. Lxiv. Hcterogynis paradoxa, Rouget, doit être rapporté à \'H. pc- î?e//«, Bellier de la Chavignerie. xiv Hisler sordidus. Aube. 315. Homalota ca^anea, 306; cî/cionde publlcaiion (nomination des), pour 1851. Lxxr. Membres décèdes en 1850. xciv. Membres démissionnaires. xciv. Membres re(;us en 1850. vi, xiv, xvi, xix, xx, xxii, xlvii. LU, LXV, LXIX. Membres de la Sociéié euiomologique de France pour Tan- née 1850 (liste des). lxxxiii. Metopia argoitala, 442 ; argijrocephula. 439 ; biscriata. 440; eampestiis, 440; convexintvris, 442 ; fastuosa, 437 ; leuco- cephala, 438; rubricornis, 442; shnia^a, Macquarf. 441. Micralamniata brevipenne (noie sur le), Javet. xxiv. MiUogramma aiirifrons, L. Dufour. 149. Miiis hinicaïus noie sur le), V. Signoret. li. Morica Jevini, H. Lucas. iv. Morimus luçfubris observ. géogr. sur le), C hevrolai et L. Fairmaire. xx. Myctis cinclns^ V. Signoret. 71. Mydas fulv'wenhis, 145; lusitaniens, L. Dufour. 143. MijUccna glauca. Aube. 314. Myrmechoxenus picinus. Anbé. 330. Myrmeleo formicarium (note sur le), de Hom.ind. xlv •en' ANNALES Nmw/ihiics jUionhis, 345 ; transversvs, Auhé. SAVk Nécro|(iG;ip. XXIII, XXX, XXXVII, L. Nemestr'wa Perczii, \.. Diifoiir. 135. Neœraalra, 189; latkomia, R. Desvoidy. 188. Nephrops nonvefjicus (note géogr. sur le), II. Lucas, xlix. JSocnia bâtis, derasa (note sur les) , A Guénée. xxxix. Noclua radiosa (note géogr. sur la), Beliier de la Chavi- gnerie. lxvii. Noctuelles (sur la conform. du front dans plus. esp. de). A. Gueoée. 233. Nominations. xliii, xlvii, lxxi. JSumeria Donzelaria (note sur la), Beliier de la Chavi- gnerie. xxvr. Nycteiibia Diifourii (note sur la), H. Lucas. xlvi. Ocfileiwmus angustatus^ shiiialus (noie sur les), Jacquelin- Duval. XXIV. Ocifpus abùrcv'ialipennis. Aube. 315. OEdipoda loricfipcs (note géogr. sur 1'), H. Lucas. lx. Omcdium sirialipcnne, Aube. 321. Onùas Waclmuruî, L Fairmaire. xvi. Omophliis (noie sur deux), Duiié. xxvi. Onllwpliiliis sulcaïus (note sur 1'), Uouzet. lv. Orgijia aurolimbata, (descrp. de la chenille de 1'), A. de Graslin. 408. Orlalis maculipennis, L. Dufuur. 145. Orthopères (class. parall. des), L. Brisout de Barneville. 59. Ouvrages offerts (liste des). lxxiii. O.xijpoda mujusta, 3l0; elongalula, 309; ftiligi7iosa. Aube. 310. Oxijporiis maxillosus (dOte sur 1'), Chevrolat. xxxiv. Pachijbrachijs azvrcus, 293 , cinclus, 294 ; fimbnolalus, 296; hieroghjphicns, 294; hippophaes, 2M; hislrio, 295; itm- balvs, 294 ; lineolalua, 294 ; maculants, 295 ; piceus, 293 ; DE L\ SOCIÉTÉ ElNTOiMOLOClQUE. cv acr'ipikoUia, 294; scrip l us, 29o ; tanricus, 295; viridis- simus, Sufi'rian. 293. Papilio Feisihameiù, H. Lucas. 83. Parnsiie (noie sur un), Weslwoo 1. lx. Peifiscelis (noiiv. psp. de), V. Sigtiorf t. xxxviii. Pelascelis bilobus, 69; dilatatus, 68; remipes, 09 ; IriOulus, V. Sigriorel. 70. Pliacelltis Cuvieri, (noie sur le), L. Biiquet. lvii. Phaama (nouv. esp. de), Gh. Coquerel. i,xx. Pliilonlus thermarum. Aube. 310. Plwrocei-a ançjtisla, 428; assimilis, 423; tinerea, 429; cœsi- fions, 424; con fini s, 421 ; elougala, 421 ; froiilosa, 425; gramma, 420; Icucomclas, 428 ; minuta, 424; œsluans, 431 ;pavîda, 430; prœcox, 4^i ; pullata, 422; pumicala, 426; tesselata, 423 ; tœniaia,429; unicolor, 432; var- pcdpis, Macquarl. 425. Phorocera Bcrcei, 177 ; cucitlliœ, 177 ; Giierinii, 178; orgyœ, 176; orlhulidis, 175; picridis, 179; pusilla, W. Des- voidy. 18 1 . Phrijxe flavipalpis, 173; pieridis, 172, vanessœ, l\. Des- voidy. 171. Pierrei (Alexandre) (noie nécrologique sur, Doué. 351. PinicUa carinata (note géogr. sur la), II. Lucas. Lxir. Pimélies vivantes d'Algérie, Rouzet. xxiv. Plaiytarus (nouv. g. de coléopt. établi aux dépens des Cij- mindis), L. Fairniaire. xvii Pœdertis longicornis, Aube. 319. Pœromalus mi7iimus, Aube. 322. PoUa felicina (noie sur le front de la), A. Guenée. xvii. PolijbiHS Ilenslowii {ohser. géogr. sur le), ÎI. Lucas, xlii. Polydesmiis (note sur un myriapode fossile du génie), P. Gervais. lvii. rurlnnus pnher, (observ. géogr. sur le). II. Lucas. xlvi. Pouisière cryptogamique (prétendue , Cli. Coqueiel. 13. Proposiiion. xxxvii CM AxMNALl!:S Psul'nlognatttus, (observ. sur le genre), Keiche. 263, Psal'tdocjnaihus niod'stus, (noie sur le), Weslwood. lix. Ps'^laplnens (monogr. des), par M. Leconie; Keiche. xxxi. Psoa ilalica (note géogr. sur le), Coquerel. xliv. Plilium manj'watum, Aube. 327. Plerophis vcsperlilionis [noie sur le), II. Lucas. xlvi, Purpurkenns barbai Jis {nolo sur \e), Aug. Chevrolal. lxvi. Purpurkcnus ferrucfineus, L. Fairniaire. xvi. Rapports. xiii, xxi, xxxvi, xxxviii, lvm. Ehizoïrogîis ihorackus (note sur le). Jacquelin-Duval. xxiv. Rondania cucuUata, R. Desvoidy. 193. Salamis antilope, 250 ; ethyra, Feisihamel. 250, Saperda phoca (noie sur la), Aug. Chevrolat. xxxiv. Sarcophacja tcrtripunciala. L.Buïour. 149. Saturnia Isabellœ, Graëlls. 241. — — Buquet. li. Scarabœns [uouv . esp. de), Reiche. xlviii,, Scariies plamis (note géogr. sur le), Coquerel. xliv. Scevopinus fcncslralis (note sur la chrysalide du), L. Du- four. 493. Séances de 1850. (re (9 janvier), i; 2"'e(23 janvier), vi ; 3™e (13 janvier}, xi ; 4™e (27 février), xiv; 5'"e(i3 mars), xvi;6'"e(27 mars), xix ; 7'"e (10 avril), xxi; 8'"e (24 avril), XXII ; O'^e (g mai),xxiii ; 10°'e (27 mai), xxv; ll»"e (12 juin), XXIX ; 12'"^ (26 juin), xxxii ; 13"e (10 juillet), xxxiii; 14'"e (21 juillet), xxxvii ; IS'^e (14 août), xxxix, 16'"e (28 août), xLiii-, 17"'fi (11 septembie), xlvii; 18n'e (25 septembre), l ; 19"'c (9 octobre), lui; 2e'"« (23 oc- tobre), Lvji; 2l'"e (13 novembie), xli; 22'"e (27 novem- bre), Lxvi; 23"p (11 décembre), lxx. Sdcnophoim scariiidcii, (note sur le), Jacquelin-Duval. xxv. DE LA SOCIETK EMOMOLOtilQUE. cvii Solcnuccra Vhii>ppu (obseiv. sur un nouv. g. de lord, des décapodes macroures), H. J>ucas. 215. Spercheus emarginaitis (mœurs et mélamorpli. du), Le- prieur. xxxiv. Sphinx cclerio cl ncrn (indigénéité des), Donzel. 225. Sphiximorpha Petronillœ, Camille Rondani. 213. Sphinx de la vigne (noie sur le), de Romand. xl. Sphinx nerii (noie sur le), Bellier de la Ghavignerie. xxxv. Siaphylins (gésier des) Al. L;iboulbène. xlviii. Slaphijimus Mulsanli {noie sur le), Godard. lv. Slenomcra Blanchardii (observ. sur un nouv. g. de Tord. (les coléopi.), H. Lucas. 31. Sicnus (labl. dichotom. du g ), Leprieur. xxvi. Sienus asphaltinus (noie géogr. sur le), Aug. Ghevrolat. xxi. Sieniis Gvijiicmeii, Jacquelin-Duval. 51. — — L. Fairmaire. vi. Slreplocerus speciosus (nouv. g. de l'ordre des coléopt.), L. Fairmaire. 50- Slurmia vanessœ, R. Desvoidy. 158. Stylosomus ilicicola, mimitissimus^ tamaricis, Sufl'rian. 297. Slyphlus ciineipennis, 341; nlccrosus, 341; nnguîcularis. Aube. 340. Suniîis asper, 317; diversus, 318; filiim, 317; pulcher, Aube. 319. Symbioies (note sur le), Aube. xxiv. Sy phon a analis, 206 ; dansa, 209; consimilis, 205; (tisci- cornis, 205; geniciUata, 202; humeralis, 207; melanocera, 206 ; pusilla, 204 ; quadrinolata, 203 ; Disiis, 203 ; tes- lacea, 207; sylvatica, R. Desvoidy. 208. Tachina macroglossœ, R. Desvoidy. 169, Telrix acuminala, L. Brisoul de Barneville. lxiii. Theridion civiciim (obs. sur le), Duméril. 1. — — IL Lucas. II. cvm ANNALES Thinobius ciliatus (noie sur le). Javet. xxiv. Tinjaiira (obscrv. sur le gen.), A. Giu-iiée. 107. Tingh p7jri (noie sur le , Buquet et V. Signoret. li. Tychns ampUcollis, Aube. 342. Trigonurus Melliji, Mulsant; Aube. xxii. Trixa(&ur la place que doit occuper ce g. de Dipt.), H. Desvoidy. viii. Troncaiipennes(noie sur la tribu des), Amyot. xvii. Vafrellia podacina, R. Desvoidy. 191. Velleius dilalaliis (note sur le), Guérin-Ménevilie. lviii. Vers à soie (maladies des), Guérin-Ménevilie. xuv. Vesperiis Xalarti (noie sur le màledu), Jacquelin-Duval. 347. — — Laboulbène. xxxix. Xeslomyza clirysanthem'i, L. Dufour. 130. Xylograplms bosirklwides (noie sur les mélamorph. du), L. Dulbur. 549. Zabrus inflatoides, L. Fairniaire. xvi. Zcn'iUia libatrix, orgyœ, U. Desvoidy. 168 DE LA SOCIÉTÉ RNTOMOLOGIQIJE KuKATA DU Tome 7 (1). PàgfS. 457 ligpe 12, au lieu de : la, lisez : sa. /|59 lig. 18, au lit u dô : dilaiis, lisez : dilaiatis. /iô9 lig. 24, au lieu de : au-rmio, lisez angusto. 460 lig. 11, au 1h u de : ; lisez : , ZiiO lig. 13. LU lieu de : intérieurement, lisez : iiiférieureinent. 460 lig. "21, au lieu de : , lisez : . 461 lig. 3, après longitudinal, ajoutez un . Au lieu des, lisez : Los. 461 lig. 5. après : lisses, jijoulez : soni. 461 lig. 14, après : allongé, ajoutez : une , 461 lig. 21. après : reiiconirée, ajoutez : une , 462 lig. 1, après : inédit, ajoutez une , 463 lig. 15, au lieu de : Tarêts, lisez : Tarets. 463 lig. 20, au lieu de : fig., lisez : pag. 463 lig. 23, au lieu de : augusta, lisez : angusla. 463 lig. 27, au lieu de : auguslis, lisez : angustis. \Ç)o lig. 29, au lieu de : augasto, listz : angusto. 465 lig. 5, au lieu de : tarets, lisez : Tarets. 465 lig. 10, après : longiore^ ajoutez : une , 465 lig. 16, au lieu de : quartoque, lisez : quarto segmentisgue. 465 lig. 23, après : testacé, ajoutez ; 465 lig. 27, après : apparent, ajoutez ; 466 lig. 28, au lieu de : grossie, lisez : grossis. EuUetin. xciv lig. 11, au lieu de : par matière, lisez : par une matière, ex lig. 12, au lieu de : Anœus, lisez : Anceus. (1) Etant dans le nord de l'Afrique lorsque les divers mémoires dont je donne Vtrrata ont été insérés dans les Annales, il m'a été impossible de surveiller la correction des épreuves. H. L. î ANNALES F,nnATA DU Tome 8. P.iges. 29 lig. 21, au lieu de : lesquels, lisez : lesquelles. 32 lig. 13, au lieu de : T( rtdilcs, lisez : Térédiles. 35 lig. 22, après passage, supprimez le mot : séridl. 3G lig. 28, au lieu : des, lisez : !es. 39 lig. 18, au lieu de : son, lisez : leur. ûOlig. 30, au lieu de : Gn4rin-Meneville, lisez : (ùi(^rinM<^nevi!lc. U?> lig. 7, au lieu de : allongé, lisi z : allongée. Sk lig. 6, après : Fig. 1, ajoutez : un . 85 lig. 23, au lieu de : s'y, lisez : se. 85 lig. 27, au lieu de : ces, lisez : les. 85 lig, 33, au lieu de : ces, lisez : les. 86 lig. 8, au lieu de : ces, listz : les. 90 lig. 21, au lieu de : Glaucœ, lisez ; Glauce. 91 lig. 1, au lieu de : signalés, lisez : signalées. 91 1 g. 1, au lieu de Glaucœ, lisez : Glauce. 91 lig. 2. au lieu de : l'état, lisez : l'Est. 91 lig. 13, au lieu de : petites montagnes, lisez : parties monta gueuses. 93 lig. 3, après : Flavo, suprimcz : la , 9i lig. 33, au lieu de : tout, lisez : sont. 96 l'g. 15, au lieu de : Lcoallluntii, lisez Levuillantii. 97 lig. 19, au lieu : du, lisez : de. 98 lig. 5, au lieude : le. Ii>ez : les. 98 lig. 11, au lieu de : masse, lisez : massue. 98 !ig. 20, après : des, ajoutez : ailes. 99 \k. 2, au lieu ei lihynchocinetes. 216 lig. U id. Rliyncocinetes , lisez : Rhynchocineles, 217 lig. 23, au lieu de : ne, lisez : ou. 218 lig. 7. au lieu de ; courbes, lisez : courte?. 218 lig. 16, au lieu de : orné, lisez : armé. 219 lig. 28, au lieu de : terminato, lisez : termînata. 220 lig. 1, au lieu de : seri, lisez : ferè. 220 lig. 32, après : proprement, ajoutez : dit. 2-21 lig. 2, au lieu de : lisez ; 221 lig. 2, au lieu de : ce, lisez : le. 221 lig. k, au lieu de : sensible, lisez : sensiblement. 221 lig. 1, au lieu de : enfin, lisez : et. 221 lig. 10, au lieu de : atteignant : lisez , et atteignent. 221 lig. 30, au lieu de : faciaux, lisez : foliacés. 221 lig. 33, au lieu de : droit, lisez : droite. 222 lig. U, au lieu de : en, lisez : au. 223 lig. 6, au lieu de : semUer, lisez : sensiier. 223 lig. 7, au lieu de : aut, lisez : sat. 223 lig. Il, au lieu de : sulcatis, lisez : cilialis. 223 lig. 19, au lieu de : lisez : un . 223 lig. 21, au lieu de : présentant, lisez : et présent". 223 lig. 29, au lieu de : lisez : et. 22^ lig. 9, au lieu de : carinologistcs, lisez : carcinoiogistes, 29i lig. 1^, au lieu de : , les, lis<'z : des. 368 lig. 3, un peu roasses, lisez : un peu brunes. 368 lig. 14, abdomen à bandes, ajoutez : pâles. 372 lig. 13, plus larges, lisez : plus largement. cxn ANNA.LESDELA SOCIÉTÉ ËNTOMOLOGIQUE. Bulletin. rages. IV lig. 17, au lieu de : cachent, lisez : couvrent. IV lig. 19, au lieu de : et, lisez : est. IV H?. 20, après : la, ajoutez : ei. vil lig. 37, après : Djebel Amour, ajoutez : une , XII lig. 37, au lieu de : hanches, lisez : bord*. .XII lig. 23, au lieu de : casométopes, lisez : catométopes. XV lig. 29, au lieu de : Aazew, lisez : Arzew. xxiii l'g. 25, au lieu de : Milianab, lisez : Médéah. XXIII lig. 23, au lieu de : Hyrocaathares, lisez : Elydrocanlhares. XLVI lig. 5, au lieu de : f, lisez : p. xLix lig. 2, après : eniièrement, ajoutez : c'est la première fois, ajoute M. H. Lucas, que le Dendr oc- tonus piniperda est signalé à Paris comme alla [uant les conifères de nos jardins public?, xi.ix lig. 2^, après : comestible, ajoutez : est encore un nou- vel exemple qui. Ml lig. 6, au lieu de : 975, lisez : 920. 1 K, >m %^ Jr '^%MMm^^ a II